Que faire après l'ouverture ?
SURTOUT NE CONFONDEZ PAS RECETTE ET
BÉNÉFICE...
C'est le piège où sont tombés nombre de restaurateurs, alors si
vous avez des difficultés financières, si vous sentez que vous glissez dans le rouge
n'attendez surtout pas.
Prenez des décisions, le plus rapidement possible, elles seront
capitales pour la sauvegarde de votre entreprise.
SURVEILLER LA GESTION AU QUOTIDIEN
La prévention s'exerce dans
l'entreprise en adoptant quelques réflexes simples.
Concrètement, au jour le jour :
- dialoguez avec votre
expert-comptable et/ou votre commissaire aux comptes, pour le suivi financier ;
- consultez votre
conseil juridique pour la rédaction des contrats, votre banquier, pour le suivi
financier ;
- tenez en ordre :
- vos pièces légales,
vos livres d'assemblées, vos archives, commerciales (correspondances, factures, bons de
commande, etc.),
- vos documents
comptables qui doivent donner une image fidèle du patrimoine et de la situation de
l'entreprise ;
- maîtrisez les clignotants
:
- surveillez les
impayés et le montant de vos dettes à court terme, découvert bancaire, pour éviter
tout dérapage ;
- voici deux indicateurs
de la rentabilité de l'entreprise :
- résultat d'exploitation / chiffre d'affaires ;
- EBE * / chiffre d'affaires ;
- voici un indicateur de
structure financière :
- BFR / résultat net ;
Il existe sur le marché de nombreux logiciels de gestion pour la
restauration (www.mdb-multimedia.fr).
- établissez
des tableaux de bord de gestion, vous permettant de surveiller l'évolution des
marges ;
- par
souci de bonne gestion ou avant de demander un crédit bancaire, procédez à un examen de
la situation financière de votre entreprise ;
- la méthode des ratios
financiers est facile à mettre en uvre et permet de dégager rapidement des
informations synthétiques importantes.
Elle permet des comparaisons dans le temps ou avec d'autres entreprises du même
secteur ;
- ne soyez pas l'otage
d'une clientèle unique, diversifiez votre publicité à tous les types de clientèle.
Ne négligez pas la publicité et la promotion de vos produits, les études préalables et
la communication, font partie de la stratégie commerciale.
- si vous sentez que
votre formule de restauration "ne prend pas", étudiez rapidement une autre
formule adaptée à la clientèle du moment ou du secteur géographique (une usine ferme
ou un centre de loisirs s'ouvre à proximité).
Ne restez pas accroché à votre idée en pensant qu'elle est la meilleure.
RÉAGIR À TEMPS EN CAS DE DIFFICULTÉS
la prévention est un état d'esprit. Elle doit permettre de lutter
contre la tendance du chef d'entreprise à s'isoler lorsque des difficultés apparaissent.
C'est également un ensemble de techniques qui peuvent permettre, dans
un contexte amiable, de prendre les mesures opportunes et de sauver à temps l'entreprise.
Concrètement, dès les premières difficultés :
- instaurez un dialogue
avec des interlocuteurs privilégiés, plus particulièrement avec l'expert-comptable
et/ou le commissaire aux comptes, si vous en avez un. Ils sont habilités à dépister et
à vous signaler les faits alarmants survenus dans votre entreprise ;
- étudiez en accord
avec vos conseillers habituels, les solutions de recours à la médiation, lorsque surgit
un conflit interne à l'entreprise (entre associés, par exemple) ;
- n'hésitez pas à
consulter le forum du journal de l'Hôtellerie ou la rubrique Questions/réponses.
Ces solutions sont confidentielles, rapides et peu coûteuses ;
- rendez-vous au
tribunal de commerce, si vous êtes convoqué, dans le cadre de la "procédure
d'alerte" : le magistrat qui vous accueillera en tout anonymat, envisagera avec
vous, en dehors de toute procédure collective, les mesures propres à redresser la
situation ;
- connaissez les
procédures amiables de règlement des difficultés :
- mandat ad hoc et
règlement amiable : souples et confidentielles, elles consistent à conclure avec
vos créanciers, dont le banquier, sous l'égide de la juridiction commerciale, un accord
destiné à apporter des solutions amiables, en écartant les poursuites et à prévenir
l'ouverture d'une procédure collective.
Le mandataire ad hoc désigné par le président du tribunal de commerce assiste le chef
d'entreprise dans le règlement de ses difficultés, sans le dessaisir de ses
prérogatives.
À la demande du chef d'entreprise, un conciliateur est nommé. Il propose des solutions
au débiteur et aux créanciers pour assurer la pérennité de l'entreprise ;
- déposez à temps
votre bilan auprès du tribunal de commerce dont vous dépendez, si vous êtes en
situation de cessation des paiements caractérisée. Une procédure collective sera
ouverte. Elle permettra, si vous agissez à temps, de redresser l'entreprise, en liaison
avec les organes judiciaires.
- si vous vous sentez en
difficulté financière contactez, la Chambre de Commerce et d'Industrie de votre secteur.
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