Chambres et tables d'hôtes

Q100

  • J'ai le projet de réaliser des chambres d'hôtes et gîte. Le bâtiment est à construire. Puis-je avoir des aides ou des subventions. À qui dois-je m'adresser ?

Oui, vous pouvez obtenir des subventions pour la construction de chambres d'hôtes ou de gîte.

Leur attribution est régionale ou départementale, pas nationale : donc il convient de savoir si dans votre région - ou celle où vous envisagez de vous installer - des subventions sont prévues, à quelles conditions et de quel montant.

La solution la plus simple est de prendre rendez-vous avec le Centre de Formalités des Entreprises à la Chambre de Commerce de votre département qui pourra même, le cas échéant, vous aider à préparer votre dossier de demande de subventions.

Le montant de la subvention peut atteindre 30 % des travaux H.T. voire 40 % dans certaines régions.

Voir le Blog des Experts Subvention en hôtellerie par Catherine Avignon
À noter aussi que selon les départements ou les régions, les subventions pour les études concernant un projet de rénovation ou de création peuvent aller jusqu’à 80 % du montant des études avec un plafond raisonnable.

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Q101

  • Je souhaiterais savoir s'il est possible de construire un gîte rural (bâtiment neuf) sur une parcelle en zone agricole dépourvue aujourd'hui de toute construction et n'étant pas agriculteur, d'une manière générale, quelles autorisations préalables au dépôt de PC faut-il obtenir pour construire un gîte rural ?

Vous me posez une "colle" !
Il me semble que la question est de savoir si cette zone est réputée "constructible" ou pas.

Si elle est constructible, le fait qu'il n'y ait aujourd'hui aucune construction ne doit pas présenter d'obstacle, par contre, si elle n'est pas constructible, cela devrait être difficile, surtout si vous n'êtes pas agriculteur, ce qui aurait pu permettre l'obtention de dérogations.

Je vous conseille de prendre un contact avec la Chambre d'Agriculture de votre département ainsi qu'avec la Chambre de Commerce et d'Industrie (Centre de Formalités des Entreprises) ; en cas de difficultés, vous pourriez peut-être demander à la DDE comment approcher ce problème. Navré, je ne peux pas vous en dire plus et ne trouve rien à ce sujet dans ma documentation.

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Q102

  • Nous sommes actuellement dans la phase du business plan de notre future activité. Après avoir développé une activité chambres d'hôtes, est-il possible sans entrer dans la catégorie restaurant et sans changer de statut juridique (SARL prévue), de développer une activité "séminaires résidentiels" et "journées d'étude" incluant le repas du midi ?

Il faudrait bien confirmer :

  • si les séminaires prévus sont bien "résidentiels", comme vous l'indiquez, c'est-à-dire les participants, logeant chez vous, l'on peut considérer que vous auriez une "Table d'hôtes" fonctionnant de temps à autre. Dans ce cas, déjà inscrit au RCS par le biais de votre SARL, vous n'auriez rien d'autre à faire que de suivre les prescriptions de l'arrêté du 9 mai 1995 sur l'hygiène alimentaire concernant les aliments, d'informer les Services Vétérinaires du département et de vous procurer une petite licence restauration ;
  • si par contre, les participants de l'extérieur ne sont pas tous résidants, vous ne pouvez plus considérer qu'il s'agit d'une table d'hôte, mais vous aurez à exploiter un restaurant ce qui, en fait, ne vous donne pas beaucoup plus de contraintes.

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Q103

Nous possédons un château classé monument historique et nous envisageons de faire dans la partie supérieure des chambres d'hôtes à thème "Bacchus" ; notre château étant un domaine viticole.

  • Nous aimerions savoir où l'on pourrait s'adresser pour obtenir des aides financières pour accomplir ce projet ?

La propriété où vous envisagez de créer des chambres d'hôtes étant un domaine viticole, le premier contact à avoir concernant les aides financières possibles est celui du monde agricole :

  • l'ADASEA (association départementale d'aménagement des structures d'exploitation agricole) pour un prêt bonifié (PAM : plan d'amélioration matérielle) ;
  • la Chambre d'Agriculture de votre département pour l'étude de subventions.

De plus, adressez-vous à la Chambre de Commerce et d'Industrie : Au "Conseiller Tourisme" de la CCI ainsi qu'au Centre de Formalité des Entreprises (CFE) qui pourront vous renseigner et vous aiguiller sur les subventions éventuelles venant du Conseil Général et/ou du Conseil Régional de votre Département et de votre Région.

Les subventions peuvent atteindre 30 % de l'investissement voire 40 % dans certaines régions.

Voir le Blog des Experts Subvention en hôtellerie par Catherine Avignon
À noter aussi que selon les départements ou les régions, les subventions pour les études concernant un projet de rénovation ou de création peuvent aller jusqu’à 80 % du montant des études avec un plafond raisonnable.

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Q104

  • J'envisage d'acquérir une ferme avec un gîte de groupe (33) personnes situé à l'étage. Dois-je dans le cadre d'un classement ERP prévoir un accès handicapé ?

  • Dans ce cas faudrait-il construire un ascenseur, ce qui rendrait ce projet impossible, vu son coût ?

Vous situez bien votre question : oui, vous êtes classé ERP puisque, même si vous n'avez pas de chambres, vous envisagez d'avoir un "local réservé au sommeil" et donc devez bien appliquer tous les "règlements de sécurité contre l'incendie".

Mais la question que vous posez est tout autre puisque vous mentionnez l'accessibilité des personnes handicapées, sachant que le local sera situé à l'étage.

Le Code de la Construction et de l'Habitation (art. L.111-7 & suiv., R 111-18 & suiv. et R 123-3) est clair sur l'obligation de permettre l'accessibilité aux handicapés des locaux d'habitation et/ou des locaux recevant du public.

Vous évoquez le coût d'une construction éventuelle d'un ascenseur pour permettre l'accès du 1er étage, mais en déplorez le coût qui risque de rendre votre projet non réalisable.

  • Monte-Handicapés :
    pour éviter l'ascenseur, j'ai trouvé un "monte-handicapés permettant des courses de 0,80 mètre à 2,90 mètres - voir plus haut si besoin est -, fabriqué par la société "ALMA" (Tél. : 01 56 74 16 92), mais le responsable que j'ai eu au téléphone (M. Raulet) m'a indiqué que le coût - à titre indicatif - pouvait se situer entre 12 & 15 000 € (Avril 2005) selon la hauteur concernée, la profondeur de la fosse nécessaire...

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  • Monte-escalier :
    la même société commercialise un monte-escalier, selon la technique du rail rectiligne ou non, qui revient beaucoup moins cher, mais qui ne s'installe peut-être pas partout.

Cependant, l'article R 111-19-3 précise "qu'en cas de difficulté matérielle grave... le préfet peut accorder des dérogations aux articles R. 111-19-1 & suivants... après consultation de la commission consultative départementale de la protection civile".

Par conséquent, je vous conseille de prendre contact auprès de la commission de la protection civile que vous trouverez à la préfecture de votre département pour lui exposer votre problème et vous rendre compte de la réaction.

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Q105

Situation : couple non marié, non lié par un pacs, ayant un enfant commun rattaché fiscalement à madame qui possède des revenus n'entrant pas dans le champ d'une activité professionnelle, propriétaire indivis de leur habitation principale louant 5 chambres d'hôtes. Le concubin exerce une activité artisanale inscrite au RM.
Préceptes : pas d'obligations d'inscription au RC pour cette activité, obligation fiscale de déclarer les revenus en BIC non professionnel.

  • L'activité "chambre d'hôtes" est-elle considérée comme une activité relevant par exemple du régime des TNS (Travailleurs Non Salariés) ?

  • Chaque concubin doit-il déclarer fiscalement sa quote-part dans le résultat de l'activité ?

  • La concubine qui gère l'activité chambre d'hôtes et qui n'a pas d'autre activité professionnelle peut-elle intégrer la totalité des revenus de cette activité à ces autres revenus patrimoniaux ? Ou la totalité de cette activité peut-elle être incluse en tant qu'accessoire à l'activité artisanale ? incidences fiscales ?

Je reprends, en essayant de les compléter, quelques-uns des points que j'ai déjà exposés :

  • non, vous n'avez pas d'obligation d'une inscription au registre de commerce pour une activité de chambres d'hôtes ;
  • à défaut de créer une société spécifique - ce qui le plus souvent ne paraît pas justifié - vous pouvez choisir l'option BIC et IRPP ; dans cette option, comme vous êtes deux propriétaires de votre résidence, vous pourriez tout à fait déclarer chacun la moitié des revenus (chiffre d'affaires) et des résultats de l'exploitation soit que ces résultats :
  • soient faits "au réel" en tirant un petit compte d'exploitation,
  • ou en faisant les déductions de charges au forfait : l'administration accepte le principe d'un abattement de 72 % du chiffre d'affaires pour l'hébergement (incluant amortissement, charges sociales éventuelles et toutes les autres charges) et un abattement de 52 % sur les autres recettes :
  • tant que votre chiffre d'affaires sera inférieur à 73 000 € annuel, vous pourrez avoir le statut de micro-entreprise ; voir à cet égard ma réponse, sur ce Forum, à  la question 9 sur la page "TVA".
  • quant à savoir, si vous avez fiscalement intérêt à éventuellement regrouper les chiffres d'affaires et résultats de cette exploitation soit avec l'activité artisanale de monsieur ou vos propres revenus patrimoniaux, il est impossible de vous répondre sans connaître le détail de ces différents revenus et leur fiscalisation : ce n'est pas l'objet de ce Blog des Experts et, je le crains, cela sort de mon domaine de compétence.

Complément à Q105.
Je ne trouve pas dans vos réponses la situation des exploitants de chambres d'hôtes au regard des TNS, est-on obligé de s'affilier à ces régimes quels que soient l'importance ou le mode d'exploitation ?

Non, si vous n'avez pas de société, vous n'avez aucune obligation de cotiser d'une façon ou d'une autre en tant que TNS (Travailleur Non Salarié), cette activité étant considérée comme une activité complémentaire ou activité marginale !

Rien ne vous empêche cependant de souscrire à un régime de retraite facultatif. Mais, comme votre conjoint est artisan, regardez aussi le statut du conjoint que j'ai développé largement dans la réponse  à la question 27 sur la page "Conjoint collaborateur".

Mise à jour septembre 2007 : la loi du 10 juillet 2005, en faveur des PME, oblige le conjoint qui exerce une activité régulière au sein de l’entreprise, à opter pour l’un des trois statuts suivants :
o Collaborateur,
o Salarié (titulaire d’un contrat de travail),
o Associé lorsqu’il s’agit d’une SARL.
Différentes conditions doivent être remplies, merci de vous référer au texte de loi.

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Q106

  • Une maison possédant une dizaine de chambres d'hôtes peut-elle échapper à la règlementation des ERP, si chacune des chambres possède une sortie directe sur l'extérieur ?

Le classement ERP commence dès que la capacité de l'espace d'hébergement dépasse 5 chambres : c'est la loi que j'ai rappelée à plusieurs reprises mais il est certain que le fait d'avoir toutes les chambres possédant une sortie directe sur l'extérieur vous évite des contraintes comme la largeur des couloirs, la sortie de secours, etc. Donc les exigences de la commission de sécurité devraient en être allégées.

Cependant, n'oubliez pas de traiter aussi les questions de l'accessibilité pour les handicapés dont la règlementation s'impose également à vous.

Mise à jour août 2007 : le Décret n° 2007-1173 du 3/8/07 limite à cinq le nombre de chambres d’hôtes possibles chez l’habitant.

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Q107

Si on acquiert une propriété composée de 2 bâtiments distincts, une habitation principale dotée de 8 chambres dont 5 peuvent être louées en chambres d'hôtes avec une activité de table d'hôtes, un corps de bâtiment indépendant pouvant accueillir 3 gîtes :

  • peut-on alors créer 2 micro entreprises différentes, chacune étant gérée par un des 2 membres du couple ?

Cette solution me semblerait la plus avantageuse pour dédier la plus large part des revenus dégagés au remboursement du prêt ayant financé l'acquisition de la maison qui se fera par le biais de la constitution d'une SCI.

Le schéma que vous évoquez est tout à fait possible, mais ne me semble pas obligatoire : vous pourriez peut-être arriver au même résultat avec une seule structure... Le seul avantage que je vois à une structure unique serait d'éviter une répartition des charges d'exploitation entre les deux différentes unités alors de toute évidence, tout va être très imbriqué, cependant vous pouvez régler cette difficulté en déclarant vos charges au forfait.
Mais, encore une fois, votre schéma est tout à fait possible.

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Q108

  • J'habite la Belgique et j'aimerais partir en France ouvrir un gîte. J'aimerais des renseignements qui puissent m'aider pour connaître les démarches à suivre afin de concrétiser ce rêve ?

Le fait que vous soyez Belge ne pose évidemment aucun problème particulier pour assurer votre rêve de création d'un gîte en France. J'ai déjà exposé ceci dans la réponse à la question ci-dessus (Q10) à un intervenant Suisse qui, lui, ne fait pas partie de l'U.E.

Il vous suffit, je pense, de lire les différents échanges de ce Sujet Interactif pour avoir la réponse aux questions que vous pouvez vous poser et si vous en avez d'autres particulières, n'hésitez pas à nous en parler en cliquant sur l'icône ci-dessus "Contacter l'auteur".

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Q109

  • Pourriez-vous me dire si le ménage des chambres d'hôtes doit être fait tous les jours (lit fait, nettoyage sanitaires...). Pour des séjours plus longs, les draps doivent-ils être changés et au bout de combien de jours ?

Il n'y a aucune règlementation sur ce point, comme sur la plupart des points concernant les chambres d'hôtes.

Naturellement si vous souhaitez une affiliation à un organisme commercialisant les chambres d'hôtes ou les gîtes, vous devrez suivre leurs préconisations.

L'important c'est que votre contrat de prestations de service soit clair à la fois lors de vos échanges (écrits ou verbaux) à l'égard des prospects et à l'arrivée afin que les clients sachent à quelle fréquence le ménage sera fait, le linge changé, etc.

Je vous conseille cependant un minimum de prestations afin qu'un membre du personnel ou de la famille puisse suivre la façon dont les locaux loués sont maintenus ("en bon père de famille").

D'autre part si vous avez de la clientèle étrangère, elle peut s'attendre au minimum de prestations qu'elle peut trouver chez elle.

Ma préconisation serait de ne pas dépasser 3 jours pour que ménage, sanitaires soient faits et linge changé... mais rien ne vous y oblige hormis la bonne information à la clientèle et le souci commercial...

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Q110

Nous avons un projet d'acquisition d'une ferme avec dépendances en Isère (nord Isère). Nous souhaitons en faire notre résidence principale et créer 4 gîtes et une chambre d'hôtes.

  • Comment peut-on connaître le taux d'occupation des gîtes en Isère, le seuil de rentabilité du projet, les subventions possibles dans notre région et les aides de l'ANPE et des ASSEDIC (un de nous va très prochainement être demandeur d'emploi) ?

  • Peut-on donc en dégager un salaire ?

Vous posez plusieurs questions :

  • je n'ai aucune information sur le taux d'occupation des gîtes en Isère ; peut-être le Comité Départemental du Tourisme (CDT) pourra vous donner des informations, mais je ne suis pas sûr que ces informations soient agrégées dans toutes les régions ainsi que l'antenne des Gîtes de France (Maison des Agriculteurs PB 2646 – 38036 Grenoble Cedex 2 – 04.76.20.68.13) ;

  • les subventions peuvent être attribuées par le Conseil Départemental ou le Conseil Général et/ou la Chambre d'Agriculture ; votre chambre de Commerce et d'Industrie, par le biais du Centre de Formalités des Entreprises (CFE) peut vous donner les informations, les contacts, voire vous aider à préparer vos dossiers ;

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À noter aussi que selon les départements ou les régions, les subventions pour les études concernant un projet de rénovation ou de création peuvent aller jusqu’à 80 % du montant des études avec un plafond raisonnable.

  • quant au seuil de rentabilité sur lequel vous nous interrogez, il faut, pour que je puisse vous répondre, étudier le "marché" vers lequel vous voulez vous tourner, le montant de vos investissements, les charges diverses de votre projet ; une étude précise doit pouvoir être faite pour répondre à cette question ainsi qu'à la suivante sur la possibilité de dégager un salaire.

En conclusion, je ne peux pas à ce stade, avec le peu d'information que je possède et, je pense, le peu d'information que vous avez, vous encourager dans votre projet sans une étude complète.

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Q111

J'ai donc 28 ans, je suis belge et j'aimerais m'installer en France afin d'ouvrir un gîte. J'ai deux enfants : j'aimerais savoir comment je dois faire car je suis un peu perdue administrativement.

  • Vais-je pouvoir emprunter de l'argent ?

  • Si oui dois-je le faire en France ou en Belgique auprès des banques ou bien existe-t-il des endroits qui aident à la création d'un gîte ? Je vois mon endroit comme une ferme avec quelques animaux, des ateliers de bricolage avec les enfants et 3 gîtes. Avez-vous une idée du budget ainsi que des formations et diplômes que je dois posséder ?

  • J'aimerais vraiment aller au bout de ce rêve et mon but n'est pas de faire richesse mais de connaître une vie riche de bien être et de rencontres de douceur de la France... J'aimerais aussi être labellisée par les Gîtes de France. Comment cela se passe-t-il ?

  • Dois-je leur donner un pourcentage ?

L'essentiel des actions à entreprendre se trouve explicité dans les réponses aux questions 43, 55 et 68 ; je développe ci-dessous les autres points que vous abordez :

  • en ce qui concerne l'emprunt à effectuer, vous pouvez tout aussi bien vous adresser aux banques belges qu'aux françaises : d'un côté, une banque qui vous connaît, dont vous êtes cliente depuis des années sera peut-être plus encline à vous aider, d'un autre côté, une banque proche du lieu de votre investissement pourra être sensible à son intérêt et intéressée par la perspective de vous avoir comme cliente ;

  • il est impossible d'avoir une idée du budget nécessaire pour le projet intéressant que vous dépeignez, tout ceci dépend beaucoup trop de la région et du coût du foncier dans le secteur ;

  • légalement aucun diplôme particulier n'est nécessaire pour entreprendre ce type d'activité ; mais je ne peux que vous recommander très fortement de faire une étude de marché et une étude de rentabilité pour que ce "rêve" ne devienne pas un cauchemar par défaut de rentabilité ;

  • les "Gîtes de France" (59, rue Saint-Lazare - 75 439 Paris Cedex 09 - 33 1 49 70 75 75 - www.gites-de-france.fr) possèdent 96 antennes départementales qui pourront étudier votre projet, en accepter les normes et même vous aider à monter un dossier de demande de subventions (les subventions peuvent aller jusqu'à 30 % de l'investissement chambres d'hôtes ou gîte) ;

  • pour être affiliée aux Gîtes de France, vous devez d'abord en avoir l'agrément, puis payer une cotisation annuelle (en 2004, l'ordre d'idée était de 130 € par chambre) et payer une commission pour chaque réservation effectuée ;

Bon courage, mais étudiez bien votre projet avant de vous lancer dans les investissements.

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Q112

Je possède une maison, seconde résidence, dans le Var. Sans modifier la surface totale habitable, je voudrais transformer l'habitation de façon à créer un gîte séparé et le mettre en location saisonnière de vacances.

  • Est-ce permis ?

  • Quelles sont les démarches à entreprendre auprès de quelles autorités ?

Le projet que vous décrivez est tout à fait possible ; sauf indication spécifique dans le Plan Local d'Urbanisme (PLU) de votre commune, vous pouvez faire les aménagements que vous indiquez sans demande de permis de construire.

Il suffit d'informer votre Mairie du projet en soulignant bien que vous gardez votre résidence secondaire, continuerez à l'utiliser comme telle, prévoyant une partie à utiliser comme gîte à titre saisonnier.

Aucune demande particulière d'autorisation n'est à faire.

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Q113

Gîte d'étape ou gîte rural ? dans vos réponses, j'ai l'impression qu'ils sont confondus alors que le premier est destiné aux randonneurs et offre des places en dortoir à la nuitée, et que le gîte rural est loué en totalité à une seule famille pour une semaine ou un week-end.

  • Ma question porte sur les gîtes d'étape. Pour un gîte ouvert avant 1980 et accueillant moins de vingt personnes, y a-t-il obligation d'avoir une issue de secours et un système de détection incendie ? Y a t il des nouvelles directives ?

En fait, vous avez raison, mais faute de questions appropriées, je n'ai pratiquement jamais parlé de gîtes d'étape qui sont bien, comme vous l'indiquez, destinés à des randonneurs, avec un hébergement en dortoir, le plus souvent pour une nuit.

Les gîtes d'Étapes sont régis par l'arrêté du 23 décembre 1996 qui complète l'arrêté du 25 juin 1980 concernant "les structures d'accueil de groupes (publics ou privés), y compris les gîtes d'étapes et les gîtes équestres".

  • Issue de secours :

selon ce que je comprends des PE1 à PE36 du Livre III du Chapitre 1er de ces arrêtés, avec un effectif inférieur à 20 personnes, vous n'avez pas d'autres obligations que d'avoir des dégagements de 0,90 m (les dispositions sont beaucoup plus contraignantes pour des établissements hébergeant plus de 20 personnes).
Mais "si le plancher bas de l'étage le plus élevé est situé à plus de 8 mètres du niveau d'accès des sapeurs pompiers, l'établissement doit avoir une façade comportant des baies d'accessibles aux échelles aériennes selon les dispositions prévues aux articles C02 (§1 & 2) et CO3 (§2 et 3, premier alinéa). Ces baies doivent ouvrir sur des circulations horizontales communes ou sur des locaux accessibles au public" - Article PE7 - Accès de secours.

  • Alarme :

je vous prie de vous référer à ma réponse à la question 44 ainsi qu'à son complément.

  • Conseil de prudence :

Je ne peux aborder tous les aspects traités par les articles indiqués ci-dessus que vous trouverez dans le «RÈGLEMENT DE SÉCURITÉ CONTRE L'INCENDIE, RELATIF AU PERSONNE RECEVANT DU PUBLIC (entre autres Les Éditions des Journaux officiels N° 1687 Édition 2004 26, rue Desaix 75727 Paris 01 40 58 79 79 - www.journal-officiel.gouv.fr), concernant :

  • le calcul des effectifs (PE 3),
  • les vérifications techniques (PE 4),
  • les structures, patios et puits de lumière (PE 5),
  • l'isolement et parc de stationnement (PE 6),
  • les accès de secours (PE 7),
  • l'enfouissement (PE 8),
  • les locaux présentant des risques particuliers (PE 9),
  • les dégagements (PE 11),
  • les conduits et les gaines, etc. (PE 12).

Par conséquent, compte tenu de la gravité des risques, je ne vois pas d'autres approches prudentes que de consulter la Commission de Sécurité, trop de points particuliers et très techniques pouvant être analysés par ces spécialistes.

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Q114

Cherchant une activité à domicile, je désire aménager des chambres d'hôtes dans une ferme en Normandie.
La maison étant trop petite, mon souhait est de faire une nouvelle construction de 4 chambres (aménagées de salles de bains privatives) et 2 salons de détente à 75 mètres de notre maison.

  • Cette construction serait conçue dans l'esprit architectural de notre hameau. Je souhaite que "mes hôtes" prennent le petit déjeuner à notre table, dans notre maison d'habitation.
    Puis-je, dans ce cas-là, être considérée comme chambre d'hôtes ? ou bien me trouverais-je dans une autre appellation et laquelle ?

