La fixation des prix en hôtellerie

Quand on lit la littérature consacrée à la fixation des prix en général ou dans l'hôtellerie en particulier, on y trouve un certain nombre de méthodes, les unes proposées par les financiers, les autres par les spécialistes du marketing ou du Revenue Management sans qu'on sache toujours de quel prix on parle, le prix affiché, le prix moyen  ou le prix accordé à un client donné un jour donné ?

Il m'a paru utile, pour commencer, de regrouper dans un seul schéma les différentes méthodes connues (et retenues pour leur caractère opérationnel en hôtellerie) et de montrer comment elles s'articulent entre elles :

  • Le prix affiché
    Fixé en fonction de considérations "marketing", il dépend du confort, des prix de la concurrence (donc en partie de l'emplacement) et de l'image que l'hôtel souhaite donner (ou qu'il a !). Il évolue en général assez peu et son influence sur la recette moyenne et sur les résultats est limitée compte tenu de la pratique généralisée de la tarification différenciée (en dehors de l'hôtellerie super économique).

  • Le prix moyen jour
    A l'autre extrémité du schéma, nous trouvons le prix moyen jour. Il résulte du type de clientèle qui fréquente l'hôtel un jour donné et donc de la qualité du marketing, de l'action commerciale, de la communication mais également des méthodes de Revenue Management utilisées qui permettent d'optimiser l'allocation de capacité aux différentes classes tarifaires grâce aux prévisions de fréquentation des segments de clientèle. Lorsque la demande est faible, ce prix peut être à peine supérieur au coût variable de la chambre si cela ne nuit pas à l'image de qualité de l'hôtel : pour un hôtel 3* dont le prix affiché est de 100 €, on considère que le coût variable est d'environ 15 € (blanchissage, nettoyage, énergie). En vendant la chambre 16 € plutôt que pas du tout, on améliore les résultats de l'hôtel ! Mais comment s'assurer que ces décisions prises au jour le jour sont compatibles avec les objectifs de résultat ? C'est le rôle du contrôle budgétaire.

  • Le prix moyen annuel
    C'est de lui que dépend la rentabilité de l'hôtel ! Lors de la création, on fixe l'objectif de prix moyen à partir des études de faisabilité financières et éventuellement de la règle du 1/1000ème (Voir ci-après). En cours d'exploitation, c'est le budget annuel qui fixe l'objectif. Pour assurer la cohérence entre les décisions quotidiennes et l'objectif annuel, on compare chaque mois le prix moyen réalisé et le prix moyen prévu dans le cadre d'une procédure budgétaire ("reporting" mensuel).

Situations de fixation des prix en hôtellerie et méthodes d'aide à la décision

Cliquez ici pour voir l'article "'Revenue Management' en hôtellerie, un succès sous conditions"

 La règle du millième : un moyen simple de fixer l'objectif de prix moyen annuel

La plupart des acteurs et observateurs de l'industrie hôtelière connaissent la règle du 1/1000ème selon laquelle le prix de vente de la chambre doit être égal au 1/1000ème de son coût d'achat ou de construction. Aux Etats-Unis, cette règle empirique est également très utilisée pour évaluer un hôtel en vue d'une transaction : on estimait jusqu'à une étude récente la valeur d'un hôtel à 1000 fois sa recette moyenne. Depuis quelques années, il semblait que cette règle soit tombée en désuétude en France et il régnait par ailleurs une certaine confusion sur le prix à retenir (prix affiché, prix moyen ou REVPAR ?) et sur le montant de l'investissement (investissement initial ou valeur actuelle ?).

 Les résultats d'une étude américaine

Une étude américaine récemment publiée apporte des précisions utiles sur les conditions d'utilisation de cette règle et sur son actualité. L'étude a été réalisée sur un échantillon de 1000 hôtels en observant la relation entre la valeur de l'hôtel lors d'un changement de propriétaire et la recette moyenne de l'hôtel au cours des douze mois précédant la transaction.

