Chambres et tables d'hôtes

Q1

Je souhaite faire l'acquisition d'un hôtel particulier offrant, après travaux, de 12 à 15 chambres :

  • Je voulais savoir si je peux le transformer en hôtel ou dois-je rester en catégorie "chambres d'hôtes" ?

  • En fonction de la réponse pouvez-vous me dire pourquoi et quels sont les avantages de l'un ou de l'autre ?

Vous vous interrogez sur la vocation à donner à l'hôtel particulier que vous envisagez d'acheter : hôtel ou chambres d'hôtes, pour une quinzaine de chambres. Ce sont deux approches totalement différentes, deux métiers complètement différents.
Ne connaissant ni la région où peut se situer ce projet, ni son environnement (urbain, campagnard, montagne, mer...), ni vos propres objectifs à moyen et long terme, je ne pourrai vous donner que des éléments relativement généraux, pouvant être ultérieurement affinés, si besoin est.
Résumons cependant succinctement les deux volets de l'alternative :

  • SOLUTION HÔTEL :

    • Vous créez une société (SARL, SA, unipersonnelle...) qui est propriétaire du bien et l'exploite en hôtel, mais vous pouvez avoir une double structure : l'une (genre SCI) propriétaire qui loue à une société d'exploitation - que vous contrôlez totalement, partiellement ou pas du tout.
    • Avec une quinzaine de chambres, toutes les obligations en termes de sécurité s'imposent à vous car l'hôtel sera un ERP (établissement recevant du public).
    • Vous aurez aussi toutes les contraintes dans le domaine social (convention collective, locaux pour le personnel, présence de personnel 24h./24).
    • Vous devrez fournir différentes prestations en fonction du classement (point suivant) mais en tout cas la possibilité d'un petit déjeuner.
    • Vous devrez obtenir de la commission départementale le classement en catégorie de 0 à 4 étoiles luxe (avec restaurant à partir de 4* - voir article sur lhotellerie-restauration.fr).
    • Et vous devrez obtenir des différentes commissions (sécurité, hygiène, Inspection du travail...), les autorisations nécessaires - tout ceci n'est pas très compliqué, si les problèmes sont pris en amont.
    • La commercialisation pour une petite unité (15 chambres, en l'occurrence), n'est pas très facile, le coût d'approche étant relativement important. Une affiliation à certaines chaînes volontaires permet d'obtenir, à coût modéré, une assez bonne activité.
  • SOLUTION CHAMBRES D'HÔTES :

    • Il doit, en premier lieu s'agir de votre foyer, dont vous réservez une partie à une clientèle de passage qui va "vivre chez l'habitant" : dans la charte des Gîtes de France, "le propriétaire assure obligatoirement l'accueil des hôtes" et doit être personnellement disponible 7 jours sur 7, comme quand on reçoit des amis à la maison.
    • C'est considéré comme une activité complémentaire de votre activité principale et pas comme votre activité principale.
    • La promotion se fait, bien sûr, par le "bouche à oreille" mais pour l'essentiel par un organisme dépendant de la Fédération des Gîtes de France ou des chaînes volontaires développant des réseaux ainsi que l'inscription dans des guides : mais l'activité, très saisonnière, suit le plus souvent les rythmes des vacances, sauf à trouver des animations à thème (pêche, neige, équitation, golf, vignoble...).
    • Il n'y a aucune règlementation spécifique, mais des normes éditées par la Fédération des Gîtes de France quant aux surfaces, éléments de confort, etc.
    • Capacité : généralement les fédérations concernées fixent à 6 le nombre de chambres complémentaires du logement, mais il n'y a aucune obligation règlementaire stricte. Par contre dès que la capacité excède 5 chambres les obligations des "Établissements Recevant du Public" s'imposent dans le domaine de la sécurité - comme pour un hôtel.
Mise à jour août 2007 : le Décret n° 2007-1173 du 3/8/07 limite à cinq le nombre de chambres d’hôte possibles chez l’habitant.
  • Certaines fédérations de chambres d'hôtes, font également des classifications par "épis" (1 épis, 2 épis, etc.) pour distinguer le niveau qualitatif.
  • Le personnel peut être considéré comme des "emplois à domicile".
  • Régime fiscal : "Considérée comme une opération commerciale sur le plan fiscal, la location des gîtes et chambres d'hôtes produit des revenus imposés au titre de l'impôt sur le revenu dans la catégorie des BIC non professionnels, bénéfices industriels et commerciaux non professionnels, ou au titre de l'I.S., impôt sur les sociétés pour les sociétés commerciales" (source Fiche de l'APCE - avril 2003).
  • Une inscription au RCS peut être souhaitable : en absence de toute jurisprudence précise, ceci est à considérer au cas par cas.
Mise à jour septembre 2007 : « Dans la question ministérielle du 12 décembre 2006 (J.O. AN du 6 février 2007, page 1414) le ministre délégué au tourisme indique, en substance, que ceux qui exerce l’activité d’exploitant de chambres d’hôtes, de manière habituelle, en cherchant des profits et qui en font leur profession doivent s’inscrire au RCS, par contre ceux qui exercent cette activité de manière accessoire, en complément d’une activité professionnelle qui n’entraîne pas l’obligation de l’inscription au RCS, sont dispensés de s’immatriculer à ce registre au titre de l’exploitation des chambres d’hôtes ».
  • Les locations sont exonérées de la TVA, mais les locaux sont assujettis à d'autres taxes (source CCI de Paris).
  • Dans certains départements et certaines zones, la création de chambres d'hôtes peut bénéficier de subventions.

Voici qui, je l'espère, vous donne des premiers éléments de réponse à la question que vous vous posiez, pour résumer :

  • il peut s'agir de votre résidence principale et d'une activité annexe, dans ce cas, l'hypothèse de la création de chambres d'hôtes mérite d'être étudiée plus avant ;

  • il s'agit de créer une activité spécifique devant se rentabiliser elle-même avec une quinzaine de chambres, c'est à un hôtel qu'il faut penser et c'est pour un hôtel qu'il convient de faire une étude de marché et une étude de faisabilité.

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Q2

  • Quel est le taux de TVA applicable en ce qui concerne les chambres d'hôtes ?

En principe, la location occasionnelle, permanente ou saisonnière de logements en meublé - soit, en l'occurrence nos chambres d'hôtes - est exonérée de TVA. Cependant l'article 261 D-4 du CGI prévoit dans les activités complémentaires, imposables au régime général : le petit déjeuner, le nettoyage quotidien des locaux, la fourniture du linge, la réception de la clientèle. À condition d'exercer au moins 3 des 4 activités ci-dessus.

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Q3

J'ai 4 gîtes (exploités en tant que particulier) plus mon habitation personnelle sur ma propriété :

  • Mes gîtes, rentrent-ils dans le cadre d'un établissement recevant du public ?

Vos gîtes rentrent dans la catégorie des Établissements Recevant du Public (ERP) s'ils atteignent ou dépassent 6 chambres.

C'est-à-dire qu'ils sont soumis à la législation des ERP en matière de prévention des risques d'incendie et d'accessibilité des personnes handicapées. Ces normes imposent notamment l'installation d'une alarme, la présence d'extincteurs et la visite de la commission de sécurité.

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Q4

  • Combien de chambres d'hôtes peut-on construire ?

  • Quel est le minimum et quel est le maximum ? Et en gîtes d'étape ?

Il n'y a pas de limite inférieure : vous pouvez ne construire, n'aménager qu'une seule chambre d'hôtes. De même, le nombre maximum n'est pas spécifié par la législation, cependant la Fédération Nationale des Gîtes de France limite son agrément à une structure ne dépassant pas six chambres avec une capacité maximale de 15 personnes. Même règle pour les gîtes ruraux, encore qu'en ce qui concerne le minimum, un gîte rural d'1 chambre ne voudrait pas dire grand chose : de fait le minimum peut être de 2, voire trois chambres... avec une capacité maximale d’accueil de 15 personnes.

Mise à jour août 2007 : le Décret n° 2007-1173 du 3/8/07 limite à cinq le nombre de chambres d’hôtes possibles chez l’habitant.

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Q5

Je suis sur un projet de création de chambres d'hôtes + gîtes d'étapes en milieu rural. L'activité de l'entreprise est une exploitation agricole composée de 100 charolaises + 20 chevaux de selle français, je voudrais créer des chambres d'hôtes et j'aimerais avoir les règlementations.

  • Combien de chambres a-t-on le droit de posséder ?

  • Savoir le taux d'occupation en Lorraine, Meurthe et Moselle des établissements ?

  • Le seuil de rentabilité du projet ?

  • Les subventions dans cette région ?

Le contexte dans lequel vous situez votre projet correspond tout à fait à l'esprit des chambres d'hôtes et des gîtes ruraux.
Il n'y a pas de règlementation globale précise mais des informations fragmentées en ce qui concerne les points que vous soulevez :

  • Nombre de chambres maximum :
    la législation ne donne pas d'autres indications que celles qui concernent l'application des règles des établissements recevant du public (ERP) pour lesquels la règlementation s'applique à partir de 6 chambres, tant pour la protection incendie que pour les aménagements pour personnes à mobilité réduite. En ce qui la concerne, la Fédération nationale des gîtes de France limite son agrément à 6 chambres, pouvant loger 15 personnes (cependant, je crois que ceci doit pouvoir se négocier).

Mise à jour août 2007 : le Décret n° 2007-1173 du 3/8/07 limite à cinq le nombre de chambres d’hôtes possibles chez l’habitant.

  • Taux d'occupation :
    il n'y a, à ma connaissance, aucune statistique nationale ou départementale dans ce secteur d'activité : je pense que la Fédération des Gîtes de France doit pouvoir donner des indications ainsi que les Offices Départementaux du Tourisme des régions concernées ; je conseille de prendre ces informations avec beaucoup de prudence, la qualité, le charme, l'accueil de chaque ensemble de chambres d'hôtes ou de chaque Gîte ayant un rôle spécifique majeur sur la fréquentation.
    Cependant, dans son étude Gîtes Ruraux - Chambres d'Hôtes, l'APCE estime le taux d'occupation moyen en France à 37 % : ce chiffre paraît raisonnable pour une première approche de rentabilité des investissements.

  • Le seuil de rentabilité du projet :
    là aussi la réponse dépend beaucoup de données spécifiques, mais surtout des investissements à amortir : la TRAME ("Tête de réseaux pour l'appui méthodologique aux entreprises") estime, dans une étude récente, que 75 % des charges viennent de l'amortissement des investissements et des frais financiers qui en découlent.
    Pour les charges d'exploitation elles-mêmes, comme cette activité ne suppose pas ou peu de personnel, elles sont très faibles (eau, électricité, blanchissage, usure du linge, assurances...).
    Il faut donc d'abord réfléchir au montage financier, ce qui déterminera l'essentiel.

  • Les subventions :
    elles sont, pour l'essentiel, émises par les Conseils Généraux par département - il n'y a pas de dispositions nationales à cet égard - et elles varient d'un département à l'autre mais peuvent atteindre 30 % du montant des travaux H.T. voire 40 % dans certaines régions.
    Mais, il peut y avoir aussi des subventions au niveau régional (voir le comité départemental du tourisme - CDT), voire pour des zones défavorisées, des subventions européennes.
    À ma connaissance, il n'y a pas de barème de subventions disponible dans les départements : je pense qu'il faut contacter chaque département et région, la Meurthe et Moselle en ce qui vous concerne (voir la CCI).

Voir le Blog des Experts Subvention en hôtellerie par Catherine Avignon
À noter aussi que selon les départements ou les régions, les subventions pour les études concernant un projet de rénovation ou de création peuvent aller jusqu’à 80 % du montant des études avec un plafond raisonnable.

  • Étude :
    tout ceci veut bien dire qu'une petite étude spécifique doit être conduite (vous pouvez me consulter concernant cette étude en cliquant sur l'icône ci-dessus "Forum avec l'auteur").

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Q6

Nous possédons une propriété en Provence (un château avec plusieurs dépendances) et avons actuellement une activité de location saisonnière dans certaines dépendances du château.
Nous envisageons de louer certaines parties de la propriété en chambres d'hôtes.

  • Existe-t-il des restrictions juridiques concernant l'activité de chambres d'hôtes ?

  • Pouvons-nous exercer cette activité alors que la propriété appartient à une société et est déjà exploitée partiellement en locations saisonnières ?

Le principe des chambres d'hôtes étant la création d'une activité complémentaire, je ne vois pas pourquoi le fait d'avoir déjà une activité de location saisonnière dans certaines dépendances du château, pourrait présenter un quelconque inconvénient.

Vous trouverez dans mes réponses à la question 1 (page "Statut juridique : généralités") et aux questions 4 et 5 (page "Prestations : capacités") des précisions sur les restrictions que vous pourriez avoir à rencontrer ; cependant, n'hésitez pas à m'interroger si certains aspects ne sont pas couverts. En ce qui concerne la structure juridique, de nombreuses solutions sont possibles soit une exploitation directe personnelle entrant dans le cadre IRPP soit une SARL spécifique ou accrochée à une autre structure...

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Q7

  • Pour ne pas être soumis à la règlementation des ERP, pour les chambres d'hôtes, quelle est la capacité maximale de lits à ne pas dépasser ?

  • Concrètement : avec 5 chambres, totalisant 19 lits, l'établissement est-il considéré comme un ERP ? Car la règlementation parle du nombre de chambres, mais pas du nombre de personnes.

Effectivement la règlementation ERP ne mentionne que le nombre de chambres (5) au-delà duquel un hôtel, un gîte ou des chambres d'hôtes deviennent "ERP".

Par ailleurs la règlementation, sur les effectifs à pouvoir évacuer de locaux, fixe la limite à 19 personnes pour ne pas imposer des évacuations à deux unités de passages (UP).

Donc, si vous avez la potentialité de 19 couchages plus un ou plusieurs membres du personnel ou de direction présents, vous dépassez ce chiffre. Il me semble donc que vous devez avoir des évacuations à 2 UP (1,40 m) et non à 1 UP (0,90 m).

De toutes façons, ceci est trop grave et trop sérieux pour que, si vous avez le moindre doute sur la fluidité des dégagements et des issues de secours, vous ne preniez pas contact avec la Commission de Sécurité (Préfecture) pour avoir son aval.

Le risque est, bien sûr, de vous voir imposer des contraintes éventuelles, mais c'est mieux qu'une tragédie possible.

Je vous rappelle aussi que le nombre de couchages maximum retenu par les Gîtes de France est de 15 ; peut-être auriez-vous intérêt à limiter le nombre de couchage à ce chiffre ?

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Q8

  • Je voudrais créer des tentes d'hôtes et je voudrais savoir si je rentre dans la même législation que les chambres d'hôtes ?

Je ne pense pas que des "tentes" puissent être considérées comme des chambres d'hôtes. Les Gîtes de France interrogés sont formels : les chambres d'hôtes doivent être dans un corps de bâtiment ou dans un bâtiment adjacent, mais toujours un bâtiment.

La Rubrique fiscale indique : "Les chambres doivent être équipées d'un lit et de meubles (par exemple : armoires, commodes, tables de chevets, etc.). Les murs et les sols doivent être isolés (isolation acoustique et thermique)."

Ceci ne correspond pas à un produit sous la tente ; je pense qu'il vous faut regarder vers la législation concernant les campings.

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Q9

  • Quels sont les taux de TVA applicables aux différentes activités d'un hôtel telles que la pension complète, les chambres d'hôtels, le petit déjeuner, le restaurant et les services annexes (l'utilisation du mini-bar, du téléphone, de services divers...) ?

Les taux de TVA en hôtellerie sont :

  • Pour l'hébergement :

    • La franchise est totale pour un chiffre d'affaires (par définition hors taxes) de 76 300 € réalisé au cours de l'année civile précédente. Donc dans ce cas, il n'y a pas de déclaration de TVA à faire (ni mensuelle, ni trimestrielle). Naturellement la TVA sur les achats - ou les prestations - ne peut pas être récupérée.
    • La facture remise aux clients - obligatoire si les clients la réclament - doit porter "TVA non applicable, article 293 B du CGI".
    • En cas de dépassement de 76 300 € à 84 000 €, la TVA n'est due qu'à compter du 1er janvier de l'année suivante et, bien sûr, la TVA sur les achats est récupérable à partir du même moment. Au-delà du seuil de 84 000 € la TVA est due dès le premier jour du mois au cours duquel le dépassement a lieu ; par conséquent, l'on doit payer la TVA dès le mois suivant (et récupérer la TVA sur les achats).
  • Pour la restauration et les services annexes :

    • C'est la même philosophie : exonération jusqu'à 27 000  €. Attention, il s'agit bien, dans ce cas, des prestations totales : restauration + services annexes, lesquels incluent bien toutes les prestations que vous avez indiquées soit petits déjeuners, restauration, mini-bar, téléphone et blanchissage...
    • premier seuil à 30 500 € pour déclaration à partir du premier janvier de l'année suivante ;
    • second seuil au-delà de 30 500 € pour déclaration (la déclaration peut n'être que trimestrielle) et règlement à partir du mois suivant.

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Q10

Est-ce qu'en tant que citoyen suisse possédant une résidence secondaire (Gard), j'ai le droit d'exploiter des chambres d'hôtes ? (en me conformant évidemment à toute législation pertinente, notamment fiscale).

  • Dois-je notamment en faire ma résidence principale fiscalement ou est-il imaginable de l'exploiter de façon saisonnière, ma résidence principale étant en Suisse ?

  • Cette résidence secondaire est en SCI. Est-ce que cela pose un problème particulier dans le cas de cette possible exploitation en chambre d'hôtes ?

Que vous soyez citoyen suisse ne vous interdit nullement d'exploiter des chambres d'hôtes.

Vous avez tout à fait le droit, pour exercer cette activité, d'être fiscalement domicilié en Suisse ou en France (vous devez seulement, comme commerçant non U.E., faire une simple déclaration d'activité à la Mairie). Cependant ce choix a évidemment des conséquences beaucoup plus importantes qu'il convient de peser en fonction des différentes données concernant votre patrimoine et vos revenus.

Il est tout à fait imaginable que cette exploitation soit saisonnière : il faut seulement qu'elle ne dépasse pas neuf mois pour garder ce caractère saisonnier, ce qui ne doit pas vous poser de problème, j'imagine.

Le fait que cette propriété soit une SCI ne pose aucun problème, il faudra seulement réfléchir au statut propre à l'exploitation que vous envisagez et son lien avec la SCI.

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Q11

J'ai lu avec intérêt les différentes questions posées dans ce thème et je suis un peu étonné que la législation n'indique pas un nombre maximum de chambres.

  • Pouvez-vous me confirmer que je peux, par exemple, créer une cinquantaine de chambre d'hôtes dans un même lieu en respectant uniquement la règlementation des ERP ?

Je crois percevoir une pointe de provocation dans votre question... une cinquantaine de chambres d'hôtes ? Pourquoi pas 200 chambres, voire plus, pendant que vous y êtes ! Mais, vous posez une vraie question, intéressante même si elle vous a, peut-être, été malignement conseillée par des confrères hôteliers ?

Je vous le confirme : aucun texte légal ne fixe de limites au nombre de chambres d'hôtes que l'on peut créer. Je vous donne 3 références explicites qui vont dans ce sens :

  1. INFOREG, service de la Chambre de Commerce et d'Industrie de Paris
    qui a pour mission d'informer les créateurs et les dirigeants de sociétés commerciales sur la règlementation qui leur est applicable quotidiennement (certifiés ISO 9001) a répondu à cette question, le 9 décembre 2004 : "Nous comprenons que vous nous interrogez sur l'existence d'une législation en matière de chambres d'hôtes, et plus particulièrement sur la capacité d'accueil autorisée par ce genre d'établissement. Il n'y a aucune disposition légale spécifique fixant le nombre maximum de chambres au-delà duquel une structure hôtelière est obligatoire.
    En revanche, il existe des normes éditées et en ce qui la concerne, la Fédération nationale des gîtes de France limite son agrément à six chambres, pouvant loger quinze personnes.
    En d'autres termes, le législateur ne donne pas d'autres indications que celles concernant l'application des règles des établissements recevant du public (ERP) pour lesquels la règlementation (prévention des risques incendie et accessibilité aux personnes handicapées) s'applique à partir de six chambres."

  2. APCE, Agence Pour la Création d'Entreprises,
    émanation du CNCE, Conseil national de la création d'entreprise, émanation du Ministère au PME, Commerce, Artisanat... (14, rue Delambre - 75 682 Paris Cedex 14 - www.apce.com) précise dans sa fiche "Gîtes ruraux - chambres d'hôtes - Code NAF 55.2E - réactualisée en avril 2003, page 15 : "RÈGLES ET USAGES DE L'ACTIVITÉ - Établissement recevant du public - Le nombre de chambres d'hôtes n'est pas limité, mais lorsqu'il atteint 6, le propriétaire est obligatoirement soumis au régime règlementaire des ERP, Établissement Recevant du Public".

  3. Fédération Nationale des Gîtes de France,
    la fiche de l'APCE, citée ci-dessus, indique sur sa page de titre : "Participation à la relecture de cette fiche : Fédération Nationale des Gîtes de France" www.gites-de-france.fr

Donc, il n'y a pas de limites, quant au nombre, fixées par la législation. Mais, il y a des contraintes quant à la nature de l'exploitation !
Mise à jour août 2007 : le Décret n° 2007-1173 du 3/8/07 limite à cinq le nombre de chambres d’hôtes possibles chez l’habitant.

Reprenons les organismes déjà cités :

  • L'INFOREG indique dans sa fiche, mise à jour au 16/11/04 : "L'ouverture et l'Exploitation de chambres d'hôtes" : "Il n'existe pas de définition légale de la chambre d'hôtes, mais celle-ci s'entend comme une chambre aménagée chez l'habitant en vue d'accueillir des touristes et de leur offrir des nuitées comprenant petit déjeuner".

  • L'APCE, dans la fiche déjà citée, en page 4, indique : "Les chambres d'hôtes sont des chambres aménagées et équipées chez l'habitant en vue d'accueillir des touristes et leur offrir la "nuitée" et le petit déjeuner uniquement".

  • La FÉDÉRATION NATIONALE DES GÎTES DE FRANCE, on l'a vu, limite son agrément à six chambres et précise dans sa charte "le propriétaire assure obligatoirement l'accueil des hôtes".

EN CONCLUSION :
il n'y a pas de limites fixées quant au nombre de chambres mais des limites quant à la nature des activités qui doivent rester artisanales, chez l'habitant avec accueil personnel...

Donc, selon les lieux, les locaux, on peut considérer que le statut des chambres d'hôtes peut être de quelques unités (laissons de côté le classement ERP, sur lequel nous reviendrons) à un nombre plus important : dans un château, une grande ferme avec dépendances, pourquoi ne pas considérer la possibilité pour 10, 12 voire 15 chambres ?

Au-dessus, cela peut impliquer une organisation qui sort de l'aspect artisanal ; mais ceci est mon avis personnel puisque, encore une fois, il n'y a pas de texte précis.

Il n'empêche que certains syndicats hôteliers affirment qu'au-dessus de 5 chambres il s'agit d'un hôtel. C'est, à mon sens, totalement abusif : ce n'est pas parce que, pour être classé hôtel il faut un minimum de 5 chambres, pour un hôtel sans étoile, 7 pour un hôtel de 1 étoile et 2 étoiles, 10 pour un hôtel 3 étoiles, etc. (arrêtés 14/2/86, 27/4/88, 7/4/89, 10/4/91 & 18/6/92), que l'inverse est vrai, autrement dit qu'à partir de 5 ou 7 chambres, l'organisation concernée devient un hôtel = C'EST FAUX.

Le classement en établissement ERP des structures de plus de 5 n'a non plus rien à voir avec le sujet qui vous préoccupe.

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Q12

Nous avons fait l'acquisition d'une SCI, propriétaire d'un château et dépendances (plus de 1 500 m2 habitables), et d'un parc clos de murs de 44 hectares. Nous souhaitons créer 3 activités :

- une activité agricole d'élevage dans le parc,

- une activité chambres d'hôtes (si possible 12 chambres, 6 dans le château et 6 dans une dépendance),

- une activité événementiel type mariage, séminaire... dans une autre dépendance.

Les bâtiments sont classés en secteur B sur le POS, autorisant le camping (6 abris au maximum) et les gîtes ruraux dans le cadre des bâtiments existants.

  • La création de 12 chambre d'hôtes nécessite-t-elle la révision du POS ?

  • L'activité événementiel est-elle possible en complément des activités agricoles et chambres d'hôtes, sans modification du POS ?

