Dictionnaire de gestion
H et I

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H Habillage de bilan
  Hausse du chiffre d’affaires
  Holding
  Honoraires
  Honoraires de gestion
  Honoraires incitatifs
  Hors bilan
  Hors exploitation
  Hôtel-bureau
  Hors taxe
  HT
  Hypothèque
IA  IAS
  IASB
  IASC
IB  IBE
IF  IFA
  IFRS
IM  Image fidèle et sincère
  Immobilisation
  Immobilisation corporelle
  Immobilisation incorporelle
  Immobilisation financière
  Impayés
  Imposition forfaitaire annuelle
  Impôt
  Impôt sur le revenu
  Impôt sur les bénéfices
  Impôt sur les sociétés
IN  Income per room sold excluding rooms revenue
  Indemnité
  Indemnité compensatrice de congés payés
  Indemnité compensatrice nourriture
  Indemnité compensatrice de préavis
  Indemnité d'éviction
  Indemnité de départ à la retraite
  Indemnité de précarité
  Indemnité de licenciement
  Indemnité de non-concurrence
  Indemnité de transport
  Indemnité nourriture
  Indépendance financière
  Indicateur
  Indicateur d’activité
  Indicateur de coûts
  Indicateur de performance clés
  Indicateur de rentabilité
  Indicateur financier
  Indice de dépréciation
  Indice de fréquentation
  Indice de perte de valeur
  Indice de rotation
  Indice du coût de la construction
  Injonction de payer
  INSEE
  Insolvabilité
  Insuffisance Brute d'Exploitation
  Insuffisance d’actif
  Intéressement
  Intérêts
  Intérêts composés
  Intérêts courus
  Intérêts d'emprunt
  Intérêts intercalaires
  Intérêts simples
  International Financial Reporting Standards
  Inventaire
  Inventaire intermittent
  Inventaire permanent
  Inventaire physique
  Investissement
  Investissement au m²
  Investissements de développement
  Investissement de rénovation
  Investissement hors foncier
  Investissement hors local
  Investissement moyen d’un point de vente
  Investissement productif
  Investissements sur actifs existants
  Investissement sur chiffre d’affaires
  Investisseur
  Investisseurs dormants
  Investisseurs exploitants
  Investisseurs financiers
  Investisseurs immobiliers
IR  IR
IS  IS

Opérations comptables destinées à améliorer de façon artificielle la présentation d'un bilan.
Equivalent : window dressing (traduction officielle publiée Journal Officiel du 2 avril 1987).

Augmentation des ventes.
Analyse : plusieurs causes peuvent expliquer cet accroissement.
Causes internes à l’entreprise :
* embellissement des locaux rendant l'établissement plus attractif,
* création d'une animation particulière temporaire ou permanente,
* hausse des prix,
* meilleure mise en valeur des produits proposés,
* meilleure prise en compte des attentes des clients…
Causes externes à l’entreprise :
* évolution favorable des taux de change,
* manifestations sportives, culturelles organisées autour de l'établissement,
* évolution favorable du trafic-auto-routier, aéroportuaire, ferroviaire,
* vacances scolaires pour un établissement saisonnier,
* disparition du ou des concurrents…

Société dont l'objet social est de détenir des participations dans le capital social d'autres sociétés.
Illustration : la Holding Bistrot Bis qui contrôle les restaurants Bistro & Cie, est une structure qui englobe la comptabilité, le contrôle de gestion, la communication et la logistique du groupe.
Analyse : une succession de holdings permet de faire entrer des actionnaires minoritaires sans perdre le contrôle de sociétés.
Avantage :
* les charges d'intérêts liées à l'acquisition sont des charges déductibles de la base imposable.
* les remboursements des emprunts sont rendus possibles par les bénéfices potentiels de la société rachetée.

Élément du coût de gestion c'est-à-dire des frais généraux.
Analyse : on peut classer les honoraires en trois catégories :
* ceux versés à des cabinets d’avocats, d’expertise-comptable…
* ceux versés à la société-mère au titre de prestations de services,
* ceux versés au mandataire de gestion (voir honoraires de gestion ci-dessous).

Versement d’une rémunération à une entreprise indépendante (appelée mandataire) chargée d’administrer l’entreprise. Cette rémunération comprend dans la plupart des contrats une partie fixe et une partie variable en fonction de la réalisation de certains objectifs (voir honoraires incitatifs ci-dessous).
Un investisseur peut opter à la fois pour un contrat de franchise et un contrat de mandat de gestion.
Illustration : près des 2/3 des établissements Première Classe sont exploités en mandat de gestion. Les honoraires peuvent être par exemple la contrepartie de l’usage du nom et l’utilisation de la centrale de réservation.
Equivalent : redevances de mandat de gestion.

