Dictionnaire de la viande
G

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GA Galinette
  Galinette à biftecks
  Gambette
  Gandin(e)
  Garbure
  Gardiane (à la)
  Garenne (lapin de)
  Gargot
  Garitaine
  Garnir
  Garniture
  Gascon
  Gasconne
  Gastrique
  Gastronome
  Gastronome (à la)
  Gastronomie
  Gâteau du boucher
  Gaule
  Gauloise (à la)
  Gavage
GE Gélatine
  Gélatiner
  Gélatineuse
  Gelin
  Génisse
  Gésier
GI Gibelotte
  Gibelotte (en)
  Gibier
  Gigolette
  Gigot
  Gîte à la noix
  Gîte de derrière
  Gîte de devant
GL Glaçage
  Glace
  Glacer à chaud
  Glacière
  Glandes
  Glène
  Globe
GN Gnaegi
GO Gobet
  Godard (à la)
  Goret
  Gosselin
  Gouge
  Goulache
  Gourmand
  Goutte de sang (cuire à la)
GR Grain
  Graisse animale
  Graisse normande
  Graisser
  Grammont
  Grand-mère (à la)
  Grand veneur
  Granuleuse
  Gras
  Gras (au)
  Gras (très)
  Gras de col
  Gras déployé
  Gras double
  Grasse
  Gratter
  Grattoir
  Grenadin
  Griffe
  Gril
  Grillade
  Grillée
  Griller
  Gris
  Grive
  Grivette
  Groin
  Gros
  Gros bout de poitrine
  Gros d’aloyau
  Gros d’épaule
  Gros du flanchet
  Grosse croisure
  Grotton d’épaule
  Grotton de poitrine
  Grumeau mince et épais
GU Guerlette
  Guiche
  Guillotine à foie gras
  Guite

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Abondance

Qualifie de façon technique et nominative la partie du tende-de-tranche voisine du gîte dans la région de Nîmes.

Autre appellation employée pour désigner la hampe dans la région de Marseille.

Autre appellation employée pour désigner le jambonneau de derrière dans la région de Lille.

Agneau ou agnelle de très belle présentation et de qualité parfaite.

Potée consistante d’origine béarnaise, faite de pain de seigle, de chou, de légumes de saison, de haricots frais ou secs, de lard et de confit d’oie ou de canard.

Abats (foie, rognons, etc.) et pièces de boucherie préparés à l’étouffée au vin rouge.

Ragoût de bœuf ou de taureau à l’ail, au lard, aux oignons, aux olives, aux tomates et au vin rouge.

Mammifère rongeur sauvage appartenant à la famille des léporidés, vivant le plus souvent en groupes sociaux de deux à dix individus dans les régions mamelonnées et boisées riches en fourrés et en taillis, voire à proximité des terrains de cultures maraîchères. Il entre dans la catégorie des gibiers à poil (1 kg / 1,2 kg environ lapine / lapin), au pelage gris fauve plus ou moins foncé, suivant les lieux de son habitat. Il a une chair moins estimée que celle du lièvre, malgré une valeur savorique d’un précieux apport pour la composition des farces nécessaires à la fabrication des pâtés et des terrines de gibier.
Il est apprêté entier ou détaillé en morceaux, bardé ou piqué de fins lardons, selon les mêmes recettes que le lapin domestique et le lièvre (en blanquette, farci, en gibelotte, en papillote, rôti, sauté chasseur, etc.).

Découpeur et grossiste en viande de porc (carcasses et pièces).

Feuille à long manche utilisée pour la fente des porcs.

Ensemble formé par les poumons et le cœur du porc.

Disposer sur un plat de service, au moment du dressage, à côté ou autour de l'élément principal, le (ou les) accessoire(s) de la garniture d'accompagnement (assaisonnement, légumes, verdure décorative, etc.).

Accompagnement simple ou composé (abats, bouquetière, champignons diversement apprêtés, croustades garnies, croûtons, jardinière, légumes frais, lardons, pâtes alimentaires, petits oignons grelots, riz pilaf, rondelles ou quartiers de citrons, etc.), qui accompagne la pièce principale d’un plat (gibier, viande, volaille, etc.), en relève le goût ou complète sa décoration, servi en même temps, à part ou autour, en bouquet, et, quelquefois, dans une sauce.

