Comment transformer un décor naturel en un atout commercial ?

De nombreux hôtels et restaurants possèdent des espaces verts, un parc ou un jardin qui peuvent devenir de véritables outils commerciaux avec le Développement Durable.

Les clients sont de plus sensibles à la qualité de l’insertion d’un établissement dans son environnement, mais nous pouvons également faire avec nos espaces verts une vitrine de notre démarche pour un Développement Durable.

Un exemple très spectaculaire tiré de l’excellente émission «Silence ça pousse» sur France 5 : le Spa de l’hôtel Shandrani sur l’île Maurice. Ce luxueux Spa a été inséré en 2 mois dans un jardin avec une remarquable création paysagère. Dans l’émission, le responsable de l’hôtel explique que l’intérêt suscité auprès des clients par ce cadre exotique somptueux l’a conduit à inclure la visite du jardin avec une présentation du travail accompli dans son offre commerciale.
http://www.france5.fr/silence-ca-pousse/silence-ca-pousse-jardins.php?id_article=1966

Plus proche, l’hôtel restaurant Lecoq-Gadby à Rennes, qui a été le premier en France à obtenir l’écolabel européen, construit un Spa écologique et une piscine chauffée par des panneaux solaires thermiques. Une pompe à chaleur récupérera les calories de l’air chaud et humide de la piscine, avec une bonne isolation, plus une ventilation renforcée, la climatisation ne sera pas nécessaire. Par ailleurs l’eau de pluie sera récupérée pour alimenter les chasses d’eau et arroser le jardin. Enfin des panneaux photovoltaïques permettront de produire de l’électricité.
http://www.lecoq-gadby.com/ethique-rennes.html

Dans le parc ou le jardin de votre établissement, vous pouvez aussi proposer à vos clients comme Régis Marcon pour son nouvel hôtel à Saint-Bonnet-le-Froid ou comme l’auberge de la Marguetière à Andelaroche les avantages d’une piscine naturelle*
http://www.aubergedelamarguetiere.com/
Ces piscines ou baignades naturelles* utilisent des plantes pour assurer la filtration de l’eau, ce qui évite l’emploi de produits chimiques toxiques. Elles conviennent parfaitement à une utilisation publique puisque depuis l’été 2008 celle de la commune de Combloux fonctionne avec un procédé conçu par Bioteich. Il est également possible avec quelques aménagements de transformer une piscine classique en piscine naturelle.
http://www.bioteich.fr/

* Attention ! Pour ces solutions vous devez vérifier que votre DDASS tolère ce type d’aménagement.

Vous pouvez aussi, comme Courtepaille pour son restaurant de Massy, être exemplaire dans la gestion de vos espaces verts en mettant en place une gestion harmonique de vos espaces verts.
La gestion harmonique selon Wikipédia s’appuie sur les 3 axes du développement durable (environnement, économie, social) avec plusieurs domaines d'action :

• une gestion différenciée des plantations qui privilégie les espèces locales endémiques ;

• une utilisation économe de l'eau ;

• une protection du sol comme organisme vivant à nourrir ;

• une absence de produits de synthèses (engrais, pesticides) ou d’OGM ;

• un accroissement de la biodiversité végétale et animale ;

• une utilisation économe de l'énergie et un recours aux énergies renouvelables ;

• une réduction du bruit et de la pollution de l'air due aux machines ;

• un recyclage des déchets, en particulier la fabrication de compost.

Un référentiel (cahier des charges) a été développé par ECOCERT, l’organisme de contrôle et de certification de l'agriculture biologique.

En accentuant le côté naturel de vos aménagements dans les espaces verts, votre offre pour vos clients évoluera avec les saisons. Par exemple une piscine naturelle ne se vide pas et n’a pas besoin d’être recouverte, elle devient l’hiver un bassin d’agrément dans un décor naturel.

Si vos aménagements sont bien écoconçus ils bénéficieront d’une régulation naturelle et les coûts de maintenance seront réduits.
Par exemple une piscine naturelle* ne requière pas les contrôles sanitaires habituellement liés au traitement chimique de l’eau. Le soleil de son côté assure une grande partie du chauffage de l’eau, en particulier en chauffant l’eau du bassin de régénération peu profond et les galets disposés sur le bord. Généralement des panneaux solaires thermiques ou une pompe à chaleur complètent le dispositif.
Il reste le coût de l’électricité pour faire fonctionner les pompes qui entretiennent la circulation de l’eau et le remplacement de l’eau qui s’évapore soit selon Bioteich une dépense de l’ordre de 600 à 1 000 € par an.
http://www.bioteich.fr/

* Attention ! Pour ces solutions vous devez vérifier que votre DDASS tolère ce type d’aménagement.



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