Redevances ou honoraires de gestion variables en fonction des résultats. Ils sont versés à une société titulaire d’un mandat de gestion.
Illustration : Fairmont, groupe hôtelier canadien a développé depuis plusieurs années une partie de son activité en se spécialisant dans la gestion d’hôtels pour le compte d’investisseurs. La plupart de ses contrats prévoient que Fairmont peut percevoir jusqu’à 30 % du bénéfice en cas de dépassement d’un certain seuil. Mais ils ne représentent qu’une faible part de la rémunération totale perçue (moins de 6 % en 2004).

Voir engagement hors bilan

Éléments qui ne concernent pas l'activité courante de l'entreprise mais davantage ce qui est relatif à l'investissement, aux opérations exceptionnelles…

Établissement ne comportant pas de restaurant.
Analyse : les stocks sont insignifiants (ils ne concernent que les produits d'accueil et quelques denrées pour les petits déjeuners). Du fait de l'absence d'un coût du département restauration, le niveau du résultat brut d'exploitation sera élevé (en moyenne 15 points de plus).

Base de calcul sans mention de la TVA.

Voir hors taxe ci-dessus.

Il s'agit d'une garantie demandée par les banques à l’occasion d’emprunts à caractère immobilier. Cette protection permet à l’établissement financier de devenir propriétaire du bien hypothéqué au cas où l'entreprise ne puisse pas honorer les remboursements de sa dette.
Le crédit hypothécaire représente un surplus de coût ainsi qu’un risque (perte du bien immobilier).

International Accounting Standards.
Normes comptables internationales élaborées par l’IASC / IASB. Depuis 2001, elles sont remplacées par les IFRS.
Illustration : exemples de normes s’appliquant aux entreprises cotées publiant des comptes consolidés :
* IAS 1 normalisant les états financiers (avec notamment la suppression du résultat exceptionnel et la création du résultat opérationnel),
* IAS 2 : évaluation des stocks,
* IAS 7 : tableau de flux de trésorerie,
* IAS 16 : immobilisations corporelles,
* IAS 17 : contrats de location,
* IAS 23 : coûts d’emprunts,
* IAS 38 : immobilisations incorporelles

International Accounting Standards Board.
Organe chargé de l’élaboration des normes comptables internationales (IFRS).

International Accounting Standards Committee.
Organisme constitué en 1973 ayant pour mission :
* de développer des normes comptables internationales ;
* d’harmoniser les réglementations comptables des pays ;
* de rendre les comptes comparables entre entreprises de pays différents.

Voir Insuffisance Brute d'Exploitation

Voir Imposition Forfaitaire Annuelle

International Financial and Reporting Standard.
Ce sont des normes comptables internationales (qui complètent les IAS), élaborées par l’IASB que les sociétés cotées doivent appliquer au niveau de leurs comptes consolidés.
Illustration : l’application de la norme IFRS 3 rend plus précise l’identification des actifs incorporels que celle requise par le Plan Comptable Général.
Analyse : depuis janvier 2005, les sociétés européennes cotées en bourse présentant des comptes consolidés, doivent tenir compte des normes comptables internationales, afin de faire disparaître les différences de traitement comptable d'un pays à un autre et de pouvoir faire ainsi plus aisément des comparaisons de résultats entre entreprises européennes. Avant 2005, les sociétés cotées européennes se conformaient aux directives de leurs plans comptables nationaux.

Principe comptable dont le bien fondé est de donner aux lecteurs des documents de synthèse, une information la plus juste possible par rapport aux règles de la comptabilité en vigueur d'une part et une véritable transcription des opérations commerciales et comptables réalisées d'autre part.

Elle représente un bien durable qui ne se consomme pas entièrement dès le premier usage contrairement à une charge.
Il doit être certain que l'immobilisation procurera un avantage économique futur à l'entreprise c'est-à-dire une valeur économique positive.
On distingue les immobilisations incorporelles, les immobilisations corporelles et les immobilisations financières.
Analyse : l'entreprise a toutefois la possibilité de comptabiliser certaines immobilisations (logiciels, matériel et outillage…), d'un montant inférieur à 500 euros en charges.