Les activités que vous envisagez correspondent tout à fait à "l'esprit des chambres d'hôtes" c'est-à-dire une activité agricole et/ou d'élevage, des chambres d'hôtes et une activité événementielle comme mariage, séminaires...

Quant au POS, il est certain que la création des 6 chambres dans le château et de 6 autres dans une dépendance ne va pas modifier la densité de la construction fixée par le plan local d'urbanisme et donc ne devra avoir aucune incidence sur le POS de la propriété.

Il en va de même pour les activités événementielles puisqu'elles auront lieu dans une autre dépendance.

Se poseront d'autres problèmes en termes de sécurité et d'assurances liés à ces créations et à la fréquentation importante de public (Établissement Recevant du Public, tant pour les chambres que pour la salle de séminaire).

Mise à jour août 2007 : le Décret n° 2007-1173 du 3/8/07 limite à cinq le nombre de chambres d’hôtes possibles chez l’habitant.

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Q13

J'ai acheté une fermette en Meuse, en vue d'y réaliser des chambres et tables d'hôtes. J'ai prévu 5 chambres dont une chambre familiale, qui porte mon effectif d'accueil à 14 personnes. Ma capacité d'hébergement familial est de 5. L'effectif total hébergé sera donc de 19. J'envisage de réaliser des séjours à thème en art plastiques et en détente. J'aurai un combiné sauna hammam de type familial et un spa de 4 personnes. J'ai suivi une formation Gîtes de France, j'ai consulté le CAUE, le CDT et le CG. Récemment j'ai pris contact avec le service contre l'incendie, pour prendre toutes les dispositions de sécurité pendant les travaux.

  • Ce service veut me positionner en ERP 5e catégorie. Peut-il le faire ?

  • Si oui sur quels textes se base-t-il ? et depuis quand sont-ils applicables ?

  • Le cas échéant, de quels recours puis-je disposer ?

Votre projet correspond tout à fait à l'esprit des chambres d'hôtes, avec l'idée des séjours à thème, avec sauna/hammam/spa : vous mettez en place les éléments pour que votre "produit" rencontre le succès.

Votre approche méthodologique est aussi à louer. Tout cela est donc bel et bon, mais voici l'avis de ce que vous appelez le "Service de sécurité" qui veut vous classer en ERP 5° catégorie, alors que vous n'envisagez de n'avoir que 4 chambres pour la clientèle faisant en tout un effectif maximum de 14 personnes, ce qui avec votre famille composée de 5 personnes, vous met directement au maximum autorisé de 19 personnes, dans ce contexte cela ne vous laisse pas la moindre souplesse.

J'aimerais bien savoir qui est ce "service" ? Est-ce une "Commission de Sécurité" après une visite des lieux ou un simple avis d'un responsable d'un service, étudiant les plans ou autre approche ?

Si c'est une "Commission de Sécurité" à quel niveau se situe-t-elle ? Départementale, Régionale, Nationale :

  • si c'est un seul avis de quelqu'un d'un service, vous pouvez continuer à discuter, avec lui, de préférence ;

  • s'il s'agit d'une Commission de Sécurité, la réponse est : oui, la Commission de Sécurité peut toujours aller plus loin que la règlementation, pour des raisons dont elle est juge, en estimant que la situation telle qu'elle est présente des risques particuliers.

Je ne peux pas vous donner un texte précis permettant à une Commission de Sécurité d'aller plus loin que la règlementation ; ce que je peux seulement vous dire c'est que les articles - du Règlement de Sécurité contre l'Incendie - L. 123-2 et R. 123 -1 jusqu'à R. 123 - 55, disposent que les différentes commissions donnent avis ou font des rapports qui au Sous-préfet, qui au Préfet, etc. qui prend la décision et je vois mal cette autorité aller, a priori, contre l'avis de la Commission quand celle-ci estime qu'il y a danger ou seulement risque.

Oui, vous pouvez faire appel auprès de l'autorité supérieure, c'est-à-dire le Président de la Commission concernée en développant les arguments que vous pouvez faire valoir.

Mais, je n'ai jamais connu, pendant des années, soit comme responsable hôtelier soit comme responsable de syndicat patronal, un seul cas où l'avis d'une Commission ait été remis en cause par son autorité de tutelle ; à telle enseigne que nous avions pris l'habitude de considérer que c'était une juridiction exécutoire, sans appel.

Quelle peut être la préoccupation de ceux qui se sont penchés sur votre dossier : la fluidité des dégagements en cas de sinistre, le nombre total des résidents (l'effectif global hébergé "19" correspondant au seuil au-delà duquel une règlementation particulière s'impose pour l'organisation des évacuations, les matériaux utilisés, un problème d'étage, d'escalier...).

Le seul conseil que je peux me permettre de vous donner est d'essayer d'aborder cette question en douceur, pas en force.

Suite de Q 13 :

Quelques précisions : je dispose en fait de 5 chambres dont une familiale (une salle de bain double pour 2 chambres). Ma famille sera hébergée à un autre niveau. La décision n'est pas encore prise officiellement, une réunion doit avoir lieu avec le CG, le président des Gîtes de France, la chargée de développement de la Codecom, et le représentant du SCI départemental. Il ne s'agit pas d'un problème spécifique à mon projet, mais plutôt d'une interprétation stricte des textes par le SCI, à savoir : pour ne pas être ERP, il faut à la fois moins de cinq chambres et moins de 10 personnes hébergées (sans la famille).

Cette position est récente, mais globale et il semblerait que "j'essuie les plâtres" suite à l'incendie dans un haras cet été. Il me semble que si cette position se confirme, elle fera tache d'huile sur d'autres départements (je crois que tel est déjà le cas dans l'Indre), et cela ne sera pas sans conséquences sur les porteurs de projets de plus de 5 chambres. Je suis d'accord avec vous sur le fait de ne pas établir de rapport de force, mais mon projet est un investissement lourd, que j'ai déjà engagé pour moitié.

Vous avez tout à fait raison, c'est l'incendie du Centre Équestre de Lescheraines, le 5 août 2004 - faisant 8 morts dont 6 adolescents - qui fait se reposer le problème mais, je le pense, au niveau national.

En attendant que la modification du texte ne soit passée au J.O., rien n'empêche une commission de sécurité départementale d'en anticiper l'esprit, car, à mon sens, il ne peut s'agir d'application "stricte" de texte dans la mesure où - aujourd'hui - l'effectif hébergé donnant des obligations particulières dans la protection incendie est de 19.

Je sais, par ailleurs, que des compagnies d'assurances, toujours à la suite du drame de Lescheraines, en étudient les conséquences possibles en termes de risques pour leurs clients et pour elles.

MAJ sept. 2006 :
le tribunal correctionnel de Chambéry a condamné le 22 septembre 06, le propriétaire du centre équestre de Lescheraines (Savoie) à trente mois de prison dont six ferme (dépêche AFP - reprise par Le Monde du 23/9/06)
L'attendu du jugement met en exergue la "négligence".

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Q14

Je voudrais savoir s'il est possible de créer une chambre d'hôtes au-dessus d'un salon de thé sans y habiter.

Non, cela ne peut pas être une chambre d'hôtes puisque "les chambres d'hôtes sont des chambres aménagées et équipées chez l'habitant" ce qui n'est pas votre cas, puisque, de toute évidence, vous ne logez pas dans votre salon de thé.

Le problème, c'est que je ne vois pas bien ce que vous pouvez faire de cette pièce en termes d'hébergement. En effet un hôtel - même sans étoile - ne peut exister sans avoir un minimum de 5 chambres (arrêté du 14 février 1986 et suivants).

Vous pouvez, me semble-t-il, louer cette chambre, comme un particulier loue une chambre de bonne à un étudiant - ou quelqu'un d'autre - pour une durée plus ou moins longue - en fait ce sera un "meublé" et le chiffre d'affaires devrait pouvoir s'ajouter à celui du salon de thé ainsi que les charges, pourquoi pas ?

Mais, je vous conseille d'en parler à votre contrôleur des impôts avant de vous lancer et nous donner le résultat, merci.

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Q15

  • J'ai des chambres d'hôtes que je loue quelques mois dans l'année et j'aimerais savoir comment les déclarer, que doit-on déclarer, y a-t-il un plafond ? etc.

Une commercialisation des chambres d'hôtes que quelques mois par an est tout à fait possible.

Dans les interventions précédentes (page "Fiscalité : Les taux de TVA dans l'hôtellerie" à la question 2 au 1er & 2e § et à la question 9), vous trouverez les différents plafonds concernant les niveaux de TVA. Selon ce que vous dites, je pense que votre chiffre d'affaires annuel ne doit pas dépasser 76 300 € par an, pour la location des chambres et 27 000 € pour les autres prestations dont les P.D.

Comment déclarer ceci ? Le plus simple, c'est dans votre déclaration IRPP dans la partie BIC non professionnels où vous aurez à inscrire vos recettes et vos dépenses (ou vous laissez l'administration fiscale, faire un dégrèvement automatique sur votre chiffre d'affaires – 72 % pour la partie hébergement - 52 % pour les autres recettes).

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Q16

Je vais racheter une maison avec 6 chambres d'hôtes et j'ai la possibilité d'en refaire 6 de plus :

  • puis-je continuer en tant que chambres d'hôtes ou dois-je créer 2 sociétés ?

Votre question pose plusieurs problèmes différents :

  • Les chambres d'hôtes doivent "être aménagées chez l'habitant" ce qui semble être le cas de la propriété que vous envisagez d'acquérir, ce qui veut dire qu'elle doit bien être votre résidence.
  • Mais peut-on considérer que cela vaut pour les 6 autres chambres que vous envisagez de construire ? Peuvent-elles être intégrées au même ensemble ?
  • La règlementation actuelle ne donne pas de limites au nombre de chambres d'hôtel à créer, donc que vous arriviez à un nombre total de 12 ne paraît pas, à mon avis, de nature à vous faire perdre ce statut de Chambres d'Hôtes.
  • Cependant, notez que la Fédération Nationale des Gîtes de France, limite son agrément à 6 chambres - ce qui est peut-être négociable - et avoir l'agrément des Gîtes de France est sûrement un atout commercial important.
  • Certaines organisations professionnelles hôtelières affirment haut et fort qu'au-dessus de 6 chambres, il ne peut s'agir que d'un hôtel, sans pour autant produire un texte corroborant cette affirmation.
  • Je me demande si inconsciemment - ou non - il n'y a pas une confusion entre la notion des 6 chambres à partir desquelles un établissement devient Établissement Recevant du Public (ERP) - donnant l'obligation de suivre à la lettre la législation concernant la sécurité incendie et l'accueil des personnes handicapées - et le fait d'être ou ne pas être dans le statut de Chambres d'Hôtes ?

Donc, pour répondre à votre question sur une ou deux sociétés pour exploiter l'ensemble, je crois que ce n'est pas vraiment la question : ou ce que vous envisagez peut s'intégrer dans une conception de chambres d'hôtes cohérente et auquel cas une seule société, une seule structure est la meilleure solution ou ce n'est pas possible auquel cas vous pouvez avoir des chambres d'hôtes d'un côté et un Gîte de l'autre et là, la question de deux entités juridiques différentes peut se poser.

Mise à jour août 2007 : le Décret n° 2007-1173 du 3/8/07 limite à cinq le nombre de chambres d’hôtes possibles chez l’habitant.

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Q17

  • Je voudrais créer des tentes d'hôtes et je voudrais savoir si je rentre dans la même législation que les chambres d'hôtes ?

Je ne pense pas que des "tentes" puissent être considérées comme des chambres d'hôtes :

  • les Gîtes de France interrogés sont formels : les chambres d'hôtes doivent être dans un corps de bâtiment ou dans un bâtiment adjacent, mais toujours un bâtiment ;
  • la rubrique fiscale indique : "Les chambres doivent être équipées d'un lit et de meubles (par exemple : armoires, commodes, tables de chevets, etc.). Les murs et les sols doivent être isolés (isolation acoustique et thermique)." ;

Ceci ne correspond pas à un produit sous la tente, je pense qu'il vous faut regarder vers la législation concernant les campings.

Complément de réponse à Q17 :

Je vous ai indiqué précédemment que je ne croyais pas à la compatibilité entre chambres d'hôtes et hébergement sous la tente : je viens de constater que dans les analyses de la Fédération Nationale des Gîtes de France, figurait une rubrique "Campings et campings à la ferme".

Je ne sais pas si vous êtes exploitant agricole, mais si vous l'êtes, il semble que vous puissiez rentrer dans la catégorie "camping à la ferme".

Il existe même un guide national des Gîtes de France qui s'appelle "Campings à la Ferme". Dans ce cas, je vous conseille de prendre un contact avec la Chambre d'Agriculture de votre département et avec l'antenne départementale de la Fédération Nationale des Gîtes de France (service d'information nationale 56, rue Saint-Lazare, 75439 Paris Cedex 09, 01 49 70 75 75 & internet www.gites-de-france.fr

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Q18

J'exploite une activité de chambres d'hôtes affiliée au réseau Gîtes de France, au titre d'une activité principale. En sachant que je souhaite relever du régime agricole, l'entreprise familiale étant une cave particulière de vins du Languedoc :

  • Pouvez-vous m'indiquer quels types de statuts juridiques et fiscaux peuvent être applicables à cette activité de chambres d'hôtes ?

  • quelles sont les différentes solutions envisageables ?

Quelques informations sommaires sur les différents statuts possibles, semblant pouvoir convenir à votre cas, partant de l'hypothèse que vous teniez à bien séparer vos activités, voici les principales solutions :

1) ENTREPRISE INDIVIDUELLE :

  • pas de notion de capital, mais responsabilité sur vos biens personnels ;
  • transmission de l'entreprise facilitée (cession du fonds, apport en société) ;
  • régime fiscal : impôts sur les revenus - IR - dans le cadre des bénéfices industriels et commerciaux (BIC) ;
  • pas de rémunération hormis les bénéfices ;
  • régime social : celui des travailleurs indépendants.

2) CONSTITUTION D'UNE SOCIÉTÉ (SARL à plusieurs associés) :

  • au minimum deux associés (50 maximum) ;
  • un gérant - voire deux - doit être nommé, par statut ou assemblée générale ordinaire ;
  • un capital doit être déterminé (minimum 8 000 €, mais peut être constitué pour une part par les investissements) ;
  • responsabilité limitée aux apports ;
  • transmission par cession de parts ;
  • régime fiscal I.S. (ou régime micro-entreprise) ;
  • rémunération du gérant possible à inclure dans les charges d'exploitation ;
  • le régime social du gérant :
  • si minoritaire : relève du régime des salariés sauf pour les Assedic,
  • si majoritaire : relève du régime des non-salariés (est considéré comme majoritaire le gérant qui avec les parts de son conjoint et/ou de ses enfants aurait plus de 50 % des parts).

3) CONSTITUTION D'UNE SOCIÉTÉ (EURL, un seul associé) :

  • SARL à associé unique : mêmes règles que ci-dessus, mais compte tenu du fait que c'est un associé unique ;
  • régime fiscal IR dans la catégorie BIC, mais pouvant opter pour l'impôt sur les sociétés (IS) ;
  • régime : celui des travailleurs indépendants.

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Q19

Je souhaite créer une maison d'hôtes de 8 chambres incluant SPA et salon de thé :

  • Est-ce possible ou dois-je passer en hôtel ?

Mettre en place un SPA, à côté de vos chambres d'hôtes, est un très bon complément pour votre offre commerciale qui ne présente juridiquement, légalement aucun inconvénient, mais que des avantages en termes de "produit".

Vous devrez naturellement respecter les impératifs concernant l'hygiène pour le SPA, voir pour cela le magazine de juin 2005 de L'Hôtellerie Restauration Spécial détente et SPA

En ce qui concerne vos chambres d'hôtes, puisque vous prévoyez d'avoir 8 chambres, vous serez classé ERP, ce dont j'ai beaucoup parlé dans les messages suivants :

Mise à jour août 2007 : le Décret n° 2007-1173 du 3/8/07 limite à cinq le nombre de chambres d’hôtes possibles chez l’habitant.

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Q20

  • Est-il possible d'être gérant d'une résidence ayant l'activité de chambres d'hôtes ?

Il s'agit d'une habitation transformée en 5 chambres d'hôtes dont les propriétaires ne veulent plus exercer l'activité. Ils veulent nous louer leur résidence et nous permettre de poursuivre l'activité. Est-ce possible?

L'esprit même des chambres d'hôtes n'est pas celui-là : il faut recevoir chez soi, pouvoir y accueillir ses clients comme des amis de passage.

Pour résoudre le problème que vous posez, il faudrait soit que les actuels propriétaires vous louent également leur domicile et aillent s'installer ailleurs, soit que vous utilisiez l'une des installations pour y loger vous-même. L'un de ses deux schémas est-il possible ?

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Q21

Nous souhaitons créer, après travaux de restauration, 2 ou 3 chambres d'hôtes, ainsi qu'un gîte d'étapes ou de séjour pour environ 10 personnes, et des tables d'hôtes. Nous souhaitons également aménager la grange contiguë en salle de loisirs, salle de billard et bar.

  • Pouvons-nous mettre à disposition de nos clients (et uniquement eux) cette salle et leur servir glaces et boissons payantes ?

  • Est-il possible d'organiser des sorties et soirées à thèmes ?

Votre projet est intéressant, mais tout n'est pas évident : quelques chambres d'hôtes, un gîte rural, une ou des tables d'hôtes, une salle de loisirs, une autre avec un billard : très bien.
Mais l'installation envisagée d'un bar - qui dans votre esprit, je le pense, aurait vocation à servir des boissons alcoolisées - d'une part, cela modifierait l'esprit même présidant à la réalisation des chambres d'hôtes et de Gîtes Ruraux, mais d'autre part impliquerait l'obtention d'une licence de débit de boissons (autorisation, trouver une disponibilité & l'achat).
Quand, par ailleurs, vous indiquez que vous voulez servir dans cette salle des glaces : pourquoi pas ? (encore que la législation, dans ce domaine soit contraignante, en termes d'hygiène).
Quant aux boissons : oui, si elles sont sans alcool (soit des boissons du "premier groupe" selon l'article L. 3321 - 1 du Code de la santé publique), mais si vous pensez à des boissons alcoolisées, l'on revient dans le cas précédent avec la nécessité d'avoir une licence de débit de boissons.

Organisation de soirée à thème :
c'est très bien, mais trois problèmes se posent si vous recevez un nombre important de visiteurs :

  • la sécurité : les évacuations en particulier et la qualité des matériaux utilisés pour la construction et la décoration : il vous faudra, soit à titre permanent, soit à titre ponctuel, une autorisation préalable de la Commission départementale de sécurité ;
  • les assurances : "l'objet assuré" étant fondamentalement modifié, vos polices d'assurances devront être adaptées, soit d'une façon permanente, soit d'une façon ponctuelle ;
  • pas de boissons alcoolisées, comme ce qui est indiqué ci-dessus : encore que vous pourriez, pour des manifestations ponctuelles, tout à fait exceptionnelles, obtenir une dérogation pour une soirée.

En conclusion, je pense que votre projet a besoin d'être revu, d'une façon plus modeste, ou bien et c'est autre chose : vous mettez en place un complexe touristique et hôtelier.

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Q22

Je suis en phase de créer deux gîtes dans une ancienne maison. On me conseille pour pouvoir les gérer de faire une SARL de famille. Je vais donc récupérer la TVA sur investissement par rapport à l'emprunt contracté.

  • Quelle est la TVA qui s'applique sur les locations de ces gîtes ?

Si vous souhaitez récupérer la TVA des travaux que vous avez faits, vous pouvez vendre votre Chambre d'hôtes ou vos Gîtes en ajoutant la TVA.

N'oubliez pas cependant que vous pourriez bénéficier de l'exonération de la TVA sur les chambres si votre chiffre d'affaires annuel est inférieur à 76 300 €.

Vous pouvez cependant tout à fait, lors du dépôt de la déclaration d'existence de la SARL au Centre de Formalités des Entreprises (CFE) opter pour cette solution fiscale.

Il y a donc un calcul à faire. Le taux de TVA est 5,5 % sur les chambres et de 19,6 % sur les petits déjeuners et prestations de services annexes. Dans ce cas, vous pourriez aussi récupérer la TVA payée pour les achats de consommables ou de services éventuels (blanchissage par exemple, s'il est fait à l'extérieur).

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Q23

Je souhaite créer des chambres d'hôtes dans ma résidence secondaire composée de 4 chambres.
Sachant que j'ai un logement de fonction qui me sert de résidence principale :

  • est-il possible d'exploiter ma résidence secondaire située à 5 km pour faire ceci sachant que c'est moi qui accueillerai le public et ferai tout le boulot ?

  • Bref est-il possible de le faire si je ne dors pas dans cette maison ?

A priori, la réponse est négative, puisque la définition de la Chambre d'hôtes est qu'elle doit être chez l'habitant, ce qui ne serait pas votre cas, même si la distance entre votre résidence principale et votre résidence secondaire est faible.

Il faudrait vous réserver une des chambres pour en faire votre logement personnel, ce qui risque de rendre le projet moins rentable, avec une chambre de moins.

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Q24

  • Je suis actuellement propriétaire d'une maison à côté de mon restaurant. Je souhaiterais louer des chambres meublées (environ 8) ou des studios mais ne souhaitant pas créer un hôtel, il me reste la possibilité d'une résidence de tourisme ou location en meublé. Quels sont les avantages et les inconvénients ?

Vous ne pouvez créer une Résidence de Tourisme car le nombre de lits dans ce cas est de 100 et même si une dérogation peut être possible, vous en êtes très loin.

Vous ne pouvez pas non plus considérer qu'il pourrait s'agir de chambres d'hôtes car, même si votre restaurant se trouve sous ces locaux, vous n'y résidez pas.

La location en meublé est possible avec des locataires à la semaine, au mois ou même y faisant leur domicile.

Je vous livre un extrait de la brochure des Éditions des Journaux Officiels : "LE TOURISME : LES MEUBLÉS DE TOURISME" LOI DE FINANCE POUR 1966 (J.O. 30/11/65) Extrait - Article 58 :
"I. - Les villas, appartements et chambres meublées, qui sont louées à la semaine et pour un nombre de semaines n'excédant pas douze, à l'occasion des vacances, peuvent être classés en catégories selon des normes et une procédure arrêtées par le ministre des finances et le ministre chargé du tourisme."

Si cette approche vous intéresse, je vous suggère un contact avec l'Office Départemental du Tourisme de votre département, je n'ai pas d'autres informations sur ce sujet (vous pouvez bien sûr aller sur http://www.legifrance.gouv.fr et voir les autres aspects de cette loi de 1966 mais je pense que l'édition du J.O. donne bien l'essentiel).

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Q25

  • Est-il possible de faire deux chambres d'hôtes dans un appartement où nous sommes en location ?

Dans tous les textes que j'ai consultés, il est question de chambres chez l'habitant.

Nulle part, je ne trouve indiqué que cet habitant doit être propriétaire de lieux qu'il envisage de louer.

Cependant, il est évident qu'en transformant une partie du logement en chambres d'hôtes, vous modifiez d'une façon substantielle le bail et que, par conséquent, il importe que vous ayez l'autorisation écrite de votre propriétaire pour entreprendre cette exploitation.

Il me paraît aussi important, tant à l'égard de vos investissements qu'à l'égard de votre commercialisation, que vous ayez des assurances sur la pérennité de votre bail. Bon courage pour votre entreprise.

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Q26

Vous parlez des normes incendie et du classement ERP.

  • Pouvez-vous m'en dire plus ou me communiquer des noms de sites où se renseigner ?

Je ne connais pas de site donnant les différentes normes à respecter, mais vous pouvez vous procurer dans les Éditions des Journaux Officiels l'ouvrage réf. : 316870000 "Sécurité contre l'incendie dans les établissements recevant du public - règlement du 25 juin 1980 - Établissement 2° groupe (5° catégorie) - Édition 2000 - www.journal-officiel.gouv.fr

Vous demandez des précisions sur les différents classements (le classement est fait selon le nombre de personnes pouvant être présentes clients et personnel compris), voici les différentes catégories :

1 - au-dessus de 1 500 personnes ;

2 - de 701 à 1 500 ;

3 - de 301 à 700 ;

3 - de 300 personnes et au-dessous, à l'exception des établissements compris dans la 5° catégorie ;

5 - établissement faisant l'objet de l'article R. 123-14 dans lesquels l'effectif du public n'atteint pas le chiffre minimum fixé par le règlement de sécurité pour chaque type d'exploitation.

