Comment établir votre carte ?

carte_image007.jpg (11107 octets)Les nouveaux clients lors de leur première visite regardent la carte à l'extérieur de votre établissement, c'est pourquoi, elle doit donner envie de rentrer.
Elle est représentative de l'établissement au même titre que l'enseigne, la façade, le décor et surtout le type de cuisine qui est proposé au client ; le simple menu du jour pour un restaurant ouvrier ou routier, sur une ardoise pour une brasserie, imprimée au jour le jour grâce au traitement de texte ou luxueuse pour les établissements "haut de gamme".
Le rapport qualité/prix des repas servis doit aussi donner au client l'envie de revenir.

DISPOSITIONS DE CONSTRUCTIONS

Quel que soit le support ou le type de graphisme choisi, la carte doit être claire et non surchargée, évitez les corrections à la main et les suppléments. De nombreux modèles ou types de carte sont consultables sur internet.
Il est souhaitable d'avoir une traduction de la carte surtout en zone touristique.
Elle doit être composée pour un restaurant de tourisme classique de ;

- 2 ou 3 menus dont 1 souvent réservé au midi (qui disparaît souvent à 20 h 30 ; ce menu ne peut être refusé que si cette précision d'heure ou de date est affichée à l'entrée du restaurant),

- 1 menu enfant,

- une dizaine d'entrées,

- 5 à 6 plats dont le plat du jour,

- une dizaine de desserts (trop souvent délaissé par nombre de restaurateurs, soyez donc originaux).

On peut aussi opter pour quelques plats, un chariot de hors d'œuvre, un buffet de dessert ou une carte du marché qui est très en vogue actuellement.

DISPOSITIONS PARTICULIÈRES

Au niveau des prix l'usage veut malheureusement que le restaurateur se calque souvent sur sa concurrence :

  • la liberté des prix qui implique en contrepartie une bonne information du consommateur ;
  • le droit alimentaire qui oblige à servir un aliment sain (qui ne porte pas atteinte à la santé du consommateur) et loyal.

La carte doit être attentivement étudiée avec le gestionnaire et le chef de cuisine. Optez pour la simplicité et surtout établissez des fiches techniques avec la photo de chaque plat. En cas d'absence ou de défaillance du chef de cuisine, le second ou le patron pourra prendre la relève. La fiche technique tiendra également compte du coût de fabrication du plat. Surveillez bien le prix des matières premières car même si la fluctuation saisonnière est de plus en plus stable, les prix dérapent en fonction du calendrier, fêtes de fin d'année, vacances, etc...

Calcul à posteriori du coût des matières premières consommées

La formule est la suivante :
Stock en début de mois + les achats du mois + consommation du personnel (et les "offerts") – le stock en fin de mois = matières premières consommées.

carte_image009.jpg (8081 octets)Il est recommandé d'avoir au moins 2 fournisseurs pour chaque type de denrées. Quelles que soient les relations avec un fournisseur, il convient toujours de vérifier les livraisons ; poids, qualité, prix... Le fait d'avoir plusieurs fournisseurs permet aussi de les mettre en concurrence et d'obtenir le meilleur rapport qualité/prix.
Lorsque les prix de la carte sont fixés ce sont les achats et le travail méticuleux en cuisine qui permettent de faire la marge.
Le contrôle permanent du coût-matière est un élément essentiel de la bonne gestion de l'affaire. Réalisez une analyse de la vente des plats et supprimez de la carte ceux qui sont le moins demandés.
L'idéal est d'avoir recourt à une gestion informatisée et systématique, mise en place dès le début de l'activité. Il existe de nombreux fournisseurs de logiciels fiables dans ce domaine. Néanmoins demandez conseil à votre expert comptable (plus les données qui lui sont fournies seront complètes, moins ses honoraires seront élevés). La mise en place d'une structure informatisée passe surtout par une bonne formation des dirigeants et du personnel.
Si vous utilisez un ordinateur pour la caisse et votre gestion n'oubliez pas de faire des sauvegardes régulières, à mettre en sécurité en cas de sinistre.

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Bœuf du Limousin Boulette d'Avennes Poissons de ligne

Attention aux appellations mentionnées sur la carte :
la législation est très vigilante aux dénominations portées sur la carte notamment aux appellations des plats, par exemple ; jambon à la place de l'épaule, escargots de Bourgogne alors qu'ils viennent d'un pays étranger...
En fait, pour certains produits il y a une réglementation qui vient définir ce qu'ils sont. C'est par exemple le cas du foie gras dans un décret n° 93-999 du 9 août 1993. Lorsqu'il s'agit de foie gras reconstitué, il faut écrire "bloc de foie gras" et non "foie gras". Pour d'autres produits, ce sont les usages qu'il faut respecter. Ainsi, une escalope est a priori une escalope de veau ; on peut vendre une escalope de dinde, mais il faut alors préciser "escalope de dinde".
De même, on peut mettre des mentions qualitatives mais il faut qu'elles soient exactes. Ainsi, la mention "fait maison" s'entend d'un produit issu d'une recette traditionnelle, fabriqué de façon non industrielle et directement vendu par le producteur au consommateur final (Cour de cassation du 17 septembre 1997).


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23/05/11 Les mentions obligatoires sur une carte : quelles sont-elles ? Laetitia


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