Dictionnaire de gestion
H et I
Cliquez sur le mot pour atteindre la définition |
|
|
|
|
|
Opérations comptables destinées à améliorer de façon artificielle la
présentation d'un bilan.
Equivalent : window dressing (traduction officielle publiée Journal Officiel
du 2 avril 1987).
Augmentation des ventes.
Analyse : plusieurs causes peuvent expliquer cet accroissement.
Causes internes à l’entreprise :
* embellissement des locaux rendant l'établissement plus attractif,
* création d'une animation particulière temporaire ou permanente,
* hausse des prix,
* meilleure mise en valeur des produits proposés,
* meilleure prise en compte des attentes des clients…
Causes externes à l’entreprise :
* évolution favorable des taux de change,
* manifestations sportives, culturelles organisées autour de
l'établissement,
* évolution favorable du trafic-auto-routier, aéroportuaire, ferroviaire,
* vacances scolaires pour un établissement saisonnier,
* disparition du ou des concurrents…
Société dont l'objet social est de détenir des participations dans le
capital social d'autres sociétés.
Illustration : la Holding Bistrot Bis qui contrôle les restaurants Bistro &
Cie, est une structure qui englobe la
comptabilité, le
contrôle de gestion,
la communication et la logistique du
groupe.
Analyse : une succession de holdings permet de faire entrer des
actionnaires
minoritaires sans perdre le contrôle de sociétés.
Avantage :
* les
charges d'intérêts liées à l'acquisition sont des
charges déductibles
de la base imposable.
* les
remboursements des emprunts sont rendus possibles par les
bénéfices
potentiels de la société rachetée.

Élément du
coût de gestion c'est-à-dire des
frais généraux.
Analyse : on peut classer les honoraires en trois catégories :
* ceux versés à des cabinets d’avocats, d’expertise-comptable…
* ceux versés à la
société-mère au titre de prestations de services,
* ceux versés au
mandataire de gestion (voir honoraires de gestion
ci-dessous).
Versement d’une rémunération à une entreprise indépendante (appelée
mandataire) chargée d’administrer l’entreprise. Cette rémunération comprend
dans la plupart des contrats une partie fixe et une partie variable en
fonction de la réalisation de certains objectifs (voir honoraires
incitatifs ci-dessous).
Un investisseur peut opter à la fois pour un contrat de
franchise et un
contrat de
mandat de gestion.
Illustration : près des 2/3 des établissements Première Classe sont
exploités en mandat de gestion. Les honoraires peuvent être par exemple la
contrepartie de l’usage du nom et l’utilisation de la
centrale de
réservation.
Equivalent :
redevances de mandat de gestion.
Redevances ou honoraires de
gestion variables en fonction des
résultats. Ils
sont versés à une société titulaire d’un
mandat de gestion.
Illustration : Fairmont,
groupe hôtelier canadien a développé depuis
plusieurs années une partie de son activité en se spécialisant dans la
gestion d’hôtels pour le compte d’investisseurs. La plupart de ses contrats
prévoient que Fairmont peut percevoir jusqu’à 30 % du bénéfice en cas de
dépassement d’un certain seuil. Mais ils ne représentent qu’une faible part
de la rémunération totale perçue (moins de 6 % en 2004).
Voir engagement hors bilan

Éléments qui ne concernent pas l'activité courante de
l'entreprise mais davantage ce qui est relatif à l'investissement, aux
opérations exceptionnelles…
Établissement ne comportant pas de restaurant.
Analyse : les
stocks sont insignifiants (ils ne concernent que les
produits
d'accueil et quelques denrées pour les petits déjeuners). Du fait de l'absence
d'un coût du
département restauration, le niveau du
résultat brut d'exploitation
sera élevé (en moyenne 15 points de plus).
Base de calcul sans mention de la
TVA.
Voir hors taxe ci-dessus.
Il s'agit d'une
garantie demandée par les
banques à l’occasion
d’emprunts à caractère immobilier. Cette protection permet à l’établissement
financier de devenir propriétaire du bien hypothéqué au cas où l'entreprise ne
puisse pas honorer les remboursements de sa
dette.
Le
crédit hypothécaire représente un surplus de
coût ainsi qu’un risque (perte
du bien immobilier).
International Accounting Standards.
Normes comptables internationales élaborées par l’IASC /
IASB. Depuis 2001,
elles sont remplacées par les IFRS.
Illustration : exemples de normes
s’appliquant aux entreprises cotées publiant des
comptes consolidés :
* IAS 1 normalisant les
états financiers (avec notamment la suppression du
résultat exceptionnel et la création du
résultat opérationnel),
* IAS 2 : évaluation des
stocks,
* IAS 7 :
tableau de flux de trésorerie,
* IAS 16 :
immobilisations corporelles,
* IAS 17 : contrats de
location,
* IAS 23 :
coûts d’emprunts,
* IAS 38 :
immobilisations incorporelles…

