Le paquet hygiène
En vidéo : "Les objectifs du paquet hygiène"
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Extrait du DVD en vente aux Edition BPI
OBJECTIF
DU "PAQUET HYGIÈNE"
Cette nouvelle législation européenne – en vigueur depuis le 1er janvier 2006
– vise à :
1. mettre en place une politique unique et transparente en matière
d’hygiène, applicable :
- à toutes les denrées alimentaires,
- à tous les exploitants du secteur alimentaire ;
| Définition de l’hygiène alimentaire |
| Mesures et conditions
nécessaires pour se prémunir contre les dangers et garantir le caractère
propre à la consommation humaine d’une denrée alimentaire. |
2. créer des instruments efficaces pour gérer les alertes sur l’ensemble
de la chaîne alimentaire.
A noter :
-
Le "Paquet hygiène" est caractérisé par la mise en avant d'un système
d'obligation de résultat. Le choix des moyens revient donc au professionnel
qui doit apporter la preuve aux services de contrôle que son choix permet
d'atteindre les objectifs du "Paquet hygiène".
-
Le "Paquet Hygiène" concerne TOUTE la filière alimentaire "de la
fourche à la fourchette".
-
Le Paquet Hygiène est le résultat d’une refonte, d’une harmonisation
et d’une simplification de 18 directives communautaires (17 directives
sectorielles et une directive horizontale (93/43/CEE) progressivement
adoptées depuis 1964.
LE PAQUET
HYGIÈNE EST COMPOSÉ DE 6 TEXTES LÉGISLATIFS
1. Le règlement (CE) n° 178 / 2002 aussi appelé
‘Food Law’
Il constitue le socle de la sécurité sanitaire des aliments. Son champ
d’application couvre les denrées alimentaires et l’alimentation animale.
-
il a crée l’ASEA (Autorité Européenne de Sécurité des Aliments) qui est
l’équivalent européen de l’AFSSA (Agence Française de Sécurité Sanitaire des
Aliments) et le réseau d’alerte rapide européen.
-
il fixe un certain nombre de grands principes (principe de recours à
l’analyse des risques par les autorités compétentes, principe de précaution,
principe de transparence, principe d’innocuité…) et définit des obligations
spécifiques aux professionnels :
-
obligation de traçabilité,
-
obligation de retrait de produits susceptibles de présenter un risque pour la
santé publique,
- obligation d’information des services de contrôle.
| Focus Restauration |
-
Le restaurateur est impliqué : il doit être capable d’indiquer aux services de contrôle les coordonnées de ses fournisseurs : que ce soient des sociétés comme les distributeurs, cash & carry ou des personnes individuelles telles que chasseurs, agriculteurs...
-
Il n’a pas obligation d’indiquer ses clients finaux sauf s’il s’agit d’entreprises.
-
Il doit signaler aux services vétérinaires de son département tout mauvais résultat d’analyse microbilogique décelé sur un produit à l’occasion de son plan d’autocontrôles.
|
2. Le règlement (CE) n° 852 / 2004
il établit, à l’intention des exploitants du secteur alimentaire y compris les
exploitants de production primaire (éleveurs, agriculteurs), des règles
générales d’hygiène applicables à toutes les denrées alimentaires.
Il définit les obligations majeures suivantes :
-
l’obligation de mise en place de procédures HACCP est généralisée ;
le recours aux guides de bonnes pratiques d’hygiène est encouragé (guides
rédigés par des professionnels par secteur) ;
-
l’obligation de la formation d’au moins une personne à l’HACCP ou au guide
de bonnes pratiques d’hygiène.
| Les 7 principes de l’HACCP |
L’HACCP ou Hazard Analysis Critical Control Point
se traduit en français par "Analyse des dangers et des points critiques en vue
de leur maîtrise". Les 7 principes prescrivent un certain nombre d’exigences
à respecter pendant toute la durée du cycle de production, de transformation
et de distribution afin de permettre – grâce à une analyse des dangers –
l’identification des points critiques dont la maîtrise est indispensable
pour garantir la sûreté alimentaire.
