Comment lutter contre les mauvais payeurs ?
En réponse à votre information dans un
précédent courrier des lecteurs à propos d’une société allemande qui aurait
laissé une importante facture impayée à un hôtelier, je voulais donner ma
politique pour éviter ce genre de désagrément.
Quand les hôteliers en auront assez d’avoir des impayés, ils feront comme aux
USA ou dans beaucoup de pays européens où la réservation est impossible sans un
règlement anticipé.
Comment cet hôtelier a-t-il accepté un groupe sans 50 % du règlement à la
réservation et le solde à l’arrivée du groupe ?
Mais en France le tabou de ne pas parler d’argent a encore la vie dure.
Moyennant quoi, quand on demande le numéro de carte de crédit à un Français,
c’est un viol…
Nous avons notre hôtel depuis 7 ans. Nous venions de la restauration où l’impayé
n’existe pas ou rarement.
Choqués par le nombre de clients indélicats au retour d’un voyage aux USA, nous
avons décidé d’appliquer la même politique de paiement anticipé.
1° Pas de réservation garantie, sans numéro de carte de crédit par fax signé
(car des petits malins annulent les règlements de retour chez eux).
2° À l’arrivée du client, règlement de la totalité du séjour avec signature de la
facture pour éviter toutes contestations des mêmes petits malins.
3° Au départ du client, pas de stress pour tout le personnel qui peut se
consacrer à aider le client en départ et surtout pour chercher un taxi qui est
une denrée très rare le matin.
Les notes de téléphone sont aujourd’hui quasi inexistantes car la majorité des
clients ont un portable ou communique par mail.
Il ne reste que quelques petits-déjeuners mais la note ne sera jamais aussi
salée que celle perdue par l’hôtelier qui a écrit.
Depuis la mise en place de cette politique, nous avons 0 % d’impayés. Faites le
savoir.
Quand nous expliquons à nos confrères notre politique, ils hésitent. Tant pis
pour eux, le travail est trop difficile aujourd’hui pour encore perdre de
l’argent à cause de mauvais payeurs.
(Hôtel La Serre ** par courriel)