International Accounting Standards Board.
Organe chargé de l’élaboration des
normes comptables internationales (IFRS).
International Accounting Standards Committee.
Organisme constitué en
1973 ayant pour mission :
* de développer des
normes comptables internationales ;
* d’harmoniser les réglementations comptables des
pays ;
* de rendre les comptes comparables entre entreprises de pays différents.
Voir
Insuffisance Brute d'Exploitation
Voir
Imposition Forfaitaire Annuelle
International Financial and Reporting Standard.
Ce sont des
normes comptables internationales (qui complètent les
IAS),
élaborées par l’IASB que les sociétés cotées doivent appliquer au niveau de
leurs comptes consolidés.
Illustration : l’application de la norme IFRS 3 rend
plus précise l’identification des
actifs incorporels que celle requise par le
Plan Comptable Général.
Analyse : depuis janvier 2005, les sociétés européennes cotées en
bourse
présentant des comptes consolidés, doivent tenir compte des normes comptables
internationales, afin de faire disparaître les différences de traitement
comptable d'un pays à un autre et de pouvoir faire ainsi plus aisément des
comparaisons de résultats entre entreprises européennes. Avant 2005, les
sociétés cotées européennes se conformaient aux directives de leurs plans
comptables nationaux.

Principe comptable dont le bien fondé est de donner
aux lecteurs des
documents de synthèse, une information la plus juste possible
par rapport aux règles de la
comptabilité en vigueur d'une part et une véritable
transcription des opérations commerciales et comptables réalisées d'autre part.
Elle représente un bien durable qui ne se consomme pas
entièrement dès le premier usage contrairement à une
charge.
Il doit être certain que l'immobilisation procurera un
avantage économique futur
à l'entreprise c'est-à-dire une valeur économique positive.
On distingue les
immobilisations incorporelles, les
immobilisations corporelles
et les immobilisations financières.
Analyse : l'entreprise a toutefois la possibilité de comptabiliser certaines
immobilisations (logiciels, matériel et outillage…), d'un montant inférieur à
500 euros en charges.
Elle représente un bien durable indispensable
détenu pour assurer le fonctionnement de l'activité (locaux possédés par
l'entreprise, équipements…).
La valeur d'entrée de l'immobilisation dans le
patrimoine de l'entreprise comprend :
* le prix hors taxe (après réduction des
rabais,
remises,
ristournes et
escomptes),
* les coûts directement imputables (frais d’étude, frais de
transport, montage, honoraires d’architectes…),
* le
coût d’emprunt (sur option).
La plupart de ces immobilisations sont amortissables sauf les terrains, le
fonds
de commerce, les titres puisqu'on ne peut pas évoquer la notion d'usure les
concernant. Seul l'enregistrement d'une
dépréciation est possible, la perte
éventuelle de leur valeur pouvant n'être que provisoire. On n’intègre pas les
biens financés au moyen du
crédit-bail.
Illustration : un rapport du
groupe
Accor précisait, que les immobilisations corporelles sont inscrites au
bilan
à leur
valeur d’acquisition ou à leur
coût de revient, y compris les
intérêts intercalaires relatifs aux emprunts nécessaires au financement des
constructions. Elles sont amorties linéairement sur une durée différente en
fonction de la pratique des autres opérateurs et de l’appréciation du groupe
pour la durée d’utilité des actifs :
- hôtels Formule 1 / Etap / Motel 6 / Red Roof Inn / Studio 6 : 35 ans,
- autres marques hôtelières : 50 ans.
Analyse : si une immobilisation est composée d'éléments différents en terme de
durée d'utilisation, une comptabilisation et un
plan d'amortissement pour chaque
élément devront être présentés à chaque moment de leur utilisation (origine et
au moment de leur renouvellement dans le
patrimoine).
Selon l'art 321.1 du
PCG, la valeur des immobilisations dans le patrimoine de l’entreprise doit
être appréciée de la manière suivante :
* les actifs acquis à titre
onéreux sont comptabilisés à leur coût d'acquisition ;
* les actifs
produits par l'entité sont comptabilisés à leur
coût de production ;
* les actifs acquis à titre gratuit sont comptabilisés en les estimant à leur
valeur vénale.

