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Chambres et tables d'hôtes Q200 Plus-value et chambres d'hôtes ! Je suis en train de vendre ma maison (résidence principale) dans laquelle j'exploitais (en revenu complémentaire) 3 chambres d'hôtes. Mon notaire me signale que j'aurai une plus value sur ces 3 chambres, bien que je les utilise parfois quand des membres de ma famille viennent me voir et bien qu'elles soient dans ma résidence principale (théoriquement exonérée de plus value). En tout cas, bravo pour la mine d'info que représente ce Blog des Experts dans un domaine souvent flou ! Votre notaire me semble bien pointilleux : pour qu'il y ait plus-value sur cette vente encore faudrait-il que son prix de vente, par rapport au prix du marché (référence de ventes récentes, dans la même localité) soit majoré du fait que vous avez en quelque sorte un fonds de commerce de chambres d'hôtes. Ce qui induirait que le preneur voudrait acquérir votre propriété aussi parce que vous avez développé cette activité. Si ce n'est pas le cas, je ne pense pas que l'on puisse parler d'une quelconque plus-value ni décréter que l'exonération de plus-value dont jouit votre résidence principale soit annulée par le seul point de cette activité mineure et occasionnelle ; si votre notaire s'appuyait sur un texte dans le sens contraire, il faudrait qu'il le précise et, s'il vous plait, merci de nous en faire part. Le fait que vous utilisiez aussi ces pièces pour loger des membres de votre famille va dans le même sens. *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q201 Je possède une maison secondaire dans le Puy de Dôme, je souhaiterais pouvoir louer deux chambres d'hôtes durant les vacances et obtenir des subventions pour leur rénovation.
Sauf dispositions départementales ou régionales spécifiques concernant l'attribution des subventions, le fait qu'il s'agisse de votre résidence secondaire - mais qui devient votre résidence tout court quand vous y résidez - ne change rien à la chose ; d'autant que l'activité de chambres d'hôtes est très souvent saisonnière. Voir le Blog des Experts
Subvention en hôtellerie par Catherine Avignon *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q202 Si j'ai bien compris, en ayant 2 chambres d'hôtes et uniquement la petite licence pour les petits déjeuners, je ne peux servir de repas sauf "de manière occasionnelle".
Quel beau sujet vous abordez là : la sémantique et la législation !! Je crains de vous décevoir, il n'y a pas de définition du mot "occasionnel". Il faut donc interpréter, comprendre : à l'occasion, d'une façon inhabituelle, non régulière, etc. Ce qui, selon moi, voudrait dire que si vous servez une ou deux fois par semaine, à 3 ou 4 personnes un repas, c'est occasionnel si, tous les jours ou presque, à chaque repas, ou presque vous avez une demi-douzaine de convives, ce n'est plus occasionnel ! *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q203 Dans 3 ans environ, mon mari pourra bénéficier d'une petite retraite (après 15 ans de service), je travaillerai pour ma part à mi-temps. Nous envisageons de créer deux chambres d'hôtes dans notre habitation afin de compléter sa retraite. Nous aurions souhaité avoir quelques éclaircissements :
Votre projet est très sympa. Le coq au vin avec "votre" coq ou la gibelotte avec "votre"
lapin en seront bien meilleurs encore ! Le fait que vous soyez l'un et l'autre fonctionnaires, impliquerait une
demande d'autorisation afin de vous éviter tous problèmes ; je pense qu'il vous
faudrait la demander pour le moins "gradé" des deux et je crois que vous
devriez l'obtenir, sans difficultés en mentionnant seulement l'activité liée aux deux
chambres d'hôtes ; je ne vois pas d'ailleurs au nom de quoi, l'on pourrait vous
empêcher, avant votre départ en retraite de préparer celle-ci. *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q204 J'ai loué un gîte à la Réunion en juillet 2005. J'ai constaté la présence de musaraignes (avec excréments dans la cuisine). On m'a proposé un gîte de remplacement (avec sans doute les mêmes risques). Il y avait une piscine sans sécurité particulière (pas de barrière de protection, pas de sonnerie...).
Vous avez raison de vouloir réagir même si, sous les tropiques, les "petites bêtes" sont bien difficiles à contrôler ! Vous pouvez écrire à l'Office du Tourisme avec copie au Comité Départemental du Tourisme et à la Mairie. *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q205 Des exploitants agricoles habitaient dans un logement. Un nouvel exploitant agricole souhaite meubler ce logement - sans aucun travaux ! - et le louer dans le cadre d'un meublé de tourisme de manière saisonnière à des vacanciers. Lui-même habitera ailleurs. Hors la DDE demande un permis de construire dans le sens où elle estime que la destination du local a changé !
La DDE a raison : reportez-vous à la réponse de la question 196 sur la page "Zone constructible". Dans la mesure où il y a un changement de destination, il faut une demande de permis de construire (PC) à déposer auprès de la mairie. *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q206 Je dirige un gîte d'étape et de séjour classé Gîtes de France (43 places), en tant que salariée pour le compte d'une SAEML. Nous proposons sur réservation (donc ponctuellement), une prestation 1/2 pension et pension complète à partir de 12 personnes. Les repas, hormis les petits déjeuners, nous sont livrés par une société de restauration, sans les boissons. Nous procédons au réchauffage, présentation et service des repas.
Ce que vous exposez est très sympathique. Permettez une petite remarque au passage : même si un traiteur vous livre toutes les prestations "nourriture", votre responsabilité sur l'hygiène alimentaire est, de toutes façons, engagée, il vous faut donc bien vérifier que les conditions de fabrication, de conservation, de transport... de votre sous-traitant sont bien aux normes de l'arrêté du 9/5/95. Quant à la question spécifique que vous posez concernant le service de boissons, les choses sont très précises :
*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q207 J'ai racheté un restaurant saisonnier dans le Sud, j'ai obtenu un permis de construire pour refaire un étage de 100 m2, et donc j'envisage de faire 4 chambres pour louer toute l'année afin d'augmenter mon chiffre d'affaires.
Selon le "marché" avec lequel vous vous trouvez, vous pouvez soit vous orienter vers des locations "meublées" (chambres, s/bains, coin kitchenette, coin repas/salon, ce qui est "jouable" dans 25m2) pour des locations de moyenne ou longue durée ou 4 chambres d'hôtes si vous logez sur place et qu'elles peuvent être considérées comme faisant partie de votre domicile. *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q208
Votre projet est intéressant, mais faites une étude de marché et de rentabilité. Attention aussi, les QUADS sont bruyants et peuvent entraîner des réactions négatives (cette semaine un maire a pris un arrêté les interdisant sur sa commune) : vous vendrez aussi du calme, du repos, ne l'oubliez pas ! Mise à jour septembre 2007 : pour organiser
des promenades équestres ou des excursions, vous devez demander l'agrément
au service « agence de voyages » de la Préfecture de votre département (Loi
N° 92-645 du 13 juillet 1992 – Titre II, article 7). *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q209
Par exemple, nous avons réservé un établissement qui fait partie de cette catégorie et envoyé un chèque qui a été encaissé ; cet établissement ne peut nous remettre les clefs que le jour même à 17 heures et ne peut accepter que nous déposions à leur réception une valise à 10 heures, le même jour, car c'est le moment "privilégié" où ils choient leurs pensionnaires ! Aucune règlementation ne fixe les horaires d'ouverture ou fermeture des chambres d'hôtes ; mais, si l'on considère qu'il s'agit de recevoir des "amis" chez soi, il est clair que ce que vous exposez est totalement contraire à cet esprit de convivialité. *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q210 Nous exploitions, avec mon mari, un hôtel restaurant de 18 chambres. Pour raison de santé, nous avons dû arrêter l'activité. Nous nous plaisons dans la région et aimerions y rester. Actuellement, nous avons un appartement dans un bâtiment annexe, non contigu, qui comporte en plus 4 studios et un appartement de 2 pièces. Nous souhaiterions transformer une partie de l'hôtel en un appartement plus vaste et louer le rez-de-chaussée en location meublée, avec cuisine, etc. et éventuellement une ou deux chambres d'hôtes.
Le projet que vous évoquez semble tout à fait possible. Dans le classement ERP, seules comptent les chambres mises à la disposition de la clientèle ; vous pouvez donc très bien, à côté de votre logement, avoir jusqu'à 5 chambres d'hôtes, sans vous retrouver ERP. La SCI, dont vous êtes associés, peut très bien exploiter les chambres d'hôtes. Si cette exploitation devient votre seule activité avec une occupation importante (supérieure à 23 000 en 2005) tout au long de l'année, vous devrez avoir le statut de loueur en meublé professionnel (LMP) si, par contre, cette activité ne s'exerce que quelques mois par an, vous pouvez opter pour le statut de loueur en meublé non professionnel (LMNP) - voir ma réponse à la question 190 "Fiscalité : "loueur en meublé" *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q211 Je vis avec ma compagne propriétaire d'un appartement 3/4 pièces de 95 m2, situé au 14ème étage d'un immeuble privé à Strasbourg, au cœur des cités universitaires et proche du centre ville. Nous avons entrepris des travaux de rénovation, et j'ai le projet de proposer une chambre d'hôtes quelques mois dans l'année et table d'hôtes occasionnelle... ma question est la suivante :
Une Chambre d'hôtes au 14ème étage d'un immeuble, voilà qui ne correspond pas tout à fait à ce qu'écrivent des bons auteurs sur le fait, qu'en milieu urbain, une chambre d'hôtes doit être dans un milieu touristique et/ou historique. Mais vous indiquez être proche du centre ville et ne pouvez pas ne pas avoir une vue magnifique sur la superbe plaine d'Alsace... alors pourquoi pas ? Il faut et il suffit que vous déclariez votre intention à la mairie ; vous trouverez ailleurs (Q50, Q51, Q52, Q66), dans mes réponses, les précisions sur la table d' hôtes (voir le chapitre).*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q212 Je suis locataire de ma maison, et mon propriétaire à qui
je loue un loyer normal m'a dit que je pouvais exploiter mes 2 chambres en
chambres d'hôtes ; ce que je fais depuis le début de l'année 2005 ; seulement je
n'y comprends rien pour ce qui est de la prochaine déclaration. Je voudrais
faire simplement une déclaration de revenus supplémentaires, comme on me l'a dit
à la chambre de commerce ; sans qu'il soit question de recettes et dépenses car
je ne vois pas ce qu'il faut déduire !
Tout d'abord, vous indiquez que votre propriétaire "vous a dit" que vous pouviez louer deux chambres en chambres d'hôtes : ce n'est peut-être qu'une expression, mais il est essentiel, pour votre sécurité, qu'une autorisation de ce genre soit écrite. Toutes les autres questions que vous posez ont des réponses sur ce Blog des Experts mais peut-être n'ai-je pas été assez clair ?
*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q213 J'ai des chambres d'hôtes dans le MÉDOC depuis 4 mois, je prépare actuellement le calcul des amortissements de mes investissements, je m'interroge sur la prise en compte des amortissements pour l'achat de ma propriété.
Dans l'affectation des charges d'amortissements de votre activité chambres d'hôtes, vous pouvez toujours prendre en compte une part de votre propriété. Mais il faut être raisonnable : même si vos "clients/amis" ont les chambres à leur disposition, une partie du séjour, de la salle à manger, du jardin... il n'en demeure pas moins que c'est votre résidence d'abord et de ce fait la "jouissance des lieux" par vos hôtes n'est que partielle et pendant un laps de temps limité sur l'année. En conclusion, oui vous pouvez le faire, mais sachez raison garder. *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q214 Nous souhaitons acheter un château en SCI (3 associés en famille) afin d'ouvrir 6 chambres d'hôtes (déjà aux normes).
Le fait d'avoir une SCI pour l'achat de la propriété entre les 3 associés est une bonne chose qui vous permet le maximum de souplesse pour l'avenir. Dans le même esprit, je vous suggère d'avoir une SARL, avec les mêmes associés, qui paiera un loyer à la SCI et assurera l'exploitation des chambres d'hôtes. Mise à jour août 2007 : le Décret n° 2007-1173 du 3/8/07 limite à cinq le nombre de chambres d’hôtes possibles chez l’habitant. *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q215
Je ne vois pas bien pourquoi le fait d'avoir des chambres d'hôtes en place de chambres d'hôtel "augmenterait la clientèle" ; d'autant que vous pouvez toujours louer les chambres d'hôtel, à la semaine, au mois, etc., si le "marché" le réclame, avec un tarif adapté à la demande et à la concurrence ? Si vous décidiez de changer la destination de cette exploitation, il suffit de déclarer au Greffe du Tribunal de Commerce les modifications à apporter au KBIS, d'informer le Comité départemental du Tourisme (CDT), l'Office du Tourisme et la Mairie. *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q216
Non, nulle part, je n'ai trouvé cette mention ; cependant d'une part, il vous faut avoir l'autorisation écrite du propriétaire car vous modifiez l'objet du bail et d'autre part, celui-ci doit être de longue durée afin de vous permettre un lancement pérenne de votre activité. *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q217 Nous projetons de construire dans le sud Bretagne notre maison d'habitation principale et y inclure trois ou quatre chambres d'hôtes.