Préparation à base de légumes (carotte, céleri-branche, oignon, poireau, tomate, etc.), d’aromates (ail, baies de genièvre, basilic, clou de girofle, laurier, persil, thym, etc.) et de jambon cru (ou de lard maigre), généralement détaillés en petits dés (d’un centimètre de section environ) et fondus au beurre.
Elle entre dans la confection de certains fonds et sauces (espagnole, madère, etc.) ou sert à accommoder des ragoûts de gibier ou de viande, pour en relever le parfum et la saveur, et est retirée au moment du service, pouvant être également utilisée pour une marinade.
(syn. : mirepoix)

Préparation qui compose l’intérieur d’une pièce à farcir (lapin domestique, porcelet désossé, volaille, etc.).

Race porcine rustique, à bonne conformation bouchère, au pelage entièrement noir, avec des épis de soie dure sur la ligne dorsale, originaire du Nebouzan, petit pays du piémont pyrénéen enclavé entre l’Armagnac, le Comminges et la Lomagne, majoritairement présente dans la moitié nord du département des Hautes-Pyrénées, aux mensurations honorables (taille moyenne : 0,75 m à hauteur de garrot - 1,20 m de longueur de corps, pour un poids approximatif de 150 kg).
L’espèce est appréciée pour sa rusticité, sa vigueur et sa faculté d’adaptation aux variations climatiques, éminemment réputée pour la qualité remarquable de sa viande (la présence d’un persillé important la rendant plus savoureuse et plus juteuse) et sa capacité de production d’un lard ferme et goûteux.

Race bovine à viande, à bonne conformation bouchère, à la robe uniforme d’un gris argenté (vache), plus foncée avec des parties très brunes (taureau), café au lait (veau), originaire du Gers, de l’Ariège et de la Haute-Garonne et présente dans plusieurs départements des régions Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées, aux mensurations moyennes (1,35 m / 1,45 m au garrot, pour un poids moyen de 550 - 700 kg / 800 - 950 kg vache / taureau).
L’espèce est appréciée pour sa rusticité et sa capacité d’adaptation aux variations climatiques, sa fertilité, son aptitude au vêlage et sa longévité, son peu d’exigence en nourriture et son excellent potentiel d’allaitement, éminemment réputée pour la qualité, le parfum et la tendreté de sa viande, au grain très fin et à l’excellente saveur persillée.
Elle est susceptible d’être consommée en grillade, rôtie ou en sauce.

 

Réduction de vinaigre blanc et de sucre cuite, éventuellement avec divers condiments, jusqu'à l’évaporation presque complète du liquide et l'obtention d'une couleur blonde, de saveur sucrée-amère-acide, entrant dans la préparation des sauces destinées à accompagner certains apprêts salés aux fruits (canard à l’orange, canard à l’ananas, porc aux pruneaux, etc.).

« […] Celui qui, riche de savoir et d’expérience en ce qui touche l’alimentation humaine, et soucieux de ne point altérer sa santé, recherche une jouissance qui, aux satisfactions papillaires normalement liées au besoin matériel de se nourrir, en associe d’autres d’un ordre plus élevé, cette jouissance étant d’autant plus vivement ressentie qu’elle est partagée par des commensaux dans une ambiance agréable. »
(Vincent Bourrel, « Conférence de la Gastronomie et des Gastronomes à Tokyo », in « Revue Culinaire »)

Apprêt de volaille farcie et poêlée, garnie de petites truffes pochées, de marrons et de morilles au beurre, agrémentée de crêtes et de rognons de coq, nappée d’un déglaçage au champagne et à la demi-glace relevée d’essence de truffe.

Apprêt de ris de veau poêlé, garni de petites truffes pochées, de marrons et de morilles au beurre, agrémentés de crêtes et de rognons de coq, nappé d’un déglaçage au champagne et à la demi-glace relevée d’essence de truffe.

« […] Ensemble des principes que doit observer celui qui entend porter au degré le plus élevé les joies de la table et des règles auxquelles il doit se soumettre pour obtenir ce résultat. »
(Vincent Bourrel, « Conférence de la Gastronomie et des Gastronomes à Tokyo », in « Revue Culinaire »)

Qualifie de façon technique et nominative le milieu du plat de côtes dans la région de Troyes.

Crochet de fer qui sert à accrocher les viandes à l’étal.

Consommé de volaille légèrement tomaté, garni de crêtes et de rognons de coq détaillés en dés et de royale de maigre de jambon, le tout éventuellement lié au jaune d’œuf.