Les établissements sont classés en deux groupes :
- le premier comporte les 4 premières catégories ci-dessus,
- le second comporte la 5° catégorie, c'est-à-dire, en l'occurrence, tous les hôtels recevant moins de 300 personnes (clients et personnel inclus) ainsi que les chambres d'hôtes ayant 6 chambres et plus.

L'article R.123-14 précise que ces établissements doivent suivre le règlement de sécurité et que le Maire peut faire effectuer, de sa propre initiative, des visites de contrôle de la sécurité.

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Q27

  • Si mon épouse travaille avec moi dans le gîte que nous comptons exploiter, quel sera son statut ?

Vous avez tout à fait raison de vous poser ces questions qui sont très importantes mais la réponse n'est pas très simple car elle dépend :

  • de la forme juridique de votre entreprise,
  • de la répartition éventuelle des parts ou des actions de la société entre les deux conjoints,
  • de votre régime matrimonial,
  • de l'importance de l'activité concernée, c'est-à-dire, en fait des charges que cette activité peut supporter.

Le choix de statut peut être, selon ce qui est écrit plus haut :

1 - conjoint sans statut,
2 - conjoint associé,
3 - conjoint collaborateur,
4 - conjoint salarié.

Ce n'est pas le lieu pour développer tous ces points (qui prendrait trop de place et n'intéresserait pas tout le monde). Mais je vous donne deux sources d'information très complètes, vous permettant d'en savoir plus :

Mise à jour septembre 2007 : la loi du 10 juillet 2005, en faveur des PME, oblige le conjoint qui exerce une activité régulière au sein de l’entreprise, à opter pour l’un des trois statuts suivants :
o Collaborateur,
o Salarié (titulaire d’un contrat de travail),
o Associé lorsqu’il s’agit d’une SARL.
Différentes conditions doivent être remplies, merci de vous référer au texte de loi.

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Q28

Je viens de déposer un permis de construite pour la création de deux gîtes ruraux de caractère (3 chambres et 1 chambre).
L'architecte tient absolument à mettre des portes de 90 cm partout en invoquant une norme qu'il ne sait pas trouver puisque ce ne seront ni des ERP ni des gîtes accueillant des personnes handicapées. Vous citez régulièrement la règle disant : règlementation ERP seulement si > 6 chambres :

  • Pourriez-vous me donner les références exactes de ce texte que je puisse les donner à mon architecte têtu ?

Vous avez raison mais...

  • l'article PE 11 des "Dispositions applicables aux établissements de 5° catégorie" du règlement de sécurité contre l'incendie relatif aux E.R.P. précise dans son § 3 : "Les largeurs règlementaires des portes sont basées sur la largeur de l'unité de passage égale à 0,60 m sauf pour les largeurs de 1 unité de passage où la dimension est portée à 0,90 m et pour celle de 2 unités de passage qui doivent présenter une largeur de 1,40 mètre" ;
  • plus loin le même article précise que pour les E.R.P. : "Les locaux, les niveaux, et les établissements où le public est admis doivent être desservis par des dégagements judicieusement répartis et ne comportant pas de cul-de-sac supérieur à 10 mètres. Le nombre et la largeur des dégagements exigibles s'établissent comme suit :
  • moins de vingt personnes : un dégagement de 0,90 mètre,
  • de 20 à 50 personnes : un dégagement de 1,40 mètre".

Par conséquent, cet article, dans les deux parties que je viens de citer, indique bien que pour les E.R.P. la largeur des portes devrait être de 90 cm, mais, comme vous avez moins de 6 chambres en exploitation dans chaque établissement, vous n'êtes pas E.R.P. et donc pas concerné par cette disposition ; par conséquent, vos portes doivent être au minimum de 60 cm de largeur.

Cependant, je sais que toute la règlementation concernant les chambres d'hôtel va être revue :

  • sur un plan général à la suite d'actions d'hôteliers contre une concurrence qu'ils jugent déloyale ;
  • et en particulier la règlementation incendie, après la tragédie du Centre Équestre de Lescheraines, le 5 août 2004 - faisant 8 morts dont 6 adolescents.

Par conséquent, puisque vos gîtes ruraux vont être construits, je vous conseille, à titre préventif, de retenir la largeur de 90 cm qui risque d'être imposée dans la prochaine règlementation. Certes, une nouvelle règlementation ne s'applique pour les bâtiments construits qu'avec des délais, mais il me paraît raisonnable d'anticiper ce qui pourrait être décidé, la différence de coût à la construction étant faible.

MAJ sept. 2006 :
le tribunal correctionnel de Chambéry a condamné le 22 septembre 06, le propriétaire du centre équestre de Lescheraines (Savoie) à trente mois de prison dont six ferme (dépêche AFP - reprise par Le Monde du 23/9/06)
L'attendu du jugement met en exergue la "négligence".

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Q29

  • Pouvez-vous m'indiquer quel type d'assurance il faut souscrire lorsque l'on est propriétaire d'une dizaine de chambres d'hôtes ?

  • Pouvez-vous m'en dire plus sur les responsabilités engagées ?

Je suis très content que vous abordiez cette question.

Je ne vous cache pas que j'étais étonné et un peu inquiet que la question des assurances n'ait jamais encore été abordée.

Deux aspects majeurs :

  • MODIFICATION DE L'OBJET ASSURÉ
    Si vous avez une demeure dans laquelle vous vivez et que vous y apportez des modifications, aussi mineures soient-elles, pour loger des hôtes, vous apportez une modification substantielle, au contrat que vous avez passé avec votre compagnie d'assurances, en ce qui concerne les risques sur l'immeuble proprement dit.
    Ce qui veut dire, pour être très clair, que ceci peut provoquer purement et simplement une déchéance de votre couverture et donc que vous pouvez ne plus être assuré du tout.

  • RESPONSABILITÉ CIVILE
    Vous allez héberger des clients, personnes âgées parfois, résidents pouvant être accompagnés d'enfants : il y a toute une série d'accidents potentiels pour lesquels votre Responsabilité Civile peut être appelée, à tort ou à raison : c'est le métier des compagnies d'assurances de vous prémunir de ces risques et de vous défendre le cas échéant.

CONSEILS :

  • donc, prenez contact avec votre assureur, lui expliquant vos projets, votre situation : il vous proposera une couverture multirisques (qui en plus des risques majeurs déjà cités, pourrait inclure le vol, le dégât des eaux, le bris de glace, voire la perte d'exploitation - essentielle si vous avez contracté des emprunts...) ;
  • enfin, si vous souhaitez, un peu plus de précisions sur ces approches, vous pouvez consulter aussi mon Blog des Experts :"Exemples de Lettres et d'Outils de Gestion" où, dans la partie  RELATIONS PRESTATAIRES DE SERVICE, vous trouverez un chapitre RELATIONS ASSURANCES.

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Q30

J'ai des chambres d'hôtes : 3 chambres dont une familiale et 2 petits gîtes avec kitchenette (les petits gîtes sont pour 2 personnes).

  • Ai-je 5 chambres d'hôtes ou 3 chambres et 2 petits gîtes, lesquels sont loués à la semaine, quinzaine ou au mois et ceux qui les occupent ne viennent pas prendre le petit déjeuner dans la maison ?

  • Est-ce qu'au point de vue déclaration fiscale, il faut tout englober ou dissocier ?

Vous posez deux questions :

  • devient-on classé ERP par le seul fait d'avoir six chambres d'hôtes ou plus, sur un même site, en plusieurs immeubles ? La réponse est non : il faut considérer la situation immeuble par immeuble, là où les risques de propagation d'un incendie et les risques d'évacuation sont réels ainsi que la distance entre les uns et les autres pour la propagation éventuelle d'un incendie : article PE 6 du Règlement de Sécurité : "Deux établissements distants de 5 mètres au moins... sont considérés comme autant d'établissements distincts...".

    Donc, sauf si l'ensemble des différents immeubles se touche ou est très proche, vous n'êtes pas classée en ERP.
    Vous indiquez que vos installations et votre organisation interne feront que les résidents des deux gîtes prendront leurs petits déjeuners sur leurs lieux d'hébergement ce qui évite le rassemblement de tous vos clients, dans un même lieu, pour le petit déjeuner : il aurait fallu, dans ce cas, analyser le nombre de personnes potentiellement présentes et la fluidité des évacuations mais ce n'est pas votre cas.

  • Votre seconde question porte sur la nécessité éventuelle de séparer comptablement et fiscalement les différentes activités des chambres d'hôtes et des Gîtes ?
    Vous n'y avez aucune obligation et je dirais même aucun intérêt car, en fait, ces exploitations seront regroupées quant aux charges sans avoir facilement la possibilité de les ventiler et je ne vois pas en quoi le faire vous serait d'une quelconque utilité.

En termes de commercialisation, d'exploitation, il s'agit d'un tout, vous devez donc, à mon sens, le commercialiser, le gérer et le comptabiliser comme tel.

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Q31

  • Si des hôtes me demande le repas, est ce que je suis autorisée à le faire en étant micro-entreprise ?

  • Est-ce que fiscalement, il faut le dissocier de la micro et est-ce que cela rentre dans les recettes des prestations (pas plus de 76 300 €) ou des services (27 000 €) ?

Merci de m'éclairer sur ce point qui est, je pense, très important.

Oui, vous pouvez servir des repas si les clients vous le demandent : si c'est occasionnel, vous n'avez pas besoin d'inscription au RCS, si c'est régulier cette inscription est indispensable.

Oui, vous pouvez rester dans le régime de la micro-entreprise, mais, pour l'exonération de TVA, les recettes seront incluses dans la catégorie "services" dont l'exonération est plafonnée à 27 000 €.

Mais, si les recettes entre hébergement et services doivent être dissociées pour faire - ou ne pas faire - vos déclarations de TVA, rien ne vous empêche d'agréger le tout dans le cadre de votre compte d'exploitation.

Naturellement vous devrez suivre :

  • la règlementation de l'arrêté du 9/5/95 relatif à l'hygiène des aliments (cf. direction départementale des services Vétérinaires) ;

  • ainsi que la règlementation concernant la vente des boissons, à savoir l'obtention d'une "petite licence restauration" afin de pouvoir servir du vin ou de la bière, à l'occasion des repas, comme "accessoires de la nourriture". Ce sont les services des Douanes du Département qui pourront vous fournir cette licence ou la recette buraliste.

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Q32

Nous souhaitons ma femme et moi développer une structure chambres d'hôtes et gîtes en Normandie. Les travaux de restaurations vont être effectués par le propriétaire actuel des lieux et nous allons gérer le site et faire des investissements. Nous aurons 4 chambres d'hôtes (11 pers.), une table d'hôtes et par la suite 4 à 6 gîtes, 2 à 3 chambres de plus dont une handicapée, une petite salle de 30 à 40 personnes pour les réunions de famille.
De plus, une piscine couverte avec un espace-détente est prévue ainsi qu'une aire de jeux pour les enfants et des activités comme pétanque, vélo, terrain de badminton, salle de billard, etc.

  • Quelle structure juridique nous conseillez-vous ?

  • Et pouvons-nous toujours avec un tel projet rester dans les gîtes et chambres d'hôtes ?

  • Pensez-vous que ce projet est viable pour en vivre à deux ? Nous lâchons notre région actuelle et nos activités respectives pour nous consacrer à 200 % sur ce projet...

  • Où nous tourner pour les subventions ?

  • S'il faut créer une société quelle forme choisir, SNC ou SARL ?
     

  • Votre projet est important : il semble que la meilleure solution, pour vous, soit la création d'une société. D'autant que je pense qu'il faudrait qu'au moins l'un de vous deux soit salarié ce qui implique bien d'avoir un statut de société.

  • Si le projet est d'importance, rien pour le moment, ne vous impose d'avoir un statut d'hôtelier du moins tant que la législation n'a pas évolué et pouvez, par conséquent, rester dans le régime chambres d'hôtes et gîtes ruraux.

  • Quant à votre salle pour mariage, ne pensez-vous pas que vous pourriez envisager aussi - selon votre localisation - l'activité de séminaires ?

  • En ce qui concerne votre question sur la rentabilité de votre projet et la possibilité d'en tirer les ressources suffisantes pour votre couple, c'est impossible d'y répondre sans une petite étude.

  • Ensuite, entre SNC et SARL quel type de société choisir ? Ce n'est pas très facile de répondre à cette question, sans bien connaître votre situation personnelle. Cependant, a priori, pour ce que je crois comprendre de votre situation, j'aurais tendance à vous suggérer la SARL pour les raisons suivantes :

    • la responsabilité de chaque associé est limitée aux apports alors que dans le cas d'une SNC, c'est l'ensemble des biens de chaque associé qui peut être appelé en cas de difficultés ;
    • la transmission des parts est très facile dans le cas d'une SARL alors que pour une SNC, il faut l'unanimité des associés - ce qui peut poser un problème majeur si naît un désaccord entre les associés ;
    • statut de travailleurs indépendants, non-salariés, dans le cas d'une SNC, avec la possibilité de couverture sociale personnelle mais moins complète que celle du régime général : les gérants minoritaires d'une SARL peuvent être salariés. Voilà très sommairement, un avis que je vous invite à approfondir.

Je vous conseille de vous référer à la brochure de l'A.N.C.E. (Agence Nationale pour la création et le développement de Nouvelles Entreprises) CHOISISSEZ VOTRE STATUT JURIDIQUE - Les conséquences sociales et fiscales. L'ANCE est devenue depuis 1996 : APCE (www.apce.com où vous devez trouver des mises à jour récentes).

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Q33

  • Je voudrais savoir à quoi correspondent les épis en termes de chambres d'hôtes ?
    Pouvez-vous de plus me fournir la période durant laquelle les chambres d'hôtes sont ouvertes et leurs tarifs selon la ou les saisons, suivant les épis ?
    Merci d'avance.

1 - LES ÉPIS

C'est un classement interne des Gîtes de France qui donnent leur label, un peu comme le Guide Rouge attribue ses macarons et ses tourelles.
La signification de ce classement, selon le site des Gîtes de France (http://www.gites-de-france.fr), est la suivante :

  • un épis : chambres simples ;
  • deux épis : chambres de bon confort, disposant chacune au minimum d'une salle d'eau ou d'une salle de bains privée ;
  • trois épis : chambres de grand confort, disposant chacune de sanitaires privés et complets (douche, bains, lavabo et WC) ;
  • quatre épis : chambres de très grand confort, disposant chacune de sanitaires privés et complets. Elles sont aménagées dans des demeures de caractère, dans un environnement privilégié. Des services supplémentaires y sont souvent proposés.

Aucun classement officiel n'existe pour les chambres d'hôtes qui pourrait être comparé aux étoiles pour les hôtels.

Notons seulement que les Gîtes peuvent, par une démarche volontaire auprès de la Mairie ou de la Préfecture, être classés en "meublés de tourisme".

2 - PÉRIODE D'OUVERTURE

Les chambres d'hôtes ou Gîtes ruraux peuvent être ouverts toute l'année selon la volonté de l'exploitant ou suivre un rythme saisonnier (moins de 9 mois).

3 - PRIX MOYENS DE LA SEMAINE DE LOCATION

À titre indicatif (Gîte rural en euro, par semaine en 2002)
Source : Fédération Nationale des Gîtes de France - Édition 2003

CATÉGORIE

JUILLET & AOÛT

HORS SAISON

1 Épis

256 170

2 Épis

320 209

3 Épis

423 268

4 Épis

676 442

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Q34

Chambre d'hôtes ou hôtel ? "that is the question"...

Si on dépassionne le débat, envenimé par certains hôteliers, dépassés par leur époque et qui sont loin de faire la gloire du métier, il est intéressant de se poser la question, même si on possède déjà l'un ou l'autre de ce genre d'établissement.
Si nous regardons les différentes réponses apportées, la différence entre un hôtel et une chambre d'hôtes c'est que c'est la même chose, mais beaucoup moins contraignant quand il s'agit d'une chambre d'hôtes.
Fiscalement très peu de différence. Réglementairement, ça paraît être le paradis. Quotidiennement : ça change tout.
Que pensez-vous d'une entreprise soulagée d'une bonne partie de ses contraintes règlementaires, ou ayant des contraintes plus souples (sociales ?) qui offre un produit dans l'air du temps et à sa clientèle ce qu'elle souhaite, et non pas ce qu'on lui impose parce qu'il le faut règlementairement... ?
N'est-il pas temps de se demander si une autre forme d'hôtellerie n'est pas à imaginer, regroupant les avantages des 2 formules, au moins pour les petits établissements recevant des clients pour des courts (et moins courts) séjours de repos ou de vacances dans des régions à vocation touristique ?
Je m'explique : je suis propriétaire d'un hôtel-restaurant de 20 chambres 2 étoiles, appartenant à une chaîne volontaire.
Mon produit "vache à lait" c'est la demi-pension.
J'ai abandonné la pension complète (comme le Georges V), je fais un peu de restauration de passage le midi et parfois le soir. Mon hôtel est un peu désuet (là, je dois être le seul dans la profession !) et nécessiterait une mise à niveau.
Par ailleurs, je m'interroge sur la commercialisation : les petits établissements hôteliers de tourisme seraient-ils la seule industrie qui pourrait attendre ses clients sur le pas de la porte les mains dans les poches (l'hôtellerie en blouse grise...) ? si oui ne changeons rien.
Sinon, il faut donc se mettre à commercialiser c'est-à-dire aller chercher les clients, un par un, au besoin... Vous avez certainement déjà réfléchi à cela concernant les établissements dans mon genre.
Quelle confusion et quels frais de structure et quelles organisations, donc quels coûts pour assumer ce manque de limpidité dans l'offre !
Passons sur les détails. Mais si je transformais mon établissement en chambres d'hôtes : je détermine moi même le niveau qualitatif et quantitatif de mon offre, le niveau de prix n'est plus en relation avec des critères administratifs (on ne peut pas décemment dans un bon 2 étoiles pratiquer des prix de 3 étoiles !), je fais chaque jour un menu unique de qualité, servi à heure fixe (plus de carte impossible à tenir, suppression des conflits avec le personnel, respect de leur qualité de vie c'est-à-dire garantie d'un personnel fidèle et de qualité sauf si vous avez résolu le problème du personnel de l'hôtellerie restauration).
Je ne fais pas construire d'ascenseur pour mon 3e étage parce que rien ne m'y oblige (un hôtel 3 étoiles m'y oblige), je ne me livre plus à des contorsions à la "de Funès" pour plaire aux guides, j'ai un véritable contact avec mes clients... je suis couché tous les jours à 23 heures, je suis tranquille après le petit déjeuner pour entretenir mon établissement, et le temps ainsi gagné (ainsi que l'argent) je l'investis dans la commercialisation pour optimiser mon taux de remplissage sur le thème du charme, de la convivialité, de l'originalité, de la tranquillité, de la sécurité, de ma qualité (mon accueil, pas celui du type qui a fait le stage "Accueil de la clientèle" chez Accor)...
Bref, je réduis la masse salariale, je réduis les frais de fonctionnement, je réduis le gaspillage, donc j'améliore la productivité et la qualité, donc le taux de remplissage...
Un chemin moyen entre hôtel de charme et chambres d'hôtes qui reste à explorer...
Prêt à en discuter avec vous...

Comment ne pas être d'accord avec vous sur le souhait d'une règlementation moins contraignante, mais croyez-vous que l'on puisse remettre en cause la législation sociale, alléger la règlementation sur la sécurité incendie, supprimer les dispositions concernant les handicapés, etc. ?
Cela paraît bien difficile et serait-ce souhaitable ? Derrière tous les critères qualitatifs que vous décrivez, finalement c'est le client qui aura le dernier mot que ce soit un hôtel, un ensemble chambres d'hôtes ou cette formule intermédiaire entre hôtel de charme et chambres d'hôtes sur laquelle vous souhaitez, à juste titre, je crois, que l'on réfléchisse.

Complément d'information à Q34 :

Simple ajustement de mon propos : je ne prêche pas pour un assouplissement de la règlementation (quoi que s'il lui venait à l'esprit de s'assouplir je ne m'en plaindrais pas !). Effectivement la règlementation est là pour protéger le client des errements de certains de mes collègues qui ont perdu le bon sens dans leur exploitation.
Ce que je voulais dire c'est que la règlementation des chambres d'hôtes est plus souple que celle des hôtels.
Comme toujours il y a des effets de seuils : en dessous de tel seuil, telle règlementation n'est pas applicable... le personnel est considéré comme emploi à domicile..., etc. En cherchant bien et en jonglant bien on devrait pouvoir s'apercevoir que tous ces petits aménagements mis bout à bout sont diablement en faveur de la chambre d'hôtes, ce qui fait râler certains hôteliers : ils ont raison arithmétiquement et tort professionnellement. Ils devraient chercher à faire évoluer leur formule... Ainsi que je le lisais dans le magazine L'Hôtellerie Restauration, il semble que les petits établissements saisonniers soient en périls.
Naturellement, comme tout bon français qui se respecte, le réflexe des professionnels, c'est de demander de l'aide au gouvernement et de ne pas se torturer les méninges pour faire émerger des solutions. C'est bien connu, le bénéfice c'est grâce à nous, les pertes c'est la faute du gouvernement, donc on garde les bénéfices et l'on demande au gouvernement de se débrouiller avec les pertes.
On vote à droite dans la profession, mais on voudrait une économie soviétique faite de subventions, d'aides de plans... French paradoxe ! Je fais souvent la remarque que le prix de la chambre d'hôtel que j'offre à 55 € est à 100 en Italie, 120 en Angleterre, 80 en Belgique et en Allemagne. Avec la différence, je pourrais avoir plus de personnel, des chambres parfaitement équipées, des services plus nombreux et une qualité sans pareil.
Si nous en sommes là c'est que nos anciens ont joué au malin en baissant les prix, en trichant sur la qualité, en payant une partie du personnel au noir et en exploitant odieusement l'autre partie (ah ! les relations humaines dans la profession, un rêve). Ils ont donc maintenu leur profit, payé leur 4x4, mais peu à peu, les établissements se sont dégradés et le personnel est parti en courant. Pour le faire revenir, il va falloir sacrément augmenter les prix. L'administration de son côté y a mis du sien avec des règlementations sociales et fiscales qui sont une véritable incitation à la fraude... Ajoutez un syndicalisme pervers (M. Daguin s'est retiré des affaires pour entamer une carrière de notable : siège au CES, légion d'honneur, claque dans le dos par certains ministres, etc. (manque plus que la stèle !) mais continue de nuire dans une profession qui lui indiffère désormais.
La solution pour beaucoup de petit établissement sera donc de se vendre en appartements... Pour d'autres qui accepteront de dépenser un peu du pécule amassé en suisse, cela passera par une rénovation de fond en comble et l'élévation du niveau pour justifier des prix convenables... mais cette formule est très risquée car elle consiste soit à mettre le feu à son établissement et à rénover grâce à l'assurance, ou plus honnêtement à s'endetter lourdement à un âge où l'on devrait souhaiter prendre un peu de recul.
Trouver une formule nouvelle, rentable parce qu'elle a su diminuer le personnel en le qualifiant et en le payant mieux, avec un fonctionnement de la restauration plus simple (au lieu d'une carte souvent prétentieuse impossible à tenir !) me paraît être une 3e voie à explorer.
C'est certes un problème de management général mais c'est aussi un beau problème marketing.
Et ça c'est votre métier si je ne m'abuse ? Faites vite... ou acceptons que la profession passe par une phase de destruction ou de mise à plat, puis une autre de reconstruction. Mais ça, ça va coûter cher humainement et économiquement.
Cordialement.

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Q35

Il est écrit dans la question N°1, dans le paragraphe "solution chambres d'hôtes" que : C'est considéré comme une activité complémentaire de votre activité principale, et pas comme votre activité principale. Où monsieur Gillot a-t-il trouvé cela ? J'ai lu et relu le livre de Mme Mazuc : "tourisme vert, comment développer votre projet", et je n'ai rien trouvé à ce sujet. D'autant plus que Monsieur Gillot précise que le propriétaire doit être personnellement disponible 7 jours sur 7.

  • Comment fait-on pour être disponible 7 jours sur 7, et avoir ailleurs une activité principale ?

Je suis d'autant plus inquiet que je vais ouvrir une "chambres d'hôtes", et que ce sera mon unique gagne-pain, en attendant dans 3 ou 4 ans ma retraite. Merci beaucoup pour votre réponse.

Les informations auxquelles vous vous référez dans ma réponse à la question n°1 dans laquelle il est écrit : l'activité chambres d'hôtes "est considérée comme une activité complémentaire de votre activité principale et pas comme votre activité principale".

Il faut, pour la bonne compréhension du texte, aller deux paragraphes plus bas : "Il n'y a aucune règlementation spécifique".

