![]() |
|
|
Chambres et tables d'hôtes Q1 Je souhaite faire l'acquisition d'un hôtel particulier offrant, après travaux, de 12 à 15 chambres :
Vous vous interrogez sur la vocation à
donner à l'hôtel particulier que vous envisagez d'acheter : hôtel ou chambres
d'hôtes, pour une quinzaine de chambres. Ce sont deux approches totalement différentes,
deux métiers complètement différents.
*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q2
En principe, la location occasionnelle, permanente ou saisonnière de logements en meublé - soit, en l'occurrence nos chambres d'hôtes - est exonérée de TVA. Cependant l'article 261 D-4 du CGI prévoit dans les activités complémentaires, imposables au régime général : le petit déjeuner, le nettoyage quotidien des locaux, la fourniture du linge, la réception de la clientèle. À condition d'exercer au moins 3 des 4 activités ci-dessus. *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q3 J'ai 4 gîtes (exploités en tant que particulier) plus mon habitation personnelle sur ma propriété :
Vos gîtes rentrent dans la catégorie des Établissements Recevant du Public (ERP) s'ils atteignent ou dépassent 6 chambres. C'est-à-dire qu'ils sont soumis à la législation des ERP en matière de prévention des risques d'incendie et d'accessibilité des personnes handicapées. Ces normes imposent notamment l'installation d'une alarme, la présence d'extincteurs et la visite de la commission de sécurité. *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q4
Il n'y a pas de limite inférieure : vous pouvez ne construire, n'aménager qu'une seule chambre d'hôtes. De même, le nombre maximum n'est pas spécifié par la législation, cependant la Fédération Nationale des Gîtes de France limite son agrément à une structure ne dépassant pas six chambres avec une capacité maximale de 15 personnes. Même règle pour les gîtes ruraux, encore qu'en ce qui concerne le minimum, un gîte rural d'1 chambre ne voudrait pas dire grand chose : de fait le minimum peut être de 2, voire trois chambres... avec une capacité maximale d’accueil de 15 personnes.
Mise à jour août 2007 : le Décret n° 2007-1173 du 3/8/07 limite à cinq le nombre de chambres d’hôtes possibles chez l’habitant.
*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q5 Je suis sur un projet de création de chambres d'hôtes + gîtes d'étapes en milieu rural. L'activité de l'entreprise est une exploitation agricole composée de 100 charolaises + 20 chevaux de selle français, je voudrais créer des chambres d'hôtes et j'aimerais avoir les règlementations.
Le contexte dans lequel vous situez votre projet correspond tout à
fait à l'esprit des chambres d'hôtes et des gîtes ruraux.
*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q6 Nous possédons une propriété
en Provence (un château avec plusieurs dépendances) et avons actuellement une activité
de location saisonnière dans certaines dépendances du château.
Le principe des chambres d'hôtes étant la création d'une activité complémentaire, je ne vois pas pourquoi le fait d'avoir déjà une activité de location saisonnière dans certaines dépendances du château, pourrait présenter un quelconque inconvénient. Vous trouverez dans mes réponses à la question 1 (page "Statut juridique : généralités") et aux questions 4 et 5 (page "Prestations : capacités") des précisions sur les restrictions que vous pourriez avoir à rencontrer ; cependant, n'hésitez pas à m'interroger si certains aspects ne sont pas couverts. En ce qui concerne la structure juridique, de nombreuses solutions sont possibles soit une exploitation directe personnelle entrant dans le cadre IRPP soit une SARL spécifique ou accrochée à une autre structure... *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q7
Effectivement la règlementation ERP ne mentionne que le nombre de chambres (5) au-delà duquel un hôtel, un gîte ou des chambres d'hôtes deviennent "ERP". Par ailleurs la règlementation, sur les effectifs à pouvoir évacuer de locaux, fixe la limite à 19 personnes pour ne pas imposer des évacuations à deux unités de passages (UP). Donc, si vous avez la potentialité de 19 couchages plus un ou plusieurs membres du personnel ou de direction présents, vous dépassez ce chiffre. Il me semble donc que vous devez avoir des évacuations à 2 UP (1,40 m) et non à 1 UP (0,90 m). De toutes façons, ceci est trop grave et trop sérieux pour que, si vous avez le moindre doute sur la fluidité des dégagements et des issues de secours, vous ne preniez pas contact avec la Commission de Sécurité (Préfecture) pour avoir son aval. Le risque est, bien sûr, de vous voir imposer des contraintes éventuelles, mais c'est mieux qu'une tragédie possible. Je vous rappelle aussi que le nombre de couchages maximum retenu par les Gîtes de France est de 15 ; peut-être auriez-vous intérêt à limiter le nombre de couchage à ce chiffre ? *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q8
Je ne pense pas que des "tentes" puissent être considérées comme des chambres d'hôtes. Les Gîtes de France interrogés sont formels : les chambres d'hôtes doivent être dans un corps de bâtiment ou dans un bâtiment adjacent, mais toujours un bâtiment. La Rubrique fiscale indique : "Les chambres doivent être équipées d'un lit et de meubles (par exemple : armoires, commodes, tables de chevets, etc.). Les murs et les sols doivent être isolés (isolation acoustique et thermique)." Ceci ne correspond pas à un produit sous la tente ; je pense qu'il vous faut regarder vers la législation concernant les campings. *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q9
Les taux de TVA en hôtellerie sont :
Pour la restauration et les services annexes :
*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q10 Est-ce qu'en tant que citoyen suisse possédant une résidence secondaire (Gard), j'ai le droit d'exploiter des chambres d'hôtes ? (en me conformant évidemment à toute législation pertinente, notamment fiscale).
Que vous soyez citoyen suisse ne vous interdit nullement d'exploiter des chambres d'hôtes. Vous avez tout à fait le droit, pour exercer cette activité, d'être fiscalement domicilié en Suisse ou en France (vous devez seulement, comme commerçant non U.E., faire une simple déclaration d'activité à la Mairie). Cependant ce choix a évidemment des conséquences beaucoup plus importantes qu'il convient de peser en fonction des différentes données concernant votre patrimoine et vos revenus. Il est tout à fait imaginable que cette exploitation soit saisonnière : il faut seulement qu'elle ne dépasse pas neuf mois pour garder ce caractère saisonnier, ce qui ne doit pas vous poser de problème, j'imagine. Le fait que cette propriété soit une SCI ne pose aucun problème, il faudra seulement réfléchir au statut propre à l'exploitation que vous envisagez et son lien avec la SCI. *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q11 J'ai lu avec intérêt les différentes questions posées dans ce thème et je suis un peu étonné que la législation n'indique pas un nombre maximum de chambres.
Je crois percevoir une pointe de provocation dans votre question... une cinquantaine de chambres d'hôtes ? Pourquoi pas 200 chambres, voire plus, pendant que vous y êtes ! Mais, vous posez une vraie question, intéressante même si elle vous a, peut-être, été malignement conseillée par des confrères hôteliers ? Je vous le confirme : aucun texte légal ne fixe de limites au nombre de chambres d'hôtes que l'on peut créer. Je vous donne 3 références explicites qui vont dans ce sens :
Donc, il
n'y a pas de limites, quant au nombre, fixées par la législation. Mais, il y a des
contraintes quant à la nature de l'exploitation ! Reprenons les organismes déjà cités :
EN CONCLUSION : Donc, selon les lieux, les locaux, on peut considérer que le statut des chambres d'hôtes peut être de quelques unités (laissons de côté le classement ERP, sur lequel nous reviendrons) à un nombre plus important : dans un château, une grande ferme avec dépendances, pourquoi ne pas considérer la possibilité pour 10, 12 voire 15 chambres ? Au-dessus, cela peut impliquer une organisation qui sort de l'aspect artisanal ; mais ceci est mon avis personnel puisque, encore une fois, il n'y a pas de texte précis. Il n'empêche que certains syndicats hôteliers affirment qu'au-dessus de 5 chambres il s'agit d'un hôtel. C'est, à mon sens, totalement abusif : ce n'est pas parce que, pour être classé hôtel il faut un minimum de 5 chambres, pour un hôtel sans étoile, 7 pour un hôtel de 1 étoile et 2 étoiles, 10 pour un hôtel 3 étoiles, etc. (arrêtés 14/2/86, 27/4/88, 7/4/89, 10/4/91 & 18/6/92), que l'inverse est vrai, autrement dit qu'à partir de 5 ou 7 chambres, l'organisation concernée devient un hôtel = C'EST FAUX. Le classement en établissement ERP des structures de plus de 5 n'a non plus rien à voir avec le sujet qui vous préoccupe. *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q12 Nous avons fait l'acquisition d'une SCI, propriétaire d'un château et dépendances (plus de 1 500 m2 habitables), et d'un parc clos de murs de 44 hectares. Nous souhaitons créer 3 activités :
Les bâtiments sont classés en secteur B sur le POS, autorisant le camping (6 abris au maximum) et les gîtes ruraux dans le cadre des bâtiments existants.
Les activités que vous envisagez correspondent tout à fait à "l'esprit des chambres d'hôtes" c'est-à-dire une activité agricole et/ou d'élevage, des chambres d'hôtes et une activité événementielle comme mariage, séminaires... Quant au POS, il est certain que la création des 6 chambres dans le château et de 6 autres dans une dépendance ne va pas modifier la densité de la construction fixée par le plan local d'urbanisme et donc ne devra avoir aucune incidence sur le POS de la propriété. Il en va de même pour les activités événementielles puisqu'elles auront lieu dans une autre dépendance. Se poseront d'autres problèmes en termes de sécurité et d'assurances liés à ces créations et à la fréquentation importante de public (Établissement Recevant du Public, tant pour les chambres que pour la salle de séminaire). Mise à jour août 2007 : le Décret n° 2007-1173 du 3/8/07 limite à cinq le nombre de chambres d’hôtes possibles chez l’habitant. *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q13 J'ai acheté une fermette en Meuse, en vue d'y réaliser des chambres et tables d'hôtes. J'ai prévu 5 chambres dont une chambre familiale, qui porte mon effectif d'accueil à 14 personnes. Ma capacité d'hébergement familial est de 5. L'effectif total hébergé sera donc de 19. J'envisage de réaliser des séjours à thème en art plastiques et en détente. J'aurai un combiné sauna hammam de type familial et un spa de 4 personnes. J'ai suivi une formation Gîtes de France, j'ai consulté le CAUE, le CDT et le CG. Récemment j'ai pris contact avec le service contre l'incendie, pour prendre toutes les dispositions de sécurité pendant les travaux.
Votre projet correspond tout à fait à l'esprit des chambres d'hôtes, avec l'idée des séjours à thème, avec sauna/hammam/spa : vous mettez en place les éléments pour que votre "produit" rencontre le succès. Votre approche méthodologique est aussi à louer. Tout cela est donc bel et bon, mais voici l'avis de ce que vous appelez le "Service de sécurité" qui veut vous classer en ERP 5° catégorie, alors que vous n'envisagez de n'avoir que 4 chambres pour la clientèle faisant en tout un effectif maximum de 14 personnes, ce qui avec votre famille composée de 5 personnes, vous met directement au maximum autorisé de 19 personnes, dans ce contexte cela ne vous laisse pas la moindre souplesse. J'aimerais bien savoir qui est ce "service" ? Est-ce une "Commission de Sécurité" après une visite des lieux ou un simple avis d'un responsable d'un service, étudiant les plans ou autre approche ? Si c'est une "Commission de Sécurité" à quel niveau se situe-t-elle ? Départementale, Régionale, Nationale :
Je ne peux pas vous donner un texte précis permettant à une Commission de Sécurité d'aller plus loin que la règlementation ; ce que je peux seulement vous dire c'est que les articles - du Règlement de Sécurité contre l'Incendie - L. 123-2 et R. 123 -1 jusqu'à R. 123 - 55, disposent que les différentes commissions donnent avis ou font des rapports qui au Sous-préfet, qui au Préfet, etc. qui prend la décision et je vois mal cette autorité aller, a priori, contre l'avis de la Commission quand celle-ci estime qu'il y a danger ou seulement risque. Oui, vous pouvez faire appel auprès de l'autorité supérieure, c'est-à-dire le Président de la Commission concernée en développant les arguments que vous pouvez faire valoir. Mais, je n'ai jamais connu, pendant des années, soit comme responsable hôtelier soit comme responsable de syndicat patronal, un seul cas où l'avis d'une Commission ait été remis en cause par son autorité de tutelle ; à telle enseigne que nous avions pris l'habitude de considérer que c'était une juridiction exécutoire, sans appel. Quelle peut être la préoccupation de ceux qui se sont penchés sur votre dossier : la fluidité des dégagements en cas de sinistre, le nombre total des résidents (l'effectif global hébergé "19" correspondant au seuil au-delà duquel une règlementation particulière s'impose pour l'organisation des évacuations, les matériaux utilisés, un problème d'étage, d'escalier...). Le seul conseil que je peux me permettre de vous donner est d'essayer d'aborder cette question en douceur, pas en force. Suite de Q 13 : Quelques précisions : je dispose en fait de 5 chambres dont une familiale (une salle de bain double pour 2 chambres). Ma famille sera hébergée à un autre niveau. La décision n'est pas encore prise officiellement, une réunion doit avoir lieu avec le CG, le président des Gîtes de France, la chargée de développement de la Codecom, et le représentant du SCI départemental. Il ne s'agit pas d'un problème spécifique à mon projet, mais plutôt d'une interprétation stricte des textes par le SCI, à savoir : pour ne pas être ERP, il faut à la fois moins de cinq chambres et moins de 10 personnes hébergées (sans la famille). Cette position est récente, mais globale et il semblerait que "j'essuie les plâtres" suite à l'incendie dans un haras cet été. Il me semble que si cette position se confirme, elle fera tache d'huile sur d'autres départements (je crois que tel est déjà le cas dans l'Indre), et cela ne sera pas sans conséquences sur les porteurs de projets de plus de 5 chambres. Je suis d'accord avec vous sur le fait de ne pas établir de rapport de force, mais mon projet est un investissement lourd, que j'ai déjà engagé pour moitié. Vous avez tout à fait raison, c'est l'incendie du Centre Équestre de Lescheraines, le 5 août 2004 - faisant 8 morts dont 6 adolescents - qui fait se reposer le problème mais, je le pense, au niveau national. En attendant que la modification du texte ne soit passée au J.O., rien n'empêche une commission de sécurité départementale d'en anticiper l'esprit, car, à mon sens, il ne peut s'agir d'application "stricte" de texte dans la mesure où - aujourd'hui - l'effectif hébergé donnant des obligations particulières dans la protection incendie est de 19. Je sais, par ailleurs, que des compagnies d'assurances, toujours à la suite du drame de Lescheraines, en étudient les conséquences possibles en termes de risques pour leurs clients et pour elles.
