Quels matériaux choisir ?
LES TISSUS
Depuis quelques années on
assiste à un engouement pour les murs tendus d’étoffe. Autrefois, les étoffes
murales étaient réservées à une décoration de luxe ; de nos jours les sociétés
comme Quenin Lelievre, Victor Coates, Pierre Frey, Canovas fabriquent des tissus
à des prix abordables.
L’histoire des tissus est liée à celle des styles. Le XVIIe et le XVIIIe siècle
furent les siècles les plus brillants dans l’art des tissus.
Les principaux ateliers étaient installés à Tours, Paris et Lyon qui fut le
grand centre du tissage de la soie.
La soie a un aspect très riche, très délicat et très éclatant. Les couleurs
ressortent aussi bien dans les Lampas (soieries à motifs à plusieurs tons), les
Damas (motifs ton sur ton, dessin mat sur fond brillant), les brocarts d’or et
d’argent.
Toutes ces soieries reproduisent les dessins ornementaux. Avec leurs rinceaux de
feuillages, les arabesques, les fleurs, les cornes d’abondance, les palmes et
les couronnes. Son prix prohibitif ne permet pas de l’utiliser souvent dans
l’hôtellerie, et toutes les fabriques de tissus reproduisent des Lampas et des
Damas à partir de fibres synthétiques. Les dralons ont l’avantage d’un entretien
plus facile tout en donnant un air précieux.
Au XVIIIe siècle, toutes les
cours étrangères passaient des commandes à Lyon pour recevoir les soieries
françaises. Les motifs décoratifs suivent les événements, ainsi on retrouve les
médaillons, les rubans, les scènes bucoliques dans les tissus servant à
recouvrir les meubles Louis XVI.
Au XIXe siècle de nouveaux
dessins apparaissent : couronnes de lauriers, étoiles, palmes et abeilles
napoléoniennes.
Sous le second Empire on
revient au tissage des satins brochés de Versailles.
De nos jours, les doupions et
les shantungs permettent un décor raffiné. Les cotonnades, les percales glacées,
les chintz (technique de finition par glaçage du tissu) unis ou à motifs donnent
au décor une fraîcheur, le jacquard (méthode de tissage très décorative) sont
très prisés.
Pour le confort des clients,
les tentures sont doublées d’un tissu occultant et les voilages rendent la
chambre plus intime. Le jour le couvre-lit est souvent du même tissu que les
tentures ou du moins en harmonie. Suivant le tissu choisi (coton, polyester), il
est plus ou moins facile d’entretien.
Couvre-lits, tentures et
voilages doivent répondre à la norme anti-feu.
Les tissus des sièges (cotons
satinés, velours, jacquard) doivent résister à l’usure, griffures éventuellement
traités antitaches.
LES MOQUETTES
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LES SALLES DE BAINS
Pièce de «bien-être», la salle
de bains souvent aveugle, de superficie moyenne (6 à 16 m2), est réalisée dans
le même style que la chambre d’hôtel.
Les murs et le sol
- La faïence : (pour les murs
seulement) argiles diverses broyées, mélangées, atomisées et après pressage
recouvertes d’un émail décoratif qui rend la faïence imperméable à l’eau. Le
carreau de faïence peut avoir des traits, creux et bosses pour des effets
d’ombre et de lumière et de sensibilité au toucher.
- Le grès : mélange de silice et
d’argile qui, chauffé à haute température, subit une vitrification partielle
et devient imperméable à l’eau et très résistant.
- le grès cérame : grès pressé non
émaillé et coloré dans la masse. Il est inusable et peut être poli (à poser
au mur ou au sol).
- la terre cuite : matériau noble et
naturel dont la coloration est celle de l’argile cuite. Nécessite un
traitement par imprégnation et un entretien régulier.
- la pâte de verre : élément de
décoration ou utilisée pour les pare-douches ou pare-bains, elle peut aussi
remplacer un des murs de la salle de bains pour la recherche de la lumière
naturelle.
- le parquet : conçu spécialement pour
les pièces d’eau, étudié pour résister aux projections d’eau et aux
variations de température.
Les sanitaires
La baignoire
- En fonte (mélange d’acier et de
carbone) émaillée : très rigide et robuste, garantit une excellente
isolation phonique, une bonne qualité thermique et une certaine longévité ;
entretien facile.