Mes sources, à cet égard, sont "OUVREZ UN GÎTE RURAL", Éditions d'organisation et la fiche GÎTES RURAUX - CHAMBRES D'HÔTES, fiche code NAF 55.2E, établie par l'APEC (Agence Pour la Création d'Entreprise) : ceci traduit un constat, pas une obligation légale.

Il est, en effet, seulement constaté que la création de quelques chambres d'hôtes et/ou de quelques gîtes ruraux, a pour but de créer un complément de revenus ainsi que la possibilité d'écouler des produits de la ferme.

C'est aussi mettre l'accent sur le fait qu'il y a très souvent une forte inflexion saisonnière puisque selon l'étude des Gîtes de France de 2002, le taux d'occupation national moyen varie de 13 % en janvier à 91 % au mois d'août.

Quant à l'obligation de la charte des Gîtes de France d'accueillir personnellement chaque résident, je pense qu'elle souligne le fait que c'est très souvent un couple, voire une famille, qui assure l'accueil des hôtes.

Donc, pour vous rassurer, je l'espère complètement, vous avez tout à fait le droit de vous impliquer personnellement et exclusivement dans une future activité principale pour exploiter des chambres d'hôtes.

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Q36

Nous envisageons l'ouverture de 8 chambres d'hôtes, 5 gîtes et d'un restaurant et ce dans un domaine viticole que nous louons. Nous serons logés sur place dans un appartement au cœur de la bastide durant la saison d'été.
Nous pensons donc exploiter les chambres d'hôtes et les gîtes en se référant et se conformant à la règlementation des ERP. Mes questions sont les suivantes :

  • Peut-on garder l'appellation "chambres d'hôtes et gîtes" pour cette exploitation ?

  • Quant au restaurant qui sera ouvert à tout public, et exploité en SARL, nous nous demandons si nous devons inclure l'activité hôtelière ?

  • Je pense que si nous incluons toute cette activité dans la SARL nous perdrons des avantages... Que nous conseillez-vous ?

Vous pouvez certainement, pour les 8 chambres et les 5 gîtes, garder les appellations "chambres d'hôtes" et "Gîtes Ruraux" les considérant comme complément de l'activité du domaine viticole, le tout dans la catégorie ERP, bien sûr.

Mais le restaurant lui-même ne peut être considéré comme une "Table d'hôtes", puisqu'il aura une vocation commerciale, très large, ouverte à tous les publics.

Regrouper le tout dans une même structure reviendrait, comme vous l'indiquez, à gérer un complexe avec une partie "hôtellerie" et sa restauration soit, in fine, un hôtel/restaurant.

Non, il vous faut une structure, soit la SARL que vous envisagez pour le restaurant, et autre chose pour les chambres d'hôtes et les Gîtes. Cet "autre chose" pouvant être une structure à part, liée au domaine viticole ou directement à vous-même dans le cadre d'une SARL, tout sauf un lien avec la SARL du restaurant.

Mise à jour août 2007 : le Décret n° 2007-1173 du 3/8/07 limite à cinq le nombre de chambres d’hôtes possibles chez l’habitant.

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Q37

Après avoir lu avec beaucoup d'intérêt l'ensemble des réponses rédigées sur le thème "vivre ou pas sur le lieu des chambres d'hôtes", je me permets d'insister dans le sens des précédentes questions posées : dans la perspective d'une structure d'accueil, intégrant un appartement réservé au propriétaire, mais non effectivement habité par lui, vivant à quelques minutes seulement dans la même ville :

  • qui viendra vérifier sa présence 24h sur 24h ?

  • Y a-t-il des risques encourus ?

J'ai par ailleurs une question concernant les zones urbaines : j'ai en effet entendu dire qu'il était interdit d'aménager des chambres d'hôtes en centre ville... mon projet concerne la ville d'Aix-en-Provence. Merci par avance de votre concours et ne voyez aucune malice dans mes interrogations, mais simplement la recherche d'une solution.

Vous abordez deux questions :

  • Un logement étant réservé au propriétaire, doit-il y loger effectivement ? Et quels sont les risques si, en fait, il n'y habite pas en permanence ?
    Les différents auteurs sur cette question sont clairs : il s'agit bien de recevoir ses "cousins" ou amis dans son propre domicile ; mais ce n'est ni un couvent ni un pensionnat et le "tenancier" peut bien "découcher" de temps en temps, j'imagine !
    Le problème se situe, à mon sens, en ce qui concerne la sécurité, même si vous avez moins de 6 chambres et donc n'êtes pas ERP ; mon conseil serait que vous installiez un système d'alarme, de surveillance permettant de détecter les anomalies (incendie, panique, bruits suspects...) comme si vous dormiez sur place... dans les cas où vous "découcheriez".
    C'est un problème de responsabilité morale, mais aussi de responsabilité pénale si, un jour, en votre absence, vous étiez confronté à une tragédie. Ce serait aussi un sentiment de sécurité pour vos clients qui réaliseront bien que vous dormez "souvent" ailleurs.

  • La seconde question porte sur le lieu d'implantation des chambres d'hôtes : il n'y a pas d'impossibilité à ce qu'elles soient en milieu urbain à "condition d'être implantées à proximité ou dans le périmètre de quartiers touristiques ou historiques" (source "Activités règlementées" - Inforeg 2004/2005).
    "Dans tous les cas, sont exclues les chambres dépourvues d'un jardin (de terrasses en zone urbaine) ou situées dans des lotissements (l'extérieur du bâtiment devant en principe correspondre aux spécificités de la région)" - Source cf. supra.
    La ville d'Aix-en-Provence est, évidemment, éminemment touristique, mais votre projet s'intègre-t-il bien dans les contraintes ci-dessus ?
    Je vous rappelle que je suis persuadé qu'une nouvelle règlementation plus contraignante verra prochainement le jour et même si des délais sont toujours donnés pour une mise en conformité, vous pourriez, à terme, avoir à faire face à des difficultés.

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Q38

Je compte reprendre en location un ancien hôtel restaurant, non exploité depuis plus de deux ans. Je compte y élire domicile.

  • M'est-t-il possible de limiter l'exploitation de l'hôtel à 5 chambres (alors qu'il y en a une dizaine) et de transformer l'hôtel en maison ou chambres d'hôtes ?

Oui, vous pouvez certainement donner suite à ce projet mais en étant particulièrement prudent car vous pourrez vous heurter à la suspicion de beaucoup (administration, confrères hôteliers) sur le fait que votre exploitation pourrait toujours être un hôtel.

Donc, il faut bien que les pièces qui n'auront pas vocation de chambres d'hôtes soient bien séparées et meublées (ou pas meublées) de sorte que l'on ne vous soupçonne pas de vous en servir pour l'hébergement de clients quand la demande sera forte.

Faites bien attention aussi à toutes les évacuations (couloirs, issues de secours...) car même si vos 5 chambres louables ne vous classent pas en ERP (établissement recevant du public), l'ancienne structure de l'hôtel peut poser des problèmes particuliers.

Je vous suggère, de toutes façons, de prendre contact avec la Commission de Sécurité du Département (Préfecture) qui ne manquera pas d'être alertée et il vaut mieux que vous preniez l'initiative.

Vérifiez bien aussi que l'information auprès des Offices du Tourisme, Comité Départemental du Tourisme, annuaires, guides, etc. n'existe plus comme hôtel mais bien comme chambres d'hôtes.

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Q39

J'habite à Paris et il y aurait la possibilité d'acquérir dans mon immeuble des locaux commerciaux actuellement utilisés pour une partie pour une activité de centre culturel (établissement recevant du public) et pour une autre partie comme entrepôt pour un commerce de textile. Les locaux se situent directement en dessous des miens.

  • Est-ce possible d'y créer une activité de chambres d'hôtes en réunissant mes locaux avec ceux à acquérir dans l'hypothèse que la problématique ERP soit résolue ?

Il y aura en cas d'acquisition de l'ensemble des locaux (3 lots) la possibilité de créer jusqu'à 20 chambres.

Plusieurs points me gênent dans votre question :

  • tout d'abord, il ne s'agit pas d'utiliser votre domicile pour recevoir des "amis", mais vous voulez créer de toutes pièces, en quelque sorte, un nouveau domicile ou un véritable complexe pour recevoir des clients ;

  • votre projet se situe à Paris ; certes il est tout à fait possible de créer des chambres d'hôtes dans un milieu urbain et à Paris ; il est demandé que la ville soit touristique ce qui bien sûr est le cas, mais encore faudrait-il que le quartier puisse avoir cette caractéristique ?
    Une installation en milieu urbain demande, - selon l'étude de l'Inforeg (service d'étude de la Chambre de Commerce et d'Industrie de Paris - Rubriques ACTIVITÉS RÉGLEMENTÉES 2004/2005) -, que les chambres d'hôtes doivent avoir des terrasses et que sont exclues celles qui sont situées dans des lotissements, l'extérieur du bâtiment devant correspondre aux spécificités de la région ;

  • enfin, vous envisagez 20 chambres ; j'ai déjà indiqué qu'il n'y avait aucune règlementation limitant le nombre de chambres possibles ; mais dans la mesure où on considère qu'une chambre d'hôtes "s'entend comme une chambre aménagée chez l'habitant...", ces vingt chambres pourraient peut-être se comprendre dans un château, une très grande ferme, mais je ne le crois pas dans un immeuble parisien ;

Mise à jour août 2007 : le Décret n° 2007-1173 du 3/8/07 limite à cinq le nombre de chambres d’hôte possibles chez l’habitant.

  • enfin, comme je l'ai déjà indiqué, il me paraît très vraisemblable qu'une législation, beaucoup plus contraignante, soit bientôt mise en place, mettant en cause la pérennité de votre projet.

En conclusion, je suis très réservé sur sa viabilité, selon le programme envisagé.

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Q40

  • Lors de la création de chambres d'hôtes avons-nous la possibilité de déduire le déficit (dû aux intérêts d'emprunts et à l'amortissement de l'investissement) du revenu global ?

Je suis gérant majoritaire d'une SARL d'assurance et mon épouse va développer cette activité chambres d'hôtes.

Dans la mesure où, si je comprends bien, vous optez pour une entreprise individuelle, avec le régime des micro-entreprises (chiffre d'affaires limité à 76 300 €, en 2005), vous n'aurez qu'à porter sur votre déclaration n° 2042 - IRPP - le chiffre d'affaires réalisés, l'Administration pratiquant les abattements forfaitaires de 72 % pour l'hébergement et de 52 % pour les autres activités ; mais il vous est toujours possible de déclarer vos charges réelles avec les intérêts d'emprunts et les amortissements.

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Q41

Je suis président d'une association qui souhaiterait racheter une grosse abbaye pour y développer son activité. Nous aimerions pouvoir rentabiliser notre abbaye par un système de chambre d'hôtes.
Nous disposons de 24 chambres. L'essentiel de l'activité se composera de conférences et de spectacles.
L'abbaye est située en pleine campagne au bord de la Loire.

  • Le domaine viticole de l'abbaye est toujours en activité, mais ne nous appartient pas. Un administrateur logera sur place, en logement de fonction. Est-il possible d'envisager des chambres d'hôtes compte tenu de notre structure associative ?

Ce n'est pas la structure de votre organisation qui me préoccupe.
En effet, une association peut très bien avoir une activité annexe et celle-ci peut très bien comporter des chambres d'hôtes.

Mon souci c'est la taille de votre projet : j'ai bien indiqué, à plusieurs reprises, dans les divers échanges sur ce les chambres d'hôtes qu'aucune législation ne limitait le nombre de chambres d'hôtes, mais je crains qu'avec un projet de 20 chambres, vous ayez à affronter des réactions déclarant qu'en fait c'est un hôtel de 20 chambres que vous exploitez.

Les commentaires sur l'exploitation des chambres d'hôtes et en particulier la Charte des Gîtes de France, précisent bien que l'esprit de cette activité, c'est la mise à disposition d'une partie du domicile personnel dévolue à la réception des clients ; même en donnant un logement de fonction à un cadre, vous ne pouvez espérer correspondre à cette définition.

J'ajoute que différentes organisations d'hôteliers considérant que les "chambres d'hôtes" présentent une concurrence anormale, vis-à-vis de l'hôtellerie proprement dite, ont entamé des actions pour faire créer une législation plus contraignante.
Ce qui veut dire que je n'exclus pas qu'une règlementation, limitant les chambres d'hôtes à un nombre bien inférieur à 20, ne voie prochainement le jour, vous obligeant à évoluer vers une structure hôtelière.

Mise à jour août 2007 : le Décret n° 2007-1173 du 3/8/07 limite à cinq le nombre de chambres d’hôtes possibles chez l’habitant.

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Q42

J'ouvre dans peu de temps 3 chambres d'hôtes en région parisienne et comme je suis titulaire d'un BEP cuisine, j'envisage d'y joindre une table d'hôtes.

  • Qui peut me donner des renseignements sur la législation, sur la déclaration au RC (ou pas), etc. ? Et votre propre expérience !
     

  • RCS :
    si cette activité - mise en place d'une table d'hôtes - est ponctuelle ou exceptionnelle, il n'est pas indispensable d'avoir une immatriculation au RCS ; si, par contre, cette activité devient répétitive, il faut une immatriculation au RCS.
Mise à jour septembre 2007 : « Dans la question ministérielle du 12 décembre 2006 (J.O. AN du 6 février 2007, page 1414) le ministre délégué au tourisme indique, en substance, que ceux qui exerce l’activité d’exploitant de chambres d’hôte, de manière habituelle, en cherchant des profits et qui en font leur profession doivent s’inscrire au RCS, par contre ceux qui exercent cette activité de manière accessoire, en complément d’une activité professionnelle qui n’entraîne pas l’obligation de d’inscription au RCS, sont dispensés de s’immatriculer à ce registre au titre de l’exploitation des chambres d’hôtes ».
  • PETITE LICENCE RESTAURANT :
    comme, je le suppose, vous souhaiteriez pouvoir servir des boissons comme du vin ou de la bière comme "accessoires de la nourriture" pour les repas - et seulement pour les repas - vous aurez alors besoin de la Petite Licence de restaurant que vous pourrez vous procurer auprès du bureau des douanes dont dépend l'exploitation ou de la recette buraliste.
  • SERVICES VÉTÉRINAIRES :
    même si votre activité de Table d'hôtes est occasionnelle, vous devez suivre les dispositions de l'arrêté du 9 mai 1995, règlementant l'hygiène des aliments remis au consommateur ; vous devez contacter le Service Vétérinaire de votre département (Préfecture).

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Q43

Je souhaiterais construire dans les Landes mon habitation ainsi que 3 ou 4 chambres d'hôtes mais en dehors de ma maison sur l'arrière du terrain avec spa et piscine.

  • Dans quelle catégorie vais-je me trouver (chambres d'hôtes ou ?) ?

  • et quelles sont les démarches pour la création d'un tel projet ?

  • Existe-t-il des subventions ?

  • À qui s'adresser ?
     

  • Selon le schéma que vous décrivez, ce serait plus un Gîte Rural que vous pourriez envisager puisque les "chambres d'hôtes" doivent, en principe, être chez l'habitant ; ce qui ne peut être votre cas, puisque vous envisagez une installation "à l'arrière du terrain, avec piscine et spa".
    Donc, vous vous trouverez dans la catégorie "gîte rural", classée par l'INSEE dans "autres hébergements touristiques".
  • Pour le programme du gîte rural, je vous conseille :
  • une salle commune meublée,
  • une cuisine ou un coin cuisine dans la salle commune,
  • une salle d'eau (minimum lavabo/douche),
  • toilettes intérieures,
  • une ou plusieurs chambres (de préférence chacune avec un sanitaire complet, mais ce n'est pas obligatoire).
  • Quant aux subventions, c'est au niveau du Conseil Général du département que les décisions sont prises - le plus souvent favorablement.
Mise à jour septembre 2007 : voir le Blog des Experts « Subvention en hôtellerie » par Catherine Avignon en cliquant ici
À noter aussi que selon les départements ou les régions, les subventions pour les études concernant un projet de rénovation ou de création peuvent aller jusqu’à 80 % du montant des études avec un plafond raisonnable.

Commencez par contacter l'Office du Tourismee de la région, puis le Comité Départemental du Tourisme (CDT). Un classement préfectoral vous permettra de figurer sur la liste des meublés de tourisme.

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Q44

  • J'ai lu avec intérêt les débats sur les chambres d'hôtes. Concernant la sécurité et les gîtes d'étapes et de séjour, j'aimerais savoir quel type d'alarme incendie doit être installé pour la création d'une telle activité au-dessus d'un restaurant ? Il me semble qu'il s'agit d'une alarme classée de type IV.

L'article PE 27 du "Règlement de Sécurité contre l'incendie relatif aux établissements recevant du public" (Code de la Construction et de l'Habitation article R 123 -11) précise que "le choix du matériel d'alarme est laissé à l'initiative du chef d'établissement qui devra s'assurer de son efficacité" pour qu'en particulier, il ne puisse y avoir de confusion avec "d'autres signalisations utilisées dans l'établissement" tant pour les clients que pour le personnel.

D'autre part, dans le cas précis que vous indiquez à savoir l'installation de vos chambres d'hôtes au-dessus d'un restaurant, je me permets de vous rappeler les prescriptions de l'article PE 16 du même règlement concernant l'isolation des cuisines concernant les planchers hauts et les parois verticales (coupe-feu 1 heure), les extractions, conduits, etc.

Ces différentes informations peuvent être trouvées sur http://www.legifrance.gouv.fr Code de la Construction et de l'Habitation.

Complément à Q44 d'un intervenant extérieur :

L'équipement d'alarme (dont le choix du matériel est laissé à l'initiative du chef d'établissement) visé dans l'article PE27 du règlement de sécurité ne vaut que pour les établissements recevant du public NE COMPORTANT PAS DE LOCAUX RÉSERVES AU SOMMEIL.
Les dispositions de l'article PE32 (un petit peu plus loin dans le règlement : Chapitre III - règles complémentaires pour les établissements comportant des locaux réservés au sommeil) imposent la mise en place d'un système de sécurité incendie de catégorie A (détection automatique d'incendie).
Les seules possibilités d'échapper à cette détection tant redoutée :
1) Exploiter un établissement ne constituant pas un ERP (absence d'accueil de groupe, 5 chambres au plus chez l'habitant, meublés saisonniers...).
2) Exploiter un ERP à simple rez-de-chaussée, dont toutes les chambres débouchent directement sur l'extérieur (portes).

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Q45

  • Je souhaiterais créer des chambres d'hôtes dans un hôtel particulier à Paris : est-ce possible ?

  • Y a-t-il des organismes d'affiliation particuliers au milieu urbain (les gîtes de France par exemple ne font la promotion que du tourisme vert) ?

  • Faut-il faire des demandes particulières auprès de la Mairie ?

La Mairie de Paris est tout à fait en faveur du développement des chambres d'hôtes à Paris (déclaration très récente - printemps 2005 - du Maire dans ce sens) ; le fait que vous envisagiez de le faire dans un Hôtel Particulier répond bien aux critères d'environnement qualitatif : "quartiers touristiques ou historiques".

Il y a des organisations qui font la promotion des chambres d'hôtes à Paris en particulier et, de toutes façons, l'Office de Tourisme de Paris est très sollicité pour ce type de produit.

Mise à jour septembre 2007 : depuis fin 2006, il existe un site de la Mairie de Paris dédiée aux Chambres d’hôtes parisiennes : www.hotesqualiteparis.fr  concernant tant les clients que les exploitants.

Je vous suggère de prendre contact avec le service touristique de la Ville de Paris ainsi qu'avec la Région, car je n'exclus pas que vous puissiez obtenir une subvention.

Mise à jour septembre 2007 : voir le Blog des Experts « Subvention en hôtellerie » par Catherine Avignon en cliquant ici
À noter aussi que selon les départements ou les régions, les subventions pour les études concernant un projet de rénovation ou de création peuvent aller jusqu’à 80 % du montant des études avec un plafond raisonnable.

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Q46

Je vais créer, en tant que particulier, un gîte familial et de groupe (de 10/12 places) adapté à l'accueil des personnes en fauteuil roulant avec une activité de location de fauteuil tout terrain (FTT) ; et ceci dans le cadre d'une activité complémentaire.

  • Dois-je créer une SCI ou autre type de société, pour recevoir les familles et les groupes (qui séjournent dans le gîte en gestion libre) et à qui il est possible de louer du matériel roulant adapté (genre fauteuil tout terrain) ?

Si je comprends bien votre question, elle ne porte que sur la structure juridique de l'entreprise que vous avez l'intention de créer ?

Une SCI pourrait se justifier si vous vouliez qu'une société soit propriétaire des bâtiments et installations et une autre soit chargée de l'exploitation ; si les différentes fonctions sont confondues une simple SARL peut très bien faire l'affaire.

En ce qui concerne la vocation de votre entreprise à l'égard des personnes handicapées, je pense que vous avez toute la documentation en particulier celle provenant du "Code de la construction et de l'habitation", tant pour l'organisation des locaux que pour les mesures spécifiques de sécurité que vous pouvez trouver sur http://www.legifrance.gouv.fr

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Q47

Nous allons ouvrir deux chambres d'hôtes dans notre maison. Je souhaiterais connaître les démarches vis-à-vis des douanes en matière de licence dans la mesure où je vais servir le petit déjeuner.
Je souhaiterais également connaître les démarches à faire concernant l'impôt sur le revenu sachant que cette activité est annexe pour le couple dont seul l'un des membres travaille. Enfin, la maison a été achetée en SCI.

  • Doit-on verser des loyers à la SCI sachant que cette SCI n'a aucune autre vocation que celle d'acheter cette maison ?

Vous posez plusieurs questions :

  • Licence boissons :
    Pour servir des boissons - même non alcoolisées - au petit déjeuner, il faut (même si beaucoup en font l'impasse) avoir une "petite licence" permettant de servir des boissons dites du "Premier Groupe" : boissons sans alcool : eaux minérales ou gazéifiées, jus de fruits ou de légumes non fermentés ou ne comportant pas, à la suite d'un début de fermentation, des traces d'alcool supérieures à 1 degré, limonades, sirops, infusions, lait, café, thé, chocolat, etc.
    Cette licence est délivrée par les recettes buralistes, recette locale impôts ou bureau des douanes dont dépend l'exploitation.

  • Concernant Impôt sur le revenu :
    Vous ajoutez à votre déclaration de revenus - IRPP - le chiffre d'affaires réalisé et, sur une feuille à part, faites ressortir les dépenses correspondantes à l'exploitation de cette activité, à la fois les charges directes (nourriture & boissons, blanchissage...) qu'une quote-part des dépenses générales (électricité, chauffage, eau, impôts & taxes, etc.) et les intérêts d'emprunts éventuels ainsi que les amortissements.
    Mais, vous pouvez aussi vous contenter de déclarer votre chiffre d'affaires en laissant l'Administration faire les abattements (72 % pour les recettes hébergement, 50 % pour les autres recettes).

  • Loyers exploitation :
    Vous pouvez tout à fait affecter un loyer à l'exploitation de ces chambres, un loyer dont vous créditerez la SCI ; bien sûr ce loyer viendra en charge de l'exploitation "chambres d'hôtes" et en revenus pour la SCI.

  • Évaluation :
    Les différentes charges indiquées en points 2 & 3 seront des évaluations, partant d'appréciations personnelles ; je vous suggère d'être très "raisonnable" dans celles-ci pour ne pas risquer d'attirer l'attention et de vous voir soumettre à un contrôle par le fisc ; gardez bien traces des clés de répartition des charges (au m2, au volume, la comparaison avec les prix de location dans le voisinage pour fixer les loyers, etc.).

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Q48

  • Est-ce qu'une chambre avec coin cuisine équipé d'un réfrigérateur et de deux plaques peut être considérée comme chambre d'hôtes ?

Votre description donne une impression, peut-être fausse, de quelque chose d'assez sommaire.

Mais tout dépend de la surface et de l'ameublement ; la surface doit être - en excluant le coin cuisine - d'un minimum de 12/15 m2 et il faut bien prévoir aussi un coin repas avec table et sièges.

Le sanitaire ne doit pas être trop sommaire (lavabo, bain/douche et accès à un WC).

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Q49

  • J'aurais aimé connaître les démarches pour créer des chambres d'hôtes ?

Formalités à entreprendre pour créer des chambres d'hôtes :

C'est un peu difficile de répondre simplement, puisque cela dépend à la fois de votre situation, de l'importance que cette exploitation va avoir dans le cadre de vos activités et de son activité elle-même (micro entreprise ou pas, etc.).