Garniture composée d’un salpicon de champignons de couche et de truffes, de crêtes frites et de rognons de coq détaillés en dés, le tout mouillé par un fond de cuisson déglacé au vin blanc sec.
Elle est destinée à accompagner les petites pièces de boucherie et les volailles dépecées.

Action consistant à introduire dans l’œsophage de certaines volailles destinées à la production de foie gras (canards, oies), en vue de les engraisser rapidement, des aliments concentrés en quantités élevées.

Substance protéinique incolore, inodore et sans saveur, d’origine animale ou végétale, extraite des os et des cartilages des animaux terrestres (mammifères ou volailles) ou marins (poissons) ou de certaines algues.
Commercialisée sous forme de feuilles translucides ou de poudre, elle s’amollit dans l’eau froide, se dissout dans un liquide chaud et se solidifie en gelée en refroidissant.
Elle est utilisée comme liant pour rendre une préparation plus consistante, préparer des gelées de glaçage, d’enrobage et de remplissage, ou recoller des morceaux de viande cuite.

Ajouter de la gélatine en feuilles ou en poudre dans une préparation relativement chaude, pour lui donner une consistance plus ferme après son refroidissement.

Qualifie de façon technique et descriptive l’aspect et la texture « tactile » de la matière protidique albuminoïde obtenue par l’action prolongée de l’eau bouillante sur le collagène des tissus de soutien des animaux (os, cartilages, couennes, tissus conjonctifs).

Jeune bœuf, dont la conformation est comparable à celle d’une génisse de boucherie.

Jeune femelle de l’espèce bovine entre le sevrage et le premier vêlage (l’appellation reste toutefois utilisée lorsqu’à l’issue de celui-ci l’animal est engraissé pour la boucherie), abattue entre vingt-quatre et trente-six mois, recherchée pour le rendement et la finesse de sa viande qui est souvent supérieure à celle du bœuf.
(syn. : taure)

Deuxième poche digestive d’une volaille (principalement canard et oie), assurant le broyage des aliments grâce à son épaisse paroi musclée et aux petits cailloux qu’elle contient, à chair ferme et assez fade.
Fendue en deux, débarrassée de sa membrane intérieure et de ses matières en digestion et dégorgée, elle est généralement confite dans la graisse éponyme, avant d’être consommée chaude ou froide, sautée à la poêle avec une pointe d’ail, des champignons ou de petites pommes de terre, en accompagnement de certains éléments ou préparations (chou étuvé, lentilles, pâtes fraîches, salades composées, etc.), avec un cassoulet ou en garbure, voire dans un ragoût d’abattis.

Fricassée de lapin (de garenne, en principe), préparée avec des lardons, des petits oignons grelots et un bouquet garni, et mouillée de bouillon, de vin blanc ou de vin rouge, auquel on ajoute des champignons en cours de cuisson et le foie du lapin pilé à la fin.

Apprêt (lapin domestique ou de garenne, poulet, etc.) préparé en fricassée au vin blanc ou rouge.

Chair comestible de certains animaux à plume (alouette, bécasse, bécassine, becfigue, caille, canard colvert, faisan commun, ortolan, palombe, perdreau, perdrix grise et rouge, pigeon ramier, etc.) ou à poil (biche, cerf, chevrette, chevreuil, lapin de garenne, lièvre, marcassin, sanglier, etc.), vivants à l’état sauvage et tués à la chasse à périodes fixes (en automne et au début de l’hiver, durant la période d’ouverture), d’élevage ou d’importation (sous forme congelée, surgelée ou en conserves), dotée d’un arôme parfumé et puissant qui s’accentue avec l’âge, cuisinée faisandée ou non, souvent après avoir été marinée, grillée, rôtie ou sautée, en civet, en daube, en pâté, en ragoût ou en terrine.

Préparation de la cuisse de dinde ou de dindonneau consistant à désosser et éventuellement à barder et ficeler le haut de cuisse.
(syn. : gigue)

Membre postérieur de l’agneau ou du mouton, longtemps appelé « jambe de derrière », composé des muscles qui entourent le tibia, le fémur et une moitié du coxal (os du bassin dénommé aussi « quasi »).
Il s’agit soit de la cuisse seule (ou gigot raccourci), (2,2 kg environ par demi-carcasse), ou de la cuisse et de la selle (ou partie haute de la hanche dans son prolongement), (2,8 kg environ par demi-carcasse), avec un manche fin, une chair rosée, ronde, charnue, tendre et goûteuse, et une graisse de couleur bien blanche.
Il est parfois désossé et détaillé en rouelles avec os, pour être grillé ou poêlé, mais le plus souvent conservé entier, exceptionnellement les deux gigots encore attachés ensemble (culotte ou gigot double), pour être poché ou rôti, voire découpé en cubes pour confectionner des brochettes ou une poêlée à la minute.

