Chambres et tables d'hôtes

Q200

Plus-value et chambres d'hôtes ! Je suis en train de vendre ma maison (résidence principale) dans laquelle j'exploitais (en revenu complémentaire) 3 chambres d'hôtes. Mon notaire me signale que j'aurai une plus value sur ces 3 chambres, bien que je les utilise parfois quand des membres de ma famille viennent me voir et bien qu'elles soient dans ma résidence principale (théoriquement exonérée de plus value). En tout cas, bravo pour la mine d'info que représente ce Blog des Experts dans un domaine souvent flou !

Votre notaire me semble bien pointilleux : pour qu'il y ait plus-value sur cette vente encore faudrait-il que son prix de vente, par rapport au prix du marché (référence de ventes récentes, dans la même localité) soit majoré du fait que vous avez en quelque sorte un fonds de commerce de chambres d'hôtes.

Ce qui induirait que le preneur voudrait acquérir votre propriété aussi parce que vous avez développé cette activité.

Si ce n'est pas le cas, je ne pense pas que l'on puisse parler d'une quelconque plus-value ni décréter que l'exonération de plus-value dont jouit votre résidence principale soit annulée par le seul point de cette activité mineure et occasionnelle ; si votre notaire s'appuyait sur un texte dans le sens contraire, il faudrait qu'il le précise et, s'il vous plait, merci de nous en faire part.

Le fait que vous utilisiez aussi ces pièces pour loger des membres de votre famille va dans le même sens.

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Q201

Je possède une maison secondaire dans le Puy de Dôme, je souhaiterais pouvoir louer deux chambres d'hôtes durant les vacances et obtenir des subventions pour leur rénovation.

  • Est-ce un projet réalisable dans la mesure où il ne s'agit que d'une résidence secondaire ?

Sauf dispositions départementales ou régionales spécifiques concernant l'attribution des subventions, le fait qu'il s'agisse de votre résidence secondaire - mais qui devient votre résidence tout court quand vous y résidez - ne change rien à la chose ; d'autant que l'activité de chambres d'hôtes est très souvent saisonnière.

Voir le Blog des Experts Subvention en hôtellerie par Catherine Avignon
À noter aussi que selon les départements ou les régions, les subventions pour les études concernant un projet de rénovation ou de création peuvent aller jusqu’à 80 % du montant des études avec un plafond raisonnable.

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Q202

Si j'ai bien compris, en ayant 2 chambres d'hôtes et uniquement la petite licence pour les petits déjeuners, je ne peux servir de repas sauf "de manière occasionnelle".

  • Mais qu'est-ce que la législation entend par "occasionnelle" ?

Quel beau sujet vous abordez là : la sémantique et la législation !!

Je crains de vous décevoir, il n'y a pas de définition du mot "occasionnel". Il faut donc interpréter, comprendre : à l'occasion, d'une façon inhabituelle, non régulière, etc.

Ce qui, selon moi, voudrait dire que si vous servez une ou deux fois par semaine, à 3 ou 4 personnes un repas, c'est occasionnel si, tous les jours ou presque, à chaque repas, ou presque vous avez une demi-douzaine de convives, ce n'est plus occasionnel !

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Q203

Dans 3 ans environ, mon mari pourra bénéficier d'une petite retraite (après 15 ans de service), je travaillerai pour ma part à mi-temps. Nous envisageons de créer deux chambres d'hôtes dans notre habitation afin de compléter sa retraite. Nous aurions souhaité avoir quelques éclaircissements :

  • Pour l'activité Tables d'hôtes, peut-on servir du lapin ou coq "maison" (nous élevons quelques volailles pour notre consommation personnelle) ?

  • D'autre part, peut-on proposer à la vente des produits ou objets réalisés par nos soins : confitures, objets de décoration, tableaux... ou encore exposer et vendre des œuvres de petits artisans de notre région ? Faut-il pour cela adhérer au RCS ?

  • Enfin, mon mari et moi-même étant tous les deux fonctionnaires, pensez-vous qu'il faille attendre la date de sa retraite pour "préparer" notre projet ou peut-on effectuer les démarches (recherche de subventions...) et démarrer les travaux d'aménagement auparavant, pour être prêts au jour de sa retraite ?

Votre projet est très sympa.

Le coq au vin avec "votre" coq ou la gibelotte avec "votre" lapin en seront bien meilleurs encore !
Bien sûr vous avez tout à fait le droit d'utiliser les produits du jardin ou de votre élevage ; de même, vous pouvez tout à fait vendre les confitures, miel, etc. produits faits par vous-même, des voisins ou œuvres créées par des artisans de la région ; ce faisant, vous êtes tout à fait dans l'esprit même des chambres d'hôtes ou des gîtes ruraux.
Sauf, si cette activité prenait une très grande importance, vous n'avez pas besoin d'une inscription au RCS.

Le fait que vous soyez l'un et l'autre fonctionnaires, impliquerait une demande d'autorisation afin de vous éviter tous problèmes ; je pense qu'il vous faudrait la demander pour le moins "gradé" des deux et je crois que vous devriez l'obtenir, sans difficultés en mentionnant seulement l'activité liée aux deux chambres d'hôtes ; je ne vois pas d'ailleurs au nom de quoi, l'on pourrait vous empêcher, avant votre départ en retraite de préparer celle-ci.
Pour une approche plus complète sur ce point concernant l'activité pour un fonctionnaire, je vous conseille de lire ma réponse à la question 134 page "Statut fonctionnaire".

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Q204

J'ai loué un gîte à la Réunion en juillet 2005. J'ai constaté la présence de musaraignes (avec excréments dans la cuisine). On m'a proposé un gîte de remplacement (avec sans doute les mêmes risques). Il y avait une piscine sans sécurité particulière (pas de barrière de protection, pas de sonnerie...).

  • À qui doit-on s'adresser pour signaler ces faits pour qu'ils ne se reproduisent pas pour les autres clients ?

Vous avez raison de vouloir réagir même si, sous les tropiques, les "petites bêtes" sont bien difficiles à contrôler ! Vous pouvez écrire à l'Office du Tourisme avec copie au Comité Départemental du Tourisme et à la Mairie.

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Q205

Des exploitants agricoles habitaient dans un logement. Un nouvel exploitant agricole souhaite meubler ce logement - sans aucun travaux ! - et le louer dans le cadre d'un meublé de tourisme de manière saisonnière à des vacanciers. Lui-même habitera ailleurs. Hors la DDE demande un permis de construire dans le sens où elle estime que la destination du local a changé !

  • Je ne sais quoi leur répondre puisqu'il n'y a pas eu les moindres travaux (hormis l'électricité refaite à neuf). Qu'en pensez-vous ?

La DDE a raison : reportez-vous à la réponse de la question 196 sur la page "Zone constructible".

Dans la mesure où il y a un changement de destination, il faut une demande de permis de construire (PC) à déposer auprès de la mairie.

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Q206

Je dirige un gîte d'étape et de séjour classé Gîtes de France (43 places), en tant que salariée pour le compte d'une SAEML. Nous proposons sur réservation (donc ponctuellement), une prestation 1/2 pension et pension complète à partir de 12 personnes. Les repas, hormis les petits déjeuners, nous sont livrés par une société de restauration, sans les boissons. Nous procédons au réchauffage, présentation et service des repas.

  • Avons-nous le droit de servir apéritifs et vins pour accompagner ces prestations repas ? Avons-nous besoin d'une licence ?

  • Peut-on en dehors de cette prestation, proposer à nos vacanciers, vente ou dégustation de cidre ?

Ce que vous exposez est très sympathique.

Permettez une petite remarque au passage : même si un traiteur vous livre toutes les prestations "nourriture", votre responsabilité sur l'hygiène alimentaire est, de toutes façons, engagée, il vous faut donc bien vérifier que les conditions de fabrication, de conservation, de transport... de votre sous-traitant sont bien aux normes de l'arrêté du 9/5/95.

Quant à la question spécifique que vous posez concernant le service de boissons, les choses sont très précises :

  • vous avez besoin de la petite licence restauration afin de pouvoir servir certaines boissons, seulement à l'occasion des repas, dont du vin, du cidre, de la bière, du champagne à l'exclusion des rhums, alcool, etc. ;
  • mais, vous ne pouvez pas, en dehors de repas, servir la moindre boisson alcoolisée, voir les questions 21 et 170 "Prestations : licence boissons".

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Q207

J'ai racheté un restaurant saisonnier dans le Sud, j'ai obtenu un permis de construire pour refaire un étage de 100 m2, et donc j'envisage de faire 4 chambres pour louer toute l'année afin d'augmenter mon chiffre d'affaires.

  • Que me conseillez-vous comme formule ?

Selon le "marché" avec lequel vous vous trouvez, vous pouvez soit vous orienter vers des locations "meublées" (chambres, s/bains, coin kitchenette, coin repas/salon, ce qui est "jouable" dans 25m2) pour des locations de moyenne ou longue durée ou 4 chambres d'hôtes si vous logez sur place et qu'elles peuvent être considérées comme faisant partie de votre domicile.

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Q208

  • J'envisage d'acheter une ferme dans la Vallée de l'Ouche en Côte d'Or et faire de la location de VTT, QUADS et plus tard promenades équestres qu'en pensez-vous ?

Votre projet est intéressant, mais faites une étude de marché et de rentabilité. Attention aussi, les QUADS sont bruyants et peuvent entraîner des réactions négatives (cette semaine un maire a pris un arrêté les interdisant sur sa commune) : vous vendrez aussi du calme, du repos, ne l'oubliez pas !

Mise à jour septembre 2007 : pour organiser des promenades équestres ou des excursions, vous devez demander l'agrément au service « agence de voyages » de la Préfecture de votre département (Loi N° 92-645 du 13 juillet 1992 – Titre II, article 7).
Pour toutes ces activités n’oubliez pas de revoir vos couvertures assurances.

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Q209

  • Pourriez-vous nous indiquer si les responsables de chambres d'hôtes ont un minimum d'obligations en ce qui concerne les créneaux horaires pendant lesquels ils peuvent nous recevoir ?

Par exemple, nous avons réservé un établissement qui fait partie de cette catégorie et envoyé un chèque qui a été encaissé ; cet établissement ne peut nous remettre les clefs que le jour même à 17 heures et ne peut accepter que nous déposions à leur réception une valise à 10 heures, le même jour, car c'est le moment "privilégié" où ils choient leurs pensionnaires !

Aucune règlementation ne fixe les horaires d'ouverture ou fermeture des chambres d'hôtes ; mais, si l'on considère qu'il s'agit de recevoir des "amis" chez soi, il est clair que ce que vous exposez est totalement contraire à cet esprit de convivialité.

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Q210

Nous exploitions, avec mon mari, un hôtel restaurant de 18 chambres. Pour raison de santé, nous avons dû arrêter l'activité. Nous nous plaisons dans la région et aimerions y rester. Actuellement, nous avons un appartement dans un bâtiment annexe, non contigu, qui comporte en plus 4 studios et un appartement de 2 pièces.

Nous souhaiterions transformer une partie de l'hôtel en un appartement plus vaste et louer le rez-de-chaussée en location meublée, avec cuisine, etc. et éventuellement une ou deux chambres d'hôtes.

  • Dans le calcul des 5 chambres pour les ERP, tient-on compte des pièces du logement du propriétaire ? Le projet est-il possible, sachant que les murs appartiennent à une SCI familiale où nous sommes, mon mari et moi-même les uniques associés ?

  • Doit-on exploiter en activité loueur en meublé professionnel ou non professionnel ?

Le projet que vous évoquez semble tout à fait possible.

Dans le classement ERP, seules comptent les chambres mises à la disposition de la clientèle ; vous pouvez donc très bien, à côté de votre logement, avoir jusqu'à 5 chambres d'hôtes, sans vous retrouver ERP.

La SCI, dont vous êtes associés, peut très bien exploiter les chambres d'hôtes. Si cette exploitation devient votre seule activité avec une occupation importante (supérieure à 23 000 € en 2005) tout au long de l'année, vous devrez avoir le statut de loueur en meublé professionnel (LMP) si, par contre, cette activité ne s'exerce que quelques mois par an, vous pouvez opter pour le statut de loueur en meublé non professionnel (LMNP) - voir ma réponse à la question 190 "Fiscalité : "loueur en meublé"

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Q211

Je vis avec ma compagne propriétaire d'un appartement 3/4 pièces de 95 m2, situé au 14ème étage d'un immeuble privé à Strasbourg, au cœur des cités universitaires et proche du centre ville. Nous avons entrepris des travaux de rénovation, et j'ai le projet de proposer une chambre d'hôtes quelques mois dans l'année et table d'hôtes occasionnelle... ma question est la suivante :

  • Ai-je le droit de créer une chambre d'hôtes dans un appartement en ville ?

  • Si oui, une simple déclaration à la mairie suffirait-elle ?

  • Si non, que me reste-t-il comme autre alternative à mon projet ?

Une Chambre d'hôtes au 14ème étage d'un immeuble, voilà qui ne correspond pas tout à fait à ce qu'écrivent des bons auteurs sur le fait, qu'en milieu urbain, une chambre d'hôtes doit être dans un milieu touristique et/ou historique.

Mais vous indiquez être proche du centre ville et ne pouvez pas ne pas avoir une vue magnifique sur la superbe plaine d'Alsace... alors pourquoi pas ?

Il faut et il suffit que vous déclariez votre intention à la mairie ; vous trouverez ailleurs (Q50, Q51, Q52, Q66), dans mes réponses, les précisions sur la table d'hôtes (voir le chapitre).

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Q212

Je suis locataire de ma maison, et mon propriétaire à qui je loue un loyer normal m'a dit que je pouvais exploiter mes 2 chambres en chambres d'hôtes ; ce que je fais depuis le début de l'année 2005 ; seulement je n'y comprends rien pour ce qui est de la prochaine déclaration. Je voudrais faire simplement une déclaration de revenus supplémentaires, comme on me l'a dit à la chambre de commerce ; sans qu'il soit question de recettes et dépenses car je ne vois pas ce qu'il faut déduire !
Si, par exemple, je gagne 4 800 € par an, je pensais déclarer 4 800 € en revenus supplémentaires :

  • Si ce n'est pas comme ça que je dois m'y prendre, comment dois-je faire ?

  • Ou bien y a-t-il quelqu'un qui pourrait m'aider dans ce genre de déclaration ?

  • Que me faut-il comme licence pour travailler ?

  • Le petit déjeuner est compris dans le prix de la chambre ; j'envisage également de proposer une table d'hôtes à mes clients des chambres d'hôtes : est-ce que je peux tout englober dans la déclaration, chambres et table d'hôtes sans pour autant parler de recettes et dépenses ?

Tout d'abord, vous indiquez que votre propriétaire "vous a dit" que vous pouviez louer deux chambres en chambres d'hôtes : ce n'est peut-être qu'une expression, mais il est essentiel, pour votre sécurité, qu'une autorisation de ce genre soit écrite.

Toutes les autres questions que vous posez ont des réponses sur ce Blog des Experts mais peut-être n'ai-je pas été assez clair ?

  • Si vous voulez vous simplifier la vie, déclarez sur votre formulaire IRPP, votre chiffre d'affaires "hébergement" ; l'administration fera une déduction forfaitaire de 72 %, pour les charges ;
  • Déclarez de même le chiffre d'affaires restauration (même si vous vendez tout compris, une ventilation doit être faite entre les chambres et le petit déjeuner) ainsi que les autres recettes éventuelles ; l'administration fera une décote forfaitaire de 52 %.
  • Vous avez besoin d'une "petite licence restauration" pour les petits déjeuners ; elle suffira aussi pour les prestations de table d'hôtes, si celles-ci restent occasionnelles ; autrement il vous faudrait une inscription au RCS.
  • De toutes façons, ainsi que je l'ai souligné à plusieurs reprises, il vous faut suivre l'arrêté du 9/5/95, sur l'hygiène concernant le traitement des produits alimentaires (se référer par exemple au Blog des Experts de Jean-Gabriel du Jaiflin "Implanter et gérer un restaurant (démarche HACCP incluse)").

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Q213

J'ai des chambres d'hôtes dans le MÉDOC depuis 4 mois, je prépare actuellement le calcul des amortissements de mes investissements, je m'interroge sur la prise en compte des amortissements pour l'achat de ma propriété.

  • Merci de me dire si je peux prendre une quote-part de l'achat de mon habitation principale en dotation pour déterminer mon résultat de l'année ?

Dans l'affectation des charges d'amortissements de votre activité chambres d'hôtes, vous pouvez toujours prendre en compte une part de votre propriété.

Mais il faut être raisonnable : même si vos "clients/amis" ont les chambres à leur disposition, une partie du séjour, de la salle à manger, du jardin... il n'en demeure pas moins que c'est votre résidence d'abord et de ce fait la "jouissance des lieux" par vos hôtes n'est que partielle et pendant un laps de temps limité sur l'année.

En conclusion, oui vous pouvez le faire, mais sachez raison garder.

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Q214

Nous souhaitons acheter un château en SCI (3 associés en famille) afin d'ouvrir 6 chambres d'hôtes (déjà aux normes).

  • Quel est le montage juridique le plus adapté sachant que je suis enseignante, et mon conjoint salarié aux 35 h ?

Le fait d'avoir une SCI pour l'achat de la propriété entre les 3 associés est une bonne chose qui vous permet le maximum de souplesse pour l'avenir.

Dans le même esprit, je vous suggère d'avoir une SARL, avec les mêmes associés, qui paiera un loyer à la SCI et assurera l'exploitation des chambres d'hôtes.

Mise à jour août 2007 : le Décret n° 2007-1173 du 3/8/07 limite à cinq le nombre de chambres d’hôtes possibles chez l’habitant.

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Q215

  • Je souhaite reprendre un hôtel-restaurant avec une licence IV. Je me demande s'il est possible, pour augmenter ma clientèle de rajouter des chambres d'hôtes ? C'est-à-dire transformer les chambres de l'hôtel actuel en chambres d'hôtes.

  • Si oui, quelles sont les démarches à suivre ?

  • Qui peut m'aider dans ma création ?

Je ne vois pas bien pourquoi le fait d'avoir des chambres d'hôtes en place de chambres d'hôtel "augmenterait la clientèle" ; d'autant que vous pouvez toujours louer les chambres d'hôtel, à la semaine, au mois, etc., si le "marché" le réclame, avec un tarif adapté à la demande et à la concurrence ?

Si vous décidiez de changer la destination de cette exploitation, il suffit de déclarer au Greffe du Tribunal de Commerce les modifications à apporter au KBIS, d'informer le Comité départemental du Tourisme (CDT), l'Office du Tourisme et la Mairie.

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Q216

  • Pour ouvrir 4 chambres d'hôtes, est-ce que je dois être obligatoirement propriétaire des bâtiments ?

Non, nulle part, je n'ai trouvé cette mention ; cependant d'une part, il vous faut avoir l'autorisation écrite du propriétaire car vous modifiez l'objet du bail et d'autre part, celui-ci doit être de longue durée afin de vous permettre un lancement pérenne de votre activité.

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Q217

Nous projetons de construire dans le sud Bretagne notre maison d'habitation principale et y inclure trois ou quatre chambres d'hôtes.

  • Dans ce cas, savez-vous s'il est possible d'avoir des aides financières de la part du conseil général, CCI ou autre organisme et si oui, dans quelles conditions et montants ?

Les subventions sont une décision départementale ou régionale du Conseil départemental ou régional, leur montant peut atteindre environ 30 % de l'investissement net ; la décision est sur dossier, en fonction du projet, sans conditions de ressources, mais suivant la ligne budgétaire de ces organismes.

Le Centre de Formalités des Entreprises (CFE) à la CCI vous donnera les précisions, vous conseillant, peut-être, pour la réalisation du dossier de demande.

Voir le Blog des Experts Subvention en hôtellerie par Catherine Avignon
À noter aussi que selon les départements ou les régions, les subventions pour les études concernant un projet de rénovation ou de création peuvent aller jusqu’à 80 % du montant des études avec un plafond raisonnable.

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Q218

J'ai une maison dans la région de Guebwiller (68) ainsi qu'une ancienne grange à côté que je souhaite restaurer et transformer en chambres d'hôtes.

  • Pouvez-vous me dire si j'en ai le droit et à quels organismes m'adresser pour connaître les normes et les subventions possibles ?

Comme vous allez changer la destination de la grange, vous devez obtenir un permis de construire à établir auprès de la mairie ; pour le reste, en plus des informations que vous trouverez dans ce Blog des Experts, vous pouvez demander l'aide du Centre de Formalités des Entreprises (CFE) à la CCI.

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Q219

Je viens de visiter un manoir à louer et je souhaite y vivre et avoir une activité complémentaire de chambres d'hôtes (possibilité de 5 chambres) car la région ou nous vivons s'y prête vraiment.

  • Je voudrais connaître les possibilités de contrats de location que je dois établir avec le propriétaire du manoir sachant qu'avec mon conjoint nous avons déjà une activité professionnelle de travailleur indépendant.

  • Et comment allons-nous déclarer ces revenus complémentaires ?

Pour avoir le droit de mettre quelques chambres d'hôtes en exploitation dans la propriété que vous entendez louer, il faut et il suffit que, dans le bail, soit inscrite la mention que vous avez la possibilité de sous-louer quelques-unes des pièces ou, pour être encore plus explicite, qu'une activité de chambres d'hôtes peut y être développée.

J'indique aux questions 15, 18 et 40 (page "Fiscalité : généralités") comment les recettes peuvent être déclarées : a priori, dans votre cas, le plus simple semble être l'inscription du chiffre d'affaires sur votre déclaration de l'IRPP, l'administration faisant la déduction forfaitaire de 72 %.

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Q220

  • On propose à mon fils étudiant une chambre d'hôtes. Cette chambre, compte tenu de son appellation peut-elle être louée mensuellement à mon fils pour une période de 9 mois ?

C'est en fait plus un "meublé" qu'une chambre d'hôtes, mais comme il n'y a aucune règlementation précisant la limite d'une occupation d'une chambre d'hôtes, cette appellation ne présente aucun inconvénient.

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Q221

Je suis très surprise que vous disiez qu'il n'existe pas de législation particulière pour les chambres d'hôtes, car, les Gîtes de France (que vous nommez souvent), et d'autres labels, vendent des formations et des "adhésions" extrêmement chères en disant que celles-ci permettent aux participants de se tenir informés de la législation.

  • Où est l'erreur ?

Je maintiens qu'il n'y a pas d'autres informations règlementaires que celles que j'ai transmises au fur et à mesure des questions.

Ce que les organismes que vous citez veulent peut-être dire, c'est qu'ils tiendront leurs adhérents au courant des novations en termes de règlementation dès leurs parutions.

Si vous ne me croyez toujours pas - ce qui est votre droit - je vous invite à aller sur le site des Gîtes de France : http://www.gites-de-france.fr, rubrique le "Guide du Créateur".

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Q222

  • Enseignant, je souhaiterais ouvrir une chambre d'hôtes durant les vacances scolaires. Est-il possible de cumuler mon traitement de fonctionnaire avec ce type de revenus ?

Relisez ma réponse à la question 134 sur la page "Formalité : statut fonctionnaire".

Mais, je pense que le fait qu'il ne s'agisse que d'une activité à exercer pendant la période de vacances scolaires, doit permettre d'obtenir, à l'enseignant que vous êtes, un accord.

Cependant, je ne peux que vous conseiller la totale transparence à l'égard de ce projet.

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Q223

J'exploite une EURL qui offre des chambres d'hôtes dans mon habitation. Pour pouvoir offrir des repas du soir aux résidents dois-je obtenir une licence (dite petite licence) ?

  • Puis-je servir des repas (payants) à des visiteurs occasionnels, mais non-résidents, par exemple dans le cadre de packages évènementiels (nourrir un professeur de golf ou un musicien...) ?

Oui, pour servir des repas aux résidents, vous devez posséder la petite licence restauration (douanes ou service buraliste).