Elles regroupent les frais engagés pour la
création de l'entreprise (bail commercial,
frais d’établissement,
fonds
commercial…) et son démarrage. Ces immobilisations n'ont pas de consistance
physique, elles ne sont pas palpables.
Illustration : la lecture des
documents de référence des
groupes hôteliers permet de citer quelques
exemples comme :
* les droits d'utilisation des progiciels,
* les
dépenses de développement de l'infrastructure, de la conception, du contenu,
du graphisme du site internet,
* les concessions de places de parking…
Analyse : une immobilisation incorporelle ne se dépréciant pas du fait du temps
ne peut pas être amortie. Une
dépréciation peut néanmoins être comptabilisée.
Participation financière à long terme dans une ou
plusieurs sociétés.
Analyse : la valeur d'inscription à l'actif comprend outre le prix d'achat
hors
taxe, les
frais accessoires et plus largement le
coût de revient. Les revenus
des titres sont à inscrire en
produits financiers.
Particularité : elles ne sont pas amortissables puisqu’on ne peut pas déterminer
la durée des
avantages économiques futurs ainsi générés.
Voir gestion des impayés
Impôt minimum payé par les entreprises
soumises à l'impôt sur les sociétés, même en l'absence de
bénéfice.
Site :
www.impots.gouv.fr
Prélèvement obligatoire devant être acquitté par les personnes
physiques ou les personnes morales.
Analyse : on distingue les impôts directs (IR et
IS) payés sans passer par un
intermédiaire, des impôts indirects, comme la
TVA.
Site :
www.impots.gouv.fr

Régime d'imposition applicable à certaines entreprises
(entreprise individuelle, EURL, SNC).
Analyse : le taux d’imposition est progressif.
Site :
www.impots.gouv.fr
On distingue l’impôt
sur les sociétés de l’impôt
sur le revenu payé par les entrepreneurs individuels.
Régime d'imposition des
bénéfices applicable
aux sociétés commerciales.
Analyse : le taux d'imposition fixe est appliqué sur le
résultat fiscal qui peut
être différent du
résultat comptable.
Particularité : certaines sociétés peuvent opter pour l’impôt
sur le revenu.
Site :
www.impots.gouv.fr
Voir chiffre d’affaires hors hébergement
Compensation financière liée aux conditions de travail
particulières. On en distingue plusieurs :
indemnités compensatrice de congés
payés,
indemnités compensatrice nourriture,
indemnités compensatrice de préavis,
indemnités d'éviction,
indemnités de départ à la retraite,
indemnités de
licenciement…
Un salarié quittant son emploi à
droit à une indemnisation s'il n'a pas utilisé toute ou partie de ses droits à
congés payés.
Toute personne travaillant dans un
établissement hôtelier à droit à 1 repas par jour s'il travaille moins de 5
heures dans la journée et à 2 repas au delà de 5 heures.
Si l'employeur pour une raison ou une autre n'est pas en mesure de donner ces
repas, il devra indemniser son personnel.
Illustration : les hôtels bureau, ne peuvent par principe pas mettre des repas à
disposition de leur personnel puisqu’ils n’ont pas de restaurant. Ils doivent
donc verser une indemnité compensatrice nourriture.
Analyse : on évoque l’expression
avantage en nature, lorsque l'employeur met des
repas à la disposition de ses salariés. L’indemnité compensatrice n'est pas
déduite du salaire net après cotisations, comme l'est l'avantage en nature.