MAJ sept. 2006 : *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q14 Je voudrais savoir s'il est possible de créer une chambre d'hôtes au-dessus d'un salon de thé sans y habiter. Non, cela ne peut pas être une chambre d'hôtes puisque "les chambres d'hôtes sont des chambres aménagées et équipées chez l'habitant" ce qui n'est pas votre cas, puisque, de toute évidence, vous ne logez pas dans votre salon de thé. Le problème, c'est que je ne vois pas bien ce que vous pouvez faire de cette pièce en termes d'hébergement. En effet un hôtel - même sans étoile - ne peut exister sans avoir un minimum de 5 chambres (arrêté du 14 février 1986 et suivants). Vous pouvez, me semble-t-il, louer cette chambre, comme un particulier loue une chambre de bonne à un étudiant - ou quelqu'un d'autre - pour une durée plus ou moins longue - en fait ce sera un "meublé" et le chiffre d'affaires devrait pouvoir s'ajouter à celui du salon de thé ainsi que les charges, pourquoi pas ? Mais, je vous conseille d'en parler à votre contrôleur des impôts avant de vous lancer et nous donner le résultat, merci. *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q15
Une commercialisation des chambres d'hôtes que quelques mois par an est tout à fait possible. Dans les interventions précédentes (page "Fiscalité : Les taux de TVA dans l'hôtellerie" à la question 2 au 1er & 2e § et à la question 9), vous trouverez les différents plafonds concernant les niveaux de TVA. Selon ce que vous dites, je pense que votre chiffre d'affaires annuel ne doit pas dépasser 76 300 par an, pour la location des chambres et 27 000 pour les autres prestations dont les P.D. Comment déclarer ceci ? Le plus simple, c'est dans votre déclaration IRPP dans la partie BIC non professionnels où vous aurez à inscrire vos recettes et vos dépenses (ou vous laissez l'administration fiscale, faire un dégrèvement automatique sur votre chiffre d'affaires 72 % pour la partie hébergement - 52 % pour les autres recettes). *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q16 Je vais racheter une maison avec 6 chambres d'hôtes et j'ai la possibilité d'en refaire 6 de plus :
Votre question pose plusieurs problèmes différents :
Donc, pour répondre à votre question sur une ou deux sociétés pour exploiter l'ensemble, je crois que ce n'est pas vraiment la question : ou ce que vous envisagez peut s'intégrer dans une conception de chambres d'hôtes cohérente et auquel cas une seule société, une seule structure est la meilleure solution ou ce n'est pas possible auquel cas vous pouvez avoir des chambres d'hôtes d'un côté et un Gîte de l'autre et là, la question de deux entités juridiques différentes peut se poser. Mise à jour août 2007 : le Décret n° 2007-1173 du 3/8/07 limite à cinq le nombre de chambres d’hôtes possibles chez l’habitant. *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q17
Je ne pense pas que des "tentes" puissent être considérées comme des chambres d'hôtes :
Ceci ne correspond pas à un produit sous la tente, je pense qu'il vous faut regarder vers la législation concernant les campings. Complément de réponse à Q17 : Je vous ai indiqué précédemment que je ne croyais pas à la compatibilité entre chambres d'hôtes et hébergement sous la tente : je viens de constater que dans les analyses de la Fédération Nationale des Gîtes de France, figurait une rubrique "Campings et campings à la ferme". Je ne sais pas si vous êtes exploitant agricole, mais si vous l'êtes, il semble que vous puissiez rentrer dans la catégorie "camping à la ferme". Il existe même un guide national des Gîtes de France qui s'appelle "Campings à la Ferme". Dans ce cas, je vous conseille de prendre un contact avec la Chambre d'Agriculture de votre département et avec l'antenne départementale de la Fédération Nationale des Gîtes de France (service d'information nationale 56, rue Saint-Lazare, 75439 Paris Cedex 09, 01 49 70 75 75 & internet www.gites-de-france.fr *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q18 J'exploite une activité de chambres d'hôtes affiliée au réseau Gîtes de France, au titre d'une activité principale. En sachant que je souhaite relever du régime agricole, l'entreprise familiale étant une cave particulière de vins du Languedoc :
Quelques informations sommaires sur les différents statuts possibles, semblant pouvoir convenir à votre cas, partant de l'hypothèse que vous teniez à bien séparer vos activités, voici les principales solutions : 1) ENTREPRISE INDIVIDUELLE :
2) CONSTITUTION D'UNE SOCIÉTÉ (SARL à plusieurs associés) :
3) CONSTITUTION D'UNE SOCIÉTÉ (EURL, un seul associé) :
*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q19 Je souhaite créer une maison d'hôtes de 8 chambres incluant SPA et salon de thé :
Mettre en place un SPA, à côté de vos chambres d'hôtes, est un très bon complément pour votre offre commerciale qui ne présente juridiquement, légalement aucun inconvénient, mais que des avantages en termes de "produit". Vous devrez naturellement respecter les impératifs concernant l'hygiène pour le SPA, voir pour cela le magazine de juin 2005 de L'Hôtellerie Restauration Spécial détente et SPA En ce qui concerne vos chambres d'hôtes, puisque vous prévoyez d'avoir 8 chambres, vous serez classé ERP, ce dont j'ai beaucoup parlé dans les messages suivants :
Mise à jour août 2007 : le Décret n° 2007-1173 du 3/8/07 limite à cinq le nombre de chambres d’hôtes possibles chez l’habitant. *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q20
Il s'agit d'une habitation transformée en 5 chambres d'hôtes dont les propriétaires ne veulent plus exercer l'activité. Ils veulent nous louer leur résidence et nous permettre de poursuivre l'activité. Est-ce possible? L'esprit même des chambres d'hôtes n'est pas celui-là : il faut recevoir chez soi, pouvoir y accueillir ses clients comme des amis de passage. Pour résoudre le problème que vous posez, il faudrait soit que les actuels propriétaires vous louent également leur domicile et aillent s'installer ailleurs, soit que vous utilisiez l'une des installations pour y loger vous-même. L'un de ses deux schémas est-il possible ? *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q21 Nous souhaitons créer, après travaux de restauration, 2 ou 3 chambres d'hôtes, ainsi qu'un gîte d'étapes ou de séjour pour environ 10 personnes, et des tables d'hôtes. Nous souhaitons également aménager la grange contiguë en salle de loisirs, salle de billard et bar.
Votre projet est intéressant, mais tout n'est pas
évident : quelques chambres d'hôtes, un gîte rural, une ou des tables d'hôtes,
une salle de loisirs, une autre avec un billard : très bien. Organisation de soirée à thème :
En conclusion, je pense que votre projet a besoin d'être revu, d'une façon plus modeste, ou bien et c'est autre chose : vous mettez en place un complexe touristique et hôtelier. *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q22 Je suis en phase de créer deux gîtes dans une ancienne maison. On me conseille pour pouvoir les gérer de faire une SARL de famille. Je vais donc récupérer la TVA sur investissement par rapport à l'emprunt contracté.
Si vous souhaitez récupérer la TVA des travaux que vous avez faits, vous pouvez vendre votre Chambre d'hôtes ou vos Gîtes en ajoutant la TVA. N'oubliez pas cependant que vous pourriez bénéficier de l'exonération de la TVA sur les chambres si votre chiffre d'affaires annuel est inférieur à 76 300 . Vous pouvez cependant tout à fait, lors du dépôt de la déclaration d'existence de la SARL au Centre de Formalités des Entreprises (CFE) opter pour cette solution fiscale. Il y a donc un calcul à faire. Le taux de TVA est 5,5 % sur les chambres et de 19,6 % sur les petits déjeuners et prestations de services annexes. Dans ce cas, vous pourriez aussi récupérer la TVA payée pour les achats de consommables ou de services éventuels (blanchissage par exemple, s'il est fait à l'extérieur). *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q23 Je souhaite créer des chambres d'hôtes dans ma résidence secondaire composée de 4
chambres.
A priori, la réponse est négative, puisque la définition de la Chambre d'hôtes est qu'elle doit être chez l'habitant, ce qui ne serait pas votre cas, même si la distance entre votre résidence principale et votre résidence secondaire est faible. Il faudrait vous réserver une des chambres pour en faire votre logement personnel, ce qui risque de rendre le projet moins rentable, avec une chambre de moins. *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q24
Vous ne pouvez créer une Résidence de Tourisme car le nombre de lits dans ce cas est de 100 et même si une dérogation peut être possible, vous en êtes très loin. Vous ne pouvez pas non plus considérer qu'il pourrait s'agir de chambres d'hôtes car, même si votre restaurant se trouve sous ces locaux, vous n'y résidez pas. La location en meublé est possible avec des locataires à la semaine, au mois ou même y faisant leur domicile. Je vous livre un extrait de la brochure des Éditions des Journaux
Officiels : "LE TOURISME : LES MEUBLÉS DE TOURISME" LOI DE FINANCE POUR
1966 (J.O. 30/11/65) Extrait - Article 58 : Si cette approche vous intéresse, je vous suggère un contact avec l'Office Départemental du Tourisme de votre département, je n'ai pas d'autres informations sur ce sujet (vous pouvez bien sûr aller sur http://www.legifrance.gouv.fr et voir les autres aspects de cette loi de 1966 mais je pense que l'édition du J.O. donne bien l'essentiel). *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q25
Dans tous les textes que j'ai consultés, il est question de chambres chez l'habitant. Nulle part, je ne trouve indiqué que cet habitant doit être propriétaire de lieux qu'il envisage de louer. Cependant, il est évident qu'en transformant une partie du logement en chambres d'hôtes, vous modifiez d'une façon substantielle le bail et que, par conséquent, il importe que vous ayez l'autorisation écrite de votre propriétaire pour entreprendre cette exploitation. Il me paraît aussi important, tant à l'égard de vos investissements qu'à l'égard de votre commercialisation, que vous ayez des assurances sur la pérennité de votre bail. Bon courage pour votre entreprise. *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q26 Vous parlez des normes incendie et du classement ERP.
Je ne connais pas de site donnant les différentes normes à respecter, mais vous pouvez vous procurer dans les Éditions des Journaux Officiels l'ouvrage réf. : 316870000 "Sécurité contre l'incendie dans les établissements recevant du public - règlement du 25 juin 1980 - Établissement 2° groupe (5° catégorie) - Édition 2000 - www.journal-officiel.gouv.fr Vous demandez des précisions sur les différents classements (le classement est fait selon le nombre de personnes pouvant être présentes clients et personnel compris), voici les différentes catégories :
Les établissements sont classés en deux groupes : L'article R.123-14 précise que ces établissements doivent suivre le règlement de sécurité et que le Maire peut faire effectuer, de sa propre initiative, des visites de contrôle de la sécurité. *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q27
Vous avez tout à fait raison de vous poser ces questions qui sont très importantes mais la réponse n'est pas très simple car elle dépend :
Le choix de statut peut être, selon ce qui est écrit plus haut :
Ce n'est pas le lieu pour développer tous ces points (qui prendrait trop de place et n'intéresserait pas tout le monde). Mais je vous donne deux sources d'information très complètes, vous permettant d'en savoir plus :
Mise à jour septembre 2007 : la loi du 10 juillet 2005, en
faveur des PME, oblige le conjoint qui exerce une activité régulière au sein
de l’entreprise, à opter pour l’un des trois statuts suivants :
o Collaborateur, o Salarié (titulaire d’un contrat de travail), o Associé lorsqu’il s’agit d’une SARL. Différentes conditions doivent être remplies, merci de vous référer au texte de loi. *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q28 Je viens de déposer un permis de construite pour la création de deux gîtes ruraux de
caractère (3 chambres et 1 chambre).
Vous avez raison mais...
