Professionnels et clients,
quels sont vos droits ?
Comme chaque année, la Direction générale de la
concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) intensifie
ses contrôles sur les zones et établissements fréquentés par
les vacanciers du 1er juillet au 31 août. Dans le même temps,
elle publie sur son site internet un guide donnant toutes les informations utiles,
dont nous vous proposons quelques extraits.

La
liste des menus ou cartes du jour doit être affichée à l'intérieur
et à l'extérieur du restaurant.
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Au
restaurant
Les prix doivent être affichés
Les prix pratiqués
par les restaurants sont libres. Mais l'affichage des prix est obligatoire à
l'intérieur et à l'extérieur des établissements.
Vous devez trouver affichés
:
à l'extérieur
: la liste des menus ou cartes du jour, et ce pendant "toute la durée
du service et au moins à partir de 11 h 30 pour le déjeuner et de 18
heures pour le dîner". Doivent aussi être affichés les prix
de 5 vins, ou de 5 boissons couramment servies si le restaurant ne sert pas de vin
(arrêté du 27/03/87) ;
à l'intérieur
: des cartes et menus identiques à ceux figurant à l'extérieur
doivent être tenus à votre disposition ;
le prix net : dans les
établissements où est perçu un service, le prix affiché s'entend
taxes et services compris. La mention 'prix service compris' doit alors être
indiquée ;
boisson comprise ou non :
sur les menus, il doit être indiqué si la boisson (vin, bière, cidre,
etc.) est comprise ou non.
L'addition s'il vous plaît
!
Une note doit vous être
remise en fin de repas. Elle doit indiquer clairement la date, le nom et l'adresse
de l'établissement et présenter les prix, taxes comprises, de chacune
des prestations fournies.
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Droit et obligation du
restaurateur
Le restaurateur ne peut
interdire l'accès de son restaurant à un consommateur pour un motif
discriminatoire (religion, race, état de santé, moeurs, etc.), ou en raison
de la présence d'enfants (art. 225.1 du code pénal. Sanctions : 2 ans
de prison et/ou 30 000 E d'amende).
En revanche, il a tout à
fait le droit de compter un couvert pour chaque enfant, même si ceux-ci ne
consomment pas, à condition, bien sûr, que le prix du couvert pour
les enfants soit mentionné sur le menu ou la carte. Le restaurateur n'est pas
tenu d'accepter les animaux. S'il les accepte, il peut imposer leur tenue en laisse
dans la salle.
Enfin, de nombreux restaurateurs proposent
en semaine un menu 'tarif réduit' qui disparaît souvent à 20 h
30. Ce menu ne peut vous être refusé que si cette précision d'heure
ou de date est affichée à l'entrée du restaurant.
Les droits du client
Vous pouvez prendre un repas
même si vous êtes seul et que le restaurant
est bondé. Vous serez cependant, dans ce cas, contraint d'accepter la table
que l'on vous proposera.
Vous n'êtes pas obligé de commander de
l'eau minérale ou du vin. Vous pouvez vous contenter d'une carafe d'eau :
celle-ci est gratuite.
Le restaurateur doit :
servir des plats tels qu'ils
sont désignés à la carte ou au menu : pas de limande sole servie
pour de la sole, ni du surimi au crabe pour du véritable crabe... ;
vous rembourser les frais de
teinturier si vous êtes victime d'un incident de service ;
vous dédommager si vous
avez été victime d'un problème quelconque par suite d'une négligence
ou d'une faute du restaurateur ou de l'un de ses employés ;
en cas de vol, le restaurateur
devra vous indemniser mais uniquement si vous aviez confié vos vêtements
au vestiaire de l'établissement.
À l'hôtel
Pour enregistrer la réservation,
l'hôtelier demandera des arrhes. En effet, en hôtellerie, il est traditionnellement
question d'arrhes et non d'acompte.
Il n'existe pas de pourcentage légal
pour les arrhes, mais seulement une coutume qui est le versement de 2 ou 3 nuitées
pour les séjours supérieurs à une semaine.
Si vous devez annuler votre réservation,
vous perdez vos arrhes (sauf geste commercial de l'hôtelier).
Si l'hôtelier se désiste,
il doit vous rembourser le double de vos arrhes.