Valeur d'une chambre pour 1 $ de recette moyenne (ADR)(1)

Hôtel type

Médiane

Moyenne

Arrondi

Economy

711

720

700

Midscale

571

634

600

Full Service

932

948

900

All-suite without F&B

1016

1003

1000

All-suite with F&B

792

910

900

All hotels

792

809

800

Cornell Hotel and Restaurant Administration Quarterly

Août 2003, page 14 (2)

(1) ADR = Average Daily rate = Recette Moyenne Journalière (Hébergement)

(2) ADR Rule of Thumb, Validity and suggestions for its application, John W. O'NEILL, Cornell Hotel and Restaurant Administration Quarterly, Août 2003, page 14

 Principales conclusions

  • La recette moyenne journalière est le meilleur prédicateur de la valeur d'un hôtel et s'avère plus fiable que le résultat ou le taux d'occupation

  • Toutes catégories confondues, pour 1 $ de recette moyenne journalière, la valeur de la chambre s'établit statistiquement à 800 $ (Règle du 1/800ème)

La valeur de 800$ pour 1$ de recette cache, comme on le voit, des différences selon les catégories d'hôtels. Cependant, la règle du 1/800ème, du fait de sa simplicité de mise en œuvre, peut fournir aux hôteliers une première estimation de la valeur de leur affaire qui sera ensuite complétée par des études plus approfondies comme la capitalisation des bénéfices futurs par exemple.

 L'actualité de la règle du 1/1000ème en France ?

Alain Delaunay (PKF Hotelexperts) déclarait lors d'un débat sur le thème "Immobilier et développement hôtelier"(3) qu'une grande partie des transactions hôtelières effectuées en France en 2002-2003 a été réalisée sur la base de 8 à 10 fois le résultat brut d'exploitation (RBE), à quelques exceptions près dans l'hôtellerie de luxe, segment sur lequel les multiples sont souvent légèrement supérieurs. Ces points de repère statistiques permettent de vérifier l'état de la règle du millième dans le contexte français en utilisant les taux moyens de RBE observés dans les différentes catégories d'hôtels.

(3) L'Hôtellerie Restauration, n° 2867, 8 avril 2004

Évaluation par le RBE

"ADR rule"

Comparaison "ADR" USA

Catégorie

RBE(4)

Basse (x8)

Haute (x10)

Moyenne

française

"ADR rule"

Années

(% CA)

Années de CA

Années de CA

Années de CA

1/xème

1/xème

de CA

4*

31,50

2,52

3,15

2,84

1 037

900

2,47

3*

30,60

2,45

3,06

2,76

1 007

900

2,47

2*

29,70

2,38

2,97

2,68

978

600

1,64

0/1*

37,40

2,99

3,74

3,37

1 230

700

1,92

2,59

3,23

2,91

1 063

775

2,13

(4) L'Industrie Hôtelière Française 2004 (Résultats de 2003), 27ème édition, KPMG

  • RBE (% CA) :
    Il s'agit des % moyens de RBE par rapport au CA observés au cours de l'année 2003 selon l'étude annuelle KPMG.

  • Années de CA :
    Pour les hôtels 4* par exemple, le RBE s'élève à 31,50 pour un CA de 100. La valeur de l'hôtel est donc estimée en hypothèse basse à 8 fois le RBE, soit 31,50 x 8 = 252 soit 252/100 années de CA.

  • "ADR rule" française :
    pour les hôtels 4* par exemple, les transactions se sont effectuées sur une base moyenne de 2,84 années de CA soit 2,84 x 365 = 1037 fois la recette moyenne.

Cette extrapolation de l'évaluation par le RBE montre que les transactions réalisées en 2002-2003 l'ont été sur des valeurs proches de 1000 fois la recette moyenne, ce qui rend à cette règle une certaine actualité. Il n'en reste pas moins qu'il s'agit d'une règle dérivée de l'évaluation par capitalisation des bénéfices qui demeure la méthode d'évaluation de référence

Le Revenue Management (Gestion optimale de la capacité)

Depuis plus de 10 ans maintenant, on parle de Yield Management en hôtellerie. Toutes les publications utilisent aujourd'hui le terme Revenue Management (RM dans la suite du texte) mais il s'agit bien de la même technique.

En français, je pense que l'expression qui traduit le mieux le fonctionnement de cet outil, c'est "gestion optimale de la capacité" ou "tarification en temps réel".