Les subventions sont une décision départementale ou régionale du Conseil départemental ou régional, leur montant peut atteindre environ 30 % de l'investissement net ; la décision est sur dossier, en fonction du projet, sans conditions de ressources, mais suivant la ligne budgétaire de ces organismes. Le Centre de Formalités des Entreprises (CFE) à la CCI vous donnera les précisions, vous conseillant, peut-être, pour la réalisation du dossier de demande. Voir le Blog des Experts
Subvention en hôtellerie par Catherine Avignon *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q218 J'ai une maison dans la région de Guebwiller (68) ainsi qu'une ancienne grange à côté que je souhaite restaurer et transformer en chambres d'hôtes.
Comme vous allez changer la destination de la grange, vous devez obtenir un permis de construire à établir auprès de la mairie ; pour le reste, en plus des informations que vous trouverez dans ce Blog des Experts, vous pouvez demander l'aide du Centre de Formalités des Entreprises (CFE) à la CCI. *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q219 Je viens de visiter un manoir à louer et je souhaite y vivre et avoir une activité complémentaire de chambres d'hôtes (possibilité de 5 chambres) car la région ou nous vivons s'y prête vraiment.
Pour avoir le droit de mettre quelques chambres d'hôtes en exploitation dans la propriété que vous entendez louer, il faut et il suffit que, dans le bail, soit inscrite la mention que vous avez la possibilité de sous-louer quelques-unes des pièces ou, pour être encore plus explicite, qu'une activité de chambres d'hôtes peut y être développée. J'indique aux questions 15, 18 et 40 (page "Fiscalité : généralités") comment les recettes peuvent être déclarées : a priori, dans votre cas, le plus simple semble être l'inscription du chiffre d'affaires sur votre déclaration de l'IRPP, l'administration faisant la déduction forfaitaire de 72 %. *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q220
C'est en fait plus un "meublé" qu'une chambre d'hôtes, mais comme il n'y a aucune règlementation précisant la limite d'une occupation d'une chambre d'hôtes, cette appellation ne présente aucun inconvénient. *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q221 Je suis très surprise que vous disiez qu'il n'existe pas de législation particulière pour les chambres d'hôtes, car, les Gîtes de France (que vous nommez souvent), et d'autres labels, vendent des formations et des "adhésions" extrêmement chères en disant que celles-ci permettent aux participants de se tenir informés de la législation.
Je maintiens qu'il n'y a pas d'autres informations règlementaires que celles que j'ai transmises au fur et à mesure des questions. Ce que les organismes que vous citez veulent peut-être dire, c'est qu'ils tiendront leurs adhérents au courant des novations en termes de règlementation dès leurs parutions. Si vous ne me croyez toujours pas - ce qui est votre droit - je vous invite à aller sur le site des Gîtes de France : http://www.gites-de-france.fr, rubrique le "Guide du Créateur". *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q222
Relisez ma réponse à la question 134 sur la page "Formalité : statut fonctionnaire". Mais, je pense que le fait qu'il ne s'agisse que d'une activité à exercer pendant la période de vacances scolaires, doit permettre d'obtenir, à l'enseignant que vous êtes, un accord. Cependant, je ne peux que vous conseiller la totale transparence à l'égard de ce projet. *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q223 J'exploite une EURL qui offre des chambres d'hôtes dans mon habitation. Pour pouvoir offrir des repas du soir aux résidents dois-je obtenir une licence (dite petite licence) ?
Oui, pour servir des repas aux résidents, vous devez posséder la petite licence restauration (douanes ou service buraliste). Mais, elle ne vous donne pas le droit de servir des repas payants à d'autres "passants" ou alors votre activité devient un restaurant. *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q224 Je suis sur le point d'acheter une maison, avec création d'un gîte dans une partie des dépendances qui est déjà une très vieille habitation que je me propose de rénover (avec création de 2 chambres et 1 salle d'eau à l'étage) + une piscine à disposition pour ce gîte qui est dans le Béarn à 20 mn de PAU.
Les questions que vous vous posez ont déjà trouvé leurs réponses dans le chapitre "Montage financier : Subvention". J'attire seulement votre attention sur le fait que la piscine que vous envisagez avec le gîte devra suivre la règlementation que j'ai exposée en réponse aux questions 91 & 160 Pour les subventions, prenez contact avec la Chambre d'Agriculture, les Conseils Général ou Régional, éventuellement par le biais de la CCI et le Centre de Formalités aux Entreprises (CFE). Voir le Blog des Experts
Subvention en hôtellerie par Catherine Avignon *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q225 Voulant ouvrir des chambres d'hôtes de plus de 6 chambres dans ma maison, je suis obligée de passer par la Commission de sécurité puisque vous dîtes qu'on est E.R.P.
Vous trouverez la Commission de Sécurité à la Préfecture de votre département (voici un site utile : L'annuaire de l'administration) ; mais vous pouvez aussi la saisir en passant par la mairie de votre commune. Mise à jour août 2007 : le Décret n° 2007-1173 du 3/8/07 limite à cinq le nombre de chambres d’hôtes possibles chez l’habitant. *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q226 Ma maison, une ancienne ferme dauphinoise, est située sur un terrain classé au POS : Zone avec risque de glissement de terrain.
En termes de règlementation, je crains que vous n'ayez pas le droit ; mais au plan moral, je suis sûr que vous ne pouvez prendre ce risque sans du moins poser la question à la mairie, par écrit, d'une façon très explicite, laquelle la répercutera aux services concernés ; je crains bien que la réponse ne soit négative. La perspective d'y prévoir des clients à mobilité réduite ne peut qu'inciter les uns et les autres à encore plus de prudence. Complément à Q226 : J'ai en effet posé la question à la mairie et à la Communauté d'Agglomération au service du droit des sols. Les 2 réponses sont identiques : je ne pourrais pas créer un ERP, mais dans le cadre de 2 chambres d'hôtes, mes clients sont considérés comme des invités à titre privé et il n'y a pas de restriction. Je n'ai pas le droit de réhabiliter des locaux qui ne sont pas déjà à usage d'habitation, mais j'ai parfaitement le droit de loger des personnes dans l'habitation qui a été créée, il y a 100 ans ! Je demanderai néanmoins aux services compétents pour les handicapés de venir visiter et de me donner leur avis... Merci pour votre réponse. *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q227
Vous n'avez nulle obligation d'avoir un contrat de location spécifique ; c'est comme pour un hôtel, il y a :
Vous pouvez toujours rajouter autre chose, mais la loi prévoit que ce que vous devez mettre à disposition doit être propre, en bon état... et que les clients doivent se comporter, à l'égard de ce qu'il leur est confié, en "bon père de famille". C'est l'essentiel, qui suffit dans 99 % des cas, comme contrat de prestations de service ; pour vous conforter totalement, je vous renvoie au Code du Tourisme dans son Article L324-2 : "Toute offre ou contrat de location saisonnière doit revêtir la forme écrite et contenir l'indication du prix demandé ainsi qu'un état descriptif des lieux." Quant à la possibilité de fournir des repas, voyez ce que j'ai écrit, à plusieurs reprises, sur la table d'hôtes (voir le chapitre) : c'est possible, mais avec quelques obligations de votre part. *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q228 Mon conjoint et moi-même, sommes propriétaires d'une maison sur 3 niveaux. Je souhaiterais rénover le rez-de-chaussée pour faire 2 chambres d'hôtes.
Si votre hall est assez vaste pour y accueillir une table pour petits déjeuners, pourquoi pas ? Il peut peut-être aussi servir de coin détente, mais n'oubliez pas que l'idée des chambres d'hôtes, c'est de recevoir à votre table... Où prenez-vous vos petits déjeuners ? Dans la cuisine ? Dans un séjour ? Ne pouvez-vous y traiter aussi vos hôtes ? Vous pouvez bien sûr aussi porter le petit déjeuner en chambre, mais c'est perdre cette notion de convivialité. En tout cas, il n'y a aucune règlementation sur ce point hormis l'indication de "la table familiale". *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q229 J'ai en projet la création de chambres d'hôtes (nombre de chambres 4 ou 5) aménagées, entre autres, pour des personnes handicapées. Je désirerais poser quelques questions :
Vous n'avez pas de démarches particulières à effectuer pour créer des chambres pour handicapés (je comprends personnes à mobilité réduite) mais à suivre, au minimum, les indications que j'ai données dans la réponse à la question 79. Malheureusement, il y a un grand nombre de personnes à mobilité réduite, en France, en Europe donc, si j'ose dire, un marché d'autant plus important que les obligations règlementaires s'imposent pour les nouvelles constructions (et encore au-dessus de 5 chambres) mais pas obligatoirement pour les constructions anciennes qui peuvent avoir des dérogations. Donc, pour répondre à votre question, encore une fois si j'ose dire, il y a un "marché" mais quelle peut en être la rentabilité spécifique, je ne le sais pas. Il est évident, qu'à la construction, ces chambres coûteront un peu plus chères que les chambres classiques, d'un autre côté, vous devriez pouvoir bénéficier de la communication de l'Association des Paralysés de France, des différentes associations s'occupant des handicapés et des services étatiques concernés (je prépare un travail sur toutes ces questions) et bien sûr le bouche à oreille. Cependant, je ne peux répondre sur la "rentabilité" des installations que vous envisagez. *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q230 Ma question est multiple. J'ai très envie depuis de nombreuses années de créer une table d'hôtes. Parmi les nombreuses réponses apportées dans ce Blog des Experts, j'ai bien compris que mon projet s'apparente plus à la création d'un restaurant. Voici le contexte : mon père âgé de 70 ans possède une maison de charme en face du domicile où je loge chez mon compagnon (ni pacsée, ni mariée). Seule la rue communale de 3 mètres de large est à traverser. Âgée de 42 ans et fonctionnaire, je souhaiterais dans un premier temps voir si je peux en faire mon activité principale avant de demander une disponibilité (la région est très touristique et sans structure déjà existante - randonneurs, chasseurs, etc.). Mon projet serait de créer une "quatr'heurerie" pour le retour de chasse ou promenade. Je serais seule, avec ma fille de 17 ans, pour cuisiner et servir. Je ferais cela le week-end, uniquement.
Votre question est originale, mais ne s'apparente pas aux tables d'hôtes, puisqu'il n'y aura pas d'hébergement. Même s'il ne s'agit que de collations d'après-midi, c'est un restaurant que vous allez créer, il vous faut donc, la petite licence restauration vous permettant de servir des encas (charcuteries, omelettes, sandwichs, pâtisseries, etc.) ; cette licence peut s'acheter au service buraliste. Mais, il vous faudra aussi la licence de débits de boissons à consommer sur place de 2° catégorie, vous permettant les boissons d'accompagnement comme les bières, le cidre, les vins, le Champagne mais sans alcool tels que le rhum, les liqueurs, les whiskies, etc. ; boissons que vous ne pourrez servir qu'à ceux qui prennent de la nourriture (donc ce ne sera pas un bar). Vous pourrez servir aussi, évidemment, toutes les boissons sans alcool, les cafés, chocolats, thés, jus de fruits, eux minérales, etc. voir ma réponse à la question 47 Attention, si vous deviez servir des glaces, la règlementation, à cet égard, est très pointue (revoir l'Arrêté du 09/05/1995 - paragraphe annexe - dans le Blog des Experts "Implanter et gérer un restaurant"). Quant à la structure, je crois que la création d'une simple SARL, permettant de louer le local à votre père, supportant les charges et enregistrant les recettes devrait suffire dans un premier temps. Vous avez bien raison d'être prudente, en gardant votre statut, mais relisez, je vous prie, ma réponse à la question 134 (page "Formalités : Statut fonctionnaire") à ce sujet, même pour commencer une activité de week-end, je vous conseille d'être prudente à l'égard de votre statut de fonctionnaire. En ce qui concerne l'équipement cuisine, il doit être simple :
un bon respect de normes de conservation du froid, pas de bois (planches ou étagères)
une bonne séparation du propre et du sale : reportez-vous aux 3 Sujets
Interactifs sur l'HACCP et l'hygiène : *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q231 Après vous avoir posé une question à laquelle vous avez répondu (merci pour la rapidité d'ailleurs !) c'est un "coup de gueule" que je voudrais lancer ! En effet, ce week-end, mon mari et moi sommes partis passer 1 nuit dans une chambre d'hôtes et nous avons été désagréablement surpris ! (Nous l'avions pourtant trouvée sur le site des Gîtes de France) : il y avait des chambres encore en travaux, donc outils, matériels et gravats qui traînaient un peu partout à la portée de n'importe qui. La piscine (enterrée) n'avait ni barrières de sécurité ni système d'alarme et je ne vous parle pas du petit déjeuner "very light" ! Sur le site, ces chambres sont en cours de classement, ce qui voudrait dire qu'avant le passage d'une commission, c'est un peu n'importe quoi ! Une telle image est vraiment dommageable pour les personnes qui se donnent vraiment du mal pour accueillir les hôtes en toute sécurité ! Comme vous le disiez sur le Forum, il y a beaucoup de chambres d'hôtes, mais peu offrent une qualité d'accueil mémorable... Dommage ! Je pense que vous devez réagir - si ce n'est déjà fait - auprès des Gîtes de France, leur responsabilité étant engagée. Quand vous évoquez le passage d'une commission, je ne sais de quoi vous parlez :
En plus de votre réclamation auprès des GDF, vous pouvez toujours alerter l'Office du Tourisme, le Comité Départemental du Tourisme, la mairie... *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q232 Nous avons un hôtel de 22 chambres, pour les murs une SCI et pour le fonds une SARL. Nous envisageons l'acquisition d'un terrain mitoyen (en notre nom propre) et sur celui-ci nous allons déposé un permis de construire pour une maison d'habitation. Nous aimerions connaître la solution à la question ci-dessus, qui semble pour vous être la moins contraignante, tout en étant en règle avec toutes les règlementations. Pour nous, il nous semble que la location en chambres d'hôtes est plus facile à gérer. Par avance je vous remercie de votre aide.