Cependant, je sais que toute la règlementation concernant les chambres d'hôtel va être revue :
Par conséquent, puisque vos gîtes ruraux vont être construits, je vous conseille, à titre préventif, de retenir la largeur de 90 cm qui risque d'être imposée dans la prochaine règlementation. Certes, une nouvelle règlementation ne s'applique pour les bâtiments construits qu'avec des délais, mais il me paraît raisonnable d'anticiper ce qui pourrait être décidé, la différence de coût à la construction étant faible.
MAJ sept. 2006 : *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q29
Je suis très content que vous abordiez cette question. Je ne vous cache pas que j'étais étonné et un peu inquiet que la question des assurances n'ait jamais encore été abordée. Deux aspects majeurs :
CONSEILS :
*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q30 J'ai des chambres d'hôtes : 3 chambres dont une familiale et 2 petits gîtes avec kitchenette (les petits gîtes sont pour 2 personnes).
Vous posez deux questions :
En termes de commercialisation, d'exploitation, il s'agit d'un tout, vous devez donc, à mon sens, le commercialiser, le gérer et le comptabiliser comme tel. *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q31
Merci de m'éclairer sur ce point qui est, je pense, très important. Oui, vous pouvez servir des repas si les clients vous le demandent : si c'est occasionnel, vous n'avez pas besoin d'inscription au RCS, si c'est régulier cette inscription est indispensable. Oui, vous pouvez rester dans le régime de la micro-entreprise, mais, pour l'exonération de TVA, les recettes seront incluses dans la catégorie "services" dont l'exonération est plafonnée à 27 000 . Mais, si les recettes entre hébergement et services doivent être dissociées pour faire - ou ne pas faire - vos déclarations de TVA, rien ne vous empêche d'agréger le tout dans le cadre de votre compte d'exploitation. Naturellement vous devrez suivre :
*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q32 Nous souhaitons ma femme et moi développer une structure
chambres d'hôtes et gîtes en Normandie. Les travaux de restaurations vont être
effectués par le propriétaire actuel des lieux et nous allons gérer le site et faire
des investissements. Nous aurons 4 chambres d'hôtes (11 pers.), une table d'hôtes et par
la suite 4 à 6 gîtes, 2 à 3 chambres de plus dont une handicapée, une petite salle de
30 à 40 personnes pour les réunions de famille.
Je vous conseille de vous référer à la brochure de l'A.N.C.E. (Agence Nationale pour la création et le développement de Nouvelles Entreprises) CHOISISSEZ VOTRE STATUT JURIDIQUE - Les conséquences sociales et fiscales. L'ANCE est devenue depuis 1996 : APCE (www.apce.com où vous devez trouver des mises à jour récentes). *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q33
*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q34 Chambre d'hôtes ou hôtel ? "that is the question"... Si on dépassionne le débat, envenimé par certains hôteliers, dépassés par
leur époque et qui sont loin de faire la gloire du métier, il est intéressant de se
poser la question, même si on possède déjà l'un ou l'autre de ce genre
d'établissement. Comment ne pas être d'accord avec vous
sur le souhait d'une règlementation moins contraignante, mais croyez-vous que l'on puisse
remettre en cause la législation sociale, alléger la règlementation sur la sécurité
incendie, supprimer les dispositions concernant les handicapés, etc. ? Complément d'information à Q34 : Simple ajustement de mon propos : je
ne prêche pas pour un assouplissement de la règlementation (quoi que s'il lui venait à
l'esprit de s'assouplir je ne m'en plaindrais pas !). Effectivement la
règlementation est là pour protéger le client des errements de certains de mes
collègues qui ont perdu le bon sens dans leur exploitation. *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q35 Il est écrit dans la question N°1, dans le paragraphe "solution chambres d'hôtes" que : C'est considéré comme une activité complémentaire de votre activité principale, et pas comme votre activité principale. Où monsieur Gillot a-t-il trouvé cela ? J'ai lu et relu le livre de Mme Mazuc : "tourisme vert, comment développer votre projet", et je n'ai rien trouvé à ce sujet. D'autant plus que Monsieur Gillot précise que le propriétaire doit être personnellement disponible 7 jours sur 7.
Les informations auxquelles vous vous référez dans ma réponse à la question n°1 dans laquelle il est écrit : l'activité chambres d'hôtes "est considérée comme une activité complémentaire de votre activité principale et pas comme votre activité principale". Il faut, pour la bonne compréhension du texte, aller deux paragraphes plus bas : "Il n'y a aucune règlementation spécifique". Mes sources, à cet égard, sont "OUVREZ UN GÎTE RURAL", Éditions d'organisation et la fiche GÎTES RURAUX - CHAMBRES D'HÔTES, fiche code NAF 55.2E, établie par l'APEC (Agence Pour la Création d'Entreprise) : ceci traduit un constat, pas une obligation légale. Il est, en effet, seulement constaté que la création de quelques chambres d'hôtes et/ou de quelques gîtes ruraux, a pour but de créer un complément de revenus ainsi que la possibilité d'écouler des produits de la ferme. C'est aussi mettre l'accent sur le fait qu'il y a très souvent une forte inflexion saisonnière puisque selon l'étude des Gîtes de France de 2002, le taux d'occupation national moyen varie de 13 % en janvier à 91 % au mois d'août. Quant à l'obligation de la charte des Gîtes de France d'accueillir personnellement chaque résident, je pense qu'elle souligne le fait que c'est très souvent un couple, voire une famille, qui assure l'accueil des hôtes. Donc, pour vous rassurer, je l'espère complètement, vous avez tout à fait le droit de vous impliquer personnellement et exclusivement dans une future activité principale pour exploiter des chambres d'hôtes. *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q36 Nous envisageons l'ouverture de 8
chambres d'hôtes, 5 gîtes et d'un restaurant et ce dans un domaine viticole que nous
louons. Nous serons logés sur place dans un appartement au cur de la bastide durant
la saison d'été.
Vous pouvez certainement, pour les 8 chambres et les 5 gîtes, garder les appellations "chambres d'hôtes" et "Gîtes Ruraux" les considérant comme complément de l'activité du domaine viticole, le tout dans la catégorie ERP, bien sûr. Mais le restaurant lui-même ne peut être considéré comme une "Table d'hôtes", puisqu'il aura une vocation commerciale, très large, ouverte à tous les publics. Regrouper le tout dans une même structure reviendrait, comme vous l'indiquez, à gérer un complexe avec une partie "hôtellerie" et sa restauration soit, in fine, un hôtel/restaurant. Non, il vous faut une structure, soit la SARL que vous envisagez pour le restaurant, et autre chose pour les chambres d'hôtes et les Gîtes. Cet "autre chose" pouvant être une structure à part, liée au domaine viticole ou directement à vous-même dans le cadre d'une SARL, tout sauf un lien avec la SARL du restaurant. Mise à jour août 2007 : le Décret n° 2007-1173 du 3/8/07 limite à cinq le nombre de chambres d’hôtes possibles chez l’habitant. *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q37 Après avoir lu avec beaucoup d'intérêt l'ensemble des réponses rédigées sur le thème "vivre ou pas sur le lieu des chambres d'hôtes", je me permets d'insister dans le sens des précédentes questions posées : dans la perspective d'une structure d'accueil, intégrant un appartement réservé au propriétaire, mais non effectivement habité par lui, vivant à quelques minutes seulement dans la même ville :
J'ai par ailleurs une question concernant les zones urbaines : j'ai en effet entendu dire qu'il était interdit d'aménager des chambres d'hôtes en centre ville... mon projet concerne la ville d'Aix-en-Provence. Merci par avance de votre concours et ne voyez aucune malice dans mes interrogations, mais simplement la recherche d'une solution. Vous abordez deux questions :
*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q38 Je compte reprendre en location un ancien hôtel restaurant, non exploité depuis plus de deux ans. Je compte y élire domicile.
Oui, vous pouvez certainement donner suite à ce projet mais en étant particulièrement prudent car vous pourrez vous heurter à la suspicion de beaucoup (administration, confrères hôteliers) sur le fait que votre exploitation pourrait toujours être un hôtel. Donc, il faut bien que les pièces qui n'auront pas vocation de chambres d'hôtes soient bien séparées et meublées (ou pas meublées) de sorte que l'on ne vous soupçonne pas de vous en servir pour l'hébergement de clients quand la demande sera forte. Faites bien attention aussi à toutes les évacuations (couloirs, issues de secours...) car même si vos 5 chambres louables ne vous classent pas en ERP (établissement recevant du public), l'ancienne structure de l'hôtel peut poser des problèmes particuliers. Je vous suggère, de toutes façons, de prendre contact avec la Commission de Sécurité du Département (Préfecture) qui ne manquera pas d'être alertée et il vaut mieux que vous preniez l'initiative. Vérifiez bien aussi que l'information auprès des Offices du Tourisme, Comité Départemental du Tourisme, annuaires, guides, etc. n'existe plus comme hôtel mais bien comme chambres d'hôtes. *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q39 J'habite à Paris et il y aurait la possibilité d'acquérir dans mon immeuble des locaux commerciaux actuellement utilisés pour une partie pour une activité de centre culturel (établissement recevant du public) et pour une autre partie comme entrepôt pour un commerce de textile. Les locaux se situent directement en dessous des miens.
Il y aura en cas d'acquisition de l'ensemble des locaux (3 lots) la possibilité de créer jusqu'à 20 chambres. Plusieurs points me gênent dans votre question :
En conclusion, je suis très réservé sur sa viabilité, selon le programme envisagé. *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q40
Je suis gérant majoritaire d'une SARL d'assurance et mon épouse va développer cette activité chambres d'hôtes. Dans la mesure où, si je comprends bien, vous optez pour une entreprise individuelle, avec le régime des micro-entreprises (chiffre d'affaires limité à 76 300 , en 2005), vous n'aurez qu'à porter sur votre déclaration n° 2042 - IRPP - le chiffre d'affaires réalisés, l'Administration pratiquant les abattements forfaitaires de 72 % pour l'hébergement et de 52 % pour les autres activités ; mais il vous est toujours possible de déclarer vos charges réelles avec les intérêts d'emprunts et les amortissements. *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q41 Je suis président d'une association qui souhaiterait racheter une grosse abbaye pour y
développer son activité. Nous aimerions pouvoir rentabiliser notre abbaye par un
système de chambre d'hôtes.
Ce n'est pas la structure de votre organisation qui me préoccupe. Mon souci c'est la taille de votre projet : j'ai bien indiqué, à plusieurs reprises, dans les divers échanges sur ce les chambres d'hôtes qu'aucune législation ne limitait le nombre de chambres d'hôtes, mais je crains qu'avec un projet de 20 chambres, vous ayez à affronter des réactions déclarant qu'en fait c'est un hôtel de 20 chambres que vous exploitez. Les commentaires sur l'exploitation des chambres d'hôtes et en particulier la Charte des Gîtes de France, précisent bien que l'esprit de cette activité, c'est la mise à disposition d'une partie du domicile personnel dévolue à la réception des clients ; même en donnant un logement de fonction à un cadre, vous ne pouvez espérer correspondre à cette définition. J'ajoute que différentes organisations d'hôteliers considérant que
les "chambres d'hôtes" présentent une concurrence anormale, vis-à-vis de
l'hôtellerie proprement dite, ont entamé des actions pour faire créer une législation
plus contraignante. Mise à jour août 2007 : le Décret n° 2007-1173 du 3/8/07 limite à cinq le nombre de chambres d’hôtes possibles chez l’habitant. *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q42 J'ouvre dans peu de temps 3 chambres d'hôtes en région parisienne et comme je suis titulaire d'un BEP cuisine, j'envisage d'y joindre une table d'hôtes.
*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q43 Je souhaiterais construire dans les Landes mon habitation ainsi que 3 ou 4 chambres d'hôtes mais en dehors de ma maison sur l'arrière du terrain avec spa et piscine.
Commencez par contacter l'Office du Tourismee de la région, puis le Comité Départemental du Tourisme (CDT). Un classement préfectoral vous permettra de figurer sur la liste des meublés de tourisme. *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q44
L'article PE 27 du "Règlement de Sécurité contre l'incendie relatif aux établissements recevant du public" (Code de la Construction et de l'Habitation article R 123 -11) précise que "le choix du matériel d'alarme est laissé à l'initiative du chef d'établissement qui devra s'assurer de son efficacité" pour qu'en particulier, il ne puisse y avoir de confusion avec "d'autres signalisations utilisées dans l'établissement" tant pour les clients que pour le personnel. D'autre part, dans le cas précis que vous indiquez à savoir l'installation de vos chambres d'hôtes au-dessus d'un restaurant, je me permets de vous rappeler les prescriptions de l'article PE 16 du même règlement concernant l'isolation des cuisines concernant les planchers hauts et les parois verticales (coupe-feu 1 heure), les extractions, conduits, etc. Ces différentes informations peuvent être trouvées sur http://www.legifrance.gouv.fr Code de la Construction et de l'Habitation. Complément à Q44 d'un intervenant extérieur : L'équipement d'alarme (dont le choix du matériel est laissé à
l'initiative du chef d'établissement) visé dans l'article PE27 du règlement de
sécurité ne vaut que pour les établissements recevant du public NE COMPORTANT PAS DE
LOCAUX RÉSERVES AU SOMMEIL. *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q45
La Mairie de Paris est tout à fait en faveur du développement des chambres d'hôtes à Paris (déclaration très récente - printemps 2005 - du Maire dans ce sens) ; le fait que vous envisagiez de le faire dans un Hôtel Particulier répond bien aux critères d'environnement qualitatif : "quartiers touristiques ou historiques". Il y a des organisations qui font la promotion des chambres d'hôtes à Paris en particulier et, de toutes façons, l'Office de Tourisme de Paris est très sollicité pour ce type de produit. Mise à jour septembre 2007 : depuis fin 2006, il existe un site de la Mairie de Paris dédiée aux Chambres d’hôtes parisiennes : www.hotesqualiteparis.fr concernant tant les clients que les exploitants. Je vous suggère de prendre contact avec le service touristique de la Ville de Paris ainsi qu'avec la Région, car je n'exclus pas que vous puissiez obtenir une subvention. Mise à jour septembre 2007 : voir le Blog des Experts « Subvention en hôtellerie » par Catherine
Avignon en cliquant ici *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q46 Je vais créer, en tant que particulier, un gîte familial et de groupe (de 10/12 places) adapté à l'accueil des personnes en fauteuil roulant avec une activité de location de fauteuil tout terrain (FTT) ; et ceci dans le cadre d'une activité complémentaire.