  • Puis-je ou dois-je créer un autre nom pour cet hébergement ?

  • Comment me faire connaître si je ne suis pas chambre d'hôtes ?

Effectivement, ce que vous décrivez ne correspond pas à la notion de chambre d'hôtes mais plus à celle de "gîte rural" ; ce qui peut aussi bien être connu, reconnu et commercialisé que les chambres d'hôtes.

Compte tenu du fait que c'est une nouvelle construction, vous aurez certainement besoin d'un Permis de Construire délivré par la Mairie selon le Plan Local d'Urbanisme (PLU).

La commercialisation peut être faite par l'Office du Tourisme, le Comité Départemental du Tourisme, des panneaux selon des normes de la DDE (voir la question 87 page "Panneaux extérieurs") et bien sûr une affiliation à une organisation commercialisant les gîtes vous est toujours possible ; ce qui se passe autour de chez vous, pourra vous donner de précieuses indications.

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Q115

J'ai en projet, la construction d'un nouveau chalet (habitation principale) composé de 5 chambres d'hôtes (en plus des 2 nôtres), un salon, une grande salle à manger avec cuisine US pour la table d'hôtes.

  • Afin d'éviter les pièges de conception à la vue d'une règlementation qui devrait voir le jour (et des mises aux normes trop contraignantes) que pouvez-vous me conseiller ?

Ce projet doit se situer, en principe, sur la station de ski de Pra-Loup dans le 04.
Il doit aussi être évolutif. Je m'explique, tout d'abord : 5 chambres + table d'hôtes. À moyen terme : la table d'hôtes ouverte à l'extérieur (restaurant et peut être bar/resto) et ce en fonction du marché...

Le projet que vous décrivez me semble relativement simple à aborder :

Compte tenu de l'évolution que vous envisagez il faut, dès le départ, prévoir une conception de restaurant c'est-à-dire en respectant totalement les normes de l'arrêté du 9 mai 1995, règlementant l'hygiène des aliments remis directement aux consommateurs ainsi que tous les impératifs de circulation entre le propre et le sale ("la marche en avant"), la livraison des marchandises, etc. De toutes façons, vous devrez, dès le départ, respecter cet arrêté dans la mesure où vous aurez une table d'hôtes en exploitation et aussi, dans une mesure à peine moindre, un service de petits déjeuners.

Donc il faut, je crois, faire un projet d'implantation - éventuellement avec l'aide de spécialistes, cuisinistes et frigoristes - et le soumettre, avant la passation de toute commande, au Service Vétérinaire départemental dont vous dépendez en exposant l'évolution à terme que vous envisagez pour votre exploitation.

Il vous faudra aussi avoir les licences restauration et boissons qui peuvent , par contre, être prises au fur et à mesure, selon les détails que j'ai donnés sur la page "Licence boissons" et dans la réponse à la question 42

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Q116

J'ai confié la vente de ma maison de structure chambres et table d'hôtes à une agence - je vends mon bien en pleine activité avec tout son mobilier - sachant que nous avons créé cette structure, il y a 5 ans et que c'est aussi notre habitation principale :

  • Comment scinder le prix de ce bien (une partie murs, une partie mobilier) ?

  • Quand parle-t-on de fonds de commerce ?

  • Ma maison possède son CA et une clientèle fidélisée, quels sont les frais de notaire sur une telle transaction ?

Il y a très peu de références, à ma connaissance, pour le problème que vous posez.
La meilleure solution que je vois, pour vous donner, un ordre d'idée sur la Plus-value que cette activité chambres et table d'hôtes peut donner à votre propriété est de vous rapprocher de certaines des évaluations faites pour l'hôtellerie et la restauration.

Je vous suggère de prendre une moyenne entre d'une part 3 à 4 fois votre chiffre d'affaires annuel et d'autre part 7 à 10 fois le résultat opérationnel que vous obtenez ; vous aurez une fourchette qui vous donnera une première indication sur ce "fonds de commerce".
Vous ajoutez ce chiffre à la valeur normale du bien immobilier, telle que le marché de votre région la détermine.

Il n'y a pas d'incidence sur les frais notariaux, votre vente étant globale.

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Q117

Étant non mariés, non "pacsés" nous avons un projet d'acquisition d'une ferme avec une partie aménagée en gîte.
Au départ, je serai seule à pouvoir financer l'acquisition par le biais d'un emprunt, mais après mon compagnon va investir des fonds dans l'affaire.

  • Je pose la question de savoir si je dois acquérir le bien au départ en nom propre et la céder ensuite à une SCI lui permettant ainsi d'avoir des parts correspondant à la partie du financement qu'il a apporté, ou dois-je créer dès le départ une SCI en lui accordant rien qu'une part sociale pour ensuite lui céder des parts d'après l'apport de ses fonds ? Cette dernière solution me semble la plus adaptée, je voudrais votre avis.

  • J'ai également pensé à créer à côté une SARL locataire de la SCI pour l'exploitation du gîte lorsque celui-ci sera terminé. Dans ce cas quel objet social dois-je donner à la création de la SCI puisque au départ je serai bénéficiaire en résidence principale à titre gratuit de la SCI ?

Votre approche me paraît simple : il s'agit de monter une affaire entre deux associés en prévoyant dès le départ que les apports des deux associés et la répartition des parts, peuvent évoluer au cours du temps.

Ce que vous indiquez me semble bien correspondre à un schéma possible ; mais, pourquoi ne pas directement créer une SCI qui procédera à l'achat quitte à ce que, vous fassiez le nécessaire en termes de caution, comme je suppose, vous auriez vous-même à le faire dans l'hypothèse où vous feriez d'abord l'acquisition en votre nom propre.

C'est donc, la seconde approche de votre schéma qui me parait la plus simple - soit l'achat direct par une SCI ; vous pouvez - ou pas - remettre, donner, vendre... une part de la SCI que vous aurez créée à l'autre associé et ensuite faire une répartition, entre vous deux, en fonction de vos apports respectifs.

Vous pouvez aussi considérer que vous pourriez avoir une petite "prime" puisque vous allez assurer seule, dans un premier temps, la responsabilité de la création de cette entreprise ; autrement dit, la valeur des parts de la SCI, au bout d'un certain temps, pouvant dépasser le nominal.

Je crois aussi que la création d'une SARL, louant les locaux à la SCI pour l'activité de gîte" est une approche vous permettant le maximum de souplesse.

Cette SCI peut très bien vous avoir comme locataire - au tarif locatif du marché - pour votre résidence personnelle et avoir aussi la SARL en tant que locataire et exploitant du gîte, mais vous pouvez aussi envisager un logement de fonction selon l'importance de la partie privative que vous allez vous réserver.

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Q118

  • Quelle est la différence entre chambre d'hôtes et Bed And breakfast ?

  • Une chambre d'hôtes est une forme d'hébergement chez l'habitant ;

  • Un bed and breakfast est une formule commerciale indiquant que la chambre est vendue avec le petit déjeuner ; bien sûr c'est le cas pour les chambres d'hôtes, mais cela s'applique aussi à tous les autres types possibles de vente de chambres.

J'en profite pour rappeler les abréviations les plus courantes utilisées au niveau international :

  • E.P. = European Plan = vente de la chambre seule ;
  • B. & B. ou BB = chambre et petit déjeuner ;
  • MAP = Modified American Plan = demi-pension, incluant le plus souvent le dîner et le petit déjeuner, sans boissons ;
  • AP = American Plan = pension complète, sans boissons ;
  • I.T. : inclusive Tour ou A. I. : all included = tout compris = pension complète, boissons comprises.

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Ayant perdu mon époux récemment, j'ai besoin d'un revenu complémentaire et j'envisage de créer deux chambres d'hôtes dans mon logement qui fait partie d'un lotissement en copropriété.

  • Je me demande et vous demande, si je dois avoir l'autorisation des autres copropriétaires, sachant que ma villa est bien à l'écart des autres, a son accès propre où plusieurs voitures peuvent se garer dans mon secteur privatif sans utiliser le parking de la copro ?

Mon souci est que, parmi la vingtaine de copropriétaires, se trouvent 2 ou 3 mauvais coucheurs qui ne manqueront pas de s'opposer à mon projet, me faisant remarquer que le règlement de la copropriété interdit tout commerce. J'ajoute, pour votre bonne compréhension de ma question, que j'habite dans une région très touristique, que de ma villa, on voit la mer, que les deux chambres que je voudrais commercialiser sont, chacune, équipée d'une salle de bains privative.

Quand vous parlez de lotissement, je ne peux m'empêcher de tiquer car tous les bons auteurs sur cette question (vous savez qu'il n'y a pas de législation précise) indiquent que les chambres d'hôtes ne doivent pas se situer dans un lotissement.
Dans votre cas à cet égard, ce n'est pas en fait d'un lotissement dont il s'agit mais plutôt d'une villa isolée, avec son entrée et ses possibilités de stationnement privatif (qu'importe qu'il y ait des parties et des charges communes).

Dans vos deux chambres, vous allez recevoir un ou deux couples peut-être avec quelques enfants, ce ne sera pas un autocar d'ados hurlants ! Qu'allez-vous faire si vous essuyiez un refus alors que vous aurez attiré l'attention sur votre projet, sans aucun bénéfice pour vous ?
Vous avez besoin de ce revenu, vous n'allez gêner personne, alors ne dites rien, prenez le risque de recevoir vos amis, votre famille (que l'on prenne Lucie ou Adam et Ève, nous sommes tous cousins, donc vous recevrez vos cousins !).

Prévenez la Mairie - obligatoire - les Offices du Tourisme de la région, le Comité Départemental du Tourisme, quelques commerçants amis (à tous, parlez de villa, oubliez le mot lotissement).
Pourquoi aussi ne demanderiez-vous pas à l'Office du Tourisme quelques adresses d'autres exploitants de chambres d'hôtes de la région : ils pourront vous aider, au début, avec leur trop plein et vous donneront des indications sur le tarif qu'ils appliquent.

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Q120

Nous voudrions acheter une maison de caractère pour y habiter et y entreprendre une activité de chambres et tables d'hôtes.

  • À cet effet, l'équipement de la cuisine doit-il répondre à des normes fixées ?

  • Doit-on s'équiper de mobiliers et ustensiles de cuisine et électroménagers professionnels ?

  • Enfin, que veulent dire les 3 lettres ERP qui reviennent fréquemment dans les postes ?

ÉQUIPEMENT CUISINE :

il n'a pas besoin d'être professionnel, mais il doit respecter les injonctions de l'arrêté du 9/5/95 sur l'hygiène des aliments remis au consommateur ; c'est surtout dans le domaine du froid, c'est à dire la température des aliments conservés, selon leur nature qu'il convient d'être très vigilant. Et bien sûr tout ce qui concerne la propreté des lieux, du matériel, des plans de travail (pas de bois), du stockage (pas de bois), du circuit de débarrassage, etc.
Il faut être très rigoureux (mais le haricots de mouton peut être cuit dans un chaudron, dans l'âtre, sur des rondins de bois !) ;

ERP :
acronyme pour Établissement Recevant du Public ce qui est le classement du Code de l'Urbanisme, de la Construction et de l'Habitation ; classement qui sert de base au règlement de sécurité contre l'incendie. Un établissement hébergeant des personnes entre dans cette catégorie dès que sa capacité dépasse 5 chambres, cela impose de suivre les règles dans le domaine de sécurité et d'accessibilité pour les personnes handicapées, comme détaillé dans toutes mes interventions de la page "Personnes à mobilité réduites" ainsi que sur la page "ERP" aux questions 1, 3 et 7.

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Q121

Nous avons créer, mon épouse et moi-même une SCI afin d'acheter une maison entourée d'un grand terrain clos. La SCI nous loue le rez-de-chaussée pour notre activité commerciale (restaurant), et l'étage, où nous résidons.

  • Pouvons-nous installer dans le parc de la propriété des roulottes (de gitan) en guise de chambres d'hôtes ? À qui en incombe la charge, à nous personnellement ou la SCI ?

Votre projet me gêne : une chambre d'hôte, selon les sources que j'ai abondamment citées dans ce Blog des Experts, se trouve dans le domicile des propriétaires et non sur le terrain qui l'entoure.

Mais, ainsi que je l'ai développé dans le complément à la question 17, votre exploitation peut être considérée comme du camping à la ferme ; si un hébergement sous la tente est possible, il est sûrement plus confortable dans des roulottes de gitans, bien aménagées. Je pense cependant que dans votre communication, vous pourriez peut-être, d'une façon plus appropriée parler de "gîtes, dans des roulottes de gitan", sûrement pas de chambres d'hôtes.

Quant à savoir quelle doit être la structure de votre montage financier, c'est à vous de considérer si vous souhaitez traiter le tout par le biais de la SCI ou supporter, comme personnes physiques l'investissement. Je pense toutefois qu'il serait plus cohérent si la SCI investissait dans les roulottes, vous les louant et vous-mêmes les exploitant, globalement avec le restaurant car la répartition des charges d'exploitation entre vos deux points de vente sera très difficile à faire.

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Q122

  • Dans une bâtisse permettant de créer 5 chambres est-il préférable d'opter pour un hôtel de charme (bien que 7 chambres soient requises pour un classement d'au moins 2 étoiles) ou des chambres d'hôtes ?

Cela dépend de votre marché. C'est vrai qu'avec 5 chambres, vous ne pouvez être classé ni en 2 étoiles ni même en 1 étoile. Donc, il y aura une difficulté à communiquer sauf si l'environnement commercial, autour de vous, est très porteur... sinon vous avez intérêt à considérer une exploitation en chambres d'hôtes qui sera certainement plus valorisante qu'un hôtel de zéro étoile.

Par ailleurs, en exploitant en chambres d'Hôtes, vous minorerez certaines charges. Mais rien ne vous empêche de commencer une exploitation en chambres d'hôtes et, dans quelques années, selon l'évolution de votre exploitation, vous pourriez envisager de faire une transformation en hôtel.

Mise à jour août 2007 : le Décret n° 2007-1173 du 3/8/07 limite à cinq le nombre de chambres d’hôtes possibles chez l’habitant.

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Q123

Chambre d'hôtes et gîte sont-ils compatibles sur un même site, avec des labels différents ?

Il n'y a aucun inconvénient à faire cohabiter chambres d'hôtes et gîte sur le même site ; il faudra seulement bien préciser les deux dans votre communication, y compris sur les pancartes d'accès.

Q124

Vous parlez toujours de chambres d'hôtes chez l'habitant.
Mon projet est de restaurer une bâtisse, pour créer 5 chambres d'hôtes voire plus aux normes ERP pour en faire mon activité principale.
Celle-ci se situe en face de ma propriété, sachant qu'il y a une route communale à traverser, cette maison sera aménagée d'une cuisine, salle, salon... je me déplacerai pour les petits déjeuners.

  • J'ai fait venir les Gîtes de France, ils m'ont répondu non pour être labellisé Gîtes de France mais que c'était possible en étant labellisé Clévacances ; pourquoi, étant donné que ça ne sera pas chez l'habitant ?

  • Quelle est la différence entre maison d'hôtes et chambres d'hôtes ?

Si je parle de chambres d'hôtes chez l'habitant c'est bien parce que, en absence de règlementation claire, les organismes officiels (APCE qui dépend du Ministère aux Petites et Moyennes Entreprise) et quasi-officiels (document de la Chambre de Commerce) précisent bien que des chambres d'hôtes doivent être installées dans le domicile.

Ce n'est pas le cas de votre projet, ce que confirme la position des "Gîtes de France". Vous pouvez donc parler de "gîte" mais, à mon avis, pas de chambres d'Hôtes, ce qui ne change rien en termes de règlementation ou de commercialisation et effectivement, vous pouvez envisager une commercialisation par Clévacances et le site www.gites-hotels.com ou la Chaîne de réservation B.&B.

Vous me demandez pourquoi les règles internes des Gîtes de France sont différentes de celles de Clévacances ; je n'en sais rien, ce sont leurs dispositions internes.
Quant à la différence entre chambres d'hôtes et maison d'Hôtes, je n'ai jamais entendu parler de maisons d'hôtes, cette terminologie n'existe pas, il s'agit de gîtes (ruraux, d'étapes, de séjour, etc.).

Mise à jour septembre 2007 : dans la réactualisation de sa fiche « Gîtes ruraux – Chambres d’hôtes » édition de juillet 2007, l’APCE parle à plusieurs reprises de « Maison d’Hôtes » sans définir cette appellation, mais le contexte permet de comprendre qu’il s’agit d’une résidence comportant des chambres d’hôtes.

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Q125

  • Puis-je ouvrir des chambres et table d'hôtes (maxi 5 chambres) dans une maison de bourg non mitoyenne à 3 étages avec un jardin non attenant mais juste en face en traversant la rue ?

Les chambres d'hôtes doivent faire partie du domicile ; dans la situation que vous décrivez ce n'est pas le cas ; mais cela peut être un gîte rural dans lequel vous pourriez exploiter une table d'hôtes en respectant toute la règlementation indiquée dans l'arrêté du 9 mai 1995 que vous trouverez dans les Sujets Interactifs suivants :

Hygiène et HACCP - le minimum pour être prêt pour un contrôle
Implanter et gérer un restaurant (démarche HACCP incluse)

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Q126

  • Comment faire pour créer un gîte dans le 94 et le 77 ?

Je ne dois pas bien comprendre votre question car, je ne vois pas pourquoi en région parisienne, il y aurait des problèmes particuliers pour créer et exploiter des gîtes ruraux, puisque dans ces départements, en l'occurrence la Seine et Marne et le Val-de-Marne, il y a une indiscutable ruralité.

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Q127

L'activité chambres d'hôtes me semble un peu compliquée, j'ai lu quelque part que la location de logement meublé n'était pas imposable à condition que le rapport locatif n'excède pas 762,25 € par mois :

  • Est-ce une moyenne annuelle ou effectivement jamais plus chaque mois ?

  • Et y a-t-il d'autres charges éventuelles ?

L'exonération d'impôts sur les produits retirés de la location pour les personnes qui louent ou sous-louent une partie de leur habitation principale vaut dans trois cas :

  • le loyer annuel ne doit pas dépasser 760 € taxes comprises ;
  • le loyer annuel par mètre carré de surface habitable (charges non comprises) ne doit pas excéder, pour 2004, 60 € en Ile de France et 50 €, dans les autres régions ;
  • le logement est loué, "à un prix raisonnable", à un bénéficiaire du RMI, un étudiant boursier ou à un organisme sans but lucratif.

Les autres impositions sont de droit commun, cliquez sur les liens pour voir voir mes interventions sur ce sujet : sur la TVA aux questions : 1, 2, 9 - sur les bénéfices : 1 et 18 - et sur la taxe professionnelle Q282 (Fiscalité).

Je ne suis pas sûr que ces informations correspondent à celles que l'on vous avait données.

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Q128

  • Savez-vous s'il existe une règlementation spécifique concernant la création de chambres d'hôtes dans une péniche ?

  • A priori, les formalités pour vivre dans une péniche sont éprouvantes... mais ce cap passé, je ne vois pas d'obstacles à cette activité. Avez-vous des éléments particuliers ou réflexions sur le sujet ?

  • Et par exemple pouvez-vous me dire combien d'issues de secours et quelle unité de passage dois-je prévoir pour une péniche qui aurait des chambres d'hôtes accueillant 10 personnes ?

Vous me demandez la règlementation spécifique aux chambres d'hôtes sur péniches et/ou les contraintes particulières, dans ce cas, concernant les issues de secours, mais comme il n'y a pratiquement pas de règlementation concernant les chambres d'hôtes classiques chez l'habitant, il n'y en a inévitablement pas non plus, traitant du ou des problèmes particuliers des péniches.

Cependant la question m'avait déjà été posée, il y a quelques mois, sur la possibilité d'avoir une ou deux "cabines d'hôtes" avec le statut de chambres d'hôtes sur un bateau de navigation fluviale.
J'ai, par mail, saisi le Ministère du Tourisme, fait plusieurs relances et je n'ai jamais eu de réponse ; je vais donc faire une lettre officielle qui, je le crois, aura une réaction.
J'ai aussi interrogé l'Inforeg (CCI Paris) et l'APCE qui n'ont hélas aucune idée sur le sujet...

Mais, la première question que je me pose est de savoir si cette péniche est fixe à quai ou navigue ? Les règlementations à appliquer ne sont sûrement pas les mêmes ; merci de me donner cette indication... Je vous recommande d'être patient ; je reviens vers vous dès que je le peux.

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Q129

J'ai une demeure familiale juste assez grande pour y loger ma famille mais voudrais cependant pouvoir recevoir, dans le cadre de chambres d'hôtes ou de gîte rural, des "clients/amis" afin de me faire un revenu complémentaire.

  • Le terrain, au bout du village, sur lequel donne la maison, serait à vendre, si j'en crois quelques rumeurs, comment puis-je savoir avant de l'acheter si je pourrais construire quelque chose sur ce terrain pour y loger mes hôtes ?

C'est très simple : vous devez aller à la Mairie de votre Commune et demander à consulter le Plan Local d'Urbanisme (PLU) ce que l'on appelait POS (Plan d'Occupation du Sol) précédemment.
Vous verrez si le terrain est considéré comme terrain agricole, constructible, à bâtir et dans ce dernier cas, s'il y a des spécifications sur les constructions pouvant y être construites (hauteur, distance de la route, style de construction, etc.).
Le cas échéant, vous pouvez demander une modification du Plan Local d'Urbanisme (PLU), mais cela doit de nouveau être entériné par le Conseil Municipal et ne peut donc rester confidentiel, ce qui pourrait augmenter les exigences du vendeur.

Souvent, la meilleure solution consiste à vous entendre avec le cédant, en signant un compromis de vente sous réserves que vous obteniez les dérogations que vous souhaitez, sous un délai raisonnable.

Dans le cas que vous décrivez c'est évidemment d'un gîte, et non de chambres d'hôtes, dont il serait question, puisque cela se situe en dehors de votre domicile.
Mais avant de vous lancer, soyez sûre que le marché existe bien, car vous envisagez d'investir dans une construction qu'il faudra bien rentabiliser, donc il faut faire - ou faire faire - une étude de rentabilité avec différentes hypothèses d'occupation et de prix de vente moyen.

Mise à jour septembre 2007 :

  • soit vous avez affaire à une zone agricole dite "zone A" (il s’agit alors des « secteurs de la commune, équipée ou non, à protéger en raison du potentiel agronomique, biologique ou économique des terres agricoles » - article R. 123-7 du code de l’urbanisme) ;

  • soit d’une zone à urbaniser, dite "zone AU" : l’article R.123-6 du code de l’urbanisme définit ces zones comme pouvant « être classées en zone à urbaniser les secteurs à caractère naturel de la commune destinée à être ouverts à l’urbanisation ».

Ceci voulant dire que dans le premier cas, vos chances d’obtenir une modification des textes par approbation du conseil municipal sont faibles, par contre votre projet se présente bien mieux dans le second cas.
Il y a en plus des distinctions dans ce second classement selon la nature et l’importance de l’assainissement existant à la périphérie immédiate.

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Q130

Propriétaire d'une grande maison, nous allons aménager mon mari et moi 2 chambres d'hôtes avec possibilité de tables d'hôtes. Mon mari est au chômage, non indemnisé, alors que je suis salariée :

  • Pour l'exploitation des chambres d'hôtes et pour permettre à mon mari de cotiser pour sa retraite, ne vaudrait-il pas mieux que nous créions une société ?

  • Si oui laquelle, quels avantages cela peut-il nous donner ?