Ce sont :
-
l’analyse des dangers, analyse qui doit identifier les risques potentiels
pour la sécurité alimentaire,
-
l’identification des points critiques en vue d’en prévenir les risques,
-
la fixation des limites critiques pour chaque point critique,
-
l’établissement d’un système de surveillance des points critiques,
-
la mise en place de mesures correctives,
-
l’établissement de procédures d’autocontrôle pour vérifier l’efficacité
des mesures prises,
-
l’établissement de registres destinés à prouver l’application effective
de ces mesures et à faciliter les contrôles officiels par l’autorité
compétente.
|
.
| Focus Restauration |
-
HACCP et Guide de bonnes pratiques d’Hygiène ne sont
pas des notions nouvelles pour la restauration. L’arrêté du 9 mai 1995
relatif à l’hygiène des aliments concernait la restauration commerciale
et l’arrêté du 29 septembre 1997, la restauration collective. Les deux
règlements se définissaient en termes de résultats et non plus
d’obligations.
-
Chaque restaurateur doit se procurer le ‘Guide de
bonnes pratiques d’Hygiène et d’application HACCP’ et le mettre en
application dans son établissement. Le guide s’obtient auprès des
éditions des ‘Journaux officiels’ ou en librairie grand public sur
commande. Actuellement, l’édition 2001 est toujours valable, en
attendant L’édition 2006 (en cours de réalisation).
|
Plus en détails... Le règlement (CE) n° 852 / 2004 sous l’angle
"température"
- maîtrise de la chaîne du froid au cours de l’élaboration, l’entreposage
et le transport ;
-
soustraction possible à la protection du froid pendant de courte période ;
-
décongélation dans des conditions n’entraînant pas de risque pour la
santé ;
-
le maintien de la chaîne du froid pour toutes les denrées qui ne peuvent
se conserver à température ambiante ;
-
l’établissement à terme de critères microbiologiques et d’exigences en
matière de température après consultation de l’AESA (Autorité Européenne de
Sécurité des Aliments / EFSA) ;
-
Le nouveau règlement prévoit également une relative souplesse dans
l’application des exigences concernant le système HACCP ; notamment pour :
3. Le règlement (CE) n° 853 / 2004
Complément du 852 / 2004, il établit – à l’attention des exploitants du secteur
alimentaire - des règles spécifiques d’hygiène applicables aux produits
d’origine animale.
4. Le règlement (CE) n° 183 / 2004
Il établit des exigences en matière d’hygiène des aliments pour animaux. Il pose
des règles générales d’hygiène depuis la production primaire des aliments pour
animaux jusqu’à l’alimentation des animaux producteurs de denrées alimentaires
ainsi que les conditions permettant d’assurer la traçabilité des aliments pour
animaux.
A noter : ces conditions passent notamment par l’enregistrement des opérateurs
intervenant dans la chaîne alimentaire de l’alimentation animal, y compris des
restaurateurs.
5. Le règlement (CE) n° 882 / 2004
6. Le règlement (CE) n° 854 / 2004
Ces règlements concernent les autorités de contrôles.
A
SURVEILLER PARTICULIÈREMENT : LES TEMPÉRATURES
La mise en place d'autocontrôles doit amener l'exploitant à prendre les mesures
nécessaires pour assurer de bonnes conditions de conservation :
-
contrôler à la réception et consigner par écrit, la conformité et la
température des marchandises,
-
contrôler la température des produits à l'aide d'un thermomètre à sonde
étalonné, en respectant des consignes écrites (comment ? quand ? par qui ?),
-
consigner par écrit les relevés effectués dans les conservateurs de froid
positif et négatif,
-
prévoir une maintenance des équipements de froid,
-
retirer des cuisines les produits ayant une date limite dépassée et
s'assurer de leur destruction,
-
mettre en place les moyens nécessaires pour corriger les anomalies,
La température à respecter pour les denrées réfrigérées achetées et/ou vendues
préemballées est celle indiquée sur l'étiquetage. Aucune élévation de
température n'est tolérée au moment de la présentation à la vente (par ex. les
buffets en libre service).
Extraits du règlement (CE) n° 852 / 2004
relatifs à la variable ‘température’
CHAPITRE PREMIER :
DISPOSITIONS GÉNÉRALES
Article premier :
Champ d'application
1. Le présent règlement établit les règles générales en matière d'hygiène des
denrées alimentaires à l'intention des exploitants du secteur alimentaire en
tenant particulièrement compte des principes suivants :
b) il est nécessaire de garantir la sécurité alimentaire à toutes les étapes de
la chaîne alimentaire depuis la production primaire ;
c) il importe, pour les denrées alimentaires qui ne peuvent pas être entreposées
à température ambiante de manière sûre, en particulier les produits alimentaires
congelés, de maintenir la chaîne du froid ;
f) il est nécessaire de fixer des critères microbiologiques et des
exigences en matière de contrôle de la température fondés sur une
évaluation scientifique des risques.