Vous ne pouvez pas, tant que vous n'y habitez pas, considérer les chambres de la maison que vous envisagez de construire comme des chambres d'hôtes, mais il n'y a aucune difficulté à ce que vous les considériez comme une annexe des 22 chambres de l'hôtel. Comme dans votre hôtel, vous êtes bien tenu d'avoir une présence nocturne (membre du personnel ou direction) logeant ou veillant sur place, il vous suffira de bien mettre en place, pour cette résidence mitoyenne, un système de surveillance et d'alarme pour pallier tous risques d'incendie, de panique... voir ma réponse au complément de question 163 sur la page "Sécurité : Alarmes". Ces clients pourront prendre leurs petit déjeuners à l'hôtel et les chambres pourront être faites, très facilement, le chiffre d'affaires généré s'ajoutant à celui de l'hôtel, partie hébergement. *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q233 Possédant une maison, à 600 mètres de mon lieu d'habitation, je m'aperçois que je ne pourrais pas faire de chambres d'hôtes dans cette maison où j'ai quatre chambres que je voulais louer cette saison pour une recette annuelle de 30 000 HT par an environ.
Le Code Général des Impôts est très précis : au-dessus de 23 000 de revenus par an, vous devez vous déclarer dans la catégorie Loueur en Meublé Professionnel (LMP). Voir mes réponses aux questions 190 & 210 ci-dessus. *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q234 Exploitante agricole à titre principal, fiscalement au forfait, j'ai le projet de créer dans ma maison d'habitation principale une chambre d'hôtes.
La première question que vous posez ne soufre pas
d'ambiguïté :
"Sur le plan fiscal et comptable, les agriculteurs sont en principe tenus de
distinguer les revenus qu'ils retirent de leurs activités. Voir ma réponse à la question 182 (page "Fiscalite : revenu agricole") :
*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q235 La lecture des réponses aux questions de ce Blog des Experts nous interpelle sur quelques
points.
Bravo pour toutes les dispositions que vous avez déjà prises ; je traite les différents points évoqués, dans l'ordre :
*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q236
1. Dégagements :
2. La salle que vous envisagez d'utiliser doit aussi répondre aux normes des éléments décoratifs "non feu", c'est-à-dire :
Tous les fournisseurs sérieux savent ce que la terminologie M0, M1, M2, M3 veut dire ; si vos fournisseurs ne le savent pas... allez en chercher un autre, par exemple, sur le portail des fournisseurs de kifaikoi.com Mais, n'oubliez pas non plus les points traités sur ce Blog des Experts concernant la fourniture de restauration (nourriture et boissons). *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q237 Résidant et citoyen suisse, je viens d'hériter (malgré moi !) d'un château
médiéval situé en Haute-Savoie et classé à l'Inventaire Supplémentaire des Monuments
Historiques de 1 700 m2, avec dépendances de 1 000 m2.
Vous posez de nombreuses questions, je vais donc répondre à toutes celles qui sont dans mes compétences (i.e. sans recherches trop approfondies) et je vous proposerai une solution pour les autres... Je pense, tout d'abord que votre approche, en ce qui concerne ce projet, est erronée, du moins dans son vocabulaire, mais peut-être aussi dans son esprit ; en effet, vous évoquez une quarantaine de chambres qui seraient des chambres d'hôtes : j'ai exposé à plusieurs reprises (questions 4, 5 et 11 de la page "Formalités - prestations : Capacité") que la législation ne fixait pas - pour le moment - de limites maximales au nombre de chambres, dans un seul établissement, pouvant être considérées comme des chambres d'hôtes, mais je suis convaincu qu'avec quarante, vous auriez des réactions importantes des fédérations d'hôteliers, de l'administration pour vous dire qu'il s'agit d'un hôtel ou d'un Château-Hôtel, sûrement pas de chambres d'hôtes.
Je ne comprends pas bien votre question : les tarifs sont libres ; mais il faut faire un positionnement tarifaire des différentes composantes du produit, par rapport à la concurrence, aux exigences du ou des marchés et selon la segmentation de clientèle-cible. Voici les quelques points, pour lesquels je pouvais vous répondre dans le cadre de ce Blog des Experts, pour les autres qui demandent analyse, étude, recherche, etc., je vous propose de me contacter en cliquant sur l'icône ci-dessus "Contacter l'auteur". Mise à jour août 2007 : le Décret n° 2007-1173 du 3/8/07 limite à cinq le nombre de chambres d’hôtes possibles chez l’habitant. *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q238 Nous avons actuellement un hôtel-restaurant de 6 chambres et souhaitons transformer notre activité en "restaurant-chambres d'hôtes", non labellisées Gîtes de France qui n'autorise pas la restauration ouverte.
D'une façon moins directe, j'ai déjà abordé cette question :
Mise à jour août 2007 : le Décret n° 2007-1173 du 3/8/07 limite à cinq le nombre de chambres d’hôtes possibles chez l’habitant. *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q239 Nous avons un projet de chambres d'hôtes, et bien que nous envisagions 5 chambres pour ne pas être obligés de passer en ERP, nous souhaitons pouvoir mettre une salle de bains aux normes pour pouvoir accueillir des personnes en fauteuil roulant. Pouvez-vous m'indiquer où je pourrai trouver les textes concernant la règlementation d'aménagement des lieux, et si vous connaissez cette règlementation vos informations seront les bienvenues (j'espère que cette question n'a pas déjà été abordée plus haut). Oui, la question de l'accessibilité des personnes à mobilité réduite a été déjà abordée dans la réponse à la question 79 (Q79) ; cependant, je voudrais aller plus loin et je dois me procurer des précisions sur les aménagements d'une douche, d'une baignoire et d'un jacuzzi ; l'information vous sera transmise dès que disponible. Quant à la documentation, je vous conseille l'Édition des Journaux Officiels l'Intégration des Handicapés dans la société Collection Législation et règlementation (la 1° partie étant la "mobilité") N° 317660000 - http://www.journal-officiel.gouv.fr *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q240 Je souhaite ouvrir 2 chambres d'hôtes que j'utiliserai principalement durant l'été. J'ai la possibilité d'installer un espace cuisine à disposition des locataires : gazinière, réfrigérateur, micro-ondes...
Ce que vous prévoyez est un peu en contradiction avec le principe des chambres d'hôtes, puisque celui-ci consiste à recevoir chez vous et, le cas échéant, convier vos hôtes à votre table ; mais comme servir les repas - autres que les petits déjeuners - n'est pas considéré comme une obligation, pourquoi ne pas suivre votre souhait ? Vous donnez, ce faisant, plus de souplesse à votre offre. Quant à mettre en option payante ces moyens, je ne vous le conseille pas : allez-vous faire une différence, dans la facturation, entre ceux qui l'utilisent pour faire une tisane, ceux qui préparent les petits déjeuners ou un simple repas ? Non, augmentez seulement la qualité de votre produit, le bouche à oreille, vous le rendra, je crois. *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q242 Je souhaite ouvrir une maison où l'accueil et la convivialité en seront la base. J'hésite entre chambres d'hôtes (maxi 4) et gîte.
Même si je crois avoir déjà répondu à l'essentiel des questions que vous posez, je pense peut-être utile, d'ajouter quelques précisions :
Mais il n'y a aucune différence notable, en termes de règlementation, entre les Chambres d'hôtes et les Gîtes.
*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q243 Nous sommes Belges et envisageons l'acquisition d'une propriété dans le Gard qui comprend une table et 6 chambres d'hôtes. Cela deviendrait notre unique source de revenus. L'activité réalise actuellement un CA de +/- 100 000 : 150 000 seraient possibles, par une augmentation du budget publicitaire. Nous ne pouvons malheureusement pas financer la totalité par nos seuls moyens et devons donc nous tourner vers les banques et l'apport personnel serait alors équivalent à 1/3 du montant total de l'opération.
Un apport personnel de 30 % est souvent considéré comme un minimum pour les opérations hôtelières classiques ; dans votre cas, si je comprends bien, cette exploitation existe déjà et vous avez la possibilité de connaître les résultats qu'elle génère et donc de vous rendre compte si ceux-ci peuvent vous permettre d'assurer le service de la dette (sous réserves, bien entendu, que les chiffres qui vous sont communiqués soient fiables). Par contre à votre question : pourrons-nous vivre de cette exploitation ? Je suis dans l'incapacité de vous répondre sans avoir plus d'informations. L'on peut considérer qu'il y a quatre types d'organisations bancaires pouvant accompagner un projet :
Je crains qu'il ne vous faille "aller à la pêche", mais peut-être vous sera-t-il demandé des cautions personnelles et dans ce cas, il faut être très prudents. Pour la forme juridique, si le projet n'est pas trop important, une SARL devrait suffire, s'il était plus important, les murs pourraient être acquis par une SCI qui louerait l'exploitation à la SARL. Mise à jour août 2007 : le Décret n° 2007-1173 du 3/8/07 limite à cinq le nombre de chambres d’hôtes possibles chez l’habitant. *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q244
Première remarque : Vous noterez que je ne reprends pas votre terminologie de "résidence hôtelière" car, pas plus que "résidence de service", cette expression n'a d'existence légale, ce n'est qu'une appellation commerciale ; l'expression "résidence hôtelière" est cependant utilisée pour les Résidences de Tourisme qui ne sont pas classées. Les Résidences de Tourisme ce sont : 1- Poids économique :
2- Définition légale : "La résidence de tourisme est un établissement commercial d'hébergement classé, faisant l'objet d'une exploitation permanente ou saisonnière. Elle est constituée d'un ensemble homogène de chambres ou d'appartements meublés, disposés en unités collectives ou pavillonnaires, offerts en location pour une occupation de la journée, de la semaine, ou du mois, à une clientèle touristique qui n'y élit pas domicile. Elle est dotée d'un minimum d'équipement et de services communs. Elle est gérée dans tous les cas par une seule personne ou morale". 3- Classement :
4- Taille minimale :
5- Nature des locaux :
6- Durée des séjours :
7- Équipement général minimum :
8- Prestations :
9- Surfaces minimales (recommandées par le SNRT) :
10-Protection contre les risques d'incendie et de panique :
11-Accessibilité aux personnes à mobilité réduite :
12-Personnel :
13-Statut juridique :
14-Montage financier :
15-Principaux acteurs du secteur :
*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q245
Je n'ai aucune connaissance sur ce type d'activité en Espagne. *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q246 Bientôt à la retraite, j'aimerais créer 2 ou 3 chambres d'hôtes :
Sans étude de marché, je suis incapable de répondre à votre question sur "la demande dans le 27, la région de Vernon", même si on peut considérer que l'Eure, en général, est une région plutôt propice à l'activité de chambres d'hôtes. Mais ce n'est pas parce qu'un département connaît, dans ce domaine, des succès que votre projet, situé à un endroit précis, dans un environnement donné, avec une concurrence spécifique, est promis à un bel avenir : il vous faut faire - ou faire faire une petite étude avant de prendre toute décision. Vous pouvez toujours contacter l'antenne des Gîtes de France de l'Eure : 9, rue de la petite Cité - 27008 à Évreux - 02 32 39 53 38 ; cette démarche ne vous engagera pas forcément à devenir adhérente, si vous concrétisiez votre projet. Voir le Blog des Experts
Subvention en hôtellerie par Catherine Avignon *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q247 Nous allons acquérir une bâtisse "ancien hôtel/restaurant" dont l'activité sera gîte de séjour, chambres et table d'hôtes. Nous aurons 9 chambres sur deux niveaux, soit une capacité de 18 personnes. Ces deux niveaux sont équipés de détecteurs de fumée, de blocs autonomes d'éclairage de secours, de déclencheurs manuels et de sirènes.
Il semble que vous soyez aux normes en termes de règlementation incendie, MAIS il faudrait vérifier :
Donc, oui à première vue, cela se présente bien, me semble-t-il, mais je ne peux que vous conseiller de provoquer une visite de la Commission de Sécurité. Oui, vous pouvez tout à fait cumuler une activité chambres d'hôtes et gîte de séjour. Oui, vous ne pouvez pas avoir plus de 15 personnes, à la fois, comme hôtes/clients autour de votre table d'hôtes (voir les questions 50 et 51 de la page "Table d'hôtes") ; je rappelle aussi - mais je suis sûr que vous l'avez noté - que cette table d'hôtes doit être réservée aux clients des chambres d'hôtes et du gîte et bien sûr à votre famille, mais pas à une clientèle extérieure. Mise à jour août 2007 : le Décret n° 2007-1173 du 3/8/07 limite à cinq le nombre de chambres d’hôtes possibles chez l’habitant. *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q248 Nous sommes deux personnes copropriétaires d'un bâtiment
(amies sans aucun lien). Nous gérons 4 chambres d'hôtes et nous déclarons chacune la
moitié du chiffre d'affaires, dans la rubrique location de meublés et en 2004 par
exemple, nous avons déclaré chacune 12 000 .