Mais, elle ne vous donne pas le droit de servir des repas payants à d'autres "passants" ou alors votre activité devient un restaurant.

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Q224

Je suis sur le point d'acheter une maison, avec création d'un gîte dans une partie des dépendances qui est déjà une très vieille habitation que je me propose de rénover (avec création de 2 chambres et 1 salle d'eau à l'étage) + une piscine à disposition pour ce gîte qui est dans le Béarn à 20 mn de PAU.

  • Où trouver les règlementations pour cette création et où trouver des aides ?

Les questions que vous vous posez ont déjà trouvé leurs réponses dans le chapitre "Montage financier : Subvention".

J'attire seulement votre attention sur le fait que la piscine que vous envisagez avec le gîte devra suivre la règlementation que j'ai exposée en réponse aux questions 91 & 160

Pour les subventions, prenez contact avec la Chambre d'Agriculture, les Conseils Général ou Régional, éventuellement par le biais de la CCI et le Centre de Formalités aux Entreprises (CFE).

Voir le Blog des Experts Subvention en hôtellerie par Catherine Avignon
À noter aussi que selon les départements ou les régions, les subventions pour les études concernant un projet de rénovation ou de création peuvent aller jusqu’à 80 % du montant des études avec un plafond raisonnable.

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Q225

Voulant ouvrir des chambres d'hôtes de plus de 6 chambres dans ma maison, je suis obligée de passer par la Commission de sécurité puisque vous dîtes qu'on est E.R.P.

  • Où se renseigner pour connaître l'adresse de cette commission ? À la préfecture ? À la mairie ?

Vous trouverez la Commission de Sécurité à la Préfecture de votre département (voici un site utile : L'annuaire de l'administration) ; mais vous pouvez aussi la saisir en passant par la mairie de votre commune.

Mise à jour août 2007 : le Décret n° 2007-1173 du 3/8/07 limite à cinq le nombre de chambres d’hôtes possibles chez l’habitant.

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Q226

Ma maison, une ancienne ferme dauphinoise, est située sur un terrain classé au POS : Zone avec risque de glissement de terrain.

  • Ai-je malgré cette nature de terrain, le droit de créer 2 chambres d'hôtes ? Pour affiner la question, ces chambres seraient spécifiques pour recevoir des personnes à mobilité réduite.

En termes de règlementation, je crains que vous n'ayez pas le droit ; mais au plan moral, je suis sûr que vous ne pouvez prendre ce risque sans du moins poser la question à la mairie, par écrit, d'une façon très explicite, laquelle la répercutera aux services concernés ; je crains bien que la réponse ne soit négative.

La perspective d'y prévoir des clients à mobilité réduite ne peut qu'inciter les uns et les autres à encore plus de prudence.

Complément à Q226 :

J'ai en effet posé la question à la mairie et à la Communauté d'Agglomération au service du droit des sols. Les 2 réponses sont identiques : je ne pourrais pas créer un ERP, mais dans le cadre de 2 chambres d'hôtes, mes clients sont considérés comme des invités à titre privé et il n'y a pas de restriction.

Je n'ai pas le droit de réhabiliter des locaux qui ne sont pas déjà à usage d'habitation, mais j'ai parfaitement le droit de loger des personnes dans l'habitation qui a été créée, il y a 100 ans !

Je demanderai néanmoins aux services compétents pour les handicapés de venir visiter et de me donner leur avis... Merci pour votre réponse.

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Q227

  • Si j'ouvre une ou deux chambres d'hôtes, dois-je avoir un contrat écrit lors des locations ?

  • Si oui, quelle close doit-il obligatoirement comporter ?

  • Par ailleurs, si en plus des deux chambres, je me propose de faire un peu de cuisine uniquement pour les clients  des chambres, cela pose-t-il un problème : il me semble n'avoir pas vu la réponse ?

Vous n'avez nulle obligation d'avoir un contrat de location spécifique ; c'est comme pour un hôtel, il y a :

  • une date d'arrivée et de départ, éventuellement l'heure d'arrivée ;
  • le nombre de personnes, donc le nombre de lits ;
  • le tarif TTC et ce qu'il contient comme les petits déjeuners ;
  • et les autres prestations éventuelles...

Vous pouvez toujours rajouter autre chose, mais la loi prévoit que ce que vous devez mettre à disposition doit être propre, en bon état... et que les clients doivent se comporter, à l'égard de ce qu'il leur est confié, en "bon père de famille".

C'est l'essentiel, qui suffit dans 99 % des cas, comme contrat de prestations de service ; pour vous conforter totalement, je vous renvoie au Code du Tourisme dans son Article L324-2 : "Toute offre ou contrat de location saisonnière doit revêtir la forme écrite et contenir l'indication du prix demandé ainsi qu'un état descriptif des lieux."

Quant à la possibilité de fournir des repas, voyez ce que j'ai écrit, à plusieurs reprises, sur la table d'hôtes (voir le chapitre) : c'est possible, mais avec quelques obligations de votre part.

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Q228

Mon conjoint et moi-même, sommes propriétaires d'une maison sur 3 niveaux. Je souhaiterais rénover le rez-de-chaussée pour faire 2 chambres d'hôtes.

  • Cependant, j'aimerais servir le petit déjeuner dans le hall ou, à défaut, dans leurs chambres, est-ce possible ?

Si votre hall est assez vaste pour y accueillir une table pour petits déjeuners, pourquoi pas ?

Il peut peut-être aussi servir de coin détente, mais n'oubliez pas que l'idée des chambres d'hôtes, c'est de recevoir à votre table... Où prenez-vous vos petits déjeuners ? Dans la cuisine ? Dans un séjour ? Ne pouvez-vous y traiter aussi vos hôtes ?

Vous pouvez bien sûr aussi porter le petit déjeuner en chambre, mais c'est perdre cette notion de convivialité. En tout cas, il n'y a aucune règlementation sur ce point hormis l'indication de "la table familiale".

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Q229

J'ai en projet la création de chambres d'hôtes (nombre de chambres 4 ou 5) aménagées, entre autres, pour des personnes handicapées. Je désirerais poser quelques questions :

  • Quelle est la première démarche à effectuer ?

  • Comment connaître la rentabilité de ces chambres pour pouvoir éventuellement créer une micro entreprise à part entière ?

Vous n'avez pas de démarches particulières à effectuer pour créer des chambres pour handicapés (je comprends personnes à mobilité réduite) mais à suivre, au minimum, les indications que j'ai données dans la réponse à la question 79.

Malheureusement, il y a un grand nombre de personnes à mobilité réduite, en France, en Europe donc, si j'ose dire, un marché d'autant plus important que les obligations règlementaires s'imposent pour les nouvelles constructions (et encore au-dessus de 5 chambres) mais pas obligatoirement pour les constructions anciennes qui peuvent avoir des dérogations.

Donc, pour répondre à votre question, encore une fois si j'ose dire, il y a un "marché" mais quelle peut en être la rentabilité spécifique, je ne le sais pas.

Il est évident, qu'à la construction, ces chambres coûteront un peu plus chères que les chambres classiques, d'un autre côté, vous devriez pouvoir bénéficier de la communication de l'Association des Paralysés de France, des différentes associations s'occupant des handicapés et des services étatiques concernés (je prépare un travail sur toutes ces questions) et bien sûr le bouche à oreille.

Cependant, je ne peux répondre sur la "rentabilité" des installations que vous envisagez.

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Q230

Ma question est multiple. J'ai très envie depuis de nombreuses années de créer une table d'hôtes. Parmi les nombreuses réponses apportées dans ce Blog des Experts, j'ai bien compris que mon projet s'apparente plus à la création d'un restaurant. Voici le contexte : mon père âgé de 70 ans possède une maison de charme en face du domicile où je loge chez mon compagnon (ni pacsée, ni mariée). Seule la rue communale de 3 mètres de large est à traverser. Âgée de 42 ans et fonctionnaire, je souhaiterais dans un premier temps voir si je peux en faire mon activité principale avant de demander une disponibilité (la région est très touristique et sans structure déjà existante - randonneurs, chasseurs, etc.). Mon projet serait de créer une "quatr'heurerie" pour le retour de chasse ou promenade. Je serais seule, avec ma fille de 17 ans, pour cuisiner et servir. Je ferais cela le week-end, uniquement.

  • Je ne sais pas comment aborder le projet. J'ai un frère. Faut-il créer une SCI ? Mon père doit-il nous faire une donation ?

  • Au niveau de la règlementation, puis-je exploiter cette affaire et le bénéfice réparti entre mon père, mon frère et moi, sans être dans l'illégalité ?

  • Est-ce que la licence de petite restauration est obtenue sans problème ? Les normes à respecter pour l'équipement de la cuisine sont-elles coûteuses ?

Votre question est originale, mais ne s'apparente pas aux tables d'hôtes, puisqu'il n'y aura pas d'hébergement.

Même s'il ne s'agit que de collations d'après-midi, c'est un restaurant que vous allez créer, il vous faut donc, la petite licence restauration vous permettant de servir des encas (charcuteries, omelettes, sandwichs, pâtisseries, etc.) ; cette licence peut s'acheter au service buraliste.

Mais, il vous faudra aussi la licence de débits de boissons à consommer sur place de 2° catégorie, vous permettant les boissons d'accompagnement comme les bières, le cidre, les vins, le Champagne mais sans alcool tels que le rhum, les liqueurs, les whiskies, etc. ; boissons que vous ne pourrez servir qu'à ceux qui prennent de la nourriture (donc ce ne sera pas un bar).

Vous pourrez servir aussi, évidemment, toutes les boissons sans alcool, les cafés, chocolats, thés, jus de fruits, eux minérales, etc. voir ma réponse à la question 47

Attention, si vous deviez servir des glaces, la règlementation, à cet égard, est très pointue (revoir l'Arrêté du 09/05/1995 - paragraphe annexe - dans le Blog des Experts "Implanter et gérer un restaurant").

Quant à la structure, je crois que la création d'une simple SARL, permettant de louer le local à votre père, supportant les charges et enregistrant les recettes devrait suffire dans un premier temps.

Vous avez bien raison d'être prudente, en gardant votre statut, mais relisez, je vous prie, ma réponse à la question 134 (page "Formalités : Statut fonctionnaire") à ce sujet, même pour commencer une activité de week-end, je vous conseille d'être prudente à l'égard de votre statut de fonctionnaire.

En ce qui concerne l'équipement cuisine, il doit être simple : un bon respect de normes de conservation du froid, pas de bois (planches ou étagères) une bonne séparation du propre et du sale : reportez-vous aux 3 Sujets Interactifs sur l'HACCP et l'hygiène :
Hygiène et HACCP - le minimum pour être prêt pour un contrôle
Implanter et gérer un restaurant (démarche HACCP incluse)

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Q231

Après vous avoir posé une question à laquelle vous avez répondu (merci pour la rapidité d'ailleurs !) c'est un "coup de gueule" que je voudrais lancer !

En effet, ce week-end, mon mari et moi sommes partis passer 1 nuit dans une chambre d'hôtes et nous avons été désagréablement surpris ! (Nous l'avions pourtant trouvée sur le site des Gîtes de France) : il y avait des chambres encore en travaux, donc outils, matériels et gravats qui traînaient un peu partout à la portée de n'importe qui.

La piscine (enterrée) n'avait ni barrières de sécurité ni système d'alarme et je ne vous parle pas du petit déjeuner "very light" ! Sur le site, ces chambres sont en cours de classement, ce qui voudrait dire qu'avant le passage d'une commission, c'est un peu n'importe quoi !

Une telle image est vraiment dommageable pour les personnes qui se donnent vraiment du mal pour accueillir les hôtes en toute sécurité !

Comme vous le disiez sur le Forum, il y a beaucoup de chambres d'hôtes, mais peu offrent une qualité d'accueil mémorable... Dommage !

Je pense que vous devez réagir - si ce n'est déjà fait - auprès des Gîtes de France, leur responsabilité étant engagée.

Quand vous évoquez le passage d'une commission, je ne sais de quoi vous parlez :

  • Soit il s'agirait de la Commission de sécurité et le manque d'ordre, le petit déjeuner d'anorexique n'est pas leur souci, seule la sécurité "incendie, panique, piscine..." rentre dans leurs responsabilités ;
  • S'il s'agit de la visite des GDF (Gîtes de France), visite ou pas, leur responsabilité est totale dans la mesure où vous avez trouvé l'adresse et fait la réservation par leur site.

En plus de votre réclamation auprès des GDF, vous pouvez toujours alerter l'Office du Tourisme, le Comité Départemental du Tourisme, la mairie...

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Q232

Nous avons un hôtel de 22 chambres, pour les murs une SCI et pour le fonds une SARL. Nous envisageons l'acquisition d'un terrain mitoyen (en notre nom propre) et sur celui-ci nous allons déposé un permis de construire pour une maison d'habitation. Nous aimerions connaître la solution à la question ci-dessus, qui semble pour vous être la moins contraignante, tout en étant en règle avec toutes les règlementations. Pour nous, il nous semble que la location en chambres d'hôtes est plus facile à gérer. Par avance je vous remercie de votre aide.

  • Tout en sachant que nous n'habiterons pas cette maison dans les 10 années à venir, pouvons-nous malgré tout envisager de louer 4 chambres de cette maison en chambres d'hôtes ou des chambres faisant partie d'une annexe de l'hôtel (dans le plus gros de la saison, quand l'hôtel refuse des chambres) ?

Vous ne pouvez pas, tant que vous n'y habitez pas, considérer les chambres de la maison que vous envisagez de construire comme des chambres d'hôtes, mais il n'y a aucune difficulté à ce que vous les considériez comme une annexe des 22 chambres de l'hôtel.

Comme dans votre hôtel, vous êtes bien tenu d'avoir une présence nocturne (membre du personnel ou direction) logeant ou veillant sur place, il vous suffira de bien mettre en place, pour cette résidence mitoyenne, un système de surveillance et d'alarme pour pallier tous risques d'incendie, de panique... voir ma réponse au complément de question 163 sur la page "Sécurité : Alarmes".

Ces clients pourront prendre leurs petit déjeuners à l'hôtel et les chambres pourront être faites, très facilement, le chiffre d'affaires généré s'ajoutant à celui de l'hôtel, partie hébergement.

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Q233

Possédant une maison, à 600 mètres de mon lieu d'habitation, je m'aperçois que je ne pourrais pas faire de chambres d'hôtes dans cette maison où j'ai quatre chambres que je voulais louer cette saison pour une recette annuelle de 30 000 € HT par an environ.

  • Pouvez-vous me dire si je dois me déclarer comme loueur de meublé ou une autre catégorie tout en sachant que je peux avoir de la demande de location pour une nuit ?

Le Code Général des Impôts est très précis : au-dessus de 23 000 € de revenus par an, vous devez vous déclarer dans la catégorie Loueur en Meublé Professionnel (LMP).

Voir mes réponses aux questions 190 & 210 ci-dessus.

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Q234

Exploitante agricole à titre principal, fiscalement au forfait, j'ai le projet de créer dans ma maison d'habitation principale une chambre d'hôtes.

  • Comment dois-je déclarer les revenus tirés de cette activité ?

  • Dois-je le signaler à la Msa ?

  • Dois-je souscrire une assurance particulière.

  • Par ailleurs, je dispose d'une piscine privée. Si je la mets à disposition, quelles sont les normes actuelles ?

  • Et si je sers, sur réservation et de manière occasionnelle, des repas, comment cela se passe-t-il fiscalement?

La première question que vous posez ne soufre pas d'ambiguïté : "Sur le plan fiscal et comptable, les agriculteurs sont en principe tenus de distinguer les revenus qu'ils retirent de leurs activités.
Toutefois, par mesure de simplification, les agriculteurs soumis au régime des bénéfices agricoles ont la possibilité de rattacher les revenus provenant d'activités touristiques à leurs bénéfices agricoles lorsqu'ils n'excèdent pas : 30 000 €, ni n'excèdent pas 30 % du chiffre d'affaires agricole."
Source : Fiche de l'APCE déjà citée (MAJ avril 2003).

Voir ma réponse à la question 182 (page "Fiscalite : revenu agricole") :

  • vous pouvez le signaler à la Msa par courtoisie, mais n'avez pas d'autorisation particulière à demander.
  • OUI, vous devez souscrire une assurance responsabilité civile et signaler à votre assureur votre nouvelle activité - voir ma réponse détaillée à la question 29 (page "Gestion : assurances").
  • En ce qui concerne l'usage de la piscine par vos clients, vous êtes tenue de suivre la règlementation pour les piscines, non réservées exclusivement à un usage familial - reportez-vous à mes réponses aux questions 91, 160 & 188 de la page "Formalités : règlement piscine".
  • Si vous ne servez des repas que de manière occasionnelle, soit quelques fois par semaine et uniquement à vos clients logés, vous devez avoir une petite licence restauration (recette buraliste), suivre l'arrêté du 9/5/95 sur l'hygiène alimentaire et avoir l'avis des services vétérinaires ; en ce qui concerne les recettes restauration, vous les inscrivez comme les recettes hébergement, à part cependant, les rattachant à vos revenus agricoles.

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Q235

La lecture des réponses aux questions de ce Blog des Experts nous interpelle sur quelques points.
Nous sommes retraités et habitons dans notre grande maison construite au centre d'un terrain de 1 200 m2 dans un lotissement en milieu rural. Nous résidons sur l'itinéraire du chemin de Saint Jacques de Compostelle. Nous avons demandé à notre mairie et à l'office du tourisme de notre canton l'autorisation d'ouvrir des chambres et tables d'hôtes et depuis un an, nous offrons nos services aux pèlerins.
Nous avons récemment établi les déclarations d'ouverture de débit de boissons de 1ère catégorie et de petite licence de restaurant.
Il ne nous reste plus qu'à informer les services vétérinaires de la préfecture et demander à notre compagnie d'assurance une extension de garantie.
Pour notre déclaration de revenus de l'an dernier, nous sommes allés au centre des impôts. Nous avons renseigné un imprimé n° 11921*01 "Déclaration de début d'activité" qui a engendré l'octroi d'un N° d'identification SIRET à 14 caractères avec régime d'imposition BIC Micro-entreprise et pour la TVA régime de la franchise de base.

  • Fallait-il renseigner l'imprimé N° 11921*01 débouchant sur la Micro-entreprise et le N° SIRET ?

  • Y a t'il un élément positif, voire négatif à être inscrit au répertoire national des entreprises et de leurs établissements ?

  • Dans l'intitulé de notre adresse figure "Lotissement du" : Devons-nous nous considérer habitant un lotissement alors que les huit maisons qui le composent sont individuelles et isolées les unes des autres par un espace de plus de 30 mètres linéaires de terrain ?

  • Est-ce que l'affichage et la publicité du débit de boissons sont obligatoires pour les chambres et tables d'hôtes, nous voulons parler de la plaque émaillée à l'extérieur et de l'affiche concernant la répression de l'ivresse à l'intérieur ainsi que de l'exposition de 10 bouteilles minimum de boissons non alcoolisées ?

Bravo pour toutes les dispositions que vous avez déjà prises ; je traite les différents points évoqués, dans l'ordre :

  • En fait, vous n'aviez pas à demander une autorisation à l'Office du Tourisme ni à la mairie : une simple information à cette dernière était règlementairement suffisante.
  • Quant au Service vétérinaires : si vous avez commencé à servir de la restauration - ne serait-ce que les petits déjeuners, vous auriez dû déjà les contacter ; il est toujours souhaitable de les joindre le plus tôt possible, leur avis étant précieux, avant toute installation ; je vous conseille donc de les contacter le plus rapidement possible.
  • Assurances : en recevant des pèlerins, vous avez modifié "l'objet assuré" et risquez purement et simplement une déchéance de votre couverture ; cela est très urgent ; relisez, à ce sujet, ma réponse à la question 29
  • Sauf si votre activité a déjà démarré à un rythme élevé - ce que votre exposé ne laisse pas supposer -, je pense qu'il n'était pas utile de faire une déclaration de début d'activité et d'avoir un n° Siret. Mais ceci ne me paraît pas grave dans la mesure où vous pourrez faire une déclaration de vos revenus en BIC, avec la déclaration de vos pensions ; je pense donc que vous pouvez vous en tenir à cette déclaration tant que votre activité reste modeste.
  • Lotissement : oubliez ce mot dans toute votre communication, les chambres d'hôtes pouvant être interdites dans des lotissements alors que le produit que vous offrez, "grande maison sur un terrain de 1200 m2" n'a que du positif : c'est une villa dans un grand jardin.
  • Avec une licence de débit de boissons de 1ère catégorie, vous ne pouvez servir que des boissons sans alcool du 1er groupe, donc vous n'avez pas d'autres obligations particulières, hormis l'affichage des prix de vente.

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Q236

  • Quelles sont les règles de sécurité et autres à respecter pour ouvrir une salle de réceptions (séminaires, mariages) de 60 m2 dans une exploitation agricole ?

1. Dégagements :

Avec une surface de 60 m2, vous rentrez dans la catégorie pouvant recevoir un effectif de 51 à 100 personnes, ce qui implique d'avoir deux dégagements ayant soit 0,90 cm chacun, soit l'un ayant 1,40 m et l'autre 0,60 cm (article PE 11 du règlement de sécurité contre l'incendie, relatif aux établissements recevant du public).
Je vous prie de vous reporter à ma réponse à la question 155 qui complète cette réponse.

2. La salle que vous envisagez d'utiliser doit aussi répondre aux normes des éléments décoratifs "non feu", c'est-à-dire :

  • Moquettes (le cas échéant, peu probable et à déconseiller) : le classement de réaction au feu demandé est M 4 dans les ERP.
    La mise en œuvre doit toujours être collée dans les circulations et dégagements ;

  • Pour le reste, pensez au principe 1,2,3 : soit M 1 pour les plafonds , M 2 pour les murs (dont rideaux, voilages...) et M 3 pour les sols.

Tous les fournisseurs sérieux savent ce que la terminologie M0, M1, M2, M3 veut dire ; si vos fournisseurs ne le savent pas... allez en chercher un autre, par exemple, sur le portail des fournisseurs de kifaikoi.com

Mais, n'oubliez pas non plus les points traités sur ce Blog des Experts concernant la fourniture de restauration (nourriture et boissons).

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Q237

Résidant et citoyen suisse, je viens d'hériter (malgré moi !) d'un château médiéval situé en Haute-Savoie et classé à l'Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques de 1 700 m2, avec dépendances de 1 000 m2.
J'envisage d'habiter au premier étage et de louer le 2e, 3e, 4e et les dépendances, soit environ 40 chambres. Le personnel n'habiterait pas sur place. J'ai plusieurs questions :

  • Quels sont les taux de subventions maxi et mini et quel est votre avis sur le montant raisonnable auquel il faut s'attendre du département et de la région pour les travaux d'aménagement en chambres d'hôtes, pour un projet de ce type ?
     
  • Sur quel type de travaux subventionnés, les subventions peuvent-elles porter ? Je m'explique : nous allons reconstruire des tours médiévales, faire un spa, court de tennis, soutenir le mur des remparts qui s'écroulent (pour qu'ils ne tombent pas sur les futurs clients), aménager une source existante pour diffuser de l'eau dans la maison, etc. Tous ces travaux peuvent-ils être subventionnés ? À hauteur de combien ? Au même taux ou avec des taux différents selon le type de travaux ?
     
  • Est-il possible de cumuler les subventions : les Monuments Historiques vont peut-être subventionner la réfection du toit (vieux de quatre cents ans) qu'il faudra rénover ainsi que la restitution des tours. Est-il possible d'y ajouter une subvention des Gîtes de France ou une subvention exclut-elle l'autre ?
     
  • Est-il possible d'être fiscalement imposé en Suisse sur une partie du revenu via la société c) et d) décrite ci-dessous ?

a) la société propriétaire est française ;

b) la société exploitante est française ;

c) la société s'occupant de la vente/marketing est en Suisse et encaisse d'avance les locations (bureaux en Suisse) ;

d) ces trois sociétés sont l'objet d'une holding suisse.