Avec deux chambres d'hôtes et 1 table d'hôtes, même avec une occupation importante, vous n'allez générer qu'un chiffre d'affaires encore relativement modeste donc il faut éviter les frais (il y en a quand même un peu et des obligations qui ne me paraissent pas obligatoires, du moins pour un début).

Ce que je vous suggère, c'est de vous tourner vers les organismes permettant des cotisations volontaires pour compléter une retraite ; la Chambre de Commerce pourra vous renseigner dans ce domaine.

Je ne vois donc aucun intérêt pour vous, à ce stade, à créer une société.
Pour la table d'hôtes n'oubliez pas les prescriptions de l'arrêté du 9/5/95 en matière d'hygiène.

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Q131

  • Possédant une grande demeure au cœur historique d'une grande ville bretonne, puis-je envisager d'y créer des chambres d'hôtes ?

  • Si oui, quels sont les critères requis ?

La création de chambres d'hôtes est tout à fait possible dans un milieu urbain, à condition que ce soit dans un secteur touristique, historique : ce qui est votre cas.

Pour les critères requis, ils ont été largement exposés dans les réponses aux questions 37, 39 et 55 (page "Milieu urbain") ainsi qu'à la question 21 (page "Milieu historique").

Par ailleurs, avant de vous lancer, et surtout, avant de faire d'éventuels investissements, je vous conseille de prendre contact avec l'Office du Tourisme de la ville et avec le Comité Départemental du Tourisme (Préfecture) pour situer le marché (quantitatif et qualitatif)  ; aussi avoir un contact avec d'actuels d'exploitants de chambres d'hôtes qui pourront vous donner de précieuses informations sur le produit demandé, la fréquentation et les prix de vente, selon les périodes de l'année.

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Q132

Je souhaite créer prochainement une activité de chambres d'hôtes en milieu urbain. Je suis locataire de la maison dans laquelle je désire exploiter ces chambres. Le propriétaire de la maison est d'accord, mais veut transformer mon bail d'habitation en un bail commercial.

  • Est-ce nécessaire ?

  • Et dans ce cas-là est-il obligatoire de faire une demande de changement d'affectation auprès de la préfecture ?

Je n'étais pas vraiment sûr de la réponse à faire à votre question concernant la demande de votre propriétaire concernant la modification de votre bail-habitation en bail commercial, à la suite de votre souhait d'exploiter quelques chambres d'hôtes. J'ai donc interrogé l'expert Christian Bonnin, voici sa réponse :

"La sous-location étant soumise à des règles strictes (tout se trouve dans le bail), si le propriétaire exige un bail commercial, il n 'y a pas grand-chose à faire. Il faut donc que votre correspondant épluche déjà son bail... qui n'autorise peut-être pas la sous-location ou qui l'autorise mais avec l'accord du propriétaire".

Donc, rien n'est évident pour vous car il est à craindre que cette transformation de bail soit agrémentée d'une augmentation, mais si vous passiez outre vous pourriez risquer une rupture de bail* ; il est en effet à craindre que même pour quelques chambres en location, un Tribunal vous donne tort : donc il faut négocier.

Quant à une demande de changement d'affectation, elle ne paraît pas utile, votre seule obligation étant une information à la Mairie sur le fait que vous allez avoir une activité de location de chambres d'hôtes.

* Pour en savoir plus, vous pouvez aussi vous reporter au Blog des Experts : "Le bail commercial en CHR" par Me Marc Gaillard.

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Q133

Nous avons acheté depuis 2 jours, avec un ami, une bâtisse du XVIIe siècle dans le département 38 via une SCI location et nous souhaitons faire évoluer le lieu en gîte.

  • Est-ce la meilleure décision sur le plan fiscal (avantage) ?

  • Est-il possible de générer des subventions car le montant des travaux de rénovation   est estimé à 200 000 € ?

  • Le département de l'Isère, commune de Roybon, est-il considéré comme "zone défavorisée" ?

Une bâtisse du XVIIe siècle, en Isère peut, effectivement, devenir une exploitation intéressante pour un gîte ; quant au point de vue fiscal cela dépend évidemment de la situation, par ailleurs, des associés.

Sont exposés dans la première partie de ces échanges, les choix que vous pouvez faire en matière fiscale : sur la page "BIC, IRPP" : 6, 15, & 47 - sur la page "Micro-entreprise" aux questions : 18, 40, 49, 56, 62 - et sur la "page TVA" : 9, 22 & 31, selon le type d'activité et le chiffre d'affaires...).

Quant aux subventions, selon les décisions des Conseils Généraux et/ou des Conseils Régionaux - car ce sont leurs prérogatives - elles peuvent atteindre 30 % des investissements, voire 40 % dans certaines régions - mais ces entités peuvent naturellement plafonner leur montant par projet ; je vous suggère de contacter, sur ce point, à la Chambre de Commerce, le Centre de Formalités des Entreprises (CFE).

Voir le Blog des Experts Subvention en hôtellerie par Catherine Avignon
À noter aussi que selon les départements ou les régions, les subventions pour les études concernant un projet de rénovation ou de création peuvent aller jusqu’à 80 % du montant des études avec un plafond raisonnable.

Quant à savoir si le département de l'Isère peut être considéré comme étant une zone défavorisée, je ne le crois vraiment pas ; en ce qui concerne la Commune de Roybon, j'ai cherché en vain cette information que, là aussi, la CCI peut vous donner très rapidement.

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Q134

Je suis fonctionnaire de l'état (ma femme aussi qui est dans l'enseignement) et j'étudie actuellement l'achat d'un petit manoir pour y habiter de manière permanente avec ma famille ; la propriétaire actuelle exploite 4 chambres d'hôtes (3 épis Gîtes de France) :

  • Mais en tant que fonctionnaire, compte-tenu des règles interdisant le cumul d'emploi, aurai-je le droit de continuer cette activité de chambres d'hôtes ?

Fonctionnaires et exploitation de chambres d'Hôtes : la loi du 13/07/1983 traitant des droits et obligations des fonctionnaires est claire dans ce sens que, dans son article, 25 elle "interdit à tout fonctionnaire d'exercer à titre professionnel, une activité lucrative de quelque nature qu'elle soit" cependant, "Des dérogations sont notamment prévues pour les agents titulaires de la fonction publique employés pour une durée inférieure au mi-temps (D. n°2003-22, 6janv.2003 : JO, 10 janv."

Mais naturellement, peut-on considérer que l'exploitation de 4 chambres d'hôtes soit une exploitation à titre professionnel ? C'est loin d'être évident surtout si l'on considère que le taux d'occupation annuel est souvent assez faible (en l'occurrence, vous devez avoir les statistiques et le chiffre d'affaires annuel de votre cédant puisqu'il ne s'agit pas d'une création).

Je crois donc que vous pouvez "plaider" ce dossier, mais je crains qu'il y ait, pour vous, un risque réel et je vous suggère de monter un dossier afin d'obtenir, pour l'un ou l'autre, l'autorisation de votre autorité de tutelle.

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Q135

Ma femme et moi avons racheté un ancien hôtel-restaurant pour le transformer en habitation principale.
Nous utilisons actuellement les 12 anciennes chambres d'hôtel en chambres d'hôtes, et la grande salle de restaurant ainsi que la cuisine est mise en location pour les réceptions privées. Notre établissement était un ERP recevant plus de 300 personnes, nous sommes redescendus sous la barre des 150 maxi, chambres et salle :

  • Dans quelle catégorie sommes-nous actuellement classés sachant que nous sommes aux normes au niveau incendie, évacuation, éclairages de secours, extincteurs, etc. ?

  • N'étant pas du tout équipés pour l'accès des personnes à mobilité réduite (salle et chambres en étage) depuis l'origine de la construction en 1970, sommes-nous imposés de réaliser des travaux d'aménagement lourd par rapport à notre affaire actuelle ?

Classement :
il est évident que vous êtes un Établissement Recevant du Public (ERP) de la 5° catégorie à la fois compte tenu du nombre de chambres que vous utilisez en chambres d'hôtes et aussi de la salle de réception.

C'est la surface qui compte :
une petite précision, vous indiquez que votre établissement recevait plus de 300 personnes et que vous étiez redescendus en dessous de 150 maxi. ; je ne pense pas que cela veuille dire grand chose aux yeux d'une Commission de Sécurité car pour eux ce qui compte c'est le potentiel, donc la surface de la salle et pas les dispositions que vous pouvez prendre pour restreindre la fréquentation.
D'autre part, je me permets de vous rappeler que quand vous louez ou sous-louez vos installations de salle et cuisine pour des réceptions privées, votre responsabilité reste totalement engagée.

Accessibilité des handicapés :
pour répondre maintenant à la question essentielle de votre message à savoir la nécessité de permettre l'accessibilité des handicapés à mobilité réduite à la salle de réception et aux chambres d'hôtes situées au 1er étage, il est évident que sur une petite exploitation des travaux importants pour mettre en conformité un bâtiment construit en 1970, le coût des travaux peut être très lourd.
Cependant d'une part, vous pouvez bénéficier d'une dérogation que l'on peut considérer comme tacite tant que n'avez pas reçu de mise en demeure.
Par ailleurs, je vous prie de vous référer aux indications que j'ai données aux questions 79 et 104 sur la page "Personnes à mobilité réduite" pouvant vous donner - la seconde surtout - une solution pas trop onéreuse et pour laquelle je n'exclus pas que vous puissiez, peut-être, obtenir une subvention du Conseil Général (contact par la CCI).

Mise à jour août 2007 : le Décret n° 2007-1173 du 3/8/07 limite à cinq le nombre de chambres d’hôtes possibles chez l’habitant.

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Q136

  • J'envisage de faire 7 chambres sur une surface de 140 m2 pour un deux étoiles dans une grange, pourriez-vous me dire le coût de ces chambres sachant que je suis à la campagne et que je fais déjà restaurant ?

C'est bien difficile de répondre à votre question sans connaître le sol, cet environnement de la grange que vous voulez utiliser, les sanitaires, la qualité du mobilier, etc.
Cependant, pour vous donner une toute petite idée, je vous indique une fourchette par chambre de 25 à 35 000 € par chambre...

Étant donné que vous parlez d'étoiles, dois-je conclure que vous parlez d'hôtel et pas de chambres d'hôtes pour lesquelles il n'y a pas de classement officiel... ?

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Q137

Je suis en train de construire ma maison dans le 84, non loin du Luberon. Je désirerais créer 2 ou 3 chambres d'hôtes. Les chambres feront entre 12 et 25 m2 et auront toutes une salle de bains et WC.

  • Je voulais juste savoir s'il y a des normes plus précises à respecter pour les chambres ?

  • De plus je voudrais proposer aux clients des visites guidées aux alentours (Luberon, Alpilles) à l'aide d'un 9 places que je possède ; puis-je le faire et sous quelles conditions ?

  • Mais aussi puis-je proposer des activités telle que la location de VTT ou telles que   des ateliers avec des intervenants extérieurs (potiers, cuisiniers, exploitants agricoles Bio, jardinage, pêche sur site) ? Est-ce possible et sous quelles conditions ?

  • J'ai 28 ans et je suis prête à faire toutes sortes de formations enrichissantes en vue de satisfaire au mieux la clientèle, que me conseillez-vous ?

A défaut de règlementation précise, vous trouverez dans ce Sujet Interactif les quelques éléments sur les normes généralement admises.

Toutes les autres activités que vous envisagez sont tout à fait possibles ; mais, d'une part les facturations que vous devrez bien séparer entre les différentes recettes parce que les niveaux d'exonération à la TVA et le taux de TVA ne seront pas les mêmes (voir mes réponses aux questions 2 et 9 de la page "TVA").

Votre projet est très sympathique mais avant de le concrétiser, étudiez bien votre marché et la rentabilité de votre opération.
Avec toutes les activités diverses que vous envisagez, je pense qu'il serait prudent de vous inscrire au Registre de Commerce des Sociétés (RCS) et d'être très attentive à vos couvertures en termes d'assurances, en particulier en Responsabilité Civile.

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Q138

Je viens d'acquérir une maison en pierre en Bretagne. J'envisage de faire 1 à 2 chambres d'hôtes pour compléter mes revenus et par envie.

  • Je voudrais savoir comment être référencée chez les Gîtes de France et comment obtenir un épis ?

  • Les Gîtes de France sont-ils la seule solution pour ma promotion, est-ce la meilleure ?

  • Dois-je être disponible dès que les Gîtes de France m'orientent des personnes ?

Vous posez trois questions :

  • pour être référencée aux Gîtes de France, il faut prendre contact avec leur agence départementale, puis que le projet soit accepté et ensuite payer une cotisation ;
  • il y a d'autres solutions que les Gîtes de France, CléVacances, B & B., Fleurs de soleil, Logis de France, Accueil Paysan et dans certains cas Châteaux et Hôtels de France... (Liste non exhaustive) ; mais aussi si le marché est porteur, vous pouvez vous commercialiser seul avec l'aide de l'Office du Tourisme et le bouche à oreille, surtout avec une ou deux chambres d'Hôtes ;

  • il est évident que lorsque vous signerez avec un organisme de réservation, vous vous mettrez d'accord sur la date à laquelle vous pouvez recevoir les premiers clients.

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Q139

  • J'envisage de créer un petit gîte d'environ 50 m2 sur mon terrain à Cotignac dans le Var. Pouvez-vous m'indiquer si comme pour les chambres d'hôtes, je peux compter sur des aides, et si oui lesquelles ?

Oui, les gîtes, comme les chambres d'hôtes sont éligibles aux subventions. Pourtant, même dans le Var, faites bien attention au marché...

La décision quant aux subventions est prise au niveau des Conseils Généraux et Régionaux, voire au Fonds Européen.

Le Centre de Formalités des Entreprises (CFE) de la CCI vous donneront toutes les indications.

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Q140

Je souhaite développer une activité touristique en Bourgogne. Je souhaite développer les courts séjours en proposant de l'hébergement en gîte rural dans une Roulotte ancienne en bois et proposer des week-ends thématiques.

  • Quelle forme juridique faut-il adopter pour gérer ce genre d'activité, sachant que cela serait une activité secondaire ?

Tout d'abord, je souhaiterais vous renvoyer aux réponses faites sur ce Blog des Experts aux question 17 et question 121 qui parlent à la fois de camping à la ferme et de Roulottes. Ces particularités posées, vous n'avez pas, à mon sens, de statut juridique spécial à envisager : comme vous parlez d'une seule roulotte, votre activité restera modeste et donc, dans un premier temps, une déclaration du chiffre d'affaires avec votre IRPP et une déduction forfaitaire pour charges, devrait être suffisante, ainsi que c'est explicité précédemment.

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Q141

Je souhaite acquérir un hôtel particulier ayant pour activités principales des chambres et tables d'hôtes, mais également de la location de salles de réception et la location de 3 appartements non meublés.

  • Pouvez-vous me confirmer que ces 2 dernières activités sont bien à considérer en BIC ?

  • Peut-on créer une seule entreprise ou une par activité ?

  • Quel coût en frais de notaire pour un bien de 1 350 000 € ?

  1. Régime fiscal :
    les différentes activités que vous indiquez relèvent bien d'un régime fiscal de l'impôt sur le revenu dans le cadre des Bénéfices Industriels et Commerciaux (BIC) ; les bénéfices de l'exploitation se confondant alors avec les revenus de l'entrepreneur ; le régime social de l'entrepreneur étant celui des travailleurs indépendants et donc des non-salariés.

  2. Pluralité d'entreprises ?
    comme il vous sera très difficile de ventiler les charges, je vous conseille de regrouper les différentes activités, ce qui n'empêche pas de suivre les différentes activités en comptabilité analytique ; peut-être, compte tenu du caractère plus pérenne de la location des 3 appartements non meublés, celle-ci pourrait, me semble-t-il, être traitée en elle-même, à part.

  3. Frais notariaux :
    à vérifier et affiner, mais l'ordre d'idée est 6 %.

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Q142

Ma sœur et moi, reprenons cette année l'auberge familiale (uniquement restaurant) en SARL louant les locaux à une SCI pour l'activité restaurant. Nous souhaitons étendre notre activité principale et construire sur une partie du parking (constructible) et en rez-de-chaussée 6 chambres (salle de bains, W.-C., terrasse privative) et 1 gîte rural tout équipé de 4 chambres (pas de dortoir) et une salle pour les petits déjeuners.

  • Doit-on créer une nouvelle société dans la S.C. I ? ou doit faire une autre SCI ?

  • N'habitant pas sur place, nous ne pouvons être chambres d'hôtes. N'appréciant pas vraiment le terme "hôtel" qui dénature notre côté campagnard ! Comment doit-on appeler notre établissement sans avoir les contraintes d'un hôtel : gîte rural et chambres, hôtel de charme, chambres à louer ?

  • Pourrait-on avoir l'habilitation touristique afin de proposer des circuits à nos clients ?
    Doit-on avoir une salle pour le lavage du linge ?

  • Où peut-on se procurer des modèles de plans pour ce genre d'établissement ?

  1. Structure de montage pour les investissements :
    si je comprends bien, la SCI à laquelle la SARL loue le restaurant est bien aussi une société familiale dont votre sœur et vous avez le contrôle ? Si c'est bien le cas, il n'y a aucun inconvénient à ce que vos futurs développements passent par cette même société, ce qui peut permettre un avantage fiscal en permettant à l'actuelle SCI de bénéficier de l'amortissement des nouveaux investissements.

  2. Structure pour l'exploitation :
    il faut réfléchir aussi, si la même SARL doit assurer la gestion de l'ensemble ou s'il faut en avoir deux ; ma première réaction serait d'avoir la même société pour étaler les résultats, dans une optique fiscale, mais avec une comptabilité analytique bien séparée.

  3. Hôtel ou chambres d'hôtes ?
    avec 6 chambres plus un gîte de 4 chambres, je ne vois pas bien comment vous pouvez éviter d'être hôtel puisque vous n'envisagez pas de loger sur place et donc - comme vous l'indiquez - vos chambres ne peuvent être considérées comme chambres d'hôtes.

  4. Réglementation ERP :
    mais ce n'est pas sur l'appellation que je vais revenir, mais sur la règlementation des Établissements Recevant du Public qui va s'appliquer à vous et en particulier l'article PE 27 de l'arrêté du 22/6/90 qui stipule "qu'un membre du personnel ou un responsable au moins doit être présent en permanence lorsque l'établissement est ouvert au public". Donc, je ne vois pas de solution pour vous sauf à loger l'une de vous deux sur place - et donc devenir chambres d'hôtes - soit avoir un logement de fonction pour quelqu'un qui sera d'astreinte 7 nuits sur 7, dès qu'il y aura un client (sinon, en cas de sinistre, votre responsabilité serait pénale... et financière) ; sauf à essayer de devenir Résidence de Tourisme mais c'est un peu tiré par les cheveux et modifierait, je crois, votre objectif.

  5. Nom commercial :
    quant au nom, bien sûr vous pouvez donner un nom commercial - ou une indication d'hôtel de charme, d'auberge sûrement pas de chambre à louer ou chambres ce qui tirerait votre produit vers le bas.
    Bien sûr, vous pouvez organiser des circuits de visites (assurances R.C. à prendre) et les faire payer”, mais pour ce faire vous devez demander un agrément au service “Agence de Voyages” de la Préfecture de votre Département (Loi N° 92-645 du 13 juillet 1992 – Titre II, article 7).
    Une possibilité de coin lavage, pourquoi pas ? Tout dépend de votre cible de clientèle ; il existe des machines qui fonctionnent avec des pièces et des sociétés qui les fournissent gratuitement, avec participation à la recette.

  6. Plan :
    pour les plans, excusez-moi, mais ce n'est pas le problème : d'abord des plans type n'existent pas vraiment, il faut connaître le terrain, la surface, les bâtiments déjà existants... mais surtout le produit que vous avez en tête.

  7. Programme :
    il faut donc d'abord établir un programme en fonction de vos cibles, de la concurrence, de l'environnement, de votre restaurant, de votre budget... ; ce programme permettra de déterminer les surfaces, les équipements, la ou les thématiques de décoration...

    Pour une étude spécifique de votre cas, vous pouvez me contacter en cliquant sur l'icone ci-dessus "Contacter l'auteur".

Mise à jour août 2007 : le Décret n° 2007-1173 du 3/8/07 limite à cinq le nombre de chambres d’hôtes possibles chez l’habitant.

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Q143

J'ai une maison avec dépendances près de Valognes dans la Manche ; je souhaite créer deux ou trois chambres d'hôtes ;

  • J'entends parler de subventions tous azimuts (région, Anah, Europe, etc.), à quoi puis-je prétendre exactement et où m'adresser ?

Oui, il existe des possibilités de subventions, ainsi que je l'ai déjà exposé, mais elles émanent, le plus souvent des autorités locales (Conseils Général ou Régional, Chambre d'Agriculture - dans certains cas, c'est vrai d'un Fonds européen dans les zones classées défavorisées).

Le budget et la décision d'attribution sont toujours locaux ; c'est donc au niveau local qu'il convient de vous renseigner : le plus simple étant de prendre contact avec la Chambre de Commerce et d'Industrie dont vous dépendez et là avec le Centre de Formalités des Entreprises (CFE) qui pourra vous renseigner, vous orienter.

En ce qui concerne l'ANAH (Agence Nationale pour l'Amélioration de l'Habitat), je ne l'ai jamais vu mentionner dans les sources de subventions possibles, mais un contact avec l'agence départementale me paraît intéressant (merci de ne nous tenir au courant car sur le site de l'Anah, je n'ai rien trouvé de déterminant à ce sujet ni en positif ni en négatif).

De toutes façons, si le total des subventions peut atteindre 30 % de l'investissement, voire 40 % dans certaines régions, je n'ai jamais rencontré d'exemples plus favorables, permettant d'atteindre un ratio supérieur.

Voir le Blog des Experts Subvention en hôtellerie par Catherine Avignon
À noter aussi que selon les départements ou les régions, les subventions pour les études concernant un projet de rénovation ou de création peuvent aller jusqu’à 80 % du montant des études avec un plafond raisonnable.

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Q144

Nous venons d'acheter un restaurant, il y a 1 an et 1/2 avec 5 chambres d'hôtes dites communales dans notre cour intérieure. Les chambres apparaissaient sur le bilan de l'ancien propriétaire et sur le nôtre également. L'appellation communales semble venir du fait que la mairie est propriétaire des murs du restaurant et des chambres.
Nous venons d'être informés par les Gîtes de France que "nous sommes radiés car nous ne correspondons plus à la charte nationale des Gîtes de France". L'ancien propriétaire exploitait les chambres depuis 12 ans alors qu'il était restaurateur et qu'il était également locataire des murs auprès de la mairie et ils ne l'avaient jamais ennuyé auparavant.

  • Pouvons-nous rester chambres d'hôtes en passant par une autre association que les Gîtes de France ?

  • Avons-nous des démarches légales à faire suite à cette radiation en matière de déclaration en préfecture ou autre ? Car nous n'avons aucun intérêt à passer en hôtel avec 5 chambres puisque nous n'aurons pas d'étoiles (en chambres nous avions 3 épis)...

  • Peut être, pouvons-nous dissocier les chambres du restaurant (nous sommes actuellement en nom propre), sachant que les chambres apparaissent dans l'acte de vente ?

