Marge après coût de production : améliorer en 5 étapes
Philippe Lalonde
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Pourquoi faut-il contrôler les livraisons ?

Si aujourd’hui, vous ne contrôlez pas vos livraisons et que vous décidez de vous y "coller", alors vous aurez de grandes chances de voir baisser votre coût matière, et donc de voir votre résultat augmenter de 1% !
De plus vous aurez non seulement un contrôle quantitatif, mais aussi qualitatif des produits livrés.

Les outils

  • De la rigueur, encore de la rigueur, toujours de la rigueur…
  • une balance juste et précise sur le lieu de livraison,
  • des bons de commande chiffrés,
  • un rapprochement bon de livraison / bon de commande,
  • un contrôle de la qualité, des quantités, des prix,
  • des signalements d’écarts signés par le livreur,
  • des demandes d’avoir, aussi minimes soient-elles,
  • un suivi des avoirs,
  • des contacts avec les fournisseurs pour une amélioration des livraisons.

Bon rose et bon vert : Anecdote

Dans une entreprise qui gérait 60 restaurants, lors d’une réunion des directeurs de site sur le coût matière, les produits, les fournisseurs… Quelle ne fut pas la surprise de découvrir qu’un même fournisseur livrait les restaurants en remettant soit un bon rose soit un bon vert…

Après une rapide enquête, on constatât que les restaurants qui pratiquaient un contrôle des livraisons avaient des bons roses, et ceux, dont le responsable "avouait" ne pas avoir le temps de le faire, avaient des bons verts.
Ainsi chez ce fournisseur chacun savait : qui du responsable, qui du préparateur de commande, qui du livreur, les livraisons devant être parfaites et celles qui pouvaient l’être un peu moins…

A votre avis quels étaient les restaurants qui avaient les meilleurs résultats ?

Une sole, un camembert, une caisse de vin… : Anecdote

Une rencontre il y a quelques années avec feu Jean-Claude Vrinat, patron du restaurant Taillevent, à l’époque 3 étoiles au guide Michelin, me permet de vous narrer cette anecdote ;

«Chaque jour, disait-il, j’arrive au restaurant avant les cuisiniers. Pour ne prendre personne en traitre, je les ai prévenus que je prendrai quelque chose dans les livraisons du matin, et qu’ils devaient monter au bureau pour récupérer l’article en question. C’était soit une sole, un camembert, une caisse de vin… mais jamais la même chose.
Ainsi, je sais que toutes les livraisons sont contrôlées.»

L’objet de la rencontre était l’écriture d’un article intitulé "Comptes sur table", Jean-Claude Vrinat s’était prêté au jeu. A l’époque le bénéfice net de sa société était de 10%, alors qu’une de ses grandes fiertés était d’être le moins cher des restaurants 3 étoiles de Paris !


© COMSTOCK IMAGES JupiterImages



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