Vous pouvez avoir besoin d'une inscription au RCS ou pas (questions 31 & 42 page "Formalité : inscription au RCS") ; vous pouvez aussi avoir besoin de créer une société ou vous en dispenser : ces différents points sont développés largement dans les réponses aux questions posées dans le chapitre "Statut juridique" sur la page "SARL" aux questions 18, 32, 36 & 46 et sur la page "SCI" aux questions 10 & 47

Mais, de toutes façons, je ne peux que vous conseiller un contact avec la Chambre de Commerce et d'Industrie - Centre de Formalités des Entreprises - qui, entre autres, pourra vous indiquer si, dans votre région, des subventions sont possibles par le Conseil Général ; et aussi un contact avec l'Office du Tourisme de votre ville et par lui un contact avec le Comité Départemental du Tourisme ; enfin une inscription auprès de la Préfecture vous permettra une inscription comme loueur de "meublé". Comme je viens aussi de l'indiquer, vous avez besoin d'une "petite licence" pour servir au petit déjeuner des boissons du Premier Groupe.

Vous devez déclarer la création de la ou des chambres d’hôtes à la mairie (décret du 03/08/07).

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Q50

Vous avez dans vos réponses, à plusieurs reprises, évoqué les tables d'hôtes et j'en ai compris l'esprit : faire de la cuisine familiale, avec des spécialités régionales ou des produits du jardin.

  • Ma question est la suivante : voulant faire un équipement en cuisine de qualité, je voudrais savoir si je peux ouvrir - entrouvrir - ma future table d'hôtes, à de la clientèle extérieure afin, avec quelques couverts par jour de plus, mieux rentabiliser mes investissements ?

Une table d'hôtes ne peut qu'être réservée qu'aux résidents des chambres d'Hôtes ; si sa restauration ouvre aux "passants", cela devient un restaurant.

Mais ce n'est pas très grave : les formalités ne sont pas beaucoup plus compliquées ; pour la table d'hôtes, déjà vous aurez besoin d'une petite licence pour les boissons, d'une inscription au Registre de Commerce et d'informer les services vétérinaires pour contrôle éventuel dans le domaine de l'hygiène, le respect des origines, etc. ; de même l'information clientèle est de même nature.

Donc ne vous faites pas un monde du fait qu'il vous faille avoir un "vrai" restaurant dont vous pouvez très bien limiter le nombre de places pour bien garder cet esprit "table d'hôtes" que vous avez fort bien décrit.

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Q51

  • J'ai une grande maison, avec un grand séjour et une vraie passion pour la cuisine familiale. Je n'ai aucune envie d'avoir des chambres d'hôtes, mais comme nous sommes dans une région très passante avec beaucoup d'excursions, je me demande si je pouvais ouvrir une table d'hôtes pour tous ces joyeux promeneurs, au moins pour le déjeuner ?

Il n'existe pas de définition légale de la table d'hôtes, mais cette exploitation est considérée comme le complément que mettent en place les exploitants de Gîtes Ruraux ou de chambres d'hôtes pour pouvoir servir des repas - autres que les petits déjeuners - à leurs hôtes et ce dans une limite maximale de 15 personnes à la fois.

Donc, une exploitation qui se voudrait sans chambres d'hôtes, sans gîte rural, destinée aux passants, comme ce que vous voudriez faire, devrait s'appeler un Restaurant et non une table d'hôtes ; ce qui, comme vous le verrez dans les réponses aux questions 36 au 2e§, 42 & 50 de la page "Table d'hôtes", n'est pas beaucoup plus contraignant.

Sources :

  • Rubrique Activités règlementées - Inforeg 2004/2005 - CCI Paris.

  • "Ouvrez un gîte rural" - Agence Pour la Création d'Entreprise (APEC), Éditions d'Organisations.

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Q52

Je suis très triste ! J'ai bien noté votre dernier message : je ne peux pas avoir une table d'hôtes, sans avoir des chambres d'hôtes dont les occupants seraient les clients - et eux uniquement - de ma table d'hôtes, mais pas ces randonneurs sympas qui passent devant chez moi !

  • Donc, ce que je voudrais faire s'appelle un "restaurant" ?

  • Mais je ne suis pas du tout intéressée par toute une structure de restauration avec une grande - ou même une petite - carte avec 5 ou 6 entrées, 5 ou 6 plats principaux, 5 ou 6 desserts. Non, je veux faire ma cuisine, simple, familiale comme quand mes enfants & leurs copains viennent à la maison passer les vacances..., le reste ne m'intéresse pas et je crois que je ne sais pas faire. Est-ce possible ?

Mais si, c'est tout à fait possible ! Aucune législation n'oblige le restaurateur (restauratrice) à avoir tout un choix en entrée, plat principal, dessert.

Vous pouvez tout à fait avoir une bonne salade (dans votre message précédent, vous parliez des produits du jardin) et UN plat du jour unique, quelques fromages de la région si vous êtes dans une région de fromages (le contraire est rare, chez nous), un compotier de fruits et/ou un gâteau maison : basta !

Faites donc, comme quand les enfants viennent vous voir, comme vous le disiez si bien ; vous parliez de vos randonneurs, faites donc un plat du jour bien roboratif, de la région (les régions de France sont pleines de ressources à cet égard) ; vous pouvez toujours avoir un jambon du pays à la découpe et des œufs en cas de régime, de menus enfants... et puis c'est tout.

Par contre, en plus des recommandations que je vous ai faites sur la règlementation RCS, services véto., Petite Licence, etc. vous devez aussi avoir une très claire information clients quant aux prix. Une ardoise dehors, une inscription à la peinture portant quelque chose comme : "Chez Tante Germaine menu (1 entrée, 1 plat du jour, fromages et dessert) = x € TTC".

Des précisions aussi sur les boissons (ex. Pichet 50 cl de côtes de Y = x € TTC, eau minérale, etc.) ou bien vous faites un forfait total incluant la boisson (vin de pays) et une carafe d'eau, café, etc.". Vous pouvez toujours avoir une information à l'intérieur ou sur la table mais l'information extérieure est une obligation règlementaire.

Vous devez aussi, vous organiser pour établir des factures faisant apparaître la TVA.

Quant au service, mais faites donc, votre table d'hôtes où tout le monde se retrouvera. Ainsi vous aurez un restaurant avec une table d'hôtes ! Ce n'est pas beau la vie ?

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Q53

  • Peut-on envisager du "séminaire" sur un établissement rural proposant déjà des hébergements, salles, restauration ?

  • Le marché actuel tente-t-il de sortir des chemins battus ?

Au niveau du principe tout à fait : l'organisation de séminaire "à la ferme" peut être une idée séduisante pour ressouder des équipes, creuser un sujet, faire une formation, etc.

Quant à savoir comment le marché peut réagir, cela dépend de la région, de la concurrence, de la demande et il faut l'analyser ; mais les organisateurs de séminaires, c'est sûr, cherchent toujours des idées nouvelles, originales.

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Q54

Que faire lorsqu'un ou des clients d'une chambre d'hôtes se comportent de façon inappropriée ? Par exemple écoutent la musique à fond, cassent, souillent, volent...

  • À qui s'adresser si des clients récalcitrants ou trop procéduriers nous embêtent ?

  • Peut-on "expulser" ce type de client et comment ? Désolé de poser une question aussi négative.

Oh ! Ne vous excusez pas de poser une question sur des clients se comportant mal : cela existe hélas, il faut bien gérer cette situation.

Je vous rappelle d'abord ce que dit la loi : aux termes de l'article L. 122-1 du Code de la consommation : "il est interdit de refuser à un consommateur la vente d'un produit ou la prestation de service, sauf motif légitime..."

Sauf motif légitime : voilà les termes majeurs.

Un client qui se comporte mal, qui gêne les autres clients, les voisins, les propriétaires, qui détériore le matériel qui lui a été confié, bien sûr qui vole - comme vous l'indiquez - ce client donc, vous avez tout à fait le droit de ne plus l'accepter chez vous.

En hébergeant un client vous avez de fait établi un contrat de prestations de service avec lui : vous lui fournissez l'hébergement, lui doit vous régler le prix convenu et "se conduire en bon père de famille" dans les locaux que vous avez mis à sa disposition, avec le mobilier, le linge et équipement que vous avez mis à sa disposition.

Si ce n'est pas le cas, vous l'informez que vous êtes obligé de mettre fin au contrat d'hébergement et que vous le priez sous 24h., immédiatement, etc. de quitter les lieux ; si besoin faites ceci par écrit.

Si cela ne suffit pas, n'hésitez pas à appeler la Gendarmerie pour obtenir l'expulsion.

Mais dans tout cela, gardez des éléments de preuve (photos avec heure et date), des témoignages, matériel détérioré, etc. pour que vous soyez armé si ce client cherchait à vous poursuivre pour refus de vente, préjudice causé pour avoir gâché les vacances, etc.

Vous pouvez toujours, si la situation devient particulièrement délicate, faire faire un constat d'huissier, ce n'est pas très cher, mais ne peut être que la "photo" de ce que constate l'huissier, autrement dit ce qu'il peut voir ; le plus souvent le compte rendu de la Gendarmerie sera suffisant.

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Q55

  • Quelle est la différence entre chambre d'hôtes et gîte rural ?

Je vous donne d'abord le texte de définition de l'Agence Pour la Création d'Entreprise (APEC), émanation du CNCE, Conseil National de la Création d'Entreprise, émanation du Ministère au PME, Commerce, Artisanat... (14, rue Delambre 75 682 Paris Cedex 14 - www.apce.com) dans sa fiche "Gîtes ruraux - chambres d'hôtes" - Code NAF 55.2E - réactualisée en avril 2003 :

  • "Le gîte rural est un logement meublé indépendant situé en commune rurale, créé ou aménagé dans des bâtiments disponibles et destinés à recevoir une clientèle de vacanciers.

  • La chambre d'hôtes est une chambre équipée chez l'habitant, en milieu rural, en vue d'accueillir des touristes".

J'ajoute qu'un gîte rural doit être doté (source fiches Inforeg - rubriques Activités Réglementés - CCI Paris) :

  • d'une salle commune meublée,
  • d'une cuisine ou d'un coin cuisine aménagé,
  • d'une salle d'eau (au moins lavabo & douche),
  • de toilettes intérieures,
  • d'une ou plusieurs chambres indépendantes,
  • d'électricité, d'eau potable (chaude et froide) et un moyen de chauffage,
  • de moyens permettant le lavage, le séchage et le repassage du linge.

D'un autre côté, les chambres d'hôtes peuvent être aussi envisagées en milieu urbain à conditions qu'elles soient situées dans - ou à proximité - des quartiers touristiques et/ou historiques avec terrasses ou balcons et pas dans des lotissements.

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Q56

Je vais bientôt acheter une structure Gîte de France : un gîte de séjour en gestion libre de 25 personnes. Le propriétaire actuel est agriculteur, ce qui n'est pas mon cas. Je suis salariée à mi-temps dans l'entreprise de mon mari. Le gîte génère un CA annuel de 35 000 €.

  • Quelle est la structure juridique que vous me conseillez d'adopter pour cette activité ? EURL , SARL, SCI ?

  • Notre souhait est bien sûr de ne pas avoir de confusion entre la SARL de mon époux et ma future activité de propriétaire de Gîte. Dois-je nécessairement devenir "commerçante" ?

Une dernière précision ; il n'y aura pas de restauration dans ma structure, seulement de la location puisque c'est un gîte en gestion libre.

Je dois vous avouer que je ne sais pas ce que vous voulez dire par "gestion libre" ?

S'agit-il de gîte rural avec aucune prestation de service fournie par le propriétaire ?

Seulement des loyers payés ? Mais cela ne change rien, j'imagine, à la question que vous posez.

Le chiffre d'affaires que vous indiquez (35 000 €/an) permet une franchise de TVA et un statut de micro-entreprise.

Une EURL ou une SARL seraient de bonnes solutions avec, pour moi, une préférence peut-être pour la SARL vous permettant plus de souplesse si, à court ou moyen termes, vous souhaitiez faire évoluer les choses ; le fait que votre mari ait une SARL n'a aucune importance : les noms et les raisons sociales seront différents.

Par contre, vous pourriez avoir une SCI propriétaire du Gîte à laquelle la SARL payerait un loyer ; cette SARL toucherait les loyers ; mais ceci est peut-être un peu compliqué pour un chiffre d'affaires relativement faible. Donc vous pourriez n'avoir que la SCI, sans SARL.

Ainsi vous le voyez, je ne vous conseille pas grand-chose : tout est possible.

C'est aussi un peu en fonction de vos objectifs : avez-vous l'intention de développer ce projet ? Si vous avez une société, il n'est pas utile d'avoir un statut de commerçante ; mais si vous voulez être salariée ne serait-ce qu'à mi-temps, il faudrait que vous soyez gérant minoritaire (50 % des parts ou moins).

C'est très difficile de suggérer une orientation sans savoir d'une façon précise quelle est votre situation (situation matrimoniale, fiscale, patrimoine, moyens, besoins, objectifs à court, moyen et long terme, question sur la transmission de la société, volonté d'avoir des revenus ou une Plus-value des actifs pour une vente éventuelle à terme, besoin d'améliorer les éléments pour la retraite, etc.).

Donc, les réponses que je vous fais ne sont pas péremptoires - et pour cause - ; volontairement, je vous laisse beaucoup d'options ouvertes, vous donnant peut-être l'impression de vous dire tout et son contraire ?

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Q57

J'aimerais savoir si dans le cas de chambre d'hôtes dans une copropriété, les clients peuvent se garer devant les autres maisons de la copropriété ou s'ils doivent se garer dans l'enceinte de la maison des chambres d'hôtes.

  • Le propriétaire ne doit-il pas avoir prévu le nombre de place nécessaires pour le parking de ses clients ?

Le point que vous soulevez n'est abordé dans aucun des rares éléments de règlementation concernant les chambres d'hôtes et donc il n'y a aucune règlementation donnant des indications sur le nombre de parkings à prévoir pour une exploitation de chambres d'hôtes.

Je crois que le problème ne se pose pas à ce niveau, mais à celui du règlement de copropriété de l'immeuble concerné. J'ajoute que les chambres d'hôtes ne doivent pas être situées dans un lotissement ; est-ce le cas ?

Complément à Q57 :

Effectivement les chambres d'hôtes se situent dans un lotissement, notre voisin nous a fait signer un papier pour un accord de principe.

Ce dernier s'était engagé à ne nous causer aucune nuisance ce qui est le cas sauf pour le stationnement de ces clients qui se garent malheureusement ou ils peuvent et généralement le long de notre terrain.

La copropriété n'est que partiellement habitée, 3 autres maisons sont en projet, le règlement sera mis en place à ce moment-là.

Je souhaite garder des relations de bon voisinage, mais j'ai à maintes reprises signalé que le stationnement des véhicules devant notre terrasse constituait un désagrément visuel, sans succès. Que puis-je faire ?

Je commence à comprendre (Deo Gracias ! !) : c'est votre voisin qui a les chambres d'hôtes et pas vous !! Bon !

Ainsi que je vous l'ai dit, il ne doit pas y avoir de chambres d'hôtes dans un lotissement (Inforeg - rubriques Activités Réglementés - 2004/2005 CCI Paris) : donc votre voisin peut rencontrer des problèmes avec le fisc, avec les associations d'hôteliers, la Préfecture, le Comité départemental du Tourisme, etc., mais la règlementation dans ce domaine est tellement "légère" qu'il est vraisemblable qu'il ne se passera rien.

Que vous ayez signé un papier donnant votre accord, ne peut avoir que comme conséquence de rendre vos réclamations plus difficiles et comme vous voulez garder des relations de bon voisinage, je ne vois pas de solutions pour vous... en attendant que la règlementation dans ce domaine soit plus précise, ce qui pourrait devenir le cas prochainement.

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Q58

J'ouvre dans peu de temps 5 chambres d'hôtes en Alsace, je souhaite rester "Privé" et, en plus des petits déjeuners, j'envisage de servir des boissons :

  • Mais quels types de boissons pourront être servis avec la Petite Licence ?

  • Quel est la différence entre la Licence I et II ?

  • De plus, nécessite-t-il de contacter le service vétérinaire ?

  • Sera-t-il possible de servir des amis de passage ?

Si je vous comprends bien, vous n'avez comme objectif, en partant de vos chambres d'hôtes, que de servir des petits déjeuners, pas des repas ?
Si c'est bien le cas, vous n'avez besoin que de la Petite Licence restauration et dans celle-ci, l'autorisation de servir les boissons du Premier Groupe dont j'ai donné le détail, en réponse à la question 47 sur la page concernant la "Licence boissons".

Le "second groupe" de la Petite Licence ajoute les vins, champagne, etc. ce que je ne crois pas devoir être votre objectif pour des petits déjeuners !

Quant à la grande Licence Restauration, elle ne peut être envisagée que dans le cadre d'un restaurant et encore faut-il en trouver une à acquérir, ce qui n'est pas toujours facile.

Pour un simple service de petits déjeuners, vous n'avez pas à alerter les services vétérinaires, mais vous êtes bien obligé de respecter la règlementation concernant l'hygiène en particulier l'arrêté du 9 mai 1995 : vous pouvez le consultez dans le Blog des Experts "Implanter et gérer un restaurant (démarche HACCP incluse)" ou sur le site  www.legifrance.gouv.fr

Enfin, votre dernière question concernant votre possibilité d'accueillir des amis : oui, bien sûr vous pouvez toujours OFFRIR des petits déjeuners à des amis de passage, mais pas si vous les considérez comme clients et leur présentez une facture, dans ce cas, vous devriez être considéré comme un restaurant.

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Q59

Nous sommes propriétaires d'une chaumière en Normandie. Nous habitons le rez-de-chaussée et nous aimerions louer en chambres d'hôtes, le premier étage qui se compose de deux grandes chambres d'environ 16 m2 avec une salle de bains commune, un WC commun ; l'une des chambres est équipée d'un cabinet de toilette individuel.

  • Quel sera notre statut juridique sachant que mon mari est à la retraite et que moi je suis en activité à temps partiel ?

  • Merci de nous indiquer la meilleure procédure pour ce genre d'activité, sachant que nous sommes au courant du montant annuel de 76 k€ non assujetti à la TVA.
    Quel est le bénéfice que nous pouvons dégager ?

  • Et comment savoir le prix que nous devons appliquer pour la location des chambres ?

  • Où devons-nous nous renseigner ?

  • Doit-on créer une entreprise ?

  • Doit-on être en travailleur indépendant ?

  • Doit-on être répertorié au RCS ?

  • Et par ailleurs comment faire pour être répertorié dans les différents guides de chambres d'hôte ? ou au syndicat d'initiatives de notre région ?

Ce que vous décrivez correspond tout à fait à l'esprit des chambres d'hôtes.

Compte tenu du faible nombre de chambres et de votre situation personnelle, je pense que la solution la plus simple est de comptabiliser le chiffre d'affaires dans vos déclarations IRPP ainsi que les charges afférentes à l'exploitation (voir ma réponse à la question 47).

Dans votre contexte une inscription au RCS n'est pas obligatoire, ni la création d'une entreprise.

Vous pouvez prendre un contact avec les Gîtes de France pour la commercialisation et bien sûr avec le Syndicat d'Initiative et l'Office du Tourisme de votre région.

Pour toutes les autres questions que vous posez, vous trouvez les réponses dans mes interventions précédentes (Tarifs : Q33 - Création société : SARL questions 18, 32, 36, SCI question 10, 46 et 47).

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Q60

  • J'ai une maison avec sur son terrain et 120m2 de dépendances.
    Dans ces dépendances, nous voudrions établir des chambres d'hôtes. Rentrons-nous dans les catégories chambres d'hôtes ou locations de meublés ?

Les deux, mon Général !

Comme j'ai déjà eu l'occasion de l'écrire, la législation dans ce domaine est, pour le moment, encore floue :

  • si vous considérez que votre future activité ne sera faite que d'actes civils, c'est-à-dire se bornant à la location d'immeuble, vous serez loueur en meublé, non professionnel (LMNP) si cette occupation est accessoire, saisonnière, etc. loueur en meublé professionnel (LMP) si cette activité est régulière, importante ;
  • si vous considérez que votre activité, va intégrer également la fourniture de linge, les prestations de nettoyage, des fournitures de petits déjeuners... vous ferez des "actes de commerce" et, en conséquence, aurez des "chambres d'hôtes".

Mais, je précise, qu'à ma connaissance, aucune jurisprudence n'est venue faire une subtile distinction sur ce point (mes sources "Gîtes ruraux & chambres d'hôtes - code Naf 55.2E - APCE avril 2003).

L'incidence c'est de prendre ou pas une inscription au RCS (Registre de Commerce et des Sociétés), mais comme vous avez 120 m2 disponibles, je suppose que vous pouvez envisager de faire un nombre non négligeable de chambres d'hôtes ce qui pourrait devenir une activité non accessoire ? Dans ce cas, je pense que vous devez prendre une inscription au RCS.

Je rappelle aussi que si vous réalisez 6 chambres ou plus, vous serez classé en ERP (Établissement Recevant du Public) et devrez avoir l'autorisation de la Commission de Sécurité et permettre l'accès aux handicapés (ces deux points ne sont pas très contraignants, bien que très importants).

Mise à jour août 2007 : le Décret n° 2007-1173 du 3/8/07 limite à cinq le nombre de chambres d’hôtes possibles chez l’habitant.

Mise à jour septembre 2007 : « Dans la question ministérielle du 12 décembre 2006 (J.O. AN du 6 février 2007, page 1414) le ministre délégué au tourisme indique, en substance, que ceux qui exerce l’activité d’exploitant de chambres d’hôte, de manière habituelle, en cherchant des profits et qui en font leur profession doivent s’inscrire au RCS, par contre ceux qui exercent cette activité de manière accessoire, en complément d’une activité professionnelle qui n’entraîne pas l’obligation de d’inscription au RCS, sont dispensés de s’immatriculer à ce registre au titre de l’exploitation des chambres d’hôtes ».

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Q61

J'envisage de créer 3 ou 5 chambres d'hôtes attenantes à mon habitation principale et d'en faire mon activité principale :

  • Existe-t-il des aides financières pour effectuer les travaux et où peut-on se renseigner ?

Les subventions peuvent atteindre 30 % des travaux H.T. ; elles peuvent venir de différentes sources, selon la région et la nature de l'exploitation d'origine (agricole ou non) :

  • les Conseils généraux qui sont, en principe, les pourvoyeurs principaux ;
  • les Conseils régionaux, en éventuel complément ;
  • dans les zones défavorisées, des subventions européennes peuvent être accordées dans le cadre du programme européen "Objectif 2" (secrétariat général aux affaires générales - SGAR - Préfecture département) ;
  • pour les agriculteurs, prendre contact avec la Chambre d'agriculture.
  • pour y voir clair, je vous conseille de prendre contact avec le Centre de Formation des Entreprises (CFE) à la Chambre de Commerce de votre ville ainsi qu'avec le Comité Départemental du Tourisme (CDT) à la Préfecture du département.
Mise à jour septembre 2007 : voir le Blog des Experts « Subvention en hôtellerie » par Catherine Avignon en cliquant ici
À noter aussi que selon les départements ou les régions, les subventions pour les études concernant un projet de rénovation ou de création peuvent aller jusqu’à 80 % du montant des études avec un plafond raisonnable.

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Q62

Nous sommes, mon mari et moi propriétaires d'un bâtiment que j'exploite en partie en chambres d'hôtes depuis la fin de l'année dernière. En effet, mon époux continue de travailler en tant que salarié. J'ai donc plusieurs questions à poser sachant que cette activité est devenue mon activité principale puisque je suis femme au foyer :

  • Les chambres ne sont pas louées constamment, mais je reçois des hôtes toute l'année. Dois-je m'inscrire au RCS dans ce cas, sachant que mon mari travaille et que donc l'activité de chambres d'hôtes n'est qu'un complément aux revenus du foyer ?