Elle représente un bien durable indispensable détenu pour assurer le fonctionnement de l'activité (locaux possédés par l'entreprise, équipements…).
La valeur d'entrée de l'immobilisation dans le patrimoine de l'entreprise comprend :
* le prix hors taxe (après réduction des rabais, remises, ristournes et escomptes),
* les coûts directement imputables (frais d’étude, frais de transport, montage, honoraires d’architectes…),
* le coût d’emprunt (sur option).
La plupart de ces immobilisations sont amortissables sauf les terrains, le fonds de commerce, les titres puisqu'on ne peut pas évoquer la notion d'usure les concernant. Seul l'enregistrement d'une dépréciation est possible, la perte éventuelle de leur valeur pouvant n'être que provisoire. On n’intègre pas les biens financés au moyen du crédit-bail.
Illustration : un rapport du groupe Accor précisait, que les immobilisations corporelles sont inscrites au bilan à leur valeur d’acquisition ou à leur coût de revient, y compris les intérêts intercalaires relatifs aux emprunts nécessaires au financement des constructions. Elles sont amorties linéairement sur une durée différente en fonction de la pratique des autres opérateurs et de l’appréciation du groupe pour la durée d’utilité des actifs :
- hôtels Formule 1 / Etap / Motel 6 / Red Roof Inn / Studio 6 : 35 ans,
- autres marques hôtelières : 50 ans.
Analyse : si une immobilisation est composée d'éléments différents en terme de durée d'utilisation, une comptabilisation et un plan d'amortissement pour chaque élément devront être présentés à chaque moment de leur utilisation (origine et au moment de leur renouvellement dans le patrimoine).
Selon l'art 321.1 du PCG, la valeur des immobilisations dans le patrimoine de l’entreprise doit être appréciée de la manière suivante :
* les actifs acquis à titre onéreux sont comptabilisés à leur coût d'acquisition ;
* les actifs produits par l'entité sont comptabilisés à leur coût de production ;
* les actifs acquis à titre gratuit sont comptabilisés en les estimant à leur valeur vénale.

Elles regroupent les frais engagés pour la création de l'entreprise (bail commercial, frais d’établissement, fonds commercial…) et son démarrage. Ces immobilisations n'ont pas de consistance physique, elles ne sont pas palpables.
Illustration : la lecture des documents de référence des groupes hôteliers permet de citer quelques exemples comme :
* les droits d'utilisation des progiciels,
* les dépenses de développement de l'infrastructure, de la conception, du contenu, du graphisme du site internet,
* les concessions de places de parking…
Analyse : une immobilisation incorporelle ne se dépréciant pas du fait du temps ne peut pas être amortie. Une dépréciation peut néanmoins être comptabilisée.

Participation financière à long terme dans une ou plusieurs sociétés.
Analyse : la valeur d'inscription à l'actif comprend outre le prix d'achat hors taxe, les frais accessoires et plus largement le coût de revient. Les revenus des titres sont à inscrire en produits financiers.
Particularité : elles ne sont pas amortissables puisqu’on ne peut pas déterminer la durée des avantages économiques futurs ainsi générés.

Voir gestion des impayés

Impôt minimum payé par les entreprises soumises à l'impôt sur les sociétés, même en l'absence de bénéfice.
Site : www.impots.gouv.fr

Prélèvement obligatoire devant être acquitté par les personnes physiques ou les personnes morales.
Analyse : on distingue les impôts directs (IR et IS) payés sans passer par un intermédiaire, des impôts indirects, comme la TVA.
Site : www.impots.gouv.fr

Régime d'imposition applicable à certaines entreprises (entreprise individuelle, EURL, SNC).
Analyse : le taux d’imposition est progressif.
Site : www.impots.gouv.fr

On distingue l’impôt sur les sociétés de l’impôt sur le revenu payé par les entrepreneurs individuels.

Régime d'imposition des bénéfices applicable aux sociétés commerciales.
Analyse : le taux d'imposition fixe est appliqué sur le résultat fiscal qui peut être différent du résultat comptable.
Particularité : certaines sociétés peuvent opter pour l’impôt sur le revenu.
Site : www.impots.gouv.fr

Voir chiffre d’affaires hors hébergement

Compensation financière liée aux conditions de travail particulières. On en distingue plusieurs : indemnités compensatrice de congés payés, indemnités compensatrice nourriture, indemnités compensatrice de préavis, indemnités d'éviction, indemnités de départ à la retraite, indemnités de licenciement

Un salarié quittant son emploi à droit à une indemnisation s'il n'a pas utilisé toute ou partie de ses droits à congés payés.