Vous êtes à la limite : pour être loueur en meublé professionnel (LMP), donc inscrit au RCS, il faut et il suffit d'avoir un chiffre d'affaires "meublé", égal ou supérieur à 23 000 . Avec 24 000 à vous deux, vous êtes à la marge ; mais, je suppose que ce chiffre d'affaires ne comprend pas que de l'hébergement, mais aussi une recette de petits déjeuners que vous devez enlever du chiffre d'affaires, pour déterminer si vous êtes LMP ou pas. Je suppose que votre chiffre d'affaires petits déjeuners, dépasse très sensiblement 1 000 ? Vous devez pouvoir évaluer - si vous ne l'avez pas publié par ailleurs - le prix de vos petits déjeuners dans une fourchette entre 5 et 10 , selon la qualité de vos prestations. Je crois donc que vous pouvez vous arc-bouter sur cette position pour ne pas "sortir" de cette notion de chambres d'hôtes, n'imposant pas de création d'entreprise. Cependant, votre position, bien logique en elle-même, de ne faire chacune la déclaration que de la moitié du chiffre d'affaires, dans vos déclarations fiscales, ne peut pas être acceptée par l'administration fiscale : je n'ai pas de solution, à cet égard, à vous proposer et vous conseille de vous adresser, sur ce point précis, à un conseiller fiscal. Mais il est évident, que vous ne devez pas faire chacune, une déclaration pour la création de la même entreprise ; cette demande est ridicule. Permettez-moi, cependant d'ajouter ceci : même si l'on est pas obligés d'avoir des liens, comme vous le dites, autres qu'amicaux, pour être pacsés, cela pourrait vous permettre d'être considérées comme un seul foyer fiscal et pourrait résoudre, une partie du problème ; je ne connais pas évidemment les autres éléments, vous concernant toutes les deux. 1er complément à Q248 : Non seulement nous faisons des petits déjeuners mais également et assez souvent des repas (je peux retrouver le pourcentage exact)...
Le problème le plus important, c'est que j'ai 68 ans : ces chambres d'hôtes sont pour moi un grand amusement, mais deviennent aussi un peu fatigantes... J'ai comme l'impression que d'ici un an ou deux, je lèverai le pied, faute d'énergie... Je ne voudrais pas alors être gênée par des questions administratives trop lourdes ! Vous servez aussi des repas ? Donc, il est bien clair que vous serez bien en dessous des 23 000 de LMP ; mais êtes-vous bien en règle concernant les repas (licences, arrêté 9/5/95 sur l'hygiène, etc.) ? Cela n'a rien à voir avec votre question, mais si vous deviez commencer un bras de fer... autant que tout soit très en ordre. L'avantage d'être pacsées serait de n'être considérées que comme un seul foyer fiscal et pas deux personnes physiques, devant faire chacune sa déclaration IRPP. Vous pouvez, bien sûr, pour que les choses soient claires entre vous et vis-à-vis de l'administration créer une petite SARL, dont vous seriez l'une et l'autre porteuse de part ; ce n'est pas une grosse contrainte, vous auriez une taxe professionnelle à payer... mais cela ne me paraît pas bien grave... ni très utile. Je vois que vous êtes bien entourées et, comme vous le proposez, je serais heureux de connaître l'avis de vos conseils. 2ème complément à Q248 : Concernant le "pacs", nous ne tenons pas à mélanger nos affaires. Nous avons créé une SCI pour notre maison afin de ne pas avoir de problème de transmission. Cela nous oblige d'ailleurs à louer les chambres meublées à la SCI pour en faire des chambres d'hôtes ! Concernant les repas : je crois que c'est admis pour les chambres d'hôtes, si cela ne prend pas trop d'expansion ! j'espère en tout cas ! Un point rapide sur votre table d'hôtes puisque vous servez des repas
(cela vaut d'ailleurs aussi pour le service des petits déjeuners) ; ce qui est admis
- si cette activité de table d'hôtes est modeste et exceptionnelle - c'est de ne pas
avoir l'obligation d'inscription au RCS, mais pas du tout de ne pas avoir de licence vous
permettant de servir des boissons, accompagnant les repas et de respecter l'arrêté du
9/5/95 sur l'hygiène alimentaire : pour cela, reportez-vous aux 3 Sujets
Interactifs sur l'HACCP et l'hygiène : Je suis beaucoup intervenu sur ces deux sujets (licence et hygiène) et vous prie de vous reporter, entre autres, aux réponses des pages suivantes : "Prestations : Licence boissons" (question 21) ainsi qu'à la page "Prestations : Licence restauration" (questions 42 & 58) et enfin à la page "Table d'hôtes" (question 50). *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q249 À plusieurs reprises, vous avez parlé de compte d'exploitation, pour conclure une étude de marché, servir de base à un business plan mais sans donner de détails ; vous avez indiqué que l'on pouvait présenter à l'administration fiscale un compte de résultats, mais précisant aussi dans la réponse à la question 242 "qu'un bon livre de compte avec recettes et dépenses est bien suffisant pour commencer".
Vous évoquez deux aspects différents de l'analyse ou de l'anticipation des résultats, qui dans la méthode sont très proches :
le second devant permettre de vérifier le bien fondé du premier, mais, dans les deux cas, il s'agit bien de rapprocher le chiffre d'affaires généré par l'exploitant (ou envisagé dans le projet) des charges qu'elles soient opérationnelles, fiscales, financières pour aboutir d'abord à un résultat brut, ensuite, le cas échéant, à un résultat net. 1- RECETTES
2- DÉPENSES
*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q250 Je sais que vous avez déjà donné des réponses sur ce point mais j'aimerais quand même avoir une confirmation de votre part. Je suis propriétaire de 5 chambres d'hôtes que j'exploite en tant qu'activité principale (pas d'autre revenu).
C'est un sujet controversé et à cet égard, vous n'avez peut-être pas tort de reposer votre question avec une insistance... louable ! La position de L'APCE - déjà citée à de nombreuses reprises - qui dépendent du Conseil National de la Création d'Entreprise (CNCE), structure qui elle-même dépend du Ministère des Petites et Moyennes Entreprises indique, dans sa brochure "Gîte ruraux - Chambres d'hôtes" - Code NAF 55.2E - réactualisée en avril 2003 : "L'immatriculation au RCS s'impose aux commerçants, c'est-à-dire aux personnes effectuant des actes de commerce et en faisant leur profession habituelle." Il s'agit donc de savoir si, d'une part, l'activité comprend des actes de commerce et d'autre part, si elle est exercée à titre de profession. D'une part, l'activité de location meublée est mixte, c'est-à-dire à la fois composée d'actes civils (location d'immeuble) et d'actes de commerce (location de meubles, et le cas échéant, prestations de services tels que ménage, fourniture de linge, petit déjeuner et repas en tables d'hôtes...). Alors que la location d'un meublé sans autre prestation est jugée civile, et que l'exploitation d'un hôtel est jugée commerciale, aucune jurisprudence n'est venue, jusqu'à ce jour, déterminer si la partie commerciale de l'activité chambres d'hôtes l'emporte sur la partie civile. D'autre part, l'on considère que l'activité est professionnelle lorsqu'elle est exercée dans le but de dégager des revenus substantiels, permettant d'en vivre. Cette définition est souvent donnée en opposition à une activité de gestion ou d'entretien du patrimoine. On comprend alors que seule une appréciation au cas par cas peut être envisagée. Les fiches de la CCI de Paris - Inforeg 2004/2005 - disent exactement la même chose. Vous aurez aussi noté que l'article de L'Hôtellerie Restauration n° 2940 du 1er septembre 2005 fait une large mention des réactions des organisations syndicales hôtelières à l'encontre des chambres d'hôtes non déclarées : ce qui vise, bien sûr, l'inscription au RCS. Le fait que cette activité soit votre revenu principal, semblerait militer dans le sens d'une inscription au RCS pour vous, même si 5 chambres, ce n'est pas encore bien important. Une inscription de l'immatriculation au RCS ne changera rien aux autres dispositions à l'égard de la TVA (questions : 9 & 187), au régime des meublés (questions : 60 & 190). La seule réelle contrainte que je vois, dans votre cas, peut être une cotisation obligatoire vieillesse ou maladie maternité au régime de salariés non agricole ; mais cela aussi peut se négocier. Les choses pouvant évoluer prochainement au plan règlementaire, je crois que vous ne prenez pas grand risque en attendant des éclaircissements.
Mise à jour septembre 2007 : « Dans la question ministérielle du 12 décembre 2006 (J.O. AN du 6 février 2007, page 1414) le ministre délégué
au tourisme indique, en substance, que ceux qui exerce l’activité d’exploitant de chambres d’hôte, de manière habituelle, en cherchant des profits et qui en font
leur profession doivent s’inscrire au RCS, par contre ceux qui exercent cette activité de manière accessoire, en complément d’une activité professionnelle qui
n’entraîne pas l’obligation de d’inscription au RCS, sont dispensés de s’immatriculer à ce registre au titre de l’exploitation des chambres d’hôtes ».
*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q251 Je pense ouvrir 12 chambres d'hôtes sur une propriété, avec un restaurant et un petit parcours de golf. Je pense mettre le foncier en SCI et créer une SARL à capital variable pour la gestion du restaurant et du golf.
En ce qui concerne le montage juridique de votre opération, il me paraît tout à fait adéquat. Quant à vos autres questions, je pense y avoir déjà répondu :
Mise à jour août 2007 : le Décret n° 2007-1173 du 3/8/07 limite à cinq le nombre de chambres d’hôtes possibles chez l’habitant. *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q252 J'ai été très intéressé par votre complète réponse à la question 244 sur les Résidences de Tourisme et les Résidences Hôtelières. Vous abordez - et cela peut intéresser vivement ceux qui veulent monter des opérations en parahôtellerie - la multipropriété ou le temps partagé ou "timeshare", ne cachant pas que, dans les débuts de ces activités, quelques opérations en temps partagé (timeshare) ont laissé des souvenirs douloureux à des investisseurs obnubilés par l'avantage fiscal immédiat de l'opération.
Je n'ai effectivement pas voulu encore rallonger une réponse déjà peut-être un peu trop prolixe. Toutes les difficultés dont nous parlons viennent du fait qu'un nouveau montage financier a été mis sur le marché, découvert par des escrocs dont certains n'ont pas hésité à vendre, sur le papier, des appartements qui n'existaient pas, dont la construction n'était même pas envisagée ou qui ne correspondaient en rien à l'acte de vente, souvent établi sur une base de VEFA (Vente en État Futur d'Achèvement), c'est-à-dire sur plans. Je vais donc aller un peu plus loin sur l'aspect juridique et règlementaire des Ventes en temps partagé (timeshare) : 1- DÉFINITION DU TEMPS PARTAGÉ (TIMESHARE) :
2- CONTEXTE JURIDIQUE :
3- PROMOTEURS DE RÉSIDENCES EN TIMESHARE En plus des acteurs déjà cités dans la réponse à la question 244, je tiens à préciser que des grands Groupes hôteliers ont commencé, à des degrés divers, à monter des opérations en "Timeshare". Citons par ordre d'importance le Groupe MARRIOTT, puis HILTON, avec sa filiale spécialisée HILTON GRAND VACATION CLUB qui va construire des résidences en complément d'Hôtels ou de casinos existant, Disney Vacation Club, filiale de DISNEY CORPORATION, envisageait d'ouvrir une chaîne de résidences en Timeshare en Europe ; auraient également des projets les chaînes MÉLIA/SOL (Espagne), OBEROÏ (Inde). Ces grandes chaînes hôtelières sont, ou vont aller, sur ce marché pour financer de nouveaux produits (ne pas oublier que la charge capitalistique de l'industrie hôtelière est très lourde, identique à celle de la métallurgie c'est-à-dire, pour les produits classiques, 3 d'investissements pour 1 de chiffre d'affaires, d'où la nécessité d'aider l'investissement par des approches nouvelles). Et pour anecdote : signe des temps, l'Université Cornell-Essec de Cergy-Pontoise, consacre plusieurs journées de cours, dans son cycle universitaire, au "Timeshare", source de financement de nouveaux produits. *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q253 Nous souhaitons créer 5 chambres d'hôtes dans le Vaucluse avec piscine et Spa en SARL. Nous disposons d'un investissement personnel de 75 000 € et le reste du projet nécessite un financement extérieur en sachant qu'il s'agit d'une construction. En sachant que cette activité constituerait notre seul revenu, puisque nous travaillerons en couple :
Une remarque tout d'abord, je pense que vous êtes conscients que si vous voulez que les clients de vos chambres d'hôtes bénéficient de la piscine, il faut que celle-ci réponde aux normes concernant les piscines ouvertes au public - ce qui a un coût à l'investissement et à l'exploitation ; voir à ce sujet mes réponses aux questions 69 et 91 de la page "Formalités : règlement piscine". En ce qui concerne le projet de SPA, je vous conseille de vous référer au chapitre traitant de ce sujet "Prestations complémentaires : spa, sauna et hammam". Quant à votre question sur l'aide que vous pouvez obtenir pour monter votre dossier, je pense que vous pouvez vous adresser au Centre de Formalités des Entreprises (CFE) de la Chambre de Commerce du département ; bien sûr un cabinet conseil, connaissant ces questions, peut vous accompagner pour ce montage. *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q254
Non, pas d'incidence sensible à prévoir tant pour l'impôt foncier que pour la taxe d'habitation. *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q255
L'important n'est pas de suivre une formation mais d'appliquer la règlementation, en l'occurrence celle de l'Arrêté du 9/5/95 concernant l'hygiène alimentaire :
Avec cela, de la propreté et du bon sens, et vous serez très armé ! *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q256
Vous pouvez tout à fait commercialiser vos produits en demi-pension, tout en n'oubliant pas que vous n'avez pas le droit de lier la consommation de la restauration à l'acception du client en chambre (autrement dit, vous n'avez pas le droit de refuser un hébergement à un client, au prétexte qu'il ne prendra pas de repas). Sauf si la qualité de vos prestations était déséquilibrée entre l'hébergement et la restauration, je pense que vous pouvez adopter, pour la ventilation interne de votre tarif, la règle admise par le fisc pour la TVA, c'est-à-dire les 3/4 du prix sont considérés comme de l'hébergement et le 1/4 pour la demi-pension. *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q257 J'envisage d'acheter un petit hôtel particulier et de créer quatre chambres d'hôtes sur deux étages spécifiques. Les visiteurs auraient accès à leur chambre et une salle à manger-salon où serait servi le petit déjeuner et où se ferait l'accueil.