  • Peut-on être chambre d'hôtes de luxe ET être membre d'une FRANCHISE/ASSOCIATION hôtelière comme Starwood/Relais et Châteaux/Châteaux de France/Leading hotels of the world, etc. ?
     
  • Le site étant classé à l'Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques, tous les travaux doivent nécessiter leur autorisation, si j'ai bien compris. Or, si je dois me conformer aux normes ERP, je devrais vraisemblablement faire des accès de type U2, soit 1.40m de large dans les portes... Toutefois, cela dénaturerait une partie de la maison. Quid si les monuments historiques refusent, faudrait-il alors abandonner le projet ? Obtenir une dérogation ? J'ai le projet d'installer, en plus des escaliers, un ascenseur extérieur. Cela ne serait-il pas suffisant pour être conforme aux normes ERP ?
     
  • Les normes ERP de niveau U2 imposent des portes de 1m40 mais quid des couloirs/escaliers? Est-ce OK si l'ascenseur fait 2 m de large et si les couloirs intérieurs menant aux chambres ainsi que les marches d'escaliers 1m30 ?
     
  • De plus, il y a des barreaux (médiévaux...) à chaque fenêtre. Faut-il les enlever pour être conforme aux normes incendies ?
     
  • Enfin, s'agissant de l'éclairage aux normes ERP. Qu'est-ce qui est exigé : faut-il uniquement indiquer dans le couloir l'endroit où se trouve l'issue de secours ou également mettre des lampes spéciales vertes signalant l'accès dans toutes les chambres ?
     
  • Vous avez annoncé un changement de la législation ERP, pour juillet 2005, dans les 80 premières questions (je n'ai pas encore eu le temps de lire les autres, mea culpa). Ce changement est-il en vigueur et, si oui, qu'est ce qui a vraiment changé pour les chambres d'hôtes ?
     
  • Y a-t-il un tarif maximum pour être considéré comme chambres d'hôtes ? Peut-on avoir une suite à 800 € en chambre d'hôtes parce que j'habite au premier étage ?
     
  • Dans mon cas, y aurait-il plus d'avantages (notamment fiscaux - subventions, etc.) à être chambres d'hôtes ou hôtel ?
     
  • Que se passe-t-il si je démarre l'activité en tant que chambres d'hôtes et que, si mon projet se développe beaucoup, 10 ans plus tard je change de statut pour un hôtel. La région/département peuvent-ils demander le remboursement des subventions accordées pour développer l'activité en chambres d'hôtes ?
     
  • J'exerce, jusqu'à aujourd'hui, une profession libérale liée au domaine juridique (en Suisse), mais la profession de chambres d'hôtes m'intéresse. Recommandez-vous une formation pour passer d'un métier à l'autre et, si oui, laquelle et de quelle durée ?

Vous posez de nombreuses questions, je vais donc répondre à toutes celles qui sont dans mes compétences (i.e. sans recherches trop approfondies) et je vous proposerai une solution pour les autres...

Je pense, tout d'abord que votre approche, en ce qui concerne ce projet, est erronée, du moins dans son vocabulaire, mais peut-être aussi dans son esprit ; en effet, vous évoquez une quarantaine de chambres qui seraient des chambres d'hôtes : j'ai exposé à plusieurs reprises (questions 4, 5 et 11 de la page "Formalités - prestations : Capacité") que la législation ne fixait pas - pour le moment - de limites maximales au nombre de chambres, dans un seul établissement, pouvant être considérées comme des chambres d'hôtes, mais je suis convaincu qu'avec quarante, vous auriez des réactions importantes des fédérations d'hôteliers, de l'administration pour vous dire qu'il s'agit d'un hôtel ou d'un Château-Hôtel, sûrement pas de chambres d'hôtes.

  • Subventions :
  • Classiques :
    il ne faut pas obligatoirement raisonner en "montant" mais, selon les informations que j'ai pu trouver, plus en pourcentage ; il est généralement admis que les subventions peuvent aller jusqu'à 30 % du montant des investissements nets ; bien sûr, dans un projet de l'ampleur du vôtre, ceci a peut-être besoin d'être relativisé ; il est clair aussi que les instances départementales ou régionales (voire européennes) qui attribuent ces fonds, ont des plafonds annuels dans leurs budgets (incidemment les Gîtes de France, ne subventionnent rien, eux-mêmes, mais contre un engagement d'adhésion, leur antenne locale peut aider à monter et à présenter un dossier) .

  • Liées au classement à l'Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques :
    Je vais faire des recherches, dans ce domaine, pour savoir ce qui est possible, dans quelles conditions et sous quelles formes ?

  • Cumul :
    les différentes subventions sont certainement cumulables car de nature, d'objet et d'origine des fonds totalement différents.

Voir le Blog des Experts Subvention en hôtellerie par Catherine Avignon
À noter aussi que selon les départements ou les régions, les subventions pour les études concernant un projet de rénovation ou de création peuvent aller jusqu’à 80 % du montant des études avec un plafond raisonnable.

  • Fiscalité :

Le montage financier et ses conséquences fiscales a besoin d'être étudié particulièrement ; il m'est impossible d'y répondre sans avoir plus de précisions.

  • Affiliation :

De ce que vous décrivez, une affiliation à Relais & Châteaux, Châteaux & Hôtels de France ou Leading hotels of the world, semble tout à fait à conseiller, mais encore faut-il la justifier par la qualité du produit (décoration, matériaux...) et du service.

Mais, il ne peut s'agir "de franchise/association" mais d'affiliation, c'est-à-dire autorisation d'utiliser cette appellation, d'être dans les annuaires du groupe et d'acquitter une redevance annuelle ainsi qu'une commission sur les réservations.

  • ERP :

Toutes les questions que vous posez demandent une étude spécifique et sûrement, en amont, un avis de la Commission de Sécurité ; j'ai donné déjà beaucoup d'informations sur les largeurs de couloirs, celles des portes, etc. ; mais il est clair, que dans un bâtiment historique classé, des dérogations peuvent être obtenues, il est donc inutile, à ce stade, de spéculer sur la règlementation elle-même qui, j'en suis à peu près sûr, ne pourra pas être applicable, justifiant ainsi des dérogations.

  • Réglementation :

Non, la règlementation n'a pas encore changé (du moins à fin octobre 2005), en ce qui concerne les chambres d'hôtes ; mais - encore une fois, à mon avis - cela ne concerne pas votre projet.

  • Tarifs :
    Je ne comprends pas bien votre question : les tarifs sont libres ; mais il faut faire un positionnement tarifaire des différentes composantes du produit, par rapport à la concurrence, aux exigences du ou des marchés et selon la segmentation de clientèle-cible.

Voici les quelques points, pour lesquels je pouvais vous répondre dans le cadre de ce Blog des Experts, pour les autres qui demandent analyse, étude, recherche, etc., je vous propose de me contacter en cliquant sur l'icône ci-dessus "Contacter l'auteur".

Mise à jour août 2007 : le Décret n° 2007-1173 du 3/8/07 limite à cinq le nombre de chambres d’hôtes possibles chez l’habitant.

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Q238

Nous avons actuellement un hôtel-restaurant de 6 chambres et souhaitons transformer notre activité en "restaurant-chambres d'hôtes", non labellisées Gîtes de France qui n'autorise pas la restauration ouverte.

  • Est-ce possible juridiquement et y aura-t-il une incidence sur l'application du taux de TVA ?

D'une façon moins directe, j'ai déjà abordé cette question :

  • Oui, vous pouvez tout à fait renoncer à l'aspect "hôtel" de votre ensemble hôtel-restaurant, pour n'être plus que restaurant avec chambres d'hôtes, à condition que cet ensemble devienne votre résidence principale et donc que vous y logiez, recevant les autres clients, chez vous en quelque sorte et pas à l'hôtel, est-ce envisageable pour vous ?
  • Dans ce cas, il faut et il suffit d'une information au Greffe du Tribunal de Commerce, pour la modification du KBIS, à la Préfecture, à la Mairie, au Comité départemental du Tourisme et à l'Office du Tourisme.
  • Quant à la TVA, elle restera hélas à 19,6 % (2005) pour la restauration et sera à 0 ou 5,5 % pour les chambres selon votre option : voir réponse à la question 9 sur la page "Fiscalité : TVA".

Mise à jour août 2007 : le Décret n° 2007-1173 du 3/8/07 limite à cinq le nombre de chambres d’hôtes possibles chez l’habitant.

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Q239

Nous avons un projet de chambres d'hôtes, et bien que nous envisagions 5 chambres pour ne pas être obligés de passer en ERP, nous souhaitons pouvoir mettre une salle de bains aux normes pour pouvoir accueillir des personnes en fauteuil roulant.

Pouvez-vous m'indiquer où je pourrai trouver les textes concernant la règlementation d'aménagement des lieux, et si vous connaissez cette règlementation vos informations seront les bienvenues (j'espère que cette question n'a pas déjà été abordée plus haut).

Oui, la question de l'accessibilité des personnes à mobilité réduite a été déjà abordée dans la réponse à la question 79 (Q79) ; cependant, je voudrais aller plus loin et je dois me procurer des précisions sur les aménagements d'une douche, d'une baignoire et d'un jacuzzi ; l'information vous sera transmise dès que disponible.

Quant à la documentation, je vous conseille l'Édition des Journaux Officiels l'Intégration des Handicapés dans la société Collection Législation et règlementation (la 1° partie étant la "mobilité") N° 317660000 - http://www.journal-officiel.gouv.fr

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Q240

Je souhaite ouvrir 2 chambres d'hôtes que j'utiliserai principalement durant l'été. J'ai la possibilité d'installer un espace cuisine à disposition des locataires : gazinière, réfrigérateur, micro-ondes...

  • Cela pose-t-il un problème si c'est compris dans le prix de la chambre ?

  • Puis-je le mettre en option payante ?

Ce que vous prévoyez est un peu en contradiction avec le principe des chambres d'hôtes, puisque celui-ci consiste à recevoir chez vous et, le cas échéant, convier vos hôtes à votre table ; mais comme servir les repas - autres que les petits déjeuners - n'est pas considéré comme une obligation, pourquoi ne pas suivre votre souhait ? Vous donnez, ce faisant, plus de souplesse à votre offre.

Quant à mettre en option payante ces moyens, je ne vous le conseille pas : allez-vous faire une différence, dans la facturation, entre ceux qui l'utilisent pour faire une tisane, ceux qui préparent les petits déjeuners ou un simple repas ? Non, augmentez seulement la qualité de votre produit, le bouche à oreille, vous le rendra, je crois.

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Q242

Je souhaite ouvrir une maison où l'accueil et la convivialité en seront la base. J'hésite entre chambres d'hôtes (maxi 4) et gîte.

  • Quel en est la différence sur le plan de la règlementation ?

  • Faut-il obligatoirement installer une cuisine équipée à disposition pour créer un gîte, car je souhaite faire table d'hôtes le soir ?

  • Sur les sites ou portail, je trouve différentes dénominations : gîtes, gîtes ruraux, gîtes de séjour... Cela a-t-il une importance et laquelle ?

  • Est-ce un obstacle de créer un gîte sans être adhérent aux Gîtes de France ? et si oui lequel ?

  • Je souhaiterais pouvoir vendre des livres (en petite quantité) sur la région, la nature, les randonnées, etc. et ainsi communiquer ma passion de la région, en ai-je le droit ?

  • Et la TVA dans tout cela, puisque je ne serai pas assujettie à cette dernière ?

  • Un stage en gestion serait-il un plus pour la préparation de mon projet ?

Même si je crois avoir déjà répondu à l'essentiel des questions que vous posez, je pense peut-être utile, d'ajouter quelques précisions :

  • Chambres d'hôtes ou gîte, vous demandez-vous ? Si vous avez la surface nécessaire dans votre résidence pour créer 4 chambres, pourquoi hésiter, sauf si vous estimez avoir un grand terrain sur lequel vous pourriez construire un gîte qui serait entouré d'au moins 400 ou 500 mètres de jardins, champs, cour, etc.
    Mais il n'y a aucune différence notable, en termes de règlementation, entre les Chambres d'hôtes et les Gîtes.
  • Il n'est pas indispensable d'installer une cuisine dans un gîte, surtout si vous servez les petits déjeuners, voire les repas dans votre maison ; cependant, une petite installation d'appoint peut être très utile pour une famille avec bébés et/ou jeunes enfants ; j'ai donné une indication sur le "programme" d'un gîte dans la réponse à la question 43 (page "Gîtes : généralités")
  • Il n'y a pas d'appellation contrôlée sur les différents gîtes (rural, d'étape, de montagne, de séjour...), mais il faut seulement du bon sens et ne pas parler de gîte rural pour un hôtel particulier du 16ème arrondissement de Paris ! Il s'agit, en fait, d'une simple appellation commerciale, situant le produit à la clientèle.
  • Vous pouvez avoir un gîte en adhérant ou en n'adhérant pas aux Gîtes de France ; j'ai évoqué d'autres solutions de commercialisation (voir la page "Réseaux" à la question 124).
  • Vous avez bien sûr, le droit d'exercer d'autres activités commerciales - ventes diverses ou organisation d'excursions (pour l’organisation et la vente d’excursions, vous devez demander un agrément au service “Agence de Voyages” de la Préfecture de votre Département - Loi N° 92-645 du 13 juillet 1992 – Titre II, article 7) - toutes ces prestations devront acquitter la TVA, suivant mes réponses à la question 9 (page "TVA") ; mais il est vraisemblable, qu'au début du moins, vous pourriez être en dessous du seuil d'imposition. Vous devrez cependant, vous inscrire au RCS, si ces activités deviennent importantes.
  • Quant à un stage de gestion, il me semble qu'un bon livre de compte avec recettes et dépenses est bien suffisant pour commencer.

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Q243

Nous sommes Belges et envisageons l'acquisition d'une propriété dans le Gard qui comprend une table et 6 chambres d'hôtes. Cela deviendrait notre unique source de revenus. L'activité réalise actuellement un CA de +/- 100 000 € : 150 000 € seraient possibles, par une augmentation du budget publicitaire. Nous ne pouvons malheureusement pas financer la totalité par nos seuls moyens et devons donc nous tourner vers les banques et l'apport personnel serait alors équivalent à 1/3 du montant total de l'opération.

  • Pouvons-nous exercer cette activité en principal ?

  • Pensez-vous que nous ayons une chance d'obtenir un crédit auprès d'une banque ? En voyez-vous une plutôt qu'une autre ?

  • Quelle forme juridique devrions-nous idéalement lui donner ?

Un apport personnel de 30 % est souvent considéré comme un minimum pour les opérations hôtelières classiques ; dans votre cas, si je comprends bien, cette exploitation existe déjà et vous avez la possibilité de connaître les résultats qu'elle génère et donc de vous rendre compte si ceux-ci peuvent vous permettre d'assurer le service de la dette (sous réserves, bien entendu, que les chiffres qui vous sont communiqués soient fiables).

Par contre à votre question : pourrons-nous vivre de cette exploitation ? Je suis dans l'incapacité de vous répondre sans avoir plus d'informations.

L'on peut considérer qu'il y a quatre types d'organisations bancaires pouvant accompagner un projet :

  • les classiques comme Crédit Lyonnais, BNP, Société Générale, le Crédit Agricole... ;
  • les mutualistes comme le Crédit Mutuel ou la banque Populaire et, de nouveau, le Crédit Agricole ;
  • les établissements financiers comme l'UCB, la Sovac ;
  • les établissements de Crédit-bail type UNIBAIL qui - par le biais de leasing - sont souvent chers et ont l'inconvénient que l'on ne devient propriétaires qu'à la fin du contrat, mais peuvent prêter à une hauteur élevée, ce qu'il faut cependant pouvoir rembourser.

Je crains qu'il ne vous faille "aller à la pêche", mais peut-être vous sera-t-il demandé des cautions personnelles et dans ce cas, il faut être très prudents.

Pour la forme juridique, si le projet n'est pas trop important, une SARL devrait suffire, s'il était plus important, les murs pourraient être acquis par une SCI qui louerait l'exploitation à la SARL.

Mise à jour août 2007 : le Décret n° 2007-1173 du 3/8/07 limite à cinq le nombre de chambres d’hôtes possibles chez l’habitant.

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Q244

  • Pourriez vous me dire quelles sont les différences entre un hôtel et une résidence hôtelière ?

  • Et la différence entre un hôtel et une résidence de tourisme ?

Première remarque :

Vous noterez que je ne reprends pas votre terminologie de "résidence hôtelière" car, pas plus que "résidence de service", cette expression n'a d'existence légale, ce n'est qu'une appellation commerciale ; l'expression "résidence hôtelière" est cependant utilisée pour les Résidences de Tourisme qui ne sont pas classées.

Les Résidences de Tourisme ce sont :

1- Poids économique :

  • Capacité pour 106 000 logements, en 1 267 résidences dont 70 % classées :

- 1983 = 160 000 lits,
- 1986 = 200 000 lits,
- 1989 = 230 000 lits,
- 2000 = 324 000 lits,
- 2004 = 450 000 lits.

  • Chiffre d'affaires : 2 milliards d' euros en 2004, pour 11 millions de clients.

  • Emplois : 20 000 emplois directs et environ 30 000 emplois indirects.

2- Définition légale :

"La résidence de tourisme est un établissement commercial d'hébergement classé, faisant l'objet d'une exploitation permanente ou saisonnière. Elle est constituée d'un ensemble homogène de chambres ou d'appartements meublés, disposés en unités collectives ou pavillonnaires, offerts en location pour une occupation de la journée, de la semaine, ou du mois, à une clientèle touristique qui n'y élit pas domicile. Elle est dotée d'un minimum d'équipement et de services communs. Elle est gérée dans tous les cas par une seule personne ou morale".

3- Classement :

Arrêté du 14/2/86 en 1, 2, 3 et 4 étoiles, mais en fait, il n'y a pratiquement pas de 1 étoile, peu de 2 étoiles (17 %) et des résidences non classées (± 30 %)... qui peuvent donc se nommer "Résidences Hôtelières".
À Paris, par exemple, 66 % du parc est en 3 étoiles.

4- Taille minimale :

J'ai déjà effleuré cette question en répondant à la question 24 sur la page "LMP et LMNP" ainsi qu'à la question 142 de la page "Gîtes : Plans" : le nombre minimum de lits est de 100, selon l'arrêté du 14 février 1986, modifié par les arrêtés des 27 avril 1989, 10 avril 1991, et 18 juin 1992 ; mais "le nombre de lits peut être réduit, par dérogation accordée par le Préfet, après avis de la C.D.A.T., en faveur des autres catégories d'hôtels qui solliciteraient un classement en Résidences de Tourisme".
Ce qui veut donc bien dire qu'un hôtel peut devenir une résidence de tourisme par décision du Préfet, suivant dossier déposé auprès de la C.D.A.T. (Commission Départementale d'Action Touristique).

5- Nature des locaux :

Ils peuvent être :

  • des chambres traditionnelles, mais disposant de kitchenettes ;

  • des appartements meublés de type F1 (soit un peu plus grand que les chambres) ;

  • des hôtels avec kitchenettes ;

  • des appartements type F.2, F.3, F.4 c'est-à-dire avec 1, 2 ou 3 chambres.

Il peut s'agir d'un seul bâtiment ou d'une ou plusieurs unités pavillonnaires.

6- Durée des séjours :

  • la chambre ou l'appartement peut être loué à la journée, à la semaine ou au mois. Mais le client ne peut pas y élire "officiellement domicile" ;

  • en milieu urbain, un pourcentage important de l'offre peut être loué en bureau, pour la journée, la semaine ou pour plus longtemps, en particulier pour les sociétés, en création ou s'installant dans la ville ; selon le SNRT - ("Syndicat National des Résidences de Tourisme" 177, avenue Achille Peretti - 92200 Neuilly-sur-Seine - tél. 01 47 38 35 60), la durée moyenne de séjour à Paris est de 10 jours.

7- Équipement général minimum :

  • cuisine ou coin cuisine : évier, réchaud à plusieurs foyers, four ou rôtissoire, réfrigérateur, lave-vaisselle, placards, hotte ou ventilation, vaisselle et ustensiles en nombre suffisant ;

  • sanitaires : lavabo, baignoire ou douche ; toilette séparée ou dans la salle de bains, sauf si l'unité d'habitation comporte plus de 4 ou 5 lits, selon le nombre d'étoiles ;

  • téléphone : dans chaque unité d'habitation ;

  • TV : possible sur demande.

Tous les détails sur les équipements, sont listés dans l'Annexe II de l'Arrêté du 14 février 1986.

8- Prestations :

  • petits déjeuners : ils peuvent être servis dans une salle spéciale, mais ce n'est pas obligatoire ; ce service peut ne pas être rendu du tout ; cependant, sans vouloir entrer trop dans les détails, précisons cependant que les "quasi-hôteliers", créés par la loi des finances rectificative de 1990, sont dans l'obligation de proposer une prestation de petits déjeuners ;

  • Nettoyage : aucune obligation qu'il soit fait journellement, mais seulement en fin de séjour (ce qui paraît bien le moins !) ; à la demande et en payant, il peut être fait journellement, le linge, par exemple, pouvant être changé tous les jours ;

  • Blanchissage et pressing personnel sur demande, mais service non obligatoire ;

  • Service traiteur ou de plats surgelés possible, mais pas obligatoire ;

  • Garage ou parking : conformément au règlement d'urbanisme de la commune.

9- Surfaces minimales (recommandées par le SNRT) :

  • Studio pour 2 personnes = 20 m2 ;

  • Studio pour 4 personnes = 20 à 25 m2 ;

  • F.2 jusqu'à 4 personnes = 35 m2 ;

  • F.2 jusqu'à 5 ou 6 personnes = 50 m2 ;

  • F.3 jusqu'à 8 personnes = 70 m2.

En fait, les Résidences de Tourisme, situées dans des stations de sports d'hiver (37 %) et les stations balnéaires (47 %) ont, en principe, des surfaces supérieures à celles-ci, recommandées par le SNRT - déjà cité - car les clients y ont des durées de séjours plus longues ; les indications ci-dessus, concernent plus spécialement les résidences urbaines (10 %) ou campagnardes (6 %).

L'Arrêté du 14/2/86 et suiv. - déjà cité - n'impose que les surfaces suivantes : "Studio pour deux personnes (coin cuisine compris) de 9 à 15 m2 selon le nombre d'étoiles, de 7 à 10 m2 supplémentaires par chambre supplémentaire, de 2 à 3m2 par lit supplémentaire avec un maximum de 3 lits par pièce".

10-Protection contre les risques d'incendie et de panique :

Alors que les hôtels sont régis, selon le Règlement de Sécurité du 25 juin 1980, pour la prévention contre les risques d'incendie et de panique, concernant les établissements recevant du public (ERP), les Résidences de Tourisme, suivant l'arrêté du 14 février 1986, déjà cité, précise, dans l' annexe II, qu'il faut appliquer les dispositions de l'arrêté du 30 janvier 1978 : "Règles de construction spéciale à l'habitat de loisirs à gestion collective".

Dans son article 1er, cet arrêté dispose que : "Les hôtels à voyageurs et hôtels meublés sont exclus du champ d'application du présent arrêté et doivent répondre aux dispositions... du décret n° 73-100 du 31/10/73 relatif à la protection contre les risques d'incendie et de panique dans les établissements recevant du public."
Donc les Résidences de Tourisme ne sont pas considérées comme ERP : en conséquence, la présence d'un membre du personnel ou de direction la nuit, n'est pas une obligation, ce qui est logique puisqu'il s'agit d'habitat de loisirs à gestion collective, ce que le SNRT appelle une location hôtelière.