Si je comprends bien votre question, elle ne porte que sur la structure juridique de l'entreprise que vous avez l'intention de créer ? Une SCI pourrait se justifier si vous vouliez qu'une société soit propriétaire des bâtiments et installations et une autre soit chargée de l'exploitation ; si les différentes fonctions sont confondues une simple SARL peut très bien faire l'affaire. En ce qui concerne la vocation de votre entreprise à l'égard des personnes handicapées, je pense que vous avez toute la documentation en particulier celle provenant du "Code de la construction et de l'habitation", tant pour l'organisation des locaux que pour les mesures spécifiques de sécurité que vous pouvez trouver sur http://www.legifrance.gouv.fr *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q47 Nous allons ouvrir deux chambres d'hôtes dans notre maison. Je
souhaiterais connaître les démarches vis-à-vis des douanes en matière de licence dans
la mesure où je vais servir le petit déjeuner.
Vous posez plusieurs questions :
*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q48
Votre description donne une impression, peut-être fausse, de quelque chose d'assez sommaire. Mais tout dépend de la surface et de l'ameublement ; la surface doit être - en excluant le coin cuisine - d'un minimum de 12/15 m2 et il faut bien prévoir aussi un coin repas avec table et sièges. Le sanitaire ne doit pas être trop sommaire (lavabo, bain/douche et accès à un WC). *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q49
Formalités à entreprendre pour créer des chambres d'hôtes : C'est un peu difficile de répondre simplement, puisque cela dépend à la fois de votre situation, de l'importance que cette exploitation va avoir dans le cadre de vos activités et de son activité elle-même (micro entreprise ou pas, etc.). Vous pouvez avoir besoin d'une inscription au RCS ou pas (questions 31 & 42 page "Formalité : inscription au RCS") ; vous pouvez aussi avoir besoin de créer une société ou vous en dispenser : ces différents points sont développés largement dans les réponses aux questions posées dans le chapitre "Statut juridique" sur la page "SARL" aux questions 18, 32, 36 & 46 et sur la page "SCI" aux questions 10 & 47 Mais, de toutes façons, je ne peux que vous conseiller un contact avec la Chambre de Commerce et d'Industrie - Centre de Formalités des Entreprises - qui, entre autres, pourra vous indiquer si, dans votre région, des subventions sont possibles par le Conseil Général ; et aussi un contact avec l'Office du Tourisme de votre ville et par lui un contact avec le Comité Départemental du Tourisme ; enfin une inscription auprès de la Préfecture vous permettra une inscription comme loueur de "meublé". Comme je viens aussi de l'indiquer, vous avez besoin d'une "petite licence" pour servir au petit déjeuner des boissons du Premier Groupe. Vous devez déclarer la création de la ou des chambres d’hôtes à la mairie (décret du 03/08/07). *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Vous avez dans vos réponses, à plusieurs reprises, évoqué les tables d'hôtes et j'en ai compris l'esprit : faire de la cuisine familiale, avec des spécialités régionales ou des produits du jardin.
Une table d'hôtes ne peut qu'être réservée qu'aux résidents des chambres d'Hôtes ; si sa restauration ouvre aux "passants", cela devient un restaurant. Mais ce n'est pas très grave : les formalités ne sont pas beaucoup plus compliquées ; pour la table d'hôtes, déjà vous aurez besoin d'une petite licence pour les boissons, d'une inscription au Registre de Commerce et d'informer les services vétérinaires pour contrôle éventuel dans le domaine de l'hygiène, le respect des origines, etc. ; de même l'information clientèle est de même nature. Donc ne vous faites pas un monde du fait qu'il vous faille avoir un "vrai" restaurant dont vous pouvez très bien limiter le nombre de places pour bien garder cet esprit "table d'hôtes" que vous avez fort bien décrit. *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*
Il n'existe pas de définition légale de la table d'hôtes, mais cette exploitation est considérée comme le complément que mettent en place les exploitants de Gîtes Ruraux ou de chambres d'hôtes pour pouvoir servir des repas - autres que les petits déjeuners - à leurs hôtes et ce dans une limite maximale de 15 personnes à la fois. Donc, une exploitation qui se voudrait sans chambres d'hôtes, sans gîte rural, destinée aux passants, comme ce que vous voudriez faire, devrait s'appeler un Restaurant et non une table d'hôtes ; ce qui, comme vous le verrez dans les réponses aux questions 36 au 2e§, 42 & 50 de la page "Table d'hôtes", n'est pas beaucoup plus contraignant. Sources :
*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q52 Je suis très triste ! J'ai bien noté votre dernier message : je ne peux pas avoir une table d'hôtes, sans avoir des chambres d'hôtes dont les occupants seraient les clients - et eux uniquement - de ma table d'hôtes, mais pas ces randonneurs sympas qui passent devant chez moi !
Mais si, c'est tout à fait possible ! Aucune législation n'oblige le restaurateur (restauratrice) à avoir tout un choix en entrée, plat principal, dessert. Vous pouvez tout à fait avoir une bonne salade (dans votre message précédent, vous parliez des produits du jardin) et UN plat du jour unique, quelques fromages de la région si vous êtes dans une région de fromages (le contraire est rare, chez nous), un compotier de fruits et/ou un gâteau maison : basta ! Faites donc, comme quand les enfants viennent vous voir, comme vous le disiez si bien ; vous parliez de vos randonneurs, faites donc un plat du jour bien roboratif, de la région (les régions de France sont pleines de ressources à cet égard) ; vous pouvez toujours avoir un jambon du pays à la découpe et des ufs en cas de régime, de menus enfants... et puis c'est tout. Par contre, en plus des recommandations que je vous ai faites sur la règlementation RCS, services véto., Petite Licence, etc. vous devez aussi avoir une très claire information clients quant aux prix. Une ardoise dehors, une inscription à la peinture portant quelque chose comme : "Chez Tante Germaine menu (1 entrée, 1 plat du jour, fromages et dessert) = x TTC". Des précisions aussi sur les boissons (ex. Pichet 50 cl de côtes de Y = x TTC, eau minérale, etc.) ou bien vous faites un forfait total incluant la boisson (vin de pays) et une carafe d'eau, café, etc.". Vous pouvez toujours avoir une information à l'intérieur ou sur la table mais l'information extérieure est une obligation règlementaire. Vous devez aussi, vous organiser pour établir des factures faisant apparaître la TVA. Quant au service, mais faites donc, votre table d'hôtes où tout le monde se retrouvera. Ainsi vous aurez un restaurant avec une table d'hôtes ! Ce n'est pas beau la vie ? *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q53
Au niveau du principe tout à fait : l'organisation de séminaire "à la ferme" peut être une idée séduisante pour ressouder des équipes, creuser un sujet, faire une formation, etc. Quant à savoir comment le marché peut réagir, cela dépend de la région, de la concurrence, de la demande et il faut l'analyser ; mais les organisateurs de séminaires, c'est sûr, cherchent toujours des idées nouvelles, originales. *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q54 Que faire lorsqu'un ou des clients d'une chambre d'hôtes se comportent de façon inappropriée ? Par exemple écoutent la musique à fond, cassent, souillent, volent...
Oh ! Ne vous excusez pas de poser une question sur des clients se comportant mal : cela existe hélas, il faut bien gérer cette situation. Je vous rappelle d'abord ce que dit la loi : aux termes de l'article L. 122-1 du Code de la consommation : "il est interdit de refuser à un consommateur la vente d'un produit ou la prestation de service, sauf motif légitime..." Sauf motif légitime : voilà les termes majeurs. Un client qui se comporte mal, qui gêne les autres clients, les voisins, les propriétaires, qui détériore le matériel qui lui a été confié, bien sûr qui vole - comme vous l'indiquez - ce client donc, vous avez tout à fait le droit de ne plus l'accepter chez vous. En hébergeant un client vous avez de fait établi un contrat de prestations de service avec lui : vous lui fournissez l'hébergement, lui doit vous régler le prix convenu et "se conduire en bon père de famille" dans les locaux que vous avez mis à sa disposition, avec le mobilier, le linge et équipement que vous avez mis à sa disposition. Si ce n'est pas le cas, vous l'informez que vous êtes obligé de mettre fin au contrat d'hébergement et que vous le priez sous 24h., immédiatement, etc. de quitter les lieux ; si besoin faites ceci par écrit. Si cela ne suffit pas, n'hésitez pas à appeler la Gendarmerie pour obtenir l'expulsion. Mais dans tout cela, gardez des éléments de preuve (photos avec heure et date), des témoignages, matériel détérioré, etc. pour que vous soyez armé si ce client cherchait à vous poursuivre pour refus de vente, préjudice causé pour avoir gâché les vacances, etc. Vous pouvez toujours, si la situation devient particulièrement délicate, faire faire un constat d'huissier, ce n'est pas très cher, mais ne peut être que la "photo" de ce que constate l'huissier, autrement dit ce qu'il peut voir ; le plus souvent le compte rendu de la Gendarmerie sera suffisant. *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q55
Je vous donne d'abord le texte de définition de l'Agence Pour la Création d'Entreprise (APEC), émanation du CNCE, Conseil National de la Création d'Entreprise, émanation du Ministère au PME, Commerce, Artisanat... (14, rue Delambre 75 682 Paris Cedex 14 - www.apce.com) dans sa fiche "Gîtes ruraux - chambres d'hôtes" - Code NAF 55.2E - réactualisée en avril 2003 :
J'ajoute qu'un gîte rural doit être doté (source fiches Inforeg - rubriques Activités Réglementés - CCI Paris) :
D'un autre côté, les chambres d'hôtes peuvent être aussi envisagées en milieu urbain à conditions qu'elles soient situées dans - ou à proximité - des quartiers touristiques et/ou historiques avec terrasses ou balcons et pas dans des lotissements. *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q56 Je vais bientôt acheter une structure Gîte de France : un gîte de séjour en gestion libre de 25 personnes. Le propriétaire actuel est agriculteur, ce qui n'est pas mon cas. Je suis salariée à mi-temps dans l'entreprise de mon mari. Le gîte génère un CA annuel de 35 000 .
Une dernière précision ; il n'y aura pas de restauration dans ma structure, seulement de la location puisque c'est un gîte en gestion libre. Je dois vous avouer que je ne sais pas ce que vous voulez dire par "gestion libre" ? S'agit-il de gîte rural avec aucune prestation de service fournie par le propriétaire ? Seulement des loyers payés ? Mais cela ne change rien, j'imagine, à la question que vous posez. Le chiffre d'affaires que vous indiquez (35 000 /an) permet une franchise de TVA et un statut de micro-entreprise. Une EURL ou une SARL seraient de bonnes solutions avec, pour moi, une préférence peut-être pour la SARL vous permettant plus de souplesse si, à court ou moyen termes, vous souhaitiez faire évoluer les choses ; le fait que votre mari ait une SARL n'a aucune importance : les noms et les raisons sociales seront différents. Par contre, vous pourriez avoir une SCI propriétaire du Gîte à laquelle la SARL payerait un loyer ; cette SARL toucherait les loyers ; mais ceci est peut-être un peu compliqué pour un chiffre d'affaires relativement faible. Donc vous pourriez n'avoir que la SCI, sans SARL. Ainsi vous le voyez, je ne vous conseille pas grand-chose : tout est possible. C'est aussi un peu en fonction de vos objectifs : avez-vous l'intention de développer ce projet ? Si vous avez une société, il n'est pas utile d'avoir un statut de commerçante ; mais si vous voulez être salariée ne serait-ce qu'à mi-temps, il faudrait que vous soyez gérant minoritaire (50 % des parts ou moins). C'est très difficile de suggérer une orientation sans savoir d'une façon précise quelle est votre situation (situation matrimoniale, fiscale, patrimoine, moyens, besoins, objectifs à court, moyen et long terme, question sur la transmission de la société, volonté d'avoir des revenus ou une Plus-value des actifs pour une vente éventuelle à terme, besoin d'améliorer les éléments pour la retraite, etc.). Donc, les réponses que je vous fais ne sont pas péremptoires - et pour cause - ; volontairement, je vous laisse beaucoup d'options ouvertes, vous donnant peut-être l'impression de vous dire tout et son contraire ? *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q57 J'aimerais savoir si dans le cas de chambre d'hôtes dans une copropriété, les clients peuvent se garer devant les autres maisons de la copropriété ou s'ils doivent se garer dans l'enceinte de la maison des chambres d'hôtes.