Mis au point à l'origine par les compagnies aériennes américaines suite à la concurrence créée par la première génération de "low cost", le RM s'est étendu aux différents modes de transports (train, ferry, véhicules de location) ainsi qu'à l'hôtellerie. Ces activités ont en effet certaines caractéristiques communes :

  • Une production non stockable : Cela signifie que toute capacité non vendue le jour J est définitivement perdue. On a donc intérêt à utiliser tous les leviers possibles et notamment les tarifs pour éviter de gâcher de la capacité.

  • Une capacité fixe : Cela implique que, lorsque la demande est forte, on ne peut pas accroître la capacité pour y répondre. On a donc intérêt d'une part à sélectionner la clientèle prête à payer au prix fort la capacité dont on dispose et d'autre part à surbooker pour ne pas gâcher de la capacité en raison des annulations et des no shows.

On le voit, les risques de ne pas gérer de façon optimale la capacité d'un hôtel sont de trois ordres et ont été identifiés :

 

Risque de gâchis

 

 

Disposer d'une chambre ou d'un siège non loué

C'est le risque le plus évident parce qu'il se traduit par un taux d'occupation inférieur à 100%. Il fait regretter de n'avoir pas recherché une demande sensible au prix en ouvrant à temps des classes tarifaires économiques

 

Risque de déchet

 

Refuser une réservation à un client prêt à payer T1 alors qu'une réservation a été acceptée pour un client qui paiera T2 avec T2 < T1

Les opérationnels et les commerciaux sont moins sensibles à ce risque parce que, lorsque ce cas se présente, le taux d'occupation magique de 100% a souvent été atteint. Pourtant, cela mérite souvent l'appréciation : "peut mieux faire".

 

Risque de refus

 

Refuser une chambre ou un embarquement à un client ayant réservé

C'est le risque lié à l'overbooking. Ce risque est inhérent au RM parce qu'il n'y a pas d'optimisation possible sans overbooking. Mais le RM le gère…

Deux autres caractéristiques des activités de transport et d'hôtellerie (liste non limitative : cinémas, stades…) expliquent l'apparition et le succès du RM :

  • Le coût variable est faible : Le coût variable est le supplément de coût occasionné par la présence d'un client supplémentaire dans l'hôtel. Prenons de cas d'un hôtel 3*. Quels sont les termes de la réponse à la question que peut se poser le responsable hébergement ? : "Nous avons loué 120 chambres à 60 € en moyenne. Nous n'attendons pas de demande à 60 € et plus avant le jour J. Une chambre louée représente un coût variable (ou marginal) de 10 € comprenant le nettoyage, le blanchissage, l'énergie et les produits d'accueil. A quel tarif accepter (ou rechercher) la future demande sans perdre d'argent ?".

D'un strict point de vue financier, toute demande à plus de 10 € la chambre contribue à la couverture des charges fixes et améliore le résultat.

Il résulte de ces caractéristiques que ces activités disposent d'une latitude importante dans la fixation de leurs tarifs et peuvent répondre à la demande de segments de clientèle ayant une sensibilité différente aux prix à condition d'assurer l'étanchéité des segments par des barrières tarifaires (fences en anglais) efficaces.

Amplitude des tarifs possibles (et rentables) pour une prestation donnée
(Exemple d'un hôtel 3*)

TARIF MINIMUM
Coût variable
10 €

TARIF
MAXIMUM
Rack
100 €

  • Les prestations sont réservées à l'avance (au moins en partie) : Le fait qu'une partie des clients réservent leur voyage ou leur chambre d ‘hôtel à l'avance permet de sélectionner la demande à forte contribution et d'éviter la politique du "premier arrivé, premier servi". L'optimisation du "revenu" commence souvent plusieurs mois avant le jour J de délivrance de la prestation lorsqu'un client réserve une place dans un avion ou qu'un organisateur de congrès prend contact avec le commercial "groupes" d'un hôtel. Une première solution consiste à accepter toutes les réservations dans l'ordre où elles arrivent : il est vraisemblable que cette attitude qui consiste à "subir" la demande conduira à une sous optimisation du "revenu".

