Lancement de l’expérimentation d’affichage de l’impact environnemental d’une nuit d’hôtel

Des hôteliers engagés dans le développement durable proposent un affichage d’informations environnementales pour une nuit d’hôtel. Ces hôteliers se sont investis dans cette démarche initiée par le ministère du Développement durable dans le cadre du Grenelle de l’Environnement, parmi 168 entreprises de tous les secteurs d’activité.

Le Club hôtelier de l’agglomération nantaise est le leader de cette action, le Développement durable est l’un de ses chevaux de bataille. En effet avec 25 % de son parc hôtelier éco certifié en nombre de chambres, Nantes est la ville la plus en avance pour la France en la matière. Ces hôteliers sont convaincus qu’une meilleure information sur l’impact environnemental d’une nuit d’hôtel aura un puissant effet pédagogique et sera de nature à encourager les établissements non encore engagés à réduire leur empreinte écologique. Au travers de cet exercice, ces hôteliers estiment qu’un approfondissement de leurs connaissances sur les impacts environnementaux des hôtels, grâce à un référentiel commun et une évaluation identique, leur permettra non seulement de comparer les pratiques mais sera aussi source de progrès.

Un groupe d’hôteliers de Nantes et d’ailleurs
Les hôtels impliqués dans cette démarche sont à Nantes l’Hôtel Duquesne, l’Hôtel La Pérouse, l’Hôtel Pommeray, l’Hôtel L’Amiral, le Beaujoire Hôtel l’Hôtel La Régate, à Saint-Herblain l’Hôtel Atlantys Hôtel, à Orvault l’Hôtel Le Domaine d’Orvault, à Lussac (86) l’Hôtel Les Orangeries, à Le Crotoy (80) l’Hôtel Les Tourelles, à La Baule l’Hôtel Saint-Christophe et enfin l’Hôtel Castel Clara à Belle Île (56).
Cette liste est susceptible d’être élargie à d’autres hôteliers volontaires d’autres régions.

Un groupe de travail appuyé par des écoles et des experts
Ces hôteliers ont constitué un groupe de travail avec :
- Des établissements hôteliers de divers profils : du 0 à 4*, des bâtiments neufs ou anciens, ruraux ou citadins.
- Un cabinet d’expert pour la méthodologie et l’évaluation des établissements (Evéa).
- Un organisme référent pour valider la méthodologie (Ademe).
- Une école pour la conception graphique de l’étiquette (Sciences’Com du groupe Audencia).
- Des écoles pour évaluer la pertinence de l’affichage auprès des clients (université de Vannes qui envisage de publier les résultats de ses travaux sur l’affichage environnemental).
- Des organismes consulaires comme facilitateurs (CCI).

Une démarche sur un an
L’évaluation nécessite un bilan environnemental poussé dont le prix représente un frein pour de nombreuses structures hôtelières. Ils ont déposé un dossier de demande de subvention auprès de l’Ademe. Afin que le coût résiduel, après subvention, ne dépasse pas 2 000 € pour un établissement.
L’expérimentation a commencé le 1er juillet avec une méthodologie conçue par le cabinet Evéa. Une première version d’étiquette a été élaborée en collaboration avec Sciences’Com. L’évaluation des hôtels est en cours.
L’affichage des performances environnementales sera effectué dans chaque établissement (visuels, sites internet) afin de recueillir les réactions des clients. Le 31 juillet 2012 au ministère du Développement durable aura lieu la remise des conclusions avec les retours d’expérience des professionnels et la synthèse de l’opération. Cette démarche servira ensuite de référence pour une généralisation à l’ensemble de la profession.

Une information multicritères
La version initiale de l’étiquette :

La mesure est effectuée pour une nuitée + petit-déjeuner (pour une personne) sur les indicateurs suivant :
- Consommation d’eau.
- Consommation d’énergie.
- Quantités de déchets produites.
- Emission de gaz à effet de serre (changement climatique).
- Emploi de produits biologiques et écologiques.

Elle concerne le linge et les produits d'entretien, le matériel électrique, l’eau (eau chaude sanitaire et consommations), les produits d'accueil, le chauffage ventilation climatisation, l’éclairage intérieur, les achats alimentaires pour petit-déjeuner exclusivement. Les piscines et appareils de balnéothérapie, le transport des "clients" et des salariés, les achats alimentaires autre que petit-déjeuner, l’entretien des espaces verts, les activités proposées par l’établissement ne sont pas concernés.

Les partenaires du projet
Club hôtelier de l’agglomération nantaise. C’est une association qui regroupe l’ensemble des professionnels du secteur de l’hébergement touristique et qui est présidée par Gilles Cibert, exploitant de l’hôtel La Pérouse de Nantes. www.clubhotelier-nantes.com

Evéa est un cabinet nantais de conseil en éco-conception. Son responsable. Hubert Vendeville, est le porteur de l’expérimentation et utilise l’outil Malice® pour évaluer les impacts environnementaux des établissements hôteliers. http://www.evea-conseil.com/

Sciences’Com du groupe Audencia Nantes est l’école de la communication et des médias. Très engagée dans le Développement durable, son directeur des études est Christophe Bultel. http://www.sciencescom.org/

Ademe : Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie. L’interlocuteur pour cette démarche est Samy Guyet. www.ademe.fr

Expérimentation nationale de mise à disposition d’informations environnementale initiée par le Grenelle de l’environnement : http://www.developpement-durable.gouv.fr/Experimentation-de-l-affichage



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