  1. je dois vous dire que je n'ai jamais entendu parler de chambres communales ; votre explication doit être la bonne : il n'y a donc, a priori, pas la moindre base juridique dans cette appellation ;
  2. il faudrait savoir pourquoi, ne serait-ce que pour votre information, les Gîtes de France vous ont radié ; ils vous doivent, me semble-t-il, une explication ; vous ne précisez pas si vous logez sur place, dans le cas contraire, cela pourrait être une raison tout à fait suffisante ;
  3. vous pouvez tout à fait continuer à exploiter ces chambres d'hôtes sans les Gîtes de France, avec une autre association ou même seuls, sans association du tout ; c'est à vous de voir l'importance que les Gîtes de France avaient dans les réservations (rapport entre vos réservations directes ou clients habituels et celles venant par les Gîtes de France) ;
  4. vous pouvez aussi vous adresser à une autre organisation ; j'en ai cité plusieurs dans la réponse à la question 138 ; mais vous n'avez aucune formalité particulière à faire à la Préfecture (vérifiez seulement - c'est votre seule obligation - que la Mairie a bien été, en son temps, informée de votre exploitation de chambres d'hôtes) ;
  5. le classement en épis auquel vous vous référez est un classement interne, particulier aux Gîtes de France (j'en ai parlé en détail en réponse à la question 33 ; c'est exact avec 5 chambres, vous ne pouvez prétendre à aucun classement en hôtel puisque le minimum pour être classé, une ou deux étoiles, est de 7 chambres et de 10, pour être classé en trois étoiles ;
  6. je n'ai pas assez d'information, pour savoir si vous devez dissocier vos activités restauration et chambres d'hôtes ; en général, pour mieux "lisser" les résultats, il peut être préférable de confondre le résultat des exploitations d'autant que vous aurez toujours des difficultés à ventiler les charges entre les deux opérations ; vous aurez de toutes façons intérêt à suivre les deux exploitations en comptabilité analytique, si possible mensuellement ;
  7. le fait que vos chambres d'hôtes figurent dans l'acte authentique n'a aucune incidence concernant le point que vous évoquez.

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Q145

Nous exploitons un établissement de chambres d'hôtes depuis 13 ans dans 6 bâtiments dans la même propriété, dont 5 chambres à l'étage d'une dépendance attenant à la maison principale que nous occupons, 2 chambres indépendantes dans le jardin et 3 bâtiments indépendants contenant chacun 2 suites soit au total 13 chambres. Nous allons construire encore 3 autres bâtiments dont 1 principal servira de réception et dans les deux autres il y aura 4 nouvelles suites.
Lors de l'instruction du permis de construire, la commission de sécurité m'a donné un avis favorable au demeurant sur le nouveau bâtiment principal de réception considérant que les autres n'avaient une capacité que de 10 personnes.

  • Ma question est la suivante : en quoi consistera la visite ERP et par qui serait-elle faite et quel est l'intérêt pour nous ?

  • En l'absence de classement quels sont les risques encourus ? Habitant sur place et recevant nous-mêmes les hôtes, doit-on prévoir du personnel logeant sur place et pourquoi ?

Pour info, nous sommes au BIC et à la TVA depuis le début, et c'est notre seule activité. Nous appliquons une TVA de 5.5 % sur la part de location de la chambre et 19.6 % sur la part des petits déjeuners.

  • il n'existe pas à proprement parler de visite ERP : il s'agit d'une visite de la Commission Sécurité qui suit la règlementation ERP, telle que défini dans l'arrêté de sécurité du 25 juin 1980 "Dispositions applicables aux établissements du 2° groupe - 5° catégorie, édition des J.O. mise à jour le 14 octobre 2004" qui s'applique à vous puisque vous avez plus de 5 chambres ; donc, la question n'est pas de savoir si vous avez intérêt ou pas car vous ne pourrez mettre en exploitation vos nouvelles chambres que lorsque vous aurez reçu l'accord de la Commission (qui dépend du Préfet) ;
  • puisque vous logez sur place, vous n'avez pas à envisager de loger du personnel pour assurer une surveillance de nuit, sauf si, bien sûr, vous vous absentez, ne serait-ce qu'une nuit ;
  • cependant si la distance entre les bâtiments est importante, je vous conseille de penser aux systèmes d'alarme comme indiqué sur la page "ERP" à la question 3 et question 7 ainsi que sur la page "Alarmes" aux questions 44 et 113.
  • ce que vous précisez sur les BIC et vos taux de TVA n'appelle qu'un commentaire de ma part : c'est très bien.

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Q146

Je suis accompagnateur en montagne dans un petit village touristique des Pyrénées et possède une maison comportant deux appartements. Je destine celui du RDC (45m2 avec un terrain de 350m2) à l'accueil de touristes et je suis confronté à un problème : aux dires des Gîtes de France, je ne peux pas faire de gîte de groupe (cette catégorie n'est chez eux accessible qu'aux structures accueillant au moins 12 personnes et je n'en prévois que 8) dans ce logement mais pas non plus de chambres d'hôtes car je prévois de loger les gens dans un dortoir (4 lits sup. dans 35m2).

  • Je souhaiterais savoir si, tant que je ne m'affilie pas à une charte, je peux offrir un accueil de groupe pour 8 personnes dans mon logement (des randonneurs) en leur proposant les repas à ma table et ce en toute légalité ?

Vous pouvez tout à fait ouvrir un gîte, sans affiliation, qui sera rural, d'étape, de montagne... avec un dortoir pouvant accueillir 8 personnes dans une surface de 35 m2 (il est considéré qu'il faut 5 m2 par lit - APCE) ; vous devrez avoir au minimum 1 lavabo pour 3 personnes ainsi qu'une douche et 1 WC pour 10 - ce qui me paraît un peu faible.

  • En dehors des Gîtes de France, vous pouvez chercher une autre affiliation (voir ma réponse à la question 128), mais vous pouvez tout à fait vous en passer en faisant jouer votre relationnel, l'Office du Tourisme, la Mairie, etc.
  • Quant à recevoir les randonneurs à votre table - qui deviendra table d'hôtes - pour des repas familiaux, c'est tout à fait possible en toute légalité - en respectant les règles d'hygiène édictées par l'arrêté du 9/5/95 et en vous inscrivant au RCS si vos prestations en repas sont importantes (c'est inutile si elles sont occasionnelles) et prendre une petite licence restauration (recette buraliste) pour servir des boissons alcoolisées - vin, bière, cidre - à l'occasion des repas (et des repas seuls).

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Q147

  • Je souhaiterais savoir quelles sont les normes de sécurité à respecter lors de la création d'un gîte rural. Y'a-il d'ailleurs des différences entre départements de ce point de vue, ma question concerne le département de l'Ardèche plus précisément ?

Les normes de sécurité ne sont ni départementales ni régionales mais elles sont nationales. Elles sont définies par le "RÈGLEMENT DE SÉCURITÉ DU 25 JUIN 1980 - Dispositions applicables aux établissements du 2° groupe - 5° catégorie" Édition des Journaux Officiels - Mise à jour du 14 octobre 2004 référence N° 1687.

Vous trouverez dans les différents chapitre de ce Blog des Experts les indications sur le respect des normes concernant la sécurité et l'accessibilité des handicapés pour les Établissements Recevant du Public (ERP), chambres d'hôtes ou gîtes, dès qu'il y a plus de 5 chambres offertes.

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Q148

J'ai hérité de la maison parentale et d'un local (scierie). Ces deux bâtiments sont contigus à ma propriété. Je souhaite transformer la scierie en un appartement pour ma fille et 5 chambres d'hôtes. Je compte financer l'ensemble.

  • Puis-je créer ces chambres d'hôtes ou faut-ils qu'elles soient au nom de ma fille ? Y-a-t-il une solution commune ?

Votre projet semble tout à fait réalisable : que vous soyez propriétaire de l'ensemble où que votre fille y soit, peu ou prou, à mon sens cela importe peu. Ce qui importe c'est que les chambres d'hôtes fassent partie d'un ensemble dans lequel il y aura un logement dans lequel habitera un membre de la famille ; n'oubliez pas que les chambres d'hôtes doivent faire partie du logement familial ou être tout contre.
Donc, la répartition de la propriété entre votre fille et vous me paraît tout à fait secondaire, au moins concernant le point que vous soulevez.

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Q149

Retraités, nous avons acheté une maison dans un petit village très isolé. Nous avons ouvert une association loi 1901 (Cybercafé + formation informatique + atelier de vacances). Nous avons 5 chambres (10 personnes max.) récemment rénovées.

  • Pouvons-nous proposer ces chambres à travers l'association ? ou doivent-elles être à titre perso ?

  • Si c'est possible à travers l'Association, peut-on accueillir des hôtes qui ne seraient pas intéressés par l'informatique ?

  • Quelles sont les charges (TVA, Impôts) par rapport aux chambres si proposées à travers l'Association ?

Par définition une association loi 1901 ne doit pas faire de bénéfices puisque dans son article I, la loi prévoit que l'association est constituée dans un but autre que de partager des bénéfices ; je ne vois donc que des inconvénients et des difficultés à vouloir faire passer cette exploitation par l'association.

Quand vous parlez des chambres d'hôtes proposées à travers l'association, s'il s'agit d'une façon de faire connaître leurs existences aux membres de l'association ou à ceux qui fréquentent l'association en particulier par le cybercafé, les ateliers de formation informatique, etc., il n'y a aucune incompatibilité tant qu'il ne s'agit pas d'exploitation proprement dite avec compte de résultats. Je pense donc que vous avez tout intérêt à séparer les activités de l'association et celles des chambres d'hôtes.

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Q150

  • Je suis designer et mon ami est cuisinier. Nous envisageons d'acheter une maison dans une grande ville, nous souhaiterions savoir s'il faut une licence pour les tables d'hôtes, notre but serait d'ouvrir une maison avec chambres et des cours de cuisines plus des repas ?

  • Comment doit-on procéder ?

Dans une grande ville, il peut y avoir des chambres d'hôtes à condition que la maison soit située dans un quartier touristique ou historique. Si c'est bien le cas de votre projet, vous pouvez tout à fait ouvrir une table d'hôtes à condition qu'elle ne soit réservée qu'à la clientèle résidant dans les chambres d'hôtes. Si vous avez l'intention de l'ouvrir à d'autres clientèles extérieures, cela devient un restaurant et plus une table d'hôtes.

Par contre, je ne pense pas que le simple fait de donner des cours de cuisine soit incompatible avec un statut de table d'hôtes.

Vous trouverez dans les réponses aux messages précédents, des indications concernant l'hygiène (sur la page "Service vétérinaire"), l'inscription au RCS (page "Formalités inscription RCS") et la licence boisson (page "Prestations : licence boissons").

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Q151

  • Je viens de finir mes études et j'aimerais me lancer dans la création de chambres d'hôtes dans le Var près d'un golf, où dois-je me renseigner pour savoir comment faire ?

  • Est-ce que vous pensez que cela peut être rentable ou non ?

Vous posez deux questions :

  • comment créer des chambres d'Hôtes :
    je vous suggère de prendre connaissance des quelques 300 réponses qui se trouvent dans ce Blog des Experts où ce point est largement développé ;

  • quant à votre seconde question sur la rentabilité de votre projet, je la trouve inquiétante : comment voulez-vous que qui que ce soit puisse répondre à cette question ? Il faut faire - ou faire faire - une étude de marché, même si votre projet est situé dans un département touristique, donc a priori porteur.

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Q152

Mon amie qui travaille à temps partiel, envisage de créer dans sa résidence secondaire deux chambres d'hôtes. Elle a eu l'approbation du maire.

  • Comment doit-elle déclarer les revenus de cette location ?

  • Y a-t-il des forfaits ? un maximum ?

Même si j'ai l'impression que les réponses à vos questions se trouvent dans les 150 réponses précédentes, je souhaite vous apporter les précisions suivantes :

  • c'est très bien que votre amie ait l'approbation du maire, mais pas indispensable, l'information officielle à la mairie est suffisante ;
  • le plus simple pour elle - surtout pour deux chambres - est de déclarer le chiffre d'affaires dans sa déclaration IRPP (formulaire 2042) et soit faire un détail réel de toutes les charges y afférentes - ce qui n'est pas très facile et pose des problèmes de clés de répartition - ou de faire l'abattement forfaitaire de 72 % sur le chiffre d'affaires hébergement - ce qui me paraît plus simple (seulement 52 % d'abattement pour les autres recettes, dont celles des petits déjeuners) ;
  • sur les point ci-dessus je vous suggère de vous référer aux réponses à la question 9 sur la page "TVA", ainsi qu'aux questions 40 et 105 (page "Fiscalité IRPP - BIC").

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Q153

Nous sommes deux amies dans le Var et souhaitons nous installer avec des chevaux, faisant pension ponctuelle pour les cavaliers qui seraient logés en chambres d'hôtes, soit des stages ou autres mais toujours avec leurs chevaux.

  • Je travaille déjà comme fonctionnaire, quelle association dois-je créer ?

  • Nous sommes en association loi 1901, peut-on s'en servir ou changer ?

Votre question comporte deux points que je pense avoir partiellement traités précédemment :

  • Compatibilité d'une activité chambres d'hôtes avec le statut de fonctionnaire :
    je vous renvoie à ma réponse à la question 134 ; mais votre amie n'est peut-être pas fonctionnaire ? En ce qui vous concerne, le risque existe.

  • En ce qui concerne la structure, je ne pense pas qu'une association Loi 1901 soit adaptée pour héberger, servir des petits déjeuners, des repas, etc. Merci de vous reporter à ma réponse à la question 149. Donc vous pouvez soit créer une SARL ou plus simplement pour démarrer incorporer le chiffre d'affaires à votre déclaration IRPP, avec une déduction des charges en réel ou forfaitairement, comme déjà précisé à plusieurs reprises et en particulier dans ma réponse à la question 152 page "Fiscalité : IRRP - BIC".

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Q154

Avec mon compagnon nous exploitons un hôtel, bar-restaurant de 6 chambres en montagne, après avoir créé une SARL, il y a trois ans en arrière. Nous avons créé une SCI pour acheter les murs. Aujourd'hui nous envisageons de l'exploiter en chambres et table d'hôtes, en revendant le bar.

  • Comment transférer la licence 4 et évaluer les montants du fonds de commerce et des murs pour le bar ?

  • Avons-nous intérêt à changer de régime, passer de la SARL à une BIC ?

  • Pouvons-nous passer à 9 chambres, dans ce cas nous ne pourrions pas être labellisés Gîtes de France, mais il semblerait que ce ne soit pas une obligation ?

Remarque liminaire : je pense que vous êtes consciente du fait que si vous transformiez votre hôtel-restaurant en chambres et table d'hôtes, vous n'aurez plus le droit de servir des repas à des clients extérieurs, ni à des passants... Si vous souhaitez garder cette clientèle, il faut rester "restaurant" tout en exploitant les chambres, en chambres d'hôtes, ce qui est tout à fait possible.

  • Quand vous évoquez le transfert de la licence bar, je pense que vous voulez dire la vente ; sinon, je ne comprends pas la question que vous posez... La vente d'une licence suit le marché d'offre et de la demande ; les licences sont devenues un produit relativement rare et vous ne devriez pas avoir trop de difficultés à la vendre ; en plus des officines spécialisées, la bonne solution est d'informer brasseurs et marchands de vins de votre intention de vente de la licence, ils sont généralement au courant des acheteurs potentiels ;
  • puisque vous avez une SARL, je ne vois pas l'intérêt de ne pas la garder pour passer en BIC, car cela vous laisse plus de souplesse pour une évolution éventuelle ultérieure ;
  • rien ne vous empêche de passer à 9 chambres ; de toutes façons avec 6 chambres, vous êtes déjà classés en ERP ; c'est vrai que la Fédération Nationale des Gîtes de France ne donne pas, en principe, son agrément pour plus de 6 chambres, mais comme je l'ai exposé, entre autres en réponse à la question 128

Mise à jour août 2007 : le Décret n° 2007-1173 du 3/8/07 limite à cinq le nombre de chambres d’hôtes possibles chez l’habitant.

Complément n°1 à Q154 :

En ce qui concerne la licence du bar, le transfert est bien une vente que nous souhaitons réaliser. Pour le passage de la SARL vers une BIC, c'est pour supprimer l'intervention d'un comptable et diminuer les coûts inhérents au fonctionnement d'une SARL. Je vais de ce pas lire l'article de Christian Bonnin.

Vous envisageriez de passer en BIC - abandonnant votre actuelle SARL - pour diminuer les charges, souci que je salue.
En plus de la charge fixe de déclaration annuelle des résultats au Greffe (40 €/an), les seuls frais, comme vous l'indiquez, peuvent résulter du coût de la tenue des comptes. Le travail de comptabilité, donc son coût, pour suivre l'exploitation de 9 chambres est très modeste :

  • l'enregistrement de votre chiffre d'affaires peut être quotidien, fait par vous-même, en distinguant les recettes hors taxes hébergement et restauration (P.D.) ;
  • la mise de côté des factures directes est bien simple, avec une totalisation mensuelle, voire trimestrielle, ne doit prendre que quelques minutes ; une réflexion sur les éventuelles clés de répartition pour les dépenses à ventiler est à faire une fois par an ;
  • la déclaration mensuelle, voire trimestrielle de TVA peut, sûrement, être faite par vous-même : elle est aussi, très simple et très rapide ; donc, il ne ne reste à faire que le compte de résultats et le bilan annuel ce qui doit pouvoir se négocier avec un cabinet comptable pour pas bien cher (quelques centaines d'euros par an maximum) : soit, si vous ramenez cela en termes de nuitées, un nombre assez faible ;
  • mais, il est bien vrai qu'un simple enregistrement du chiffre d'affaires dans votre déclaration d'IRPP - en BIC - puis faire l'abattement forfaitaire pour charges selon mes indications précédentes, est encore plus simple ; vous permettant cependant un peu plus difficilement de "sentir" la rentabilité de votre opération. Il me paraissait dommage de laisser sans vie une SARL qui peut toujours vous servir un jour, ce que je tenais à signaler ; mais c'est à vous de voir.

Complément n°2 à Q154 :

  • Un autre problème va se poser à nous : nous avons une licence 4 que nous allons abandonner. Par contre, devons-nous acheter une licence 2 ?

  • Savez-vous comment on évalue et on revend une licence 4 ?

J'ai appelé les douanes, leur réponse est : "ça dépend de l'offre et de la demande", ce qui ne nous éclaire pas sur le chiffre que nous devons proposer. C'est une licence touristique que nous devons revendre à 100 km maxi à vol d'oiseau, dans d'autres stations touristiques, évidemment.

Je ne peux pas vous faire une réponse tellement différente que celle des douanes : il n'y a pas de règle mais un marché, des habitudes, région par région, ville par ville. Je pense que la meilleure solution, c'est d'en parler à des brasseurs et des marchands de vins : eux savent ce qui se négocie et à quel prix. Car il faut bien comprendre que la licence c'est l'autorisation de faire tel type de vente de boissons et donc cela n'a rien à voir ni avec l'activité du vendeur ni avec l'activité future de l'acheteur ; la seule chose qui compte c'est leur désir à chacun de vendre et d'acheter donc, c'est la loi du marché.
La dernière négociation à laquelle j'ai été associé se passait en Franche-Comté, il y a quelques années ; le prix de la vente a dû se situer, si mes souvenirs sont bons, entre 35 et 40 000 F.
Ce n'est qu'une indication, mais il est certain que les Licences IV sont de plus en plus difficiles à trouver donc les prix doivent être à la hausse.

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Q155

Je dois acheter le fonds de commerce d'un restaurant dans un village, fermé depuis un an. Au-dessus se trouve un gîte d'étape, un dortoir de 15 couchages et une chambre pour 2 personnes. Nous accédons au gîte par un escalier se trouvant dans la salle du restaurant.

  • J'aimerais savoir quelles sont les normes de sécurité à respecter ?

Avec un dortoir pour 15 personnes plus une chambre pour deux, je pars de l'hypothèse que vous n'aurez pas plus de 20 personnes dans ce gîte à l'étage ; mais c'est juste, pour peu que dans les chambres, se trouvent aussi des enfants. Je vous dis cela, car la règlementation concernant les dégagements n'est pas la même en dessous et au-dessus de 20 personnes telle qu'elle est précisée dans l'article PE 11 du RÈGLEMENT DE SÉCURITÉ CONTRE L'INCENDIE RELATIF AUX ERP (arrêtés 22/6/90, 31/5/91, 2/5/93).
Le nombre et la largeur des dégagements exigibles s'établissent comme suit :

  • moins de vingt personnes : un dégagement de 0,90 mètre ;

  • de vingt à cinquante personnes :

  • soit un dégagement de 1,40 mètre débouchant directement sur l'extérieur, sous réserve que le public n'ait jamais plus de 25 mètres à parcourir ;

  • soit deux dégagements débouchant directement sur l'extérieur ou sur des locaux différents non en cul-de-sac ; l'un devant avoir une largeur de 0,90 mètre, l'autre étant un dégagement de 0,60 mètre ou un dégagement accessoire visé à l'article CO 41.
    Si les locaux sont en étage, ils peuvent être desservis par un escalier unique d'une largeur minimale de 0,90 mètre. Toutefois, cet escalier doit être complété par un dégagement accessoire tel que balcon, échelle de sauvetage, passerelle, terrasse, manche d'évacuation, etc. si le plancher bas du niveau le plus haut est situé à plus de 8 mètres du sol."

L'article C0 41, mentionné ci-dessus stipule que : "Des dégagements accessoires peuvent être imposés après avis de la commission de sécurité si, exceptionnellement, les sorties et escaliers ne peuvent être judicieusement répartis".
Voilà la règlementation : c'est à vous de savoir si vous aurez toujours la volonté de refuser 4 clients de plus que votre capacité théorique, vous permettant de rester en deçà des vingt personnes ; c'est, à mon avis, un risque à ne pas prendre ; ce risque non seulement est moral mais aussi pénal et financier.
Je vous suggère d'étudier la possibilité d'installer un escalier de secours aboutissant en dehors de votre restaurant (que se passerait-il si un feu démarrait dans la partie du restaurant où l'escalier aboutit ?) et de voir si les dégagements peuvent avoir 1,40 mètre de large.

De toutes façons, vous ne pouvez pas ne pas demander l'avis de la commission de sécurité.

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Q156

Juste pour récapituler j'ai lu tous les articles précédents et ne demande qu'une courte réponse !

  • Est-il possible d'acheter une maison bourgeoise de 1860 en centre ville (avec parking et jardin) d'y créer un restaurant d'une vingtaine de places, de créer aussi 3 chambres d'hôtes et notre habitation personnelle ?

Avec la petite réserve faite dans une réponse précédente : la maison doit être située dans un quartier historique et/ou touristique, ce qui semble pouvoir être le cas pour une maison bourgeoise du milieu du XIX° siècle.

Pour le reste oui, tout à fait en respectant bien sûr la règlementation de protection incendie entre le niveau cuisine et les étages (qualité des matériaux, isolation du plafond & des gaines, etc.) ainsi que la règlementation dont dispose l'arrêté du 9/5/95 sur l'hygiène alimentaire ce que, attentif lecteur, vous n'avez pas manqué de noter d'autant que votre adresse électronique me laisse penser que vous n'êtes pas profane dans le métier. Bonne chance pour cette double création.

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Q157

Je veux faire des chambres d'hôtes dans mon appartement en banlieue parisienne. Je veux louer les chambres vides, sans les services de petits déjeuners, mais bien sûr à des personnes en situation de recherche d'appartement, donc de façon passagère.

  • Quelles sont donc mes obligations ?