CHAPITRE II :
OBLIGATIONS DES EXPLOITANTS DU SECTEUR ALIMENTAIRE
Article 4
3. Les exploitants du secteur alimentaire prennent, le cas échéant, les mesures
d'hygiène spécifiques suivantes :
a) respect des critères microbiologiques applicables aux denrées alimentaires ;
b) procédures nécessaires pour atteindre les objectifs fixés afin que le présent
règlement atteigne son but ;
c) respect des exigences en matière de contrôle de la température applicables
aux denrées alimentaires ;
d) maintien de la chaîne du froid ;
e) prélèvement d'échantillons et analyses.
ANNEXE 2 :
DISPOSITIONS GÉNÉRALES D'HYGIÈNE POUR TOUS LES EXPLOITANTS
DU SECTEUR ALIMENTAIRE
CHAPITRE I :
DISPOSITIONS GÉNÉRALES APPLICABLES AUX LOCAUX UTILISÉS
POUR LES DENRÉES ALIMENTAIRES
D - si cela est nécessaire, offrir des conditions de manutention et
d'entreposage adéquates, et notamment une régulation de la température et une
capacité suffisante pour maintenir les denrées alimentaires à des températures
appropriées qui puissent être vérifiées et si nécessaire enregistrées.
CHAPITRE IV :
TRANSPORT
7. Si cela est nécessaire, les réceptacles de véhicules et/ou conteneurs servant
au transport de denrées alimentaires doivent être aptes à maintenir les denrées
alimentaires à des températures appropriées et permettre le contrôle des dites
températures.
CHAPITRE IX :
DISPOSITIONS APPLICABLES AUX DENRÉES ALIMENTAIRES
5. Les matières premières, les ingrédients, les produits semi-finis et les
produits finis susceptibles de favoriser la reproduction de micro-organismes
pathogènes ou la formation de toxines ne doivent pas être conservés à des
températures qui pourraient entraîner un risque pour la santé. La chaîne du
froid ne doit pas être interrompue. Toutefois, il est admis de les soustraire à
ces températures pour des périodes de courte durée à des fins pratiques de
manutention lors de l'élaboration, du transport, de l'entreposage, de
l'exposition et du service des denrées alimentaires, à condition que cela
n'entraîne pas de risque pour la santé. Les exploitations du secteur alimentaire
procédant à la fabrication, à la manipulation et au conditionnement de produits transformés doivent disposer
de locaux adéquats suffisamment vastes pour l'entreposage séparé des matières
premières, d'une part, et des produits transformés, d'autre part, et disposer
d'un espace d'entreposage réfrigéré suffisant.
ANNEXE 3 :
GUIDES DE BONNES PRATIQUES HYGIÉNIQUES RESTAURATEURS : "Extraits significatifs du document"
INTRODUCTION (p7)
-
élaboré conjointement par la fédération nationale de l’industrie
hôtelière, la confédération française des hôteliers, restaurateurs,
cafetiers-limonadiers et le syndicat national de restaurateurs, limonadiers
et hôteliers, réunis sous la coordination de la confédération générale de
l’alimentation en détail ;
-
le document se consacre à l’analyse des risques chimiques et
microbiologiques ;
-
en résumé, il convient de retenir que :
PRESENTATION (p9)
2 - Architecture du guide : le guide s’articule autour de fiches d’analyse
synthétiques, dites fiches de bonnes pratiques (FBP).
| Organisation d’une FBP |
| Dangers
|
Moyens
de maîtrise |
Eléments de surveillance |
| |
|
|
Le guide se compose de 4 types de FBP :
i. FBP matières premières
ii. FBP opérations
iii. FBP environnement de travail
iv. FBP fabrication
POINTS CLEFS A MAITRISER EN MATIERE D’HYGIENE (p15)
Les principales causes d’intoxication alimentaire en restauration :
Pour éviter tout risque, il convient de respecter les trois grands principes
suivants :
-
réduire la contamination initiale entrant,
-
limiter l’apport de nouveaux germes,
-
limiter la multiplication des germes présents afin que leur nombre n’atteigne
pas un niveau acceptable pour la santé du consommateur.
Maîtrise du froid (p22)

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