Comment trouver une affaire ?
On distinguera la création et la reprise,
c'est-à-dire :
- Dans le cadre d'une création :
- soit on trouve un emplacement et on étudie
quels sont les manques, les besoins d’une clientèle potentielle dans ce
secteur géographique ;
- ou, on part d’une étude déjà réalisée ou
en cours puis on recherche l’emplacement.
- La reprise et plus particulièrement
l’acquisition d’une affaire :
- à titre onéreux, par cession directe ;
- dans le cadre de cette cession on peut
envisager une vente en viager ;
- à titre gratuit, sans contrepartie :
donation ;
- à la suite d'un décès : succession,
testament ;
- par cession de la majorité des parts de la
société propriétaire du fonds.
Comment
trouver ?
- En consultant les annonces de fonds sur
www.lhotellerie-restauration.fr
- Par les agences le plus souvent
spécialisées, mais aussi les magazines spécialisés ;
- la presse régionale et nationale, internet,
etc. Il faut décortiquer les annonces et ne pas trop perdre son temps avec
celles qui mettent trop peu d’informations. Le chiffre d’affaires réalisé,
l'excédent brut d'exploitation (E.B.E.) et le prix demandé font partie de ce
minimum. Ne pas hésiter à téléphoner pour avoir des renseignements
complémentaires. Si vraiment on se montre trop méfiant, il est préférable de
décrocher et passer à une autre annonce ;
- rappelez-vous que l’on est dans un marché
ouvert et que tout bien considéré, à un instant donné, l’offre est supérieure
à la demande.
Vous pouvez aussi :
- vous rapprocher des administrateurs
judiciaires qui ont parfois de bonnes opportunités ;
- interroger des communes (surtout rurales)
qui investissent pour garder les commerces et n’hésitent pas à faciliter
des installations ;
- vos relations ;
- les banques et les membres des professions
libérales : notaires, experts comptables, administrateurs judiciaires,
syndicats professionnels, chambres de commerce et des métiers ;
- n'oubliez pas non plus que beaucoup de
commerçants aspirent à prendre leurs retraites.
Si l'on veut vendre, certes on peut se passer
d'intermédiaire, mais curieusement, même si le vendeur est le seul mandant de
celui-ci, par une alchimie curieuse, ce tiers a souvent un poids pour
convaincre.
N'importe qui peut ouvrir ou reprendre un
restaurant. Contrairement à d'autres professions (coiffeurs par exemple) car aucun
diplôme n'est exigé alors même qu'un savoir-faire est indispensable tant en
production qu'en gestion.
S'il faut plusieurs années pour se constituer une clientèle, quelques mois
suffisent pour la perdre (mauvaise cuisine, accueil insuffisant, produit mal
ciblé, mauvais rapport qualité prix...).
Pour beaucoup d'entreprises de restauration l'emplacement est primordial, mais
il n'est pas rare de trouver de «bonnes tables» dans des lieux a priori
isolés mais pour lesquelles la clientèle n'hésite pas à se déplacer.
De plus, il ne suffit pas d'être bon professionnel, il faut aussi être bon
gestionnaire avec une vision critique et constructive de son affaire et de son
marché.
La méfiance de plus en plus grande des
banquiers vis-à-vis de cette profession, surtout en ce qui concerne les
créations, est due au grand nombre de contentieux enregistrés par ce secteur.
Si plusieurs centaines de restaurants se créent chaque mois, il y en a tout
autant qui disparaissent et ce pour des raisons très diverses.