Oui bien sûr, recevoir des clients dans sa résidence personnelle, ne veut pas dire ne pas garder une certaine intimité, une certaine vie privée. Donc, le schéma que vous envisagez me semble tout à fait conforme à l'esprit des chambres d'hôtes au détail près que les bons auteurs évoquent le petit déjeuner en commun ! Complément à Q257 : Dans le projet envisagé, je ne l'avais pas précisé, mais il était entendu que nous souhaitons, avec ma famille, prendre le petit déjeuner en commun : le moment le plus favorable pour établir des échanges et des liens privilégiés avec les visiteurs, et qui constitue ce que nous considérons à la fois comme la véritable différence mais aussi la plus-value par rapport à un séjour à l'hôtel. *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q258 Je souhaite aménager des chambres d'hôtes dans un ancien moulin datant de la fin du IXX°. Les plafonds dans ce moulin son très bas, environ 2 m à 2m10 :
Je n'ai rien trouvé dans la règlementation ERP sur une hauteur minimale sous-plafond, ce que veut dire que ce sont les règles de droit commun qui s'appliquent. Le règlement sanitaire : Arrêté n° 79-561 du 20/11/79 modifié par les arrêtés des 4/11/82, 23/4/82, 3/4/89 - dans son chapitre III "Aménagements des Locaux d'Habitation", article 40-4 stipule que "La hauteur sous plafond ne doit pas être inférieure à 2,20 mètres". Je crois que le problème posé, va plus se situer en termes d'évacuation des fumées que sur la hauteur proprement dite, d'autant que le charme de votre moulin du XIX° siècle doit bien s'accommoder de cette hauteur basse. Si vous avez la possibilité de mettre en place des trappes de désenfumage ou un système d'évacuation des fumées, je suppose que vous pourriez obtenir une dérogation. Je ne peux cependant que vous conseiller de ne conclure votre transaction que quand vous aurez une décision écrite de la Commission de Sécurité, que ce soit pour une utilisation en chambres d'hôtes ou en location classique, si votre projet d'acquisition est bien lié à la création de revenus locatifs. Complément à Q258 : Je me permets d'abuser encore un peu de votre bienveillance. J'ai depuis, l'envoi de mon premier message, trouvé un décret faisant référence à des notions minimales de hauteur ; il s'agit du Décret n°87-149 du 6 mars 1987, fixant les conditions minimales de confort et d'habitabilité auxquelles doivent répondre les locaux mis en location. Dans celui-ci est fait référence à une hauteur de 2m20 dans les bâtiments récents, mais aussi à une hauteur de 2m si le bâtiment n'a pas subi de division depuis 1948, ce qui est le cas dudit bâtiment que je souhaite aménager.
Pour conclure, j'ai également un point à éclaircir, s'agissant d'un plafond à 2m05 : par endroits des poutres, situées à une hauteur inférieure (env. 1m97), viennent compliquer mon jugement ; faut-il prendre la hauteur moyenne du plafond ou le point le plus bas représenté par ces poutres pour connaître la hauteur à prendre en compte ? Merci de votre précision sur le Décret n°87-149 du 6 mars 1987 que je n'avais pas trouvé, sur les normes de confort minimales, donnant les hauteurs sous-plafond minimales ; je crois, en effet, que cela répond tout à fait à la première question de votre intervention précédente. Il me paraît clair que la hauteur à prendre en compte est celle du "plafond" et pas des poutres ; de toutes façons, à quelques centimètres près, vous auriez sûrement toute dérogation, comme les bâtiments un peu anciens qui ne sont pas obligatoirement aux normes actuelles, mais ont cependant un grand charme. *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q259 J'ai créé 6 chambres d'hôtes et un gîte, sur un même site, mais dans des immeubles différents (voir question 30) en pensant ne pas être classé ERP ; une commission de sécurité envisage, quand même, de me classer ERP, pour la raison que des chambres à l'extérieur du bâtiment principal ne sont pas des "chambres chez l'habitant".
La position de la Commission de Sécurité, dans le cas que vous décrivez, ne suit pas l'Article PE 6 du règlement de sécurité déjà cité, mais la Commission peut toujours aller plus loin que la règlementation. Certes, vous pouvez faire appel de cette décision - ainsi que je l'ai exposé dans la réponse à la question 13 page "Commission et règlement sécurité" - auprès du Président de la Commission de sécurité qui, en l'occurrence, doit être le Préfet, mais je serais surpris que la conclusion du rapport de la commission ne soit maintenue. Mise à jour août 2007 : le Décret n° 2007-1173 du 3/8/07 limite à cinq le nombre de chambres d’hôtes possibles chez l’habitant. *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q260 Je possède 5 chambres d'hôtes et mon chiffre d'affaires est de 28 000 par an.
Le régime de Loueur en Meublé Non Professionnel (LMNP) est justement fait pour les personnes ayant des revenus autres, qu'ils soient salariés ou non, car je pense que si vous enlevez, au chiffre que vous avez indiqué, les recettes pour les petits déjeuners et éventuelles recettes annexes, vous devez vous situer légèrement en dessous du seuil de 23 000 qui est celui à partir duquel, l'on devient loueur en meublé professionnel (LMP). Le fait que vos salaires actuels soient légèrement inférieurs à vos revenus actuels de location n'a pas à entrer en considération au niveau où vous vous situez. Quant aux recettes émanant de la table d'Hôte, vous devez les déclarer, comme celles des petits déjeuners, sur votre déclaration IRPP. N'oubliez pas la règlementation concernant les tables d'hôtes (licence et hygiène) exposée dans cette même page à la question 66 *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q261 Je vais ouvrir prochainement dans un mas 4 ou 5 chambres d'hôtes. Je veux aussi faire table d'hôtes. Si j'ai bien compris, il me faut une petite licence afin de pouvoir servir des petits déjeuners (boissons du 1er groupe) et dîners (boissons 2e groupe).
Je n'ai trouvé aucune règlementation, concernant la présence des mini-bars dans les chambres d'hôtes, mais je suppose que l'on peut extrapoler la situation qui prévaut pour les chambres d'hôtel où la présence de mini-bars, comportant des mignonnettes d'alcool, n'implique nullement que l'exploitant ait une "grande licence". Par contre, servir de l'alcool en dehors des repas, comme la bière au retour d'une randonnée ou un alcool après le repas - pas seulement du vin, accompagnant le repas - ne peut se faire qu'avec la "licence restauration", soit celle de 4° catégorie dont la vente est règlementée, la disponibilité rare et le prix assez cher ; voir à cet égard le service des douanes le plus proche. Le jeu en vaut-il la chandelle ? Voir ma réponse à la question 176 sur la page "Licence boissons". *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q262 Nous souhaitons acquérir un château pour faire 17 chambres d'hôtes.
Nous n'occuperons pas le château car nous avons une résidence principale par ailleurs... Votre projet ne s'apparente pas à une exploitation de chambres d'hôtes :
Mise à jour août 2007 : le Décret n° 2007-1173 du 3/8/07 limite à cinq le nombre de chambres d’hôtes possibles chez l’habitant. Voir mes réponses aux questions 103, 214 et 237 sur les châteaux et les possibilités d'exploitation et d'appellation.En ce qui concerne les taux d'occupation des différents produits hôteliers de la région des Châteaux de la Loire (37), je n'en ai aucune idée et vous suggère de prendre contact avec le Comité Départemental du Tourisme (CDT) qui mettra ses statistiques à votre disposition. *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q263 Mon mari exploite un snack pizzeria à emporter ou à consommer sur
place, ambulant dans le 04, donc déclaré à la Chambre des Métiers et au RCS en micro
entreprise. Les chambres, au total 20, sont réparties sur 2 étages. Nous souhaiterions en garder 5 à titre personnel et louer le reste. J'aimerais garder le style chambres d'hôtes et par la même faire une table d'hôtes. Je sais que nous serons de toute façon classés ERP. Une chose me chiffonne en réponse à la question 60 où vous disiez que le fait d'ouvrir un restaurant n'était guère plus compliqué qu'une table d'hôtes.
Je suis actuellement en disponibilité pour un an renouvelable pendant 10 ans dans mon travail.
Votre projet semble très intéressant mais, malgré tout, un peu compliqué ; quelques remarques et réponses :
Globalement, je pense que vous devez encore continuer à réfléchir sur votre projet, analysant bien toutes les imbrications. *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q264 J'aurais aimé connaître la législation au niveau d'implantation et création de chambres d'hôtes, en zone inondable.
Ma première tendance aurait été de vous répondre négativement, du moins vous suggérer de prendre un avis officiel si le complément à la question 226 (page "Commission et règlement sécurité") ne donnait un avis plus nuancé. Notre correspondant transmet l'avis, à la fois de la Mairie et du Service du Droit des Sols de la Communauté d'Agglomération : " mes clients sont considérés comme des invités à titre privé et il n'y a pas de restriction". Dans la question posée en 226, il s'agissait de glissement de terrain ce qui peut être encore beaucoup plus sournois et soudain que l'inondation et de chambres d'hôtes destinées à des personnes à mobilité réduite, ce qui ne peut qu'ajouter à la prudence. Je crois donc que, dans votre cas, l'aménagement de chambres d'hôtes dans votre habitation, même dans les combles, est tout à fait possible ; pour être tout à fait rassuré, vous pouvez vous adresser au service ad hoc de la Mairie. Toutefois, dans votre configuration, il ne peut s'agir de gîte rural qui doit être implanté au milieu d'un espace relativement vaste, mais bien de chambres d'hôtes. *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q265 Je vous soumets une question que l'on m'a posée, à laquelle je ne sais pas répondre. Voici la situation : une personne, salariée à plein temps possède 1 gîte et 3 chambres d'hôtes (revenu brut déclaré en Micro Bic env. 5 000 ) s'est vue contacter par l'URSAFF qui exige d'avoir un N°Siret dans les 15 jours à venir, afin de payer des cotisations sociales.
Merci de votre soutien, car c'est très dur d'obtenir de l'URSSAF des réponses fiables, selon l'interlocuteur, les données changent, mais aucun texte de loi ne m'a été envoyé par le service. Effectivement, comme vous, je pense qu'une demande péremptoire par téléphone n'a pas lieu d'être ; il faut cependant réagir assez rapidement pour ne pas aggraver les choses. Je suis persuadé que l'employé de l'URSSAF se trompe totalement dans son approche, à condition que cette personne n'ait pas d'employé pour effectuer le travail. Mais comme elle est "salariée à plein temps", comment le travail pour 1 gîte (combien de chambres ?) et 3 chambres d'hôtes est-il fait et par qui ? Cependant, les indications que vous donnez - 5 000 par an, je pense - situe bien un niveau d'activité modeste, très en deçà du plafond du régime de micro-entreprise de 76 300 par an, confortent bien le choix de la micro-entreprise ; il faut et il suffit donc que cette personne fasse, comme vous l'indiquez, sa déclaration en BIC sur sa déclaration IRPP n° 2042. En effet, s'il n'y a pas de salarié, il n'y a pas besoin de société - et même les nouvelles dispositions (été 2005) permettent des emplois à domicile sans création de société - et donc pas de N° Siret. Autre point que vous soulevez sur l'inscription en RCS : non, pour le moment, il n'y a aucune obligation d'inscription tant que l'activité est limitée - ce que l'on peut considérer comme étant le cas que vous décrivez ; mais - suite à la pression des syndicats d'hôteliers - il est très probable que très rapidement, cette latitude ne disparaisse.
Mise à jour septembre 2007 : « Dans la question ministérielle du 12 décembre 2006 (J.O. AN du 6 février 2007, page 1414) le ministre délégué
au tourisme indique, en substance, que ceux qui exerce l’activité d’exploitant de chambres d’hôte, de manière habituelle, en cherchant des profits et qui en font
leur profession doivent s’inscrire au RCS, par contre ceux qui exercent cette activité de manière accessoire, en complément d’une activité professionnelle qui
n’entraîne pas l’obligation de d’inscription au RCS, sont dispensés de s’immatriculer à ce registre au titre de l’exploitation des chambres d’hôtes ».