Indemnité due en cas de licenciement,
sauf en cas de faute grave ou lourde, dans le cas où l’employeur décide de
dispenser le salarié d’effectuer son préavis.
Mode de calcul : indemnité égale au
salaire brut correspondant à la période de
travail que le salarié aurait du effectuer (préavis).
Somme versée par le propriétaire des murs d'une
entreprise, désirant reprendre la jouissance de son bien. Cette indemnité devra
correspondre au préjudice subit par le non-renouvellement du
bail commercial
(perte de la valeur du
fonds de commerce, frais occasionnés par l'arrêt de
l'activité : frais de déménagement ou
indemnités de licenciement du personnel…).
La
convention collective des CHR prévoit une distinction entre le départ
à la retraite à la demande du salarié et le départ à la retraite du fait de
l'employeur :
* en cas de demande de départ par le salarié : il doit
avoir 10 ans d’ancienneté dans l’entreprise pour bénéficier d’une indemnité
égale à :
- 1/2 mois de
salaire entre 10 et 15 ans de présence dans l’entreprise,
- 1 mois après 15 ans de présence dans l'entreprise,
- 1 mois ½ après 20 ans,
- 2 mois après 30 ans.
* départ du fait de l'employeur : le salarié devra
avoir deux ans d’ancienneté dans l’entreprise pour bénéficier d’une
indemnité égale à :
- 1 mois de salaire après 5 ans de présence dans l'entreprise,
- 2 mois après 10 ans de présence,
- 2 mois ½ après 15 ans de présence,
- 3 mois après 20 ans de présence,
- 3 mois ½ après 25 ans de présence,
- 4 mois ½ après 30 ans de présence.

Somme versée à l'employé ayant signé un CDD (sauf un
contrat saisonnier) ou effectuant un contrat de travail temporaire.
Un salarié licencié (s’il a plus de 2 ans
d’ancienneté), aura droit à une compensation financière, sauf en cas de
licenciement pour faute lourde ou d'une faute grave.
Analyse : l'indemnité se
fera en fonction de son ancienneté :
* moins de 10 ans
d'ancienneté : indemnité égale à 1/10ème de mois de
salaire brut mensuel par
année d'ancienneté ;
* plus de 10 ans d'ancienneté : indemnité égale à 1/10ème de mois par année
d'ancienneté (soit 1 mois de salaire) + indemnité supplémentaire égale à 1/15ème
de mois par année d'ancienneté au-delà de 10 ans.
Somme d’argent versée à un salarié pour qu’il
n’apporte pas son savoir-faire à une entreprise concurrente après son départ de
l’entreprise.
Analyse : elle est limitée dans le temps et l’espace. Cette indemnité est
assimilée à un salaire et soumise à
cotisations sociales.
Elle est prévue par la
convention collective de la
restauration rapide. Elle est versée aux employés quittant leur travail après 22
heures et s’il ne peut pas bénéficier des transports en commun. Cette indemnité
correspond aux remboursements des frais réels des taxis avec un plafond de 15
euros.
Origine : convention collective nationale de la restauration rapide du 18 mars
1988.
Voir
indemnité compensatrice nourriture
Voir autonomie financière
Donnée chiffrée permettant :
* d’évaluer la performance,
* de prendre des décisions,
* de contrôler,
* et de communiquer.
Analyse : les entreprises élaborent leurs propres indicateurs en fonction de
leurs besoins et leur stratégie.

Donnée permettant d’apprécier l’évolution d’une
entreprises ou de ses
départements.
Illustration : les principaux indicateurs utilisés en hôtellerie sont le
chiffre
d’affaires, prix moyen,
taux d’occupation, le
chiffre d’affaires par chambre
louée, le
chiffre d’affaires hors hébergement par chambre louée.
Analyse : des indicateurs d’activités sont demandés par les responsables des
chaînes volontaires à leurs adhérents pour mieux évaluer l’impact de la
politique commerciale du réseau. Mais, comme les adhérents sont des entreprises
indépendantes, il est quelquefois difficile d’obtenir ce type d’information
comme le regrette certains dirigeants de
chaînes hôtelières volontaires.
Donnée présente dans un
tableau de bord pour suivre
l’évolution de certains coûts.
Illustration :
coût d'achat des marchandises vendues, consommation de
fournitures, coût du nettoyage…
Expression utilisée notamment par Sodexho
Alliance pour désigner ses indicateurs de gestion intégrés dans un
tableau de
bord.
Illustration : ces données servent chaque trimestre à permettre des comparaisons
entre les différentes unités du
groupe et avec les données publiées par les
concurrents.
Outil de mesure de la
performance des employés.
Mode de calcul : il
existe plusieurs mesures possibles dont :
* masse salariale / chiffre d'affaires,
* chiffre d'affaires par employé /
coût par employé.
Illustration : une
étude publiée en 2004 par KPMG Entreprises Tourisme – Hôtellerie – Loisirs a
permis de distinguer la productivité par catégories hôtels :
- 4 étoiles supérieur : 2,53 ;
- 4 étoiles standard : 2,80 ;
- 3 étoiles : 3,23 ;
- 2 étoiles : 3,47 ;
- 0-1 étoile : 4,65.