Le point que vous soulevez n'est abordé dans aucun des rares éléments de règlementation concernant les chambres d'hôtes et donc il n'y a aucune règlementation donnant des indications sur le nombre de parkings à prévoir pour une exploitation de chambres d'hôtes. Je crois que le problème ne se pose pas à ce niveau, mais à celui du règlement de copropriété de l'immeuble concerné. J'ajoute que les chambres d'hôtes ne doivent pas être situées dans un lotissement ; est-ce le cas ? Complément à Q57 : Effectivement les chambres d'hôtes se situent dans un lotissement, notre voisin nous a fait signer un papier pour un accord de principe. Ce dernier s'était engagé à ne nous causer aucune nuisance ce qui est le cas sauf pour le stationnement de ces clients qui se garent malheureusement ou ils peuvent et généralement le long de notre terrain. La copropriété n'est que partiellement habitée, 3 autres maisons sont en projet, le règlement sera mis en place à ce moment-là. Je souhaite garder des relations de bon voisinage, mais j'ai à maintes reprises signalé que le stationnement des véhicules devant notre terrasse constituait un désagrément visuel, sans succès. Que puis-je faire ? Je commence à comprendre (Deo Gracias ! !) : c'est votre voisin qui a les chambres d'hôtes et pas vous !! Bon ! Ainsi que je vous l'ai dit, il ne doit pas y avoir de chambres d'hôtes dans un lotissement (Inforeg - rubriques Activités Réglementés - 2004/2005 CCI Paris) : donc votre voisin peut rencontrer des problèmes avec le fisc, avec les associations d'hôteliers, la Préfecture, le Comité départemental du Tourisme, etc., mais la règlementation dans ce domaine est tellement "légère" qu'il est vraisemblable qu'il ne se passera rien. Que vous ayez signé un papier donnant votre accord, ne peut avoir que comme conséquence de rendre vos réclamations plus difficiles et comme vous voulez garder des relations de bon voisinage, je ne vois pas de solutions pour vous... en attendant que la règlementation dans ce domaine soit plus précise, ce qui pourrait devenir le cas prochainement. *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q58 J'ouvre dans peu de temps 5 chambres d'hôtes en Alsace, je souhaite rester "Privé" et, en plus des petits déjeuners, j'envisage de servir des boissons :
Si je vous comprends bien, vous n'avez comme objectif, en partant de
vos chambres d'hôtes, que de servir des petits déjeuners, pas des repas ? Le "second groupe" de la Petite Licence ajoute les vins, champagne, etc. ce que je ne crois pas devoir être votre objectif pour des petits déjeuners ! Quant à la grande Licence Restauration, elle ne peut être envisagée que dans le cadre d'un restaurant et encore faut-il en trouver une à acquérir, ce qui n'est pas toujours facile. Pour un simple service de petits déjeuners, vous n'avez pas à alerter les services vétérinaires, mais vous êtes bien obligé de respecter la règlementation concernant l'hygiène en particulier l'arrêté du 9 mai 1995 : vous pouvez le consultez dans le Blog des Experts "Implanter et gérer un restaurant (démarche HACCP incluse)" ou sur le site www.legifrance.gouv.fr Enfin, votre dernière question concernant votre possibilité d'accueillir des amis : oui, bien sûr vous pouvez toujours OFFRIR des petits déjeuners à des amis de passage, mais pas si vous les considérez comme clients et leur présentez une facture, dans ce cas, vous devriez être considéré comme un restaurant. *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q59 Nous sommes propriétaires d'une chaumière en Normandie. Nous habitons le rez-de-chaussée et nous aimerions louer en chambres d'hôtes, le premier étage qui se compose de deux grandes chambres d'environ 16 m2 avec une salle de bains commune, un WC commun ; l'une des chambres est équipée d'un cabinet de toilette individuel.
Ce que vous décrivez correspond tout à fait à l'esprit des chambres d'hôtes. Compte tenu du faible nombre de chambres et de votre situation personnelle, je pense que la solution la plus simple est de comptabiliser le chiffre d'affaires dans vos déclarations IRPP ainsi que les charges afférentes à l'exploitation (voir ma réponse à la question 47). Dans votre contexte une inscription au RCS n'est pas obligatoire, ni la création d'une entreprise. Vous pouvez prendre un contact avec les Gîtes de France pour la commercialisation et bien sûr avec le Syndicat d'Initiative et l'Office du Tourisme de votre région. Pour toutes les autres questions que vous posez, vous trouvez les réponses dans mes interventions précédentes (Tarifs : Q33 - Création société : SARL questions 18, 32, 36, SCI question 10, 46 et 47). *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q60
Les deux, mon Général ! Comme j'ai déjà eu l'occasion de l'écrire, la législation dans ce domaine est, pour le moment, encore floue :
Mais, je précise, qu'à ma connaissance, aucune jurisprudence n'est venue faire une subtile distinction sur ce point (mes sources "Gîtes ruraux & chambres d'hôtes - code Naf 55.2E - APCE avril 2003). L'incidence c'est de prendre ou pas une inscription au RCS (Registre de Commerce et des Sociétés), mais comme vous avez 120 m2 disponibles, je suppose que vous pouvez envisager de faire un nombre non négligeable de chambres d'hôtes ce qui pourrait devenir une activité non accessoire ? Dans ce cas, je pense que vous devez prendre une inscription au RCS. Je rappelle aussi que si vous réalisez 6 chambres ou plus, vous serez classé en ERP (Établissement Recevant du Public) et devrez avoir l'autorisation de la Commission de Sécurité et permettre l'accès aux handicapés (ces deux points ne sont pas très contraignants, bien que très importants). Mise à jour août 2007 : le Décret n° 2007-1173 du 3/8/07 limite à cinq le nombre de chambres d’hôtes possibles chez l’habitant. Mise à jour septembre 2007 :
« Dans la question ministérielle du 12 décembre 2006 (J.O. AN du 6 février 2007, page 1414) le ministre délégué au tourisme indique, en substance,
que ceux qui exerce l’activité d’exploitant de chambres d’hôte, de manière habituelle, en cherchant des profits et qui en font leur profession doivent s’inscrire
au RCS, par contre ceux qui exercent cette activité de manière accessoire, en complément d’une activité professionnelle qui n’entraîne pas l’obligation de d’inscription
au RCS, sont dispensés de s’immatriculer à ce registre au titre de l’exploitation des chambres d’hôtes ».
*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q61 J'envisage de créer 3 ou 5 chambres d'hôtes attenantes à mon habitation principale et d'en faire mon activité principale :
Les subventions peuvent atteindre 30 % des travaux H.T. ; elles peuvent venir de différentes sources, selon la région et la nature de l'exploitation d'origine (agricole ou non) :
*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q62 Nous sommes, mon mari et moi propriétaires d'un bâtiment que j'exploite en partie en chambres d'hôtes depuis la fin de l'année dernière. En effet, mon époux continue de travailler en tant que salarié. J'ai donc plusieurs questions à poser sachant que cette activité est devenue mon activité principale puisque je suis femme au foyer :
*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q63 Mon mari a une micro entreprise pour camping (6 emplacements),
chambres et table d'hôtes et petite restauration. Pour baisser les prix des contributions
sociales, il veut supprimer les chambres et table d'hôtes de l'entreprise et le mettre
sur mon nom à moi.
Un premier point : mettre les activités de l'entreprise à votre nom demande quelques précautions puisqu'il s'agit des actifs d'une société (il peut, selon le cas, être utile d'avoir un commissaire aux apports, une mention lors de l'AGO et dans son compte rendu). Vous trouverez dans la réponse à la question 62 ("Fiscalité : Micro-entreprises"), les éléments concernant votre deuxième question ; ce qui vous est dit, en fait, c'est de faire une inscription au Centre de Formalités des Entreprises (CFE), dépendant de votre Chambre de Commerce et d'Industrie qui se charge, quand c'est nécessaire, de l'inscription au RCS, à l'Urssaf, aux impôts, à l'INSEE... Mais, dans votre cas, avec en plus des chambres d'hôtes, une table d'hôtes, l'inscription au RCS est obligatoire (sauf si cette activité était très exceptionnelle), ce qui ne serait pas le cas s'il n'y avait que les chambres d'hôtes. Vous pouvez déclarer les revenus dans le cadre de la déclaration IRPP, comme indiqué précédemment. Il n'y a aucune contre-indication à exercer cette activité à côté de la micro entreprise de votre mari, les comptes devant évidemment être très bien séparés. *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q64 Je viens de créer des chambres d'hôtes dans ma maison, J'aurais aimé faire table d'hôtes le soir car il n'y a pas beaucoup de restauration le soir dans le secteur rural où nous vivons.
L'investissement serait de taille et je pense non rentable vu la fréquentation de ma maison... Vous avez raison : la question posée est un vrai problème. Dans votre cas, les investissements à prévoir risques en effet d'être majorés par des fosses septiques pour les évacuations des eaux usées. En ce qui concerne la restauration puisqu'en l'absence de potentialité autour de chez vous, vous envisagez la création d'une table d'hôtes, je rappelle que des investissements sont à prévoir comme un "bac à graisse" qu'impose l'arrêté du 28/9/80 et suivants : nulle part n'est indiqué que ceci n'est obligatoire qu'à partir de telle quantité de couverts servis. Dans votre contexte très particulier, je vous conseille d'une part de prendre un contact avec l'Attaché Technique Hôtelier (ATH) auprès de chaque Chambre de Commerce et d'autre part, avant de lancer vos travaux, d'établir et adresser les plans et spécifications de votre cuisine, chambre froide, évacuations au Service Vétérinaire, attaché aussi à la Préfecture de votre Département. Mais, avant tout, soyez bien sûr de votre étude de marché pour bien pouvoir cerner le chiffre d'affaires potentiel de l'exploitation envisagée, donc les amortissements absorbables. Complément de réponse de Nelly Rioux Au sujet de vos problèmes d'assainissement : rapprochez-vous de la mairie. C'est elle qui est responsable de la gestion de l'assainissement (collectif mais aussi autonome) sur la commune. Rapprochez-vous aussi de la DDAS de votre département ou de l'Agence de l'Eau Rhin Meuse (puisque vous habitez en Lorraine) pour avoir des renseignements techniques. Le coût de votre assainissement autonome va dépendre de différents facteurs : la quantité d'eau à traiter (taille du système de traitement et place nécessaire sur votre terrain), la nature de votre terrain et sa topographie, mais également la présence ou non d'exutoire (fossé). Enfin, table d'hôtes ou pas, comment faites-vous aujourd'hui pour traiter les eaux usées provenant de votre habitation et de vos chambres d'hôtes ? *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q65 J'ai comme projet d'ouvrir des chambres d'hôtes, ce qui
constituerait ma seule source de revenus.
Je ne suis pas sûr de bien comprendre votre question : plutôt que de créer des chambres d'hôtes, il vous paraîtrait préférable d'acheter une exploitation existante ? Est-ce bien cela ? Bien sûr ceci peut se faire mais, à ma connaissance, il n'existe pas de marché, de transactions organisées pour ce genre d'opération. Par ailleurs, comme par définition, les chambres d'hôtes doivent être un prolongement du domicile personnel, la transaction est d'autant plus difficile que les propriétaires dont cette activité est souvent une activité complémentaire devraient déménager. Dans son document "Ouvrez un gîte rural" l'APCE évalue le taux de reprise - entre chambres d'hôtes et gîtes ruraux - à environ un 1/10° du taux de création : ce qui n'est pas énorme, mais démontre que ceci existe malgré tout. Quant à la rentabilité dont vous parlez, il faut être très prudent si vous devez vivre de cette exploitation : tout dépendra de la région dans laquelle vous serez ; la Fédération Nationale des Gîtes de France, citée dans le même ouvrage, estime que la location moyenne, pour l'ensemble de la France, a été de 14 semaines en 2002, avec une durée moyenne de séjour de 3 nuits. Ce qui, selon le niveau tarifaire, doit faire un chiffre d'affaires annuel inférieur à 5 000 ce qui peut permettre l'amortissement et un revenu complémentaire mais sûrement pas d'en vivre ; DONC TOUT DÉPEND DE LA RÉGION et de votre commercialisation. Quant à votre "table d'Hôtes ouverte aux clients de passage", je vous rappelle que cela s'appelle un restaurant (voir mes réponses dans cette page aux questions 50, 51 et 52). *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q66 Je possède une ancienne ferme que j'aménage progressivement. Il me reste un prêt à taux 0 % que je commencerai à rembourser dans 5 ans. Je souhaite faire table d'hôtes et chambres (3).