Agneau : gigot Agneau : gigot raccourci
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Photos : Laurent Rouvrais

Par extension, pilon et cuisse de dinde ou de poularde avec peau, réunis, bardés et ficelés, formant un morceau à braiser ou à rôtir, éventuellement farci.

Morceau de viande de bœuf à cuisson lente, relativement ferme, formé de deux muscles (le long vaste et le rond de gîte) situés dans la partie postérieure et externe de la cuisse de l’animal entre la culotte et la tranche grasse (6,5 à 7 kg environ par demi-carcasse), le plus souvent cuisiné braisé ou en pot-au-feu, mais parfois utilisé pour la découpe de brochettes ou de rôtis de deuxième choix, voire la préparation de steaks tartares (à raison de 200 g par personne).

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Photo : Laurent Rouvrais

Morceau de viande de bœuf à cuisson lente, charnu, moelleux et gélatineux, particulièrement savoureux, correspondant aux muscles de la jambe qui s’insèrent dans la patte postérieure de l’animal entre la charolaise et la crosse, doté d’un os riche en moelle.
Il est utilisé désossé dans le bœuf mode, le bourguignon, les daubes, l’estouffade, le pot-au-feu et autres ragoûts, ou en bifteck, après avoir été paré et débarrassé de son muscle central (à raison de 200 g par personne).
(syn. : gîte-gîte, jarret)

Bœuf : gîte arrière

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Morceau de viande de bœuf à cuisson lente, charnu, moelleux et gélatineux, particulièrement savoureux, correspondant aux muscles de l'épaule qui s’insèrent dans la patte antérieure de l’animal entre la charolaise et la crosse, doté d’un os riche en moelle.
Il est utilisé désossé dans le bœuf mode, le bourguignon, les daubes, l’estouffade, le pot-au-feu et autres ragoûts, ou en bifteck, après avoir été paré et débarrassé de son muscle central (à raison de 200 g par personne).
(syn. : jarret, trumeau)

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Photo : Laurent Rouvrais

Action consistant à donner un fini lisse et brillant à un gibier, une viande ou une volaille, en train de cuire ou cuit(e), en le (ou la) nappant de glace, en l’arrosant régulièrement de fond ou de jus de cuisson ou en le (ou la) couvrant de gelée.

Technique consistant à asperger ou à plonger un produit alimentaire congelé dans de l’eau douce froide dans le but de le recouvrir d’une pellicule de glace destinée à le protéger de la déshydratation et de l’oxydation.

Préparation culinaire très concentrée, légèrement sirupeuse, fortement sapide et parfumée par l’ingrédient principal qui lui donne son nom spécifique (glace de gibier, glace de veau, glace de volaille), obtenue en faisant réduire lentement et régulièrement un fond blanc ou brun non lié jusqu’à l’évaporation quasi-totale de son mouillement.
Elle est employée en très petite quantité pour corser une sauce, pour napper une préparation devant « glacer » au four ou, enrichie d’ingrédients divers, pour constituer elle-même une sauce.
(Diluée dans de l'eau, la glace redevient rapidement un fond ou un fumet, avec les mêmes usages.)

Arroser régulièrement de fond ou de jus une préparation en cours ou en fin de cuisson au four, afin de lui donner un bel aspect brillant sur le dessus.
(syn. : lustrer)

Faire réduire une préparation crémeuse ou liquide jusqu’à ce qu’elle atteigne une consistance de glace.

Soumettre brièvement à l’action d’un feu ardent (four, gril ou salamandre) une préparation salée (ou sucrée) cuite, nappée d’une sauce contenant du beurre frais fouetté ou de la crème réduite avec le fond de sauce, des jaunes d’œufs, de la hollandaise ou un sabayon, afin qu’elle se couvre d’une fine pellicule blonde et brillante, sans que la sauce ne se décompose.