Toute personne travaillant dans un établissement hôtelier à droit à 1 repas par jour s'il travaille moins de 5 heures dans la journée et à 2 repas au delà de 5 heures.
Si l'employeur pour une raison ou une autre n'est pas en mesure de donner ces repas, il devra indemniser son personnel.
Illustration : les hôtels bureau, ne peuvent par principe pas mettre des repas à disposition de leur personnel puisqu’ils n’ont pas de restaurant. Ils doivent donc verser une indemnité compensatrice nourriture.
Analyse : on évoque l’expression avantage en nature, lorsque l'employeur met des repas à la disposition de ses salariés. L’indemnité compensatrice n'est pas déduite du salaire net après cotisations, comme l'est l'avantage en nature.

Indemnité due en cas de licenciement, sauf en cas de faute grave ou lourde, dans le cas où l’employeur décide de dispenser le salarié d’effectuer son préavis.
Mode de calcul : indemnité égale au salaire brut correspondant à la période de travail que le salarié aurait du effectuer (préavis).

Somme versée par le propriétaire des murs d'une entreprise, désirant reprendre la jouissance de son bien. Cette indemnité devra correspondre au préjudice subit par le non-renouvellement du bail commercial (perte de la valeur du fonds de commerce, frais occasionnés par l'arrêt de l'activité : frais de déménagement ou indemnités de licenciement du personnel…).

La convention collective des CHR prévoit une distinction entre le départ à la retraite à la demande du salarié et le départ à la retraite du fait de l'employeur :
* en cas de demande de départ par le salarié : il doit avoir 10 ans d’ancienneté dans l’entreprise pour bénéficier d’une indemnité égale à :
- 1/2 mois de salaire entre 10 et 15 ans de présence dans l’entreprise,
- 1 mois après 15 ans de présence dans l'entreprise,
- 1 mois ½ après 20 ans,
- 2 mois après 30 ans.
* départ du fait de l'employeur : le salarié devra avoir deux ans d’ancienneté dans l’entreprise pour bénéficier d’une indemnité égale à :
- 1 mois de salaire après 5 ans de présence dans l'entreprise,
- 2 mois après 10 ans de présence,
- 2 mois ½ après 15 ans de présence,
- 3 mois après 20 ans de présence,
- 3 mois ½ après 25 ans de présence,
- 4 mois ½ après 30 ans de présence.

Somme versée à l'employé ayant signé un CDD (sauf un contrat saisonnier) ou effectuant un contrat de travail temporaire.

Un salarié licencié (s’il a plus de 2 ans d’ancienneté), aura droit à une compensation financière, sauf en cas de licenciement pour faute lourde ou d'une faute grave.
Analyse : l'indemnité se fera en fonction de son ancienneté :
* moins de 10 ans d'ancienneté : indemnité égale à 1/10ème de mois de salaire brut mensuel par année d'ancienneté ;
* plus de 10 ans d'ancienneté : indemnité égale à 1/10ème de mois par année d'ancienneté (soit 1 mois de salaire) + indemnité supplémentaire égale à 1/15ème de mois par année d'ancienneté au-delà de 10 ans.

Somme d’argent versée à un salarié pour qu’il n’apporte pas son savoir-faire à une entreprise concurrente après son départ de l’entreprise.
Analyse : elle est limitée dans le temps et l’espace. Cette indemnité est assimilée à un salaire et soumise à cotisations sociales.

Elle est prévue par la convention collective de la restauration rapide. Elle est versée aux employés quittant leur travail après 22 heures et s’il ne peut pas bénéficier des transports en commun. Cette indemnité correspond aux remboursements des frais réels des taxis avec un plafond de 15 euros.
Origine : convention collective nationale de la restauration rapide du 18 mars 1988.

Voir indemnité compensatrice nourriture

Voir autonomie financière

Donnée chiffrée permettant :
* d’évaluer la performance,
* de prendre des décisions,
* de contrôler,
* et de communiquer.
Analyse : les entreprises élaborent leurs propres indicateurs en fonction de leurs besoins et leur stratégie.

Donnée permettant d’apprécier l’évolution d’une entreprises ou de ses départements.
Illustration : les principaux indicateurs utilisés en hôtellerie sont le chiffre d’affaires, prix moyen, taux d’occupation, le chiffre d’affaires par chambre louée, le chiffre d’affaires hors hébergement par chambre louée.
Analyse : des indicateurs d’activités sont demandés par les responsables des chaînes volontaires à leurs adhérents pour mieux évaluer l’impact de la politique commerciale du réseau. Mais, comme les adhérents sont des entreprises indépendantes, il est quelquefois difficile d’obtenir ce type d’information comme le regrette certains dirigeants de chaînes hôtelières volontaires.