Donnée servent à mesurer les
résultats de
l’entreprise.
Illustration : Frog Pubs,
groupe constitué de plusieurs pubs
anglais en France définit chaque trimestre un :
- résultat
d'exploitation pour chaque pub (résultat du trimestre, cumul depuis le début
de l'année, et comparaison avec n-1) ;
- résultat net du groupe (résultat du trimestre, cumul depuis le début de
l'année, et comparaison avec n-1).
Donnée utilisée pour mesurer l’évolution du risque
financier.
Si le
résultat courant avant impôt reste l’un des indicateurs les plus utilisés,
de nouveaux indicateurs sont apparus spécifiquement pour améliorer la
communication avec les
actionnaires.
Illustration :
* CVA : Cash Value Added,
* EBITDA : Earnings Before Interest, Taxes, Depreciation and Amortization,
* EVA : Economic Value Added,
* ROCE : Return On Capital Employed.
Analyse : la création de ces indicateurs s’explique par le changement de cibles
de communication. Il s’agit aujourd’hui, pour les
groupes
cotés, de convaincre
les actionnaires plutôt que les
créanciers en raison de l’importance prise par
le financement sur le marché des
capitaux. L’objectif est également de donner
des informations qui ne sont pas dans le bilan ou le
compte de résultat, comme
la création de valeur.
Voir indice
de perte de valeur

Indicateur du secteur hôtelier correspondant au
nombre moyen de personnes par
chambres louées.
Mode de calcul : nombre de clients présents / nombre de chambres louées.
Illustration : une étude publiée en 2004 par KPMG Entreprises Tourisme –
Hôtellerie – Loisirs concernant les hôtels en France faisait apparaître les
données suivantes :
- 4 étoiles supérieur : 1,62 ;
- 4 étoiles standard : 1,40 ;
- 3 étoiles : 1,51 ;
- 2 étoiles : 1,47.
Analyse : une augmentation de l'indice de fréquentation peut expliquer la hausse
de certains coûts (les consommations d'eau seront plus importantes si une
chambre est occupée par 3 personnes que par une personne seule). Il n’existe pas
de données fiables pour les établissements 0/1 étoile, puisque de nombreux
clients peuvent utiliser un distributeur automatique de chambres et donc ne pas
se présenter à la réception.
Equivalent : indice de double occupation.
Étude à chaque fin d'exercice comptable de
signaux permettant de mesurer une perte de valeur économique sur un élément de
l’actif immobilisé.
Illustration : certains groupes cotés utilisent comme signaux le niveau atteint
par le résultat opérationnel, le
RBE ou la perte de parts de marché, voire
l’obsolescence technologique.
Analyse : pour évaluer une diminution de valeur des murs des hôtels, il peut
être intéressant de se fonder sur l’évolution défavorable du marché immobilier.
Si l’actif immobilisé a perdu une partie de sa valeur, alors il faudra procéder
à une dépréciation.
Particularité : l’étude est faite hôtel par hôtel pour les établissements Ibis,
Mercure, Novotel, Sofitel et Suitehotel, mais globalement pour un pays pour Etap
et Formule 1.
Donnée utilisée en restauration pour évaluer le nombre
de clients par siège.
Mode de calcul : nombre de couverts / nombre de sièges.
Illustration : Joël Robuchon, évoquait peu de temps après l’ouverture de son
restaurant l’Atelier de Joël Robuchon, qu’il disposait de 36 places assises,
mais qu’il servait 160 couverts par jour en moyenne.