La situation que vous décrivez ne correspond en rien à la qualification de chambres d'hôtes :

  • vous indiquez que votre appartement est en banlieue parisienne : à moins qu'il soit à Versailles, St-Germain, Rambouillet ou Chantilly... je crains que vous ne puissiez répondre à la qualification de touristique et/ou historique de votre environnement ;
  • les chambres d'hôtes doivent être meublées, comme les pièces de votre appartement et pas vides comme vous l'indiquez ;
  • vous devez pouvoir servir un petit déjeuner ;
  • vos hôtes doivent rester quelques nuits, une semaine, dix ou quinze jours... mais pas plusieurs mois ce qui pourrait être le cas dans la formule que vous envisagez où ils viendraient avec leurs meubles ;

Donc, si vous êtes propriétaire ou si locataire votre bail le permet, vous devez louer ou sous-louer des pièces de votre appartement... mais cette location ou sous-location ne se fera pas dans le contexte règlementaire de chambres d'hôtes.

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Q158

Nous envisageons de créer un hôtel *** de 10 chambres dans un petit château normand situé à la campagne. Nous logerons sur place. L'hôtel sera exploité en SARL, et les murs, propriété d'une SCI familiale.

  • Est-il nécessaire d'avoir un gardien de nuit ou notre présence la nuit est-elle suffisante ?

  • En cas d'absence, un employé - qui fera office de gardien de nuit pour l'occasion - est-elle autorisée ?

  • Pour assurer les déjeuners et dîners, nous préférons éviter la solution restaurant (la règlementation indique qu'il faut des diplômes ou de l'expérience en la matière, ce que nous n'avons pas. Trouver un cuisinier sérieux aujourd'hui, surtout en milieu rural, semble un peu aléatoire). Est-il possible de faire une table d'hôtes ?

  • Par ailleurs - autre solution - est-il possible d'avoir recours à un traiteur, et servir les repas dans l'une des salles de réception ?

Logez sur place et si, en votre absence, un membre du personnel est présent la nuit, vous êtes en accord avec les prescriptions concernant une présence la nuit dans les locaux d'hébergement.

Il est inexact de dire qu'il faut des diplômes pour exercer le métier de restaurateur : c'est malheureusement faux, mais l'expérience est indispensable et c'est vrai que dépendre, pour une petite exploitation, d'un seul salarié, peut être aléatoire.

Table d'hôtes ? Oui, vous pouvez en tenir une en respectant la règlementation exposée, à plusieurs reprises, dans les réponses de la page "Tables d'hôtes".

Oui, il est envisageable d'avoir recours à un traiteur à condition que vous soyez sûrs qu'il respecte toute la règlementation concernant l'hygiène alimentaire (en cas de défaillance, votre responsabilité d'entrepreneur principal pourrait être appelée) y compris pendant le transport des marchandises (véhicule agréé) et aussi la conservation des aliments, chez vous, doit aussi être conforme à la règlementation (arrêté du 9/5/95).

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Q159

Dans quelle catégorie sommes-nous vraiment ? Nous exploitons 5 bungalows (47 m2 : 1 chambre, 1 SdB, 1 cuisine, 1 terrasse) sous la désignation résidence hôtelière, location à la semaine, ménage quotidien. Il nous arrive de louer pour 2/3 jours. Nous recevons entre 10 et 13 personnes maximum.

  • Nous nous classons dans la catégorie : résidence de tourisme, mais le sommes-nous vraiment ?

  • En tant qu'ERP seul un extincteur est placé dans la cuisine, de plus nous ne logeons pas sur place. La femme de ménage assure une présence de 9h00 à 15h00. Quelle règlementation doit-on respecter ?

Votre classement, effectivement, ne me paraît pas évident, en effet :

  • vous ne pouvez pas être une Résidence de Tourisme puisqu'il faut une capacité minimale de 100 lits pour être classé dans cette catégorie (arrête 27 avril 1988 -art. 3) ;
  • chacun de vos bungalows n'ayant qu'une chambre, vous n'êtes pas non plus ERP puisque vous n'avez pas plus de 5 chambres ; d'autant que je pense que vos bungalows sont des immeubles distincts les uns des autres ;
  • mais ne logeant pas sur place, vous ne pouvez pas être gîte - sauf par dérogation - ni chambres d'hôtes ;

Donc, la situation ne me paraît pas simple en termes de règlementation et j'aimerais savoir ce que les pompiers ou la Commission de Sécurité en penseraient. Quand vous dites que vous avez installé un extincteur dans la cuisine, je comprends que c'est dans la cuisine de chaque bungalow ? Je pense, sauf si vous habitez à 50 km, qu'il vous faudrait réfléchir à un système d'alarme afin que vous puissiez directement ou indirectement intervenir en cas de sinistre.

Complément à Q159.
Pour votre information nous habitons à moins de cinq minutes de notre résidence.

Merci pour votre réaction sympathique. Que vous soyez à 5 minutes de vos bungalows me rassure. Mais je pense qu'il serait souhaitable que vous installiez dans chacun des bungalows un système d'alarme relié à votre domicile, pouvant basculer si vous êtes absent ; ceci n'a rien d'obligatoire, mais, en cas de sinistre, démontrerait que vous ne pouvez être taxé de négligence.

Quant à votre appellation règlementaire, je vous suggère de les considérer comme des gîtes (ruraux, d'étape selon le contexte) et si, un jour, quelqu'un vous conteste cette appellation, merci de demander sur quels textes cette remarque est fondée et de vous en produire par écrit les références ; le flou actuel de la règlementation me laisse supposer que, pour le moment du moins, vous risquez peu d'être contredit.

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Q160

J'exploite 2 gîtes situés dans ma maison, capacité maximale : 2 x 6 personnes = 12 personnes. Il y a 1 piscine partagée entre ces 2 gîtes et nous (3 personnes) ;

  • Quelle est la règlementation en matière de contrôle de la qualité de l'eau car les Gîtes de France me disent que les contrôles DDASS sont obligatoires, et l'Office du Tourisme me dit le contraire ? Ces contrôles étant payant, je voudrais les éviter...

J'ai répondu en détail à la question que vous posez en réponse à la question 91 ; vous verrez que dans la seconde partie "NORMES D'HYGIÈNE ET DE SÉCURITÉ APPLICABLES AUX PISCINES ET AUX BAIGNADES AMÉNAGÉES" la réponse à la question que vous posez est sans la moindre ambiguïté = vous devez suivre la règlementation dans la mesure où l'usage de la piscine n'est pas réservé uniquement aux membres de votre famille et comme il vous est impossible de ne pas laisser vos clients des gîtes en faire usage, vous devez ou faire les contrôles qualitatifs de l'eau ou... vider la piscine ce qui commercialement serait fort dommage : - Décret 81-324 du 7 avril 1981, modifié par Décret n° 91-980 du 20 septembre 1991 - art. 1 (JO 26/9/91).

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Q161

En vue d'une reconversion, je souhaite me porter acquéreur d'une activité chambres d'hôtes et gîtes pour en faire mon activité principale. Mon choix d'implantation n'est pas encore défini, sachant que les prix demandés pour des structures de ce type sont variables et souvent exagérés subissant, me semble-t-il, plus la loi du marché immobilier que celle de la rentabilité pure.

  • Existe t-il un mode d'évaluation réaliste ou doit-on subir nécessairement les contraintes de ce marché ?

  • Des statistiques sont-elles disponibles pour affiner au mieux un choix d'installation ?

  • Peut-on prétendre à des aides éventuelles dans le cadre d'une reprise et non d'une création ?

  • Et dans le même sens, y a t-il des régions plus appropriées si ces aides existent ?

  • Des relevés statistiques (fréquentation rapport nombre de chambres/rentabilité par exemple) sont-ils disponibles pour affiner au mieux un choix d'installation ?

  • Certains établissements bancaires sont-ils plus spécialisés dans un accompagnement de ce type ?

Je ne pense pas que dans ce domaine - chambres d'hôtes et gîtes - il existe des règles particulières d'évaluation hormis le rapport classique entre le prix d'achat et la rentabilité annuel : ce qui permet de déterminer le nombre d'années pour le retour sur investissement (l'on peut se dire que la fourchette peut être entre 7 et 10 ans). Comme il n'existe pas de vrai "marché", à ma connaissance, comment faire ?
Je pense que malgré tout, vous avez une idée des régions - donc des marchés - où vous souhaitez vous implanter ? Si vous avez présélectionné 4 ou 5 régions, je vous conseille de contacter dans chacune de ces régions l'antenne des Gîtes de France qui pourra vous donner des informations plus précises sur l'activité, la rentabilité par région ; je pense qu'ils doivent pouvoir aussi vous fournir des statistiques puisqu'ils en ont au niveau national, elles doivent logiquement venir de données fournies localement. Ils pourront aussi, je pense, vous donner des indications sur un marché d'acquisition.

Quant à la question que vous posez sur les subventions en cas d'acquisition, je pense que vous n'avez que peu de chances d'en trouver autrement que pour une création. Là aussi les antennes de Gîtes de France, qui préparent souvent des dossiers pour les subventions, pourront vous donner des précisions ainsi que le Centre de Formalités des Entreprises (CFE) des Chambres de Commerce qui appuient la création d'entreprises ce qui peut être le biais par lequel vous pourriez recevoir des aides ; mais, je ne suis pas optimiste dans un contexte d'acquisition et pas de création. Je pense qu'il serait sympathique que vous nous teniez au courant du résultat de vos démarches si vous allez dans le sens que je vous suggère.

Voir le Blog des Experts Subvention en hôtellerie par Catherine Avignon
À noter aussi que selon les départements ou les régions, les subventions pour les études concernant un projet de rénovation ou de création peuvent aller jusqu’à 80 % du montant des études avec un plafond raisonnable.

Je ne connais pas de réseaux bancaires spécialisés dans ce domaine.

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Q162

J'ai hérité d'une maison dans laquelle je suis en train de faire des travaux en vue d'y établir 5 chambres d'hôtes dont une familiale.

  • Travaillant sur mes fonds propres et sans aides ni subventions, je me demande quelle serait la solution pour pouvoir au moins récupérer la TVA des matériaux et autres investissements achetés ou effectués ?

  • Dois-je créer une société et si oui de quel type (SARL, SCI, EURL) et de quel montant pour le capital ?

  • Je suis propriétaire des lieux, dois-je les louer à cette société ?

  • En tant que gérant de ladite société dans quelle catégorie de travailleur vais-je me situer ?

  • Dois-je percevoir un salaire ?

  • Quelle serait la meilleure formule pour gérer ce patrimoine ? Déclarations fiscales ? Commissaire aux comptes ? Comment les éviter ?

Plusieurs points sont abordés dans votre question :

  • subventions : pourquoi ne pas prendre un contact avec le Centre de Formalités des Entreprises (CCI) pour voir, dans votre département, quelles sont les possibilités de subventions de Conseil Général, Chambre d'Agriculture, etc. ? Vous pourriez avoir jusqu'à 30 % du montant net des investissements, voire 40 % dans certaines régions ;

Voir le Blog des Experts Subvention en hôtellerie par Catherine Avignon
À noter aussi que selon les départements ou les régions, les subventions pour les études concernant un projet de rénovation ou de création peuvent aller jusqu’à 80 % du montant des études avec un plafond raisonnable.

  • oui, pour pouvoir récupérer la TVA des travaux, il faut créer une société ; ce crédit de TVA sera récupéré par les recettes avec TVA ; ce qui veut dire que dès à présent, vous n'envisagez pas de profiter de la possibilité de faire vos ventes en exonération de TVA, si vos ventes annuelles sont inférieures à 76 300 € (voir réponse à la question 9) ?
     
  • mais ayant une société, peut-on récupérer la TVA, sans attendre d'avoir un chiffre d'affaires d'un montant suffisant pour générer des ventes avec TVA ? Cela me paraît possible encore faudrait-il le vérifier auprès de votre centre des impôts ;
     
  • je pense que vous pouvez créer une SARL à laquelle, vous pourriez louer les locaux destinés à la location en chambres d'hôtes ; c'est cette société qui financera les travaux (pour permettre la récupération de la TVA) et qui exploitera les chambres d'hôtes ;
     
  • vous pouvez être gérant majoritaire mais non-salarié - ce qui évite les charges, mais vous prive des couvertures sociales -, votre rémunération se faisant par les bénéfices ;
     
  • vous pouvez être gérant minoritaire et salarié avec les charges afférentes à tout emploi salarié ; tous ces choix dépendent de votre situation personnelle, en général ;
     
  • si vous avez cette activité, vous êtes bien obligé de déclarer votre chiffre d'affaires et vos résultats selon les procédures de droit commun, soit sur la base de l'IRPP et des BIC, soit en présentant les résultats de la société (il y a beaucoup d'interventions sur ce thème dans les réponses aux questions 6, 15, 18, 40 et 47 de la page "Fiscalité : IRPP, BIC") ;
     
  • si vous avez une SARL, vous n'êtes pas obligé d'avoir un Commissaire aux Comptes ; un comptable seul, pour sortir le compte de résultats et le bilan à moins que vous ne puissiez le faire vous-même.

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Q163

J'ai acquis une propriété comprenant : deux maisons jumelées (ou mitoyennes), ma résidence principale + un futur gîte, deux autres maisons jumelées pour deux futurs gîtes, deux maisons indépendantes à rénover pour deux autres futurs gîtes ; soit une future capacité d'accueil (hors résidence principale) de 10 chambres pour 21 personnes. Mes questions sont les suivantes :

  • La notion d'ERP s'entend-elle au niveau de la propriété ? par bâtiment ? Par gîte (chaque gîte ayant son entrée indépendante) ?

  • Le cas échéant, l'accès aux personnes à mobilité réduite doit-il être assuré pour l'ensemble des chambres, ou pour un quota à respecter ?

  • La notion de présence permanente est-elle associée exclusivement à la fonction chambre d'hôtes ou est-elle également importante pour la seule location de gîte ?

  • La séparation entre résidence principale et gîte (mitoyens) peut-elle être assurée par une porte isophonique ? coupe feu ? Coupe feu et isophonique ?

  • Pour assurer le transport éventuel des personnes entre gîte et gare avec un véhicule personnel, faut-il une autorisation spéciale (cf. question 137) ?

  • Pour les emmener en excursion en zodiac, faut-il un permis de navigation (de commerce ?) autre que le permis mer ?

  • La proposition de forfait W-E avec gîte + excursions nécessite-t-elle un statut d'agence de voyage (cf. question 142) ?

  1. la question ERP s'entend par établissement, donc par bâtiment ;
  2. surtout, dans des bâtiments existants, l'accessibilité pour les personnes à mobilité réduite est à considérer globalement afin de pouvoir accueillir des handicapés dans un ou plusieurs secteurs de l'ensemble ;
  3. La notion de logement permanent est aussi valable pour la location des gîtes ; mais, dans le cas que vous décrivez, il faut, je pense, étudier les solutions d'alarme pour les hébergements les plus éloignés ;
  4. Une porte de séparation entre votre résidence principale peut bien idéalement être coupe-feu et isophone mais, là encore, avec une possibilité d'alerte ;
  5. vous n'avez pas besoin d'autorisation spéciale pour le transport des vos clients entre gare et résidence (mais pour ce faire vous devez demander un agrément au service "Agence de voyages" de la préfecture de votre département - Loi N° 92 - 645 du 13 juillet 93 – Titre III, article 7 - Mise à jour septembre 2007). Et je vous recommande une spécification très précise dans votre police d'assurance car vous ne transporterez pas que votre famille ou des amis mais l'objet sera, directement ou indirectement, commercial (le surcoût doit être faible d'ailleurs) ;
  6. je suis incapable de répondre à votre question sur les autorisations éventuelles à obtenir pour des excursions - en mer, je suppose - en zodiac ; je vous suggère de vous adresser aux Affaires Maritimes ;
  7. non, un hôtelier - mais par extension c'est aussi valable dans votre cas - peut tout à fait vendre des packages comprenant un forfait week-end avec des activités diverses, mais pour ce faire vous devez demander un agrément au service "Agence de Voyages" de la Préfecture de votre Département (Loi N° 92-645 du 13 juillet 1992 ­ Titre II, article 7) ; comme dit dans les questions 9 et 31 de la page "Fiscalité : TVA" et à la question 47 page "Fiscalité : IRPP-BIC", il faut faire attention à la ventilation des recettes pour l'éventuelle TVA et pour faire, en analytique, un petit suivi de l'exploitation.

Complément à Q163 :

  • Pouvez-vous me donner la référence du texte relatif à la présence permanente sur site ?

Le texte rendant obligatoire la présence la nuit dans les locaux à sommeil est l'article PE 27 de l'arrêté du 22 juin 1990 du Code de la Construction (J.O. du 26/8/90) : "Un membre du personnel ou un responsable au moins doit être présent en permanence lorsque l'établissement est ouvert au public".
Cela concerne les établissements classés en ERP (établissements recevant du public).

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Q164

Mon amie et moi-même sommes en train de faire une étude de marché pour créer une chambre d'hôtes en Pyrénées Atlantique (vallée d'Ossau). Mon amie est employée et je suis demandeur d'emploi.

  • Cette potentielle activité peut-elle me suffire pour régler mon investissement et me permettre de vivre ? en sachant que nous devons investir dans l'immobilier.

  • Ou bien dois-je avoir une activité complémentaire ?

Vous posez une question dont l'étude de marché que vous êtes en train d'entreprendre devrait vous donner la réponse.

Mais, tout en ne pouvant vous répondre que d'une façon très générale, car précisément en ne connaissant pas le marché dans lequel votre produit va se situer, je ne peux que vous recommander d'être très prudent.

Ayant déjà indiqué que le taux d'occupation annuelle pour la France pour les chambres d'hôtes était inférieur à 40 % ; vous trouverez aussi certains des tarifs appliqués en particulier dans les Gîtes de France ; si vous prenez le ratio de 72 % de frais (amortissement, intérêts compris) de la Direction Générale des Impôts, il m'étonnerait fort que vous arriviez à la conclusion que vous puissiez vivre de cette seule activité.

Ne perdez pas de vue, non plus, qu'avec une seule chambre, vous avez plus de mal à vous situer sur le marché qu'avec 4 ou 5, votre visibilité vis-à-vis de la clientèle, des éventuels prescripteurs est plus faible. A priori considérez que c'est une activité complémentaire, un revenu complémentaire.

Complément à Q164 :

Nous venons de prendre connaissance de votre réponse à notre question. Il semble que nous nous soyons mal exprimés. Mon amie conserverait son activité de salariée et moi je serais principal actionnaire de ce projet de chambre d'hôtes.
Mais ce ne serait pas qu'un seul lit ou qu'une seule chambre mais plutôt 3 ou 4 chambres. Nous souhaitons bien évidemment pouvoir dégager un salaire de cette activité. Vous, savez-vous si la moyenne de fréquentation en Béarn est supérieur ou inférieur à la moyenne nationale ?

Je ne sais pas si les taux de fréquentation des chambres d'hôtes en Béarn sont semblables ou différents de la moyenne nationale ; je pense qu'un contact avec le Comité Départemental du Tourisme (CDT) ou le conseiller Tourisme de la Chambre de Commerce peut vous éclairer ; vous pouvez aussi - mais au risque de vous engager un peu - prendre contact avec l'antenne départementale des Gîtes de France et/ou les tenanciers de chambres d'hôtes dans votre région (mais je croyais que vous faisiez une étude de marché ?). Sans préjuger du résultat de ces recherches, il ne me paraît pas certain du tout que, même avec 3 ou 4 chambres, vous puissiez faire supporter un salaire à cette exploitation.

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Q165

Les réponses aux questions posées sont claires et précises et à ce sujet voici la mienne faisant suite à celle précédemment posée. N'étant pas raccordé au réseau d'évacuation de la ville, je me trouve dans l'obligation de créer une fosse toutes eaux.

  • Pourriez-vous m'indiquer le volume de la fosse à installer sachant que j'aurai 5 chambres d'hôtes dont une familiale et que je souhaite faire des séminaires et recevoir des groupes allant jusqu'à 150 personnes pour des mariages ou autres ?

Réponse à Q165 de Nelly Rioux  : depuis quelques années la gestion de l'assainissement autonome est à la charge des collectivités. En fonction du lieu de résidence, la mairie (ou les services techniques de l'état, DDE/DDAF par exemple, voir DDASS ou Agence de l'EAU) doit indiquer à ses administrés le type d'assainissement autonome à mettre en place en fonction de plusieurs critères :

  • nature des rejets (eaux usées, eaux vannes...) ;

  • nombre de résidents et/ou volumes consommés ;

  • type de terrain (nature du sous-sol, topographie du terrain...) ;

  • exutoire du rejet (ruisseau à proximité ou pas...) ;

  • règlement d'assainissement de la collectivité disponible en mairie.

Le dimensionnement et le type de filière d'assainissement à mettre en place vont dépendre de ces différents critères. Toutefois si le réseau d'assainissement collectif passe à proximité de votre habitation, vous êtes dans l'obligation règlementaire de vous raccorder.

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Q166

Nous sommes pacsés depuis 4 ans. Je suis salarié et ai ma résidence principale à Paris. Mon partenaire habite une maison de hameau en Haute Provence, qui est ma propriété. Je me rends dans cette maison chaque week-end et y passe presque toutes mes vacances. Nous vivons à deux avec mon salaire confortable car mon partenaire n'a pas d'activité principale. Néanmoins, dans la maison, il accueille en chambres d'hôtes (3 chambres, 6 personnes maximum) et table d'hôtes, essentiellement d'avril à septembre : il en reçoit 10 000 € maximum par an pour les chambres (petits déjeuners inclus) et il prépare parfois les repas et reçoit au maximum 5 000 € par an. Il n'établit pas de factures, mais indique le montant à payer sur un papier qu'il remet. Il ne garde aucune trace des sommes encaissées (juste le total sur un carnet). Cette activité n'est enregistrée nulle part (ni en CCI ni aucun autre organisme), mon partenaire n'a fait aucune déclaration ni aucune demande de quoi ce que soit. Ses hôtes viennent par l'office du tourisme, un site Internet et le bouche à oreille.

  • Nous établissons une déclaration de revenus incluant mon seul salaire et une déclaration 2042C avec les recettes cumulées chambres + table d'hôtes dans la rubrique BIC non professionnels case OO (celle du conjoint). Sommes-nous dans la légalité ?

  • Sinon, que nous conseillez-vous de faire ?

Le modus operandi que vous décrivez est, pour l'essentiel, peu critiquable ; quelques précisions ou questions, cependant :

  • les factures doivent être établies en bonne et due forme dans deux cas : si le client en demande une ou si le montant à régler est supérieur à 15,24 € (APCE édition 2004) ;
  • mais vos chiffres d'affaires sont en dessous des seuils rendant la TVA obligatoire (voir réponse à la question 9 sur la page "TVA") ;
  • il est obligatoire d'informer officiellement la mairie de l'exploitation des chambres d'hôtes ;
  • l'activité de table d'hôte, étant occasionnelle et de faible importance dans votre cas, n'impose pas une inscription au Registre de Commerce et des Sociétés mais :
  • l'acquisition d'une petite licence restauration est obligatoire afin de pouvoir servir des boissons (vins, bière, cidre) à l'occasion des repas : vous la trouvez à la recette buraliste ;
  • vous devez respecter les obligations d'hygiène alimentaire (arrêté 9/9/95), voir les indications de la page "Table d'hôtes" questions 42, 64, 102 et 115 ainsi que les questions 77 et 120 de la page "Service vétérinaire" ;
  • Peut-être plus de rigueur serait souhaitable dans l'enregistrement des recettes pour pouvoir satisfaire à un éventuel contrôle ;
  • la déclaration fiscale est correcte ; les contrôleurs des impôts faisant, je suppose, eux-mêmes l'abattement forfaitaire pour les charges ;

Donc, vous voyez, pas grand-chose à améliorer pour être en totale conformité.