Donnée présente dans un tableau de bord pour suivre l’évolution de certains coûts.
Illustration : coût d'achat des marchandises vendues, consommation de fournitures, coût du nettoyage…

Expression utilisée notamment par Sodexho Alliance pour désigner ses indicateurs de gestion intégrés dans un tableau de bord.
Illustration : ces données servent chaque trimestre à permettre des comparaisons entre les différentes unités du groupe et avec les données publiées par les concurrents.

Outil de mesure de la performance des employés.
Mode de calcul : il existe plusieurs mesures possibles dont :
masse salariale / chiffre d'affaires,
* chiffre d'affaires par employé / coût par employé.
Illustration : une étude publiée en 2004 par KPMG Entreprises Tourisme – Hôtellerie – Loisirs a permis de distinguer la productivité par catégories hôtels :
- 4 étoiles supérieur : 2,53 ;
- 4 étoiles standard : 2,80 ;
- 3 étoiles : 3,23 ;
- 2 étoiles : 3,47 ;
- 0-1 étoile : 4,65.

Donnée servent à mesurer les résultats de l’entreprise.
Illustration : Frog Pubs, groupe constitué de plusieurs pubs anglais en France définit chaque trimestre un :
résultat d'exploitation pour chaque pub (résultat du trimestre, cumul depuis le début de l'année, et comparaison avec n-1) ;
résultat net du groupe (résultat du trimestre, cumul depuis le début de l'année, et comparaison avec n-1).

Donnée utilisée pour mesurer l’évolution du risque financier.
Si le résultat courant avant impôt reste l’un des indicateurs les plus utilisés, de nouveaux indicateurs sont apparus spécifiquement pour améliorer la communication avec les actionnaires.
Illustration :
CVA : Cash Value Added,
EBITDA : Earnings Before Interest, Taxes, Depreciation and Amortization,
EVA : Economic Value Added,
ROCE : Return On Capital Employed.
Analyse : la création de ces indicateurs s’explique par le changement de cibles de communication. Il s’agit aujourd’hui, pour les groupes cotés, de convaincre les actionnaires plutôt que les créanciers en raison de l’importance prise par le financement sur le marché des capitaux. L’objectif est également de donner des informations qui ne sont pas dans le bilan ou le compte de résultat, comme la création de valeur.

Voir indice de perte de valeur

Indicateur du secteur hôtelier correspondant au nombre moyen de personnes par chambres louées.
Mode de calcul : nombre de clients présents / nombre de chambres louées.
Illustration : une étude publiée en 2004 par KPMG Entreprises Tourisme – Hôtellerie – Loisirs concernant les hôtels en France faisait apparaître les données suivantes :
- 4 étoiles supérieur : 1,62 ;
- 4 étoiles standard : 1,40 ;
- 3 étoiles : 1,51 ;
- 2 étoiles : 1,47.
Analyse : une augmentation de l'indice de fréquentation peut expliquer la hausse de certains coûts (les consommations d'eau seront plus importantes si une chambre est occupée par 3 personnes que par une personne seule). Il n’existe pas de données fiables pour les établissements 0/1 étoile, puisque de nombreux clients peuvent utiliser un distributeur automatique de chambres et donc ne pas se présenter à la réception.
Equivalent : indice de double occupation.

Étude à chaque fin d'exercice comptable de signaux permettant de mesurer une perte de valeur économique sur un élément de l’actif immobilisé.
Illustration : certains groupes cotés utilisent comme signaux le niveau atteint par le résultat opérationnel, le RBE ou la perte de parts de marché, voire l’obsolescence technologique.
Analyse : pour évaluer une diminution de valeur des murs des hôtels, il peut être intéressant de se fonder sur l’évolution défavorable du marché immobilier. Si l’actif immobilisé a perdu une partie de sa valeur, alors il faudra procéder à une dépréciation.
Particularité : l’étude est faite hôtel par hôtel pour les établissements Ibis, Mercure, Novotel, Sofitel et Suitehotel, mais globalement pour un pays pour Etap et Formule 1.

Donnée utilisée en restauration pour évaluer le nombre de clients par siège.
Mode de calcul : nombre de couverts / nombre de sièges.
Illustration : Joël Robuchon, évoquait peu de temps après l’ouverture de son restaurant l’Atelier de Joël Robuchon, qu’il disposait de 36 places assises, mais qu’il servait 160 couverts par jour en moyenne.