Donnée fournie par l’INSEE, chaque
trimestre, servant de référence pour la révision des loyers dans le cadre d’un
bail commercial.
Procédure consistant à adresser une requête (demande écrite) au greffe du
tribunal d'instance du domicile du
débiteur.
Analyse : le juge de proximité pourra ordonner une injonction de
payer, si l’hôtelier restaurateur est en mesure d'apporter la preuve de la
créance :
facture ou
note de restaurant, par exemple.
Illustration : cette procédure peut être utilisée dans le cas d’un chèque
impayé si le client refuse d’éteindre sa dette.
Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques.
Cet organisme s'occupe de la gestion du fichier
SIRENE regroupant l'ensemble des
entreprises françaises de commerce et de services.
Site :
www.insee.fr
État de fait où l'on ne peut plus assurer le remboursement de
ses dettes, l'entreprise pouvant être déclarée en
cessation de paiements.
Fait partie des
soldes intermédiaires de
gestion.
Analyse : cas où le
résultat d'exploitation est négatif, les
charges
d'exploitation étant supérieures aux
produits d'exploitation.
Valeur de l’actif ne permettant pas de rembourser les
dettes lorsqu’une entreprise est en
liquidation judiciaire.
Analyse : le tribunal de commerce peut condamner le dirigeant à rembourser tout
ou partie des dettes en cas de
fautes de gestion, sinon, il peut être mis en
faillite personnelle et/ou être interdit de gérer une entreprise.
Complément facultatif de salaire lié aux performances de
l'entreprise et/ou du salarié assujetti aux
cotisations sociales et
taxes
fiscales.
Analyse : aucun effectif minimum n’est requis.

Charges financières correspondant à la rémunération des prêteurs
de capitaux.
Ce sont des
charges déductibles permettant ainsi de réaliser des
économies
d'impôts.
Méthode de calcul où les intérêts sont périodiquement
rajoutés à la base de calcul pour la détermination des intérêts de la période
suivante.
Partie des intérêts concernant l'année en cours.
Ils correspondent aux montants versés à l'organisme de
crédit en contrepartie de fonds prêtés. Ils viennent s'ajouter au remboursement
du nominal de l'emprunt.
Intérêts calculés entre la date de mise à
disposition des fonds par la banque et celle du début de remboursement du prêt.
Méthode de calcul où les intérêts sont calculés sur la
base du capital initial.
Voir IFRS

Opération consistant à vérifier l’état d’un
stock.
Cet inventaire est obligatoire une fois par an et il peut avoir comme
conséquence la constitution d’une
dépréciation du stock.
Analyse : si le
comptable réalise un inventaire annuel, le gestionnaire a intérêt à
multiplier les inventaires afin d’éviter :
* le gaspillage,
* le vol de certaines denrées,
* les ruptures,
* le sur-stockage.
Le rythme est dépendant des envies et des possibilités de chaque entreprise,
mais on retrouve régulièrement des inventaires par quinzaine, décade,
hebdomadaire pour aller jusqu’à l’extrême : plusieurs fois par jour. En effet
dans une optique de juste à temps ou de zéro stock, l’entreprise qui se fait
livrer plusieurs fois par jour par un même fournisseur devra mettre en place ce
type de pratique. Plus le stock est proche de zéro et plus il est facile de
comptabiliser et de déterminer les
écarts entre le stock théorique et le stock
réel. Cette pratique réduit considérablement le
coulage… et s’intègre également
dans un calcul régulier du
coût matières pour éviter les dérapages. Cette
gestion de l’inventaire peut s’appliquer sur quelques
marchandises essentielles.
Voir inventaire physique
Méthode d’inventaire des
stocks en temps réel à l’aide
de l’informatique.
Méthode consistant à compter les produits réellement
détenus en stocks.
Analyse : le
Code du Commerce oblige les entreprises à réaliser un inventaire au
moins une fois par an et cela est également nécessaire à chaque fois que l'on
désire calculer un
ratio matières.
Après avoir déterminé les quantités en
stock, il faut procéder à leur valorisation. Plusieurs méthodes sont
possibles :
* méthode du coût
moyen unitaire pondéré (CMUP) ;
* méthode du
premier entré premier sorti (FIFO) ;
* méthode du
dernier entré premier sorti (LIFO).
La confrontation entre l'inventaire physique et l'inventaire permanent peut
amener à la constatation d'écarts quantitatifs dont les causes sont multiples
(erreurs administratives de saisie,
coulage…).
Equivalent : inventaire intermittent.