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Q167

Mon mari et moi habitons actuellement en Alsace. Nous souhaiterions faire l'acquisition d'une ferme dans les Vosges en vue d'en faire notre habitation principale et de créer 5 ou 6 chambres d'hôtes. D'après ce que j'ai lu, mieux vaudrait avoir 5 chambres d'hôtes au maximum pour ne pas avoir trop de changement règlementaire. Nous devrions normalement avoir des offres de prêts intéressants pour le premier achat d'une résidence principale et des subventions pour la création d'entreprise.

  • Pourriez-vous me communiquer des sites et organismes auxquels m'adresser pour débuter le dossier ?

  • Combien de temps pensez-vous que ça pourra prendre avant de pouvoir débuter l'activité ?

  • De plus, ce serait mon activité principale, dois-je créer une société ?

Vous trouverez dans ce Blog des Experts les réponses à quasiment toutes les questions que vous posez ; quelques précisions cependant :

  • la meilleure solution pour démarrer votre dossier est de contacter, à votre CCI, le Centre de Formalités des Entreprises (CFE) pour informations sur le dossier pour les subventions que devez pouvoir obtenir (décision Région ou Département) ;

  • quant à la création d'une société, elle n'est pas obligatoire sauf si cela vous était demandé pour l'obtention des subventions - ce qui n'est généralement pas le cas ; même si vous deviez créer une société, il ne faut que 2 à 3 semaines pour obtenir le Kbis (document attestant de l'immatriculation) et vous pouvez toujours fonctionner en attendant dans le cadre d'une société en cours de constitution. Donc tous ces délais peuvent être très courts et prendront moins de temps que les formalités d'achat de votre ferme : seul, le temps nécessaire à l'obtention des subventions est incertain.

Mise à jour août 2007 : le Décret n° 2007-1173 du 3/8/07 limite à cinq le nombre de chambres d’hôtes possibles chez l’habitant.

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Q168

Mes parents sont propriétaires d'un hôtel-restaurant dans lequel un incendie s'est déclaré, il y a quelques mois. Seul l'hôtel a été touché et nous avons discuté de la possibilité de ne pas reprendre leur activité d'hôtellerie telle qu'elle existait mais plutôt sous la forme de chambres d'hôtes.

  • Est-ce compatible avec l'activité de restauration qu'ils maintiendraient ?

  • Il y a t-il des formalités particulières pour transformer l'activité ?

Il n'y a pas la moindre incompatibilité entre les activités d'une restauration et celle d'une exploitation de chambres d'hôtes mais :

  • ne perdez pas de vue que les chambres d'hôtes sont, dans l'esprit, des pièces de l'habitation principale mise à la disposition de clients/amis ; l'utilisation de cet ancien hôtel permet-elle cette approche ? Avez-vous, ou d'autres membres de la famille, l'intention d'en faire votre demeure ?
  • vous ne parlez pas du nombre de chambres que vous pourriez avoir ; certes, il n'y a pas de précision dans la règlementation, mais au-dessus de 12/15 chambres, je pense qu'il peut être difficile de soutenir qu'il ne s'agit pas d'un hôtel, surtout... pour un ancien hôtel ;
  • autrement, les formalités sont simples ; il faut informer la préfecture, la mairie, l'Office du Tourisme, le Greffe du Tribunal de Commerce pour porter les modifications de sur le Kbis...

Complément à Q168 :

L'hôtel sert également d'habitation principale pour mes parents et seules 8 chambres étaient louées. Si nous envisageons le changement, c'est qu'en faisant les nouveaux travaux mes parents souhaitent développer la partie habitation personnelle et réduire la partie louable à 5-6 chambres.

Les précisions que vous donnez me permettent de vous rassurer complètement :

  • vos parents en en faisant leur résidence principale sont tout à fait dans l'esprit chambres d'hôtes ; il est souhaitable de prévoir une zone salon où les clients/amis pourront être accueillis ;
  • avec 5 ou 6 chambres, vous pourrez résister aux pressions de vos confrères hôteliers.

Mise à jour août 2007 : le Décret n° 2007-1173 du 3/8/07 limite à cinq le nombre de chambres d’hôtes possibles chez l’habitant.

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Q169

Nous avons ma femme et moi un projet en cours d'aménagement d'un gîte rural dans des anciennes écuries faisant partie de notre résidence principale. Pour ce projet, nous sommes accompagnés par les Gîtes de France et le Conseil Général de notre région. Nous en sommes au stade où nous attendons l'acceptation du permis de construire pour lancer via l'architecte l'appel d'offres aux entreprises. L'ouverture de ce gîte est prévue pour l'été 2006. En parallèle, mon épouse (qui est demandeur d'emploi) effectue une formation de moniteur équestre avec une spécialisation en attelage qui doit aboutir également à l'été 2006. Notre objectif est d'associer à l'activité d'accueil en gîte rural, des prestations équestres (promenades, loisirs, pension pour chevaux, leçons d'attelage, etc.). À cette fin, nous avons également entrepris la construction de 7 boxes que nous finançons actuellement sur nos fonds propres. Pour compléter ces éléments de contexte, j'ai l'intention de conserver mon emploi pour encore 8 années et le fonctionnement du gîte et de la structure équestre devrait être pris en charge totalement par mon épouse.

  • Comment procéder pour déterminer le meilleur montage pour réaliser ces 2 activités et quelles questions faut-il se poser ?

  • Si j'ai trouvé des informations très précieuses dans l'ensemble des questions et réponses apportées, l'ajout de l'activité équestre complique la donne et j'ai un peu de mal à m'y retrouver (statut agricole, avec activité complémentaire gîte,- 2 entreprises séparées,- création d'une société ? ) ?

Une dernière information : le CA annuel prévisionnel devrait se situer entre 10 000 et 20 000 €, l'investissement de création des boxes est de l'ordre de 60 000 € et l'aménagement du gîte devrait être de 150 000 €. L'opération relève plus de la valorisation du patrimoine et de la recherche de convivialité à partager (accueil et cheval) que de la recherche de rentabilité.

  • en effet, la partie équestre de votre projet peut avoir une incidence sur la structure à donner grâce à sa nature propre, mais à cela je ne suis pas capable de répondre ; par contre je pense que la Chambre d'Agriculture de votre région peut vous donner des précisions qu'il pourrait être utile de partager, car avons plusieurs questions liées au domaine de l'équitation ;
  • si cet aspect de votre activité ne vous donne pas des obligations - ou des avantages - spécifiques, il me semble qu'une simple SARL peut à la fois gérer les deux exploitations ; mais avec les chiffres d'affaires prévisionnels que vous indiquez, une société n'est pas indispensable et vous pouvez aussi bien fonctionner, au moins pour débuter, avec une simple déclaration IRPP et BIC ;
  • tout dépend aussi si votre épouse souhaite avoir une rémunération de salariée ce qui n'est possible qu'avec une société, laquelle pourra aussi supporter les amortissements de vos investissements ;
  • l'aspect responsabilité civile devra, de toutes façons, être bien étudié pour - en particulier - toute l'activité équestre ;
  • vous êtes évidement conscient qu'avec 6 chambres, votre gîte rural sera un ERP.

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Q170

Nous souhaitons acheter un hôtel-restaurant fermé depuis 2 ans qui comprend 6 chambres avec chacune une salle de bains attenante au 1er étage ; notre logement se situerait au 2e étage et au rez-de-chaussée se trouvent 2 salles de restaurant et 1 bureau. Nous souhaitons transformer l'activité hôtel en chambres d'hôtes (6) et en location de salles pour banquets et séminaires et éventuellement profiter de la licence 4 pour faire une activité de débit de boissons en terrasse en été.

  • Est ce que notre démarche est censée et sous quelle forme ?

L'architecture de l'hôtel est plus proche d'une grande maison bourgeoise.

Le projet que vous décrivez paraît tout à fait cohérent ; il me paraîtrait souhaitable qu'un espace soit trouvé au rez-de-chaussée pour un coin-salon où vous pourriez aussi servir les petits déjeuners.

Mais quant à l'exploitation de la terrasse avec la licence IV, il faut vous méfier des questions de délais car la non-exploitation d'un débit de boissons pendant 3 ans, rend la licence caduque : L.3333-1 du Code de la santé publique : "Un débit de boissons de 2ème, 3ème ou 4ème catégorie, qui a cessé d'exister depuis plus de 3 ans est considéré comme supprimé et ne peut être transmis". À part ce point à bien vérifier, l'ensemble se présente bien : vous serez certes ERP (6 chambres) ; au premier étage, l'accessibilité aux handicapés n'est peut-être pas évidente, mais pour un bâtiment existant, vous aurez une dérogation.

Mise à jour août 2007 : le Décret n° 2007-1173 du 3/8/07 limite à cinq le nombre de chambres d’hôtes possibles chez l’habitant.

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Q171

Je souhaite créer des chambres d'hôtes en Haute-Normandie :

  • Quelles sont les subventions possibles (réellement perçues) sans que l'on soit obligé de passer par les Gîtes de France ?

La Haute-Normandie est bien une région dans laquelle l'exploitation des chambres d'hôtes fonctionne bien (marchés britannique et parisien, entre autres). Quant à connaître les subventions possibles, vous devez vous adresser à la CCI, Centre de Formalités des Entreprises, ces décisions dépendant de chaque Conseil Général ou Régional, le passage par les Gîtes de France, pour la préparation du dossier n'est pas une obligation. Le maximum généralement possible comme taux de subvention par rapport à l'investissement net est de 30 %, voire 40 % dans certaines régions.

Voir le Blog des Experts Subvention en hôtellerie par Catherine Avignon
À noter aussi que selon les départements ou les régions, les subventions pour les études concernant un projet de rénovation ou de création peuvent aller jusqu’à 80 % du montant des études avec un plafond raisonnable.

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Q172

J'envisage la création d'une ferme équestre multi-loisirs avec petit élevage de chevaux (3 poulinières, 1 étalon) plus une cavalerie d'une douzaine de chevaux de randonnée pour emmener des groupes à l'heure, à la journée voire en randonnée itinérantes, location de VTT, piscine, activités manuelles (bricolage, peinture paysanne). Mon installation se ferait dans une ferme EN LOCATION pourvue de grandes dépendances à aménager et d'une grande habitation permettant d'ouvrir tout de suite deux chambres d'hôtes. Mais, dans mon esprit, le projet final se composerait d'un gîte familial pour un accueil maximum de 8 personnes et d'un gîte d'étape et de séjour d'une capacité maximum de 12 personnes.

  • Voulant rester en location dans un premier temps car financer l'achat est au-dessus de mes moyens, puis-je envisager une association avec le propriétaire ?

  • Précisions : le propriétaire est agriculteur exploitant principal ; moi je serais inscrite aussi à la MSA (mais en tant que cotisant solidaire car sinon je devrai payer des charges même en cas de pertes), mais cette décision n'est pas irrévocable, peut-être ai-je intérêt à m'installer exploitant principal pour profiter de la prime d'installation JA et des prêts bonifiés JA aussi ?

  • Il faut que je le calcule mais ce n'est pas simple !
    Dans l'affirmative doit-on créer une société ? Quelle serait la ou les meilleures formules ?

  • Comment séparer les deux activités celle du propriétaire et la mienne ?

  • Cette association permettrait au propriétaire de valoriser son bien, mais est-ce que mes investissements financiers et personnels (je compte réaliser moi-même une grande partie des travaux d'aménagement) seront pris en compte par exemple dans la part de capital de la société créée ?

  • et si au démarrage, je suis en deçà du seuil d'imposition le fait d'avoir une société ne va-t-il pas m'obliger à payer des impôts quand même ?

  • J'envisage une association de 10 ans (durée d'affiliation imposée par les Gîtes de France en cas de subventions) : comment seront répartis les bénéfices éventuels de mon activité ? le propriétaire devra-t-il en toucher une partie ?

  • Au bout de 10 ans ou l'un rachète la part de l'autre (part immobilière pour moi, ou investissement et valeur ajoutée à la maison pour le propriétaire) ou l'on vend tout, ou l'on continue comme ça. Mais si le propriétaire décide de vendre avant l'échéance des 10 ans que se passe-t-il ?

  • Est-il possible d'inclure une clause quelque part dans les statuts de ladite société ?

  • Autres questions : en cas de subventions pour les travaux, qui les touche, moi, la société ou le propriétaire des lieux ?

  • Autre problème : pour remplir la saison creuse j'envisage de proposer des stages de peinture paysanne (peinture sur meubles) ; la CCI me dit que, dans ce cas, je serai considérée comme artisan et donc taxée en conséquence : qu'en est-il ?

Car cette activité, vous l'aurez compris, s'inscrirait dans la structure multi-loisirs que j'envisage et (désolée) mais j'ai bien l'intention de réaliser les études de marchés, et autres EPI moi-même !

Pour ce projet, intéressant, que vous souhaitez développer, la question primordiale est la relation entre vous-même et le propriétaire des lieux. Tout est possible, mais c'est un véritable contrat de longue durée à établir avec les droits et devoirs de deux parties, l'évolution du projet, la possibilité de vendre à des tiers ou à l'autre partie, les règles permettant déjà de déterminer les conditions de cession, etc. Ce type de contrat peut très bien porter sur un nombre d'années important (certains analogues couvrent des périodes de 15 ou 20 ans). C'est donc d'abord une négociation avec votre propriétaire : quand vous êtes d'accord entre vous sur les objectifs, les modalités, les durées, les prix, il n'y a plus qu'à mettre tout cela "en musique" par écrit et ce n'est pas le plus difficile.
Bien sûr, dans cet accord doit être tenu compte du statut rural ou pas, JA (Jeunes Agriculteurs) ou pas et des primes ou subventions que pourriez l'un ou l'autre obtenir et qui feront partie de vos accords.

Répondre de façon précise à chacune des questions que vous posez est impossible car il faut d'abord savoir ce que l'un et l'autre voulez, quels risques l'un et l'autre pouvez envisager de prendre, quels sont vos objectifs à moyen et long termes ?

Les activités complémentaires de multi-loisirs me paraissent plus faciles à traiter d'une façon ou d'une autre quand vous aurez déjà un accord de principe sur le projet avec votre propriétaire.

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Q173

Je possède une maison bourgeoise qui est à vendre sur l'Île de Ré qui conviendrait pour la création de chambres d'hôtes.

  • Merci de me conseiller un site lequel me donnera éventuellement la marche à suivre pour la mettre en vente ?

Il n'y a pas, à ma connaissance, actuellement de site dédié à la vente et l'achat de maison ayant une vocation de chambres d'hôtes ; votre présence sur ce Blog des Experts peut vous aider puisqu'il répond à plusieurs dizaine de questions.
Vous pouvez aussi prendre contact avec les annonceurs spécialisés dans l'Hôtellerie dont certains sont publiés dans le journal l'Hôtellerie Restauration

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Q174

Nous désirons, une amie et moi, faire des chambres d'hôtes pour des cavaliers de passage en stage de dressage chez nous, avec leurs propres chevaux :

  • Doit-on fournir tous les repas ou simplement le petit déjeuner ?

  • Et quelle serait la solution provisoire pour mon amie qui ne travaille pas, et moi qui vais continuer mon activité de fonctionnaire, afin de voir comment se passe notre activité ?

  • Quelle solution choisir pour une association, et quelles sont nos obligations vis-à-vis de nos cavaliers qui seraient maximum 6 ?

Une exploitation de chambres d'hôtes, c'est hébergement et petit déjeuner, à la maison.

Si autour de chez vous, il existe des possibilités de restauration, vous n'avez aucune obligation de fournir des repas donc de faire aussi "table d'hôtes" ; vous seul pouvez répondre à cette question.

Par contre, s'il n'y a pas le "pain et le sel" pour les cavaliers, vous devrez, je pense, avoir l'avoine et le foin pour les chevaux !

Vous pouvez toujours créer une société (SARL) avec une répartition des parts de celle-ci en fonction de vos apports, en envisageant une rémunération de votre amie pour le travail plus important qu'elle effectuera.

Les obligations envers les cavaliers ? Classique en ce qui concerne les chambres et la table d'hôtes éventuelle, en ce qui concerne l'aspect dressage, je n'ai aucune idée particulière ne sachant pas qui va faire quoi (mais je pense, bien sûr, à l'aspect assurance responsabilité civile).

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Q175

Je suis actuellement en travaux pour ouvrir dans un même bâtiment (une ancienne grange rénovée) deux gîtes ruraux en micro entreprise (5 chambres au total pour les deux gîtes) : la mairie vient de m'appeler pour la préfecture qui demande si la commission de sécurité était passée...

  • À quel moment et à qui dois-je demander un contrôle ? ou est-ce automatique et est-ce obligatoire ?

Petit problème de vocabulaire d'abord : ce ne sont pas vraiment des "gîtes" que vous pouvez ouvrir dans un même bâtiment, une grange en l'occurrence : un gîte doit être isolé, entouré d'un espace comme jardin, cour, champs, verger de quelques centaines de mètres carrés (les Gîtes de France parlent de 400 m2).
Non, vous allez ouvrir des appartements meublés, destinés à la location touristique ; ma remarque ne se veut pas sémantique, mais vous pourriez, en commercialisant votre "produit" sous la terminologie de "gîte" avoir des soucis soit avec des clients comprenant mal votre offre ou les services de la répression des fraudes pouvant, même si c'est peu probable, vous reprocher une publicité inexacte, voire mensongère.

Mais ceci n'était pas l'objet de votre message :un maire, un préfet (et ses services) peuvent de leur simple autorité, sans avoir à en expliciter la cause, demander une visite de la Commission de Sécurité (qui peut d'ailleurs, elle aussi, se missionner) que vous soyez ERP ou pas, comme c'est votre cas.
Donc, non vous n'êtes pas classé ERP puisque vous n'avez que 5 chambres à la location et donc ce contrôle n'est pas règlementairement obligatoire, mais il le devient s'il est demandé.

Prenez contact avec la Commission de Sécurité en expliquant que vous n'êtes pas ERP, mais que la mairie vous a indiqué que la préfecture demandait si la Commission de Sécurité était déjà passée ; faire cette demande par écrit peut s'avérer utile (copie à la mairie).

Complément à Q175 :

Je suis étonnée sur la définition de "gîte". J'avais entamé une procédure avec Les Gîtes de France qui n'a pas abouti de mon fait et c'est eux qui m'ont fait les plans, ils connaissaient donc la mitoyenneté de mes gîtes et n'ont pas refusé.
Si je n'avais pas abandonné l'idée de me lier aux Gîtes de France, je serais labellisée avec deux gîtes mitoyens. J'ai cherché dans le dictionnaire, rien d'intéressant, vous me mettez un doute et je ne voudrais pas être hors la loi...

Merci pour cette réaction intéressante ; voici mes sources :

  • Guide du créateur des "Gîtes de France" page 12 : "un gîte doit au minimum répondre aux conditions suivantes : être d'usage totalement indépendant et disposer d'une entrée indépendante / offrir nécessairement un terrain attenant si possible clos" ; dans le même document, il est indiqué que le terrain doit avoir dans les 400 m2 ;
  • dans la fiche de l'APCE (dépendant du Ministère des PME) édition avril 2003, il est dit page 4 : "Les gîtes ruraux sont des hébergements de vacances... dans une maison située au cœur d'un environnement rural caractérisé".

Comme il n'y a pas de définition légale, vous ne risquez pas d'être dans l'illégalité et vous pourrez toujours arguer de l'avis des Gîtes de France sur le projet pour exciper de votre bonne foi et, après tout, deux hébergements mitoyens dans une même maison, cela doit aussi pouvoir se justifier, donc dormez en paix.

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Q176

J'exploite 3 chambres d'hôtes dans ma maison principale et plusieurs clients souhaiteraient consommer un apéritif, voire un digestif le soir.

  • Puis-je facturer cette prestation, sachant que je ne possède aucune licence de débits de boissons ?

Non, vous ne pouvez faire aucune vente de boissons alcoolisées sans avoir la licence "boissons" appropriée.

Mais rien ne peut vous empêcher d'offrir un apéritif ou un digestif à vos "clients/amis".

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Q177

Nous venons d'ouvrir une première chambre labellisée par les Gîtes de France. Et nous prévoyons d'en ouvrir 4 autres. Cependant, quand je parle de chambre, il faut plutôt appeler cela une suite (un espace privé de 60m2, avec un WC indépendant, une sdb, et 2 chambres). Nous serions ainsi, sous réserve de ne pas dépasser 15 personnes maximum à un instant "t", dans la logique des Gîtes de France.

  • D'où ma question, comment définir une chambre, sachant que pour la première, nous avons eu une subvention pour une chambre et non pour 2 ?

  • Dans la même logique, nous prévoyons d'ouvrir dans le bâtiment jouxtant notre demeure, un gîte d'étape ou de séjour. Celui-ci était déjà équipé par l'ancien propriétaire de 10 chambres avec des blocs sanitaires. Si je reprends la logique précédente, pour ne pas être en ERP, il nous faudrait donc abattre quelques cloisons pour n'avoir plus que 5 chambres, ou plutôt suites, tant que nous n'avons pas plus de 19 personnes. Est-ce exact ?

  • Plutôt que d'abattre des cloisons nous pourrions aussi cloisonner cela en 4 suites disposant chacune de 2 lavabos, sa douche et son WC. Toujours exact ? Le tout sans notion d'ERP ?

NB : je tiens à préciser qu'en complément, le gîte disposerait des salles nécessaires de restauration, de vie...

Ce que vous dites sur le classement ERP est tout à fait exact concernant le nombre de chambres et le nombre de clients mais attention, ces directives ne sont pas, pour une Commission de Sécurité "La Loi et les Prophètes", elle pourra, de sa propre autorité, vous imposer tous les éléments de la règlementation comme si vous étiez ERP.

Donc, je vous conseille, avant de commencer à abattre des cloisons - ce qui peut s'avérer inutile, voire contre-productif, de demander à des représentants de cette commission, une consultation, voire officiellement une visite.

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Q178

Je reviens sur plusieurs de vos réponses données sur le plan fiscal.
À deux reprises, vous citez la déclaration sur le formulaire n°2031. Or celui-ci concerne les entreprises soumises aux BIC, au régime réel. Les entreprises ayant opté pour le régime micro (c'est un régime fiscal simplifié et non une forme juridique) sont dispensées de produire une déclaration de résultats spécifiques. Les contribuables portent directement sur leur déclaration n° 2042 (d'IRPP) le montant du chiffre d'affaires annuel et des plus ou moins-values réalisées au cours de l'année.

  • Il n'y a donc pas d'imprimé 2031 pour les entreprises au régime "micro".

  • Le régime "micro" ne s'applique qu'à des entreprises (individuelles) immatriculées. Il ne peut pas s'appliquer à des particuliers.

  • Dans le cas du régime de micro-entreprise (limité à 76 300 € de CA en 2005), l'administration des impôts pratiquera un abattement forfaitaire de 72 % (pour l'activité de fourniture de logement, en 2005) ; il n'y a pas à déclarer ses charges réelles.

  • En réponse à la Q62, vous indiquez qu'il n'y a pas à créer d'entreprise sous le seuil de 73 000 €. Cette affirmation me semble inexacte.

  • En réponse à la Q63, vous préconisez l'inscription au CFE (Centre de Formalité des Entreprises). Cette formalité aura notamment pour conséquences l'immatriculation comme entreprise et les assujettissements fiscaux et sociaux.

Bien se renseigner avant de s'immatriculer.

