Pourquoi faut-il un apport personnel ?

L'apport personnel est indispensable pour : 

- inspirer confiance aux tiers, en particulier lors d'une demande de crédit,

- autofinancer certains besoins durables écartés par les banques, tels que : les frais d'établissement, les investissements incorporels autres que le fonds de commerce, 30 % du prix des investissements physiques et souvent le besoin en fonds de roulement.

Cet apport peut être constitué au préalable progressivement (jusqu'à 45 800 euros) en souscrivant dans une banque, un Livret Epargne Entreprise (LEE) permettant ultérieurement de solliciter un prêt pour créer son entreprise.

4 LES AIDES ET SUBVENTIONS AU CRÉATE

Elles sont essentiellement distribuées par l'état ou les collectivités locales mais certaines fondations, associations ou organismes aident aussi des créateurs sélectionnés en leur accordant un don ou une bourse.
Le dispositif national de prime à la création d'entreprise - "EDEN" - mis en place à l'attention des jeunes demandeurs d'emploi et des personnes en situations précaires, a été reconduit pour l'année 2003.

Il est à noter que l’on peut consulter le dispositif ACCRE par l’intermédiaire de L’APCE  http://www.apce.com/pid643/accre.html

LES PRÊTS PERSONNELS

Ils permettent de compléter l'apport personnel. Certains organismes attribuent des prêts d'honneur sans exiger de garanties. Ces prêts sont généralement accordés à taux réduit, voire à taux nul.
De même, quelques banques accordent des prêts à des conditions minorées, à l'occasion souvent d'accords passés avec des structures s'occupant de créations d'entreprise, tels que : des clubs de créateurs d'entreprise, des boutiques de gestion ou des organismes de développement économique local.
Les proches - parents et amis - peuvent souscrire au capital de la société et bénéficier ainsi d'une réduction conséquente d'impôts sur le revenu.

LES PRIMES ET SUBVENTIONS À L'ENTREPRISE

La plupart de ces aides financières ne concernent pas spécifiquement la création d'entreprise, mis à part certaines primes régionales et l'aide d'Oseo pour les créations d'entreprises innovantes.

LES PRÊTS À MOYEN ET LONG TERME

financement_image007.jpg (19159 octets)Habituellement et sans qu'il y ait de règle absolue, les banques ne financent qu'à hauteur de 70 % du montant hors taxes les investissements physiques, le fonds de commerce s'il y a lieu et éventuellement le besoin en fonds de roulement, mais souvent avec réticence.
Le banquier limite fréquemment son engagement à hauteur de la mise du créateur : il considère que les fonds propres doivent au moins égaler l'emprunt sollicité.
La durée maximale des prêts est fonction de la durée fiscale d'amortissement des biens financés. Un nouveau dispositif a été mis en place pour aider les créateurs  : le PCE (Prêt à la création d'entreprise). Il s'agit  d'un prêt accordé par la BDPME (Banque du développement des petites et moyennes entreprises) sans garantie ni caution personnelle, susceptible de financer les frais liés au lancement de l'entreprise : constitution du fonds de roulement, frais de démarrage... Ce prêt peut être octroyé à tout type de créateur, pour autant qu'un crédit à moyen ou long terme soit, en même temps, octroyé par une banque.  A noter : le PCE peut également être utilisé pour reprendre une petite entreprise saine.
Certains types de créations peuvent prétendre à des financements à taux plus avantageux que les crédits classiques : les créations dans les secteurs de l'hôtellerie, du négoce de gros et du commerce de détail (sauf entreprises de plus de 10 salariés), des hôtels et restaurants grâce aux prêts CODEVI (appelés également PBE : prêts bancaires aux entreprises). 

LE CRÉDIT-BAIL

Mobilier ou immobilier, le crédit-bail permet de financer à 100 % un bien professionnel.
Juridiquement, c'est une location assortie de la possibilité de devenir propriétaire du bien loué au plus tard en fin de contrat pour un prix fixé d'avance tenant compte en partie des loyers versés.
Pendant la durée du contrat de crédit-bail, le bien financé n'est pas inscrit au bilan de l'entreprise.
Cette formule, sécurisante pour les crédits-bailleurs qui restent propriétaires des biens financés, permet une certaine souplesse.
Ce type de financement est un peu plus cher que le crédit classique et moins intéressant depuis que les crédits-bailleurs imposent le versement d'un dépôt de garantie ou un premier loyer important dans le barème de location. Toutefois, le crédit-bail présente l'avantage important d'éviter le problème de la récupération de la TVA payée sur les investissements de départ.