Donnée fournie par l’INSEE, chaque trimestre, servant de référence pour la révision des loyers dans le cadre d’un bail commercial.

Procédure consistant à adresser une requête (demande écrite) au greffe du tribunal d'instance du domicile du débiteur.
Analyse : le juge de proximité pourra ordonner une injonction de payer, si l’hôtelier restaurateur est en mesure d'apporter la preuve de la créance : facture ou note de restaurant, par exemple.
Illustration : cette procédure peut être utilisée dans le cas d’un chèque impayé si le client refuse d’éteindre sa dette.

Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques.
Cet organisme s'occupe de la gestion du fichier SIRENE regroupant l'ensemble des entreprises françaises de commerce et de services.
Site : www.insee.fr

État de fait où l'on ne peut plus assurer le remboursement de ses dettes, l'entreprise pouvant être déclarée en cessation de paiements.

Fait partie des soldes intermédiaires de gestion.
Analyse : cas où le résultat d'exploitation est négatif, les charges d'exploitation étant supérieures aux produits d'exploitation.

Valeur de l’actif ne permettant pas de rembourser les dettes lorsqu’une entreprise est en liquidation judiciaire.
Analyse : le tribunal de commerce peut condamner le dirigeant à rembourser tout ou partie des dettes en cas de fautes de gestion, sinon, il peut être mis en faillite personnelle et/ou être interdit de gérer une entreprise.

Complément facultatif de salaire lié aux performances de l'entreprise et/ou du salarié assujetti aux cotisations sociales et taxes fiscales.
Analyse : aucun effectif minimum n’est requis.

Charges financières correspondant à la rémunération des prêteurs de capitaux.
Ce sont des charges déductibles permettant ainsi de réaliser des économies d'impôts.

Méthode de calcul où les intérêts sont périodiquement rajoutés à la base de calcul pour la détermination des intérêts de la période suivante.

Partie des intérêts concernant l'année en cours.

Ils correspondent aux montants versés à l'organisme de crédit en contrepartie de fonds prêtés. Ils viennent s'ajouter au remboursement du nominal de l'emprunt.

Intérêts calculés entre la date de mise à disposition des fonds par la banque et celle du début de remboursement du prêt.

Méthode de calcul où les intérêts sont calculés sur la base du capital initial.

Voir IFRS

Opération consistant à vérifier l’état d’un stock.
Cet inventaire est obligatoire une fois par an et il peut avoir comme conséquence la constitution d’une dépréciation du stock.
Analyse : si le comptable réalise un inventaire annuel, le gestionnaire a intérêt à multiplier les inventaires afin d’éviter :
* le gaspillage,
* le vol de certaines denrées,
* les ruptures,
* le sur-stockage.
Le rythme est dépendant des envies et des possibilités de chaque entreprise, mais on retrouve régulièrement des inventaires par quinzaine, décade, hebdomadaire pour aller jusqu’à l’extrême : plusieurs fois par jour. En effet dans une optique de juste à temps ou de zéro stock, l’entreprise qui se fait livrer plusieurs fois par jour par un même fournisseur devra mettre en place ce type de pratique. Plus le stock est proche de zéro et plus il est facile de comptabiliser et de déterminer les écarts entre le stock théorique et le stock réel. Cette pratique réduit considérablement le coulage… et s’intègre également dans un calcul régulier du coût matières pour éviter les dérapages. Cette gestion de l’inventaire peut s’appliquer sur quelques marchandises essentielles.

Voir inventaire physique

Méthode d’inventaire des stocks en temps réel à l’aide de l’informatique.

Méthode consistant à compter les produits réellement détenus en stocks.
Analyse : le Code du Commerce oblige les entreprises à réaliser un inventaire au moins une fois par an et cela est également nécessaire à chaque fois que l'on désire calculer un ratio matières.
Après avoir déterminé les quantités en stock, il faut procéder à leur valorisation. Plusieurs méthodes sont possibles :
* méthode du coût moyen unitaire pondéré (CMUP) ;
* méthode du premier entré premier sorti (FIFO) ;
* méthode du dernier entré premier sorti (LIFO).
La confrontation entre l'inventaire physique et l'inventaire permanent peut amener à la constatation d'écarts quantitatifs dont les causes sont multiples (erreurs administratives de saisie, coulage…).
Equivalent : inventaire intermittent.

