Les cuisines ne doivent pas ouvrir
directement sur l'extérieur mais si cette ouverture est nécessaire elle doit être précédée d'un sas
d'entrée. Les restaurants privés de faible importance dont la cuisine ouvre sur
l'extérieur doivent garder la porte fermée. De même, ces locaux doivent être aérés, ventilés, et correctement
éclairés avec le maximum de lumière naturelle et d'ouverture vers
l'extérieur.
Ces installations devront être placées de façon à provoquer une progression continue
des opérations de marche en
avant ; continuité dans
l'espace et/ou dans le temps (nettoyage, désinfection entre chaque opération).
Ainsi les lieux de premier traitement des denrées et la légumerie seront situés entre
les réserves et les zones de cuissons, de préparations froides et de distribution des repas.
L'utilisation des sous-sols, ainsi que des pièces sans fenêtres est interdite, sauf
dérogation autorisée. Le passage des canalisations d'eaux usées, pluviales ou
aboutissant à des fosses d'aisances dans ces locaux et notamment la présence de
joints est prohibée.
Les locaux affectés à la préparation même des aliments ne doivent être
approvisionnés qu'en eau potable.
Il est interdit aux propriétaires, hôteliers, tenanciers ou gérants des immeubles et
établissements où de l'eau chaude ou froide est mise à la disposition des usagers,
de livrer aux utilisateurs une autre eau que celle de la distribution publique, exception
faite des eaux minérales et des
eaux conditionnées autorisées. Cette interdiction concerne tous les usages ayant un rapport direct et même indirecte avec
l'alimentation tel que le lavage des récipients destinés à contenir des boissons,
du lait ou des produits
alimentaires.
La même interdiction s'applique aux fabricants de boissons, de glace alimentaire,
crèmes glacées ainsi qu'a toute personne utilisant de l'eau soit pour la
préparation, soit pour la conservation des denrées alimentaires, soit pour
l'entretien et la maintenance du matériel.
QUELS CRITÈRES PRENDRE EN COMPTE ?
La surface des cuisines doit être prévue en
fonction du nombre de place du restaurant, à savoir ; 0,50 à 0,75 m2 par place.
Le sol, les murs et les
cloisons jusqu'à une hauteur d'au moins 1,70 mètres, sont revêtus de
matériaux durs, imperméables, imputrescibles et permettant un lavage efficace (y compris
le dessus des murets). Si des éléments juxtaposés sont utilisés, ils doivent être
strictement jointifs.
Les murs et les cloisons dans le reste de leur étendue ainsi que les plafonds doivent
être recouverts, à défaut des dits matériaux, de peinture lisse et lavable et les angles sont arrondis tout au moins
au raccordement avec le sol. Celui-ci sera en carrelage le plus antidérapant possible
sans pour cela avoir des aspérités difficilement nettoyables. Il devra dans tous les
bâtiments neufs et si possible dans ceux existants, posséder une pente permettant
d'éviter la stagnation de l'eau qui sera évacuée par une grille et un siphon.
Des zones de travail devront être définies : légumerie/déboîtage, zone cuissons, zone préparations froides,
plonge/batterie...
Il faut prévoir obligatoirement un (ou plusieurs selon l'importance de la cuisine) lave-mains à commandes non manuelles équipés d'eau chaude et froide (ou mitigée),
d'un distributeur de savon, d'une brosse à ongle et d'essuie-mains à usage unique.
L'ensemble devra
être convenablement éclairé ; l'éclairage artificiel ne modifiera pas les
couleurs et on utilisera un maximum d'éclairage naturel venant de l'extérieur.
Les fenêtres ou ouvertures vers l'extérieur seront équipées de moustiquaires
facilement démontables pour le nettoyage.
Lors de construction neuve, le code du travail prévoit que chaque poste de travail doit
avoir vue sur l'extérieur.