En l'occurrence, ce que je vous suggère, c'est de prendre contact, vous-même, avec la direction de l'URSSAF ou le faire faire par la Chambre de Commerce (attaché technique hôtelier ATH). *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q266
L'alimentation en eau potable à partir d'une source privée (puits ou forage), est soumise à l'autorisation du préfet après avis du conseil départemental d'hygiène ; le service instructeur étant la DDASS. La conclusion de l'enquête pourra soit :
Seul un contact avec la DDASS (Préfecture) pourra vous donner une réponse circonstanciée. Source : "Ministère de la santé et de la protection sociale : Guide technique - conception et réalisation des installations de distribution d'eau - alimentation à partir d'une source privée". Cependant, je suppose que s'il ne s'agit que d'une ou deux chambres d'hôtes et que cette eau, d'origine privée, est utilisée, sans inconvénient, par votre famille, une autorisation peut vous être donnée facilement ; autrement il faudra faire effectuer des analyses bactériologiques régulièrement. *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q267 Mon époux et moi-même, souhaitons acquérir un chalet, en Haute-Savoie, de 280 m2 habitables, disposant de 5 chambres.
Pouvons-nous séparer nos locaux de ceux de nos hôtes, ne serait-ce que pour que nos deux enfants en bas âge puissent bénéficier d'un coin "bien à eux" ? Cela nous désignerait-il comme un ERP ? Autre question : devons-nous impérativement recevoir le consentement de la mairie pour créer des chambres d'hôtes et éventuellement une table d'hôtes. Peut-elle refuser ? Peut-elle refuser un réaménagement de l'assainissement même dans le cas où nous en prenons l'entière responsabilité financière ? Merci beaucoup car ce Blog des Experts nous a permis de faire avancer notre projet à pas de géant. Créer 5 Chambres d'hôtes dans une surface de 280 m2 est évidemment tout à fait possible, les sanitaires doivent aussi correspondre à la solution de location que vous pouvez envisager : (5 unités indépendantes ou un ensemble de 3 chambres communicantes avec le sanitaire, plus un ensemble de 2 chambres, avec aussi sanitaire indépendant ; votre projet étant à l'étage ou au rez-de-chaussée, il paraît difficile que vos clients utilisent les sanitaires du sous-sol). N'ayant que 5 chambres à louer, vous ne serez pas - du moins tant que la législation reste inchangée (octobre 2005) - considérée comme ERP. Vous pouvez aussi, tout à fait, avoir un espace privatif, en particulier pour vos enfants, mais n'oubliez pas que le principe des chambres d'hôtes est une certaine convivialité qui recommande, en particulier, la prise du petit déjeuner en commun et, éventuellement, un moment passé en commun, le soir, au salon. Vous n'avez pas à demander une autorisation à la Mairie, mais seulement l'informer de votre décision d'avoir des chambres d'hôtes ; pour votre commercialisation, il est plus que recommandé d'informer l'Office du Tourisme, le syndicat d'Initiative... Idem pour la création d'une table d'hôtes pour laquelle, vous trouverez dans les réponses de la page "Tables d'hôtes" toutes les informations règlementairement utiles. En ce qui concerne l'assainissement, il est évident que la mairie peut avoir à intervenir : je vous conseille de vous reporter au complément de réponse à la question 64 *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q268 Je suis actuellement en congé parental, jusqu'aux 3 ans de mon petit garçon (il me reste une bonne année avant de reprendre mon activité salariée). Nous (mon concubin, mes 2 enfants et moi) souhaitons acquérir un logement plus grand dans la ville de LILLE, au cur du quartier historique. Les prix ayant flambés et moi ayant goûté à la vie à la maison, nous avons envisagé d'acheter une maison ancienne et d'y créer 4 chambres d'hôtes.
Votre projet au cur de quartier historique de Lille est sûrement séduisant. La législation concernant le Congé Parental est très claire : la seule activité autorisée est celle d'assistante maternelle, mais, dans votre cas, il ne s'agirait pas d'une activité salariée puisque, je pense, que vous retiendriez la possibilité de déclarer vos revenus dans votre déclaration IRPP, ainsi que je l'ai exposé à plusieurs reprises. Cependant, rien ne me permet de vous certifier que vous seriez dans la totale légalité en exploitant ces chambres, alors que vous percevez toujours les allocations de la CAF. Il peut y avoir un risque, même s'il me paraît faible. J'ai répondu à une question un peu différente, mais dans le même contexte de Congé Parental à la question 193 sur la page "Social : congés parental". *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q269 Ma femme et moi sommes propriétaires et salariés. Nous
habitons Paris et allons créer 2 ou 3 chambres d'hôtes (tables d'hôtes
occasionnellement). Cette activité sera gérée par notre fille salariée à mi-temps.
Les revenus éventuels de cette activité seront pour ma fille et déclarés au titre de
l'impôt sur le revenu catégorie bic. Tout cela me semble cohérent et sans problème
particulier. Je n'oublie pas la petite licence pour le vin à table. Confirmez-vous cette info ?
Nota : ma fille n'est pas locataire chez nous et nous ne percevrons aucun loyer du fait de sa présence. Le schéma d'exploitation que vous développez est parfait. La réponse que vous fait la banque sur la possibilité donnée à vos clients de régler leur note avec une carte accréditive (CB) est tout à fait conforme à la règlementation en vigueur. En effet, le GIE qui règle, sous l'égide de l'Association Française des Banques (AFB), toutes les dispositions concernant l'utilisation des Terminaux de Paiement Électronique (TPE) impose à ses adhérents, c'est-à-dire à toutes banques françaises, que les "commerçants" utilisateurs aient une inscription au RCS et un numéro Siret. Le fait que vos clients soient obligés de régler en espèces ou en chèque n'est pas tragique - même si la seconde solution demande plus de précaution : beaucoup de commerçants - dans les marchés, en particulier, ne sont pas équipés de TPE, même quand ils vendent de produits chers comme la viande ou le poisson. Quant à l'inscription au RCS, ce n'est pas très contraignant, mais peut conduire à des demandes de cotisations retraite, par exemple ; votre fille sera tenue d'exposer qu'elle n'est pas salariée pour cette activité et qu'elle paie ses cotisations par ailleurs. Mise à jour septembre 2007 : « Dans la question ministérielle du 12 décembre 2006 (J.O. AN du 6 février 2007, page 1414) le ministre délégué au tourisme indique, en substance, que ceux qui exerce l’activité d’exploitant de chambres d’hôte, de manière habituelle, en cherchant des profits et qui en font leur profession doivent s’inscrire au RCS, par contre ceux qui exercent cette activité de manière accessoire, en complément d’une activité professionnelle qui n’entraîne pas l’obligation de d’inscription au RCS, sont dispensés de s’immatriculer à ce registre au titre de l’exploitation des chambres d’hôtes ». *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q270 Nous voulons (dans quelques années) commencer des chambres d'hôtes (5 ou 6) et une table d'hôtes (faire des repas pour les visiteurs des chambres d'hôtes). Plus tard, au moment où les chambres d'hôtes marcheront bien, comme je suis cuisinier, je voudrais établir un restaurant au même endroit ; c'est-à-dire créer un menu (pas à la carte) pour les visiteurs des chambres d'hôtes et pour les passants (c'est-à-dire, les personnes qui ne louent pas de chambre, mais qui viennent seulement pour les repas) :
J'espère que vous pouvez me renseigner le plus vite possible, car nous n'avons que 7 jours pour pouvoir annuler le compromis de vente, si besoin était.
Mise à jour août 2007 : le Décret n° 2007-1173 du 3/8/07 limite à cinq le nombre de chambres d’hôtes possibles chez l’habitant. *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q271
Les questions que vous abordez ont déjà été traitées :
Complément à Q271 Juste une précision SVP, concernant la comptabilité : j'ai un petit CA de 15 000 € par an, déclaré en BIC non-pro :
Vous ne fonctionnez pas avec une société, mais sur la base de votre déclaration IRPP/BIC : donc pas de société et pas d'obligation de tenue de comptabilité. Cependant, pour votre propre gouverne, je vous encourage à tenir une petite compta. soit sur un simple livre de comptes (agenda) soit avec le logiciel dont vous parlez, que je ne connais pas mais qui doit très bien faire l'affaire ; ne comptabilisez pas que vos recettes, pensez aussi aux charges, intérêts d'emprunts, etc. Le seul intérêt pour vous de tenir une comptabilité légalement, existerait si vous aviez des raisons de penser que le montant de vos charges est supérieur à l'abattement fait d'office par défaut, par l'administration fiscale (72 % sur les recettes hébergement, hors petits déjeuners) sur votre chiffre d'affaires déclaré : dans ce cas, vous devriez pouvoir étayer votre affirmation. Pour ces différents points, je vous renvoie aux réponses aux trois premières questions (30, 47 & 166) sur la page "Comptabilité et factures" ainsi qu'à la question 249). *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q272
Les factures doivent être établies en bonne et due forme dans deux cas :
ou
Pratiquement, ceci signifie que vous devez toujours établir une facture. Cette facture doit comporter :
*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q273
Les seules informations qui, à ma connaissance, sont actuellement disponibles sont celles, au plan national, données par les Gîtes de France, indiquant un taux d'occupation annuel, pour 2003, de l'ordre de 37 %. Pour que vous ayez des informations adaptées à votre région, je vous suggère de prendre contact :
Sans une petite étude, sans connaître votre produit, son emplacement et la concurrence, il est impossible de vous dire si cette activité peut vous permettre d'en vivre ; a priori avec 5 chambres, et sous toutes réserves. *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q274 J'ai 23 ans et avec mes parents nous désirons créer des chambres d'hôtes (15 chambres) dans les Pyrénées-Orientales avec le service du petit déjeuner. Donc nous serions trois adultes dont deux qui prendront leurs retraites dans 10 ans.
Bien que les points que vous soulevez aient été séparément analysés dans plusieurs réponses, je pense qu'il peut être utile de les reprendre :
*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q275 Et si nous ne parlions plus de chambres d'hôtes mais de maison
d'hôtes ? J'achète ou je possède un grand appartement, un petit immeuble, une
maison dans une grande ville touristique, j'y construis 8 ou 10 chambres et bien sûr
j'habite sur place. Je m'occupe avec beaucoup d'attention de mes clients, je leur sers un
petit déjeuner français, je suis disponible et à leur écoute à plein temps.
Votre question est formulée de curieuse façon, comme si elle était porteuse d'arrière-pensées, ce qui pourtant ne doit pas être le cas ; je reprends donc les différents points que vous abordez :
*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q276
Pour l'exploitation d'une table d'hôtes - où, par définition, l'habitant reçoit chez lui - le principe de l'arrêté du 9 mai 1995, règlementant "l'hygiène des aliments remis directement au consommateur", doit être respecté (www.legifrance.gouv.fr). Pour l'essentiel, il s'agira de la fraîcheur des aliments, des dates limites d'utilisation, des températures de conservation des éléments frais et congelés, de l'origine des aliments servis, de la non-utilisation du bois pour les étagères dans les chambres froides ou pour la découpe des aliments... de l'hygiène et la propreté en général (une attention particulière pour les ufs, la crème fraîche, les glaces et la durée de vie de l'huile de la friteuse) ; en s'interdisant aussi de congeler soi-même les produits destinés à la consommation des clients, etc. (énumération non exhaustive, mais vous pouvez vous référez aussi aux 3 Sujets Interactifs sur l'HACCP et l'hygiène, voir le sommaire du blog des experts) ; de plus, un contact avec la Direction des Services Vétérinaire - Préfecture - pour vérifier un point précis, est toujours recommandé. À part ce comportement de bon sens, les équipements peuvent être ceux de la ménagère traditionnelle, sans rien de particulier. Vous devez aussi avoir, au minimum, la petite licence restauration (obtention gratuite chez la Recette buraliste). *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q277 Mon mari et moi sommes fonctionnaires. Il est cuisinier et moi
je travaille en laboratoire. Je suis actuellement en congé parental à 80 %.
L'ambiance de notre métier ne nous convient pas et nous voulons créer une petite auberge
(20 couverts) pour mon mari et des chambres d'hôte avec gîte pour moi. Le tout dans un
esprit équestre pour recevoir les randonneurs à cheval ou autres, avec un système de
box ou de petits prés pour les chevaux la nuit. Nous avons trouvé une structure qui
correspondrait à notre rêve.
Je vous pose cette question car mon mari veut prendre une disponibilité de deux ans (au cas où) et moi je voudrais me mettre en Congé Parental à 100 %, pendant encore deux ans, puis en disponibilité les deux années suivantes, au cas où aussi ! Nous sommes tout de même prudents, car nous avons deux enfants à charge.