Somme d'argent consacrée à l'achat d'un bien immobilisé incorporel (fonds consacrés à l'achat d’une licence IV des débits de boissons, marques…), corporel (ordinateur, immeuble…) ou financier (titres…), susceptible de générer des profits au fil du temps.
Il est possible de distinguer les investissements selon leur rôle économique : investissement de développement ou investissement de rénovation.
Illustration : la société Socri a investi 13 millions d'euros dans un établissement de 50 chambres, appartements et suites nommé «le Mas de Pierre» situé au pied des remparts de Saint-Paul-de-Vence.
Analyse : les dépenses engagent donc l'entreprise sur le long terme avec une certaine incertitude sur les gains espérés. Une entreprise qui décide d'investir fait le choix de se priver de ressources financières immédiates dans l'idée d'augmenter ses revenus plus tard. Elle devra avant tout trouver les moyens de financement les plus appropriés pour réaliser cette dépense afin d'obtenir une rentabilité optimale. D'un point de vue purement financier, un investissement doit être réalisé si sa Valeur Actuelle Nette (VAN) est positive.
Les principaux groupes hôteliers, comme InterContinental Hotels Group, ont eu tendance, ces dernières années, à se séparer de leur patrimoine immobilier (sale and lease back, mandat de gestion, location…). Puisque les investissements sont à la charge du propriétaire immobilier, les groupes hôteliers doivent négocier les investissements minimums à effectuer chaque année et le gestionnaire peut néanmoins prendre à sa charge certains investissements.
Particularité : le montant des investissements immobiliers est forcément plus élevé pour un hôtel que pour un restaurant. Ce coût dépendra toutefois de la catégorie d'hôtel choisie, du niveau des prestations proposées.

Indicateur permettant de comparer des projets d’investissements.
Illustration : le cabinet Coach Omnium & Spa a conçu un spa pour l’hôtellerie 3 étoiles. Le budget annoncé s’établit autour de 2 000 € par m² pour 3 types de surface (130 m², 210 m² et 300 m²). Il inclut l’estimation des travaux, des équipements et du matériel et de la prestation de l’architecte.

Dépenses engagées pour des opérations de croissance ou liées aux nouvelles technologies.
Illustration : le groupe Accor a investi en :
- 2004 : 738 millions d’euros ;
- 2003 : 586 millions ;
- 2002 : 802 millions ;
- 2001 : 923 millions (source Accor, rapports annuels).
Par ailleurs, le groupe espagnol Barcelo a annoncé un projet de développement ambitieux pour accroître son réseau et passer de 114 hôtels à 200 établissements en 2010 en consacrant 500 millions d’euros.
Analyse : cet indicateur est un élément de la compréhension de la capacité d’une entreprise à améliorer sa situation concurrentielle future.

Dépensesengagées pour des opérations de rénovation et de maintenance.
Illustration : ils représentent entre 4 et 5 % du chiffre d’affaires selon les années pour le groupe Accor. La rénovation du parc Campanile dans le cadre d’un plan pluriannuel achevé en 2003 a nécessité un investissement de:
* 16,8 millions d’euros en 2000 ;
* 30,2 millions d’euros en 2001 ;
* 29,7 millions d’euros en 2002 ;
* 15,4 millions d’euros en 2003.
Analyse : les montants peuvent fluctuer en fonction du cycle hôtelier : en cas de croissance (comme dans les années 1997 à 2000), il est possible d’accélérer les rénovations pour ensuite ralentir le rythme lors d’un retournement de cycle. Néanmoins, un niveau minimum doit être déterminé pour maintenir les actifs en bon état.
Si un groupe hôtelier se désengage de la gestion de son patrimoine immobilier, comme le groupe InterContinental ou Marriott International, les investissements de rénovation sont à la charge du propriétaire immobilier, ce qui leur permet d’obtenir un autofinancement disponible conséquent.
Equivalent : investissement sur actifs existants.

Montant de l’investissement ne prenant pas en compte l’acquisition du terrain. Cette donnée est souvent fournie par les franchiseurs ; le prix du terrain étant trop dépendant des conditions du marché immobilier local.
Illustration : La Boucherie Café annonce un investissement hors foncier compris entre 200 000 et 600 000 € selon qu’il s’agisse d’un réaménagement ou de la création d’un restaurant, les travaux à réaliser étant plus ou moins importants et coûteux.

