Comment lutter contre les nuisances sonores ?

Le confort acoustique est un élément qui contribue de façon essentielle à la qualité que nous devons offrir à nos clients lors de leur séjour. Il s’agit d’éliminer les bruits indésirables et à l’opposé de créer une ambiance sonore agréable (musique douce, chants d’oiseaux, bruits de la nature…).

Un lieu de vie est empli de sons et de bruits que notre cerveau perçoit de manière plus ou moins consciente et qui produisent un sentiment de bien-être ou une gène. Les bruits excessifs sont pour nos clients et nos équipes synonymes d’inconfort. Et malheureusement l’activité d’un établissement avec des flux importants de personnes, un nombre élevé de machines, génère beaucoup de bruits.

Il est évident que pour optimiser le confort acoustique à l'intérieur d'un bâtiment, une bonne conception est déterminante. À défaut d’une bonne conception, nous pouvons néanmoins agir sur les différents bruits en fonction de leur source. S’ils viennent de l’extérieur (voisinage, circulation…), la pose d’un double-vitrage de qualité permet d’améliorer le confort acoustique (et thermique). S’ils sont émis par des équipements (locaux techniques, machines, chaufferie, climatisation, machinerie d'ascenseur…) parfois la pose d’un simple capot sur l’équipement, d’un revêtement ou d’une cloison suffit pour éliminer les bruits indésirables. Pour ces solutions privilégiez les matériaux naturels, certains d’entre eux, comme le liège, peuvent être esthétiques et très efficaces.
http://www.toutleliege.com/Prg/pl.asp?idpl=9

Par ailleurs, nous l’avons vu dans notre rubrique sur les équipements, les fabricants ont fait des progrès considérables pour la consommation d’énergie et le niveau sonore. Pour certains équipements anciens, leur renouvellement vous permettra de réduire le bruit et la consommation d’énergie.
Mais une fois encore pour agir en cours d’exploitation sur les nuisances sonores, la mobilisation de vos équipes sera primordiale. Organisez avec eux le recensement de tous les bruits gênants et désagréables. Ils seront plus vigilants et l’écoute des clients sera une excellente source d’information. Vous pouvez également leur demander de détecter les activités difficilement compatibles sur le plan sonore. Par exemple : une bonne anticipation sur les plannings de travail peut éviter qu’un séminaire dans un hôtel soit perturbé par des perceuses, des tondeuses à gazon ou un ramassage tonitruant de feuilles mortes. Également constatant que la clientèle individuelle affaires et les groupes cohabitent mal en particulier sur le plan sonore, il est bienvenu lorsque cela est possible d’attribuer des étages différents pour les chambres et des salles différentes pour le dîner et le petit-déjeuner.

UN «MOIS SANS BRUIT» AVEC SES ÉQUIPES

La détection des nuisances sonores et leur élimination doivent bien sûr se faire constamment et dans les plus brefs délais lors d’un incident. Mais en prévention, vous pouvez organiser avec vos équipes, par exemple : «un mois sans bruit». L’objectif sera d’identifier toutes les nuisances sonores subies par les clients ou les équipes, de rechercher les moyens pour les éviter et d’établir un plan d’action pour les éliminer.

Le traitement des nuisances sonores est certainement un sujet que vous avez avec juste raison déjà traité, ne pas l’aborder c’est prendre le risque de nombreuses insatisfactions clients.
Vous le savez certainement, il existe une réglementation que nous devons respecter pour le confort d’un poste de travail avec des seuils et des temps d’exposition :

- À 80 décibels c’est un niveau de sensibilisation et d’information.

- À 85 décibels c’est un niveau de prévention (par exemple le bruit d’une tondeuse à gazon le temps d’exposition est limité à 8 heures maximum).

- À 87 décibels c’est la valeur limite d’exposition, les protections sont obligatoires

- À partir de 90 décibels on n’atteint la limite de nocivité. Le temps d’exposition maximum à ce niveau est de 2H32. Une durée d’exposition trop longue à ce dernier niveau peut créer des troubles auditifs irréversibles.

Il convient de noter que certains restaurants scolaires présentent des niveaux de bruit compris entre 80 et 95 décibels et que certaines discothèques atteignent des niveaux de 96 à 105 décibels.
Vous consulterez utilement le Guide Pratique de L’ergonomie dans l’hôtellerie et la restauration écrit par Delphine Vilatte* spécialiste de l’ergonomie chez François Tourisme Consultant, que vous pouvez vous procurer auprès de l’Umih Aquitaine.



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