- En acryl (matériau de synthèse) :
reconnu pour sa légèreté et sa douceur au toucher ; permet une meilleure
conservation de la température de l’eau ; existe en plusieurs coloris
pastel, avec fond antidérapant, de formes différentes (baignoires rondes,
ovales, asymétriques, à pans coupés), avec reposoirs pour les jambes,
repose-tête, pieds réglables, avec ou sans poignées pouvant s’adapter aux
dimensions de la salle de bains. Les baignoires acryliques ont une
excellente endurance aux produits chimiques et au rayons ultraviolets.
- Le système balnéo : adaptable sur les
baignoires acryliques mais aussi sur certaines baignoires en fonte ; le
principe : plusieurs hydrojets répartis sur les parois de la baignoire et
des injecteurs de microbulles d’air permettent des massages toniques ou la
recherche de la relaxation. 3 systèmes existent : air, eau/air ou mixte. La
baignoire balnéo est équipée d’un variateur pour moduler l’intensité du
massage, d’une crépine d’aspiration d’eau brevetée anti-aspiration de la
chevelure et d’un programme d’assèchement automatique des têtes d’injecteurs
d’air après utilisation pour une hygiène totale. Elle peut être équipée de
spots lumineux mais répond en tous les cas aux normes d’hygiène, de sécurité
électrique et d’aptitude à l’emploi.
La douche
- Avec receveur : il s’agit de bac à
douche de forme carrée, rectangulaire ou quart de rond, en grès émaillé,
céramique ou acrylique à poser, encastrer ou surélever ; en complément de la
baignoire ou seul pour gagner de la place.
- Sans receveur : c’est-à-dire sans bac
à douche, à même le sol dont la pente est étudiée pour permettre
l’évacuation de l’eau (équipée d’un siège rabattable elle est préconisée
dans les salles de bains accueillant des handicapés) ; le carrelage au sol
doit être antidérapant.
- Le pare-douche : en verre Sécurit de
préférence autonettoyant (cette qualité de verre est obtenue par dépôt, lors
de la fabrication, d’un matériau hydrophile efficace contre les gouttes
d’eau).
La robinetterie de douche
- Le mélangeur : (deux têtes de robinet
et un bec) aspect décoratif à poser au mur ou sur la baignoire.
- Le mitigeur : design simple et épuré,
se manipule d’une seule main et d’un nettoyage facile.
- Le mitigeur thermostatique est équipé
d’une poignée graduée pour régler la température de l’eau au degré près. Un
système de sécurité (anti-brûlure) évite de dépasser les 38° ; un élément
thermosensible corrige automatiquement toute variation de température (y
compris en cas d’arrêt de l’eau froide) ; un régulateur de débit optimise la
consommation d’eau chaude.
- La barre de douche équipée d’un
mitigeur thermostatique, d’un flexible doté d’un limiteur de débit, d’une
douchette à variateur de jets (système anticalcaire incorporé), elle peut
devenir une véritable colonne de douche avec douchettes latérales
orientables permettant une douche hydromassante.
Les lavabos et les vasques
- le lavabo plan : la cuve du lavabo
classique en céramique est prolongée par un plan du même matériau, ce qui
facilite le nettoyage et permet une large plage de pose d’objets.
- la vasque : en céramique, ou
quelquefois en verre, à poser dessus ou dessous un plan de toilette en
menuiserie, en carrelage, en marbre, en pierre ou en verre.
LE COIN TOILETTE (bidet
et W.-C.) en céramique, de la même couleur que le lavabo ou la baignoire.
La cuvette des toilettes peut être sur pied ou suspendue avec mécanisme
permettant d’économiser l’eau (débit 3/6 litres d’eau).
LES ACCESSOIRES DE TOILETTE
: éléments complémentaires à la salle de bains utiles et décoratifs à
savoir : barres porte-serviettes, rack porte-serviettes, porte-serviettes
chauffant, porte savon, distributeur de papier toilette, balayette W.-C., miroir
grossissant, pèse-personne, patères pour peignoirs, barre et rideau de douche,
soliflore, panier ou plateau pour produits d’accueil.