  • Pour la 1ère année d'exploitation (2004, en partie) nous allons déclarer les revenus des chambres en tant que loueur en meublés non professionnels.
  • Pour 2005, je vais faire les calculs pour savoir si je dépasserai ou non la limite des 23 000 € de CA. Si jamais cela se faisait (cette année ou une prochaine année), je deviendrais loueur en meublés professionnel. Dans ce cas, dois-je obligatoirement créer une entreprise ? Si tel est le cas, je choisirai vraisemblablement une entreprise individuelle.
  • Dans le cas où mon époux cesse de travailler comme salarié, et qu'il souhaite me rejoindre dans l'activité de chambres d'hôtes, sera-t-il possible de changer la nature de l'entreprise créée pour tenir compte de son arrivée ?
  • Quelle est la meilleure solution à choisir maintenant pour que la transformation soit facile ensuite ?
  • Loueur en meublé non professionnel :
    Vous avez tout à fait raison, tant que votre chiffre d'affaires annuel sera en dessous de 23 000 €, vous serez toujours considérée comme "loueur en meublé non professionnel" ; au-delà, votre statut deviendra celui de loueur en meublé professionnel ; dans ce cas, sans être obligatoire une inscription au RCS est recommandée ;

Mise à jour septembre 2007 : « Dans la question ministérielle du 12 décembre 2006 (J.O. AN du 6 février 2007, page 1414) le ministre délégué au tourisme indique, en substance, que ceux qui exerce l’activité d’exploitant de chambres d’hôte, de manière habituelle, en cherchant des profits et qui en font leur profession doivent s’inscrire au RCS, par contre ceux qui exercent cette activité de manière accessoire, en complément d’une activité professionnelle qui n’entraîne pas l’obligation de d’inscription au RCS, sont dispensés de s’immatriculer à ce registre au titre de l’exploitation des chambres d’hôtes ».
  • Micro-entreprise :
    Tant que votre chiffre d'affaires sera inférieur à 73 000 €, vous pourrez garder le statut fiscal de micro-entreprise ; vous aurez la possibilité soit de faire - comme je l'ai indiqué précédemment - un compte d'exploitation avec votre chiffre d'affaires et vos charges réelles ou le montant du chiffre d'affaires (H.T.), l'administration faisant un abattement forfaitaire de 72 % pour les charges (incluant amortissement, charges sociales éventuelles...) sur l'hébergement et de 52 % sur les autres recettes.

  • Création d'entreprise :
    Donc, en fait, c'est au-dessus de ce seuil de 73 000 € que vous aurez l'obligation de créer une entreprise ; ce qui vous laisse une belle marge.

  • Évolution entreprise :
    Pour pouvoir faire participer éventuellement votre mari dans une structure, le plus simple serait - quand vous aurez à créer une société - de prévoir une SARL qui a la souplesse de permettre toutes les évolutions et des transmissions faciles.
    Donc, pour le moment, je vous conseille de rester comme vous êtes en attendant l'évolution de votre chiffre d'affaires, sans vous précipiter vers une création de société, pas indispensable actuellement.

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Q63

Mon mari a une micro entreprise pour camping (6 emplacements), chambres et table d'hôtes et petite restauration. Pour baisser les prix des contributions sociales, il veut supprimer les chambres et table d'hôtes de l'entreprise et le mettre sur mon nom à moi.
Pour les impôts, nous voudrions déclarer les revenus des chambres à part, ça veut dire à titre non professionnel. Quelqu'un qui travaille aux impôts nous a dit que moi, je dois m'inscrire aux impôts ; ça veut dire : remplir une déclaration de début d'activité.
Nous connaissons beaucoup de gens qui ont des chambres d'hôtes et qui n'ont jamais rempli cette déclaration.

  • Ma question est : est-ce que je dois m'inscrire aux impôts avec cette déclaration ou puis-je déclarer les chambres sous C (voir la déclaration complémentaire des revenus) : revenus industriels ou commerciaux non-professionnels, ou est-ce qu'il faut le remplir ailleurs ?

  • Deuxième question : est-ce que j'ai le droit de faire cette activité à côté de la micro entreprise de mon mari ?

Un premier point : mettre les activités de l'entreprise à votre nom demande quelques précautions puisqu'il s'agit des actifs d'une société (il peut, selon le cas, être utile d'avoir un commissaire aux apports, une mention lors de l'AGO et dans son compte rendu).

Vous trouverez dans la réponse à la question 62 ("Fiscalité : Micro-entreprises"), les éléments concernant votre deuxième question ; ce qui vous est dit, en fait, c'est de faire une inscription au Centre de Formalités des Entreprises (CFE), dépendant de votre Chambre de Commerce et d'Industrie qui se charge, quand c'est nécessaire, de l'inscription au RCS, à l'Urssaf, aux impôts, à l'INSEE...

Mais, dans votre cas, avec en plus des chambres d'hôtes, une table d'hôtes, l'inscription au RCS est obligatoire (sauf si cette activité était très exceptionnelle), ce qui ne serait pas le cas s'il n'y avait que les chambres d'hôtes.

Vous pouvez déclarer les revenus dans le cadre de la déclaration IRPP, comme indiqué précédemment.

Il n'y a aucune contre-indication à exercer cette activité à côté de la micro entreprise de votre mari, les comptes devant évidemment être très bien séparés.

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Q64

Je viens de créer des chambres d'hôtes dans ma maison, J'aurais aimé faire table d'hôtes le soir car il n'y a pas beaucoup de restauration le soir dans le secteur rural où nous vivons.

  • Il semblerait que du fait que ma commune n'ait pas d'assainissement correct (station d'épuration), je dois installer un système d'assainissement autonome pour obtenir l'accord de la DASS et donc la licence 1 obligatoire pour cela. Pouvez-vous m'en dire plus ?

  • Je ne compte pas faire cet investissement car ma maison est un vieux presbytère avec un joli jardin clos et je ne compte pas tout y retourner pour installer tout un dispositif. Existe-t-il une solution ?

  • Ma commune comme toutes les communes de France devra se pencher sur le dossier assainissement, dois-je attendre cette date ?

  • Il est impossible de faire les travaux à l'arrière, à l'avant, ce n'est guère mieux ce sont les usoirs communaux classés car nous habitons un vieux village Lorrain... Dois-je tirer un trait sur l'idée de table d'hôtes uniquement du fait de cette question d'assainissement ?

L'investissement serait de taille et je pense non rentable vu la fréquentation de ma maison...

Vous avez raison : la question posée est un vrai problème.

Dans votre cas, les investissements à prévoir risques en effet d'être majorés par des fosses septiques pour les évacuations des eaux usées.

En ce qui concerne la restauration puisqu'en l'absence de potentialité autour de chez vous, vous envisagez la création d'une table d'hôtes, je rappelle que des investissements sont à prévoir comme un "bac à graisse" qu'impose l'arrêté du 28/9/80 et suivants : nulle part n'est indiqué que ceci n'est obligatoire qu'à partir de telle quantité de couverts servis.

Dans votre contexte très particulier, je vous conseille d'une part de prendre un contact avec l'Attaché Technique Hôtelier (ATH) auprès de chaque Chambre de Commerce et d'autre part, avant de lancer vos travaux, d'établir et adresser les plans et spécifications de votre cuisine, chambre froide, évacuations au Service Vétérinaire, attaché aussi à la Préfecture de votre Département.

Mais, avant tout, soyez bien sûr de votre étude de marché pour bien pouvoir cerner le chiffre d'affaires potentiel de l'exploitation envisagée, donc les amortissements absorbables.

Complément de réponse de Nelly Rioux

Au sujet de vos problèmes d'assainissement : rapprochez-vous de la mairie. C'est elle qui est responsable de la gestion de l'assainissement (collectif mais aussi autonome) sur la commune.

Rapprochez-vous aussi de la DDAS de votre département ou de l'Agence de l'Eau Rhin Meuse (puisque vous habitez en Lorraine) pour avoir des renseignements techniques.

Le coût de votre assainissement autonome va dépendre de différents facteurs : la quantité d'eau à traiter (taille du système de traitement et place nécessaire sur votre terrain), la nature de votre terrain et sa topographie, mais également la présence ou non d'exutoire (fossé).

Enfin, table d'hôtes ou pas, comment faites-vous aujourd'hui pour traiter les eaux usées provenant de votre habitation et de vos chambres d'hôtes ?

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Q65

J'ai comme projet d'ouvrir des chambres d'hôtes, ce qui constituerait ma seule source de revenus.
Je souhaite également ouvrir une table d'hôtes qui destinée aussi à une clientèle extérieure. J'ai d'ailleurs bien pris note de vos différents conseils avisés à ce sujet.
N'ayant que peu de moyens financiers, il me semblerait plus judicieux de reprendre une activité de chambres d'hôtes afin d'être plus crédible auprès des banques, mais je ne sais pas du tout vers qui me retourner.

  • Comment puis-je trouver des offres de reprise d'activité sérieuses ?

  • Pensez-vous que ce type d'exploitation soit suffisamment fructueux pour espérer en vivre ?

Je ne suis pas sûr de bien comprendre votre question : plutôt que de créer des chambres d'hôtes, il vous paraîtrait préférable d'acheter une exploitation existante ? Est-ce bien cela ?

Bien sûr ceci peut se faire mais, à ma connaissance, il n'existe pas de marché, de transactions organisées pour ce genre d'opération.

Par ailleurs, comme par définition, les chambres d'hôtes doivent être un prolongement du domicile personnel, la transaction est d'autant plus difficile que les propriétaires dont cette activité est souvent une activité complémentaire devraient déménager.

Dans son document "Ouvrez un gîte rural" l'APCE évalue le taux de reprise - entre chambres d'hôtes et gîtes ruraux - à environ un 1/10° du taux de création : ce qui n'est pas énorme, mais démontre que ceci existe malgré tout.

Quant à la rentabilité dont vous parlez, il faut être très prudent si vous devez vivre de cette exploitation : tout dépendra de la région dans laquelle vous serez ; la Fédération Nationale des Gîtes de France, citée dans le même ouvrage, estime que la location moyenne, pour l'ensemble de la France, a été de 14 semaines en 2002, avec une durée moyenne de séjour de 3 nuits.

Ce qui, selon le niveau tarifaire, doit faire un chiffre d'affaires annuel inférieur à 5 000 € ce qui peut permettre l'amortissement et un revenu complémentaire mais sûrement pas d'en vivre ; DONC TOUT DÉPEND DE LA RÉGION et de votre commercialisation.

Quant à votre "table d'Hôtes ouverte aux clients de passage", je vous rappelle que cela s'appelle un restaurant (voir mes réponses dans cette page aux questions 50, 51 et 52).

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Q66

Je possède une ancienne ferme que j'aménage progressivement. Il me reste un prêt à taux 0 % que je commencerai à rembourser dans 5 ans. Je souhaite faire table d'hôtes et chambres (3).

  • Quelle est la législation dans ce domaine ?

  • À qui dois-je m'adresser pour les règles à suivre et puis-je obtenir quelques subventions ?

Vous trouverez dans les pages indiquées ci-après toutes les informations sur la création de chambres d'hôtes et de table d'hôtes ainsi, que sur les possibilités de bénéficier de subventions :

Je note bien qu'il s'agit d'aménagement d'une ancienne ferme ; ce qui, bien sûr, est fort sympathique et porteur, en termes de "produit".

Je profite de votre question pour insister sur la nécessité de bien analyser le marché potentiel avant de faire des investissements car ceux-ci sont toujours relativement élevés pour les chambres d'hôtes et surtout pour la table d'hôtes avec les exigences des services vétérinaires en termes d'hygiène et de respect général de la règlementation de l'arrêté du 9/5/95 (pour en savoir sur cet arrêté, reportez-vous aux 3 Sujets Interactifs sur l'HACCP et l'hygiène :
Hygiène et HACCP - le minimum pour être prêt pour un contrôle
Implanter et gérer un restaurant - démarche HACCP incluse).

Je rappelle que les statistiques nationales, pour 2002, de la Fédération Nationale des Gîtes de France, donne un taux d'occupation moyen de 37 %, sur l'année, pour les Gîtes ruraux et les chambres d'hôtes ; ce qui n'est pas beaucoup et peut rendre difficile l'amortissement des travaux.

Mise à jour septembre 2007 : les derniers chiffres communiqués par l'APCE dans sa livraison de juillet 07 donne 43 % de taux d’occupation pour les Gîtes en 2004, se comparant aux 37 % donnés par les GDF pour 2002 ; avec, toujours pour les gîtes, un nombre de 17 semaines louées par an en 2005.

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Q67

Je souhaite créer des chambres d'hôtes mais je souhaite l'envisager comme activité principale.

  • Est-ce possible ou pas ?

  • De plus, est-ce possible d'exercer cette activité en étant locataire du lieu ?

Impossible de répondre d'une façon générale à votre première question "la création de chambres d'hôtes peut-elle devenir mon activité principale ?".

Sur un plan légal, administratif, bien sûr ; mais je comprends votre question comme étant : vais-je tirer assez de revenus de mes chambres d'hôtes pour en vivre ?
Comment voulez-vous que je le sache ? Il faut faire une petite étude sur le marché, la concurrence, la saisonnalité de votre région... quel loyer, quels emprunts, savoir si ce projet se situe dans un cadre agricole, combien de chambres vous envisagez, quel est l'investissement que vous devez faire, etc., etc.

Cette étude peut être faite par vous-même ou par un cabinet de conseils : vous ne pourrez répondre à votre question qu'après cette étude.

Quant à votre seconde question : oui, vous pouvez ne pas être propriétaire des lieux pour monter une exploitation de chambres d'hôtes, mais devez :

  • d'une part avoir l'autorisation de votre propriétaire car vous allez modifier la nature de votre bail : ce ne sera plus un bail de location habitation, mais allez lui donner aussi une vocation commerciale ;
  • et d'autre part devez avoir des garanties sur la durée de ce bail et son renouvellement afin que votre affaire puisse être pérenne.
Complément à Q67 :

Concernant la possibilité de faire de cette activité mon activité principale, je pensais surtout aux caractéristiques de ce qu'est une chambre d'hôtes aux yeux des Gîtes de France, à savoir "une activité complémentaire, un complément de revenu". C'est à cela que je pensais. Merci.

L'information que vous citez sur la position qu'auraient les Gîtes de France sur le fait que l'exploitation de chambres d'hôtes serait "une activité complémentaire, un complément de revenu" sans pouvoir être une activité principale n'est pas un dogme mais, je crois, un simple conseil de prudence afin d'informer ceux qui pourraient penser "vivre" de cette seule activité.

Tout dépend du nombre de chambres, des investissements nécessaires, de la situation du "produit", du marché...

Je vous rappelle avoir déjà cité les dernières statistiques communiquées, à ma connaissance, par les Gîtes de France, 2002 : 37 % de taux d'occupation moyen annuel.

Pouvez-vous faire plus ? Avec un taux analogue, voire plus bas, pouvez-vous arriver à l'équilibre ? En tirer un revenu ?

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Q68

J'ai lu attentivement toutes les questions et réponses sur les chambres d'hôtes et j'en ai déduit que, n'habitant pas sur place, je ne peux pas appeler cela chambres d'hôtes mais hôtel. Je possède déjà 4 chambres d'hôtes à mon domicile qui est situé à la campagne et je voudrais étendre mon activité et créer un petit hôtel de charme relativement haut de gamme sans être luxueux de 5 ou 6 chambres.

  • Je sais que je vais dépendre des normes incendie et du classement ERP, mais je voudrais savoir si j'ai d'autres contraintes par rapport aux chambres d'hôtes comme ascenseur, obligation de gardien, etc. ?

La règlementation ERP s'applique à partir de 6 chambres (elle impose aussi l'accessibilité des handicapés ce que vous ne mentionnez pas). Ne logeant pas sur place, vous ne pouvez pas effectivement créer de nouvelles chambres d'hôtes, mais peut-être pouvez-vous créer un Gîte Rural qui n'aura pas les contraintes que vous citez.

Dans la réponse à la question 43 (page "Gîtes : généralités"), j'ai esquissé un petit programme minimum pour un gîte rural et vous pouvez très bien faire un Gîte Rural haut de gamme, avec SPA, piscine (en suivant les règlementations spécifiques)... si le marché est demandeur de ce type de produit.

Pour vos autres questions : je vois mal l'utilité d'un ascenseur pour 5 ou 6 chambres puisque l'ascenseur, pour un hôtel 4*, n'est indispensable qu'à partir du 2° étage, 3° étage pour un 3*.

Par contre dans un hôtel, vous devez avoir la présence d'un membre du personnel ou de la direction toute la nuit (arrêté du 25/6/80 et article PE 27, arrêté 22/6/90 du Code de la Construction et de l'Habitation) ; si vous ne logez pas sur place avoir quelqu'un en permanence la nuit est économiquement insupportable qu'il ait une chambre affectée ou travaille comme veilleur de nuit. 

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Q69

  • Ayant des chambres d'hôtes, 5 pour un nombre de couchage de 12 personnes, plus un ou deux lits d'appoint pour enfants, suis-je considéré comme établissement recevant du public, en particulier aux regards de la législation sur la qualité de l'eau des piscines de la Dass ?

Vous confondez deux notions qui n'ont rien à voir entre elles :

  • Le classement ERP, qui s'impose à partir de la 6° chambre, est un classement concernant la "RÉGLEMENTATION DE SÉCURITÉ CONTRE L'INCENDIE RELATIF AUX ÉTABLISSEMENTS RECEVANT DU PUBLIC" ; ce règlement émane de la Direction de la Sécurité civile, dépendant du Ministère de l'Intérieur.
    Le fait que vous n'ayez que 5 chambres ne vous oblige pas à l'application intégrale de cette règlementation, encore que prendre toutes les précautions pour la sécurité de ses clients en cas de sinistre incendie ou favoriser l'accessibilité des handicapés me semble plus que raisonnable et souhaitable.

  • Mais cela ne veut pas dire que vous n'avez pas à suivre toutes les autres règlementations concernant l'hygiène et, selon votre question, la législation concernant les piscines ; laquelle règlementation d'ailleurs s'applique aussi, pour l'essentiel, pour les particuliers ayant une simple piscine chez eux, donc a fortiori pour une piscine mise à la disposition de clients.
    Je vous renvoie aux Lois du 3 janvier 2003 (J.O. du 1/1/04), du 7 juin 2004 (J.O. 8/6/04) et des décrets N° 2003-1389 du 31/12/03 et N° 2004-449. Vous trouverez le détail de ces informations dans le N° 2912 du Journal l'Hôtellerie Restauration du 17/2/05

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Q70

  • J'ai 4 chambres d'hôtes, 15 personnes environ en haute saison - Mon époux est au chômage depuis 4 ans et j'ai besoin d'une personne pour m'aider. Puis-je l'employer et le déclarer ?

  • Pouvez-vous me donner les instructions à suivre ?

Oui bien sûr, vous pouvez employer votre époux d'autant que je suppose que cela ne sera peut-être pas un temps plein, toute l'année.

L'on peut très bien être au chômage et avoir une activité limitée, partielle : encore faut-il le déclarer, à la fois votre mari (imprimé mensuel des ASSEDICS ad hoc) et vous-même.

Vous-même pouvez, peut-être aussi, avoir des exonérations de charges pour emploi, même partiel, d'un chômeur de longue durée.

La règlementation sur ces deux aspects (votre mari et votre entreprise) étant pointue, changeante, je vous conseille de prendre contact avec la personne chargée du Centre de Formalité des Entreprises (CFE) à la Chambre de Commerce et d'Industrie de votre ville qui pourra vous guider dans tout ceci.

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Q71

  • Mon épouse va être conjoint collaborateur non salarié dans mon commerce pourra-t-elle continuer à percevoir ses indemnités auprès des Assedic ?

La règlementation UNEDIC/ASSEDIC est très claire à ce sujet : quelqu'un qui a des occupations bénévoles (non salariées), sauf si elles ne sont que très limitées dans la semaine ou le mois perd ses droits aux indemnités de chômage car les ASSEDIC considèrent que cette activité "bénévole" empêche le ou la salariée de chercher sérieusement du travail.

Donc, je crois que vous n'avez aucune possibilité avec l'approche que vous indiquez.

En revanche, je vous suggère d'aller voir ma réponse à la question 27 sur la page des échanges concernant le statut du conjoint.

Mise à jour septembre 2007 : la loi du 10 juillet 2005, en faveur des PME, oblige le conjoint qui exerce une activité régulière au sein de l’entreprise, à opter pour l’un des trois statuts suivants :
o Collaborateur,
o Salarié (titulaire d’un contrat de travail),
o Associé lorsqu’il s’agit d’une SARL.
Différentes conditions doivent être remplies, merci de vous référer au texte de loi.

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Q72

J'envisage avec mon épouse d'acheter un hôtel en Languedoc-Roussillon (murs et fonds). Mon apport serait de 250 000 €.

  • Puis-je le faire ?

  • Quel crédit puis-je obtenir ?

  • Dois-je emprunter sur les murs ou le fonds ?

  • Quels sont les revenus que je peux espérer ?

  • Pourriez-vous me conseiller un ouvrage et un salon pour m'informer de tout ce qui concerne ce métier ?

La boule de cristal ne faisant pas partie de mes outils de travail, votre question me déconcerte totalement : comment voulez-vous que je puisse avoir - sérieusement - la plus petite idée sur les questions posées sans avoir les informations sur les points suivants :

  • investissement total ;
  • capacité de l'hôtel ;
  • nombre d'étoiles envisagées ;
  • hôtel bureau ou avec restaurant ;
  • situation du produit ;
  • état du produit ;
  • investissements éventuels à faire en rénovation et/ou de mise aux normes ;
  • analyse de la concurrence ;
  • marchés dominants ;
  • segmentation de clientèle envisagée ;
  • prix moyen de vente possible pour ces segmentations et la région ;
  • taux d'occupation envisageable ;
  • saisonnalité, etc. etc.

Ce que j'essaye de vous faire passer comme message par cette énumération - limitée - c'est que ce type de décision demande une étude sérieuse que seul un cabinet de conseils peut mener pour vous. Ce n'est pas dans un salon que vous trouverez les réponses aux questions à vous poser ni par la lecture d'un livre (il vous en faudrait une bonne demi-douzaine) mais en vous faisant aider par des professionnels de l'hôtellerie, mettant leur expérience à votre disposition.

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Q73

  • Étant agriculteur à la retraite puis-je construire sur mon terrain agricole un gîte rural ?

Oui, tout à fait : ce projet s'inscrit exactement dans la philosophie du gîte rural ; je vous conseille de vous procurer aux Éditions d'organisation le livre de l'APCE "Ouvrez un gîte rural" en téléphonant au : 01 42 18 58 76 et de prendre un contact à la Chambre d'Agriculture de votre département ainsi qu'avec le Centre de Formalités des Entreprises auprès de la Chambre de Commerce et d'Industrie.

Mise à jour septembre 2007 : prenez contact avec la mairie pour vérifier avec le service compétent le PLU (Plan Local d’urbanisme), ancien POS ; si le terrain sur lequel vous envisagez de construire un gîte rural n’est pas considéré comme pouvant être constructible, même pour un agriculteur et même pour un gîte rural, sachez qu’il suffit d’une décision dans ce sens du conseil municipal pour que vous obteniez les autorisations nécessaires.

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Q74

Je suis en train de m'intéresser à l'hôtellerie en tant que société et particulièrement aux hôtels de charme et les maisons d'hôtes.
Je voudrais comprendre la différence entre ces deux configurations en tant que : espace, concept, confort et normes.

  • Je voudrais connaître les origines et les effets sur l'environnement direct d'une telle activité. Où doit-il être implanté pour pouvoir épouser cette fonction ?

  • Doit-on avoir une ancienne résidence qu'on pourrait reconvertir ou un terrain vierge et placer au centre un tissu urbain reconnu patrimoine culturel. Comment distingue-t-on une simple maison d'hôtes d'un hôtel de charme avec étoile, deux, trois et sans étoiles ?

Vous évoquez deux concepts différents que j'aborde dans une certaine mesure dans la réponse à la question 1 :

  • l'hôtel de charme est un hôtel auquel, les exploitants mettent l'étiquette de charme, sans que cela corresponde à une spécification règlementaire ; il existe différents groupements qui, dans le cadre de "Chaînes volontaires", donnent ce label. Mais tout le monde a le droit de donner à son hôtel cette appellation que, bien sûr, les clients peuvent contester en n'y retournant pas ;

  • une exploitation de chambres d'hôtes, c'est autre chose, d'abord parce que ce n'est pas un hôtel avec toutes les contraintes inhérentes à un hôtel que j'ai longuement exposées dans les échanges précédents ; encore que dès que le seuil de 6 chambres est atteint les contraintes en termes de sécurité incendie et accessibilité des handicapés sont bien réelles ;

  • je pense que ce à quoi vous réfléchissez ce sont des chambres d'hôtes, de charme : bien sûr ce type de produit peut tout à fait se créer ; le "charme" venant de la localisation, de la situation, de terrasses ou jardins, des espaces avec des aires de repos, de la décoration, du silence et de la qualité d'un accueil personnalisé, chaleureux...

Mais, pensez d'abord au "marché" et aux segmentations de clientèle que vous pouvez viser...

Mise à jour août 2007 : le Décret n° 2007-1173 du 3/8/07 limite à cinq le nombre de chambres d’hôtes possibles chez l’habitant.

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Q75

  • Quelles autorisations faut-il avoir quand on ouvre des chambres d'hôtes chez soi ?