Meuble à refroidir les viandes, composé de matières isolantes comportant deux compartiments, l’un pour la glace, l’autre pour les viandes, apparu vers le milieu du XIXe siècle et aujourd’hui remplacé par le frigo à froid artificiel.

Organes ayant pour fonction d’élaborer certaines substances et de les déverser soit à l’extérieur de l’organisme (glandes sudoripares, glandes mammaires), dans une cavité naturelle du corps (glandes digestives de l’estomac ou de l’intestin), dans le sang ou la lymphe (glandes endocrines), généralement par l’intermédiaire d’un canal excréteur (foie, ovaires, pancréas, testicules, etc.).
Ils sont prélevés dès l’abattage des animaux de boucherie, immédiatement congelés entre - 15 °C et - 25 °C, puis adressés vers les laboratoires pharmaceutiques pour être traités en vue d’utilisations ultérieures en opothérapie.

Viande de boucherie flasque et de très mauvaise qualité.

Partie de la carcasse d’un bovin constituée par les trois pièces suivantes : la tranche (tende-de-tranche, dessus de tranche, poire, merlan, araignée, fausse araignée), la tranche grasse (rond de tranche grasse, plat, mouvant, nourrice) et la semelle (gîte à la noix, rond de gîte à la noix, nerveux de gîte), soit la cuisse de l’animal sans la jambe, ainsi dénommée parce qu’elle présente, à peu près, la forme du corps sphérique éponyme (31,5 kg environ par demi-carcasse).

Qualifie de façon technique et nominative différentes parties salées de viande de porc (groin, jambonneau, queue, oreilles), quand elles sont cuites avec certains légumes (choux, haricots verts séchés, raves en compote).

Qualifie de façon technique et nominative tout morceau de viande détaché d’une carcasse difficile à vendre (chute ou talon).

Garniture composée de ris d’agneau braisés et glacés (ou de veau piqués et braisés), de crêtes frites et de rognons de coq détaillés en dés, de têtes de champignon de couche cannelées, de lames de truffe, de petites et de grosses quenelles de volaille, nappée d’une sauce au champagne ou au vin blanc sec et d’une mirepoix de légumes au jambon.
Elle est destinée à accompagner les grosses pièces de boucherie et les volailles bien en chair (dinde, poularde, etc.).

Jeune porc, mâle ou femelle, qui tête encore sa mère.

Veau mort-né.

Instrument composé d’une lame incurvée en acier inoxydable (180 mm de longueur - 15 mm de largeur), tranchante uniquement à son extrémité, et d’un court manche en plastique noir.
Il est utilisé pour enlever le fémur d’un jambon sans l’ouvrir.

Spécialité d’origine hongroise, à base de culotte de bœuf (quelquefois de viande rouge de dinde) coupée en morceaux réguliers, d’oignons débités en rondelles, et de tomates pelées, épépinées et détaillées en quartiers, assaisonnée le plus souvent d’ail écrasé, d’un bouquet garni, de paprika de qualité (de préférence du « noble rose hongrois »), de sel et de poivre, parfois de cumin, de marjolaine et de muscade, mouillée à hauteur de fond de veau clair, puis portée à ébullition, avant de mijoter doucement, à couvert, pendant plusieurs heures dans un chaudron spécial appelé « bogracs », servie très chaude avec des pommes de terre cuites à la vapeur.

Autre appellation employée pour désigner le cuisseau de veau, sans le jarret, dans la région de Nîmes.

Autre appellation employée pour désigner la selle de gigot dans la région de Nîmes.

Degré de cuisson d'une viande blanche, grillée, poêlée ou rôtie, plus poussé que « rosé », bien marqué en surface et dans l’entre-deux, tandis que le cœur n’est plus qu’une veine étroite d’où perle la fameuse sécrétion éponyme : 50 °C à 55 °C à cœur (durée de cuisson pour un morceau de 200 g : 1 min. ½ de chaque côté).

Qualifie de façon technique et descriptive la structure et la plasticité plus ou moins nuancées d’une viande, évaluées de façon tactile à la pulpe d’un doigt aguerri.

Substance onctueuse, de peu de consistance, obtenue par la fonte et la clarification des tissus adipeux ou des graisses sous-cutanées (lard, panne, rognons, saindoux, etc.) de certains animaux (bœuf, canard, oie, mouton, porc, veau, volaille), ou par le barattage de la crème de lait pasteurisée ou non et maturée.
Elle est définie chimiquement comme un corps gras et physiologiquement comme un lipide, qui fond entre 20 °C et 50 oC, généralement très inflammable, insoluble dans l'eau et visqueuse au toucher, qui fond à basse température et sert de matière grasse en cuisine.

