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L'incapacité, la retraiteL'incapacité, la maladie, sont des situations imprévisibles. L'incapacitéNous entendons par incapacité, l'incapacité physique, celle qui vous empêche d'occuper votre poste au sein de l'entreprise et qui ne se résout pas forcément par la vente de l'affaire. Chaque cas est un cas d'espèces en fonction du poste que vous occupiez, de l'importance de l'affaire, de son état économique, de la période à laquelle cette incapacité arrive et de la durée de celle-ci. Il existe certaines assurances notamment auprès des banques qui permettent au dirigeant de prévoir la prise en charge de l'embauche d'un remplaçant. La probabilité d'une incapacité temporaire ou permanente augmente évidemment avec l'âge. Elle doit donc faire l'objet d'une réflexion et d'une décision (celle de traiter ou de ne pas traiter ce risque). Vous pouvez aussi envisager de faire gérer votre affaire par une société dont c'est le métier. Cela s'appelle signer un contrat de gestion ou de management. Vous restez propriétaire de votre affaire, votre personnel reste en place et cette société se comporte vis-à-vis de vous comme un super directeur qui vous rend des comptes régulièrement et vous propose des options de gestion et commerciales. Son activité est définie dans un cahier des charges qui est négociable et sa rémunération se fait par un pourcentage sur le chiffre d'affaires réalisé et sur le RBE (Résultat Brut d'Exploitation).
La retraiteLa retraite doit se préparer car elle va avoir des répercussions sur le niveau de vie future. Pour les hôteliers cela à d'autant plus d'importance s'ils ont toujours vécu dans un hôtel. En effet ils peuvent avoir perdu quelque peu la notion de ce que coûte réellement "pour les autres" le fait d'être logé, blanchi, chauffé, entretenu, et parfois même nourri. Pour dire cela d'une façon différente ils peuvent ne pas être conscients de la véritable valeur de leur train de vie. On peut estimer suivant les situations que la valeur réelle du train de vie d'un hôtelier restaurateur correspond à 5 / 6 fois son revenu réel. Croyez-moi, lorsqu'on se retrouve "comme tout le monde" ça fait une sacrée différence que l'on met plusieurs mois à digérer. Cette période de la vie est une sorte de grand audit sur ses envies, sa capacité future à diriger et à occuper son poste, son état de santé, celui de son conjoint, l'âge et la situation des enfants, leur capacité à reprendre ou non l'affaire, à l'assumer, la situation économique de la zone de chalandise, de la concurrence, la situation financière de l'entreprise et son état général. La transmission de l'affaire à ses enfants doit également s'analyser en profondeur. La même affaire dans les années 50 ou avant permettait de vivre sur "la bête" à trois ou quatre générations, si chacune faisait sa part d'entretien, en bon père de famille, et de croissance en bon professionnel dynamique. En effet les évolutions des modes de vie et des mentalités étaient lentes, la ville se transformait peu à peu mais la gare, la place de la mairie, le centre ville etc. restaient toujours à la même place ! Aujourd'hui les évolutions du Plan Local d'Urbanisme (PLU) présentent une quasi révolution tous les cinq ans dans l'aménagement de la cité : la construction d'un palais des congrès, la reconstruction de la mairie à une autre adresse, l'arrivée d'une sortie d'autoroute, la mise en chantier d'un nouveau quartier... Je ne citerais que pour mémoire les plans annuels d'amélioration de la circulation qui s'évertuent surtout à rendre la circulation encore plus difficile aux automobilistes et à supprimer toutes possibilités de parking. Ils ont pour conséquences de vider les centres ville vers les centres commerciaux et les complexes cinématographiques. C'est la roue de la fortune pour certains et la descente aux enfers pour d'autres : l'équilibre infernal.
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