Vous trouverez dans les pages indiquées ci-après toutes les informations sur la création de chambres d'hôtes et de table d'hôtes ainsi, que sur les possibilités de bénéficier de subventions :
Je note bien qu'il s'agit d'aménagement d'une ancienne ferme ; ce qui, bien sûr, est fort sympathique et porteur, en termes de "produit". Je profite de votre question pour insister sur la nécessité de bien
analyser le marché potentiel avant de faire des investissements car ceux-ci sont toujours
relativement élevés pour les chambres d'hôtes et surtout pour la table d'hôtes avec
les exigences des services vétérinaires en termes d'hygiène et de respect général de
la règlementation de l'arrêté du 9/5/95 (pour en savoir sur cet arrêté, reportez-vous
aux 3 Sujets Interactifs sur l'HACCP et l'hygiène : Je rappelle que les statistiques nationales, pour 2002, de la Fédération Nationale des Gîtes de France, donne un taux d'occupation moyen de 37 %, sur l'année, pour les Gîtes ruraux et les chambres d'hôtes ; ce qui n'est pas beaucoup et peut rendre difficile l'amortissement des travaux. Mise à jour septembre 2007 : les derniers chiffres communiqués par l'APCE dans sa livraison de juillet 07 donne 43 % de taux d’occupation pour les Gîtes en 2004, se comparant aux 37 % donnés par les GDF pour 2002 ; avec, toujours pour les gîtes, un nombre de 17 semaines louées par an en 2005. *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q67 Je souhaite créer des chambres d'hôtes mais je souhaite l'envisager comme activité principale.
Impossible de répondre d'une façon générale à votre première question "la création de chambres d'hôtes peut-elle devenir mon activité principale ?". Sur un plan légal, administratif, bien sûr ; mais je comprends
votre question comme étant : vais-je tirer assez de revenus de mes chambres d'hôtes
pour en vivre ? Cette étude peut être faite par vous-même ou par un cabinet de conseils : vous ne pourrez répondre à votre question qu'après cette étude. Quant à votre seconde question : oui, vous pouvez ne pas être propriétaire des lieux pour monter une exploitation de chambres d'hôtes, mais devez :
Concernant la possibilité de faire de cette activité mon activité principale, je pensais surtout aux caractéristiques de ce qu'est une chambre d'hôtes aux yeux des Gîtes de France, à savoir "une activité complémentaire, un complément de revenu". C'est à cela que je pensais. Merci. L'information que vous citez sur la position qu'auraient les Gîtes de France sur le fait que l'exploitation de chambres d'hôtes serait "une activité complémentaire, un complément de revenu" sans pouvoir être une activité principale n'est pas un dogme mais, je crois, un simple conseil de prudence afin d'informer ceux qui pourraient penser "vivre" de cette seule activité. Tout dépend du nombre de chambres, des investissements nécessaires, de la situation du "produit", du marché... Je vous rappelle avoir déjà cité les dernières statistiques communiquées, à ma connaissance, par les Gîtes de France, 2002 : 37 % de taux d'occupation moyen annuel. Pouvez-vous faire plus ? Avec un taux analogue, voire plus bas, pouvez-vous arriver à l'équilibre ? En tirer un revenu ? *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q68 J'ai lu attentivement toutes les questions et réponses sur les chambres d'hôtes et j'en ai déduit que, n'habitant pas sur place, je ne peux pas appeler cela chambres d'hôtes mais hôtel. Je possède déjà 4 chambres d'hôtes à mon domicile qui est situé à la campagne et je voudrais étendre mon activité et créer un petit hôtel de charme relativement haut de gamme sans être luxueux de 5 ou 6 chambres.
La règlementation ERP s'applique à partir de 6 chambres (elle impose aussi l'accessibilité des handicapés ce que vous ne mentionnez pas). Ne logeant pas sur place, vous ne pouvez pas effectivement créer de nouvelles chambres d'hôtes, mais peut-être pouvez-vous créer un Gîte Rural qui n'aura pas les contraintes que vous citez. Dans la réponse à la question 43 (page "Gîtes : généralités"), j'ai esquissé un petit programme minimum pour un gîte rural et vous pouvez très bien faire un Gîte Rural haut de gamme, avec SPA, piscine (en suivant les règlementations spécifiques)... si le marché est demandeur de ce type de produit. Pour vos autres questions : je vois mal l'utilité d'un ascenseur pour 5 ou 6 chambres puisque l'ascenseur, pour un hôtel 4*, n'est indispensable qu'à partir du 2° étage, 3° étage pour un 3*. Par contre dans un hôtel, vous devez avoir la présence d'un membre du personnel ou de la direction toute la nuit (arrêté du 25/6/80 et article PE 27, arrêté 22/6/90 du Code de la Construction et de l'Habitation) ; si vous ne logez pas sur place avoir quelqu'un en permanence la nuit est économiquement insupportable qu'il ait une chambre affectée ou travaille comme veilleur de nuit. *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q69
Vous confondez deux notions qui n'ont rien à voir entre elles :
*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q70
Oui bien sûr, vous pouvez employer votre époux d'autant que je suppose que cela ne sera peut-être pas un temps plein, toute l'année. L'on peut très bien être au chômage et avoir une activité limitée, partielle : encore faut-il le déclarer, à la fois votre mari (imprimé mensuel des ASSEDICS ad hoc) et vous-même. Vous-même pouvez, peut-être aussi, avoir des exonérations de charges pour emploi, même partiel, d'un chômeur de longue durée. La règlementation sur ces deux aspects (votre mari et votre entreprise) étant pointue, changeante, je vous conseille de prendre contact avec la personne chargée du Centre de Formalité des Entreprises (CFE) à la Chambre de Commerce et d'Industrie de votre ville qui pourra vous guider dans tout ceci. *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q71
La règlementation UNEDIC/ASSEDIC est très claire à ce sujet : quelqu'un qui a des occupations bénévoles (non salariées), sauf si elles ne sont que très limitées dans la semaine ou le mois perd ses droits aux indemnités de chômage car les ASSEDIC considèrent que cette activité "bénévole" empêche le ou la salariée de chercher sérieusement du travail. Donc, je crois que vous n'avez aucune possibilité avec l'approche que vous indiquez. En revanche, je vous suggère d'aller voir ma réponse à la question 27 sur la page des échanges concernant le statut du conjoint.
Mise à jour septembre 2007 : la loi du 10 juillet 2005, en
faveur des PME, oblige le conjoint qui exerce une activité régulière au sein
de l’entreprise, à opter pour l’un des trois statuts suivants :
o Collaborateur, o Salarié (titulaire d’un contrat de travail), o Associé lorsqu’il s’agit d’une SARL. Différentes conditions doivent être remplies, merci de vous référer au texte de loi. *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q72 J'envisage avec mon épouse d'acheter un hôtel en Languedoc-Roussillon (murs et fonds). Mon apport serait de 250 000 .
La boule de cristal ne faisant pas partie de mes outils de travail, votre question me déconcerte totalement : comment voulez-vous que je puisse avoir - sérieusement - la plus petite idée sur les questions posées sans avoir les informations sur les points suivants :
Ce que j'essaye de vous faire passer comme message par cette énumération - limitée - c'est que ce type de décision demande une étude sérieuse que seul un cabinet de conseils peut mener pour vous. Ce n'est pas dans un salon que vous trouverez les réponses aux questions à vous poser ni par la lecture d'un livre (il vous en faudrait une bonne demi-douzaine) mais en vous faisant aider par des professionnels de l'hôtellerie, mettant leur expérience à votre disposition. *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q73
Oui, tout à fait : ce projet s'inscrit exactement dans la philosophie du gîte rural ; je vous conseille de vous procurer aux Éditions d'organisation le livre de l'APCE "Ouvrez un gîte rural" en téléphonant au : 01 42 18 58 76 et de prendre un contact à la Chambre d'Agriculture de votre département ainsi qu'avec le Centre de Formalités des Entreprises auprès de la Chambre de Commerce et d'Industrie. Mise à jour septembre 2007 : prenez contact avec la mairie pour vérifier avec le service compétent le PLU (Plan Local d’urbanisme), ancien POS ; si le terrain sur lequel vous envisagez de construire un gîte rural n’est pas considéré comme pouvant être constructible, même pour un agriculteur et même pour un gîte rural, sachez qu’il suffit d’une décision dans ce sens du conseil municipal pour que vous obteniez les autorisations nécessaires. *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q74 Je suis en train de m'intéresser à l'hôtellerie en tant que société et
particulièrement aux hôtels de charme et les maisons d'hôtes.
Vous évoquez deux concepts différents que j'aborde dans une certaine mesure dans la réponse à la question 1 :
Mais, pensez d'abord au "marché" et aux segmentations de clientèle que vous pouvez viser... Mise à jour août 2007 : le Décret n° 2007-1173 du 3/8/07 limite à cinq le nombre de chambres d’hôtes possibles chez l’habitant. *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q75
C'est impossible de répondre facilement car cela dépend :
Mais, en prenant l'hypothèse que vous vouliez ouvrir 2 ou 3 chambres d'hôtes, dans votre habitation principale, comme activité complémentaire, sans servir de restauration à part les petits déjeuners, il faut et il suffit que vous en informiez la Mairie de votre commune. Il est souhaitable aussi d'informer l'Office du Tourisme pour que votre activité ne reste pas confidentielle à l'égard de la clientèle potentielle. *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q76 Je suis restaurateur de métier et je prépare un projet de
chambre d'hôtes.
Je réponds dans l'ordre aux questions que vous posez :
Mise à jour août 2007 : le Décret n° 2007-1173 du 3/8/07 limite à cinq le nombre de chambres d’hôtes possibles chez l’habitant. *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q77 Je déduis des réponses que je viens de lire avec intérêt, que l'inscription au RC n'est pas obligatoire si l'on n'a que 5 chambres d'hôtes et si le service du repas à la table d'hôtes n'est qu'occasionnel. Inscrite depuis 5 ans au RC de Valence dans la Drôme, j'ai 5 chambres et sers le repas du soir à ma table ; hors, pour raison de santé, je veux arrêter cette dernière activité et demande ma radiation du RC. On m'oppose que du fait que je serve le petit déjeuner et fournisse les draps, mon activité reste commerciale.
Tout ce que vous écrivez est tout à fait exact sur le fait que vous n'ayez plus besoin d'une inscription au RCS et je ne comprends pas la raison de la position de cet agent ; peut-être seulement le fait que vous aviez une inscription antérieure et que sa suppression pourrait être interprétée comme une cessation totale d'activité. Mais en quoi cela vous dérange-t-il ? Cela ne vous pose aucune contrainte supplémentaire. Donc, à votre place, il me semble que, supprimant le service du soir, pour ne garder que celui des petits déjeuners, je ne changerais rien, avec une information, pour la bonne règle, au service vétérinaire et bien sûr à la Mairie et à l'Office du Tourisme, pour la bonne information des clients. Mise à jour Septembre 2007 : « Dans la question ministérielle du 12 décembre 2006 (J.O. AN du 6 février 2007, page 1414) le ministre délégué au tourisme indique, en substance, que ceux qui exerce l’activité d’exploitant de chambres d’hôte, de manière habituelle, en cherchant des profits et qui en font leur profession doivent s’inscrire au RCS, par contre ceux qui exercent cette activité de manière accessoire, en complément d’une activité professionnelle qui n’entraîne pas l’obligation de d’inscription au RCS, sont dispensés de s’immatriculer à ce registre au titre de l’exploitation des chambres d’hôtes ». Complément d'information donné par Dominique Voisin (auteur du Blog des Experts "Hygiène et HACCP - le minimum pour être prêt pour un contrôle) - Email : dvconsultant@dvhaccp.com Dans le cadre de la création de chambres d'hôtes, personne ne parle de l'arrêté du 9 mai 1995 règlementant l'hygiène des aliments remis directement aux consommateurs, pourtant vous êtes concernés (même, si vous ne servez que des petits déjeuners) et les services de contrôle, ne manqueront pas de vous demander de fournir les justificatifs de formation à l'hygiène alimentaire, ainsi que certains documents concernant les autocontrôles. Dans le cadre de mes activités (dans toutes régions), je vous propose de vous aider à mettre aux normes votre gîte (formation, affichage, documentation). Il est intéressant de savoir que cette formation peut être prise en charge par les fonds de formation (la demande de prise en charge doit être faite un mois avant la formation). *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q78 J'ai créé un véritable hôtel pour chiens où le maître peut y dormir et le laisser à l'hôtel seul puisque nous proposons des services animaliers pendant ses absences ou sorties ou vacances.