Ce qui n'apparaît pas dans votre exposé mais je pense a bien été pris en compte, c'est le marché tant pour l'auberge que pour les chambres d'hôtes, le gîte, les activités équestres ; c'est cela l'essentiel, le reste étant relativement facile (ce que vous appelez auberge me semble être, un local de restauration de charme, mais sans chambres : l'appellation auberge n'est pas règlementée, mais dans l'esprit du public, cela peut impliquer aussi une notion d'hébergement ; il faudra donc faire attention à la précision de votre communication. Vous pouvez tout à fait avoir une société - une SCI par exemple - qui achèterait l'ensemble puis louerait à une SARL la partie restauration, la salle de réception, les bâtiments loués à l'école.Cette même SCI louant, à vous-mêmes, les locaux d'habitation qu'ils soient occupés par votre famille ou destinés à votre clientèle de chambres et de gîte. Vous indiquez que vous êtes en congé parental à 80 % et envisagez de le prolonger pendant deux ans sur une base d'un congé total : je vous rappelle que la seule activité autorisée dans le cadre d'un congé parental, puisque vous touchez des allocations de la CAF, est celle d'assistance maternelle, alors que le projet que vous voulez développer est d'une certaine importance ; donc prudence, je vous renvoie à mes réponses aux questions 193 et 268 (page "Social : congé parental"). Les chambres d'hôtes étant, a priori une structure familiale, il semblerait logique de rattacher le dortoir à la SARL, exploitant le restaurant. En ce qui concerne les repas, je vous rappelle que dans l'esprit chambres d'hôtes, ceux-ci sont pris à la table familiale ; comment concilier cette notion et celle du restaurant de terroir ? Je ne sais pas ; par contre faire un forfait avec l'hébergement, les petits déjeuners et un repas - non obligatoire - sur une base de menu n'est pas difficile ; voyez quels sont les prix de la concurrence. Quant à la rentabilité de l'ensemble, ne connaissant ni le marché ni vos charges d'investissements et d'exploitation, je ne peux rien vous dire ; cependant, vous indiquez que votre mari, va prendre un congé de deux ans pour voir : deux ans, c'est bien vite passé pour lancer une affaire ; donc pour tout ceci qui, au demeurant, semble bien séduisant, je ne peux que vous recommander une grande prudence. *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q278 J'ai créé un gîte de 7 places comprenant 3 chambres dans le Pas-de-Calais, pour ma tranquillité, j'ai demandé le passage d'un contrôleur à la société Socotec pour l'électricité et pour m'informer sur la sécurité. Il en ressort : Classement = sauf avis contraire de la commission de sécurité, établissement de type PE, avec locaux à sommeil de 5e catégorie.
Je crains que le contrôleur de la SOCOTEC, chargé en l'occurrence du contrôle de la conformité électrique ne confonde deux choses totalement différentes :
Je n'ai jamais lu, à part ceci, une quelconque indication autre sur une notion de PE. Cela étant dit, vous avez 3 chambres, comportant 7 lits, si je comprends bien, donc vous n'êtes pas concerné par la règlementation ERP. *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q279 Nous avons acquis un bâtiment protégé au centre ville de Langres. Il s'agit d'une ville touristique, de plus mon bâtiment fait partie de l'itinéraire touristique et il est à proximité des remparts. Il comprend une cour intérieure et 2 espaces extérieurs dont une terrasse et un autre espace aménagé en parking. Je comptais en faire ma demeure principale et créer 5 chambres d'hôtes à l'étage. J'ai lu dans vos commentaires précédents qu'il fallait une terrasse s'il s'agissait d'un site urbain. Cependant, mon bâtiment n'a pas de balcon aux étages.
Encore une fois, il n'y a pas de vraie règlementation mais des avis ; ceux que j'ai cités viennent de l'ACPE et d'Inforeg (cités à plusieurs reprises antérieurement). Ce que vous décrivez est un circuit urbain touristique et dans le cadre historique d'une ville touristique ; cela semble parfait. Par ailleurs, vous possédez une terrasse dont vos clients pourront profiter ainsi qu'une cour intérieure que vous pourrez aménager. Donc, tout me semble réuni pour que vous puissiez respecter l'esprit chambres d'hôtes. *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q280 Je dispose de 4 chambres d'hôtes que je loue toute l'année. L'office du Tourisme de ma région m'envoie la lettre suivante : "Suite à un courriel de l'Union Départementales des Offices de Tourismes du Var, nous vous informons que pour louer vos chambres d'hôtes, vous devez être en possession de la licence 1, obligatoire pour servir notamment les petits déjeuners. Cette licence s'obtient sur simple demande et gratuitement à la Mairie de la commune où se situe la chambre d'hôtes. Nous vous informons également que dans les départements voisins, les chambres d'hôtes sont visitées par la Gendarmerie Nationale afin de vérifier que les propriétaires possèdent bien la licence 1. Salutations distinguées...". J'ai tenté de faire les démarches demandées, mais en fin de parcours, après avoir été renvoyée d'un service à l'autre (mairie - gendarmerie - chambre de commerce), il s'avère que l'on me demande de m'inscrire au Registre du Commerce, d'être assujettie à la TVA pour enfin obtenir cette licence 1.
Deux points sont tout à fait exacts dans ce qui vous a été écrit :
Je suppose que toute cette agitation est liée aux actions que des syndicats hôteliers mènent contre la situation peu règlementée de l'exploitation des chambres d'hôtes et gîtes. Mais là où les choses sont totalement erronées, ce sont tous les autres points que vous signalez :
Vous devez obtenir le document de la petite licence restauration, sinon faites-vous délivrer un refus de vous le donner ce qui vous couvrira en cas de contrôle ultérieur ; mais vous ne devriez pas avoir de problème. Je pense que vous l'avez fait - sinon il faudrait régulariser - vous deviez, avant l'ouverture de vos chambres d'hôtes, en informer la mairie (informer, ne pas demander l'autorisation). Mise à jour septembre 2007 : « Dans la question ministérielle du 12 décembre 2006 (J.O. AN du 6 février 2007, page 1414) le ministre délégué au tourisme indique, en substance, que ceux qui exerce l’activité d’exploitant de chambres d’hôte, de manière habituelle, en cherchant des profits et qui en font leur profession doivent s’inscrire au RCS, par contre ceux qui exercent cette activité de manière accessoire, en complément d’une activité professionnelle qui n’entraîne pas l’obligation d’inscription au RCS, sont dispensés de s’immatriculer à ce registre au titre de l’exploitation des chambres d’hôtes ». *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q281
Je ne pense pas que ce soit mon rôle que de réfléchir avec vous sur les moyens vous permettant de contourner une règlementation, ni mon éthique personnelle que de vous aider à ne pas avoir une chambre aménagée pour les personnes à mobilité réduite. Les réponses à de nombreuses questions dans ce Blog des Experts traitent de ce thème et donnent des références voire même des schémas (questions 79 et 104) ; en vous référant au chapitre "Personnes à mobilité réduites", vous verrez que la contrainte, quand les locaux peuvent être aménagés, n'est pas énorme. Par ailleurs, vous indiquez qu'il s'agit d'aménager un appartement dans un immeuble ; ceci n'est compatible avec l'esprit chambres d'hôtes que si cet immeuble - urbain, je suppose - est situé dans un cadre touristique ou historique.
Mise à jour août 2007 : le Décret n° 2007-1173 du 3/8/07 limite à cinq le nombre de chambres d’hôtes possibles chez l’habitant.
*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q282 Je désire créer des gîtes, 3 en l'occurrence, attenant à ma résidence secondaire. Ma question est :
En qualité de loueur en meuble non professionnel (LMNP) vous êtes passible de la Taxe Professionnelle pour votre studio car :
Par contre, en ce qui concerne les 3 gîtes ruraux que vous envisagez de créer, ils sont exonérés si l'on peut considérer que les "locaux font partie de votre habitation personnelle et classés meublés de tourisme" ; ce qui ne me paraît pas être le cas, puisque vous indiquez "attenant à ma résidence secondaire". *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q283 Nous possédons une propriété dans le sud de la France. Nous
avons décidé de demander un prêt relais sur la maison afin d'acheter, en SCI familiale,
un ensemble de bungalows situés dans les DOM, qui appartient actuellement à un complexe
hôtelier.
Tout ceci est encore en projet, mais nous devons nous décider rapidement. J'espère bien comprendre : vous achetez un ensemble immobilier à vocation hôtelière ou para-hôtelière dont l'hôtel vous assurerait une location 24 semaines par an pour 6 bungalows sur 8. Votre question semble être : comment gérer les bungalows à la fois vis-à-vis de l'hôtel et à l'égard de vos futurs clients ? Si c'est bien de cela dont il s'agit, je reprends les différents points ci-dessous, dans l'ordre de votre texte :
*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q284 Je suis en train de racheter un hôtel bar restaurant à la campagne (Morvan). Actuellement le propriétaire exploite 4 chambres d'hôtel et il y a possibilité de rajouter 4 chambres après rafraîchissement.
Je vous vois mal exploiter à la fois un hôtel de 4 chambres et 4 chambres d'hôtes dans le même immeuble : l'établissement que vous envisagez d'acheter étant actuellement un hôtel, une annexe en chambres d'hôtes à l'étage supérieur ne vous permettrait pas une communication simple sur votre produit - sans parler des réactions de vos confrères hôteliers et de l'administration ; qui plus est, je ne vois vraiment pas, pour vous, l'avantage de cette éventuelle séparation ; allez-vous loger sur place ? N'oubliez pas que "chambres d'hôtes", cela veut dire recevoir chez soi. Avec un hôtel de 8 chambres, vous pouvez déjà avoir un classement ce qui est possible à partir de 5 chambres, mais bien sûr devrez appliquer la règlementation ERP. De toutes façons, la Commission de Sécurité avec vos huit chambres, quelle que soit leur appellation, considérera toujours que vous êtes un ERP, puisque vous aurez plus de 6 chambres. En ce qui concerne les personnes à mobilité réduite, il peut être plus simple de trouver un accès possible au niveau bas (je ne comprends pas si toutes les chambres sont à l'étage ou seulement les nouvelles à créer). Si les locaux ne permettent pas l'installation d'un accès, vous pourrez obtenir une dérogation par les services de la préfecture ; mais avant de renoncer, je vous invite à aller voir les réponses aux questions 79 & 104 traitant de l'accessibilité des personnes à mobilité réduite. En conclusion, je vous conseille d'exploiter cet ensemble en hôtel de 8 chambres, ce sera plus simple et plus cohérent. Mise à jour août 2007 : le Décret n° 2007-1173 du 3/8/07 limite à cinq le nombre de chambres d’hôtes possibles chez l’habitant. *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q285 Nous voudrions ouvrir des chambres d'hôtes, au nombre de 5 (donc non ERP). Pour compléter cette activité, nous voudrions transformer un local indépendant sur notre terrain en gîte avec 5 chambres.
A priori, avec d'un côté 5 chambres d'hôtes dans votre résidence personnelle et d'autre part, ce que l'on peut appeler un gîte, dans un local indépendant, sur votre terrain, vous ne devez pas être classé ERP. Cependant, l'un des intervenants de ce Blog des Experts, dans une situation assez voisine, s'étonnait de s'être vu imposer un classement ERP et je n'avais pu que rappeler que la Commission de Sécurité est quasiment souveraine, si ce n'est de jure, du moins de facto. Cependant, en l'occurrence, la législation est claire : article PE 6 du Règlement de Sécurité - déjà cité - : "Deux établissements distants de 5 mètres au moins... sont considérés comme autant d'établissements distincts". L'activité que vous envisagez dans votre grande salle (mariages, buffets...) même si elle ne doit être que ponctuelle est d'importance : je ne peux donc que vous conseiller de vous inscrire au RCS et de respecter l'Arrêté du 9 mai 1995 sur l'hygiène alimentaire (voir le Blog des Experts "Implanter et gérer un restaurant"). Attention à l'évacuation de cette salle, même si elle est située au rez-de-chaussée, le risque de panique est toujours un risque majeur. Mise à jour septembre 2007 : « Dans la question ministérielle du 12 décembre 2006 (J.O. AN du 6 février 2007, page 1414) le ministre délégué au tourisme indique, en substance, que ceux qui exerce l’activité d’exploitant de chambres d’hôte, de manière habituelle, en cherchant des profits et qui en font leur profession doivent s’inscrire au RCS, par contre ceux qui exercent cette activité de manière accessoire, en complément d’une activité professionnelle qui n’entraîne pas l’obligation d’inscription au RCS, sont dispensés de s’immatriculer à ce registre au titre de l’exploitation des chambres d’hôtes ». *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q286
Non, des bungalows et/ou des mobil homes ne peuvent pas être considérés comme des chambres d'hôtes, mais comme des gîtes, des bungalows et... des mobil homes ; je vous renvoie à la réponse de la Page "Gîtes : généralités" question 43 donnant une description type de gîte. *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q287 Nous allons, mon époux et moi-même, après neuf mois de recherche, reprendre enfin une activité existante de chambres d'hôtes (4 chambres pour 11 personnes) avec table d'hôtes. Nous avons aussi pour projet d'aménager un gîte rural (5 personnes) dans un bâtiment mitoyen à la maison. Nous nous posons à présent la question des statuts. Après étude, nous allons opter pour la création d'une entreprise individuelle afin de limiter au maximum les frais de création de structure. À présent, reste à définir si nous allons opter pour le régime micro-entreprise ou régime réel simplifié (toujours pour limiter nos charges). Mais nous avons encore plusieurs questions en suspens.
Merci d'avance et surtout je tiens à souligner que ce site est vraiment utile. Je le consulte régulièrement pour les nouvelles questions car c'est difficile de digérer toute la législation à connaître pour reprendre une petite entreprise. Je reprends les différents points abordés :
*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q288 Je possède un terrain de 6 hectares avec 1 400 mètres carrés constructibles pour des habitations liées à l'élevage, au PLU.