Cependant, l'on ne peut que recommander la présence d'un veilleur/réceptionniste de nuit - sécurité et service à la clientèle - dès que la Résidence est d'une certaine importance, en taille ou en qualité.

Cet arrêté donne aussi les précisions, dans ses articles de 5 à 10, sur l'accessibilité des escaliers, les sorties de secours, les unités de passage, les portes coupe-feu, les évacuations de fumée, les éclairages de sécurité et la signalisation...

11-Accessibilité aux personnes à mobilité réduite :

Ce sont les dispositions du décret n° 78-109 du 1er février 1978 qu'impose l'arrêté du 14 février 1986 et suivant avec, bien sûr, toutes les nouvelles dispositions législatives plus récentes que l'on peut retrouver dans l'Édition des Journaux Officiels "l'Intégration des Handicapés dans la société" Collection Législation et règlementation : www.journal-officiel.gouv.fr

12-Personnel :

Il peut être très réduit (puisque aucune restauration n'est obligatoire et que les principaux services, qu'ils soient obligatoires ou non, peuvent être externalisés) :

  • Direction, éventuellement avec un secrétariat ;

  • Réception, les durées moyennes de séjours étant plus longues que dans l'hôtellerie - donc moins de "mouvements", ce service, peut aussi gérer réservations, planning, facturation clients, téléphonie et tous les contacts clients ; le personnel de réception et/ou de direction doit parler une ou deux langues étrangères (dont l'anglais) selon le classement ;

  • Commercialisation : selon appartenance ou non à un réseau (support Internet essentiel : voir le Blog des Experts "Pour commercialiser vos chambres - du dépliant... à internet") ;

  • Gouvernant(e) : fonction pouvant, dans les petites unités, être tenue par la direction et/ou la réception ;

  • Femmes de chambres ou de ménage, selon les prestations rendues et suivant l'externalisation éventuelle du travail ;

  • Maintenance : peut être externalisée.

C'est la Convention Collective Nationale des HCR du 30 avril 1997 qui s'applique (voir la CCN sur le site lhotellerie-restauration.fr).

13-Statut juridique :

Il faut être conscient, qu'il s'agit d'un double produit, immobilier d'une part, locatif de l'autre :

  • Produit immobilier : dans celui-ci, le système juridique de la copropriété domine largement sous sa forme classique ou sous celle de la multipropriété. Ce produit immobilier s'entend, le plus souvent meublé et totalement équipé.

  • Le produit locatif : souvent géré par une société de gestion (voir ci-dessous au point N°15) qui s'engage à un loyer, le plus souvent accompagné de garanties et/ou cautions ; considérer qu'il s'agit du même métier que l'hôtellerie classique, serait une erreur d'approche. Mais, il peut être aussi gardé partiellement par l'acheteur pour sa jouissance propre ou celle de ses proches ; une formule mixte consistant à se réserver quelques semaines dans l'année et en mettant les autres périodes en location soit directement soit par le biais de société de gestion.

14-Montage financier :

C'est un point intéressant à aborder car les Résidences de Tourisme bénéficient d'incitations fiscales destinées à améliorer l'équipement et l'aménagement du territoire.

Sans entrer dans le détail des lois Perisol, Besson, Demessine, dite "loi des Zones de Revitalisation rurale", disons seulement qu'il est possible d'investir, selon le cas, en défiscalisation ou en réduction d'impôt, dans du neuf ou de l'ancien, avec possibilité d'amortissement fiscal, le déficit foncier pouvant aussi être déductible du revenu global de l'investisseur.

Sur la loi Demessine en particulier, où il faut que le logement de la Résidence de Tourisme soit destiné à la location nue avec un bail minimum de 9 ans entre l'investisseur et l'exploitant, l'on pourra consulter le site : www.moinsdimpot.com.fr où cette loi est commentée.

Si l'on ajoute à ces avantages, la possibilité de contracter un emprunt pour financer tout ou partie de l'investissement, on crée une charge, par les intérêts, qui viendra en déduction des revenus de la location.

Mais, comme dans d'autres métiers, l'avantage de la défiscalisation ne doit pas cacher l'intérêt et le risque de toute création ; le capital investi doit garder, au moins sa valeur, doit pouvoir être revendu, à des bonnes conditions, les revenus ne devant pas être inférieurs aux frais d'entretien, de gestion... Quelques opérations en "temps partagé" (timeshare) ont laissé des souvenirs douloureux à des investisseurs obnubilés par l'avantage fiscal immédiat de l'opération, il importe donc d'abord d'être sûr du sérieux des intervenants, promoteur et exploitant et de vérifier évidemment l'existence du marché pour le produit envisagé.

15-Principaux acteurs du secteur :

Orion, Pierre et Vacances, Les Citadines, Maeva, Flatotel, Odalys, Lagrange, Mer et Golf, Présideal, Madeo... et de nombreux indépendants gérant souvent des capacités plus petites.

Sources :

  • Hôtels, restaurants et résidences de tourisme - Législation et Réglementation - Édition des Journaux Officiels n° 1088 ;
  • Le tourisme - Législation et Réglementation - Édition des Journaux Officiels n°1764 - www.journal-officiel.gouv.fr ;
  • L'article 199 decies E du code général des impôts sur les règles applicables aux réductions d'impôts accordées au titre des investissements immobiliers locatifs réalisés dans des résidences de tourisme ;
  • Code du Tourisme : section 2 - Article L421-3 (réductions d'impôts) ;
  • Site du Syndicat National des Résidences de Tourisme : www.snrt.fr
    177, avenue Achille Peretti - 92200 Neuilly-sur-Seine - 01 47 38 35 60 ;

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Q245

  • J'ai le projet d'acheter une hacienda en Espagne et d'y créer 3 chambres d'hôtes. Avez-vous des infos à me communiquer (expériences réussies ou non) causes et législation ?

Je n'ai aucune connaissance sur ce type d'activité en Espagne.
Je vous suggère, mais sans aucune garantie, de prendre contact avec les services de l'attaché économique de l'Ambassade de France à Madrid ou du Consulat de France le plus proche de la région où vous avez l'intention de vous installer ou de contacter les services économiques de l'Ambassade d'Espagne à Paris.

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Q246

Bientôt à la retraite, j'aimerais créer 2 ou 3 chambres d'hôtes :

  • Y a t il de la demande dans le 27, région Vernon ?

  • Y a t il des subventions pour une création dans du neuf ?

Sans étude de marché, je suis incapable de répondre à votre question sur "la demande dans le 27, la région de Vernon", même si on peut considérer que l'Eure, en général, est une région plutôt propice à l'activité de chambres d'hôtes.

Mais ce n'est pas parce qu'un département connaît, dans ce domaine, des succès que votre projet, situé à un endroit précis, dans un environnement donné, avec une concurrence spécifique, est promis à un bel avenir : il vous faut faire - ou faire faire une petite étude avant de prendre toute décision.

Vous pouvez toujours contacter l'antenne des Gîtes de France de l'Eure : 9, rue de la petite Cité - 27008 à Évreux - 02 32 39 53 38 ; cette démarche ne vous engagera pas forcément à devenir adhérente, si vous concrétisiez votre projet.

Voir le Blog des Experts Subvention en hôtellerie par Catherine Avignon
À noter aussi que selon les départements ou les régions, les subventions pour les études concernant un projet de rénovation ou de création peuvent aller jusqu’à 80 % du montant des études avec un plafond raisonnable.

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Q247

Nous allons acquérir une bâtisse "ancien hôtel/restaurant" dont l'activité sera gîte de séjour, chambres et table d'hôtes. Nous aurons 9 chambres sur deux niveaux, soit une capacité de 18 personnes. Ces deux niveaux sont équipés de détecteurs de fumée, de blocs autonomes d'éclairage de secours, de déclencheurs manuels et de sirènes.

  • Sommes-nous conformes à la législation en vigueur concernant les ERP ?

  • Pouvez-vous nous confirmer que nous pouvons cumuler l'activité chambres d'hôtes et gîte de séjour ?

  • Et si nous avons bien compris, nous ne pourrons pas dépasser le seuil de 15 personnes maximum pour les repas d'hôtes ?

Il semble que vous soyez aux normes en termes de règlementation incendie, MAIS il faudrait vérifier :

Donc, oui à première vue, cela se présente bien, me semble-t-il, mais je ne peux que vous conseiller de provoquer une visite de la Commission de Sécurité.

Oui, vous pouvez tout à fait cumuler une activité chambres d'hôtes et gîte de séjour.

Oui, vous ne pouvez pas avoir plus de 15 personnes, à la fois, comme hôtes/clients autour de votre table d'hôtes (voir les questions 50 et 51 de la page "Table d'hôtes") ; je rappelle aussi - mais je suis sûr que vous l'avez noté - que cette table d'hôtes doit être réservée aux clients des chambres d'hôtes et du gîte et bien sûr à votre famille, mais pas à une clientèle extérieure.

Mise à jour août 2007 : le Décret n° 2007-1173 du 3/8/07 limite à cinq le nombre de chambres d’hôtes possibles chez l’habitant.

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Q248

Nous sommes deux personnes copropriétaires d'un bâtiment (amies sans aucun lien). Nous gérons 4 chambres d'hôtes et nous déclarons chacune la moitié du chiffre d'affaires, dans la rubrique location de meublés et en 2004 par exemple, nous avons déclaré chacune 12 000 €.
Le Centre des Impôts nous a demandé de faire une déclaration de création d'entreprise...

  • La Chambre de Commerce nous a alors envoyé un document à chacune, est-ce obligatoire ?

  • Qu'est-ce que cela va entraîner ?

  • On ne peut pas créer deux entreprises pour la même chose... a qui faut-il s'adresser pour avoir un conseil ?

Vous êtes à la limite : pour être loueur en meublé professionnel (LMP), donc inscrit au RCS, il faut et il suffit d'avoir un chiffre d'affaires "meublé", égal ou supérieur à 23 000 €. Avec 24 000 € à vous deux, vous êtes à la marge ; mais, je suppose que ce chiffre d'affaires ne comprend pas que de l'hébergement, mais aussi une recette de petits déjeuners que vous devez enlever du chiffre d'affaires, pour déterminer si vous êtes LMP ou pas.

Je suppose que votre chiffre d'affaires petits déjeuners, dépasse très sensiblement 1 000 € ? Vous devez pouvoir évaluer - si vous ne l'avez pas publié par ailleurs - le prix de vos petits déjeuners dans une fourchette entre 5 et 10 €, selon la qualité de vos prestations.

Je crois donc que vous pouvez vous arc-bouter sur cette position pour ne pas "sortir" de cette notion de chambres d'hôtes, n'imposant pas de création d'entreprise.

Cependant, votre position, bien logique en elle-même, de ne faire chacune la déclaration que de la moitié du chiffre d'affaires, dans vos déclarations fiscales, ne peut pas être acceptée par l'administration fiscale : je n'ai pas de solution, à cet égard, à vous proposer et vous conseille de vous adresser, sur ce point précis, à un conseiller fiscal.

Mais il est évident, que vous ne devez pas faire chacune, une déclaration pour la création de la même entreprise ; cette demande est ridicule.

Permettez-moi, cependant d'ajouter ceci : même si l'on est pas obligés d'avoir des liens, comme vous le dites, autres qu'amicaux, pour être pacsés, cela pourrait vous permettre d'être considérées comme un seul foyer fiscal et pourrait résoudre, une partie du problème ; je ne connais pas évidemment les autres éléments, vous concernant toutes les deux.

1er complément à Q248 :

Non seulement nous faisons des petits déjeuners mais également et assez souvent des repas (je peux retrouver le pourcentage exact)...

  • Concernant la déclaration de CA, je pensais, bien innocemment direz-vous, que chacune d'entre nous avions droit à 23 000 €, quel serait alors l'avantage d'être pacsées ?

  • Nous avons un conseiller fiscal et ami qui est inspecteur des impôts et qui nous a conseillé de déclarer une entreprise en précisant toutefois que cela n'était pas très net... et nous venons de prendre rendez-vous avec un conseiller juridique.

Le problème le plus important, c'est que j'ai 68 ans : ces chambres d'hôtes sont pour moi un grand amusement, mais deviennent aussi un peu fatigantes... J'ai comme l'impression que d'ici un an ou deux, je lèverai le pied, faute d'énergie... Je ne voudrais pas alors être gênée par des questions administratives trop lourdes !

Vous servez aussi des repas ? Donc, il est bien clair que vous serez bien en dessous des 23 000 € de LMP ; mais êtes-vous bien en règle concernant les repas (licences, arrêté 9/5/95 sur l'hygiène, etc.) ? Cela n'a rien à voir avec votre question, mais si vous deviez commencer un bras de fer... autant que tout soit très en ordre.

L'avantage d'être pacsées serait de n'être considérées que comme un seul foyer fiscal et pas deux personnes physiques, devant faire chacune sa déclaration IRPP.

Vous pouvez, bien sûr, pour que les choses soient claires entre vous et vis-à-vis de l'administration créer une petite SARL, dont vous seriez l'une et l'autre porteuse de part ; ce n'est pas une grosse contrainte, vous auriez une taxe professionnelle à payer... mais cela ne me paraît pas bien grave... ni très utile.

Je vois que vous êtes bien entourées et, comme vous le proposez, je serais heureux de connaître l'avis de vos conseils.

2ème complément à Q248 :

Concernant le "pacs", nous ne tenons pas à mélanger nos affaires. Nous avons créé une SCI pour notre maison afin de ne pas avoir de problème de transmission. Cela nous oblige d'ailleurs à louer les chambres meublées à la SCI pour en faire des chambres d'hôtes !

Concernant les repas : je crois que c'est admis pour les chambres d'hôtes, si cela ne prend pas trop d'expansion ! j'espère en tout cas !

Un point rapide sur votre table d'hôtes puisque vous servez des repas (cela vaut d'ailleurs aussi pour le service des petits déjeuners) ; ce qui est admis - si cette activité de table d'hôtes est modeste et exceptionnelle - c'est de ne pas avoir l'obligation d'inscription au RCS, mais pas du tout de ne pas avoir de licence vous permettant de servir des boissons, accompagnant les repas et de respecter l'arrêté du 9/5/95 sur l'hygiène alimentaire : pour cela, reportez-vous aux 3 Sujets Interactifs sur l'HACCP et l'hygiène :
Hygiène et HACCP - le minimum pour être prêt pour un contrôle
Implanter et gérer un restaurant (démarche HACCP incluse).

Je suis beaucoup intervenu sur ces deux sujets (licence et hygiène) et vous prie de vous reporter, entre autres, aux réponses des pages suivantes : "Prestations : Licence boissons" (question 21) ainsi qu'à la page "Prestations : Licence restauration" (questions 42 & 58) et enfin à la page "Table d'hôtes" (question 50).

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Q249

À plusieurs reprises, vous avez parlé de compte d'exploitation, pour conclure une étude de marché, servir de base à un business plan mais sans donner de détails ; vous avez indiqué que l'on pouvait présenter à l'administration fiscale un compte de résultats, mais précisant aussi dans la réponse à la question 242 "qu'un bon livre de compte avec recettes et dépenses est bien suffisant pour commencer".

  • Pourriez-vous me donner un peu plus de précision sur cet aspect de la gestion ?

Vous évoquez deux aspects différents de l'analyse ou de l'anticipation des résultats, qui dans la méthode sont très proches :

  • Compte d'exploitation prévisionnel (CEP) ;

  • Suivi de gestion ;

le second devant permettre de vérifier le bien fondé du premier, mais, dans les deux cas, il s'agit bien de rapprocher le chiffre d'affaires généré par l'exploitant (ou envisagé dans le projet) des charges qu'elles soient opérationnelles, fiscales, financières pour aboutir d'abord à un résultat brut, ensuite, le cas échéant, à un résultat net.

1- RECETTES

  • Première règle absolue :
    ne considérer que le chiffre d'affaires hors taxes ; la TVA, si l'exploitation n'en est pas exonérée, n'est pas du chiffre d'affaires, mais une imposition due ; elle trouve sa place provisoirement en trésorerie, mais rien de plus : il faut donc ne jamais la prendre en compte en recettes, quitte à la faire figurer sur une ligne à part ;

  • Deuxième règle :
    toujours bien ventiler les recettes entre hébergement, restauration, même quand, il n'y a que les petits déjeuners et les éventuelles recettes diverses pour :

    • pouvoir vérifier la TVA, si besoin, et répondre à toutes demandes de l'administration,
    • être, par semaine, mois, année, en mesure de vérifier, période par période, l'évolution des chiffres d'affaires des différentes activités,
    • mettre en place un plan d'action commercial - aussi modeste soit-il - et en analyser les résultats ;
  • Troisième règle :
    faire ce travail d'enregistrement tous les jours (quitte à écrire : recettes = zéro) :

    • d'abord parce que c'est une obligation légale,
    • ensuite, si vous ne vous imposez pas ce travail quotidiennement, vous risquez d'être rapidement, complètement perdu et dépenser beaucoup de temps et d'énergie pour vous y retrouver ;
  • Quatrième règle :
    prendre toutes dispositions pour avoir un résultat d'exploitation mensuel, afin de ne pas attendre la fin d'année pour qu'un comptable annonce une perte ; mais, il ne s'agit pas de faire de la comptabilité, mais de tenir les comptes comme "une bonne ménagère", sans aller au centime ou à l'euro près, c'est de l'analytique qui ne doit pas prendre trop de temps.

2- DÉPENSES

  • DÉPENSES D'EXPLOITATION

Je propose deux approches possibles :

  • Méthode simple :

    • lister quotidiennement les dépenses en fonction des achats - avec en fin de mois - un inventaire, surtout pour la restauration, permettant, avec la variation du stock, de connaître la consommation exacte,
    • les dépenses de personnel, quand il y en a, en fonction des salaires avec un ratio pour les charges,
    • les autres dépenses (blanchissage, téléphone, produits d'accueil, fleurs, etc.) imputées en fonction de facturation quitte à arbitrer quand la facture ne correspond pas au mois (facture de téléphone bimestrielle à diviser par deux, par exemple).

  • Méthode plus élaborée

    • l'intérêt majeur de ce suivi - à part l'aspect légal - c'est de savoir, quelles sont les activités rentables et, surtout, celles qui pourraient ne pas l'être,
    • pour ce faire, il faut essayer, à la louche certes, de ventiler les dépenses en fonction des centres d'activité, c'est-à-dire, l'hébergement et la restauration, cette dernière ayant toujours une rentabilité plus difficile et des marges beaucoup plus étroites,
    • donc il faut, par exemple, répartir les charges de blanchissage entre hébergement (draps, linge de toilette...) et restauration (nappes, serviettes...),
    • c'est plus difficile de le faire pour l'éventuel personnel salarié mais indispensable car, le plus souvent, il sera polyvalent ; il faut donc, évaluer, à la louche si Jeannette, par exemple, passe 75 % de son temps à faire les chambres, les couloirs, s'occuper du linge des étages et 25 % à faire la mise en place des petits déjeuners, les préparer, les servir et remettre le tout en place.
  • RÉSULTAT BRUT D'EXPLOITATION :

C'est la différence entre les recettes et les dépenses d'exploitation ; c'est ce sur quoi un responsable peut et doit avoir une influence.

Ensuite, pour obtenir le résultat net, il faut déduire les frais financiers, les assurances, les impôts (foncier, taxe d'habitation, taxe professionnelle éventuelle, etc.).

Attention :
tout ce qui précède ne correspond pas à une quelconque orthodoxie comptable, mais peut servir de base à une approche artisanale de la gestion, permettant de suivre votre activité.
Ceux qui souhaitent aller plus loin peuvent se référer avec beaucoup d'intérêt au Blog des Experts de Jean-Claude Oulé "Outils de gestion en CHR", qui présente des tableaux de bord que l'on peut encore simplifier pour les toutes petites exploitations. 

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Q250

Je sais que vous avez déjà donné des réponses sur ce point mais j'aimerais quand même avoir une confirmation de votre part. Je suis propriétaire de 5 chambres d'hôtes que j'exploite en tant qu'activité principale (pas d'autre revenu).

  • Dois-je OBLIGATOIREMENT être inscrite au RC ?

C'est un sujet controversé et à cet égard, vous n'avez peut-être pas tort de reposer votre question avec une insistance... louable !

La position de L'APCE - déjà citée à de nombreuses reprises - qui dépendent du Conseil National de la Création d'Entreprise (CNCE), structure qui elle-même dépend du Ministère des Petites et Moyennes Entreprises indique, dans sa brochure "Gîte ruraux - Chambres d'hôtes" - Code NAF 55.2E - réactualisée en avril 2003 : "L'immatriculation au RCS s'impose aux commerçants, c'est-à-dire aux personnes effectuant des actes de commerce et en faisant leur profession habituelle."

Il s'agit donc de savoir si, d'une part, l'activité comprend des actes de commerce et d'autre part, si elle est exercée à titre de profession.

D'une part, l'activité de location meublée est mixte, c'est-à-dire à la fois composée d'actes civils (location d'immeuble) et d'actes de commerce (location de meubles, et le cas échéant, prestations de services tels que ménage, fourniture de linge, petit déjeuner et repas en tables d'hôtes...).

Alors que la location d'un meublé sans autre prestation est jugée civile, et que l'exploitation d'un hôtel est jugée commerciale, aucune jurisprudence n'est venue, jusqu'à ce jour, déterminer si la partie commerciale de l'activité chambres d'hôtes l'emporte sur la partie civile.

D'autre part, l'on considère que l'activité est professionnelle lorsqu'elle est exercée dans le but de dégager des revenus substantiels, permettant d'en vivre. Cette définition est souvent donnée en opposition à une activité de gestion ou d'entretien du patrimoine.

On comprend alors que seule une appréciation au cas par cas peut être envisagée.

Les fiches de la CCI de Paris - Inforeg 2004/2005 - disent exactement la même chose.

Vous aurez aussi noté que l'article de L'Hôtellerie Restauration n° 2940 du 1er septembre 2005 fait une large mention des réactions des organisations syndicales hôtelières à l'encontre des chambres d'hôtes non déclarées : ce qui vise, bien sûr, l'inscription au RCS.

Le fait que cette activité soit votre revenu principal, semblerait militer dans le sens d'une inscription au RCS pour vous, même si 5 chambres, ce n'est pas encore bien important.

Une inscription de l'immatriculation au RCS ne changera rien aux autres dispositions à l'égard de la TVA (questions : 9 & 187), au régime des meublés (questions : 60 & 190).

La seule réelle contrainte que je vois, dans votre cas, peut être une cotisation obligatoire vieillesse ou maladie maternité au régime de salariés non agricole ; mais cela aussi peut se négocier.

Les choses pouvant évoluer prochainement au plan règlementaire, je crois que vous ne prenez pas grand risque en attendant des éclaircissements.

Mise à jour septembre 2007 : « Dans la question ministérielle du 12 décembre 2006 (J.O. AN du 6 février 2007, page 1414) le ministre délégué au tourisme indique, en substance, que ceux qui exerce l’activité d’exploitant de chambres d’hôte, de manière habituelle, en cherchant des profits et qui en font leur profession doivent s’inscrire au RCS, par contre ceux qui exercent cette activité de manière accessoire, en complément d’une activité professionnelle qui n’entraîne pas l’obligation de d’inscription au RCS, sont dispensés de s’immatriculer à ce registre au titre de l’exploitation des chambres d’hôtes ».

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Q251

Je pense ouvrir 12 chambres d'hôtes sur une propriété, avec un restaurant et un petit parcours de golf. Je pense mettre le foncier en SCI et créer une SARL à capital variable pour la gestion du restaurant et du golf.

  • Pensez-vous que ce soit le bon montage ?

  • Pour les 12 chambres d'hôtes, si elles sont réparties en plusieurs bâtiments est-ce que j'échappe à la notion d'ERP ?

  • Pour la partie restaurant et golf est-ce que je serai en ERP ?

En ce qui concerne le montage juridique de votre opération, il me paraît tout à fait adéquat.