Je vous remercie de votre intervention qui me permet de préciser et rectifier certaines des informations données précédemment :

  • il est bien exact que l'utilisation du formulaire fiscal de déclaration N° 2031 concerne les sociétés ;
  • et que "la taxation au titre des BIC concerne notamment les particuliers qui assurent l'hébergement et le service du petit déjeuner (bed and breakfast) BIC-II-10900 S, lesquels doivent faire leur déclaration IRPP sur l'imprimé déclaratif 2042 ;
  • "Si le propriétaire est une société passible de l'impôt sur les sociétés, c'est cet impôt qui est applicable" BIC-II-10900 S ;
  • "Sont... considérées comme non professionnelles les personnes qui ne sont pas inscrites en qualité de loueur en meublé professionnel au registre de commerce" et "les personnes qui, bien qu'inscrites au registre du commerce en qualité de loueur en meublé professionnel, retirent de cette activité à la fois un montant de recettes annuelles inférieur ou égal à 76 300 € et moins de 50 % de leur revenu total" BIC-XIV-15400 S ;
  • en ce qui concerne l'abattement fait par l'administration automatiquement sur la base de 72 % pour les recettes hébergement et de 50 % sur les autres recettes, j'ai interrogé la DGI qui me confirme qu'il est tout à fait possible de faire une déclaration des charges séparées - sur papier libre - si l'exploitant estime - et justifie - que ses charges réelles sont supérieures à ces niveaux, ce qui peut être facilement possible si l'on tient compte de l'amortissement des investissements et des intérêts des emprunts ;
  • le régime de la micro-entreprise est un choix possible si les recettes sont inférieures à 76 300 € pour la fourniture de prestations d'hébergement et de denrées à consommer sur place et 27 000 € pour les prestations de services ;
  • pour pouvoir bénéficier du régime du réel simplifié, il faut que le chiffre d'affaires n'excède pas 763 000 €. à partir de 763 000 € de chiffre d'affaires, c'est le régime normal pour les entreprises qui s'applique ;
  • en ce qui concerne les agriculteurs exploitant gîtes ruraux ou chambres d'Hôtes, ils peuvent rattacher les revenus provenant d'activités touristiques à leurs bénéfices agricoles lorsque ceux-ci n'excèdent pas 30 000 € et ne représentent pas plus de 30 % du chiffre d'affaires agricole ; autrement, les agriculteurs doivent faire une déclaration séparée pour chacune de leurs activités ;
  • en ce qui concerne le Centre de Formalité des Entreprises, c'est bien lui qui peut donner les informations - en particulier sur les possibilités de subventions - et assurer toutes les formalités d'inscription si l'exploitation estime devoir être enregistrée au RCS et de ce fait aux différents organismes fiscaux et sociaux.

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Q179

Nous envisageons d'acheter un établissement qui est enregistré au registre du commerce comme bar-hôtel-restaurant. Aujourd'hui, le propriétaire actuel exploite uniquement la partie bar, car il a arrêté d'exploiter l'hôtel et le restaurant depuis 1 an. J'ai mené ma petite enquête - car il me paraissait bizarre qu'il arrête l'activité hôtelière vu qu'il y a une forte demande dans la région -, auprès du service sécurité incendie, et je me suis aperçue que le propriétaire actuel (depuis 4 ans) n'a jamais déclaré au service sécurité incendie l'activité hôtel et pour cause, puisque lorsque nous avons visité cet établissement qui comporte 8 chambres il n'y a pas de détection incendie, pas d'alarme, pas d'extincteur au-dessus de la chaudière, bref rien aux normes. De plus depuis 1 an il n'exploite plus la cuisine parce qu'il ne trouve pas de personnel.
Bref, malgré tout cela nous envisageons quand même de reprendre cet établissement où nous envisageons d'exploiter le bar, le restaurant, mais notre problème se pose pour les chambres car nous ne savons pas ce que nous devons faire.
Le bâtiment est composé au rez-de-chaussée du bar, du restaurant (2 petites salles), de la cuisine, du garage et de 200 m2 de terrain, au 1er étage, à gauche de l'escalier 1 appartement personnel où nous habiterions, à droite de l'escalier une grande cuisine et un appartement à rénover sur 2 étages comportant 1 grande pièce + 1 pièce + 1sdb.
Au deuxième étage les 8 chambres d'hôtel actuelles que nous envisageons de restructurer car elles sont petites (quand on se lève du lit, c'est limite si on n'a pas les pieds dans la douche...).
Nous envisageons donc de reprendre cette affaire en créant une entreprise individuelle et une société civile immobilière pour les murs.
Bref, tout ce petit discours pour vous expliquer que nous ne savons pas comment faire pour réhabiliter ces chambres. Peut-on faire 5 chambres d'hôtes et 1 appartement en location sans dépendre des ERP, nous mettrons à disposition la cuisine pour les petits déjeuners aussi bien pour l'appartement que pour les chambres d'hôtes :

  • L'activité chambres d'hôtes peut-elle être comprise dans l'entreprise individuelle ?

  • Devrons-nous obligatoirement changer de nom car aujourd'hui l'établissement s'appelle "l'hôtel du..." cet établissement se trouvant dans le département du lot ?

  • Quelles sont les subventions que nous pouvons avoir, etc. ?

  • Dans le cas où nous ne pourrions pas faire de chambres d'hôtes, comment pouvons-nous faire pour louer tout de même ces chambres, car notre gros problème c'est que nous ne pouvons pas accueillir les handicapés, l'escalier montant aux étages étant trop petit.

Vous ne devez pas, me semble-t-il, être obnubilée par la classification ERP.

Dans votre cas, ce qui me parait le plus important c'est de bien sentir votre "marché" ; je ne connais pas votre environnement immédiat, mais je me demande si, sur une base hôtel, vous ne pourriez pas vendre à un prix moyen plus élevé et avoir un taux d'occupation plus fort qu'avec des chambres d'hôtes ?

Il est clair qu'une remise en conformité peut coûter cher (dans mon expérience professionnelle, j'ai toujours constaté que même en prenant les avis d'ingénieurs, l'expertise de Véritas, Sécuritas, etc. les premiers devis étaient toujours sous-estimés car, travaux faisant, l'on trouve toujours d'autres "merdouilles") ; donc c'est vrai qu'il faut être prudent. Cependant, le "marché" et la cohérence avec le restaurant, le bar que vous relancerez peut-être est fondamentale pour la réalisation de votre "produit". Donc, avant de prendre toutes décisions, continuez à réfléchir et prenez les avis du Comité Départemental du Tourisme, de la mairie, de la Chambre de Commerce qui pourra répondre à votre question sur les subventions (qui sont départementales et/ou régionales).

Quant à l'accès handicapés, dans les bâtiments anciens où les modifications ne peuvent être faites, des dérogations peuvent être obtenues.

Complément à Q179 :

J'aurai un complément d'information à vous demander : l'hôtel que nous allons racheter n'est pas aux normes et il possède 8 chambres. Si pour commencer l'activité nous ne mettons à la location que 5 chambres et que nous en gardons 3 privées :

  • Sommes-nous soumis aux ERP et QUELS SONT LES NORMES OU OBLIGATIONS DE SÉCURITÉ POUR L'EXPLOITATION D'UN HÔTEL DE 5 CHAMBRES ?

  • Qui faut-il faire passer pour avoir l'autorisation d'ouverture de l'hôtel ?

Nous ferons bien sûr des travaux de remise aux normes ultérieurement, car nous avons peur que les banques ne nous suivent pas compte tenu du montant des travaux de remises aux normes coûteux. Donc en retardant les travaux nous pensons que notre projet a plus de chance d'aboutir.

Si vous n'exploitez que 5 chambres, vous ne devez pas être ERP dans le cadre des chambres d'hôtes ; la difficulté c'est qu'il faudra bien pouvoir démontrer que, même si vous avez une demande supérieure, vous saurez résister à la tentation d'en ouvrir un 6°... (oh, c'est juste pour une nuit !) ; donc il faudrait que les 3 chambres restantes ne soient pas meublées ou dans un état tel que le doute ne soit pas permis.

Pour ouvrir des chambres d'Hôtes, vous n'avez que la mairie à informer, mais dans votre cas, je crois que vous avez intérêt à une totale transparence en provoquant une visite de la Commission de Sécurité (par la mairie ou directement la préfecture) en expliquant la progressivité des mises en conformité (attention à votre chaudière, j'ai un très mauvais souvenir d'un hôtel que nous avions repris et qui a brûlé 15 jours après sa reprise car le conduit d'évacuation de la cheminée de la chaudière était mal isolé).

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Q180

J'ai lu avec beaucoup d'intérêt votre Blog des Experts et vous remercie de la qualité des réponses. Nous sommes Suisses et j'exploite avec ma femme (conjoint collaborateur) un établissement de 5 chambres d'hôtes et nous faisons également table d'hôtes.
C'est notre activité principale, nous sommes en société individuelle inscrite au RC et notre régime d'imposition fiscale est le micro-bic. Nous sommes ouverts moins de 9 mois par an.

  • Est-ce que le type de société ainsi que le régime fiscal que nous avons choisis est la meilleure solution dans notre cas ?

  • Est-ce que nous pouvons dissocier l'exploitation de chambres d'hôtes (abattement de 72 % sur un CA MAX de 76 300 €) de l'exploitation de la table d'hôtes (abattement de 52 % sur 27 000 €) ?

La structure que vous avez choisie ainsi que les choix faits paraissent excellents.

Oui, vous devez bien tenir un compte séparé des recettes des différentes activités en particulier l'hébergement et celles qui sont liées à la restauration table d'hôtes et petit déjeuner.

Je pense que vous avez bien en tête les obligations concernant l'hygiène (arrêté du 9/5/95*) ainsi que l'obligation de posséder la petite licence restauration ?

* Pour en savoir plus sur cet arrêté, reportez-vous à la page "Table d'hôtes" et/ou aux 3 Sujets Interactifs sur l'HACCP et l'hygiène :
Hygiène et HACCP - le minimum pour être prêt pour un contrôle
Implanter et gérer un restaurant - démarche HACCP incluse

Mise à jour septembre 2007 : la loi du 10 juillet 2005, en faveur des PME, oblige le conjoint qui exerce une activité régulière au sein de l’entreprise, à opter pour l’un des trois statuts suivants :
o Collaborateur,
o Salarié (titulaire d’un contrat de travail),
o Associé lorsqu’il s’agit d’une SARL.
Différentes conditions doivent être remplies, merci de vous référer au texte de loi.

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Q181

  • Une SCI peut-elle créer et gérer des chambres d'hôtes ?

Oui, au niveau du principe une SCI peut tout à fait "créer et gérer" des chambres d'hôtes. Mais tout dépend de l'importance de votre projet. Si celui-ci est important, il vaut peut-être mieux avoir une SCI propriétaire de l'immobilier et une SARL le lui louant et exploitant les chambres d'hôtes.

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Q182

Je suis propriétaire depuis quelques mois d'une maison à la campagne qui comprend dans le même bâtiment la partie habitation, une partie grange et une partie écurie. Les anciens propriétaires avaient commencé à faire un gîte dans la partie grange. Avec mon ami, nous avons décidé de finaliser ce gîte. Celui-ci accueillera tout au plus 4 personnes. Je suis seule propriétaire de l'ensemble : bâtiment et terrain. Mon ami vient de créer, par ailleurs, à la même adresse, son entreprise individuelle de pension + débourrage de chevaux + à terme, de randonnées à cheval.

  • Nous nous interrogeons sur la manière de déclarer au mieux ce gîte sachant que celui-ci pourra aussi accueillir des propriétaires de chevaux (gîte équestre occasionnel) : mon ami, via son entreprise qui a le statut agricole ou, moi, en privé ?

  • Et sous quelle forme doit-on le déclarer ?

Vos activités étant différentes et les deux activités en création, je pense que les regrouper pourrait être une bonne idée ; en effet, il serait dommage d'avoir à payer des impôts sur l'une alors que l'autre serait déficitaire.

D'un autre côté, votre ami ayant une entreprise de statut agricole doit pouvoir avoir accès aux aides (prêts bonifiés) et aux subventions émanant de la Chambre d'Agriculture, ce qui n'empêche pas de voir avec le CFE de la CCI quels sont les appuis que le Conseil Général peut vous apporter.

De plus, comme vous êtes propriétaire de l'ensemble, je vous suggère qu'un loyer vous soit réglé par l'activité gîte rural qui sera dans la grange.

Complément à Q182 :

Dans l'hypothèse où mon ami prend le gîte à sa charge en plus de son activité agricole de pension-débourrage-randonnée :

  • Cette activité peut-elle relever des bénéfices agricoles ou relève-t-elle des BIC ?

  • Auquel cas, ce serait bien deux activités différentes à déclarer différemment et peut-être même avec 2 numéros SIRET ?

  • Ça complique les choses et ce n'est peut-être pas à son avantage. Qu'en pensez-vous ?

La fiche de l'APCE (http://www.apce.com) est claire sur le point que vous soulevez : "Sur le plan fiscal et comptable, les agriculteurs sont en principe tenus de distinguer les revenus qu'ils retirent de leurs activités. Toutefois, par mesure de simplification, les agriculteurs soumis au régime des bénéfices agricoles ont la possibilité de rattacher les revenus provenant d'activités touristiques à leurs bénéfices agricoles lorsqu'ils n'excèdent pas : 30 000 € et 30 % du chiffre d'affaires agricole." (MAJ avril 2003).

Je pense donc qu'il serait plus simple - et peut-être fiscalement plus intéressant - de regrouper toutes les activités, tout dépendant du volume respectif des deux activités et de leur rentabilité.
Si vous deviez retenir cette structure regroupée, je vous suggère de prendre contact avec l'ADASEA (Association départementale d'aménagement des structures d'exploitation agricole) qui peut aider à l'obtention d'aides :

  • par le PAM (le plan d'amélioration matérielle) qui est un prêt bonifié destiné à financer tous travaux d'aménagement y compris ceux qui sont destinés à un gîte rural ou à des chambres d'hôtes ;
  • la Chambre d'Agriculture pour l'obtention de subventions éventuelles.

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Q183

Je dirige une agence immobilière et mon client me demande de lui préparer le dossier pour l'aménagement, dans une grange de sa propriété, de deux gîtes ruraux de 3 chambres chacun plus  un appartement (avec un séjour et 2 chambres) qui deviendra sa résidence principale.

  • La Mairie m'a donné un permis de construire provisoire qui précise que l'autorisation pour travaux n'autorise pas la réception de public, car il s'agit d'un terrain inondable ; dans ce cas quel va être le classement de cet ensemble ERP ou pas ?

Deux remarques à vous faire :

  • merci, tout d'abord de prendre connaissance de ma réponse à la question 175 sur la page "Commission et règlement sécurité" ; même si ce n'est peut-être pas très grave - et semble-t-il toléré - des gîtes ne peuvent être réellement installés dans une grange ; de toutes façons, dans le cas précis que vous indiquez, une résidence personnelle + deux ensembles meublés de 3 chambres chacun, le projet aura bien un classement ERP ; cependant, un des deux "meublés" peut, peut-être, être traité avec seulement 2 chambres et un living, sans couchage ; dans ce cas, le projet ne sera pas un ERP, au sens règlementaire du terme...
  • mais, ce n'est pas cela qui me préoccupe dans le cas que vous exposez : je ne suis pas sûr que la réserve - importante - qui figure sur le permis de construire provisoire ait quelque chose à voir avec un classement ERP, tel que précisé dans le "Règlement de Sécurité" qui concerne essentiellement la sécurité incendie ; je crains, pour votre client, que ceci ne veuille dire : un logement personnel est autorisé, mais pas un hébergement destiné à la location de quelque forme qu'il soit ; il vous faut donc bien vérifier d'abord ce point auprès des services ad hoc de la mairie.

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Q184

Je désire recevoir des infos sur la création de gîtes ruraux indépendants où l'on pourrait trouver un bâtiment d'accueil où seraient proposés l'accueil, les petits déjeuners, un sauna et un jacuzzi.

J'ai un peu de mal à situer votre question : oui, vous pouvez ouvrir plusieurs gîtes ruraux sur un espace assez vaste (les Gîtes de France indiquent un terrain d'environ 400 m2 par gîte) ; l'un de ces gîtes pouvant avoir en mitoyenneté un ensemble réception-salle de séjour ou salon et salle de petits déjeuners ainsi qu'au même endroit où ailleurs, une structure jacuzzi & sauna.
Ces différents éléments pouvant être séparés ou partiellement regroupés.

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Q185

  • En cas de noyade d'un enfant dans la piscine d'un hôtel, la responsabilité de l'hôtel peut-elle être recherchée ?

  • Les choses sont-elles différentes que l'hôtel soit en France ou soit à l'étranger mais propriété d'un voyagiste français ?

  • Quelles sont précisément les obligations pesant sur les hôteliers en matière de responsabilité disposant de piscine ? de plage privée ?

Bien que votre question ne soit pas spécifique aux chambres d'hôtes - et en l'occurrence évoque une tragédie dans un hôtel, je pense utile d'y répondre.

Oui, la responsabilité de l'hôtelier ou celle de l'exploitant de chambres d'hôtes peut toujours être recherchée en cas de noyade.
Mais encore faudra-t-il qu'une négligence de sa part ou de ses services puissent être reconnue.

Jeune directeur d'un hôtel de bord de mer, j'ai été confronté à un cas de noyade : un matin, une jeune maman, assise sur le bord de la piscine, les pieds dans l'eau, surveillait ses deux petites filles qui jouaient dans l'eau, sans aucun autre client ; tout d'un coup , elle aperçoit l'une d'elles, sans mouvement, les bras en croix, au fond de l'eau.

Pouvait-on reprocher à l'hôtelier une absence de surveillance alors que la mère était là, assise, à moins de dix mètres, le regard vers la piscine ? (en l'occurrence, cette tragédie s'est bien terminée, l'enfant ayant pu être réanimée après 20 minutes de respiration artificielle et de massage cardiaque).

Donc, oui la responsabilité de l'hôtelier peut toujours être recherchée, mais une négligence de sa part doit être démontrée que cette négligence ait eu lieu dans la surveillance ou les systèmes de protection du plan d'eau.

Au niveau du principe, les choses sont identiques que l'hôtel soit en France ou à l'étranger, que le propriétaire soit une société indépendante ou un voyagiste ; ce qui peut différer ce serait le tribunal qui serait, le cas échéant, habilité à traiter de la responsabilité civile, les législations étant évidemment différentes selon les pays ; dans votre cas, la société propriétaire étant française, un tribunal français peut se reconnaître compétent.

Je vous suggère de prendre connaissance de mes réponses aux questions 91 et 160 sur la page "Réglementation piscine" ainsi qu'à l'article paru dans L'Hôtellerie Restauration N° 2912 du 17 février 2005 qui traite des obligations concernant l'application des normes de sécurité ainsi que l'article du 17 octobre intitulé À partir du 1er janvier 2006, vos piscines doivent être conformes aux normes de sécurité ; vous pouvez également consulter les décrets 81-324 du 7/4/81 et 91-980 du 20/9/91 - art. 1 (J.O. du 26/9/91).

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Q186

J'ai été choquée en lisant votre réponse à la question 185 sur la responsabilité et sur la façon dont vous sembliez vous exonérer complètement, vous-même, de votre responsabilité d'hôtelier dans le cas de noyade survenu dans l'hôtel que vous dirigiez :

  • Vous décrivez en détail la surveillance faite par la maman, très proche de ses enfants, mais pas un mot sur la surveillance de l'hôtel, un maître nageur sauveteur ayant dû se trouver à côté : il aurait pu quelques instants avant la mère, peut-être, voir l'enfant en difficulté et éviter un début de drame ?

Mon seul objectif en racontant cette tragédie, était de souligner que, dans ce domaine, une tragédie, peut se déclencher très très rapidement, même avec une surveillance très attentive, située à quelques mètres de l'enfant.

La scène se passait quelques années avant le renforcement des règlementations en matière de surveillance des piscines et les deux surveillants sauveteurs se trouvaient en bord de plage à 20 ou 30 mètres de la piscine, qui était en fait surtout un grand pédiluve pour se dessaler en eau douce.

D'ailleurs, pas un instant, les parents de cette petite fille, n'ont considéré que l'hôtel aurait dû ajouter une autre surveillance à celle de la maman.

Je voudrais livrer à votre réflexion cet arrêté de jurisprudence rendu, il y a quelques années, dans un cas qui n'est pas sans analogie avec la situation décrite : "Une maman marchait sur le trottoir tenant son petit garçon de 5 ou 6 ans par la main, dans la rue d'une petite ville ; le bambin fit tomber le ballon qu'il tenait de l'autre main : il s'arracha de la prise maternelle pour courir rattraper son ballon qui roulait sur la chaussée, se jetant pratiquement sous les roues d'une voiture qui arrivait à une vitesse normale. Il fut tué sur le coup."

La Cour de Cassation disposa que l'on ne pouvait pas retenir la responsabilité de l'automobiliste, puisque même la maman qui tenait son petit garçon par la main n'avait pas pu empêcher ce geste soudain, imprévisible, incontrôlable.

Je voulais souligner avec l'accident décrit dans la réponse à la question 185 que l'on ne peut pas, a priori, condamner l'hôtelier sans analyse précise de la situation montrant soit, qu'il n'a pas respecté la règlementation soit, qu'il a été négligent ; mais, cela n'empêche pas de rechercher sa responsabilité.

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Q187

Je crée une association qui logera pour des périodes allant de 1 à 10 mois, ses adhérents en meublé (chaque chambre avec sanitaires), repas en salle commune.

  • Quelles règlementations doit suivre cette association ?

Les 4 petits logements seront loués à une SCI. Pour info : 4 chambres de 16m2 (+ 4 sanitaires) avec accueil maximum de 10 personnes.

  • Dans un 5e logement, une personne qui gérera : repas, ménage et sera présente 7j/7.
    S'agissant d'une association, n'hébergeant que ses membres, y a t il une règlementation spécifique ?

Vous abordez deux points qui ont peu été traités dans les réponses précédentes :

1 - ACTIVITÉS D'UNE ASSOCIATION :

Le Conseil constitutionnel dans sa décision du 25 juillet 1984 (JO 28/7 page 2492) précise qu'une association peut avoir des activités lucratives lui permettant de réaliser des bénéfices.

Les prestations d'hébergement, de restauration et les services annexes sont bien précisés dans différents textes. Mais il faut que ces activités soient explicitement prévues dans les statuts.

2 - LOCATION EN MEUBLÉ :

L'Association peut être considérée, comme loueur en meublé professionnel (LMP) ou comme loueur en meublé non-professionnel (LMNP), selon le montant des recettes réalisées : si les recettes réalisées dans le domaine de l'hébergement sont supérieures à 23 000 € taxes comprises, c'est le statut professionnel qui s'applique, ce qui implique une inscription au RCS (certains greffes de tribunaux de commerce peuvent refuser l'inscription en RCS : dans ce cas, il faut conserver, pour l'administration fiscale, la preuve du refus d'immatriculation), en dessous de ce seuil, c'est le statut des LMNP qui prévaut, n'imposant pas une immatriculation au RCS.

Cette activité de LMP ou LMNP permet une exonération permanente de la TVA, sans possibilité d'option, cependant l'article 261 D-4° du Code Général des Impôts précise que les prestations de petits déjeuners, nettoyage quotidien des locaux, fourniture de linge... sont redevables de la TVA, selon le régime général (19,6 % en 2005) ; par contre, vous pouvez être passible de la Taxe Professionnelle dans les conditions de droit commun.