 

LES DISPOSITIFS DE CAUTIONNEMENT EN FAVEUR DU CRÉATEUR D'ENTREPRIEn principe, les banques ne prêtent pas sans exiger des garanties : d'abord sur les biens financés (hypothèque, nantissement, gage), ensuite et selon le cas, par des cautions personnelles.
Si, après analyse, les garanties prévues sont jugées insuffisantes, le dossier risque d'être refusé sauf si vous avez prévu d'autres sûretés comme, par exemple, la prise en charge partielle du risque de la banque par un organisme tiers (fonds de garantie ou sociétés de caution mutuelle).

- le fonds de garantie à l'initiative des femmes FGIF, qui apporte sa garantie aux créatrices à hauteur de 70 % pour un financement bancaire compris entre 5 000 et 38 000 €,

- les fonds de garantie de FRANCE ACTIVE, tournés vers des créateurs en situation personnelle  difficile : allocataires du RMI, chômeurs en fin de droits...

- les sociétés de caution mutuelle (SCM) généralistes comme la SIAGI ou spécialisées par secteurs d'activité, donnent généralement leur garantie à hauteur minimale  de 50 %. Les emprunteurs paient une commission de risque et versent souvent une contribution restituable de l'ordre de 1 à 4 % du crédit au titre de la mutualisation et le cas échéant, doivent souscrire au capital de la SCM pour 0,50 ou 1 % du concours garanti,

- SOFARIS - filiale de SOFARIS et de la Caisse des Dépôts et Consignations - a passé des accords avec certains conseils régionaux ou généraux pour mettre en place un régime de garantie généralement plus favorable aux créateurs d'entreprises que les fonds de garantie habituels,

OSEO SOFARIS Propose une aide aux futurs entrepreneurs, mais nous attirons votre attention quant aux garanties demandées lors de la signature de votre contrat. Nous vous conseillons de consulter le blog : Dictionnaire de gestion en CHR du journal afin d’avoir de plus amples informations. http://www.lhotellerie-restauration.fr/blogs-des-experts/Dictionnaire-gestion/

- "Garantie Entreprendre en France"  dispositif  permettant de faciliter l'accès au financement bancaire des créateurs et des repreneurs, titulaires du "passeport entreprendre". Un accord de garantie (jusqu'à 70 %) peut être délivré, avant même le dépôt d'une demande d'emprunt bancaire ; adressez-vous auprès des Chambres consulaires membres du réseau "Entreprendre en France".

RECOMMANDATIONS

Les banques ayant souvent une attitude réservée envers les créateurs, pour espérer convaincre un banquier, il faudra :

- avoir un bon dossier : complet, précis, concis, clair, soigné et vendeur, 

- être crédible en maîtrisant toutes les notions du dossier, en particulier les concepts essentiels de la partie financière : savoir ce que représente un BFR, ce qu'est un compte de résultat, un plan de financement, un plan de trésorerie, etc... 

- avoir préparé la négociation, s'être entraîné plusieurs fois à bien présenter oralement son projet,

- prouver que l'on est un bon professionnel de la restauration ; Chef de cuisine, ancien directeur d'établissement ou autre...

financement_image009.jpg (12510 octets)En cas de crainte sur l'obtention d'un crédit à cause de garanties trop faibles, il ne faut pas hésiter à prendre l'initiative de rechercher une prise en charge du risque auprès d'un dispositif de garantie.
A ce stade du projet, il convient de réunir les capitaux qui seront nécessaires pour financer les différents besoins durables identifiés dans les étapes précédentes.
En effet, le financement correct d'un projet est une des conditions de pérennité de la future entreprise. Il est donc nécessaire d'identifier les différentes ressources financières adaptées aux besoins.


Dernières questions

11/11/11 Oséo : la banque refuse le prêt à taux 0, qu'en penser ? razalas


Poser une nouvelle question
Nom : Vous pouvez utiliser un pseudonyme pour rester anonyme
Titre :
Message : 
Email : Pour être alerté des nouvelles réponses
Votre email ne sera utilisé que par L'Hôtellerie Restauration
Je déclare accepter l'éthique des blogs des experts

Protection de vos données  -  Signaler un contenu illicite


© Copyright L'Hôtellerie Restauration - Tous droits réservés - REPRODUCTION INTERDITE