Somme d'argent consacrée à l'achat d'un bien immobilisé
incorporel (fonds consacrés à l'achat d’une
licence IV des débits de boissons,
marques…), corporel (ordinateur, immeuble…) ou financier (titres…), susceptible
de générer des profits au fil du temps.
Il est possible de distinguer les investissements selon leur rôle économique :
investissement de développement ou
investissement de rénovation.
Illustration : la société Socri a investi 13 millions d'euros dans un
établissement de 50 chambres, appartements et suites nommé «le Mas de Pierre»
situé au pied des remparts de Saint-Paul-de-Vence.
Analyse : les
dépenses engagent donc l'entreprise sur le long terme avec une
certaine incertitude sur les gains espérés. Une entreprise qui décide d'investir
fait le choix de se priver de
ressources financières immédiates dans l'idée
d'augmenter ses revenus plus tard. Elle devra avant tout trouver les
moyens de
financement les plus appropriés pour réaliser cette dépense afin d'obtenir une
rentabilité optimale. D'un point de vue purement financier, un investissement
doit être réalisé si sa
Valeur Actuelle Nette (VAN) est positive.
Les principaux groupes hôteliers, comme InterContinental Hotels Group, ont eu
tendance, ces dernières années, à se séparer de leur
patrimoine immobilier (sale
and lease back,
mandat de gestion,
location…). Puisque les investissements sont
à la charge du propriétaire immobilier, les groupes hôteliers doivent négocier
les investissements minimums à effectuer chaque année et le gestionnaire peut
néanmoins prendre à sa charge certains investissements.
Particularité : le montant des investissements immobiliers est forcément plus
élevé pour un hôtel que pour un restaurant. Ce coût dépendra toutefois de la
catégorie d'hôtel choisie, du niveau des prestations proposées.
Indicateur permettant de comparer des projets
d’investissements.
Illustration : le cabinet Coach Omnium & Spa a conçu un
spa pour l’hôtellerie 3
étoiles. Le budget annoncé s’établit autour de 2 000 € par m² pour 3 types de
surface (130 m², 210 m² et 300 m²). Il inclut l’estimation des travaux, des
équipements et du matériel et de la prestation de l’architecte.
Dépenses engagées pour des opérations de
croissance ou liées aux nouvelles technologies.
Illustration : le groupe
Accor a investi en :
- 2004 : 738 millions d’euros ;
- 2003 : 586 millions ;
- 2002 :
802 millions ;
- 2001 : 923 millions (source Accor, rapports annuels).
Par ailleurs, le groupe espagnol Barcelo a annoncé un projet de développement
ambitieux pour accroître son réseau et passer de 114 hôtels à 200 établissements
en 2010 en consacrant 500 millions d’euros.
Analyse : cet indicateur est un élément de la compréhension de la capacité d’une
entreprise à améliorer sa situation concurrentielle future.

Dépensesengagées pour des opérations de
rénovation et de maintenance.
Illustration : ils représentent entre 4 et 5 % du
chiffre d’affaires selon les
années pour le groupe Accor. La rénovation du parc Campanile dans le cadre d’un
plan pluriannuel achevé en 2003 a nécessité un investissement de:
* 16,8
millions d’euros en 2000 ;
* 30,2 millions d’euros en 2001 ;
* 29,7 millions d’euros en 2002 ;
* 15,4 millions d’euros en 2003.
Analyse : les montants peuvent fluctuer en fonction du cycle hôtelier : en cas
de croissance (comme dans les années 1997 à 2000), il est possible d’accélérer
les rénovations pour ensuite ralentir le rythme lors d’un retournement de cycle.
Néanmoins, un niveau minimum doit être déterminé pour maintenir les
actifs en
bon état.
Si un groupe hôtelier se désengage de la gestion de son
patrimoine immobilier,
comme le groupe InterContinental ou Marriott International, les investissements
de rénovation sont à la charge du propriétaire immobilier, ce qui leur permet
d’obtenir un
autofinancement disponible conséquent.
Equivalent : investissement sur actifs existants.
Montant de l’investissement ne prenant pas en
compte l’acquisition du terrain. Cette donnée est souvent fournie par les
franchiseurs ; le prix du terrain étant trop dépendant des conditions du marché
immobilier local.
Illustration : La Boucherie Café annonce un investissement hors foncier compris
entre 200 000 et 600 000 € selon qu’il s’agisse d’un réaménagement ou de la
création d’un restaurant, les travaux à réaliser étant plus ou moins importants
et coûteux.
Montant de l’investissement ne prenant pas en
compte les dépenses liées à l’acquisition d’un
fonds de commerce (achat d’un
pas-de-porte…) ou de la propriété immobilière. Cette donnée est souvent fournie
par les franchiseurs ; le prix du local commercial étant trop dépendant des
conditions du marché local.
Illustration : La Boîte à Pizza estime un investissement hors local de l’ordre
de 100 000 à 110 000 euros pour l’ouverture d’un point de vente par un
franchisé.