C'est impossible de répondre facilement car cela dépend :

  • si votre activité est faite à titre professionnel ou pas ?
  • quel sera le nombre de chambres (classement ERP ou pas) ?
  • si vous envisagez un chiffre d'affaires important ou pas ?
  • si vous voulez avoir aussi une table d'hôtes pour des repas, etc. ?

Mais, en prenant l'hypothèse que vous vouliez ouvrir 2 ou 3 chambres d'hôtes, dans votre habitation principale, comme activité complémentaire, sans servir de restauration à part les petits déjeuners, il faut et il suffit que vous en informiez la Mairie de votre commune.

Il est souhaitable aussi d'informer l'Office du Tourisme pour que votre activité ne reste pas confidentielle à l'égard de la clientèle potentielle.

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Q76

Je suis restaurateur de métier et je prépare un projet de chambre d'hôtes.
Malheureusement, notre profession n'arrivant plus à attirer de jeunes désireux de travailler plus de 35 heures par semaine, la chambre d'hôte/table d'hôtes semble un bon compromis pour travailler en couple.

  • Peut-on avoir le label Gîte de France en fonctionnant avec des chambres d'hôtes et un restaurant ?

  • Peut-on proposer un service de transport à l'aéroport ou gare SNCF payant et comment le facturer ?

  • Doit-on demander la permission à la Mairie pour démarrer une activité chambre d'hôte/restaurant ?

  • Y a-t-il des organismes bancaires plus favorables à ce genre de projet que d'autres et lesquels ?

  • Est-il possible d'avoir un conseil personnalisé en vous appelant ?

Je réponds dans l'ordre aux questions que vous posez :

  • Oui, vous pouvez avoir le label Gîte de France pour les Chambres d'Hôtes ; le fait d'avoir un restaurant est un atout, mais il ne sera pas considéré comme table d'hôtes, puisque, si je comprends bien, il sera ouvert "aux passants" ; vos clients des chambres d'hôtes pourront, bien sûr, y accéder et vous pourrez même établir des forfaits Chambres + 1/2 pension ou pension.
    Vous pouvez proposer tous les services que vous voulez - donc l'accueil des clients à leur lieu d'arrivée - et les facturer comme recettes diverses (avec TVA), mais pour ce faire vous devez demander un agrément au service «Agence de voyages» de la préfecture de votre département (Loi N°92 – 645 du 13 juillet 93 – Titre IlI, article 7) - mise à jour septembre 2007.
  • Vous n'avez pas à demander d'autorisation à la Mairie pour ouvrir des chambres d'hôtes, seulement l'informer ; mais, si vous voulez ouvrir plus de 5 chambres d'hôtes, vous devenez ERP et donc avez à suivre toute la procédure que j'ai développée, à plusieurs reprises, dans les échanges précédents.
  • Par contre pour ouvrir un restaurant, vous devez avoir un RCS et l'accord des services vétérinaires mais cela, je pense, que vous le savez déjà.
  • Selon votre région, pour les banques plus spécialisées vers les PME ou les TPE : je vous conseille de faire le point à ce sujet avec le responsable de Centre de Formalités des Entreprises à la CCI de votre région.

  • Vous pouvez me contacter en cliquant sur l'icône ci-dessus "Forum avec l'auteur".

Mise à jour août 2007 : le Décret n° 2007-1173 du 3/8/07 limite à cinq le nombre de chambres d’hôtes possibles chez l’habitant.

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Q77

Je déduis des réponses que je viens de lire avec intérêt, que l'inscription au RC n'est pas obligatoire si l'on n'a que 5 chambres d'hôtes et si le service du repas à la table d'hôtes n'est qu'occasionnel. Inscrite depuis 5 ans au RC de Valence dans la Drôme, j'ai 5 chambres et sers le repas du soir à ma table ; hors, pour raison de santé, je veux arrêter cette dernière activité et demande ma radiation du RC. On m'oppose que du fait que je serve le petit déjeuner et fournisse les draps, mon activité reste commerciale.

  • Qu'en pensez-vous et croyez-vous que j'aie un recours ?

Tout ce que vous écrivez est tout à fait exact sur le fait que vous n'ayez plus besoin d'une inscription au RCS et je ne comprends pas la raison de la position de cet agent ; peut-être seulement le fait que vous aviez une inscription antérieure et que sa suppression pourrait être interprétée comme une cessation totale d'activité.

Mais en quoi cela vous dérange-t-il ? Cela ne vous pose aucune contrainte supplémentaire. Donc, à votre place, il me semble que, supprimant le service du soir, pour ne garder que celui des petits déjeuners, je ne changerais rien, avec une information, pour la bonne règle, au service vétérinaire et bien sûr à la Mairie et à l'Office du Tourisme, pour la bonne information des clients.

Mise à jour Septembre 2007 : « Dans la question ministérielle du 12 décembre 2006 (J.O. AN du 6 février 2007, page 1414) le ministre délégué au tourisme indique, en substance, que ceux qui exerce l’activité d’exploitant de chambres d’hôte, de manière habituelle, en cherchant des profits et qui en font leur profession doivent s’inscrire au RCS, par contre ceux qui exercent cette activité de manière accessoire, en complément d’une activité professionnelle qui n’entraîne pas l’obligation de d’inscription au RCS, sont dispensés de s’immatriculer à ce registre au titre de l’exploitation des chambres d’hôtes ».

Complément d'information donné par Dominique Voisin (auteur du Blog des Experts "Hygiène et HACCP - le minimum pour être prêt pour un contrôle) - Email : dvconsultant@dvhaccp.com

Dans le cadre de la création de chambres d'hôtes, personne ne parle de l'arrêté du 9 mai 1995 règlementant l'hygiène des aliments remis directement aux consommateurs, pourtant vous êtes concernés (même, si vous ne servez que des petits déjeuners) et les services de contrôle, ne manqueront pas de vous demander de fournir les justificatifs de formation à l'hygiène alimentaire, ainsi que certains documents concernant les autocontrôles. Dans le cadre de mes activités (dans toutes régions), je vous propose de vous aider à mettre aux normes votre gîte (formation, affichage, documentation). Il est intéressant de savoir que cette formation peut être prise en charge par les fonds de formation (la demande de prise en charge doit être faite un mois avant la formation).

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Q78

J'ai créé un véritable hôtel pour chiens où le maître peut y dormir et le laisser à l'hôtel seul puisque nous proposons des services animaliers pendant ses absences ou sorties ou vacances.

  • Les impôts m'ont refusé la TVA à 5.5 % alors que certains hôtels prennent un supplément pour le chien dans une chambre à 5.5 %, pourquoi pas moi ?

  • L'inspecteur qui m'a reçu m'a dit qu'à partir du moment où le maître ne dort pas dans la chambre, je n'y ai pas le droit. Alors ?

  • On me conseille de faire chambres d'hôtes, mais peut-on le faire pour les maîtres qui souhaitent qu'on s'occupe de chien ?

J'ai cherché dans ma documentation fiscale et n'ai rien trouvé qui puisse aller à l'encontre de la position de l'Inspecteur des impôts.

Même la solution à laquelle vous pensez, consistant à attribuer une chambre d'hôtes "virtuelle" à/aux propriétaire(s) des chiens à un prix symbolique, par exemple de 1 euro par jour, pourrait certes vous permettre, de facturer le séjour animalier comme un supplément de la chambre mais risque, à terme, de vous conduire à un redressement, pouvant porter sur les 3 derniers exercices (d'autant que, de toutes façons, en soit, la prestation "pâtée chiens" doit bien avoir à supporter un taux de TVA de 19,6 % et pas de 5,5 %).

Donc, je ne vois pas de solution.

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Q79

Je recherche tous documents sur l'aménagement d'un gîte rural accessible aux personnes à mobilité réduite.

Les obligations concernant l'accessibilité pour les gîtes ruraux, les chambres d'hôtes est la même que les dispositions générales concernant l'accessibilité des locaux et des équipements aux personnes handicapées à savoir :

1 - RAMPES D'ACCÈS SELON LA PENTE ;

2 - PALIER REPOS ET GARDE-CORPS POUR RUPTURE DE PLUS DE 40 CM ;

3 - HAUTEUR DES RESSAUTS ET CHANFREINS ;

4 - CABINET D'AISANCE ;

5 - ASCENSEUR ;

6 - CHAMBRES :
Un cheminement libre de tout obstacle, permettant de circuler autour du mobilier, donne accès aux équipements et mobiliers ; une aire est prévue pour permettre la rotation d'un fauteuil roulant en dehors du mobilier dans la chambre elle-même ;

7 - SALLE DE BAINS :
Celle-ci doit répondre aux mêmes exigences de circulation que ce qui est indiqué pour la chambre.

  

Sources :
Les croquis : LE MONITEUR des travaux publics et du bâtiment - Guide Technique Juridique et règlementaire - N° spécial l'Hôtellerie - Source du Moniteur : "accessibilité", Association des paralysés de France. Textes : article R111-191 du Code de la Construction et de l'Habitation (inséré par Décret N° 94-86 du 26 janvier 1994 art. 3 - J.O. 28/1/94).

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Q80

Je vais acquérir une petite maison rez-de-chaussée 75m2 et 75m2 à l'étage. Étant mitoyenne avec un musée rural et un atelier d'artistes en synergie avec le musée : mon idée serait de créer 2 ou 3 chambres d'hôtes, le reste de la surface à l'étage étant ma chambre/bureau, une petite cuisine commune (uniquement pour les petits déjeuners - les repas très occasionnellement) et donc quelle doit être la surface minimum de cette cuisine ?
Au rez-de-chaussée une salle d'exposition ou petite galerie d'art (75m2) qui, en synergie avec le site, pourrait accueillir des artistes pour leur 1ere exposition - mes chambres d'hôtes seraient pour loger ces artistes -.

1- Les chambres doivent-elle obligatoirement avoir chacune une salle de bains privée ? ou peut-on prévoir une salle de bains privée avec des WC communs à ses chambres ? ou même une salle de bains ainsi que des WC communs pour tout l'étage ?
Pour info, je suis la compagne de l'artiste avec qui j'habiterai en locataire/voisine (autre SCI de 160m2 séparé par un hall commun pour louer en 2 appartements de 80m2) mais je rappelle lieu mitoyen avec ma future maison et que la seule chambre que je garderai dans cette petite maison serait plutôt aménagée en chambre/bureau puisqu'il y a obligation d'avoir au moins 1 chambre perso... à moins que vue la mitoyenneté la chambre ne s'impose plus ?

2 - Étant en congé parental pour 3 ans pour ensuite devenir mère seule au foyer, car fiscalement je serai seule avec mes enfants. Quelle serait pour moi la meilleure solution ?
Acheter la maison :

* en SCI et être locataire des appartements et créer une association pour le lieu d'exposition ?

* ou acheter en tant que propriétaire et louer à une association (la mienne ou autre) la galerie...

* ou peut-être une autre solution ?

Le but est d'investir dans des murs vu que les taux n'ont jamais été aussi bas, et me procurer des revenus pour aider le quotidien... sans que fiscalement... à la base, je suis secrétaire commerciale et j'ai des notions de compta...
Cette maison est classée "Bâtiment de France" et par conséquent je demanderai des subventions. Ce site a une histoire que la ville est en train de réhabiliter et mon projet plaît énormément à la mairie de la commune ainsi qu'aux offices de tourisme des alentours...

  • Surfaces : il n'y a pas, dans ce domaine non plus, de règlementation précise concernant les surfaces ; cependant ce que vous indiquez parait tout à fait satisfaisant :

    • pour 2 ou 3 chambres,

    • un coin repas pour les petits déjeuners et occasionnellement des repas,

    • votre ensemble chambre/bureau.

Mise à jour septembre 2007 : dans l’actualisation de sa fiche «Gîtes ruraux – Chambres d’hôte» de juillet 2007, l’APCE donne la surface de 12 m2 comme étant la surface minimale d’une chambre d’hôte – sans préciser sa source.

  • SALLES DE BAINS : pour deux ou trois chambres il peut n'y avoir qu'une seule salle d'eau ; par contre, je vous suggère d'avoir deux toilettes ; dans ce domaine non plus, il n'y a rien de règlementaire ; mais n'oubliez pas que l'esprit c'est de recevoir chez soi et "chez soi" on n'a pas obligatoirement une salle d'eau et un WC par chambre.

  • Mitoyenneté : je vous suggère de relire ma réponse à la question 37 ; vous pouvez toujours installer un système de liaison phonique et d'alarme pour rester en contact avec vos locataires quelque soit le lieu où vous dormirez.

  • RÉGIME FISCAL et situation patrimoniale : il est impossible de répondre aux différentes questions que vous posez cela dépend trop de vos moyens, de votre situation financière, fiscale, de vos besoins et... de vos prévisions d'exploitation, donc du marché.

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Q81

Je souhaiterais ouvrir une table d'hôtes et une chambre d'hôtes. Mon but premier serait de recevoir des personnes et de leur faire découvrir ma cuisine. La chambre serait là "en dépannage" si toutefois ces personnes sont trop fatiguées pour repartir immédiatement. Je ne sais pas si ceci est réalisable, si cela s'appelle une chambre d'hôtes sachant que celle-ci serait hors de chez moi mais sur mon terrain...

  • Pourriez-vous m'indiquer si tout cela est réalisable ?

Si vous n'envisagez de n'avoir qu'une seule chambre - ce qui est tout à fait possible - ainsi qu'une table d'hôtes, c'est de toute évidence que vous envisagez d'ouvrir celle-ci à une clientèle extérieure.

Mais le problème c'est que vous ne pouvez, avec une table d'hôtes, accueillir des clients de l'extérieur, car dans ce cas, c'est un restaurant ; voir à cet égard les réponses aux questions 50 & 51 (voir ci-dessus) ce qui n'est guère plus contraignant mais n'est pas tout à fait la même approche.

Par ailleurs une chambre d'hôtes ne peut pas être située en dehors de votre habitation ; si vous construisez quelque chose sur votre terrain, à proximité, il pourrait s'agir d'un Gîte Rural ce dont j'ai parlé plus précisément dans la page "Gîtes : généralités" aux questions Q43 / Q55 / Q68.

Votre projet tel que vous l'avez énoncé a donc besoin d'être un peu modifié pour être réalisable.

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Q82

  • Je souhaite monter un restaurant, avec chambres d'hôtes, j'aimerais savoir quelles sont les différentes étapes pour le statut, les différentes lois, etc. ?

Je souhaiterais peut-être mieux comprendre la spécificité de votre question car tous les points que vous soulevez ont déjà été traités et cela représente plus de 80 questions/réponses...

En effet, vous trouverez :

  • une réflexion sur les différents statuts ; comme vous envisagez d'avoir un restaurant, ceci implique une création de société et une inscription au Registre de Commerce et des Sociétés (RCS) ;
  • vous trouverez aussi le détail de la règlementation à suivre pour la création d'un restaurant, en particulier toute la règlementation concernant l'hygiène avec notamment l'approbation de l'implantation et des équipements par les services vétérinaires ;
  • les étapes demandez-vous ? Comment répondre sans savoir ce que vous avez déjà fait : avez-vous fait une étude de marché, une étude de faisabilité avec les comptes d'exploitation tant pour le restaurant que pour les chambres d'hôtes ?

Mon conseil : relisez ce Blog des Experts et prenez contact avec un cabinet conseil pour une demande de devis, par exemple en cliquant sur l'icône ci-dessus "Contactez l'auteur".

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Q83

  • Où peut-on trouver une étude de marché sur les chambres d'hôtes gratuite hors la chambre de commerce ?

Je me demande si je comprends bien votre question : comment pensez-vous que l'on puisse trouver une "étude de marché gratuite" à se procurer puisqu'une étude de marché ne peut être qu'une approche spécifique, pour un produit donné et tournée vers un ou plusieurs marchés potentiels traités en fonction d'une concurrence propre à chaque situation ?

Abordant, il y a quelques mois sur le Forum KIFAIKOI, la question d'une création de salles de séminaires, j'avais développé la notion d'étude de marché ; vous y référer peut vous aider au plan méthodologique (voir le lien).

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Q84

  • Je souhaite avoir des infos sur le statut des tables et chambres d'hôtes. Doit-on créer une société pour pouvoir exercer ce type d'activité ?

  • La législation au niveau alimentaire n'est-elle pas trop contraignante pour pouvoir proposer une table d'hôtes ?

L'objectif n'est pas de créer un restaurant mais de pouvoir accueillir une famille au maximum, pour prendre un repas.

  • Vous trouverez dans les pages de ce Blog des Experts des précisions sur la possibilité d'exploiter des chambres d'hôtes et une table d'hôtes avec ou sans une société (reportez-vous pour cela aux pages suivantes : "Chambres d'hôtes - généralités" et "Tables d'hôtes" ainsi qu'au chapitre "Statut juridique").

  • Pour créer une table d'hôtes, il faut respecter la règlementation du 9 mai 1995 sur l'hygiène alimentaire, mais ses contraintes, importantes ne sont pas trop lourdes.
  • J'ai donné toutes les références des textes (ainsi que les sources qui, le plus souvent, émanent du Ministère des PME), mais je vous rappelle que la règlementation, pour le moment, est très sommaire.

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Q85

  • Les téléviseurs installés dans les chambres d'hôtes agréées "Gîtes de France" (assujetties à la TVA) sont-elles redevables de la taxe audiovisuelle ?

Si l'on veut appliquer stricto sensu la dernière directive du Ministère de l'Économie et des Finances, donnant la situation à partir du 01/01/05, vous devriez régler, si vous êtes en métropole, 116 € pour les deux premières chambres et 81,2O € pour les chambres suivantes équipées d'un poste de télévision.
Avec un abattement de 25 % si votre exploitation n'excède pas 9 mois dans l'année.

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Q86

Je souhaite acheter un mas (déjà en chambres d'hôtes).

  • Comment faire si cela devient mon activité principale ?

  • Y-a-t-il obligation de s'inscrire au registre du commerce ?

  • En entreprise individuelle le régime fiscal de micro entreprise est-il possible ?

La question que je me pose à la lecture de votre message est celle-ci : qu'allez-vous acheter ?

Une société qui a dans ses actifs soit le mas soit l'activité de chambres d'hôtes ou seulement une propriété dans une transaction entre deux particuliers ? S'il s'agit d'une société, je suppose, a priori, qu'il n'y a pas vraiment de raisons de ne pas garder l'avantage d'une société déjà existante (sous les réserves habituelles de garantie de passif et de bien connaître son bilan).

Par contre, s'il s'agit d'une transaction classique, vous trouverez, abordés, à plusieurs reprises, tous les points que vous soulevez sur l'inscription au RCS, la micro-entreprise, l'activité principale ou complémentaire... Réponses sur la page "Formalités : inscription RCS" aux questions : 31, 42 et 60 et sur la micro-entreprise aux questions : 18, 31, 40, 49 & 62

Mise à jour septembre 2007 : « Dans la question ministérielle du 12 décembre 2006 (J.O. AN du 6 février 2007, page 1414) le ministre délégué au tourisme indique, en substance, que ceux qui exerce l’activité d’exploitant de chambres d’hôte, de manière habituelle, en cherchant des profits et qui en font leur profession doivent s’inscrire au RCS, par contre ceux qui exercent cette activité de manière accessoire, en complément d’une activité professionnelle qui n’entraîne pas l’obligation de d’inscription au RCS, sont dispensés de s’immatriculer à ce registre au titre de l’exploitation des chambres d’hôtes ».

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Q87

  • Nous avons repris un ancien hôtel-restaurant sur lequel je souhaite exploiter directement 6 chambres d'hôtes, sachant que c'est ma résidence principale et louer pour créer un restaurant l'ancienne partie restauration à un tiers, cela est-il possible ?

  • Quelles peuvent être les contraintes éventuelles ?

  • Puis-je sur les panneaux indiquant l'activité chambres d'hôtes spécifier également que le domaine propose un restaurant ?

  • Si je ne loue pas la partie restauration à un tiers puis-je répondre à des sollicitations de repas de groupe, sur réservation à tarif unique et menu unique, par exemple, pour des mariages ou banquets en proposant un repas pris dans des salles de la propriété, le repas étant préparé par mes soins ?

Il me paraît évident que compte tenu de l'ancienne activité d'hôtel de votre propriété, votre communication à la clientèle devra être très claire afin que l'on comprenne bien qu'il s'agit de votre résidence personnelle avec 6 chambres d'hôtes (donc ERP).

Les panneaux dont vous parlez seront :

  • soit sur votre propriété et là vous n'avez pas d'autorisation particulière à demander, mais les panneaux doivent être implantés à une distance supérieure à 200 m du bord de la chaussée et la taille ne doit pas dépasser 1m X 1,50 ;
  • soit en bord de route, en tant que "pré enseigne", dans un rayon de 5 km autour de votre exploitation ; nombre maximum : 4. Pour cela, vous devez avoir l'autorisation de la DDE ;
  • soit l'utilisation d'un panneau règlementaire vendu par la DDE (± 120 €), vous permettant de flécher le trajet.

Mise à jour septembre 2007 : voir aussi le règlement national des enseignes et fixant certaines dispositions relatives aux préenseignes pour l'application de la loi n° 79-1150 du 29 décembre 1979 relative à la publicité, aux enseignes et préenseignes, modifiée par le décret n° 96-946 du 24 octobre 1996 (Journal Officiel du 31 octobre 1996).

Quant à savoir si, sur la même enseigne ou panneau, vous pouvez annoncer à la fois vos chambres d'hôtes et le restaurant, je vous dirais que si vous l'exploitiez vous-même, vous auriez sûrement intérêt à une communication groupée.

Dans la mesure où, pour le moment, votre projet n'est pas totalement arrêté à cet égard, je pense qu'une communication séparée est préférable, d'autant que l'éventuel exploitant du restaurant aura son mot à dire sur le message informatif, en particulier sur le nom.

Si vous n'êtes pas un "restaurant", enregistré comme tel au RCS, avec l'autorisation d'exploitation des services vétérinaires, le respect, entre autres, de l'arrêté du 9 mai 1995 (se reporter au Sujet Interactif de J.-G. du Jaiflin "implanter et gérer un restaurant"), vous n'avez pas le droit d'organiser des banquets, mariages, repas groupes...

Mise à jour août 2007 : le Décret n° 2007-1173 du 3/8/07 limite à cinq le nombre de chambres d’hôtes possibles chez l’habitant.

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Q88

  • Je souhaiterais savoir le nombre de nuitées moyen des chambres d'hôtes ainsi que le C.A moyen - ou le nom d'un site où je pourrais trouver ces infos ?

Il n'y a, à ma connaissance, aucun site sur lequel vous puissiez trouver les informations sur le taux d'occupation, les recettes moyennes et le chiffre d'affaires (c'est certainement le Blog des Experts sur lequel nous sommes en ce moment qui a les informations les plus complètes et les plus récentes... en toute modestie !).

1 - GÎTES RURAUX :
le taux d'occupation moyen, communiqué par les "Gîtes de France, 2002", pour les Gîtes ruraux est 37 % pour l'ensemble de la France France (L’APCE annonce un T.O. de 43 % en 2004) avec un prix de vente moyen par semaine de 350 € en haute saison (408€ en 2006), 230 € en basse saison (267€ en 2006) et de 132 € par week-end.

2 - CHAMBRES D'HÔTES :
en ce qui concerne les chambres d'hôtes, selon la même source, la durée moyenne de séjour est de 3 nuits, la durée moyenne de location annuelle est de 14 semaines et le prix moyen pour 1 nuit, pour deux personnes petits déjeuners inclus, varie de 20 à 61 € (moyenne, pour 2006, 49 € selon l’APCE citant les GDF).
Tout cela peut vous permettre de bâtir des hypothèses de chiffres d'affaires, mais vous constaterez qu'il convient d'être très prudent, même s'il ne s'agit que de moyenne et de chiffres concernant 2002.
Source : les données ci-dessus sont fournies par la fiche professionnelle de l'APCE "GÎTES RURAUX - CHAMBRES D'HÔTES - Code Naf 55.2E - Fiche réactualisée en avril 2003".

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Q89

J'exploite depuis 5 ans une importante maison de 6 chambres d'hôtes, 3 épis, au pied des pistes des Hautes Vosges : mon affaire est très rentable et tourne été comme hiver avec un excellent chiffre d'affaires - à présent il me faut un nouveau challenge et je souhaite créer un restaurant toujours dans la région touristique, style "Courte Paille" - une grande cheminée et uniquement des grillades avec buffet de salades et frites...

  • Quelles seront mes chances de mener mon projet à terme ?