J'ai cherché dans ma documentation fiscale et n'ai rien trouvé qui puisse aller à l'encontre de la position de l'Inspecteur des impôts. Même la solution à laquelle vous pensez, consistant à attribuer une chambre d'hôtes "virtuelle" à/aux propriétaire(s) des chiens à un prix symbolique, par exemple de 1 euro par jour, pourrait certes vous permettre, de facturer le séjour animalier comme un supplément de la chambre mais risque, à terme, de vous conduire à un redressement, pouvant porter sur les 3 derniers exercices (d'autant que, de toutes façons, en soit, la prestation "pâtée chiens" doit bien avoir à supporter un taux de TVA de 19,6 % et pas de 5,5 %). Donc, je ne vois pas de solution. *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q79 Je recherche tous documents sur l'aménagement d'un gîte rural accessible aux personnes à mobilité réduite. Les obligations concernant l'accessibilité pour les gîtes ruraux, les chambres d'hôtes est la même que les dispositions générales concernant l'accessibilité des locaux et des équipements aux personnes handicapées à savoir :
*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q80 Je vais acquérir une petite maison rez-de-chaussée 75m2 et 75m2 à l'étage. Étant
mitoyenne avec un musée rural et un atelier d'artistes en synergie avec le musée :
mon idée serait de créer 2 ou 3 chambres d'hôtes, le reste de la surface à l'étage
étant ma chambre/bureau, une petite cuisine commune (uniquement pour les petits
déjeuners - les repas très occasionnellement) et donc quelle doit être la
surface minimum de cette cuisine ? 1- Les chambres doivent-elle obligatoirement avoir chacune une
salle de bains privée ? ou peut-on prévoir une salle de bains privée avec des WC
communs à ses chambres ? ou même une salle de bains ainsi que des WC communs pour tout
l'étage ? 2 - Étant en congé parental pour 3 ans pour ensuite devenir mère
seule au foyer, car fiscalement je serai seule avec mes enfants. Quelle serait
pour moi la meilleure solution ?
Le but est d'investir dans des murs vu que les taux n'ont jamais été
aussi bas, et me procurer des revenus pour aider le quotidien... sans que fiscalement...
à la base, je suis secrétaire commerciale et j'ai des notions de compta...
*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q81 Je souhaiterais ouvrir une table d'hôtes et une chambre d'hôtes. Mon but premier serait de recevoir des personnes et de leur faire découvrir ma cuisine. La chambre serait là "en dépannage" si toutefois ces personnes sont trop fatiguées pour repartir immédiatement. Je ne sais pas si ceci est réalisable, si cela s'appelle une chambre d'hôtes sachant que celle-ci serait hors de chez moi mais sur mon terrain...
Si vous n'envisagez de n'avoir qu'une seule chambre - ce qui est tout à fait possible - ainsi qu'une table d'hôtes, c'est de toute évidence que vous envisagez d'ouvrir celle-ci à une clientèle extérieure. Mais le problème c'est que vous ne pouvez, avec une table d'hôtes, accueillir des clients de l'extérieur, car dans ce cas, c'est un restaurant ; voir à cet égard les réponses aux questions 50 & 51 (voir ci-dessus) ce qui n'est guère plus contraignant mais n'est pas tout à fait la même approche. Par ailleurs une chambre d'hôtes ne peut pas être située en dehors de votre habitation ; si vous construisez quelque chose sur votre terrain, à proximité, il pourrait s'agir d'un Gîte Rural ce dont j'ai parlé plus précisément dans la page "Gîtes : généralités" aux questions Q43 / Q55 / Q68. Votre projet tel que vous l'avez énoncé a donc besoin d'être un peu modifié pour être réalisable. *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q82
Je souhaiterais peut-être mieux comprendre la spécificité de votre question car tous les points que vous soulevez ont déjà été traités et cela représente plus de 80 questions/réponses... En effet, vous trouverez :
Mon conseil : relisez ce Blog des Experts et prenez contact avec un cabinet conseil pour une demande de devis, par exemple en cliquant sur l'icône ci-dessus "Contactez l'auteur". *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q83
Je me demande si je comprends bien votre question : comment pensez-vous que l'on puisse trouver une "étude de marché gratuite" à se procurer puisqu'une étude de marché ne peut être qu'une approche spécifique, pour un produit donné et tournée vers un ou plusieurs marchés potentiels traités en fonction d'une concurrence propre à chaque situation ? Abordant, il y a quelques mois sur le Forum KIFAIKOI, la question d'une création de salles de séminaires, j'avais développé la notion d'étude de marché ; vous y référer peut vous aider au plan méthodologique (voir le lien). *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q84
L'objectif n'est pas de créer un restaurant mais de pouvoir accueillir une famille au maximum, pour prendre un repas.
*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q85
Si l'on veut appliquer stricto sensu la dernière directive du
Ministère de l'Économie et des Finances, donnant la situation à partir du 01/01/05,
vous devriez régler, si vous êtes en métropole, 116 pour les deux
premières chambres et 81,2O pour les chambres suivantes équipées d'un poste
de télévision. *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q86 Je souhaite acheter un mas (déjà en chambres d'hôtes).
La question que je me pose à la lecture de votre message est celle-ci : qu'allez-vous acheter ? Une société qui a dans ses actifs soit le mas soit l'activité de chambres d'hôtes ou seulement une propriété dans une transaction entre deux particuliers ? S'il s'agit d'une société, je suppose, a priori, qu'il n'y a pas vraiment de raisons de ne pas garder l'avantage d'une société déjà existante (sous les réserves habituelles de garantie de passif et de bien connaître son bilan). Par contre, s'il s'agit d'une transaction classique, vous trouverez, abordés, à plusieurs reprises, tous les points que vous soulevez sur l'inscription au RCS, la micro-entreprise, l'activité principale ou complémentaire... Réponses sur la page "Formalités : inscription RCS" aux questions : 31, 42 et 60 et sur la micro-entreprise aux questions : 18, 31, 40, 49 & 62 Mise à jour septembre 2007 : « Dans la question ministérielle du 12 décembre 2006 (J.O. AN du 6 février 2007, page 1414) le ministre délégué au tourisme indique, en substance, que ceux qui exerce l’activité d’exploitant de chambres d’hôte, de manière habituelle, en cherchant des profits et qui en font leur profession doivent s’inscrire au RCS, par contre ceux qui exercent cette activité de manière accessoire, en complément d’une activité professionnelle qui n’entraîne pas l’obligation de d’inscription au RCS, sont dispensés de s’immatriculer à ce registre au titre de l’exploitation des chambres d’hôtes ».
*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q87
Il me paraît évident que compte tenu de l'ancienne activité d'hôtel de votre propriété, votre communication à la clientèle devra être très claire afin que l'on comprenne bien qu'il s'agit de votre résidence personnelle avec 6 chambres d'hôtes (donc ERP). Les panneaux dont vous parlez seront :
Mise à jour septembre 2007 : voir aussi le règlement national des enseignes et fixant certaines dispositions relatives aux préenseignes pour l'application de la loi n° 79-1150 du 29 décembre 1979 relative à la publicité, aux enseignes et préenseignes, modifiée par le décret n° 96-946 du 24 octobre 1996 (Journal Officiel du 31 octobre 1996). Quant à savoir si, sur la même enseigne ou panneau, vous pouvez annoncer à la fois vos chambres d'hôtes et le restaurant, je vous dirais que si vous l'exploitiez vous-même, vous auriez sûrement intérêt à une communication groupée. Dans la mesure où, pour le moment, votre projet n'est pas totalement arrêté à cet égard, je pense qu'une communication séparée est préférable, d'autant que l'éventuel exploitant du restaurant aura son mot à dire sur le message informatif, en particulier sur le nom. Si vous n'êtes pas un "restaurant", enregistré comme tel au RCS, avec l'autorisation d'exploitation des services vétérinaires, le respect, entre autres, de l'arrêté du 9 mai 1995 (se reporter au Sujet Interactif de J.-G. du Jaiflin "implanter et gérer un restaurant"), vous n'avez pas le droit d'organiser des banquets, mariages, repas groupes... Mise à jour août 2007 : le Décret n° 2007-1173 du 3/8/07 limite à cinq le nombre de chambres d’hôtes possibles chez l’habitant. *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q88
Il n'y a, à ma connaissance, aucun site sur lequel vous puissiez trouver les informations sur le taux d'occupation, les recettes moyennes et le chiffre d'affaires (c'est certainement le Blog des Experts sur lequel nous sommes en ce moment qui a les informations les plus complètes et les plus récentes... en toute modestie !). 1 - GÎTES RURAUX : 2 - CHAMBRES D'HÔTES : *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q89 J'exploite depuis 5 ans une importante maison de 6 chambres d'hôtes, 3 épis, au pied des pistes des Hautes Vosges : mon affaire est très rentable et tourne été comme hiver avec un excellent chiffre d'affaires - à présent il me faut un nouveau challenge et je souhaite créer un restaurant toujours dans la région touristique, style "Courte Paille" - une grande cheminée et uniquement des grillades avec buffet de salades et frites...
Je suis tout d'abord heureux d'enregistrer votre témoignage sur une exploitation de 6 chambres d'hôtes - 3 épis - qui fonctionne bien été comme hiver, avec une bonne rentabilité. Maintenant la question que vous posez est toute autre ? Je n'ai qu'une réponse : quel est le marché que vous envisagez ? Car je pense avoir bien compris que vous vendriez votre propriété actuelle (donc les chambre d'Hôtes) pour vous lancer dans une création de restaurant. Je ne peux que vous dire soyez très prudente : j'ai connu beaucoup de professionnels - bons - qui, en quelques années, ont perdu leurs investissements, leurs cautions pour n'avoir plus que des dettes (la dernière information que j'ai eu remonte à hier soir : lui excellent Chef de cuisine, épouse en salle, avec aussi une bonne formation administrative = la liquidation judiciaire a eu lieu fin mars 2005, car ils n'arrivaient pas à régler leurs arriérés à l'URSSAF et depuis des mois, ils "oubliaient" de se verser un salaire !). Navré de ne pas être positif... la restauration est vraiment un métier très difficile : gardez ce que vous avez et qui marche bien et peut-être essayez, dans un premier temps, de créer une table d'hôtes... si cela fonctionne bien et si vous avez le marché autour... ouvrez-le vers l'extérieur, cela deviendra un "restaurant" avec les obligations règlementaires dont j'ai déjà parlé dans les réponses aux questions 50, 52, 76 et 81 de la page "Table d'hôtes". Mise à jour août 2007 : le Décret n° 2007-1173 du 3/8/07 limite à cinq le nombre de chambres d’hôtes possibles chez l’habitant. *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q90
L'implantation des pièces à l'intérieur de l'habitation n'a aucune importance : vous pouvez très bien, dans le cadre de votre résidence principale avoir une partie du bâtiment qui ait une entrée séparée. Mais il est souhaitable que vos "invités/clients" puissent aussi avoir accès à votre espace de séjour pour, comme c'est l'idée des chambres d'hôtes s'y sentir comme des amis de la famille. *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q91
Le classement ERP (Établissement recevant du public) est un classement concernant la règlementation de sécurité contre l'incendie (et ultérieurement traitant de l'accessibilité des personnes à mobilité réduite) afin de déterminer le "seuil d'assujettissement au Règlement de Sécurité en dessous duquel l'établissement n'est soumis à aucune règle". Ceci n'a rien à voir avec les dispositions règlementaires concernant les piscines. Par contre, plusieurs textes régissent les dispositions à prendre concernant les piscines : 1 - LES OBLIGATIONS CONCERNANT LA SÉCURITÉ POUR TOUTE PISCINE À USAGE INDIVIDUEL OU COLLECTIF SONT :
Votre enfant peut se noyer en moins de 3 minutes dans 20 cm d'eau, sans un bruit. Un dispositif de sécurité ne remplace pas la surveillance constante et active des adultes. Quel que soit le type de votre piscine, ne jamais laisser votre enfant tout seul et... désignez un seul adulte responsable de la surveillance. Équipez votre enfant de brassards**, d'un maillot de bain à flotteurs** ou d'une bouée** adaptée à sa taille dès qu'il est à proximité de la piscine :
Pourquoi les campagnes de prévention ? :
La piscine est le seul point d'eau que l'on peut :
En matière de prévention, c'est la combinaison de la surveillance rapprochée, de l'apprentissage précoce de la natation et de l'équipement du bassin qui permettra d'arriver au meilleur niveau de sécurité même si le risque 0 n'existe pas. Sources : décret d'application de la loi du 3 janvier 2003 (JO : 01/01/04) et les recommandations établies par les services de la DDASS. Matériel : l'on trouvera dans l'article du 17 février 2005 du Journal n° 2912 de L'Hôtellerie Restauration, les références des fournisseurs des différents équipements cités ci-dessus ainsi que les dates obligatoires pour la mise en conformités des installations et protections “En cas de tragédie, non seulement votre responsabilité civile peut être engagée, mais vous pouvez aussi être poursuivi pénalement si, par non-respect des normes de sécurité indiquées ci-dessus ou par négligence, la Justice considérait que vous aviez mis “en danger la vie d’autrui””. 2 - NORMES D'HYGIÈNE ET DE SÉCURITÉ APPLICABLES AUX PISCINES ET AUX BAIGNADES AMÉNAGÉES : Référence : le décret 81-324 du 7 avril 1981, modifié par Décret n° 91-980 du 20 septembre 1991 - art. 1 (JO 26/9/91). Le CHAPITRE 1er : Piscines et baignades aménagées commence par cette phrase : "Les normes définies au présent chapitre s'appliquent aux piscines et aux baignades aménagées autres que celles réservées à l'usage personnel d'une famille". L'on retrouve bien ici la problématique posée dans votre question : un particulier exploitant une ou deux chambres d'hôtes et ayant une piscine dans sa propriété peut-il laisser ses clients/amis utiliser la piscine ou, pour ce faire, doit-il appliquer toutes les normes des contrôles faisant l'objet des décrets en référence ? Votre référence au classement ERP et à son seuil d'application se comprenant parfaitement. J'ai lu l'ensemble du décret et sa modification, j'ai cherché l'indication d'une tolérance pouvant permettre de garder l'atout commercial très fort que constitue une piscine sans pour autant avoir l'astreinte et la dépense afférentes à l'application des normes d'hygiène et de sécurité : je n'ai trouvé nulle part, la notion d'un seuil, d'un nombre de chambres ou de clients, d'une tolérance... J'ai pris contact avec la DDASS (Direction Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales), j'ai pu m'entretenir de ce sujet avec la responsable du service "Piscine" du Département traitement sanitaire de l'eau de l'un des départements de la Région parisienne. Malgré une conversation très courtoise et cordiale, mon interlocutrice m'a confirmé que dès que la piscine n'était pas exclusivement réservée à la famille du propriétaire ou du locataire des lieux, les dispositions des décrets en référence devaient s'appliquer et qu'il n'y avait dans ces textes aucune marge permettant une éventuelle tolérance. Mon interlocutrice était tout à fait consciente que le coût de l'application de cette règlementation pouvait être rédhibitoire pour un nombre faible de chambres d'hôtes mais elle ne pouvait que rappeler la nécessité d'appliquer la loi. Mon interlocutrice m'a fortement conseillé de profiter de votre interrogation pour rappeler les obligations en termes de sécurité qui, disait-elle, étaient loin d'être assez appliquées, à preuve les morts d'enfants qu'il a encore fallu déplorer en 2004 (ce que j'ai donc fait dans la première partie de cette réponse). Je ne peux rien ajouter d'autre, hormis peut-être la suggestion de prendre un contact avec le service de la DDASS de votre région qui, lui, acceptera peut-être une tolérance pour un faible nombre d'occupants, pendant une certaine période de l'année ? *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q92 Je m'apprête à créer des chambres d'hôtes (3) dans le Tarn et Garonne avec en plus un salon de thé, une salle d'expo, un atelier de création et un petit emplacement pour 3 ou 4 tentes.