3 - LES ACTIVITÉS DE RESTAURATION :

Elles sont à prévoir avec les mêmes contraintes que celles qui sont décrites dans les interventions des pages "Tables d'hôtes", "Licence Restauration" (questions 42, 58 et 94), "Licence boissons" (questions 21 et 47) et enfin sur la page "Formalités : services vétérinaires" (questions 42, 64, 77, 102, 115 et 120 pour ce qui est de la règlementation sur l'hygiène).

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Q188

Je vous présente mon projet qui est de proposer 8 chalets en location gîtes classés quatre épis, ainsi qu'un chalet d'accueil. Ceux-ci seront implantés sur un terrain de 3 hectares de terrain préservé au milieu du parc naturel du Haut Jura. Ce sont des chalets en bois massif de quatre à huit personnes et ils seront disponibles à la location toute l'année. Le chalet d'accueil sera composé d'une salle commune où l'on pourra trouver un coin bar (licence 2) et une salle permettant de proposer des petits déjeuners. Nous proposerons un point phone ainsi que trois ordinateurs permettant une connexion ADSL. Il y aura une buanderie pour sèche-linge et lave-linge. Un spa sera proposé à nos clients.
Notre statut fiscal est une SCI pour le terrain et les locaux et une SARL pour la gestion du site. Voici mes différentes questions :

  • Récupérant la TVA sur l'investissement immobilier, à quelle TVA devrons-nous imposer à nos locations (19.6 ou 5.5 %) sachant que nous proposerons les prestations accueil, ménage, drap et petits déjeuners ?

  • À quelle TVA devrons-nous imposer sur nos autres prestations comme le spa, petits déjeuners, bar, internet et point phone, etc. ?

  • Y a t il des normes spécifiques en termes de sécurité et d'hygiène pour la mise en place d'un spa ?

  • Est ce que vous auriez des suggestions de prestations originales à me proposer pour notre projet (tel que sauna, piscine, etc.) ?

  • Pourriez-vous nous donner des adresses ou liens pour des aménagements intérieurs (literie, ameublement) ?

  • Quelles sont les normes pour les jeux d'enfants extérieurs et à qui s'adresser pour l'achat de ce genre de matériel ?

  • Est-ce que mon chalet d'accueil par sa conception sera classé ERP ?

  1. Les taux de TVA que vous devez appliquer sont de 5,5 % pour l'hébergement et de 19,6 % pour toutes les autres activités, puisque vous retenez l'option du régime de la TVA afin de récupérer celle induite par les travaux effectués ; vous pouvez cependant relire ma réponse à la question 9 (page "Fiscalité : TVA").
  2. Oui, il y a des normes précises concernant les SPA, je vous conseille de vous référer, par exemple, aux articles parus dans le magazine de juin 2005 du journal L'Hôtellerie Restauration "Spécial détente et SPA"
  3. Pour les autres activités envisagées, une piscine est toujours un atout important ; dans ce cas, je vous suggère de vous reporter aux réponses aux questions 91 et 160 sur la page "Réglementation piscine" qui précisent les différentes règlementations à suivre pour mettre une piscine à la disposition de clients.
  4. Autrement les prestations d'équitation (poneys, ânes et/ou chevaux) et VTT sont toujours appréciées.
  5. Votre chalet d'accueil n'ayant pas de chambre ne sera pas classé en ERP, mais je vous recommande d'étudier l'accès pour les personnes à mobilité réduite tant pour le chalet d'accueil que pour certains des chalets d'hébergement.
  6. Pour les fournisseurs, je vous suggère de consulter le portail kifaikoi.com et d'effectuer des recherches par catégorie d'articles...

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Q189

Je me permets de vous poser quelques questions qui concernent l'activité de location de chambres d'hôtes. En effet, je suis propriétaire de 3 chambres d'hôtes, d'un gîte rural et de trois roulottes fixes qui sont louées au même titre que des gîtes ruraux. L'an dernier, j'ai décidé de m'inscrire à la CCI de mon département car je souhaitais avoir la possibilité de proposer des repas à mes clients de chambres d'hôtes. L'inscription à la CCI entraîne de nombreuses charges (URSSAF, etc.). Et d'autre part mon activité "table d'hôtes" reste très ponctuelle. C'est pourquoi je me pose la question suivante :

  • Suis-je tenue d'être inscrite à la CCI pour continuer occasionnellement de proposer à mes clients de dîner en table d'hôtes, où puis-je le faire sans être inscrite à la CCI ?

Permettez-moi de rectifier quelque peu la présentation de votre situation : vous ne vous êtes pas "inscrite à la Chambre de Commerce et d'Industrie" mais, par le biais du Centre des Formalités de la CCI, vous avez été inscrite, me semble-t-il, au Registre du Commerce et des Sociétés (RCS), auprès de l'Urssaf, des Organismes fiscaux, des Caisses de retraites, etc.
Pouvez-vous considérer que votre activité hébergement est une activité principale - vous permettant d'en vivre - ou une activité complémentaire ?
Dans le premier cas (si oui), vous devez être inscrite au RCS, dans le second (si non), ce n'est pas indispensable.

Mise à jour septembre 2007 : « Dans la question ministérielle du 12 décembre 2006 (J.O. AN du 6 février 2007, page 1414) le ministre délégué au tourisme indique, en substance, que ceux qui exerce l’activité d’exploitant de chambres d’hôte, de manière habituelle, en cherchant des profits et qui en font leur profession doivent s’inscrire au RCS, par contre ceux qui exercent cette activité de manière accessoire, en complément d’une activité professionnelle qui n’entraîne pas l’obligation de d’inscription au RCS, sont dispensés de s’immatriculer à ce registre au titre de l’exploitation des chambres d’hôtes ».

Même approche pour votre table d'hôte, si son activité n'est qu'occasionnelle, l'inscription au RCS n'est pas obligatoire (mais cela ne doit pas vous empêcher d'avoir la petite licence restauration et de respecter pour les prestations nourriture l'arrêté du 9/5/95) ; si cette activité est régulière et globalement, sur l'année assez importante, vous devez être inscrite au RCS.

C'est un peu la même approche concernant l'Urssaf : ou vous avez des salariés et je ne vois pas comment vous pourriez ne pas les déclarer (par le biais de la DUE), cotiser pour votre part et la leur à l'Urssaf ou bien, le travail est fait par vous-même et/ou en famille.

Donc, si votre activité n'est que complémentaire que ce soit en chambres d'hôtes, en gîtes - roulottes comprises - ou pour les repas en table d'hôtes, vous n'avez pas l'obligation d'une inscription au RCS, ou bien, c'est une activité professionnelle ou quasi-professionnelle dans les aspects hébergement et restauration et vous devez avoir une inscription au RCS.

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Q190

J'envisage d'acheter un local (local commercial / atelier / magasin) à Paris (15e/6e/7e) pour le transformer en chambres (5 maximum), dans le concept suivant :

- pas de minimum de durée de location,
- accueil dans la journée,
- pas de petit déjeuner mais mise à disposition d'une cuisine,
- local situé en rez-de-jardin.

A priori il ne s'agirait pas de mon habitation principale. Si j'ai bien compris, le statut de chambre d'hôtes ne s'applique pas.

  • Quelles sont les conséquences de ne pas pouvoir bénéficier de ce statut ?

  • Quels autres statuts possibles ?

Vous avez tout à fait raison : votre projet ne s'apparente pas à une exploitation de chambres d'hôtes. Ce sera une location en meublé.

Je vous livre ci-dessous le texte de la Chambre de Commerce de Paris sur le sujet "Loueur en meublé" (Inforeg -Rubrique fiscalité 2004/2005 - dernière MAJ 22/9/04) : "Le loueur en meublé a pour activité la location, à titre habituel, de locaux meublés à usage d'habitation. Il s'agit d'une activité commerciale pour laquelle deux régimes fiscaux sont susceptibles de s'appliquer selon que le loueur est professionnel ou non professionnel".

Pour être loueur professionnel (LMP) il faut être inscrit au RCS et réaliser des recettes annuelles (TTC) supérieures à 23 000 € ou procurant au moins 50 % du revenu global du foyer fiscal.
Si l'une de ces conditions n'est pas remplie vous êtes considéré comme non professionnel (LMNP).

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Q191

Nous réalisons une extension de notre résidence principale pour créer deux chambres d'hôtes ; le terrain est classé inondable et doit entraîner une surélévation de 50 cm de la construction.

  • Cela empêche-t-il de créer des chambres d'hôtes?

Si dans la décision de classement, il n'est pas précisé que ce "terrain inondable n'autorise pas la réception du public" ainsi qu'exposé dans la question 183, je crois que vous n'avez pas grand souci à vous faire. Cependant, je vous suggère, pour être tout à fait tranquille, d'interroger la mairie, même si celle-ci doit être simplement informée de la création de chambres d'hôtes sans demande préalable d'autorisation ; je pense à un contact personnel, verbal, confirmé par écrit ultérieurement.

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Q192

Je dispose de bâtiments à usage d'habitation et de commerce situé en zone agricole. J'habite sur place et j'aimerais transformer un espace commercial en chambres d'hôtes.

  • En ai-je le droit ?

  • Dois-je demander une autorisation de travaux ou un permis de construire à la mairie ?

  • Le maire peut-il m'empêcher de réaliser mon projet ?

Le projet que vous exposez est tout à fait possible.

Si vous modifiez le plan d'occupation du sol, vous devez demander un permis de construire, mais si, comme je le comprends, il s'agit seulement d'un aménagement intérieur de surfaces dont le gros œuvre est déjà construit, vous n'avez pas de demande particulière à faire, sauf si l'on peut considérer qu'il s'agit d'un changement de destination. Sauf dans ce dernier cas, où vous devez déposer un permis de construire, vous devez seulement informer la mairie que vous avez créé quelques chambres d'hôtes (mois de six, j'imagine).

Je ne vois pas au nom de quoi le maire pourrait s'opposer à votre projet.

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Q193

Je souhaite acquérir une ferme en région lyonnaise afin de créer des chambres d'hôtes. Je suis salarié et ma femme est en congé parental.

  • Ma femme peut-elle s'occuper des chambres d'hôtes sans perdre les indemnisations du congé parental ?

La seule activité autorisée dans le cadre d'un congé parental est l'assistance maternelle.

Mais c'est une question de mesure ; si vous avez l'intention de créer 10, 12, 15 chambres d'hôtes dans la ferme que vous envisagez d'acheter et où, je pense, vous allez vivre, il est évident que la gestion de cette activité sera un vrai travail à plein temps même si on peut, sur une base d'une moyenne nationale, considérer que le taux d'occupation annuel risque de ne pas être supérieur à 40 %, surtout au début.

Par contre, si vous créez 2 ou 3 chambres, vous-même, tout en étant salarié, pouvant assurer une partie du travail, votre femme n'ayant pas dans ce contexte de statut de salarié, je pense qu'il n'y a pas d'incompatibilité ni de risque.

Je ne vous suggère pas de contacter antérieurement la CAF car vous risqueriez d'avoir une réaction négative de principe, la personne interrogée pouvant souhaiter se mettre à l'abri des critiques ultérieures.

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Q194

Si j'ai bien compris il n'est pas obligatoire de déclarer une activité de chambre d'hôtes comme loueur professionnel même si cette activité représente ma principale source de revenus.

  • Quelles sont les alternatives possibles, ma société étant inscrite au RC en tant que société en nom propre ?

  • Y a-t-il un avantage fiscal à déclarer une activité de chambres d'hôtes comme activité saisonnière (moins de 9 mois) ?

Ainsi que je l'ai déjà exposé, la législation concernant les chambres d'hôtes n'est pas très précise.

Cependant en ce qui concerne l'inscription ou non en loueur professionnel, je pense pouvoir dire qu'elle l'est : pour être loueur en meublé professionnel (LMP) il faut que votre chiffre d'affaires annuel soit supérieur à 23 000 € ou vous procurant au moins 50 % du revenu global du foyer fiscal.
Comme cette activité est votre "principale source de revenu", vous devez bien être déclaré en LMP (voir la réponse à Q190).

Votre société étant inscrite au RCS, il n'y a pas d'autres formalités à faire, si c'est bien votre société qui exploite les chambres d'hôtes.

Quant au fait d'opter pour un régime saisonnier avec une ouverture inférieure à 9 mois, cela ne présente aucun avantage ni aucun inconvénient du point de vue fiscal du moins ; la seule question étant de savoir si les recettes engendrées en période de basse saison sont supérieures aux charges pour la même période ainsi que l'inconvénient commercial éventuel pour les clients n'étant pas sûrs de trouver l'établissement ouvert.

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Q195

Nous (mon mari et mon bébé) occupons un deux pièces d'une grande maison, appartenant à mes parents. Le reste de la maison fait l'objet de locations saisonnières à la semaine et à la quinzaine dont je m'occupe pour mes parents. Étant au chômage et souhaitant changer d'activité tout en élevant ma fille, l'ANPE m'encourage à créer l'activité de chambres d'hôtes : cependant il me faut apparemment créer ma propre entreprise (micro entreprise ?) puisque je ne suis pas propriétaire des lieux.

  • Je voudrais savoir si cela reste avantageux tant pour moi que pour mes parents et à qui je dois m'adresser pour connaître toutes les charges et obligations d'une micro entreprise ?

Le point qui me paraît important c'est de bien déterminer l'articulation entre vos parents, propriétaires de la maison, et vous-même, qui allez exploiter éventuellement les chambres d'hôtes : qui va percevoir les recettes ? Qui va payer pour les charges ?

  • Si ce sont vos parents, peuvent-ils envisager de vous verser un salaire minimum qu'il faudra, bien sûr, que vous déclariez à l'ANPE ?
  • Ou bien vos parents vous laissent le bénéfice de la gestion ; auquel cas, vous devrez reporter les chiffres d'affaires en BIC (voir sur la page "Fiscalite : IRPP et BIC" aux questions : 6, 15, 18, 40, 47, 59, 63 & 105), l'administration fiscale faisant un abattement ; le tout en toute transparence avec l'ANPE.

Mais, même dans ce cas, vous n'avez pas besoin obligatoirement de créer une micro-entreprise (ce n'est qu'un choix de régime fiscal) ; tout dépend de l'importance du chiffre d'affaires que vous allez réaliser.

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Q196

Nous possédons, avec mon ami, une grange en partie habitée depuis plus de 2 ans. Nous avons déposé un permis de construire afin de créer 5 chambres d'hôtes. Nous sommes dans une Zone NB qui interdit les constructions à usage de tourismes et de loisirs à l'exception des gîtes ruraux. La mairie nous a indiqué son refus verbal pour le moment d'autoriser le permis de construire.

  • Ont-ils raison ?

Si vous envisagez de construire dans une zone non-bâtie (NB), interdisant de plus les constructions à vocation touristiques, je ne vois pas bien comment vous pourriez y déroger.

Par ailleurs, vous parlez d'une grange : je suppose donc que c'est de son aménagement intérieur dont vous voulez parler ? Aménagement intérieur qui, normalement, ne doit pas nécessiter de permis de construire, mais, en l'occurrence, il s'agit d'une modification de destination, donc un permis de construire est obligatoire. Dans ce cas, la Mairie peut s'opposer à votre projet, peut-être aussi en arguant qu'il s'agissait de terrains inondables pouvant présenter un danger pour les occupants des lieux.

Naturellement, si votre projet se situe, sur le terrain, en dehors de la grange, vous ne pouvez que suivre le Plan Local d'Urbanisme (PLU), l'ancien POS.

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Q197

Ma femme et moi avons acheté un bar-hôtel-restaurant en montagne. Nous avons créé une SCI pour acheter les murs, et une SARL pour acheter le fonds. La SARL loue à la SCI la partie chambre bar et restaurant, et nous sommes locataires de la partie privée. Nous nous sommes inscrits au RCS avec l'activité "chambres d'hôtes, bar, restaurant". Depuis quelque temps nous avons la visite d'un inspecteur des fraudes qui nous demande de retirer nos publicités "chambres d'hôtes" (sûrement envoyé par une consœur bien intentionnée) s'appuyant sur la définition de chambres d'hôtes retenue par le Tribunal de Grande Instance de Tarascon : "Il s'agit de chambres aménagées chez l'habitant en vue d'accueillir des touristes itinérants. Le nombre de chambres est limité à 5." et de rajouter "cette activité ne doit pas se confondre avec une activité hôtelière".

  • La gestion d'un bar-restaurant est-elle considérée comme une activité hôtelière ?

  • Est-ce que la structure, SCI propriétaire et nous locataires, nous empêche de nous appeler chambres d'hôtes ?

  • Sommes nous obligés de séparer l'activité de location des chambres de celle de bar-restaurant et gérer les chambres avec une autre SARL ou en nom propre ?

  • Dans ce cas comment gérer le fait que les clients qui dorment là prennent leur petit déjeuner dans la salle du restaurant (nous aussi) ?

  • Comment gérer la note lorsque le client a mangé au restaurant et dormi en chambre d'hôtes et faut-il faire 2 notes ?

  • Les fournitures pour le petit déjeuner peuvent-elles être achetées par le restaurant et revendues à la société qui gère les chambres ?

Le témoignage que vous apportez est intéressant avec à la fois l'avis de l'inspecteur des fraudes et l'avis du TGI de Tarascon.

  • Aucun texte ne limite les chambres d'hôtes à 5 (cette référence de cinq ne vaut que pour le classement en ERP, ce qui rien à voir et est peut être à l'origine de la confusion faite par le TGI) ; il serait intéressant de savoir sur quel texte le TGI s'est appuyé... puisqu'il n'y en a pas !
  • Mais logez vous bien sur place ? Pouvez-vous considérer que les clients sont bien accueillis dans votre résidence propre ?
  • Le fait d'exploiter un bar-restaurant n'induit pas que les chambres sont des chambres d'hôtel et non des chambres d'hôtes ; une gestion bar-restaurant est une activité restauration, pas en soit une activité hôtelière.
  • À priori, je pense que vous pouvez, dans la même structure, gérer et la restauration et les chambres d'hôtes ; mais ce serait peut-être plus prudent, pour mettre fin à ce harcèlement, de garder en BIC l'activité chambres d'hôtes, séparée de la restauration.
  • Vous pouvez ne faire qu'une facture chambre, repas et PD, mais en ventilant bien les deux recettes pour votre comptabilité interne, surtout si vous passez cette recette petit déjeuner en BIC.
  • Les fournitures peuvent être achetées par le restaurant, puis en interne ventilées ensuite.
  • Pour essayer de mettre fin à cette tracasserie, je vous conseille de vous rapprocher de la CCI ; je pense qu'ils peuvent accepter de prendre contact avec le service des fraudes pour expliquer que le jugement du TGI est totalement spécieux (sauf s'il ne s'agit pas de votre résidence personnelle).
  • Jamais, depuis que nous répondons aux dizaines de questions sur ce forum, une telle prise de position ni du service des fraudes ni d'un quelconque tribunal n'a été signalée.

Mise à jour août 2007 : le Décret n° 2007-1173 du 3/8/07 limite à cinq le nombre de chambres d’hôtes possibles chez l’habitant.

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Q198

Nous sommes sur le point d'acheter un fonds de commerce café. Les murs appartiennent à la mairie dans la dénomination du bail. C'est un café hôtel. La partie hôtel ne fonctionne plus depuis des années. Au dessus du bar et par une entrée différente, le propriétaire actuel du fond a fait un F3 au premier et au second, il y a d'anciennes chambres à retaper, ces deux étages servaient d'hôtel.

  • Nous voudrions nous servir, dans un but commercial, de ces étages mais avec une règlementation moins exigeante. Que pouvons-nous faire de ces locaux ?

  • La mairie est d'accord pour envisager des locations meublées. Comment nous protéger devant un changement de maire ?

Vous ne précisez pas si vous avez l'intention d'utiliser, le F3 par exemple, pour votre logement personnel ; si oui, vous pouvez tout à fait vous orienter, pour les pièces restantes, vers une solution chambres d'hôtes pour laquelle vous trouverez tous les éléments de réponse dans ce Blog des Experts.

Si vous n'envisagez pas d'en faire votre résidence principale, la meilleure solution pour vous est d'envisager une exploitation de meublés ; il faut faire une déclaration à la Préfecture dans ce sens pour être classés et commercialisés dans cette catégorie.

Pour éviter toutes difficultés ultérieures, je vous conseille de faire bien préciser dans le bail cette option chambres d'hôtes ou meublés, sinon de faire un échange de lettres avec la mairie pour bien clarifier ce point.

Complément à Q198 :

Le F3 fait partie des locations que nous envisageons, seulement nous ne voulons pas que ce soit en meublé mais en location simple car la personne qui veut nous le louer nous précise qu'en meublé, les allocations logements sont plus faibles.

  • Auprès de qui pouvons-nous nous renseigner ?

Je vous avoue être incapable de répondre à votre question sur la différence du niveau des allocations logement entre un meublé et un appartement nu ; un petit coup de fil à la CAF ou une visite vous donneront facilement la réponse.

De toutes façons, il faudra bien dans votre bail l'autorisation de sous-location.

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Q199

Nous envisageons l'acquisition d'une résidence hôtelière (17 studios) dans une cité thermale. Donc l'activité principale est l'accueil de curistes pour une durée généralement de 3 semaines. Nous souhaitons au préalable nous assurer que cet établissement est aux normes incendie car il n'y a pas d'équipement particulier (trappes incendie - extincteur - détecteurs de fumée) ce qui nous inquiète.

  • Pouvez-vous nous indiquer quelles sont-elles ?

  • Quelle est la différence avec un hôtel ?

Actuellement la brochure, le site web et l'enseigne de cet établissement le désignent comme un hôtel et il accueille occasionnellement des vacanciers à la nuitée, sachant par ailleurs que nous souhaitons développer le petit déjeuner voire une activité de plats à emporter dans les chambres :

  • Y-a-t-il un risque de requalification de la catégorie de cet établissement de résidence de tourisme vers hôtel ?

Une première précision :
Ce que vous appelez résidence hôtelière n'existe pas, la règlementation parle d'Hôtels et de résidences de tourisme (reportez-vous à la réponse à la question 244 sur la page "Commission et règlement sécurité" qui développe ce sujet).

Deuxième précision :
Pour pouvoir être classé résidence de tourisme, un établissement doit comporter un minimum de 100 lits ; certes, il peut y avoir des dérogations sur avis de Commission nationale de Classement, mais une dérogation pour un établissement comportant 17 studios en résidence de tourisme ne me semble pas évidente.

Partez du principe, de toutes façons, que les normes de sécurité sont presque les mêmes : dans la mesure où vous avez un doute, le plus simple est d'exiger le compte rendu de la dernière visite de la Commission de Sécurité.
Si cette visite est trop ancienne, vous pouvez soit en exiger une avant votre achat soit la faire inscrire dans la promesse de vente - voire dans l'Acte authentique - que le cédant s'engage à mettre aux normes, à ses frais, toutes les prescriptions de la prochaine commission avec une garantie financière, déposée chez le notaire pour ce faire.

La différence entre un hôtel et une résidence de tourisme ?
Il y a beaucoup trop de points pour que je puisse les détailler ici : pour l'essentiel une résidence de tourisme doit être dotée, pour chaque élément de location, d'un ensemble kitchenette avec réchaud, réfrigérateur, évier, vaisselle... Dans les résidences de tourisme, le service des petits déjeuners n'est pas obligatoire.

Je vous conseille pour tous les détails de la règlementation de vous reporter à la brochure (un peu plus de 200 pages) des Journaux Officiels "Hôtels, restaurants et résidences de tourisme" Législation et règlementation N° 1088 - MAJ 19/6/2001.

De tout ce que vous dites, je pense que votre projet tourne autour d'un hôtel ou bien de meublés pas d'une résidence de tourisme.


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