Connaissant désormais les risques d'une gestion non optimale de la capacité, on comprendra plus aisément que le RM est apparu lorsqu'on a découvert tout le bénéfice que l'on pouvait tirer d'une prévision précise de la demande par segment pour une date donnée.

Date :

Demande

28 juin n

Tarif

prévue

Segments Affaires

A1

180

60

A2

150

30

Segments Tourisme

T1

110

70

T2

90

20

CA prévu

24 800

180

Si pour chaque journée on peut disposer d'une prévision fiable de la demande des différents segments de clientèle, on évite la plupart des risques et notamment celui de vendre la capacité trop tôt aux clients bénéficiant de tarifs spéciaux.

Voilà pourquoi le fondement du RM consiste à réaliser une base de données historique de la fréquentation de l'hôtel à partir de laquelle seront réalisées les prévisions de fréquentation.

Cette base de données peut être obtenue de plusieurs façons :

Les composantes d'un système complet de RM sont représentées dans le schéma suivant :

BASE DE DONNÉES


CAPACITÉS

TARIFS

HISTORIQUES

  • Ventes
  • Réservations
  • Événements

RÉSERVATIONS

ACTUELLES

HISTORIQUES

  • Annulations
  • No-shows

MODÈLES DE PRÉVISION


PRÉVISION DE

LA DEMANDE : MODÈLE DE JOURNÉE

PRÉVISION DES ANNULATIONS ET DES NO-SHOWS

RECOMMANDATIONS :

Accepter ou refuser la demande

Déplacer la demande (si possible)

Ouvrir ou fermer des tarifs

Proposer un tarif plancher

.

SUIVI ET CONTRÔLE

Nous vous proposons maintenant d'illustrer le fonctionnement du RM et les outils principaux que sont le modèle de journée, la "booking curve" et le "bid price" à partir d'un exemple.

Nous allons pendant quelques instants occuper le poste de Revenue Manager d'un hôtel 4* de 300 chambres situé en région parisienne. La date à optimiser est le 28 juin n.

Première partie : Nous sommes le 8 juin

Toutes les données fournies par le logiciel de RM le 8 juin pour la date du 28 juin sont regroupées ci-dessous :

Situation au : 8 juin n

Date :

Demande

Réservations

28 juin n

Tarif

prévue

actuelles

Classe A

A1

250

100

20

A2

190

80

30

Classe T

T1

160

40

40

T2

120

40

35

CA prévu

51 400

260

125

REVPAR prévu

205,6

Comme on le voit, le RM va disposer de deux types d'informations pour optimiser la gestion de la capacité disponible le 28 juin :

  • Le modèle de journée obtenu à partir des historiques

  • Les "booking curve" obtenues à partir de l'observation statistique des comportements de réservation : Elles permettent de comparer l'état actuel des réservations avec le modèle historique.

Les deux outils sont liés : en effet, le modèle de journée n'est pas figé, il évolue en fonction de la montée en charge des réservations matérialisée par les "booking curve". Pour le 28 juin, on constate que le segment A1 est en retard et que les segments T1 et T2 sont en avance. La demande faiblit pour le segment A1 qui est peu sensible aux prix, ce qui rend inefficace toute communication sur les prix susceptible de relancer la demande de ce segment. On peut en revanche communiquer sur les prix auprès des segments T pour espérer compenser par le volume la baisse de fréquentation de la classe A.

Lorsque l'écart se creuse entre la "booking curve" historique et les réservations réelles, le modèle de journée est ajusté :

Situation au : 8 juin n

Date :

Demande

Réservations

Réservations

Demande à

Demande

28 juin n

Tarif

prévue

prévues

actuelles

venir

ajustée

Classe A

A1

250

100

30

20

70

90

A2

190

80

30

30

50

80

Classe T

T1

160

40

30

40

10

50

T2

120

40

30

35

10

45

CA prévu

51 400

260

120

125

140

265

REVPAR prévu

171,33

CA ajusté

51 100

REVPAR prévu

170,33

Exemple de calcul pour A1

  • Demande à venir = Demande prévue – Réservations prévues = 100 – 30 = 70

  • Demande ajustée = Réservations actuelles + Demande à venir = 20 + 70 = 90

Deuxième partie : Nous sommes le 15 juin

Voici la situation au 15 juin :