Non, je ne crois pas que votre projet puisse être considéré comme un établissement ERP puisque dans le bâtiment principal, vous n'aurez que 3 chambres (plus, je suppose, votre logement personnel). En ce qui concerne les "tentes" je vous conseille de vous reporter à ma réponse à la question 17 et son complément de réponse dans laquelle, j'évoque "Le camping à la ferme". Cependant, les normes de sécurité devront bien être vérifiées en ce qui concerne les autres locaux, la salle d'exposition et l'atelier, afin de permettre une très rapide évacuation en cas de sinistre ; si vous aviez le moindre doute sur ce point, je vous engage à prendre l'avis de la Commission de Sécurité (Préfecture), en particulier si ces locaux se trouvent à l'étage. *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q93 Nous voulons quitter la région parisienne pour nous lancer dans les chambres d'hôtes avec restauration (petit déjeuner et restauration le soir).
Si vous prenez le temps de lire ce Blog des Experts, je pense que vous trouverez toutes les réponses aux questions que vous vous posez. Votre projet peut nécessiter une création d'entreprise selon l'importance que vous lui donnez et selon votre statut personnel. Si les repas que vous envisagez de servir ne sont réservés qu'aux hôtes des chambres d'hôtes et bien sûr à la famille, vous n'avez pas besoin d'une inscription au Registre de Commerce et des Sociétés, par contre vous avez l'obligation de suivre les prescriptions de l'Arrêté du 9 mai 1995 concernant l'hygiène des aliments. De toutes façons, je vous conseille de faire très attentivement une étude de marché et un compte d'exploitation prévisionnel avant de "couper les amarres". *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q94
1 - Chambres d'Hôtes : 2 - Restauration : Vous pourrez vous procurer cette licence à la recette buraliste ou au
bureau des douanes de votre département. Mais vous aurez aussi à informer - et obtenir
l'autorisation - des services vétérinaires pour le suivi de l'application de l'Arrêté
du 9 mai 1995 concernant l'hygiène des aliments (pour en savoir plus sur cet arrêté,
reportez-vous à la page "Table d'hôtes"
et/ou aux 3 Sujets Interactifs sur l'HACCP et l'hygiène : *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q95
Le projet dont vous parlez, comme vous l'indiquez, s'apparente à un gîte rural, s'il est bien situé en espace rural. Comme vous envisagez la création de deux dortoirs, je vous rappelle les normes concernant les dortoirs :
Il est exact qu'à partir de 19 personnes, vous devez avoir une autorisation de la Commission de Sécurité concernant la protection contre l'incendie et les risques de panique. Cependant, je suis incapable de vous dire si un permis de construire est nécessaire ou pas pour faire des travaux d'aménagement à l'intérieur de cette maison. Par contre, si vous envisagez de changer la destination de cette maison de maison d'habitation en exploitation commerciale, il est exact qu'il vous faut une autorisation qui est différente selon les régions ; je vous conseille, sur ce point, de prendre contact avec le Centre de Formalités des Entreprises à la Chambre de Commerce et d'Industrie de votre ville. Complément à Q95 : Message de : POULAIN - Email : s.poulain@sdis50.fr Commentaires relatifs à la question n°95 : Tel qu'exposé, ce gîte est destiné à accueillir des groupes (présence de dortoirs). La notion de 19 personnes n'a d'incidence que pour le nombre de sorties du bâtiment (attention toutefois aux locaux qui pourraient être desservis par une circulation en cul-de-sac de plus de 10 mètres). En conséquence, cet établissement constitue 1 ERP. Permis de construire ou pas ? En tout état de cause, toute modification dans ce genre d'ERP doit faire l'objet d'une demande formulée au maire qui doit transmettre le dossier aux services compétents en matière d'urbanisme (PC ou DT) ou directement au secrétariat de la commission de sécurité compétente. L'aménagement ne pourra être autorisé qu'après avis de la commission de sécurité. Une autorisation d'ouverture au public délivrée par le maire est désormais nécessaire, précédée d'une visite de la construction par la commission. Puis, périodiquement (tous les 5 ans au plus), la commission de sécurité doit procéder à une visite périodique. Ces "nouvelles" mesures sont désormais imposées (elles étaient uniquement préconisées jusque fin 2004). *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q96
Oui, l'on peut créer des chambres d'hôtes quand on est restaurateur mais l'idée de base est toujours la même : cela doit être un complément de l'habitation principale, de votre logement. Donc, la question que vous posez, dans ce cas, ne s'applique pas : puisque c'est une partie de votre logement et donc que vous devez y loger et assurer la sécurité de nuit. Si vous n'y logez pas - ce que je crois comprendre - il ne s'agit pas de chambres d'hôtes, mais d'un hôtel, avec une présence obligatoire d'un membre du personnel la nuit ; ce qui ne peut se justifier, en terme de rentabilité, qu'à partir qu'un nombre plus important de chambres. *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q97 Question par rapport aux questions 20, 23 et 37 :
j'ai été engagée par une famille pour m'occuper de leurs 8 chambres d'hôtes (6 dans la
maison et 2 en dépendances) car ils ne veulent plus exercer cette activité d'accueil de
chambre d'hôtes (parents en retraite et enfants ne voulant pas faire le même job que les
parents) : je suis donc salariée. J'ai une femme de ménage qui s'occupe du petit déjeuner et des chambres et mon mari et moi nous accueillons, renseignons, facturons, rangeons, jouons tous les rôles des maîtres de maison... jusqu'à avoir les félicitations sur le livre d'Or... Les propriétaires viennent très peu, un peu plus la gérante. Je précise que ce petit établissement est en code APE 551 A, ouvert entre le 1er avril et le 11 novembre, n'a aucune consigne de sécurité, aucune sécurité-hygiène apprise par moi ou les femmes de service : je viens de lire tout ça sur ce Blog des Experts et moi, je n'ai aucune formation hôtelière... J'ai l'impression d'avoir pris un gros risque en acceptant ce travail que je ne voyais que comme celui d'une maîtresse de maison, sans savoir que côté sécurité(s) rien n'était conforme. J'ai envoyé aux propriétaires du manoir un courriel et une lettre avec AR pour dire que je ne voulais pas être tenue pour responsable en cas de problème de sécurité : incendie, escaliers, piscine, sortie de secours non existantes, etc. Suis-je par cette lettre quand même protégée en cas de problème sérieux ou de tragédie comme vous dîtes ? Je pense que l'inspection du Travail se régalerait aussi... Je passe sur les problèmes d'heures non payées pour lesquelles nous sommes en litige... C'est juste le fait que je viens de lire que je ne devrais pas être employée pour m'occuper de leurs chambres d'hôtes puisque je ne suis pas de la famille ! D'après la réponse à la question 20 : il faudrait que j'habite dans le manoir, qu'ils me mettent un loyer et qu'ils ne viennent plus du tout ! La situation que vous décrivez est totalement en dehors de la règlementation tant à l'égard de la sécurité incendie (obligation de loger sur place) que l'esprit même des chambres d'hôtes qui n'est pas respecté. Je comprends aussi qu'il y a une piscine et j'ai bien l'impression que la règlementation piscine n'est pas respectée : voir ma réponse à la question 91 sur la page "Réglementation piscine". Vous indiquez qu'il y a une gérante : c'est elle qui a la responsabilité de l'exploitation donc c'est la responsable au premier chef (en cas de sinistre, elle peut être poursuivie pénalement et financièrement) ; mais vous, vous n'allez pas vous exonérer de toutes responsabilités en adressant un courriel et une lettre recommandée puisqu'il peut y avoir mort de personne dans un incendie ou noyade d'enfant dans la piscine. Je connais, pour avoir déjà échangé avec vous sur le Forum-info de L'Hôtellerie Restauration et lu les questions/réponses avec l'une des journalistes juridiques du journal, que votre situation est difficile, précaire mais il me paraît indispensable, maintenant que vous connaissez la situation, que vous informiez la Commission de Sécurité pour la partie incendie et la DDASS pour la piscine. Si vous ne le faites pas, vous pourriez être poursuivie pour négligence puisqu'en l'absence de la gérante, c'est vous qui avez la responsabilité de l'exploitation et de la sécurité des clients. Mise à jour août 2007 : le Décret n° 2007-1173 du 3/8/07 limite à cinq le nombre de chambres d’hôtes possibles chez l’habitant. *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q98 Je suis en train de terminer, pour le début de l'été, 4 chambres d'hôtes et je me pose des questions quant à leur commercialisation. J'ai bien noté dans ces échanges les fréquentes références aux "Gîtes de France" ainsi qu'à la Chaîne "B.B." qui, entre autres, assurent la commercialisation en particulier par Internet.
Une réponse générale et globale est difficile : tout dépend si la "demande" pour votre région vous permettra d'avoir les premiers clients avant de vous créer une clientèle d'habitués. Si cette demande existe, votre inscription auprès de l'Office du Tourisme, du Comité départemental du Tourisme, de la Mairie, une information chez les commerçants, pompistes, etc. peuvent être suffisantes avec aussi des inscriptions sur le "net" en particulier avec le site www.gites-hotels.com qui a l'avantage d'être un site gratuit et efficace. Mon conseil serait peut-être, pour la première année, de commencer par les services gratuits indiqués ci-dessus et si le résultat est médiocre, d'envisager pour la suite une inscription auprès d'une organisation payante. Mais naturellement, si vous êtes installée dans une région non "porteuse", je pense qu'en plus de tout ce qui précède, vous pourriez envisager une inscription, une chambre vide coûtant souvent plus cher que les frais de commercialisation. *-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-* Q99 Je suis en train d'aménager 2 chambres d'hôtes dans mon habitation principale. J'ai déposé un permis de construire. Les services instructeurs me demandent de prévoir 2 places de parking sur ma propriété, ce qui me pose problème compte tenu de la configuration de ma maison (ancienne ferme de village où tout se touche).
Je ne comprends pas bien pourquoi vous avez fait une demande de permis de construire puisque vous parler "d'aménagement" de votre habitation principale ? Sauf si vous augmentiez la surface construite, donc le POS ? Je n'ai jamais rencontré dans mes recherches sur la création de chambres d'hôtes une mention sur la nécessité de créer des places de parking. Certes, il ne faut pas exclure qu'il y ait une contrainte de cette nature dans le Plan d'Urbanisme de votre commune, stipulant que toute création d'une chambre dans un but commercial implique une création d'une place de parking. C'est ce que vous devriez vérifier auprès du service d'urbanisme de la Mairie ; si c'est le cas, il faudrait que vous demandiez une dérogation, exposant le problème que vous rencontrez à cause de la configuration de votre ferme ; si ce n'est pas le cas, il faudrait demander aux inspecteurs du service instructeur du P.C., sur quels textes ils s'appuient. Merci, pour le bénéfice d'autres intervenants sur ce sujet interactif, de nous tenir au courant. Complément d'information sur Q99 : suivant votre avis, je me suis rapproché de ma mairie : le POS impose ces places de parking. J'ai alors vu avec mon architecte et nous avons trouvé une solution : je vais demander à la commune (qui l'accepte oralement pour l'instant) l'autorisation permanente de faire stationner mes hôtes sur le parking public de l'église, moyennant éventuellement un loyer (modeste). Il suffit donc de trouver des places ailleurs que sur son domaine privé (j'aurais aussi pu demander à des voisins).
Poser une nouvelle question Protection de vos données - Signaler un contenu illicite |