Graisse de rognons de bœuf fondue avec des légumes et des herbes aromatiques, utilisée en friture et dans la soupe à la graisse.

Enduire d’un corps gras (beurre, huile, margarine, etc.) l’intérieur d’un récipient, la surface d’un papier sulfurisé ou d’une plaque de cuisson, le fond et les parois d’un moule, à l’aide d’un pinceau à dorure, d’une cuillère ou d’une spatule en bois, avant d’y déposer une préparation, de manière à ce que celle-ci n’attache pas pendant la cuisson, ou pour la démouler plus facilement après la cuisson.
(syn. : beurrer, huiler)

Oindre de saindoux une pièce à paner.

Apprêt de poularde pochée, dont on a levé les suprêmes et retiré les os du coffre, garnie de filets de mauviette, de têtes de champignon, de crêtes et de rognons de coq, liés avec une béchamel parfumée à l’essence de truffe, sur lesquels on a déposé les filets détaillés en aiguillettes. Pour finir, le plat est nappé de sauce suprême, parsemé de parmesan et gratiné au four.

Garniture composée de petits oignons grelots glacés à brun, de dés de lard maigre blanchis, puis rissolés, et de tranches de pain de mie découpées en forme de losanges ou de rectangles, puis bien dorées, souvent complétée de champignons de couche détaillés en quartiers, puis sautés, et de petites pommes de terre rissolées.
Elle est destinée à accompagner les petites et les grosses pièces de boucherie, ainsi que les volailles.

Qualifie de façon technique et nominative une petite ou une grosse pièce de gibier à poil rôtie ou sautée, nappée d’une sauce poivrade additionnée de gelée de groseille et de crème fraîche, parfois avec le sang de l’animal, et le plus souvent accompagnée de purée de marron.

Qualifie de façon technique, descriptive et critique, la texture d’une viande en bouche, quand les fibres de celle-ci s’organisent en une structure plus ou moins désordonnée, pour conférer au morceau dégusté un grain grossier, sec et sans liant.

Partie grasse d’une viande (tissus adipeux) par opposition au maigre, dont la couleur à l’état cru (blanc nacré, blanc cassé, jaune clair, jaune) peut s’avérer déterminante sur l’acte d’achat du consommateur.

Qualifie de façon technique, descriptive et qualitative l’état d’engraissement d’un mouton ainsi défini : « Un manteau de graisse assez épais recouvre entièrement la carcasse ; sur les membres, la couche est moins importante. Sur la face interne de la cage thoracique, quelques légers amas de graisse, dits grappés, peuvent apparaître. Les muscles entre les côtes peuvent être infiltrés de graisse. De plus, le rognon est très enveloppé. Pour les brebis, le manteau de graisse et la masse de grappés peuvent être plus importants. »

Qualifie de façon technique, descriptive et qualitative l’état d’engraissement d’un veau ainsi défini : « Les graisses de couverture sont légèrement excédentaires. Dans l’ensemble, le gras recouvre toute la carcasse. »

Appareil, farce ou sauce, à base de viande ou de bouillon de viande.

Qualifie de façon technique, descriptive et qualitative l’état d’engraissement d’un mouton ainsi défini : « Un manteau de graisse très épais recouvre la carcasse marquée à différents niveaux par des amas graisseux. Sur la face interne de la cage thoracique se forment des amas de graisse, dits grappés; entre les côtes, les muscles sont très infiltrés de graisse. De plus, le rognon est enrobé dans une masse importante de graisse. »

Qualifie de façon technique, descriptive et qualitative l’état d’engraissement d’un veau ainsi défini : « Les graisses de couverture sont nettement excédentaires. »

Morceau de gras assez ferme prélevé sur l’échine du porc.

Qualifie de façon technique, descriptive et laudative, l’impression olfactive générale, puissante et complexe, mettant en exergue les différentes flaveurs présentes dans les graisses de constitution, exhalée par une viande d’agneau ou de mouton, à l’état cru.