  • Je suis consciente de redémarrer une affaire à zéro avec une clientèle à faire mienne, alors qu'il est vrai, dans ma maison d'hôtes plus de soucis de trésorerie... mais je souhaite relever un nouveau défi et mon conjoint n'est pas persuadé de mettre notre propriété en vente ; qu'en pensez-vous ?

Je suis tout d'abord heureux d'enregistrer votre témoignage sur une exploitation de 6 chambres d'hôtes - 3 épis - qui fonctionne bien été comme hiver, avec une bonne rentabilité. Maintenant la question que vous posez est toute autre ? Je n'ai qu'une réponse : quel est le marché que vous envisagez ? Car je pense avoir bien compris que vous vendriez votre propriété actuelle (donc les chambre d'Hôtes) pour vous lancer dans une création de restaurant.

Je ne peux que vous dire soyez très prudente : j'ai connu beaucoup de professionnels - bons - qui, en quelques années, ont perdu leurs investissements, leurs cautions pour n'avoir plus que des dettes (la dernière information que j'ai eu remonte à hier soir : lui excellent Chef de cuisine, épouse en salle, avec aussi une bonne formation administrative = la liquidation judiciaire a eu lieu fin mars 2005, car ils n'arrivaient pas à régler leurs arriérés à l'URSSAF et depuis des mois, ils "oubliaient" de se verser un salaire !). Navré de ne pas être positif... la restauration est vraiment un métier très difficile : gardez ce que vous avez et qui marche bien et peut-être essayez, dans un premier temps, de créer une table d'hôtes... si cela fonctionne bien et si vous avez le marché autour... ouvrez-le vers l'extérieur, cela deviendra un "restaurant" avec les obligations règlementaires dont j'ai déjà parlé dans les réponses aux questions 50, 52, 76 et 81 de la page "Table d'hôtes".

Mise à jour août 2007 : le Décret n° 2007-1173 du 3/8/07 limite à cinq le nombre de chambres d’hôtes possibles chez l’habitant.

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Q90

  • Je souhaiterais créer une chambre d'hôtes, mais est-il possible que celle-ci ait une entrée différente de celle de la famille étant donné qu'elle posséderait sa propre salle de bains ?

L'implantation des pièces à l'intérieur de l'habitation n'a aucune importance : vous pouvez très bien, dans le cadre de votre résidence principale avoir une partie du bâtiment qui ait une entrée séparée.

Mais il est souhaitable que vos "invités/clients" puissent aussi avoir accès à votre espace de séjour pour, comme c'est l'idée des chambres d'hôtes s'y sentir comme des amis de la famille.

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Q91

  • Je possède une suite soit 2 chambres d'hôtes avec 1 salle de bains, je désire mettre à disposition de la clientèle ma piscine intérieure personnelle, celle-ci doit-elle répondre aux normes ERP, sachant que je ne dispose que d'une suite soit 2 chambres ?

Le classement ERP (Établissement recevant du public) est un classement concernant la règlementation de sécurité contre l'incendie (et ultérieurement traitant de l'accessibilité des personnes à mobilité réduite) afin de déterminer le "seuil d'assujettissement au Règlement de Sécurité en dessous duquel l'établissement n'est soumis à aucune règle". Ceci n'a rien à voir avec les dispositions règlementaires concernant les piscines.

Par contre, plusieurs textes régissent les dispositions à prendre concernant les piscines :

1 - LES OBLIGATIONS CONCERNANT LA SÉCURITÉ POUR TOUTE PISCINE À USAGE INDIVIDUEL OU COLLECTIF SONT :

  • si votre piscine, enterrée ou semi enterrée, est située en plein air, vous devez l'équiper d'un dispositif de sécurité aux normes ;
  • si vous faites construire une piscine, un dispositif conforme aux normes est obligatoire dès sa mise en eau, depuis le 1er janvier 2004 ;
  • si votre piscine a été construite avant le 1er janvier 2004, vous avez jusqu'au 1er janvier 2006 pour l'équiper ;
  • si vous louez votre maison, votre piscine devra être sécurisée dès le 1er mai 2004 ;
  • un matériel normalisé pour équiper votre piscine :
    • une barrière (norme NF P90-306) souple ou rigide d'une hauteur d'au moins 1,10 m entre deux points d'appui, munie d'un portillon, de préférence à fermeture automatique ;
    • ou une alarme sonore de piscine (norme NF P90-307) placée à la surface de l'eau ou autour du bassin ;
    • ou une couverture (norme NF P90-308) souple ou rigide fermant le bassin : volet roulant automatique, couverture à barres, couverture tendue à l'extérieur des margelles, fond de piscine remontant ;
    • ou un abri de piscine (norme NF P90-309) entièrement et convenablement fermé* (cf. loi du 3 janvier 2003 et décret d'application n° 2003.1389 du 31 décembre 2003) ;

Votre enfant peut se noyer en moins de 3 minutes dans 20 cm d'eau, sans un bruit. Un dispositif de sécurité ne remplace pas la surveillance constante et active des adultes. Quel que soit le type de votre piscine, ne jamais laisser votre enfant tout seul et... désignez un seul adulte responsable de la surveillance. Équipez votre enfant de brassards**, d'un maillot de bain à flotteurs** ou d'une bouée** adaptée à sa taille dès qu'il est à proximité de la piscine :

  • posez à côté de votre piscine : une perche, une bouée et un téléphone pour alerter les secours le plus rapidement possible ;
  • après la baignade, sortez tous les objets flottants** : jouets, bouées, objets gonflables et remettez en place votre dispositif de sécurité ;
  • apprenez à nager à votre enfant dès l'âge de 4 ans et faites-lui prendre conscience du danger ;
  • formez-vous aux gestes qui sauvent ;
  • stockez les produits de traitement de l'eau hors de portée des enfants ;
  • achetez un équipement conforme à la directive EPI 89/686/CEE.

Pourquoi les campagnes de prévention ? :

  • parce qu'aucun dispositif de protection ne remplacera jamais la vigilance des adultes ;
  • parce que de la bonne utilisation de ces systèmes dépendra leur efficacité ;
  • parce qu'en Australie la baisse du nombre de noyades est en corrélation directe depuis des années avec les fonds investis dans les campagnes de prévention ;
  • parce que la piscine doit être l'endroit le plus sûr pour se baigner et apprendre à nager ;
  • la piscine participe à la prévention des noyades car c'est l'endroit même où l'on apprend à nager : l'eau est calme, propre, chauffée. Les enfants dont les parents ont la chance d'avoir une piscine apprennent à nager plus tôt que les autres.

La piscine est le seul point d'eau que l'on peut :

  • surveiller dans son intégralité car la surface d'eau est limitée ;
  • équiper d'un système de protection.

En matière de prévention, c'est la combinaison de la surveillance rapprochée, de l'apprentissage précoce de la natation et de l'équipement du bassin qui permettra d'arriver au meilleur niveau de sécurité même si le risque 0 n'existe pas.

Sources : décret d'application de la loi du 3 janvier 2003 (JO : 01/01/04) et les recommandations établies par les services de la DDASS.

Matériel : l'on trouvera dans l'article du 17 février 2005 du Journal n° 2912 de L'Hôtellerie Restauration, les références des fournisseurs des différents équipements cités ci-dessus ainsi que les dates obligatoires pour la mise en conformités des installations et protections

“En cas de tragédie, non seulement votre responsabilité civile peut être engagée, mais vous pouvez aussi être poursuivi pénalement si, par non-respect des normes de sécurité indiquées ci-dessus ou par négligence, la Justice considérait que vous aviez mis “en danger la vie d’autrui””.

2 - NORMES D'HYGIÈNE ET DE SÉCURITÉ APPLICABLES AUX PISCINES ET AUX BAIGNADES AMÉNAGÉES :

Référence : le décret 81-324 du 7 avril 1981, modifié par Décret n° 91-980 du 20 septembre 1991 - art. 1 (JO 26/9/91).

Le CHAPITRE 1er :

Piscines et baignades aménagées commence par cette phrase : "Les normes définies au présent chapitre s'appliquent aux piscines et aux baignades aménagées autres que celles réservées à l'usage personnel d'une famille".

L'on retrouve bien ici la problématique posée dans votre question : un particulier exploitant une ou deux chambres d'hôtes et ayant une piscine dans sa propriété peut-il laisser ses clients/amis utiliser la piscine ou, pour ce faire, doit-il appliquer toutes les normes des contrôles faisant l'objet des décrets en référence ? Votre référence au classement ERP et à son seuil d'application se comprenant parfaitement.

J'ai lu l'ensemble du décret et sa modification, j'ai cherché l'indication d'une tolérance pouvant permettre de garder l'atout commercial très fort que constitue une piscine sans pour autant avoir l'astreinte et la dépense afférentes à l'application des normes d'hygiène et de sécurité : je n'ai trouvé nulle part, la notion d'un seuil, d'un nombre de chambres ou de clients, d'une tolérance...

J'ai pris contact avec la DDASS (Direction Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales), j'ai pu m'entretenir de ce sujet avec la responsable du service "Piscine" du Département traitement sanitaire de l'eau de l'un des départements de la Région parisienne.

Malgré une conversation très courtoise et cordiale, mon interlocutrice m'a confirmé que dès que la piscine n'était pas exclusivement réservée à la famille du propriétaire ou du locataire des lieux, les dispositions des décrets en référence devaient s'appliquer et qu'il n'y avait dans ces textes aucune marge permettant une éventuelle tolérance.

Mon interlocutrice était tout à fait consciente que le coût de l'application de cette règlementation pouvait être rédhibitoire pour un nombre faible de chambres d'hôtes mais elle ne pouvait que rappeler la nécessité d'appliquer la loi.

Mon interlocutrice m'a fortement conseillé de profiter de votre interrogation pour rappeler les obligations en termes de sécurité qui, disait-elle, étaient loin d'être assez appliquées, à preuve les morts d'enfants qu'il a encore fallu déplorer en 2004 (ce que j'ai donc fait dans la première partie de cette réponse).

Je ne peux rien ajouter d'autre, hormis peut-être la suggestion de prendre un contact avec le service de la DDASS de votre région qui, lui, acceptera peut-être une tolérance pour un faible nombre d'occupants, pendant une certaine période de l'année ?

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Q92

Je m'apprête à créer des chambres d'hôtes (3) dans le Tarn et Garonne avec en plus un salon de thé, une salle d'expo, un atelier de création et un petit emplacement pour 3 ou 4 tentes.

  • Pensez-vous que je suis contrainte aux obligations ERP ?

Non, je ne crois pas que votre projet puisse être considéré comme un établissement ERP puisque dans le bâtiment principal, vous n'aurez que 3 chambres (plus, je suppose, votre logement personnel).

En ce qui concerne les "tentes" je vous conseille de vous reporter à ma réponse à la question 17 et son complément de réponse dans laquelle, j'évoque "Le camping à la ferme".

Cependant, les normes de sécurité devront bien être vérifiées en ce qui concerne les autres locaux, la salle d'exposition et l'atelier, afin de permettre une très rapide évacuation en cas de sinistre ; si vous aviez le moindre doute sur ce point, je vous engage à prendre l'avis de la Commission de Sécurité (Préfecture), en particulier si ces locaux se trouvent à l'étage.

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Q93

Nous voulons quitter la région parisienne pour nous lancer dans les chambres d'hôtes avec restauration (petit déjeuner et restauration le soir).

  • Que dois-je faire ?

  • Est-ce une création d'entreprise ou pas ?

  • Et quelles sont les démarches à faire ?

Si vous prenez le temps de lire ce Blog des Experts, je pense que vous trouverez toutes les réponses aux questions que vous vous posez.

Votre projet peut nécessiter une création d'entreprise selon l'importance que vous lui donnez et selon votre statut personnel.

Si les repas que vous envisagez de servir ne sont réservés qu'aux hôtes des chambres d'hôtes et bien sûr à la famille, vous n'avez pas besoin d'une inscription au Registre de Commerce et des Sociétés, par contre vous avez l'obligation de suivre les prescriptions de l'Arrêté du 9 mai 1995 concernant l'hygiène des aliments.

De toutes façons, je vous conseille de faire très attentivement une étude de marché et un compte d'exploitation prévisionnel avant de "couper les amarres".

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Q94

  • Quelles licences débit de boisson ou restauration sont obligatoires et où se les procurer ?

1 - pour les chambres d'hôtes?
2 - pour les tables d'hôtes ?

1 - Chambres d'Hôtes :
vous n'avez pas besoin de licence particulière pour exploiter des chambres d'hôtes ; une simple information à la Mairie suffit, sauf si votre projet dépasse 5 Chambres auquel cas, vous avez besoin de l'accord de la Commission de Sécurité (Préfecture).

2 - Restauration :
si la fourniture de repas est occasionnelle, vous n'avez pas l'obligation de vous inscrire au RCS, mais devez avoir une "petite licence restauration" afin de pouvoir servir des boissons, aux repas - et aux repas seulement - comme de la bière et du vin en tant qu'accessoires de la nourriture.

Vous pourrez vous procurer cette licence à la recette buraliste ou au bureau des douanes de votre département. Mais vous aurez aussi à informer - et obtenir l'autorisation - des services vétérinaires pour le suivi de l'application de l'Arrêté du 9 mai 1995 concernant l'hygiène des aliments (pour en savoir plus sur cet arrêté, reportez-vous à la page "Table d'hôtes" et/ou aux 3 Sujets Interactifs sur l'HACCP et l'hygiène :
Hygiène et HACCP - le minimum pour être prêt pour un contrôle
Implanter et gérer un restaurant - démarche HACCP incluse).

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Q95

  • Pouvez vous me donner de l'info sur la législation régissant les chambres chez l'habitant pour la création d'un "gîte d'étape" pour pèlerins sur le chemin de Saint Jacques de Compostelle ?

  • Il paraît que les règles pour les chambres chez l'habitant (dans ce cas maximum de 19 personnes en 2 dortoirs) ne sont pas aussi draconiennes que celles régissant les chambres d'hôtes ou gîtes d'étape notamment concernant l'obligation d'avoir un permis de construire pour effectuer un changement de destination des locaux dans le cas de l'achat d'une maison particulière où une partie sera dédiée à l'accueil (sachant qu'il n'y a aucuns travaux à faire...) ?

Le projet dont vous parlez, comme vous l'indiquez, s'apparente à un gîte rural, s'il est bien situé en espace rural.

Comme vous envisagez la création de deux dortoirs, je vous rappelle les normes concernant les dortoirs :

  • le volume d'air par pièce ne peut être inférieur à 12m3 ;
  • le volume d'air ne peut être inférieur à 5m3, par personne ;
  • dans la salle de douches, il doit y avoir une pomme de douche pour dix personnes ou fraction de 10 personnes (ce qui me paraît, en fait, un minimum) ;
  • un cabinet d'aisance à raison d'un pour dix personnes ou fraction de dix personnes ;
  • un lavabo pour 3 personnes, maximum.

Il est exact qu'à partir de 19 personnes, vous devez avoir une autorisation de la Commission de Sécurité concernant la protection contre l'incendie et les risques de panique.

Cependant, je suis incapable de vous dire si un permis de construire est nécessaire ou pas pour faire des travaux d'aménagement à l'intérieur de cette maison.

Par contre, si vous envisagez de changer la destination de cette maison de maison d'habitation en exploitation commerciale, il est exact qu'il vous faut une autorisation qui est différente selon les régions ; je vous conseille, sur ce point, de prendre contact avec le Centre de Formalités des Entreprises à la Chambre de Commerce et d'Industrie de votre ville.

Complément à Q95 :

Message de : POULAIN - Email : s.poulain@sdis50.fr

Commentaires relatifs à la question n°95 :

Tel qu'exposé, ce gîte est destiné à accueillir des groupes (présence de dortoirs).

La notion de 19 personnes n'a d'incidence que pour le nombre de sorties du bâtiment (attention toutefois aux locaux qui pourraient être desservis par une circulation en cul-de-sac de plus de 10 mètres).

En conséquence, cet établissement constitue 1 ERP.

Permis de construire ou pas ? En tout état de cause, toute modification dans ce genre d'ERP doit faire l'objet d'une demande formulée au maire qui doit transmettre le dossier aux services compétents en matière d'urbanisme (PC ou DT) ou directement au secrétariat de la commission de sécurité compétente. L'aménagement ne pourra être autorisé qu'après avis de la commission de sécurité.

Une autorisation d'ouverture au public délivrée par le maire est désormais nécessaire, précédée d'une visite de la construction par la commission. Puis, périodiquement (tous les 5 ans au plus), la commission de sécurité doit procéder à une visite périodique.

Ces "nouvelles" mesures sont désormais imposées (elles étaient uniquement préconisées jusque fin 2004).

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Q96

  • Peut-on créer des chambres d'hôtes lorsqu'on est restaurateur ?

  • On m'a dit qu'avec les normes européennes un gardien de nuit allait être obligatoire dans tous les établissements hôteliers quelles que soient leurs classifications ou leur capacité, est ce vrai ?

Oui, l'on peut créer des chambres d'hôtes quand on est restaurateur mais l'idée de base est toujours la même : cela doit être un complément de l'habitation principale, de votre logement.

Donc, la question que vous posez, dans ce cas, ne s'applique pas : puisque c'est une partie de votre logement et donc que vous devez y loger et assurer la sécurité de nuit.

Si vous n'y logez pas - ce que je crois comprendre - il ne s'agit pas de chambres d'hôtes, mais d'un hôtel, avec une présence obligatoire d'un membre du personnel la nuit ; ce qui ne peut se justifier, en terme de rentabilité, qu'à partir qu'un nombre plus important de chambres.

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Q97

Question par rapport aux questions 20, 23 et 37 : j'ai été engagée par une famille pour m'occuper de leurs 8 chambres d'hôtes (6 dans la maison et 2 en dépendances) car ils ne veulent plus exercer cette activité d'accueil de chambre d'hôtes (parents en retraite et enfants ne voulant pas faire le même job que les parents) : je suis donc salariée.
Je n'ai rien à voir avec la famille et je viens de lire qu'en fait, je ne devrais pas le faire puisque je ne suis pas propriétaire moi-même...
Je précise que je loge dans un logement de fonction, petite maison juste à côté du Manoir où sont les chambres, que je paie un A.N. de 609 €/mois, que je ne dors donc pas dans la grande maison, les hôtes sont tout seuls dans la maison, ce qui n'est d'ailleurs pas sans poser des problèmes puisqu'il y a eu un vol l'an dernier...

J'ai une femme de ménage qui s'occupe du petit déjeuner et des chambres et mon mari et moi nous accueillons, renseignons, facturons, rangeons, jouons tous les rôles des maîtres de maison... jusqu'à avoir les félicitations sur le livre d'Or... Les propriétaires viennent très peu, un peu plus la gérante.

Je précise que ce petit établissement est en code APE 551 A, ouvert entre le 1er avril et le 11 novembre, n'a aucune consigne de sécurité, aucune sécurité-hygiène apprise par moi ou les femmes de service : je viens de lire tout ça sur ce Blog des Experts et moi, je n'ai aucune formation hôtelière...

J'ai l'impression d'avoir pris un gros risque en acceptant ce travail que je ne voyais que comme celui d'une maîtresse de maison, sans savoir que côté sécurité(s) rien n'était conforme.

J'ai envoyé aux propriétaires du manoir un courriel et une lettre avec AR pour dire que je ne voulais pas être tenue pour responsable en cas de problème de sécurité : incendie, escaliers, piscine, sortie de secours non existantes, etc. Suis-je par cette lettre quand même protégée en cas de problème sérieux ou de tragédie comme vous dîtes ?

Je pense que l'inspection du Travail se régalerait aussi... Je passe sur les problèmes d'heures non payées pour lesquelles nous sommes en litige... C'est juste le fait que je viens de lire que je ne devrais pas être employée pour m'occuper de leurs chambres d'hôtes puisque je ne suis pas de la famille ! D'après la réponse à la question 20 : il faudrait que j'habite dans le manoir, qu'ils me mettent un loyer et qu'ils ne viennent plus du tout !

La situation que vous décrivez est totalement en dehors de la règlementation tant à l'égard de la sécurité incendie (obligation de loger sur place) que l'esprit même des chambres d'hôtes qui n'est pas respecté.

Je comprends aussi qu'il y a une piscine et j'ai bien l'impression que la règlementation piscine n'est pas respectée : voir ma réponse à la question 91 sur la page "Réglementation piscine".

Vous indiquez qu'il y a une gérante : c'est elle qui a la responsabilité de l'exploitation donc c'est la responsable au premier chef (en cas de sinistre, elle peut être poursuivie pénalement et financièrement) ; mais vous, vous n'allez pas vous exonérer de toutes responsabilités en adressant un courriel et une lettre recommandée puisqu'il peut y avoir mort de personne dans un incendie ou noyade d'enfant dans la piscine.

Je connais, pour avoir déjà échangé avec vous sur le Forum-info de L'Hôtellerie Restauration et lu les questions/réponses avec l'une des journalistes juridiques du journal, que votre situation est difficile, précaire mais il me paraît indispensable, maintenant que vous connaissez la situation, que vous informiez la Commission de Sécurité pour la partie incendie et la DDASS pour la piscine. Si vous ne le faites pas, vous pourriez être poursuivie pour négligence puisqu'en l'absence de la gérante, c'est vous qui avez la responsabilité de l'exploitation et de la sécurité des clients.

Mise à jour août 2007 : le Décret n° 2007-1173 du 3/8/07 limite à cinq le nombre de chambres d’hôtes possibles chez l’habitant.

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Q98

Je suis en train de terminer, pour le début de l'été, 4 chambres d'hôtes et je me pose des questions quant à leur commercialisation. J'ai bien noté dans ces échanges les fréquentes références aux "Gîtes de France" ainsi qu'à la Chaîne "B.B." qui, entre autres, assurent la commercialisation en particulier par Internet.

  • Suis-je obligée de passer par des organisations de ce type qui, finalement, reviennent assez chers ?

Une réponse générale et globale est difficile : tout dépend si la "demande" pour votre région vous permettra d'avoir les premiers clients avant de vous créer une clientèle d'habitués.

Si cette demande existe, votre inscription auprès de l'Office du Tourisme, du Comité départemental du Tourisme, de la Mairie, une information chez les commerçants, pompistes, etc. peuvent être suffisantes avec aussi des inscriptions sur le "net" en particulier avec le site www.gites-hotels.com qui a l'avantage d'être un site gratuit et efficace.

Mon conseil serait peut-être, pour la première année, de commencer par les services gratuits indiqués ci-dessus et si le résultat est médiocre, d'envisager pour la suite une inscription auprès d'une organisation payante.

Mais naturellement, si vous êtes installée dans une région non "porteuse", je pense qu'en plus de tout ce qui précède, vous pourriez envisager une inscription, une chambre vide coûtant souvent plus cher que les frais de commercialisation.

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Q99

Je suis en train d'aménager 2 chambres d'hôtes dans mon habitation principale. J'ai déposé un permis de construire. Les services instructeurs me demandent de prévoir 2 places de parking sur ma propriété, ce qui me pose problème compte tenu de la configuration de ma maison (ancienne ferme de village où tout se touche).

  • Suis-je obligé d'avoir ces 2 places sur ma propriété ?

Je ne comprends pas bien pourquoi vous avez fait une demande de permis de construire puisque vous parler "d'aménagement" de votre habitation principale ? Sauf si vous augmentiez la surface construite, donc le POS ?

Je n'ai jamais rencontré dans mes recherches sur la création de chambres d'hôtes une mention sur la nécessité de créer des places de parking.

Certes, il ne faut pas exclure qu'il y ait une contrainte de cette nature dans le Plan d'Urbanisme de votre commune, stipulant que toute création d'une chambre dans un but commercial implique une création d'une place de parking.

C'est ce que vous devriez vérifier auprès du service d'urbanisme de la Mairie ; si c'est le cas, il faudrait que vous demandiez une dérogation, exposant le problème que vous rencontrez à cause de la configuration de votre ferme ; si ce n'est pas le cas, il faudrait demander aux inspecteurs du service instructeur du P.C., sur quels textes ils s'appuient.

Merci, pour le bénéfice d'autres intervenants sur ce sujet interactif, de nous tenir au courant.

Complément d'information sur Q99 :

suivant votre avis, je me suis rapproché de ma mairie : le POS impose ces places de parking. J'ai alors vu avec mon architecte et nous avons trouvé une solution : je vais demander à la commune (qui l'accepte oralement pour l'instant) l'autorisation permanente de faire stationner mes hôtes sur le parking public de l'église, moyennant éventuellement un loyer (modeste). Il suffit donc de trouver des places ailleurs que sur son domaine privé (j'aurais aussi pu demander à des voisins).


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