Quant à vos autres questions, je pense y avoir déjà répondu :

  • article PE 6 du Règlement de Sécurité -déjà cité - précise : "deux établissements distants de 5 mètres au moins... sont considérés comme autant d'établissements distincts".
    Donc, si c'est bien le cas, l'ensemble ne sera pas classé ERP, ce qui ne vous exonère pas de la plus grande vigilance quant aux issues de secours, unités de passages, largeurs des couloirs, matériaux employés, etc. ;
  • il n'y a pas, dans le sens, au vous l'employez du moins, de classement ERP pour restaurant ou golf ; le restaurant doit, évidemment être, dans sa construction, son exploitation, etc. en conformité avec la règlementation incendie.

Mise à jour août 2007 : le Décret n° 2007-1173 du 3/8/07 limite à cinq le nombre de chambres d’hôtes possibles chez l’habitant.

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Q252

J'ai été très intéressé par votre complète réponse à la question 244 sur les Résidences de Tourisme et les Résidences Hôtelières. Vous abordez - et cela peut intéresser vivement ceux qui veulent monter des opérations en parahôtellerie - la multipropriété ou le temps partagé ou "timeshare", ne cachant pas que, dans les débuts de ces activités, quelques opérations en temps partagé (timeshare) ont laissé des souvenirs douloureux à des investisseurs obnubilés par l'avantage fiscal immédiat de l'opération.

  • En plus du fait de s'adresser à des promoteurs sérieux, comme vous le conseillez, il y a-t-il aujourd'hui, plus de garanties que par le passé ?

Je n'ai effectivement pas voulu encore rallonger une réponse déjà peut-être un peu trop prolixe.

Toutes les difficultés dont nous parlons viennent du fait qu'un nouveau montage financier a été mis sur le marché, découvert par des escrocs dont certains n'ont pas hésité à vendre, sur le papier, des appartements qui n'existaient pas, dont la construction n'était même pas envisagée ou qui ne correspondaient en rien à l'acte de vente, souvent établi sur une base de VEFA (Vente en État Futur d'Achèvement), c'est-à-dire sur plans.

Je vais donc aller un peu plus loin sur l'aspect juridique et règlementaire des Ventes en temps partagé (timeshare) :

1- DÉFINITION DU TEMPS PARTAGÉ (TIMESHARE) :

selon les règlements dictés par l'Association des promoteurs de multipropriétés (Timeshare Developpers' Association) cité par M. Gauguet dans une conférence à l'Université CORNELL ESSEC - référence IMHI GROUPE ESSEC 189 - 3° trim. 94, il s'agit - je cite - de la vente "d'un droit, quelle que soit la façon dont il est prouvé ou documenté, d'utiliser et d'occuper une ou plusieurs propriétés de vacances, périodiquement en fonction d'un arrangement allouant de tels droits d'usage et d'occupation à d'autres utilisateurs similaires." ;

2- CONTEXTE JURIDIQUE :

La France est l'un des pays européens ayant la législation la plus précise sur les "DROITS DE JOUISSANCE À TEMPS PARTAGÉ":

  • les lois Scrivener, loi 86 - 18, du 6 janvier 1986 et la loi Neiyertz sont applicables aux ventes en temps partagé ;
  • en 1994, une directive européenne a été promulguée pour l'application pour la protection des acheteurs quels que soient les lieux dans lesquels ils se portent acquéreurs ;
  • enfin, la loi du 8 juillet 1998, issue d'une directive européenne, prévoit :
    • un délai de rétractation de 10 jours, après la signature du contrat,
    • l'interdiction de percevoir un acompte avant l'expiration de ce délai,
    • la rédaction du contrat dans la langue de l'acquéreur,
    • elle dispose en outre que le contrat présente "la description des locaux et leur environnement, le prix initial et les coûts périodiques, le recours à un crédit, la bourse d'échanges",
    • notons également que la COB (Commission des Opérations en Bourse) surveille attentivement cette activité puisqu'il s'agit d'un appel à l'épargne publique ;

3- PROMOTEURS DE RÉSIDENCES EN TIMESHARE

En plus des acteurs déjà cités dans la réponse à la question 244, je tiens à préciser que des grands Groupes hôteliers ont commencé, à des degrés divers, à monter des opérations en "Timeshare".

Citons par ordre d'importance le Groupe MARRIOTT, puis HILTON, avec sa filiale spécialisée HILTON GRAND VACATION CLUB qui va construire des résidences en complément d'Hôtels ou de casinos existant, Disney Vacation Club, filiale de DISNEY CORPORATION, envisageait d'ouvrir une chaîne de résidences en Timeshare en Europe ; auraient également des projets les chaînes MÉLIA/SOL (Espagne), OBEROÏ (Inde).

Ces grandes chaînes hôtelières sont, ou vont aller, sur ce marché pour financer de nouveaux produits (ne pas oublier que la charge capitalistique de l'industrie hôtelière est très lourde, identique à celle de la métallurgie c'est-à-dire, pour les produits classiques, 3 € d'investissements pour 1 € de chiffre d'affaires, d'où la nécessité d'aider l'investissement par des approches nouvelles).

Et pour anecdote : signe des temps, l'Université Cornell-Essec de Cergy-Pontoise, consacre plusieurs journées de cours, dans son cycle universitaire, au "Timeshare", source de financement de nouveaux produits.

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Q253

Nous souhaitons créer 5 chambres d'hôtes dans le Vaucluse avec piscine et Spa en SARL. Nous disposons d'un investissement personnel de 75 000 € et le reste du projet nécessite un financement extérieur en sachant qu'il s'agit d'une construction. En sachant que cette activité constituerait notre seul revenu, puisque nous travaillerons en couple :

  • Vers quel organisme de cette région nous conseillez-vous de prendre des renseignements, puisque nous devons monter ce projet à distance (partenaires financiers, organisme qui pourrait nous aider à monter ce projet...) ?

Une remarque tout d'abord, je pense que vous êtes conscients que si vous voulez que les clients de vos chambres d'hôtes bénéficient de la piscine, il faut que celle-ci réponde aux normes concernant les piscines ouvertes au public - ce qui a un coût à l'investissement et à l'exploitation ; voir à ce sujet mes réponses aux questions 69 et 91 de la page "Formalités : règlement piscine".

En ce qui concerne le projet de SPA, je vous conseille de vous référer au chapitre traitant de ce sujet "Prestations complémentaires : spa, sauna et hammam".

Quant à votre question sur l'aide que vous pouvez obtenir pour monter votre dossier, je pense que vous pouvez vous adresser au Centre de Formalités des Entreprises (CFE) de la Chambre de Commerce du département ; bien sûr un cabinet conseil, connaissant ces questions, peut vous accompagner pour ce montage.

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Q254

  • Pourriez-vous m'indiquer les éventuelles répercussions de la création de 2 chambres d'hôtes à mon domicile sur le montant des impôts locaux (TF et TH) ?

Non, pas d'incidence sensible à prévoir tant pour l'impôt foncier que pour la taxe d'habitation.

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Q255

  • Lorsque l'on pratique la table d'hôtes, est-il obligatoire de suivre une formation sur les règles d'hygiène et si oui où trouver des informations et organismes sur le sujet ?

L'important n'est pas de suivre une formation mais d'appliquer la règlementation, en l'occurrence celle de l'Arrêté du 9/5/95 concernant l'hygiène alimentaire :

Avec cela, de la propreté et du bon sens, et vous serez très armé !

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Q256

  • Pour les clients en chambre d'hôtes souhaitant prendre leur repas le soir, pourra-t-on encore appeler la formule "demi-pension" ou bien doit-on séparer la "nuitée" de la prestation restauration ?

Vous pouvez tout à fait commercialiser vos produits en demi-pension, tout en n'oubliant pas que vous n'avez pas le droit de lier la consommation de la restauration à l'acception du client en chambre (autrement dit, vous n'avez pas le droit de refuser un hébergement à un client, au prétexte qu'il ne prendra pas de repas).

Sauf si la qualité de vos prestations était déséquilibrée entre l'hébergement et la restauration, je pense que vous pouvez adopter, pour la ventilation interne de votre tarif, la règle admise par le fisc pour la TVA, c'est-à-dire les 3/4 du prix sont considérés comme de l'hébergement et le 1/4 pour la demi-pension.

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Q257

J'envisage d'acheter un petit hôtel particulier et de créer quatre chambres d'hôtes sur deux étages spécifiques. Les visiteurs auraient accès à leur chambre et une salle à manger-salon où serait servi le petit déjeuner et où se ferait l'accueil.

  • La notion d'hébergement au sein de sa résidence principale autorise-t-elle à conserver une partie complètement privative (salon, cuisine et chambre par exemple) à laquelle les visiteurs n'auraient pas accès ?

Oui bien sûr, recevoir des clients dans sa résidence personnelle, ne veut pas dire ne pas garder une certaine intimité, une certaine vie privée.

Donc, le schéma que vous envisagez me semble tout à fait conforme à l'esprit des chambres d'hôtes au détail près que les bons auteurs évoquent le petit déjeuner en commun !

Complément à Q257 :

Dans le projet envisagé, je ne l'avais pas précisé, mais il était entendu que nous souhaitons, avec ma famille, prendre le petit déjeuner en commun : le moment le plus favorable pour établir des échanges et des liens privilégiés avec les visiteurs, et qui constitue ce que nous considérons à la fois comme la véritable différence mais aussi la plus-value par rapport à un séjour à l'hôtel.

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Q258

Je souhaite aménager des chambres d'hôtes dans un ancien moulin datant de la fin du IXX°. Les plafonds dans ce moulin son très bas, environ 2 m à 2m10 :

  • Quelle est actuellement la règlementation en vigueur concernant la hauteur minimale d'un plafond ?

  • Existe-t-il des règlementations différentes suivant l'usage que l'on veut faire d'un bâtiment, soit ERP soit mise en location classique ?

Je n'ai rien trouvé dans la règlementation ERP sur une hauteur minimale sous-plafond, ce que veut dire que ce sont les règles de droit commun qui s'appliquent.

Le règlement sanitaire : Arrêté n° 79-561 du 20/11/79 modifié par les arrêtés des 4/11/82, 23/4/82, 3/4/89 - dans son chapitre III "Aménagements des Locaux d'Habitation", article 40-4 stipule que "La hauteur sous plafond ne doit pas être inférieure à 2,20 mètres".

Je crois que le problème posé, va plus se situer en termes d'évacuation des fumées que sur la hauteur proprement dite, d'autant que le charme de votre moulin du XIX° siècle doit bien s'accommoder de cette hauteur basse.

Si vous avez la possibilité de mettre en place des trappes de désenfumage ou un système d'évacuation des fumées, je suppose que vous pourriez obtenir une dérogation.

Je ne peux cependant que vous conseiller de ne conclure votre transaction que quand vous aurez une décision écrite de la Commission de Sécurité, que ce soit pour une utilisation en chambres d'hôtes ou en location classique, si votre projet d'acquisition est bien lié à la création de revenus locatifs.

Complément à Q258 :

Je me permets d'abuser encore un peu de votre bienveillance. J'ai depuis, l'envoi de mon premier message, trouvé un décret faisant référence à des notions minimales de hauteur ; il s'agit du Décret n°87-149 du 6 mars 1987, fixant les conditions minimales de confort et d'habitabilité auxquelles doivent répondre les locaux mis en location.

Dans celui-ci est fait référence à une hauteur de 2m20 dans les bâtiments récents, mais aussi à une hauteur de 2m si le bâtiment n'a pas subi de division depuis 1948, ce qui est le cas dudit bâtiment que je souhaite aménager.

  • Cela répond-il à ma question initiale ?

Pour conclure, j'ai également un point à éclaircir, s'agissant d'un plafond à 2m05 : par endroits des poutres, situées à une hauteur inférieure (env. 1m97), viennent compliquer mon jugement ; faut-il prendre la hauteur moyenne du plafond ou le point le plus bas représenté par ces poutres pour connaître la hauteur à prendre en compte ?

Merci de votre précision sur le Décret n°87-149 du 6 mars 1987 que je n'avais pas trouvé, sur les normes de confort minimales, donnant les hauteurs sous-plafond minimales ; je crois, en effet, que cela répond tout à fait à la première question de votre intervention précédente.

Il me paraît clair que la hauteur à prendre en compte est celle du "plafond" et pas des poutres ; de toutes façons, à quelques centimètres près, vous auriez sûrement toute dérogation, comme les bâtiments un peu anciens qui ne sont pas obligatoirement aux normes actuelles, mais ont cependant un grand charme.

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Q259

J'ai créé 6 chambres d'hôtes et un gîte, sur un même site, mais dans des immeubles différents (voir question 30) en pensant ne pas être classé ERP ; une commission de sécurité envisage, quand même, de me classer ERP, pour la raison que des chambres à l'extérieur du bâtiment principal ne sont pas des "chambres chez l'habitant".

  • Le bâtiment concerné est pourtant une partie indivisible de la propriété. Qu'en pensez-vous ?

La position de la Commission de Sécurité, dans le cas que vous décrivez, ne suit pas l'Article PE 6 du règlement de sécurité déjà cité, mais la Commission peut toujours aller plus loin que la règlementation.

Certes, vous pouvez faire appel de cette décision - ainsi que je l'ai exposé dans la réponse à la question 13 page "Commission et règlement sécurité" - auprès du Président de la Commission de sécurité qui, en l'occurrence, doit être le Préfet, mais je serais surpris que la conclusion du rapport de la commission ne soit maintenue.

Mise à jour août 2007 : le Décret n° 2007-1173 du 3/8/07 limite à cinq le nombre de chambres d’hôtes possibles chez l’habitant.

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Q260

Je possède 5 chambres d'hôtes et mon chiffre d'affaires est de 28 000 € par an.

  • Puis-je déclarer en tant que loueur professionnel, sachant que je suis salarié (24 000 € par an) ?

  • De plus, mes clients sont demandeurs d'une table d'hôtes. Que dois-je déclarer aux impôts ?

Le régime de Loueur en Meublé Non Professionnel (LMNP) est justement fait pour les personnes ayant des revenus autres, qu'ils soient salariés ou non, car je pense que si vous enlevez, au chiffre que vous avez indiqué, les recettes pour les petits déjeuners et éventuelles recettes annexes, vous devez vous situer légèrement en dessous du seuil de 23 000 € qui est celui à partir duquel, l'on devient loueur en meublé professionnel (LMP).

Le fait que vos salaires actuels soient légèrement inférieurs à vos revenus actuels de location n'a pas à entrer en considération au niveau où vous vous situez.

Quant aux recettes émanant de la table d'Hôte, vous devez les déclarer, comme celles des petits déjeuners, sur votre déclaration IRPP.

N'oubliez pas la règlementation concernant les tables d'hôtes (licence et hygiène) exposée dans cette même page à la question 66

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Q261

Je vais ouvrir prochainement dans un mas 4 ou 5 chambres d'hôtes. Je veux aussi faire table d'hôtes. Si j'ai bien compris, il me faut une petite licence afin de pouvoir servir des petits déjeuners (boissons du 1er groupe) et dîners (boissons 2e groupe).

  • Que se passe-t-il si je veux installer des mini-bars dans les chambres ?

  • Et si je veux pouvoir servir (vendre) une bière à nos hôtes (par exemple quand ils reviennent de randonnées), et si je veux servir, après le repas, un armagnac ou un marc (ou autres digestifs) : est-ce possible ou ai-je besoin d'une grande licence ? Pourrais-je l'obtenir ?

Je n'ai trouvé aucune règlementation, concernant la présence des mini-bars dans les chambres d'hôtes, mais je suppose que l'on peut extrapoler la situation qui prévaut pour les chambres d'hôtel où la présence de mini-bars, comportant des mignonnettes d'alcool, n'implique nullement que l'exploitant ait une "grande licence".

Par contre, servir de l'alcool en dehors des repas, comme la bière au retour d'une randonnée ou un alcool après le repas - pas seulement du vin, accompagnant le repas - ne peut se faire qu'avec la "licence restauration", soit celle de 4° catégorie dont la vente est règlementée, la disponibilité rare et le prix assez cher ; voir à cet égard le service des douanes le plus proche.

Le jeu en vaut-il la chandelle ? Voir ma réponse à la question 176 sur la page "Licence boissons".

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Q262

Nous souhaitons acquérir un château pour faire 17 chambres d'hôtes.

  • Quel est le taux moyen d'occupation (région 37 - châteaux de la Loire) ?

Nous n'occuperons pas le château car nous avons une résidence principale par ailleurs...

Votre projet ne s'apparente pas à une exploitation de chambres d'hôtes :

  • d'une part, parce qu'avec les 17 chambres envisagées, vous risquez d'avoir bien du mal à ne pas vous faire considérer comme un hôtel,
  • d'autant que vous n'avez pas l'intention d'y résider, ce qui est tout à fait contraire à l'esprit chambres d'hôtes.

Mise à jour août 2007 : le Décret n° 2007-1173 du 3/8/07 limite à cinq le nombre de chambres d’hôtes possibles chez l’habitant.

Voir mes réponses aux questions 103, 214 et 237 sur les châteaux et les possibilités d'exploitation et d'appellation.

En ce qui concerne les taux d'occupation des différents produits hôteliers de la région des Châteaux de la Loire (37), je n'en ai aucune idée et vous suggère de prendre contact avec le Comité Départemental du Tourisme (CDT) qui mettra ses statistiques à votre disposition.

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Q263

Mon mari exploite un snack pizzeria à emporter ou à consommer sur place, ambulant dans le 04, donc déclaré à la Chambre des Métiers et au RCS en micro entreprise.
Nous souhaitons transférer cette activité dans un bâtiment appartenant à une compagnie de chemin de fer privé. C'est un immeuble classé monument historique qui était à l'origine un hôtel restaurant. Il est maintenant fermé depuis des années. La partie restauration de trouve au rez-de-chaussée où nous voulons continuer la formule du snack qui permet une restauration rapide 7/7 et non-stop actuellement de 11h à 22h. Nous voudrions également créer une pizzeria.

Les chambres, au total 20, sont réparties sur 2 étages. Nous souhaiterions en garder 5 à titre personnel et louer le reste. J'aimerais garder le style chambres d'hôtes et par la même faire une table d'hôtes. Je sais que nous serons de toute façon classés ERP.

Une chose me chiffonne en réponse à la question 60 où vous disiez que le fait d'ouvrir un restaurant n'était guère plus compliqué qu'une table d'hôtes.

  • Ne faut-il pas un diplôme BEP ou CAP ou plus sanctionnant des études de cuisine ?

  • J'aurais aussi voulu savoir la différence qu'il y a entre un hôtel, une chambre d'hôtes, une chambre meublée, un gîte d'étape, une pension de famille, un gîte de séjour... J'ai l'impression que tout se joue sur les mots.

  • Au sujet des nouvelles mesures de sécurité mises en place à l'été 2005, avez-vous reçu des directives ? Les bâtiments étant vieux, il faudra sûrement faire des travaux, à la charge de qui ?

  • Est-il possible que mon mari garde l'exploitation du snack et de la pizzeria, toujours en micro entreprise et que je prenne à ma charge en création d'entreprise et en micro entreprise les chambres et la table d'hôtes ?

Je suis actuellement en disponibilité pour un an renouvelable pendant 10 ans dans mon travail.

  • Ai-je droit au crédit FGIF ?

Votre projet semble très intéressant mais, malgré tout, un peu compliqué ; quelques remarques et réponses :

  • il restera 15 chambres de l'ancien hôtel à exploiter en chambres d'hôtes après votre occupation personnelle : vous serez donc dans la fourchette haute de ce qui peut être accepté pour ne pas être considérée comme exploitante d'un hôtel ; vous risquez des réactions d'hôteliers, voire de l'Administration ;

    Mise à jour août 2007 : le Décret n° 2007-1173 du 3/8/07 limite à cinq le nombre de chambres d’hôtes possibles chez l’habitant.

  • si vous faites une table d'hôtes, ce serait en dehors du cadre des deux opérations de restauration que votre mari envisage d'avoir (le snack et la pizzeria) ; au plan pratique, est-ce facile (local pour installer la table d'hôtes, cuisine différente de celle du snack...) ? ;
  • non, aucun diplôme n'est exigé pour ouvrir et tenir un restaurant ;
  • quant aux différences entre tous les "produits" que vous citez - sauf la pension de famille - vous les trouvez largement commentés dans l'ensemble de ce Sujet Interactif ; ce ne sont pas des "jeux de mots", même si la règlementation n'est pas toujours précise ;
  • non, il n'y a pas encore de nouvelles mesures de sécurité renforçant les contrôles pour les gîtes, chambres d'hôtes etc., rien n'est encore sorti pour le moment (octobre 2005) ;
  • quant aux travaux d'éventuelles mises aux normes, il faut bien analyser les clauses du bail : impossible d'y répondre comme cela ;
  • vous pouvez tout à fait avoir des exploitations différentes entre votre mari et vous à condition de bien séparer les activités, les charges et les recettes ;
  • je suis incapable de vous répondre concernant le crédit FGIH.

Globalement, je pense que vous devez encore continuer à réfléchir sur votre projet, analysant bien toutes les imbrications.

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Q264

J'aurais aimé connaître la législation au niveau d'implantation et création de chambres d'hôtes, en zone inondable.

  • Ces zones nous interdisent de construire des surfaces supplémentaires, mais qu'en est-il des aménagements de combles pour la création de chambres d'hôtes ou de gîte rural ?

Ma première tendance aurait été de vous répondre négativement, du moins vous suggérer de prendre un avis officiel si le complément à la question 226 (page "Commission et règlement sécurité") ne donnait un avis plus nuancé.

Notre correspondant transmet l'avis, à la fois de la Mairie et du Service du Droit des Sols de la Communauté d'Agglomération : " mes clients sont considérés comme des invités à titre privé et il n'y a pas de restriction".

Dans la question posée en 226, il s'agissait de glissement de terrain ce qui peut être encore beaucoup plus sournois et soudain que l'inondation et de chambres d'hôtes destinées à des personnes à mobilité réduite, ce qui ne peut qu'ajouter à la prudence.

Je crois donc que, dans votre cas, l'aménagement de chambres d'hôtes dans votre habitation, même dans les combles, est tout à fait possible ; pour être tout à fait rassuré, vous pouvez vous adresser au service ad hoc de la Mairie.

Toutefois, dans votre configuration, il ne peut s'agir de gîte rural qui doit être implanté au milieu d'un espace relativement vaste, mais bien de chambres d'hôtes.

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Q265

Je vous soumets une question que l'on m'a posée, à laquelle je ne sais pas répondre. Voici la situation : une personne, salariée à plein temps possède 1 gîte et 3 chambres d'hôtes (revenu brut déclaré en Micro Bic env. 5 000 €) s'est vue contacter par l'URSAFF qui exige d'avoir un N°Siret dans les 15 jours à venir, afin de payer des cotisations sociales.

  • Ont-ils le droit de seulement téléphoner, sans envoyer de demande écrite ?

  • Donc ma question : en tant que salarié ou même non-salarié, ou profession indépendante ou agriculteur (mais activité touristique non associée à la compta agricole), quelles sont les conditions pour devoir payer des cotisations sociales URSSAF ou MSA ?

  • Si j'ai bien compris une partie du Blog des Experts (je n'ai pas encore tout lu), l'inscription au registre du commerce est quasi-obligation en chambres d'hôtes, mais qu'en est-il pour le volet social ?

Merci de votre soutien, car c'est très dur d'obtenir de l'URSSAF des réponses fiables, selon l'interlocuteur, les données changent, mais aucun texte de loi ne m'a été envoyé par le service.

Effectivement, comme vous, je pense qu'une demande péremptoire par téléphone n'a pas lieu d'être ; il faut cependant réagir assez rapidement pour ne pas aggraver les choses.