En cas de maladie ou d'accident, il
est toujours possible de tenter un accord amiable auprès de l'hôtelier,
en présentant une preuve écrite, car, hormis les cas de force majeure,
il est en droit de refuser le remboursement des arrhes.
L'hôtelier peut-il refuser
de recevoir :
les enfants ?
Non ! Un hôtelier n'a pas le droit de refuser l'accès de son établissement
aux familles accompagnées d'enfants. En effet, il tomberait sous le coup
des articles L. 225-1 à 225-4 du code pénal qui interdisent les
discriminations fondées sur l'origine, le sexe, la situation de famille, l'appartenance
à une ethnie, nation, race, religion déterminée.
Si l'hôtelier accepte
de mettre un lit supplémentaire pour un enfant dans votre chambre, il pourra
en majorer le prix ;
les célibataires ? Les célibataires
sont parfois victimes de la mauvaise volonté des hôteliers qui estiment
que, en leur louant une chambre en pleine saison, ils perdent le bénéfice
éventuel d'une ou plusieurs pensions ou demi-pensions.
Les chambres individuelles étant
rares, surtout dans les hôtels de tourisme, il peut arriver que des personnes
seules soient confrontées à ce refus de vente plus ou moins bien camouflé.
Il s'agit là aussi de discrimination du fait de leur situation de famille.
En revanche, le célibataire qui
se voit accorder une chambre de deux personnes, alors qu'il n'y a pas de chambre
individuelle disponible - cas le plus fréquent -, ne peut exiger une réduction
de prix. Mais, l'hôtelier n'a pas le droit de lui faire payer des prestations
supplémentaires sous prétexte qu'il est seul ;
les animaux ? Certains
hôteliers n'acceptent pas les animaux domestiques. Posez la question lors
de la réservation. Les guides touristiques signalent généralement
les établissements qui les acceptent.
L'hôtelier a-t-il le
droit de :
vous imposer le
petit-déjeuner ou la demi-pension (nuit + 1 repas) ? Non ! Les tribunaux
considèrent que cette pratique constitue une subordination de vente (art. L.
122.1 du code de la consommation), sanc-tionnée par une contravention de 5e
classe (1 500 E) ;
refuser de loger une troisième
personne dans la même chambre ? Oui ! L'hôtelier est en droit de
refuser. Il peut cependant l'accepter : le prix du lit supplémentaire est alors
fixé librement par l'hôtelier.
Au
café
La publicité des prix
L'affichage est
obligatoire à l'intérieur et à l'extérieur des établissements. Vous devez
trouver affichés :
à l'extérieur
: la liste des boissons et denrées les plus courantes, avec leur contenance
et leur prix toutes taxes et service compris, au comptoir et en salle (café
noir, 'demi pression', bière en bouteilles, jus de fruit, soda, eau minérale,
apéritif anisé, plat du jour, sandwich) ;
à l'intérieur :
le prix et la contenance de la totalité des consommations, sur un document
exposé à la vue du public et directement lisible.
La note
Les cafetiers sont tenus
de vous remettre une note au-dessus de 15,24 E. Mais, si vous la demandez, il doit
vous la remettre, même pour un montant inférieur.
Les cafetiers n'ont pas le
droit :
de refuser de vous
servir un simple café en terrasse ;
de vous apporter un demi-litre
de bière si vous avez demandé un 'demi', car le 'demi' français
correspond à 25 cl (cette mesure est en fait le demi-setier parisien) ;
de refuser de changer votre
consommation si celle qui vous a été proposée n'est pas suffisamment
fraîche ou chaude ;
de refuser de rembourser vos
frais de teinturerie si vous avez été taché à cause du service.
Les cafetiers ont le droit
de vous refuser :
de vous vendre des
cigarettes (sauf, bien sûr, s'il s'agit d'un débit de tabac). S'ils vous
en vendent, ils sont en droit d'en augmenter le prix réglementé ;
de téléphoner
sur leur téléphone privé ou professionnel (ce n'est pas un service
obligatoire) ;
d'accéder au téléphone
et aux toilettes si vous ne consommez pas dans l'établissement ;
le verre d'eau 'gratuit'.
Sachez que le prix des communications
téléphoniques passées dans un café est librement fixé par
le cafetier, à charge pour lui d'afficher précisément ce prix.
Pour en savoir plus, vous pouvez
retrouver le dossier complet sur :
http://www.dgccrf.bercy.gouv.fr/documentation/ete_2010/index.htm