Préparation de triperie composée des parties les plus épaisses de la panse du bœuf ou des quatre estomacs de l’animal (bonnet, caillette, feuillet, panse), qui ont été échaudé(e)s, nettoyé(e)s à fond, précuit(e)s à l’eau (quatre ou cinq heures), roulé(e)s à chaud pour qu’ils (elles) s’agglomèrent en forme de pain, puis refroidi(e)s, découpé(e)s en tranches fines.
Elle est accommodée aussi bien frite, grillée, en meurette qu’en blanquette, ou longuement braisée avec des légumes, des oignons et des tomates (à raison de 200 g par personne) et doit être toujours servie très chaude et dans une assiette brûlante, faute de quoi, elle donne une désagréable impression de figer au palais.

Qualifie de façon technique, descriptive et critique, la « jutosité » d’une viande en bouche, quand la mastication fait ressortir une sensation de succulence amoindrie par des notes de gras prédominantes.

Enlever les matières impropres à la consommation des abats (boyaux, pieds, têtes, etc.).

Récupérer la chair restante sur les os et les carcasses d’une volaille, en les raclant à l’aide d’un couteau d’office.

Instrument servant à gratter les ais de bois sur lesquels le boucher (ou le boucher-charcutier) travaille ses viandes.

Petite tranche de viande de veau de première catégorie, détaillée dans le filet mignon, la noix ou la noix pâtissière de l’animal, ronde, plus ou moins épaisse et peu large (5 à 7 cm de diamètre - 1,5 à 2 cm d’épaisseur environ), pesant 75 à 100 g, entourée d’un bracelet de barde sur le côté et piquée de deux lardons en forme de croix sur chaque face, le plus souvent grillée à feu vif ou poêlée au beurre, cuite à point, voire braisée.
(syn. : médaillon, mignon, noisette, tournedos)

Morceau de viande de bœuf à cuisson lente situé dans le quartier avant de l’animal, correspondant au muscle superficiel appelé « mastoïdo-huméral » reliant l’épaule au collier (0,3 kg environ par demi-carcasse), assez plat.
Vendu partiellement dégraissé, il est le plus souvent cuisiné en braisé, en pot-au-feu sans os, associé à d’autres morceaux plus gras ou plus moelleux, ou en ragoût (à raison de 200 g par personne).

Ustensile de cuisine formé d’une carrosserie en acier inoxydable et de deux grilles métalliques parallèles, réunies par une charnière et entre lesquelles on emprisonne les aliments à griller.
Il peut aussi être fait d’une simple plaque rainurée en fonte, voire de tôle placée en contact direct avec le brûleur d’une cuisinière.

Manière d'apprêter certaines pièces de viande (brochette, côte, côtelette, entrecôte, steak, etc.) en les faisant cuire à chaleur vive, à la vue du public.

Morceau de viande de bœuf à cuisson rapide, marbré d’un fin réseau de filaments graisseux, diététique, tendre et savoureux, facile à digérer, pris dans l’araignée, la bavette, l’entrecôte, la hampe, le merlan, l’onglet ou la poire (1,5 à 3 cm d’épaisseur), grillé à feu moyen (barbecue ou gril) ou poêlé comme une escalope, pané ou farci, voire préparé en paupiette, le plus souvent servi accompagné de pommes de terre frites ou de légumes revenus à la poêle avec un beurre composé ou une sauce (béarnaise, Choron, etc.) (à raison de 150 à 200 g par personne).

Morceau de viande de porc entrelardé, plat, aux fibres longues, tendre et savoureux, facile à digérer, pris le long de la palette ou du carré de côtes (400 à 500 g par demi-carcasse environ), nécessitant d’être émincé en l’ouvrant dans sa partie la plus épaisse, grillé à feu moyen (barbecue ou gril) ou poêlé comme une escalope, pané ou farci, voire préparé en paupiette (à raison de 150 à 200 g par personne).

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Photo : Laurent Rouvrais

Qualifie de façon technique, descriptive et laudative, l’impression olfactive générale, riche, puissante et évocatrice, mettant en exergue une note empyreumatique (café, caramel, châtaigne), exhalée par une viande d’agneau ou de mouton, à l’état cuit.

Saisir sur feu vif, par rayonnement ou par contact (barbecue, braises de charbon de bois ou de sarments de vigne, gril, pierre plate, plaque de fonte, poêle en fer, etc.), avec peu ou pas de corps gras, certains aliments (abats : cœur, foie, rognons, etc. ; viandes de première catégorie : côtes filet, premières ou secondes, gigot (agneau, mouton) ; biftecks, entrecôtes et côtes (bœuf) ; côtes dans le carré, l’échine, le filet ou le travers (porc) ; côtes raccourcies et découvertes (veau) ; volailles : magrets de canard, coquelet, dindonneau, jeune poulet, pigeon, etc.) et les faire cuire entiers ou détaillés en filets, en morceaux ou en tranches assez gros(ses) ou, s’ils sont enfilés sur des brochettes, taillés en cubes réguliers, en les laissant colorer légèrement.