Je suis persuadé que l'employé de l'URSSAF se trompe totalement dans son approche, à condition que cette personne n'ait pas d'employé pour effectuer le travail. Mais comme elle est "salariée à plein temps", comment le travail pour 1 gîte (combien de chambres ?) et 3 chambres d'hôtes est-il fait et par qui ?

Cependant, les indications que vous donnez - 5 000 € par an, je pense - situe bien un niveau d'activité modeste, très en deçà du plafond du régime de micro-entreprise de 76 300 € par an, confortent bien le choix de la micro-entreprise ; il faut et il suffit donc que cette personne fasse, comme vous l'indiquez, sa déclaration en BIC sur sa déclaration IRPP n° 2042.

En effet, s'il n'y a pas de salarié, il n'y a pas besoin de société - et même les nouvelles dispositions (été 2005) permettent des emplois à domicile sans création de société - et donc pas de N° Siret.

Autre point que vous soulevez sur l'inscription en RCS : non, pour le moment, il n'y a aucune obligation d'inscription tant que l'activité est limitée - ce que l'on peut considérer comme étant le cas que vous décrivez ; mais - suite à la pression des syndicats d'hôteliers - il est très probable que très rapidement, cette latitude ne disparaisse.

Mise à jour septembre 2007 : « Dans la question ministérielle du 12 décembre 2006 (J.O. AN du 6 février 2007, page 1414) le ministre délégué au tourisme indique, en substance, que ceux qui exerce l’activité d’exploitant de chambres d’hôte, de manière habituelle, en cherchant des profits et qui en font leur profession doivent s’inscrire au RCS, par contre ceux qui exercent cette activité de manière accessoire, en complément d’une activité professionnelle qui n’entraîne pas l’obligation de d’inscription au RCS, sont dispensés de s’immatriculer à ce registre au titre de l’exploitation des chambres d’hôtes ».

En l'occurrence, ce que je vous suggère, c'est de prendre contact, vous-même, avec la direction de l'URSSAF ou le faire faire par la Chambre de Commerce (attaché technique hôtelier – ATH).

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Q266

  • Je souhaite savoir quelles sont les obligations en matière de chambres d'hôtes relatives à l'eau fournie à mes visiteurs, eau ménagère et eau de boisson ? Il semble que la législation a évolué en rapport avec le risque sanitaire encouru, exemple : forage ou puits. Merci de votre aide.

L'alimentation en eau potable à partir d'une source privée (puits ou forage), est soumise à l'autorisation du préfet après avis du conseil départemental d'hygiène ; le service instructeur étant la DDASS.

La conclusion de l'enquête pourra soit :

  • autoriser totalement l'utilisation de cette eau, émanant d'une source privée, tant pour les besoins alimentaires que pour les besoins sanitaires,
  • soit n'autoriser son utilisation que pour les besoins sanitaires - donc non alimentaires, ce qui implique la création de deux réseaux de distribution distincts,
  • soit enfin d'interdire complètement cette utilisation.

Seul un contact avec la DDASS (Préfecture) pourra vous donner une réponse circonstanciée.

Source : "Ministère de la santé et de la protection sociale : Guide technique - conception et réalisation des installations de distribution d'eau - alimentation à partir d'une source privée".

Cependant, je suppose que s'il ne s'agit que d'une ou deux chambres d'hôtes et que cette eau, d'origine privée, est utilisée, sans inconvénient, par votre famille, une autorisation peut vous être donnée facilement ; autrement il faudra faire effectuer des analyses bactériologiques régulièrement.

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Q267

Mon époux et moi-même, souhaitons acquérir un chalet, en Haute-Savoie, de 280 m2 habitables, disposant de 5 chambres.

  • Ledit chalet dispose d'un sous-sol de 120 m2 où nous souhaiterions vivre en l'aménageant. Est-ce possible ? En l'espèce, puisqu'il s'agit d'une seule et même bâtisse.

  • Pouvons-nous séparer nos locaux de ceux de nos hôtes, ne serait-ce que pour que nos deux enfants en bas âge puissent bénéficier d'un coin "bien à eux" ?

  • Cela nous désignerait-il comme un ERP ?

  • Autre question : devons-nous impérativement recevoir le consentement de la mairie pour créer des chambres d'hôtes et éventuellement une table d'hôtes. Peut-elle refuser ?

  • Peut-elle refuser un réaménagement de l'assainissement même dans le cas où nous en prenons l'entière responsabilité financière ?

Merci beaucoup car ce Blog des Experts nous a permis de faire avancer notre projet à pas de géant.

Créer 5 Chambres d'hôtes dans une surface de 280 m2 est évidemment tout à fait possible, les sanitaires doivent aussi correspondre à la solution de location que vous pouvez envisager : (5 unités indépendantes ou un ensemble de 3 chambres communicantes avec le sanitaire, plus un ensemble de 2 chambres, avec aussi sanitaire indépendant ; votre projet étant à l'étage ou au rez-de-chaussée, il paraît difficile que vos clients utilisent les sanitaires du sous-sol).

N'ayant que 5 chambres à louer, vous ne serez pas - du moins tant que la législation reste inchangée (octobre 2005) - considérée comme ERP.

Vous pouvez aussi, tout à fait, avoir un espace privatif, en particulier pour vos enfants, mais n'oubliez pas que le principe des chambres d'hôtes est une certaine convivialité qui recommande, en particulier, la prise du petit déjeuner en commun et, éventuellement, un moment passé en commun, le soir, au salon.

Vous n'avez pas à demander une autorisation à la Mairie, mais seulement l'informer de votre décision d'avoir des chambres d'hôtes ; pour votre commercialisation, il est plus que recommandé d'informer l'Office du Tourisme, le syndicat d'Initiative...

Idem pour la création d'une table d'hôtes pour laquelle, vous trouverez dans les réponses de la page "Tables d'hôtes" toutes les informations règlementairement utiles.

En ce qui concerne l'assainissement, il est évident que la mairie peut avoir à intervenir : je vous conseille de vous reporter au complément de réponse à la question 64

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Q268

Je suis actuellement en congé parental, jusqu'aux 3 ans de mon petit garçon (il me reste une bonne année avant de reprendre mon activité salariée).

Nous (mon concubin, mes 2 enfants et moi) souhaitons acquérir un logement plus grand dans la ville de LILLE, au cœur du quartier historique. Les prix ayant flambés et moi ayant goûté à la vie à la maison, nous avons envisagé d'acheter une maison ancienne et d'y créer 4 chambres d'hôtes.

  • Nous souhaitons les exploiter la semaine et le week-end (je reste persuadée qu'il y a une demande en ville pour des chambres de qualité. Pensez-vous qu'il soit possible de créer cette activité, dès à présent, avec mes revenus (CAF) et surtout la loi me permet-elle de le faire ?

Votre projet au cœur de quartier historique de Lille est sûrement séduisant.

La législation concernant le Congé Parental est très claire : la seule activité autorisée est celle d'assistante maternelle, mais, dans votre cas, il ne s'agirait pas d'une activité salariée puisque, je pense, que vous retiendriez la possibilité de déclarer vos revenus dans votre déclaration IRPP, ainsi que je l'ai exposé à plusieurs reprises.

Cependant, rien ne me permet de vous certifier que vous seriez dans la totale légalité en exploitant ces chambres, alors que vous percevez toujours les allocations de la CAF.

Il peut y avoir un risque, même s'il me paraît faible. J'ai répondu à une question un peu différente, mais dans le même contexte de Congé Parental à la question 193 sur la page "Social : congés parental".

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Q269

Ma femme et moi sommes propriétaires et salariés. Nous habitons Paris et allons créer 2 ou 3 chambres d'hôtes (tables d'hôtes occasionnellement). Cette activité sera gérée par notre fille salariée à mi-temps. Les revenus éventuels de cette activité seront pour ma fille et déclarés au titre de l'impôt sur le revenu catégorie bic. Tout cela me semble cohérent et sans problème particulier. Je n'oublie pas la petite licence pour le vin à table.
Mais pour permettre aux clients de payer par CB, la banque demande une inscription au RCS.

Confirmez-vous cette info ?

  • Quelles sont les conséquences d'une inscription au RCS, sur le plan des cotisations sociales compte tenu que ma fille est salariée et que cette activité de chambre et table d'hôtes n'est qu'une activité complémentaire de son activité principale ?

Nota : ma fille n'est pas locataire chez nous et nous ne percevrons aucun loyer du fait de sa présence.

Le schéma d'exploitation que vous développez est parfait.

La réponse que vous fait la banque sur la possibilité donnée à vos clients de régler leur note avec une carte accréditive (CB) est tout à fait conforme à la règlementation en vigueur.

En effet, le GIE qui règle, sous l'égide de l'Association Française des Banques (AFB), toutes les dispositions concernant l'utilisation des Terminaux de Paiement Électronique (TPE) impose à ses adhérents, c'est-à-dire à toutes banques françaises, que les "commerçants" utilisateurs aient une inscription au RCS et un numéro Siret.

Le fait que vos clients soient obligés de régler en espèces ou en chèque n'est pas tragique - même si la seconde solution demande plus de précaution : beaucoup de commerçants - dans les marchés, en particulier, ne sont pas équipés de TPE, même quand ils vendent de produits chers comme la viande ou le poisson.

Quant à l'inscription au RCS, ce n'est pas très contraignant, mais peut conduire à des demandes de cotisations retraite, par exemple ; votre fille sera tenue d'exposer qu'elle n'est pas salariée pour cette activité et qu'elle paie ses cotisations par ailleurs.

Mise à jour septembre 2007 : « Dans la question ministérielle du 12 décembre 2006 (J.O. AN du 6 février 2007, page 1414) le ministre délégué au tourisme indique, en substance, que ceux qui exerce l’activité d’exploitant de chambres d’hôte, de manière habituelle, en cherchant des profits et qui en font leur profession doivent s’inscrire au RCS, par contre ceux qui exercent cette activité de manière accessoire, en complément d’une activité professionnelle qui n’entraîne pas l’obligation de d’inscription au RCS, sont dispensés de s’immatriculer à ce registre au titre de l’exploitation des chambres d’hôtes ».

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Q270

Nous voulons (dans quelques années) commencer des chambres d'hôtes (5 ou 6) et une table d'hôtes (faire des repas pour les visiteurs des chambres d'hôtes).

Plus tard, au moment où les chambres d'hôtes marcheront bien, comme je suis cuisinier, je voudrais établir un restaurant au même endroit ; c'est-à-dire créer un menu (pas à la carte) pour les visiteurs des chambres d'hôtes et pour les passants (c'est-à-dire, les personnes qui ne louent pas de chambre, mais qui viennent seulement pour les repas) :

  • Est-ce que, pour pouvoir réaliser cela, j'ai besoin d'un permis de construire ? Ou est-ce qu'une simple déclaration suffit ?

  • Si oui, est-ce que je peux demander maintenant le permis de construire, en disant que je ne ferai pas de restaurant avant environ 8 ans ?

  • De ce fait, ne devrais-je pas payer des taxes supplémentaires à partir de maintenant ?

J'espère que vous pouvez me renseigner le plus vite possible, car nous n'avons que 7 jours pour pouvoir annuler le compromis de vente, si besoin était.

  • Pour la création ultérieure d'un restaurant qui se substituera à la table d'hôtes, au bout de quelques années, il vous faudra un permis de construire (PC) puisque vous allez, à ce moment-là, modifier la destination de vos locaux qui seront d'abord des locaux d'habitation avec chambres et table d'hôtes ;
  • Naturellement, vous pouvez faire la demande par anticipation, mais cela impliquera des plans, avec le respect de la règlementation sur l'hygiène, la marche en avant, et la règlementation sur la sécurité, déjà citées dans les réponses précédentes ;
  • Ce que je crains, pour vous, c'est que cette demande de PC ne prenne trop de temps et retarde un processus qui doit se conclure rapidement, si j'ai bien compris ; d'autant que je n'exclus pas que ce PC ne soit soumis à une approbation préalable de la Direction des Services Vétérinaires concernant l'hygiène alimentaire... toutes choses que vous ne pourrez boucler en quelques jours ;
  • Si vous avez la surface disponible pour établir - ou construire à côté - un restaurant ouvert à la clientèle de passants, je me demande si une simple vérification verbale auprès de la Mairie ne serait pas suffisante, aujourd'hui, pour déterminer s'il n'y a pas, règlementairement, un obstacle à la création future d'un restaurant (je ne vois pas bien lequel d'ailleurs) afin que vous attendiez de connaître les premiers résultats de votre exploitation de chambres et table d'hôtes, avant de passer à l'étape suivante ;
  • Par ailleurs, il n'y aurait pas de taxes particulières à envisager, liées seulement à l'indication de votre intention de créer ultérieurement un restaurant.

Mise à jour août 2007 : le Décret n° 2007-1173 du 3/8/07 limite à cinq le nombre de chambres d’hôtes possibles chez l’habitant.

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Q271

  • Je viens de passer du temps à lire votre intéressant Blog des Experts. Par contre, je ne trouve rien concernant les obligations légales : si TV dans les chambres quid de la Sacem ou/et redevance TV ?

  • En termes de prix, il y a-t-il une obligation d'affichage ?

  • Je suis en chambres d'hôtes et je déclare cela en BIC avec mes revenus, donc pas de TVA, mais est-ce que j'ai une obligation de tenir une comptabilité, si oui de quel ordre ?

  • Et où trouver de l'info. pour débuter cette compta. ?

Les questions que vous abordez ont déjà été traitées :

  • Redevance TV : réponse à question 85 (page "Prestation : formalités"), en donnant même le montant de la redevance selon le nombre de postes.
  • Sacem : c'est le régime général : vous trouverez les informations dans les différents articles du journal L'Hôtellerie Restauration (voir le résultat de la recherche) ; mais vous pouvez aussi "faire le mort" le plus longtemps possible, à vos risques (pas bien grands) et périls ;
  • Affichage des tarifs : allez voir les réponses aux questions 52, 227 & 235 ;
  • En ce qui concerne la comptabilisation des recettes, je suis intervenu, à plusieurs reprises sur ce sujet, en particulier en réponse aux trois premières questions (30, 47 & 166) sur la page "Comptabilité et factures" ainsi qu'à la question 249).

Complément à Q271

Juste une précision SVP, concernant la comptabilité : j'ai un petit CA de 15 000 € par an, déclaré en BIC non-pro :

  • SI JE N'AI PAS OBLIGATION DE FAIRE UNE COMPTA ? J'additionne mes rentrées pour déterminer mon revenu brut total.

  • SI je fais une compta, dois-je respecter les règles comptables ou faire une feuille manuscrite des entrées/sorties suffit ?

  • Sur mon PC, j'ai été livré avec un logiciel de BUDGET personnel "MONEY", puis-je l'utiliser pour mes chambres et m'en servir pour "une comptabilité" ?

Vous ne fonctionnez pas avec une société, mais sur la base de votre déclaration IRPP/BIC : donc pas de société et pas d'obligation de tenue de comptabilité.

Cependant, pour votre propre gouverne, je vous encourage à tenir une petite compta. soit sur un simple livre de comptes (agenda) soit avec le logiciel dont vous parlez, que je ne connais pas mais qui doit très bien faire l'affaire ; ne comptabilisez pas que vos recettes, pensez aussi aux charges, intérêts d'emprunts, etc.

Le seul intérêt pour vous de tenir une comptabilité légalement, existerait si vous aviez des raisons de penser que le montant de vos charges est supérieur à l'abattement fait d'office par défaut, par l'administration fiscale (72 % sur les recettes hébergement, hors petits déjeuners) sur votre chiffre d'affaires déclaré : dans ce cas, vous devriez pouvoir étayer votre affirmation.

Pour ces différents points, je vous renvoie aux réponses aux trois premières questions (30, 47 & 166) sur la page "Comptabilité et factures" ainsi qu'à la question 249).

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Q272

  • Comment facturer la nuitée de chambre d'hôtes ? Est-ce une vraie facture ?

Les factures doivent être établies en bonne et due forme dans deux cas :

  • si le client en demande une ;

ou

  • si le montant à régler est supérieur à 15,24 € (APCE édition 2007) ;

Pratiquement, ceci signifie que vous devez toujours établir une facture.

Cette facture doit comporter :

  • vos nom et adresse,
  • le nom du client (sauf opposition de sa part),
  • les dates de la rédaction de la note et du séjour,
  • le détail des prestations vendues avec prix unitaires et quantité,
  • le total de la facture avec la TVA aux différents taux, si vous êtes assujetti à celle-ci.

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Q273

  • Nous avons comme projet de créer une activité de chambres d'hôtes dans le Var (5 chambres maxi.), existe-t-il des statistiques, études chiffrées, estimation des revenus concernant cette activité, que nous souhaitons exercer en couple ?

  • Peut-on dans le département du Var en tirer deux revenus, de quel ordre (le bâtiment serait intégré à une SCI et nous exploiterions en SARL) ?

Les seules informations qui, à ma connaissance, sont actuellement disponibles sont celles, au plan national, données par les Gîtes de France, indiquant un taux d'occupation annuel, pour 2003, de l'ordre de 37 %.

Pour que vous ayez des informations adaptées à votre région, je vous suggère de prendre contact :

  • le Comité Départemental du Tourisme (CDT) qui aura des statistiques globales sur le département, avec vraisemblablement une ligne sur les chambres d'hôtes et les gîtes ;
  • l'Office du Tourisme de votre ville qui a aussi des informations précises ;
  • l'Attaché Tourisme de la CCI ;
  • enfin, avec l'antenne des Gîtes de France qui, même si vous ne vous engagez pas à adhérer à leur réseau, pourra vous donner des chiffres récents et, je crois, fiables. L'adresse du "Relais départemental" pour le Var est : Conseil Général du Var, Rond Point du 4/12/74 - B.P. 215 - 83006 Draguignan ‚ 04 94 50 93 93.

Sans une petite étude, sans connaître votre produit, son emplacement et la concurrence, il est impossible de vous dire si cette activité peut vous permettre d'en vivre ; a priori avec 5 chambres, et sous toutes réserves.

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Q274

J'ai 23 ans et avec mes parents nous désirons créer des chambres d'hôtes (15 chambres) dans les Pyrénées-Orientales avec le service du petit déjeuner. Donc nous serions trois adultes dont deux qui prendront leurs retraites dans 10 ans. 

  • Le bien serait acheté par mes parents, cette acquisition devra-t-elle être à mon nom pour les raisons de droit de succession ?

  • Pour cela quel type d'entreprise (SARL, SA, Individuelle) faut-il choisir ?

  • Où peut-on différencier les murs achetés par mes parents et faire une déclaration d'entreprise à mon nom ? Auriez-vous d'autres solutions ?

Bien que les points que vous soulevez aient été séparément analysés dans plusieurs réponses, je pense qu'il peut être utile de les reprendre :

  • quand vous envisagez la création de 15 (quinze) chambres d'hôtes, je ne peux que vous inciter à la prudence : si aucune règlementation ne limite, pour le moment, le nombre de chambres d'hôtes pour en garder l'appellation, cela peut se produire très rapidement ; les confrères et concurrents hôteliers ne manqueront pas d'estimer que vous exploiter un hôtel de 15 chambres ;

    Mise à jour août 2007 : le Décret n° 2007-1173 du 3/8/07 limite à cinq le nombre de chambres d’hôtes possibles chez l’habitant.

  • quand vous indiquez que vous serez trois adultes, concernés par cette opération, j'imagine que vous n'espérez pas, en vivre à trois ? Ce qui, sauf contexte exceptionnellement favorable, ne serait pas très réaliste ;
  • la solution la plus simple pour monter cette opération serait, me semble-t-il, de créer une SCI qui achètera le bien, avec une répartition des parts entre vos parents et vous, selon vos desiderata, ce qui sera facile et pourra évoluer au fil du temps ; l'opération pouvant être exploitée par une SARL dont vous pourriez être gérante (minoritaire ou majoritaire), la SARL payant un loyer à la SCI.

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Q275

Et si nous ne parlions plus de chambres d'hôtes mais de maison d'hôtes ? J'achète ou je possède un grand appartement, un petit immeuble, une maison dans une grande ville touristique, j'y construis 8 ou 10 chambres et bien sûr j'habite sur place. Je m'occupe avec beaucoup d'attention de mes clients, je leur sers un petit déjeuner français, je suis disponible et à leur écoute à plein temps.
La structure d'exploitation est une SARL qui doit servir un salaire.

  • Un tel projet pourrait s'appeler "chambres d'hôtes" puisque c'est la philosophie des chambres d'hôtes qui y sera développée ?

  • Mais cela pourrait aussi s'appeler "hôtel de très petite capacité fortement personnalisé"... À votre avis la Loi classerait dans quelle catégorie ce projet ?

  • Autrement dit où se termine le statut de chambres d'hôtes et où commence celui d'hôtel ?

Votre question est formulée de curieuse façon, comme si elle était porteuse d'arrière-pensées, ce qui pourtant ne doit pas être le cas ; je reprends donc les différents points que vous abordez :

  • quand, vous parlez de "maison d'hôtes", je ne sais pas ce que c'est : même si on trouve quelques fois mention de cette appellation, jamais je n'y ai vu référence dans aucune règlementation ou analyse d'une règlementation ;
  • comme vous le savez, le classement des hôtels est régi par l'arrêté du 14 février 1986 et suivants : avec un projet de 8 à 10 chambres, vous pourriez obtenir un classement en "hôtel sans étoile", le minimum étant de 5 chambres ; en 2 étoiles, le minimum étant 7 chambres ou en 3/4 étoiles en ayant 10 chambres et à condition de répondre également aux différentes normes de surfaces et d'équipements ;
  • en ce qui concerne les chambres d'hôtes, il n'y a pas de normes de classement, ni limite inférieure, ni l'imite supérieure - pour le moment - pour leur exploitation, l'administration ne pouvant donc pas vous donner un classement ;

    Mise à jour août 2007 : le Décret n° 2007-1173 du 3/8/07 limite à cinq le nombre de chambres d’hôtes possibles chez l’habitant.

  • une quinzaine de réponses répondent déjà à cette question de différence entre "hôtel et chambres d'hôtes", titre éponyme de ce débat, dès la première question.

    Mise à jour septembre 2007 : dans la réactualisation de sa fiche « Gîtes ruraux – Chambres d’hôtes » édition de juillet 2007, l’APCE parle à plusieurs reprises de « Maison d’Hôtes » sans définir cette appellation, mais le contexte permet de comprendre qu’il s’agit d’une résidence comportant des chambres d’hôtes.

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Q276

  • En matières de création de table d'hôtes, dans la mesure où l'habitant reçoit chez lui, y a-t-il des normes spécifiques en ce qui concerne les cuisines ?

Pour l'exploitation d'une table d'hôtes - où, par définition, l'habitant reçoit chez lui - le principe de l'arrêté du 9 mai 1995, règlementant "l'hygiène des aliments remis directement au consommateur", doit être respecté (www.legifrance.gouv.fr).

Pour l'essentiel, il s'agira de la fraîcheur des aliments, des dates limites d'utilisation, des températures de conservation des éléments frais et congelés, de l'origine des aliments servis, de la non-utilisation du bois pour les étagères dans les chambres froides ou pour la découpe des aliments... de l'hygiène et la propreté en général (une attention particulière pour les œufs, la crème fraîche, les glaces et la durée de vie de l'huile de la friteuse) ; en s'interdisant aussi de congeler soi-même les produits destinés à la consommation des clients, etc. (énumération non exhaustive, mais vous pouvez vous référez aussi aux 3 Sujets Interactifs sur l'HACCP et l'hygiène, voir le sommaire du blog des experts) ; de plus, un contact avec la Direction des Services Vétérinaire - Préfecture - pour vérifier un point précis, est toujours recommandé.

À part ce comportement de bon sens, les équipements peuvent être ceux de la ménagère traditionnelle, sans rien de particulier.

Vous devez aussi avoir, au minimum, la petite licence restauration (obtention gratuite chez la Recette buraliste).