Situation au : 15 juin n

Date :

Demande

Réservations

28 juin n

Tarif

prévue

actuelles

Classe A

A1

250

80

45

A2

190

70

60

Classe T

T1

160

65

55

T2

120

70

65

CA prévu

52 100

285

225

REVPAR prévu

173,67

Nous allons illustrer à partir de cet exemple un autre type de calcul caractéristique du RM qui permet de déterminer un prix plancher pour répondre à une demande de réservation. Ce prix plancher est calculé en tenant compte du fait qu'en acceptant cette demande, nous allons devoir refuser des clients prêts à payer plus cher.

Voici la situation que le RM doit traiter :

Le service commercial vous informe qu'un voyagiste bénéficiant habituellement du tarif T2 a besoin de 50 chambres et qu'il est prêt à les payer plus cher que le tarif habituel. Compte tenu des bonnes relations commerciales existant avec ce client, vous allez étudier le meilleur tarif possible. Afin de communiquer aux commerciaux les données nécessaires pour établir le devis, déterminez le prix plancher de cette demande de réservation.

  • CA de la demande à venir : 12 850 €. Ce montant est calculé en supposant que le modèle de journée va se réaliser : (80-45)x250 + (70-60)x190 + (65-55)x160 + (70-65)x120 = 12 850 €

  • CA des tarifs épargnés : 25 chambres à 250 = 6 250. En effet, accepter cette réservation porte le total des réservations à 225 + 50 = 275. La capacité restante, soit 25 chambres sera bien sûr réservée au tarif A1.

  • Pour "rivaliser" avec la demande à venir, le voyagiste doit nous permettre de réaliser un CA au moins égal à 12 850 - 6 250 = 6 600 €. Prix plancher = 6 600 / 50 = 132 €

Tout tarif supérieur à 132 € permettra de réaliser un CA supérieur à celui qui serait réalisé si on attendait la réalisation du modèle de journée.

Nous ne prenons en compte aucune considération commerciale comme le fait qu'accepter cette réservation obligera à refuser des chambres à des clients du segment "affaires". La recommandation du RM est strictement financière et le responsable n'est pas obligé de la suivre s'il prend en compte d'autres considérations pour décider d'accepter ou de refuser cette réservation.

Troisième partie : Nous sommes le 20 juin

Voici la situation au 20 juin :

Situation au : 20 juin n

Date :

Demande

Réservations

Statut

28 juin n

Tarif

prévue

actuelles

tarif

Classe A

A1

250

75

60

Ouvert

A2

190

70

70

Ouvert

Classe T

T1

160

80

77

Ouvert

T2

120

75

75

Fermé

CA prévu

53 850

300

282

REVPAR prévu

179,5

Cette situation permet de montrer comment le RM fournit des indications sur les tarifs disponibles aux agents de réservation.

Explication du statut des tarifs

  • T2 – Fermé :
    Les réservations ont atteint la capacité prévue pour ce tarif et la demande totale est de 300 chambres. Toute nouvelle réservation à ce tarif risque d'entraîner un refus à un tarif supérieur.

  • T1 – Ouvert :
    La capacité allouée n'est pas atteinte.

  • A2 – Ouvert :
    Bien que les réservations atteignent la capacité allouée, le tarif est ouvert car il est possible d'utiliser la capacité non encore vendue du tarif T1. D'où le principe : Un tarif n'est jamais fermé si le tarif inférieur est ouvert.

  • A1 – Ouvert :
    Ce tarif est toujours ouvert jusqu'à ce que les réservations atteignent la capacité totale majorée de l'overbooking prévu.

Supposons que l'on prenne trois nouvelles réservations au tarif T1. La nouvelle situation est alors la suivante :

Situation au : 20 juin n

Date :

Demande

Réservations

Statut

28 juin n

Tarif

prévue

actuelles

tarif

Classe A

A1

250

75

60

Ouvert

A2

190

70

70

Fermé

Classe T

T1

160

80

80

Fermé

T2

120

75

75

Fermé

CA prévu

53 850

300

285

REVPAR prévu

179,5

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