Votre seule obligation est d'informer la mairie de votre décision d'ouvrir des chambres d'hôtes et pour le service des petits déjeuners, vous devez acheter, à la recette buraliste, une petite licence de restauration. *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q289 J'ai l'intention d'acheter un petit café avec 4 chambres au deuxième étage et il y a aussi une salle de restaurant que le propriétaire a transformée en magasin anglais. Il y a aussi deux belles granges à rénover et je voudrais les transformer, une en gîte ou chambres d'hôtes, et l'autre en salle de jeux et restaurant campagnard pour l'été ; dans le futur, je souhaite aussi construire une piscine couverte avec sauna et matériel de musculation.
Je réponds dans l'ordre à vos deux questions :
Mise à jour août 2007 : le Décret n° 2007-1173 du 3/8/07 limite à cinq le nombre de chambres d’hôtes possibles chez l’habitant. *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q290 J'envisage de changer de résidence principale et d'acheter une
maison tout à fait compatible avec l'exploitation de 4 à 6 chambres d'hôtes, puisque
c'est le cas actuellement.
Je vous suggère de créer une SCI qui achètera la propriété puis louera à votre SARL actuelle une partie de la maison représentant les chambres d'hôtes plus une petite (et raisonnable) partie de locaux communs où les clients seront aussi accueillis. Votre SARL actuelle exploitera les chambres d'hôtes, les bénéfices et déficits de vos différentes activités étant ainsi agrégées. Mise à jour août 2007 : le Décret n° 2007-1173 du 3/8/07 limite à cinq le nombre de chambres d’hôtes possibles chez l’habitant. *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q291 Artiste-peintre professionnelle, mon activité déclarée comporte aussi un enseignement sous forme de stages. Dans un futur proche, je vais acquérir un bien conséquent au calme dans le Lubéron "loin de tout". Je souhaiterais accueillir mes stagiaires sur place sous la formule chambres d'hôtes. Donc ouvrir ponctuellement (4 fois par an) sur une semaine, 5 chambres d'hôtes pour ces stagiaires.
Compte tenu de la pluralité et répétition des activités que vous envisagez, je pense que vous auriez intérêt à vous inscrire au Registre de Commerce et des Sociétés (RCS), ce qui devrait vous éviter d'inutiles tracasseries, vous permettrait d'avoir une table d'hôtes (avec la demande de la petite licence restauration - gratuite - à la recette buraliste de votre commune et une licence boissons pour pouvoir servir les boissons d'accompagnement avec les repas). La Chambre de Commerce, vous donnera les indications pour pouvoir embaucher quelqu'un pour une semaine pendant les périodes de stages avec le système de chèque emploi vous évitant toutes les formalités et vous permettant d'être totalement dans la légalité.
Mise à jour septembre 2007 : « Dans la question ministérielle du 12 décembre 2006 (J.O. AN du 6 février 2007, page 1414) le ministre délégué au tourisme indique, en substance, que ceux qui exerce l’activité d’exploitant de chambres d’hôte, de manière habituelle, en cherchant des profits et qui en font leur profession doivent s’inscrire au RCS, par contre ceux qui exercent cette activité de manière accessoire, en complément d’une activité professionnelle qui
n’entraîne pas l’obligation de d’inscription au RCS, sont dispensés de s’immatriculer à ce registre au titre de l’exploitation des chambres d’hôtes ».
*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q292 Ayant actuellement 5 chambres d'hôtes d'une capacité totale de 15 personnes ne nous obligeant pas à être en E.R.P., nous souhaiterions créer une salle pour accueillir des séminaires.
La question que vous posez est liée à la capacité de la salle et celle-ci à la surface :
Il est important aussi que les sorties ouvrent sur des dégagements assez vastes. Pour tout cela, je vous conseille de vérifier en fonction du site exact et de la forme du bâtiment avec la Commission de sécurité. *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q293 Je souhaite créer une structure de type gîte rural en Martinique gérée par deux couples. Elle comprendra une maison séparée en deux logements distincts qui constitueront nos habitations et six cases créoles traditionnelles vouées à la location, le tout aux normes HQE et dans un esprit de tourisme durable.
Si les différentes cases créoles sont bien distantes d'au moins 5 mètres les unes des autres, vous n'êtes effectivement pas classés en ERP (article PE6 du règlement de sécurité). Une solution avec une SCI propriétaire de l'immobilier et une SARL pour l'exploitation de toutes les activités que vous décrivez est tout à fait concevable. Même si la table d'hôtes est théoriquement au domicile des hôtes, la conception que vous décrivez semble possible, de même que la possibilité de rendre service aux clients qui veulent être seuls, leur permettant d'avoir leur repas, occasionnellement, servis dans leur lieu d'hébergement. *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q294 Nous possédons 5 chambres d'hôtes :
Une Commission de Sécurité à un droit de saisine et peut donc vous contrôler, sans avoir à le justifier, même si vous n'aviez qu'une chambre. Le Maire, le Préfet, les pompiers peuvent aussi saisir la Commission de Sécurité pour provoquer un contrôle sans avoir à expliquer pourquoi ils estiment devoir le faire ; les pompiers peuvent aussi intervenir de leur propre chef. Mise à jour août 2007 : le Décret n° 2007-1173 du 3/8/07 limite à cinq le nombre de chambres d’hôtes possibles chez l’habitant. Complément à Q294 :
Le fait que vous soyez ou pas référencés aux Gîtes de France ne joue aucun rôle dans cette affaire. Je pense qu'il y a confusion entre deux données : avec plus de 5 chambres, vous êtes classés ERP (Établissement Recevant du Public) et donc vous devez demander à la Commission de Sécurité de venir faire une inspection de vos chambres d'hôtes, implantées dans votre habitation principale. Mais, il n'empêche qu'une Commission de Sécurité peut de sa propre initiative venir vous inspecter, et que que le Maire, etc. peut aussi demander à celle-ci de venir. Navré, mais ceux qui prétendent le contraire se trompent et peuvent, avec intérêt, consulter le RÈGLEMENT DE SÉCURITÉ CONTRE L'INCENDIE sur le droit de saisine de la Commission et le droit d'un maire de faire appel à elle. *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q295 J'ai ouvert 3 chambres d'Hôtes mi-août 2005. Si j'ai bien compris vos
différentes réponses, je peux me considérer comme loueur non professionnel, ne pas
m'enregistrer au registre du commerce, ne pas me constituer en société et bénéficier
du régime de la micro-entreprise. Je bénéficie alors d'un abattement de 72 % pour
la fourniture de logement et d'un abattement de 52 % pour les autres activités de
prestations de services (petits déjeuners, location épisodique de vélos à la journée
pour hôtes, etc. Je suis aussi exonéré de TVA (mais ne peux pas la récupérer)
jusqu'à 76 300 pour l'activité chambres d'hôtes, petits déjeuners...
et 27 000 pour les prestations de service (location de vélos par
exemple).
Enfin, il faut savoir que je suis mariée sous le régime de la communauté et que c'est moi, l'épouse, qui s'occupe seule de l'activité chambres d'hôtes et que cette activité représente moins de 50 % des revenus de mon foyer fiscal (avec mon mari).
Tout d'abord, toutes mes félicitations pour votre synthèse de la situation pour une exploitante de 3 chambres d'hôtes : vous aurez 10/10 ! Oui, les revenus de la location des chambres d'hôtes sont assujettis à la CSG et à la CRDS au titre des BIC, en tant que "revenus du patrimoine et assimilés". Je ne pense pas que vous ayez à remplir autre chose que l'imprimé N° 2042 ou équivalent, selon votre situation fiscale. Complément à Q295 Merci Monsieur le Professeur pour cette note élogieuse mais elle n'est que le reflet de vos pertinentes réponses aux différentes questions posées par tous les internautes. Deux précisions cependant :
La CSG et la CRDS sont calculées sur les revenus d'activité ce qui implique bien que c'est hors taxe de séjour, pour laquelle vous vous substituez, en quelque sorte, aux anciens "Fermiers Généraux" mais aussi cela implique bien également, que c'est avant les déductions de 72 et 52 %, que les prélèvements sont faits. *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q296
Comme il n'y a pas de règlementation spécifique sur ce point concernant les arrhes ou acompte pour les chambres d'hôtes, c'est la règlementation générale qui prévaut :
Vous avez donc tout intérêt à bien préciser dans la correspondance - y compris par courriel - s'il s'agit d'arrhes ou d'acompte en précisant bien les "règles du jeu", selon ce que vous choisissez comme garantie et risque et afin que l'information client soit la plus précise possible. Complément n°1 à Q296
Vous ne pouvez empêcher un client mécontent de vous traiter de tous
les noms d'oiseaux possibles ; vous pouvez lui opposer précisément la loi, en
l'occurrence l'Article 114-1 dont je vous ai donné la citation déterminante. Complément N°2 à Q296 J'ai refusé ce matin un recommandé que ce client m'a envoyé :
Oui, vous pouvez correspondre avec ce client lui répercutant les informations que je vous ai transmises, mais aussi vous pouvez lui suggérer d'aller sur le site internet du journal L'Hôtellerie Restauration où ce point a été abordé à plusieurs reprises et traité, dans le sens que j'ai indiqué, entre autres, par les journalistes juridiques du journal ; pour trouver ces interventions, il suffit de cliquer sur le lien suivant "voir le résultat de la recherche". *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q297
Les subventions sont attribuées projet par projet ; elles peuvent l'être aussi bien pour des chambres existantes à rénover que dans le cadre d'une nouvelle construction. Voir le Blog des Experts
Subvention en hôtellerie par Catherine Avignon *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q298
Si vous pensez à de la restauration pour des séminaires non
résidentiels, il ne peut pas s'agir de table d'hôtes, mais de la création d'un
restaurant même si son fonctionnement n'est qu'épisodique ; vous pouvez voir à cet
égard, le Blog des Experts "Implanter
et gérer un restaurant" par Jean-Gabriel Du Jaiflin. *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q299 Nous envisageons d'acheter, pour 1 million d'euros, une propriété dans le Sud-Ouest (dans un endroit très touristique) qui se compose d'une maison de maître que nous habiterions et de dépendances déjà aménagées et commercialisées en tant que chambres d'hôtes de charme (5) et gîtes de prestige (3). La capacité totale d'hébergement est de 25 personnes. Notre idée est la suivante : créer une SCI - dont ma femme et moi serions actionnaires - qui porterait le projet et s'endetterait à hauteur de 1 million d'euros sur 20 ans. Cette SCI aurait deux locataires :
La SARL paierait à la SCI les 50 % restant, au titre de loyer, pour la mise à disposition des chambres et gîtes équipés. L'activité chambres d'hôtes et gîtes génère environ 65 000 par an officiellement - et doit pouvoir encore être développée.
La structure de votre montage financier me paraît très bien, simple et équilibrée. Mais avoir 100 % de prêt pour acquérir cette propriété me paraît très incertain sans avoir d'autres garanties que les garanties hypothécaires ; je crains que vous ne rencontriez des difficultés à cet égard :
Par ailleurs, je ne sais pas si le remboursement de 50 % des mensualités de la SCI - loyer de la SARL - représente un montant que l'exploitation de la SARL peut absorber ; mais vous l'avez sûrement bien vérifié. *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q300
Je vous suggère de vous reporter à la réponse à la question 249 page "Gestion : compte d'exploitation", donnant une approche simplifiée sur la tenue, plus ou moins élaborée, d'un compte d'exploitation plus analytique que comptable. L'approche budgétaire est la même mais en anticipation ; sil vous manque des ratios pour les dépenses, je vous conseille d'aller sur le Blog des Experts de Jean-Claude Oulé "Outils pratiques de gestion en CHR", en particulier les chapitres "La réalisation du business plan financier" et "Un exemple d'étude de rentabilité sommaire". Vous y trouverez des ratios de consommation pour l'énergie, le linge peut-être un peu forts pour l'exploitation que vous envisagez, mais qui vous donneront déjà une bonne idée. Prévoyez aussi des frais de promotion. Quant au taux d'occupation (T.O.) et les recettes moyennes par nuitée chambre (RMC) - et c'est le plus important - vous n'avez pas d'autres solutions que de consulter votre concurrence, à niveau de gamme comparable, pour savoir ce que sont leurs résultats ; prenez des chiffres légèrement en dessous des leurs, tant en T.O. qu'en RMC, puisque vous devez créer votre notoriété. Les Comités Départementaux du Tourisme (CDT) et Offices du Tourisme ne vous donneront que des résultats globaux, ne s'appliquant pas forcément à votre situation particulière ; ils vous indiqueront cependant si le marché est porteur ou pas. À vous de déterminer si, pour vous ou votre conjoint, vous envisagez une rémunération par salaires (je ne vous le conseille pas pour débuter car cela risque de trop "charger la barque") ou si vous souhaitez être rémunérés sur les résultats (par exemple BIC/IRPP). Vous partez de vos investissements, de vos emprunts éventuels, de leur charge d'intérêt et de remboursement pour déterminer en combien d'années vous avez un "Retour sur Investissement" (ROI). Bien sûr, vous pouvez toujours demander à un cabinet conseil de vous faire une petite étude (notamment en cliquant sur l'icône ci-dessus "Contacter l'auteur"). Poser une nouvelle question Protection de vos données - Signaler un contenu illicite |