Montant de l’investissement ne prenant pas en compte les dépenses liées à l’acquisition d’un fonds de commerce (achat d’un pas-de-porte…) ou de la propriété immobilière. Cette donnée est souvent fournie par les franchiseurs ; le prix du local commercial étant trop dépendant des conditions du marché local.
Illustration : La Boîte à Pizza estime un investissement hors local de l’ordre de 100 000 à 110 000 euros pour l’ouverture d’un point de vente par un franchisé.

Indicateur permettant à un futur franchisé de comparer des concepts de restauration en fonction de l’investissement initial rapporté à la dimension des locaux.
Mode de calcul : montant de l’investissement / surface.
Illustration : Espressamente Illy (bars spécialisés dans la vente de cafés Illy avec une offre légère de restauration) occupe une surface généralement comprise entre 80 et 100 m². L’investissement (équipements comme les tables, les sièges, les panneaux, la décoration, l’aménagement…) varie de 1 300 à 1 600 euros le m² selon l’entreprise.
Analyse : ce critère ne préjuge pas de la rentabilité du projet.

Dépense concernant l'outil de travail même de l'entreprise comme le local, les cuisines, les lits et commodes…
Particularité : certains investissements peuvent conduire à une réduction de la capacité d’accueil. Ainsi l’Assiette Champenoise, à Tinqueux dans la Marne (2 étoiles Michelin depuis 2005) a investi un million d’euros pour rénover le hall, aménager un bar et en même temps faire passer la salle de restaurant de 24 à 17 tables, pour améliorer le confort de ses clients.

Dépenses consacrées aux opérations de rénovation et de maintenance.
Illustration : ils représentent 6% du chiffre d’affaires du groupe Accor pour 2006.

Rapport entre le montant de l’investissement et le chiffre d’affaires.
Illustration : Elior dans ses rapports annuels compare l’investissement par rapport au chiffre d’affaires de ses métiers. Ainsi, dernièrement, l’investissement sur chiffre d’affaires en restauration collective variait de 1,2 % à 1,5 % tandis qu’en restauration de concession, il évoluait entre 5,6 % et 6,5 %. La restauration de concession nécessite des investissements de rénovation plus conséquents notamment sur les aires d’autoroutes, soit pour obtenir un contrat, soit pour conserver le contrat de concession.
Particularité : en restauration gastronomique, l’investissement semble totalement déconnecté du chiffre d’affaires. Ainsi Le Chambard à Kaysersber (Haut Rhin) a investi 3 millions d’euros en 4 ans alors que son chiffre d’affaires était de 2 millions d’euros en 2004, soit un montant d'investissement représentant 27 % du chiffre d’affaires. On retrouve la même proportion pour l’Auberge du Frankenbourg à La Vancelle-Village (Bas Rhin) qui a investi pour 130 000 € dans la cuisine pour un chiffre d’affaire de 533 000 €.

Personne physique ou morale prenant une participation dans le capital social d'une société. On retrouve différents types d'investisseurs : investisseurs dormants, investisseurs exploitants, et investisseurs immobiliers.
Illustration : une plus value potentielle sur la vente de l'hôtel sera espérée par un investisseur immobilier par opposition à un suivi des coûts matières et des coûts du personnel pour un investisseur exploitant.

Associés ne prenant pas part à la gestion de la société, ne souhaitant que percevoir des dividendes et une plus value à long terme.
Equivalent : sleeping partners.

Personne qui exploite lui même son établissement avec la possibilité d'un contrat de franchise.

Associés souhaitant percevoir une plus value à long terme en influençant la politique de la direction générale pour y parvenir.
Illustration : pour justifier le LBO qu’il avait dû réalisé, Laurent Caraux (président fondateur d’El Rancho) expliquait que si les investisseurs financiers l’avaient soutenu lors du lancement du concept, la stratégie actuelle des financiers ne correspondait plus à la sienne.

Sociétés spécialisées dans la détention d'actifs hôteliers et qui confie l'exploitation de ses hôtels à des mandataires (mandat de gestion) ou à des locataires (contrat de location à long terme).
Illustration : les deux principales sociétés dans le monde sont Host Marriott Corporation et Hospitality Properties Trust. En France, Foncière des Murs est devenu depuis peu un acteur majeur essentiellement sur le segment 2 et 3 étoiles ; Foncière des Murs justifiant son choix auprès de ses actionnaires par le fait que ce segment est moins volatile que l’hôtellerie du luxe.
Particularité : le franchiseur n'est pas un investisseur immobilier. Cendant ou Choice International ne possèdent aucun établissement, malgré les milliers d’hôtels sous leur enseigne aux Etats-Unis.

Voir Impôt sur le Revenu

Voir Impôt sur les Sociétés



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