Qualifie de façon technique, descriptive et critique, l’aspect de la viande d’agneau, de mouton ou de veau cuite, quand celle-ci est dépigmentée au niveau de la zone de croûtage, variant du gris clair au brun.

Petit oiseau passériforme appartenant à la famille des turdidés, dont quatre espèces (grives draine, litorne, mauvis, musicienne) vivent en France, le plus souvent solitaire, aussi bien en forêts que dans les sites bocagers assez ouverts, voire dans les espaces verts des villes, entrant dans la catégorie des gibiers à plume (80 à 120 g environ), au pelage généralement brun et gris identique chez le mâle et la femelle, recherché pour la qualité de sa chair délicate et succulente.
Il est préparé braisé à la cocotte, en papillote ou rôti à la broche, entouré d’une large et fine tranche de lard de poitrine pour le protéger des à-coups de chaleur et lui éviter de se dessécher, voire d’une feuille de vigne, mais non vidé (exception faite du gésier, du jabot et des yeux), les intestins gras se résorbant durant la cuisson et communiquant au volatile un goût agréable et bien particulier.
Il peut être servi sur canapé, accompagné de genièvre ou de grains de raisin, ou rempli d’une farce, (à raison de deux grives par personne), ou encore faire l’objet de pâtés et de terrines.

Race ovine rustique, à bonne conformation bouchère (16 - 17 kg de carcasse, sans gras, par agneau de trois à quatre mois), originaire du Bas-Dauphiné, présente dans le Dauphiné, le Massif Central et les Vosges, aux mensurations respectables (taille moyenne au garrot, pour un poids approximatif de 65 kg / 100 kg brebis / bélier), appréciée pour sa bonne prolificité naturelle et son aptitude au désaisonnement, sa capacité laitière et les mérites gustatifs de sa viande.

Lèvre supérieure du porc ou du sanglier, épaisse et soutenue par un cartilage, utilisée par l’animal pour la recherche d’aliments dans le sol.

Commerce par grandes quantités (gibiers, viandes, volailles, etc.) effectué par différents opérateurs (abattoirs industriels, mandataires, commissionnaires, etc.).

Morceau de viande de bœuf à cuisson lente, entrelardé et savoureux, comprenant les trois muscles pectoraux (pectoral transversal, pectoral descendant, pectoral ascendant) séparés par deux ou trois couches cartilagineuses, situé à la pointe du sternum de l’animal (4 kg environ par demi-carcasse).
Il est utilisé le plus souvent désossé et dégraissé, braisé ou poché (à raison de 150 à 200 g par personne).

Copyright CIV

Photo : Laurent Rouvrais

Autre appellation employée pour désigner le rumsteck dans la région de Lille.

Autre appellation employée pour désigner la macreuse dans la région d’Agen.

Qualifie de façon technique et nominative la partie supérieure de la tranche grasse dans la région de Lille.

Qualifie de façon technique et nominative le gros bout et le milieu de poitrine de bœuf dans la région de Lille.

Qualifie de façon technique et nominative le jumeau, la macreuse et une partie du milieu du paleron dans la région de Lyon.

Autre appellation employée pour désigner le gros bout de poitrine dans la région de Lyon.

Autre appellation employée pour désigner la pièce parée dans la région de Marseille.

Vieille brebis.

Dépôt sanguin résultant d’un choc ou d’un coup et s’étalant à l’intérieur d’un muscle ou dans les espaces inter-musculaires d’un animal de boucherie, dont le boucher doit impérativement faire le prélèvement.

Fil en acier chromé monté sur deux tiges à ressort, elles-mêmes fixées sur un socle en polyéthylène marbré (365 mm de longueur, 270 mm de largeur, 20 mm d’épaisseur) pour faciliter son utilisation, employé pour couper le foie gras (hauteur de coupe maximum : 105 mm, largeur de coupe maximum : 220 mm).

Autre appellation employée pour désigner le gîte de devant et le gîte à la noix dans la région d’Agen.



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