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Q277

Mon mari et moi sommes fonctionnaires. Il est cuisinier et moi je travaille en laboratoire. Je suis actuellement en congé parental à 80 %. L'ambiance de notre métier ne nous convient pas et nous voulons créer une petite auberge (20 couverts) pour mon mari et des chambres d'hôte avec gîte pour moi. Le tout dans un esprit équestre pour recevoir les randonneurs à cheval ou autres, avec un système de box ou de petits prés pour les chevaux la nuit. Nous avons trouvé une structure qui correspondrait à notre rêve.
Elle se compose d'une maison de 400 m2 avec une cuisine collective aux normes, une salle, une chambre avec salle d'eau et WC et quatre autres chambres avec un bloc sanitaire (plus trois chambres pour nous) et de trois autres bâtiments (un, loué à une école de musique avec sanitaires, un deuxième avec box, un studio et un petit dortoir et un dernier avec une petite salle de réception, une cuisine et un studio). Le tout sur 1 hectare.

  • Nous voudrions savoir si nous pouvons créer une entreprise pour l'auberge, la salle de réception et le bâtiment loué à l'école de musique et louer à titre privé les chambres et les studios transformés en gîtes ?

Je vous pose cette question car mon mari veut prendre une disponibilité de deux ans (au cas où) et moi je voudrais me mettre en Congé Parental à 100 %, pendant encore deux ans, puis en disponibilité les deux années suivantes, au cas où aussi ! Nous sommes tout de même prudents, car nous avons deux enfants à charge.

  • La deuxième question est de savoir si nous pouvons acheter la propriété séparément suivant les activités ou est-ce que mon mari doit tout acheter avec son entreprise sachant que nous allons y habiter ?

  • Une autre question concerne le dortoir, nous voulons le proposer aux groupes de randonneurs à la nuitée ; sous quelle forme doit-il exister et qui doit le prendre mon mari ou moi ?

  • De plus, ayant des chambres d'hôtes et une petite auberge (ambiance familiale et cuisine du terroir) comment tarifer une nuit avec petit déjeuner et dîner, puisqu'il n'y a qu'une seule cuisine dans la maison et qu'elle appartient à l'auberge ?

Ce qui n'apparaît pas dans votre exposé mais je pense a bien été pris en compte, c'est le marché tant pour l'auberge que pour les chambres d'hôtes, le gîte, les activités équestres ; c'est cela l'essentiel, le reste étant relativement facile (ce que vous appelez auberge me semble être, un local de restauration de charme, mais sans chambres : l'appellation auberge n'est pas règlementée, mais dans l'esprit du public, cela peut impliquer aussi une notion d'hébergement ; il faudra donc faire attention à la précision de votre communication.

Vous pouvez tout à fait avoir une société - une SCI par exemple - qui achèterait l'ensemble puis louerait à une SARL la partie restauration, la salle de réception, les bâtiments loués à l'école.
Cette même SCI louant, à vous-mêmes, les locaux d'habitation qu'ils soient occupés par votre famille ou destinés à votre clientèle de chambres et de gîte.

Vous indiquez que vous êtes en congé parental à 80 % et envisagez de le prolonger pendant deux ans sur une base d'un congé total : je vous rappelle que la seule activité autorisée dans le cadre d'un congé parental, puisque vous touchez des allocations de la CAF, est celle d'assistance maternelle, alors que le projet que vous voulez développer est d'une certaine importance ; donc prudence, je vous renvoie à mes réponses aux questions 193 et 268 (page "Social : congé parental").

Les chambres d'hôtes étant, a priori une structure familiale, il semblerait logique de rattacher le dortoir à la SARL, exploitant le restaurant.

En ce qui concerne les repas, je vous rappelle que dans l'esprit chambres d'hôtes, ceux-ci sont pris à la table familiale ; comment concilier cette notion et celle du restaurant de terroir ?  Je ne sais pas ; par contre faire un forfait avec l'hébergement, les petits déjeuners et un repas - non obligatoire - sur une base de menu n'est pas difficile ; voyez quels sont les prix de la concurrence.

Quant à la rentabilité de l'ensemble, ne connaissant ni le marché ni vos charges d'investissements et d'exploitation, je ne peux rien vous dire ; cependant, vous indiquez que votre mari, va prendre un congé de deux ans pour voir : deux ans, c'est bien vite passé pour lancer une affaire ; donc pour tout ceci qui, au demeurant, semble bien séduisant, je ne peux que vous recommander une grande prudence.

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Q278

J'ai créé un gîte de 7 places comprenant 3 chambres dans le Pas-de-Calais, pour ma tranquillité, j'ai demandé le passage d'un contrôleur à la société Socotec pour l'électricité et pour m'informer sur la sécurité. Il en ressort : Classement = sauf avis contraire de la commission de sécurité, établissement de type PE, avec locaux à sommeil de 5e catégorie.

  • Je crois comprendre que le bas est PE et le haut ERP, comment cela est-ce possible ? Chacun fait sa loi ?

Je crains que le contrôleur de la SOCOTEC, chargé en l'occurrence du contrôle de la conformité électrique ne confonde deux choses totalement différentes :

- le classement ERP (Établissement Recevant du Public) s'impose dès qu'un établissement avec des locaux à sommeil a plus de 5 chambres ;

et

- les différents articles du "RÈGLEMENT DE SÉCURITÉ CONTRE L'INCENDIE RELATIF AUX ÉTABLISSEMENTS RECEVANT DU PUBLIC - ÉTABLISSEMENTS DE 5° CATÉGORIE" sont classés de l'article PE 1 à l'article PE 35 (arrêté du 22 juin 1990 - JO du 26 août 1990).

Je n'ai jamais lu, à part ceci, une quelconque indication autre sur une notion de PE. Cela étant dit, vous avez 3 chambres, comportant 7 lits, si je comprends bien, donc vous n'êtes pas concerné par la règlementation ERP.

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Q279

Nous avons acquis un bâtiment protégé au centre ville de Langres. Il s'agit d'une ville touristique, de plus mon bâtiment fait partie de l'itinéraire touristique et il est à proximité des remparts. Il comprend une cour intérieure et 2 espaces extérieurs dont une terrasse et un autre espace aménagé en parking. Je comptais en faire ma demeure principale et créer 5 chambres d'hôtes à l'étage. J'ai lu dans vos commentaires précédents qu'il fallait une terrasse s'il s'agissait d'un site urbain. Cependant, mon bâtiment n'a pas de balcon aux étages.

  • Pourrais-je tout de même y créer des chambres d'hôtes !

Encore une fois, il n'y a pas de vraie règlementation mais des avis ; ceux que j'ai cités viennent de l'ACPE et d'Inforeg (cités à plusieurs reprises antérieurement). Ce que vous décrivez est un circuit urbain touristique et dans le cadre historique d'une ville touristique ; cela semble parfait.

Par ailleurs, vous possédez une terrasse dont vos clients pourront profiter ainsi qu'une cour intérieure que vous pourrez aménager.

Donc, tout me semble réuni pour que vous puissiez respecter l'esprit chambres d'hôtes.

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Q280

Je dispose de 4 chambres d'hôtes que je loue toute l'année. L'office du Tourisme de ma région m'envoie la lettre suivante : "Suite à un courriel de l'Union Départementales des Offices de Tourismes du Var, nous vous informons que pour louer vos chambres d'hôtes, vous devez être en possession de la licence 1, obligatoire pour servir notamment les petits déjeuners. Cette licence s'obtient sur simple demande et gratuitement à la Mairie de la commune où se situe la chambre d'hôtes. Nous vous informons également que dans les départements voisins, les chambres d'hôtes sont visitées par la Gendarmerie Nationale afin de vérifier que les propriétaires possèdent bien la licence 1. Salutations distinguées...".

J'ai tenté de faire les démarches demandées, mais en fin de parcours, après avoir été renvoyée d'un service à l'autre (mairie - gendarmerie - chambre de commerce), il s'avère que l'on me demande de m'inscrire au Registre du Commerce, d'être assujettie à la TVA pour enfin obtenir cette licence 1.

  • Quel risque encourais-je si je reste free-lance (mon revenu étant inférieur à 76 000 €) et continue à servir des petits déjeuners ?

Deux points sont tout à fait exacts dans ce qui vous a été écrit :

  • d'une part, pour servir des petits déjeuners dans le cadre d'une exploitation de chambres d'hôtes, il faut la petite licence restauration ;

  • d'autre part, une intervenante nous a déjà signalé avoir reçu la visite des gendarmes, la priant de se mettre en règle à cet égard.

Je suppose que toute cette agitation est liée aux actions que des syndicats hôteliers mènent contre la situation peu règlementée de l'exploitation des chambres d'hôtes et gîtes.

Mais là où les choses sont totalement erronées, ce sont tous les autres points que vous signalez :

  • la petite licence restauration s'obtient - gratuitement - à la recette buraliste (recette locale des impôts ou au bureau des douanes dont dépend votre établissement) ;

  • vous n'avez absolument pas besoin d'inscription au RCS... tout ce qui vous a été dit est faux et ceci pour une raison simple : exploitant quelques chambres, vous n'êtes pas considérée comme commerçante.

Vous devez obtenir le document de la petite licence restauration, sinon faites-vous délivrer un refus de vous le donner ce qui vous couvrira en cas de contrôle ultérieur ; mais vous ne devriez pas avoir de problème.

Je pense que vous l'avez fait - sinon il faudrait régulariser - vous deviez, avant l'ouverture de vos chambres d'hôtes, en informer la mairie (informer, ne pas demander l'autorisation).

Mise à jour septembre 2007 : « Dans la question ministérielle du 12 décembre 2006 (J.O. AN du 6 février 2007, page 1414) le ministre délégué au tourisme indique, en substance, que ceux qui exerce l’activité d’exploitant de chambres d’hôte, de manière habituelle, en cherchant des profits et qui en font leur profession doivent s’inscrire au RCS, par contre ceux qui exercent cette activité de manière accessoire, en complément d’une activité professionnelle qui n’entraîne pas l’obligation d’inscription au RCS, sont dispensés de s’immatriculer à ce registre au titre de l’exploitation des chambres d’hôtes ».

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Q281

  • Je crée des chambres d'hôtes dans un immeuble neuf, j'ai 7 pièces, comment les répartir pour éviter la chambre Handicapé... Soit 5 chambres et 2 studios, soit 3 chambres, 1 chambre familiale (possibilité d'en faire 2) et un studio ?

Je ne pense pas que ce soit mon rôle que de réfléchir avec vous sur les moyens vous permettant de contourner une règlementation, ni mon éthique personnelle que de vous aider à ne pas avoir une chambre aménagée pour les personnes à mobilité réduite.

Les réponses à de nombreuses questions dans ce Blog des Experts traitent de ce thème et donnent des références voire même des schémas (questions 79 et 104) ; en vous référant au chapitre "Personnes à mobilité réduites", vous verrez que la contrainte, quand les locaux peuvent être aménagés, n'est pas énorme. Par ailleurs, vous indiquez qu'il s'agit d'aménager un appartement dans un immeuble ; ceci n'est compatible avec l'esprit chambres d'hôtes que si cet immeuble - urbain, je suppose - est situé dans un cadre touristique ou historique.

Mise à jour août 2007 : le Décret n° 2007-1173 du 3/8/07 limite à cinq le nombre de chambres d’hôtes possibles chez l’habitant.

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Q282

Je désire créer des gîtes, 3 en l'occurrence, attenant à ma résidence secondaire. Ma question est :

  • Dois-je aussi m'inscrire à la Taxe Professionnelle et me déclarer en entreprise car, pour mon étonnement, je possède un studio meublé que je loue et en déclare les revenus au BIC en loueur meublé NON PROFESSIONNEL et je suis parait-il passible de la taxe professionnelle sur ce studio et viens de me voir attribué un numéro Siren ?

  • Est-ce normal et en est-il de même pour les futurs gîtes ?

En qualité de loueur en meuble non professionnel (LMNP) vous êtes passible de la Taxe Professionnelle pour votre studio car :

  • il ne fait pas partie, selon ce que je comprends, de votre habitation personnelle ;

  • et n'est pas une partie de votre habitation principale.

Par contre, en ce qui concerne les 3 gîtes ruraux que vous envisagez de créer, ils sont exonérés si l'on peut considérer que les "locaux font partie de votre habitation personnelle et classés meublés de tourisme" ; ce qui ne me paraît pas être le cas, puisque vous indiquez "attenant à ma résidence secondaire".

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Q283

Nous possédons une propriété dans le sud de la France. Nous avons décidé de demander un prêt relais sur la maison afin d'acheter, en SCI familiale, un ensemble de bungalows situés dans les DOM, qui appartient actuellement à un complexe hôtelier.
Cet ensemble est fait de 3 volumes comprenant 3 chambres chacun avec sa terrasse privative et une piscine commune aux 3 bâtiments. Nous voulons y habiter dans l'un de ces bâtiments.

  • Doit-on prévoir une entrée différente, des compteurs d'eau et d'électricité à savoir que l'hôtel nous réserverait un minimum de 24 semaines par an pour 6 bungalows sur 8 ?

  • Peut-on quand même envisager de faire des chambres d'hôtes ? Les bâtiments sont séparés par de la pelouse, mais sont assez proches l'un de l'autre (env. 5m).

  • Peut-on prétendre à des aides régionales pour des travaux de réfection et d'aménagement (amélioration des extérieurs, création d'une plus grande piscine avec cuve de récupération d'eau de pluie, création de 3 garages et d'un petit parking, protections complémentaires anticycloniques des bungalows, etc.) ?

  • Ceci deviendrait notre résidence secondaire en attendant de vendre notre propriété. Comment cela se passerait-il avec les impôts d'un côté comme de l'autre (résidence principale et résidence secondaire) ? N'est-il pas plus intéressant que l'un de nous deux soit toujours domicilié dans notre maison principale tant qu'elle n'est pas vendue ?

  • Est-ce que les ventes des chambres à l'hôtel seraient à déclarer au même titre que des chambres d'hôtes ? Si la vente se fait à plus de 760 000 euros est-ce que l'on devra payer l'ISF si le fruit de cette vente ne va pas dans la SCI familiale ?

  • Nous sommes mariés sous le régime de la séparation de biens, qu'en advient-il avec la SCI familiale ? Mon époux a des enfants d'un premier mariage, et nous avons eu des enfants ensemble. Est-ce que la SCI familiale doit obligatoirement comporter tous les enfants (question héritage !) ? Peut-on mettre des parts minimes aux enfants afin de ne pas être inquiétés ?

Tout ceci est encore en projet, mais nous devons nous décider rapidement.

J'espère bien comprendre : vous achetez un ensemble immobilier à vocation hôtelière ou para-hôtelière dont l'hôtel vous assurerait une location 24 semaines par an pour 6 bungalows sur 8. Votre question semble être : comment gérer les bungalows à la fois vis-à-vis de l'hôtel et à l'égard de vos futurs clients ? Si c'est bien de cela dont il s'agit, je reprends les différents points ci-dessous, dans l'ordre de votre texte :

  • que cela soit, tant à l'égard de l'hôtel que pour les bungalows eux-mêmes, vous n'avez sûrement pas à prévoir d'entrées séparées ;
  • À l'égard de l'hôtel, il faut certainement avoir des compteurs d'eau et d'électricité séparés ;
  • vis-à-vis de vos propres clients, il est beaucoup plus simple de faire des prix locatifs globaux comprenant les dépenses d'eau et d'électricité, sauf si vous deviez faire une location de longue durée de plusieurs mois ou plusieurs années, avec un bail classique ;
  • en ce qui concerne la piscine, vous devrez suivre la règlementation exposée dans mes réponses aux questions 69, 91 et 160 (page "Sécurité : Réglementation piscine") ;
  • vous ne pouvez en faire des chambres d'hôtes que si vous logez dans la propriété pendant toute la période considérée ; mais vous pouvez avoir des gîtes ;
  • prenez contact avec le Ministère des DOM : tous les travaux que vous envisagez de faire peuvent être en exonération fiscale ; c'est-à-dire le montant des investissements pour travaux de rénovation ou d'amélioration déductible des autres impôts de votre foyer fiscal ;
  • s'agissant de départements français, vous aurez les mêmes obligations fiscales, avec cependant un abattement quand vous serez domiciliés dans un DOM ;
  • compte tenu de l'importance de votre projet, il me paraît difficile de ne pas créer une société qui aurait à la fois les recettes des locations à l'hôtel et celles aux particuliers ;
  • je ne suis pas compétent pour vous répondre concernant l'ISF ;
  • le principe même d'une SCI est de permettre le maximum de souplesse dans la répartition des parts en fonction de ce que vous souhaitez ; vous pouvez, dans cette répartition, souhaiter préparer une succession, mais rien ne vous y oblige.

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Q284

Je suis en train de racheter un hôtel bar restaurant à la campagne (Morvan). Actuellement le propriétaire exploite 4 chambres d'hôtel et il y a possibilité de rajouter 4 chambres après rafraîchissement.

  • Quelles seront les normes à appliquer, je pense en particulier aux accès handicapés (ch. à l'étage) ?

  • Est-il possible de mettre ces chambres supplémentaires en chambres d'hôtes ?

Je vous vois mal exploiter à la fois un hôtel de 4 chambres et 4 chambres d'hôtes dans le même immeuble : l'établissement que vous envisagez d'acheter étant actuellement un hôtel, une annexe en chambres d'hôtes à l'étage supérieur ne vous permettrait pas une communication simple sur votre produit - sans parler des réactions de vos confrères hôteliers et de l'administration ; qui plus est, je ne vois vraiment pas, pour vous, l'avantage de cette éventuelle séparation ; allez-vous loger sur place ?

N'oubliez pas que "chambres d'hôtes", cela veut dire recevoir chez soi. Avec un hôtel de 8 chambres, vous pouvez déjà avoir un classement ce qui est possible à partir de 5 chambres, mais bien sûr devrez appliquer la règlementation ERP.

De toutes façons, la Commission de Sécurité avec vos huit chambres, quelle que soit leur appellation, considérera toujours que vous êtes un ERP, puisque vous aurez plus de 6 chambres.

En ce qui concerne les personnes à mobilité réduite, il peut être plus simple de trouver un accès possible au niveau bas (je ne comprends pas si toutes les chambres sont à l'étage ou seulement les nouvelles à créer).

Si les locaux ne permettent pas l'installation d'un accès, vous pourrez obtenir une dérogation par les services de la préfecture ; mais avant de renoncer, je vous invite à aller voir les réponses aux questions 79 & 104 traitant de l'accessibilité des personnes à mobilité réduite.

En conclusion, je vous conseille d'exploiter cet ensemble en hôtel de 8 chambres, ce sera plus simple et plus cohérent.

Mise à jour août 2007 : le Décret n° 2007-1173 du 3/8/07 limite à cinq le nombre de chambres d’hôtes possibles chez l’habitant.

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Q285

Nous voudrions ouvrir des chambres d'hôtes, au nombre de 5 (donc non ERP). Pour compléter cette activité, nous voudrions transformer un local indépendant sur notre terrain en gîte avec 5 chambres.

  • Serons-nous alors un ERP ?

  • De plus, ce local comprend une grande salle où nous voudrions organiser la réception de mariages et y élaborer les buffets. Devrons-nous faire une déclaration d'entreprise au RCS ?

A priori, avec d'un côté 5 chambres d'hôtes dans votre résidence personnelle et d'autre part, ce que l'on peut appeler un gîte, dans un local indépendant, sur votre terrain, vous ne devez pas être classé ERP.

Cependant, l'un des intervenants de ce Blog des Experts, dans une situation assez voisine, s'étonnait de s'être vu imposer un classement ERP et je n'avais pu que rappeler que la Commission de Sécurité est quasiment souveraine, si ce n'est de jure, du moins de facto.

Cependant, en l'occurrence, la législation est claire : article PE 6 du Règlement de Sécurité - déjà cité - : "Deux établissements distants de 5 mètres au moins... sont considérés comme autant d'établissements distincts".

L'activité que vous envisagez dans votre grande salle (mariages, buffets...) même si elle ne doit être que ponctuelle est d'importance : je ne peux donc que vous conseiller de vous inscrire au RCS et de respecter l'Arrêté du 9 mai 1995 sur l'hygiène alimentaire (voir le Blog des Experts "Implanter et gérer un restaurant").

Attention à l'évacuation de cette salle, même si elle est située au rez-de-chaussée, le risque de panique est toujours un risque majeur.

Mise à jour septembre 2007 : « Dans la question ministérielle du 12 décembre 2006 (J.O. AN du 6 février 2007, page 1414) le ministre délégué au tourisme indique, en substance, que ceux qui exerce l’activité d’exploitant de chambres d’hôte, de manière habituelle, en cherchant des profits et qui en font leur profession doivent s’inscrire au RCS, par contre ceux qui exercent cette activité de manière accessoire, en complément d’une activité professionnelle qui n’entraîne pas l’obligation d’inscription au RCS, sont dispensés de s’immatriculer à ce registre au titre de l’exploitation des chambres d’hôtes ».

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Q286

  • Ma propriété dispose d'un grand terrain que je souhaite exploiter en y implantant des bungalows ou mobil homes ; est-il possible de parler de chambres d'hôtes dans ce cas ?

Non, des bungalows et/ou des mobil homes ne peuvent pas être considérés comme des chambres d'hôtes, mais comme des gîtes, des bungalows et... des mobil homes ; je vous renvoie à la réponse de la Page "Gîtes : généralités" question 43 donnant une description type de gîte.

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Q287

Nous allons, mon époux et moi-même, après neuf mois de recherche, reprendre enfin une activité existante de chambres d'hôtes (4 chambres pour 11 personnes) avec table d'hôtes. Nous avons aussi pour projet d'aménager un gîte rural (5 personnes) dans un bâtiment mitoyen à la maison.

Nous nous posons à présent la question des statuts. Après étude, nous allons opter pour la création d'une entreprise individuelle afin de limiter au maximum les frais de création de structure.

À présent, reste à définir si nous allons opter pour le régime micro-entreprise ou régime réel simplifié (toujours pour limiter nos charges). Mais nous avons encore plusieurs questions en suspens.

  • Dans le cadre du régime micro-entreprise, l'abattement pour l'impôt sur le revenu sera t-il de 72 % sur l'ensemble des recettes chambres + petits déjeuners (parce que le montant facturé est un montant unique) et 52 % pour les repas ?

  • Pouvez-vous nous confirmer que les travaux d'aménagement d'un gîte rural ne permettent pas de récupérer la TVA. J'ai lu que la location de ce type de gîte n'était pas non plus soumis à cette même TVA.

  • En effet, nous pensons que le régime de la micro entreprise peut être vraiment adapté si nous ne pouvons pas récupérer la TVA sur les travaux d'aménagement du gîte rural. Quel est votre avis ?

Merci d'avance et surtout je tiens à souligner que ce site est vraiment utile. Je le consulte régulièrement pour les nouvelles questions car c'est difficile de digérer toute la législation à connaître pour reprendre une petite entreprise.

Je reprends les différents points abordés :

  • si le local que vous envisagez de transformer en gîte est mitoyen de votre résidence, la Commission de Sécurité pourrait vous considérer comme ERP, avec un seul bâtiment ce qui, en soi, n'est pas dramatique, mais vous obligera à avoir un accès, au moins pour certaines chambres, pour les personnes à mobilité réduite ; ce qui peut être facile pour le nouvel ensemble que vous avez l'intention de bâtir ;
  • une entreprise unipersonnelle peut, en effet, être tout à fait adaptée à votre situation, mais une SARL aussi, avec un coût de création relativement faible : vous avez dû prendre connaissance de ma réponse à la question 18 ;
  • la solution de micro-entreprise paraît aussi bien adaptée ;
  • peu importe la façon dont vous structurez votre prix de vente : il comportera, que cela soit affiché en détail ou pas, à la fois les prestations d'hébergement et celles des petits déjeuners.
    Donc si vous commercialisez les deux prestations forfaitairement, ce qui est tout à fait logique, vous devrez, avant de faire votre déclaration de chiffre d'affaires, établir la dichotomie entre vos ventes hébergement et vos ventes de petits déjeuners pour que l'abattement forfaitaire soit bien de 72 % pour les unes et de 52 % pour les autres ;
  • les travaux pour les gîtes peuvent tout à fait permettre la déduction de la TVA à condition que vous choisissiez l'option de bâtir votre chiffre d'affaires avec la TVA, en déduisant celle de vos achats - et donc de vos investissements ; mais vous ne pouvez envisager de déduire de la TVA si vous n'en générez pas non plus, reprenez sur ce point ma réponse à la question 9 ;

    Il faut donc faire un petit calcul sur le volume de TVA à éventuellement récupérer, mais aussi en tenant compte de la majoration du prix de vente si vous optez de renoncer à l'exonération car je suppose que vous allez vous trouver en dessous du seuil de 76 300 € (chiffre 2005).