Indicateur permettant à un futur
franchisé
de comparer des concepts de restauration en fonction de
l’investissement initial rapporté à la dimension des locaux.
Mode de calcul : montant de l’investissement / surface.
Illustration : Espressamente Illy (bars spécialisés dans la vente de cafés Illy
avec une offre légère de restauration) occupe une surface généralement comprise
entre 80 et 100 m². L’investissement (équipements comme les tables, les sièges,
les panneaux, la décoration, l’aménagement…) varie de 1 300 à 1 600 euros le m²
selon l’entreprise.
Analyse : ce critère ne préjuge pas de la
rentabilité du projet.
Dépense concernant l'outil de travail même de
l'entreprise comme le local, les cuisines, les lits et commodes…
Particularité : certains investissements peuvent conduire à une réduction de la
capacité d’accueil. Ainsi l’Assiette Champenoise, à Tinqueux dans la Marne (2
étoiles Michelin depuis 2005) a investi un million d’euros pour rénover le hall,
aménager un bar et en même temps faire passer la salle de restaurant de 24 à 17
tables, pour améliorer le confort de ses clients.
Dépenses consacrées aux opérations de rénovation et de maintenance.
Illustration : ils représentent 6% du
chiffre d’affaires du groupe Accor
pour 2006.
Rapport entre le montant de
l’investissement et le
chiffre d’affaires.
Illustration : Elior dans ses
rapports annuels compare l’investissement par
rapport au chiffre d’affaires de ses métiers. Ainsi, dernièrement,
l’investissement sur chiffre d’affaires en restauration collective variait de
1,2 % à 1,5 % tandis qu’en restauration de concession, il évoluait entre 5,6 %
et 6,5 %. La restauration de concession nécessite des investissements de
rénovation plus conséquents notamment sur les aires d’autoroutes, soit pour
obtenir un contrat, soit pour conserver le contrat de concession.
Particularité : en restauration gastronomique, l’investissement semble
totalement déconnecté du chiffre d’affaires. Ainsi Le Chambard à Kaysersber
(Haut Rhin) a investi 3 millions d’euros en 4 ans alors que son chiffre
d’affaires était de 2 millions d’euros en 2004, soit un montant d'investissement
représentant 27 % du chiffre d’affaires. On retrouve la même proportion pour
l’Auberge du Frankenbourg à La Vancelle-Village (Bas Rhin) qui a investi pour
130 000 € dans la cuisine pour un chiffre d’affaire de 533 000 €.
Personne physique ou morale prenant une participation dans le
capital social d'une société. On retrouve différents types d'investisseurs :
investisseurs dormants,
investisseurs exploitants, et
investisseurs immobiliers.
Illustration : une plus value potentielle sur la vente de l'hôtel sera espérée
par un investisseur immobilier par opposition à un suivi des
coûts matières et
des coûts du personnel pour un investisseur exploitant.

Associés ne prenant pas part à la gestion de la
société, ne souhaitant que percevoir des
dividendes et une plus value à long
terme.
Equivalent : sleeping partners.
Personne qui exploite lui même son établissement
avec la possibilité d'un
contrat de franchise.
Associés souhaitant percevoir une plus value à
long terme en influençant la politique de la direction générale pour y parvenir.
Illustration : pour justifier le
LBO qu’il avait dû réalisé, Laurent Caraux
(président fondateur d’El Rancho) expliquait que si les investisseurs
financiers l’avaient soutenu lors du lancement du concept, la stratégie actuelle
des financiers ne correspondait plus à la sienne.
Sociétés spécialisées dans la détention d'actifs
hôteliers et qui confie l'exploitation de ses hôtels à des mandataires (mandat
de gestion) ou à des locataires (contrat de location à long terme).
Illustration : les deux principales sociétés dans le monde sont Host Marriott
Corporation et Hospitality Properties Trust. En France, Foncière des Murs est
devenu depuis peu un acteur majeur essentiellement sur le segment 2 et 3 étoiles ; Foncière des Murs justifiant son choix auprès de ses
actionnaires par le fait
que ce segment est moins volatile que l’hôtellerie du luxe.
Particularité : le
franchiseur n'est pas un investisseur immobilier. Cendant ou
Choice International ne possèdent aucun établissement, malgré les milliers
d’hôtels sous leur enseigne aux Etats-Unis.
Voir Impôt sur le
Revenu
Voir
Impôt sur les Sociétés