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Q288

Je possède un terrain de 6 hectares avec 1 400 mètres carrés constructibles pour des habitations liées à l'élevage, au PLU.

  • L'intégration de 5 chambre d'hôtes dans la construction passe-t-elle par une démarche administrative particulière auprès de la commune ou une autre administration ?

Votre seule obligation est d'informer la mairie de votre décision d'ouvrir des chambres d'hôtes et pour le service des petits déjeuners, vous devez acheter, à la recette buraliste, une petite licence de restauration.

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Q289

J'ai l'intention d'acheter un petit café avec 4 chambres au deuxième étage et il y a aussi une salle de restaurant que le propriétaire a transformée en magasin anglais. Il y a aussi deux belles granges à rénover et je voudrais les transformer, une en gîte ou chambres d'hôtes, et l'autre en salle de jeux et restaurant campagnard pour l'été ; dans le futur, je souhaite aussi construire une piscine couverte avec sauna et matériel de musculation.

  • Je voudrais savoir si on peut transformer la grange en gîte ou chambres d'hôtes en ayant dans l'établissement un débit d'alcool, sachant que la grange est en dehors de l'établissement ?

  • Par ailleurs, il y a au premier étage 2 chambres simples et 2 chambres doubles, puis au troisième la même chose, mais les chambres doivent être totalement refaites.
    J'avais pensé faire deux chambres doubles, au deuxième, et 1 double et 2 simples, au troisième. Bien sûr il faut mettre des issues de secours sur les 2 et 3e étages.

  • Nos appartements privés utilisent tout le 1er étage. Je vis en Irlande depuis un moment et j'ai un peu perdu la notion du système français, combien peut-on payer de taxe foncière ? Est-ce que nous devons aussi payer une taxe immobilière ?

  • Peut-on racheter ou reprendre une SCI ? Et peut-on créer un B&B avec un bar ayant la licence 4 au rez-de-chaussée ?

Je réponds dans l'ordre à vos deux questions :

  • si je comprends bien vous auriez un café avec une licence IV dans le bâtiment principal ;
    le fait d'avoir un café, ne peut pas vous empêcher d'ouvrir des chambres d'hôtes et/ou un gîte rural ;
  • vous pouvez aussi ouvrir un restaurant avec les licences restauration et boissons (voir les pages "Licence restauration et Licence boissons", mais la grande licence du café ne vous autorisera pas à servir les boissons accompagnant les repas au restaurant, il vous faudra une licence spécifique ;
  • si avec l'expression salle de jeux, vous ne pensez pas à casino, il n'y a aucun problème ;
  • quant à la piscine, relisez mes réponses sur la page "Sécurité : règlementation piscine "afin de vous rendre compte des obligations légales pour mettre une piscine à la disposition de votre clientèle ;
  • les taxes d'habitation et foncières sont, pour l'essentiel, des impôts locaux, pour lesquels il est impossible de vous donner une indication ;
  • créer une SCI n'est ni difficile ni onéreux (voir la page "Juridique : SCI") ;
  • vous pouvez tout à fait créer un B&B : selon ce que je comprends vous risquez d'avoir, en plus de votre appartement personnel, plus de 5 chambres à mettre à la location, dans l'hôtel et là vous serez classée en Établissement Recevant du Public (ERP), voyez les réponses aux questions 1, 3, 7, 135, 145 et 146 (page "Sécurité incendie ERP"), vous devrez contacter la Commission de Sécurité (préfecture) avant de prendre une quelconque décision sur des éventuelles issues de secours.

Mise à jour août 2007 : le Décret n° 2007-1173 du 3/8/07 limite à cinq le nombre de chambres d’hôtes possibles chez l’habitant.

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Q290

J'envisage de changer de résidence principale et d'acheter une maison tout à fait compatible avec l'exploitation de 4 à 6 chambres d'hôtes, puisque c'est le cas actuellement.
De plus, j'ai depuis 2 ans une SARL de famille qui gère des meublés me permettant d'avoir le statut de loueur en meublé professionnel avec tous les avantages connus et notamment le fait que les déficits de la SARL remontent sur le revenu imposable :

  • Comment dois-je acheter cette résidence principale (à titre personnel, une partie via la SARL) pour optimaliser l'investissement, intégrer la SARL dans la gestion des chambres d'hôtes ?

Je vous suggère de créer une SCI qui achètera la propriété puis louera à votre SARL actuelle une partie de la maison représentant les chambres d'hôtes plus une petite (et raisonnable) partie de locaux communs où les clients seront aussi accueillis.

Votre SARL actuelle exploitera les chambres d'hôtes, les bénéfices et déficits de vos différentes activités étant ainsi agrégées.

Mise à jour août 2007 : le Décret n° 2007-1173 du 3/8/07 limite à cinq le nombre de chambres d’hôtes possibles chez l’habitant.

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Q291

Artiste-peintre professionnelle, mon activité déclarée comporte aussi un enseignement sous forme de stages. Dans un futur proche, je vais acquérir un bien conséquent au calme dans le Lubéron "loin de tout". Je souhaiterais accueillir mes stagiaires sur place sous la formule chambres d'hôtes. Donc ouvrir ponctuellement (4 fois par an) sur une semaine, 5 chambres d'hôtes pour ces stagiaires.

  • Quelles sont les démarches à faire ? Auprès de qui ?

  • Si pour les repas du midi et du soir j'accueille à ma table, est-ce considéré comme table d'hôtes ? il y a-t-il une autre démarche pour ce faire ?

  • Et pour l'emploi d'une aide au service pour cette semaine ?

Compte tenu de la pluralité et répétition des activités que vous envisagez, je pense que vous auriez intérêt à vous inscrire au Registre de Commerce et des Sociétés (RCS), ce qui devrait vous éviter d'inutiles tracasseries, vous permettrait d'avoir une table d'hôtes (avec la demande de la petite licence restauration - gratuite - à la recette buraliste de votre commune et une licence boissons pour pouvoir servir les boissons d'accompagnement avec les repas).

La Chambre de Commerce, vous donnera les indications pour pouvoir embaucher quelqu'un pour une semaine pendant les périodes de stages avec le système de chèque emploi vous évitant toutes les formalités et vous permettant d'être totalement dans la légalité.

Mise à jour septembre 2007 : « Dans la question ministérielle du 12 décembre 2006 (J.O. AN du 6 février 2007, page 1414) le ministre délégué au tourisme indique, en substance, que ceux qui exerce l’activité d’exploitant de chambres d’hôte, de manière habituelle, en cherchant des profits et qui en font leur profession doivent s’inscrire au RCS, par contre ceux qui exercent cette activité de manière accessoire, en complément d’une activité professionnelle qui n’entraîne pas l’obligation de d’inscription au RCS, sont dispensés de s’immatriculer à ce registre au titre de l’exploitation des chambres d’hôtes ».

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Q292

Ayant actuellement 5 chambres d'hôtes d'une capacité totale de 15 personnes ne nous obligeant pas à être en E.R.P., nous souhaiterions créer une salle pour accueillir des séminaires.

  • À partir de quelle capacité d'accueil, sommes-nous dans l'obligation de nous mettre aux normes E.R.P. ?

La question que vous posez est liée à la capacité de la salle et celle-ci à la surface :

  • considérez une personne - et pas plus - par m2 à la disposition des clients de séminaires ;
  • puis jusqu'à 20 personnes : 1 dégagement de 0,90 mètre ;
  • de 20 à 50 personnes : 1 dégagement de 1,40 m ou deux, l'un de 90 cm et le second de 60 cm ;
  • de 50 à 100 personnes : 2 dégagements de 90 cm ou un de 1, 4 et le second de 60 cm.

Il est important aussi que les sorties ouvrent sur des dégagements assez vastes. Pour tout cela, je vous conseille de vérifier en fonction du site exact et de la forme du bâtiment avec la Commission de sécurité.

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Q293

Je souhaite créer une structure de type gîte rural en Martinique gérée par deux couples. Elle comprendra une maison séparée en deux logements distincts qui constitueront nos habitations et six cases créoles traditionnelles vouées à la location, le tout aux normes HQE et dans un esprit de tourisme durable.

  • Est-il intéressant de créer une SCI pour acheter tout ce qui est immobilier (maison et cases) et une SARL pour l'exploitation de toutes les activités (table d'hôtes, découverte de la culture créole : marchés, cuisine, arts -, randonnées, VTT, pêche, excursion, visites, aire de loisirs avec piste de pétanque, prêt de matériel de plage, etc.) ?

  • Est-il possible d'installer une table d'hôtes dans un bâtiment commun aux gîtes (carbet), sachant que la cuisine se situera dans notre habitation ? Dans le cas où des vacanciers souhaiteraient être servis dans l'intimité de leurs cases, resterions-nous dans le concept de table d'hôtes ?

  • Une structure de ce type, si les cases sont assez espacées, entre-t-elle dans la norme ERP ?

Si les différentes cases créoles sont bien distantes d'au moins 5 mètres les unes des autres, vous n'êtes effectivement pas classés en ERP (article PE6 du règlement de sécurité).

Une solution avec une SCI propriétaire de l'immobilier et une SARL pour l'exploitation de toutes les activités que vous décrivez est tout à fait concevable.

Même si la table d'hôtes est théoriquement au domicile des hôtes, la conception que vous décrivez semble possible, de même que la possibilité de rendre service aux clients qui veulent être seuls, leur permettant d'avoir leur repas, occasionnellement, servis dans leur lieu d'hébergement.

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Q294

Nous possédons 5 chambres d'hôtes :

  • À partir de combien de chambres la commission de sécurité est-elle en droit de me contrôler, la mairie vient de saisir cette dernière, j'attends un courrier d'avis de passage, que dois-je faire pour me protéger ?

Une Commission de Sécurité à un droit de saisine et peut donc vous contrôler, sans avoir à le justifier, même si vous n'aviez qu'une chambre. Le Maire, le Préfet, les pompiers peuvent aussi saisir la Commission de Sécurité pour provoquer un contrôle sans avoir à expliquer pourquoi ils estiment devoir le faire ; les pompiers peuvent aussi intervenir de leur propre chef.

Mise à jour août 2007 : le Décret n° 2007-1173 du 3/8/07 limite à cinq le nombre de chambres d’hôtes possibles chez l’habitant.

Complément à Q294 :

  • Nous ne sommes pas encore référencés aux Gîtes de France et nos chambres d'hôtes font partie de notre domicile à part entière, de plus les Gîtes de France de Montpellier me disent que le contrôle est obligatoire à partir de la 6e chambre, mais pas si l'on n'en possède que 5, les divers sites concernant la législation de chambres d'hôtes le confirment qu'en pensez-vous ?

Le fait que vous soyez ou pas référencés aux Gîtes de France ne joue aucun rôle dans cette affaire.

Je pense qu'il y a confusion entre deux données : avec plus de 5 chambres, vous êtes classés ERP (Établissement Recevant du Public) et donc vous devez demander à la Commission de Sécurité de venir faire une inspection de vos chambres d'hôtes, implantées dans votre habitation principale.

Mais, il n'empêche qu'une Commission de Sécurité peut de sa propre initiative venir vous inspecter, et que que le Maire, etc. peut aussi demander à celle-ci de venir.

Navré, mais ceux qui prétendent le contraire se trompent et peuvent, avec intérêt, consulter le RÈGLEMENT DE SÉCURITÉ CONTRE L'INCENDIE sur le droit de saisine de la Commission et le droit d'un maire de faire appel à elle.

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Q295

J'ai ouvert 3 chambres d'Hôtes mi-août 2005. Si j'ai bien compris vos différentes réponses, je peux me considérer comme loueur non professionnel, ne pas m'enregistrer au registre du commerce, ne pas me constituer en société et bénéficier du régime de la micro-entreprise. Je bénéficie alors d'un abattement de 72 % pour la fourniture de logement et d'un abattement de 52 % pour les autres activités de prestations de services (petits déjeuners, location épisodique de vélos à la journée pour hôtes, etc. Je suis aussi exonéré de TVA (mais ne peux pas la récupérer) jusqu'à 76 300 € pour l'activité chambres d'hôtes, petits déjeuners... et 27 000 € pour les prestations de service (location de vélos par exemple).
Comme ces 3 chambres d'hôtes font partie de mon habitation personnelle, je ne paie pas la taxe professionnelle mais la taxe d'habitation.

  • Mais dois-je payer la contribution annuelle sur les revenus locatifs (je suis "chambres d'hôtes" et "non gîtes") ?
  • Suis-je aussi soumis sur ces différents revenus (de l'ordre de 30 000 € par an) à la CSG et la CRDS ?

Enfin, il faut savoir que je suis mariée sous le régime de la communauté et que c'est moi, l'épouse, qui s'occupe seule de l'activité chambres d'hôtes et que cette activité représente moins de 50 % des revenus de mon foyer fiscal (avec mon mari).

  • Dois-je enfin remplir l'imprimé IMPÔTS LOCAUX - Locaux d'habitation et à usage professionnel dit H1 ?

Tout d'abord, toutes mes félicitations pour votre synthèse de la situation pour une exploitante de 3 chambres d'hôtes : vous aurez 10/10 !

Oui, les revenus de la location des chambres d'hôtes sont assujettis à la CSG et à la CRDS au titre des BIC, en tant que "revenus du patrimoine et assimilés".

Je ne pense pas que vous ayez à remplir autre chose que l'imprimé N° 2042 ou équivalent, selon votre situation fiscale.

Complément à Q295

Merci Monsieur le Professeur pour cette note élogieuse mais elle n'est que le reflet de vos pertinentes réponses aux différentes questions posées par tous les internautes. Deux précisions cependant :

  • La CSG et la CRDS seront "facturées" par le Service des impôts, mais sur quelle base : le chiffre d'affaires total de l'activité chambres d'hôtes (hébergement et autres services) diminué de la taxe de séjour (je ne suis qu'un agent de l'état pour cette perception que je reverse) mais ce chiffre d'affaires sert-il de base à la CSG et CRDS après déduction des 72 % et 52 % (en fonction de l'activité) ou sur l'ensemble ?
  • La 2ème précision est juste la confirmation qu'il n'y a pas lieu de payer la contribution annuelle sur les revenus car je suis chambres d'hôtes et non gîtes. Encore une fois merci pour vos indications précises et toujours argumentées…

La CSG et la CRDS sont calculées sur les revenus d'activité ce qui implique bien que c'est hors taxe de séjour, pour laquelle vous vous substituez, en quelque sorte, aux anciens "Fermiers Généraux" mais aussi cela implique bien également, que c'est avant les déductions de 72 et 52 %, que les prélèvements sont faits.

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Q296

  • Y a-t-il une législation précise concernant les acomptes versés lors de la réservation en chambres d'hôtes ?
  • Doit-on les restituer en cas de désistement de dernière minute, de cas de force majeur, etc. ?

Comme il n'y a pas de règlementation spécifique sur ce point concernant les arrhes ou acompte pour les chambres d'hôtes, c'est la règlementation générale qui prévaut :

  • ou bien il s'agit d'arrhes (selon l'article 114-1 du code de la consommation), c'est-à-dire d'un versement préalable de tout ou partie de la prestation envisagée, concrétisée par un document ayant valeur de contrat ; dans ce cas, le client peut renoncer à son futur achat mais en abandonnant la somme versée ; de même, si le loueur, ne peut tenir ses engagements, il devra verser à son client le double de la somme reçue ; il y a bien dans ce cas, une faculté de dédit réciproque, mais avec une pénalité ;
  • ou bien, il s'agit d'un acompte représentant une partie du prix à payer ; il s'agit alors d'un contrat définitif duquel aucune des deux parties ne peut se dégager sans s'exposer à se voir réclamer des dommages et intérêts : en effet, l'article L.114-1 du Code de la consommation dispose que "sauf stipulation contraire du contrat, les sommes versées d'avance sont des arrhes, ce qui a pour effet que chacun des contractants peut revenir sur son engagement, le consommateur en perdant les arrhes, le professionnel en les restituant au double".

Vous avez donc tout intérêt à bien préciser dans la correspondance - y compris par courriel - s'il s'agit d'arrhes ou d'acompte en précisant bien les "règles du jeu", selon ce que vous choisissez comme garantie et risque et afin que l'information client soit la plus précise possible.

Complément n°1 à Q296

  • De même lorsqu'un client vous traite d'escroc (parce que je ne veux pas lui rembourser la somme versée par chèque et qui correspond à l'acompte de son séjour, comme stipulé sur mon site web), en a-t-il le droit ?
  • Et quels sont les arguments que je peux lui retourner, étant donné que je me sens tout à fait honnête et de bonne foi ?

Vous ne pouvez empêcher un client mécontent de vous traiter de tous les noms d'oiseaux possibles ; vous pouvez lui opposer précisément la loi, en l'occurrence l'Article 114-1 dont je vous ai donné la citation déterminante.
À quoi serviraient des arrhes ou des acomptes si leurs rôles n'étaient pas de protéger les accords pris entre les parties, donc protéger les deux parties ?

Complément N°2 à Q296

J'ai refusé ce matin un recommandé que ce client m'a envoyé :

  • Dois-je lui envoyer moi-même un recommandé afin de lui expliquer les termes de la loi que vous m'avez gentiment expliquée, et aussi pour me préserver ?

Oui, vous pouvez correspondre avec ce client lui répercutant les informations que je vous ai transmises, mais aussi vous pouvez lui suggérer d'aller sur le site internet du journal L'Hôtellerie Restauration où ce point a été abordé à plusieurs reprises et traité, dans le sens que j'ai indiqué, entre autres, par les journalistes juridiques du journal ; pour trouver ces interventions, il suffit de cliquer sur le lien suivant "voir le résultat de la recherche".

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Q297

  • Les éventuelles subventions pour les chambres d'hôtes sont-elles réservées aux chambres existantes pour travaux ou peut-on obtenir des subventions pour la construction d'une maison prévue avec des chambres d'hôtes ?

Les subventions sont attribuées projet par projet ; elles peuvent l'être aussi bien pour des chambres existantes à rénover que dans le cadre d'une nouvelle construction.

Voir le Blog des Experts Subvention en hôtellerie par Catherine Avignon
À noter aussi que selon les départements ou les régions, les subventions pour les études concernant un projet de rénovation ou de création peuvent aller jusqu’à 80 % du montant des études avec un plafond raisonnable.

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Q298

  • L'exploitation en séminaire (15 personnes maximum avec restauration sans hébergement) nécessite-t-elle des autorisations administratives ?

Si vous pensez à de la restauration pour des séminaires non résidentiels, il ne peut pas s'agir de table d'hôtes, mais de la création d'un restaurant même si son fonctionnement n'est qu'épisodique ; vous pouvez voir à cet égard, le Blog des Experts "Implanter et gérer un restaurant" par Jean-Gabriel Du Jaiflin.

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Q299

Nous envisageons d'acheter, pour 1 million d'euros, une propriété dans le Sud-Ouest (dans un endroit très touristique) qui se compose d'une maison de maître que nous habiterions et de dépendances déjà aménagées et commercialisées en tant que chambres d'hôtes de charme (5) et gîtes de prestige (3).

La capacité totale d'hébergement est de 25 personnes. Notre idée est la suivante : créer une SCI - dont ma femme et moi serions actionnaires - qui porterait le projet et s'endetterait à hauteur de 1 million d'euros sur 20 ans.

Cette SCI aurait deux locataires :

  • ma famille d'une part, dans le cadre d'un bail d'habitation (nous paierions à la SCI un loyer correspondant à 50 % des mensualités que la SCI aurait à rembourser aux banques - je conserverai mon poste dans une grande société internationale) ;
  • et, d’autre part, une SARL en charge de l'exploitation et de la commercialisation des chambres d'hôtes, via un bail commercial.

La SARL paierait à la SCI les 50 % restant, au titre de loyer, pour la mise à disposition des chambres et gîtes équipés.

L'activité chambres d'hôtes et gîtes génère environ 65 000 € par an – officiellement - et doit pouvoir encore être développée.

  • Pensez-vous qu'un tel montage tienne la route et que les banques seront prêtes à suivre avec un financement à 100 % et une garantie hypothécaire ?
  • Quels conseils pourriez-vous nous donner ?

La structure de votre montage financier me paraît très bien, simple et équilibrée.

Mais avoir 100 % de prêt pour acquérir cette propriété me paraît très incertain sans avoir d'autres garanties que les garanties hypothécaires ; je crains que vous ne rencontriez des difficultés à cet égard :

  • soit vous pouvez apporter en fonds propres 20 % environ de la valeur d'acquisition,
  • soit, je le crains, d'autres garanties vous seront demandées.

Par ailleurs, je ne sais pas si le remboursement de 50 % des mensualités de la SCI - loyer de la SARL - représente un montant que l'exploitation de la SARL peut absorber ; mais vous l'avez sûrement bien vérifié.

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Q300

  • Comment monter un business plan pour l'exploitation de chambres d'hôtes et de gîtes ?
  • Existe-t-il un modèle type ou un pro-forma que l'on puisse utiliser ?

Je vous suggère de vous reporter à la réponse à la question 249 page "Gestion : compte d'exploitation", donnant une approche simplifiée sur la tenue, plus ou moins élaborée, d'un compte d'exploitation plus analytique que comptable.

L'approche budgétaire est la même mais en anticipation ; s’il vous manque des ratios pour les dépenses, je vous conseille d'aller sur le Blog des Experts de Jean-Claude Oulé "Outils pratiques de gestion en CHR", en particulier les chapitres "La réalisation du business plan financier" et "Un exemple d'étude de rentabilité sommaire".

Vous y trouverez des ratios de consommation pour l'énergie, le linge… peut-être un peu forts pour l'exploitation que vous envisagez, mais qui vous donneront déjà une bonne idée.

Prévoyez aussi des frais de promotion.

Quant au taux d'occupation (T.O.) et les recettes moyennes par nuitée chambre (RMC) - et c'est le plus important - vous n'avez pas d'autres solutions que de consulter votre concurrence, à niveau de gamme comparable, pour savoir ce que sont leurs résultats ; prenez des chiffres légèrement en dessous des leurs, tant en T.O. qu'en RMC, puisque vous devez créer votre notoriété.

Les Comités Départementaux du Tourisme (CDT) et Offices du Tourisme ne vous donneront que des résultats globaux, ne s'appliquant pas forcément à votre situation particulière ; ils vous indiqueront cependant si le marché est porteur ou pas.

À vous de déterminer si, pour vous ou votre conjoint, vous envisagez une rémunération par salaires (je ne vous le conseille pas pour débuter car cela risque de trop "charger la barque") ou si vous souhaitez être rémunérés sur les résultats (par exemple BIC/IRPP).

Vous partez de vos investissements, de vos emprunts éventuels, de leur charge d'intérêt et de remboursement pour déterminer en combien d'années vous avez un "Retour sur Investissement" (ROI).

Bien sûr, vous pouvez toujours demander à un cabinet conseil de vous faire une petite étude (notamment en cliquant sur l'icône ci-dessus "Contacter l'auteur").



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