Unités de passage et
dégagements
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Dans cette page, vous trouverez les réponses aux questions
suivantes :
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N°7,
28, 106, 155,
237, 244, 247 &
251 |
7
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Pour ne pas être soumis à la règlementation des ERP, pour les
chambres d'hôtes, quelle est la capacité maximale de lits à ne pas dépasser ?
Concrètement : avec 5 chambres, totalisant 19 lits,
l'établissement est-il considéré comme un ERP ? Car la règlementation parle du
nombre de chambres, mais pas du nombre de personnes.
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Effectivement la règlementation ERP ne mentionne que le nombre de
chambres (5) au-delà duquel un hôtel, un gîte ou des chambres d'hôtes deviennent
"ERP".
Par ailleurs la règlementation, sur les effectifs à pouvoir évacuer
de locaux, fixe la limite à 19 personnes pour ne pas imposer des évacuations à deux
unités de passages (UP).
Donc, si vous avez la potentialité de 19 couchages plus un ou
plusieurs membres du personnel ou de direction présents, vous dépassez ce chiffre. Il me
semble donc que vous devez avoir des évacuations à 2 UP (1,40 m) et non à 1 UP
(0,90 m).
De toutes façons, ceci est trop grave et trop sérieux pour que, si
vous avez le moindre doute sur la fluidité des dégagements et des issues de secours,
vous ne preniez pas contact avec la Commission de Sécurité (Préfecture) pour avoir son
aval.
Le risque est, bien sûr, de vous voir imposer des contraintes
éventuelles, mais c'est mieux qu'une tragédie possible.
Je vous rappelle aussi que le nombre de couchages maximum retenu par
les Gîtes de France est de 15 ; peut-être auriez-vous intérêt à limiter le
nombre de couchage à ce chiffre ? |
28
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Je viens de déposer un permis de
construite pour la création de deux gîtes ruraux de caractère (3 chambres et 1
chambre).
L'architecte tient absolument à mettre des portes de 90 cm partout en invoquant une norme
qu'il ne sait pas trouver puisque ce ne seront ni des ERP ni des gîtes accueillant des
personnes handicapées. Vous citez régulièrement la règle disant : règlementation
ERP seulement si > 6 chambres :
Pourriez-vous me donner les références exactes de ce texte
que je puisse les donner à mon architecte têtu ?
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Vous avez raison mais...
l'article PE 11 des "Dispositions applicables aux
établissements de 5° catégorie" du règlement de sécurité contre l'incendie
relatif aux E.R.P. précise dans son § 3 : "Les largeurs règlementaires des
portes sont basées sur la largeur de l'unité de passage égale à 0,60 m sauf pour les
largeurs de 1 unité de passage où la dimension est portée à 0,90 m et pour celle de 2
unités de passage qui doivent présenter une largeur de 1,40 mètre" ;
plus loin le même article précise que pour les
E.R.P. :
"Les locaux, les niveaux, et les établissements où le public est admis doivent
être desservis par des dégagements judicieusement répartis et ne comportant pas de
cul-de-sac supérieur à 10 mètres. Le nombre et la largeur des dégagements exigibles
s'établissent comme suit :
moins de vingt personnes : un dégagement de 0,90 mètre,
de 20 à 50 personnes : un dégagement de 1,40 mètre".
Par conséquent, cet article, dans les
deux parties que je viens de citer, indique bien que pour les E.R.P. la largeur des portes
devrait être de 90 cm, mais, comme vous avez moins de 6 chambres en exploitation dans
chaque établissement, vous n'êtes pas E.R.P. et donc pas concerné par cette
disposition ; par conséquent, vos portes doivent être au minimum de 60 cm de
largeur.
Cependant, je sais que toute la règlementation
concernant les chambres d'hôtel va être revue :
Par conséquent, puisque vos gîtes ruraux vont être
construits, je vous conseille, à titre préventif, de retenir la largeur de 90 cm qui
risque d'être imposée dans la prochaine règlementation. Certes, une nouvelle
règlementation ne s'applique pour les bâtiments construits qu'avec des délais, mais il
me paraît raisonnable d'anticiper ce qui pourrait être décidé, la différence de coût
à la construction étant faible. |
106
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Une maison possédant une dizaine de chambres d'hôtes peut-elle
échapper à la règlementation des ERP, si chacune des chambres possède une sortie
directe sur l'extérieur ?
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Le classement ERP commence dès que la capacité de l'espace
d'hébergement dépasse 5 chambres : c'est la loi que j'ai rappelée à plusieurs
reprises mais il est certain que le fait d'avoir toutes les chambres possédant une sortie
directe sur l'extérieur vous évite des contraintes comme la largeur des couloirs, la
sortie de secours, etc. Donc les exigences de la commission de sécurité devraient en
être allégées.
Cependant, n'oubliez pas de traiter aussi les questions de
l'accessibilité pour les handicapés dont la règlementation s'impose également à vous.
Mise à jour août 2007 : le Décret n° 2007-1173 du 3/8/07 limite à cinq le nombre de chambres d’hôtes possibles chez l’habitant. |
155
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Je dois acheter le fonds de commerce
d'un restaurant dans un village, fermé depuis un an. Au-dessus se trouve un gîte
d'étape, un dortoir de 15 couchages et une chambre pour 2 personnes. Nous accédons au
gîte par un escalier se trouvant dans la salle du restaurant.
J'aimerais savoir quelles sont les normes de sécurité à
respecter ?
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Avec un dortoir pour 15 personnes plus une chambre pour deux, je pars de
l'hypothèse que vous n'aurez pas plus de 20 personnes dans ce gîte à l'étage ;
mais c'est juste, pour peu que dans les chambres, se trouvent aussi des enfants. Je vous
dis cela, car la règlementation concernant les dégagements n'est pas la même en dessous
et au-dessus de 20 personnes telle qu'elle est précisée dans l'article PE 11 du
RÈGLEMENT DE SÉCURITÉ CONTRE L'INCENDIE RELATIF AUX ERP (arrêtés 22/6/90, 31/5/91,
2/5/93).
Le nombre et la largeur des dégagements exigibles s'établissent comme suit :
soit un dégagement de 1,40 mètre débouchant directement sur
l'extérieur, sous réserve que le public n'ait jamais plus de 25 mètres à
parcourir ;
soit deux dégagements débouchant directement sur l'extérieur ou
sur des locaux différents non en cul-de-sac ; l'un devant avoir une largeur de 0,90
mètre, l'autre étant un dégagement de 0,60 mètre ou un dégagement accessoire visé à
l'article CO 41.
Si les locaux sont en étage, ils peuvent être desservis par un escalier unique d'une
largeur minimale de 0,90 mètre. Toutefois, cet escalier doit être complété par un
dégagement accessoire tel que balcon, échelle de sauvetage, passerelle, terrasse, manche
d'évacuation, etc. si le plancher bas du niveau le plus haut est situé à plus de 8
mètres du sol."
L'article C0 41, mentionné ci-dessus stipule que : "Des
dégagements accessoires peuvent être imposés après avis de la commission de sécurité
si, exceptionnellement, les sorties et escaliers ne peuvent être judicieusement
répartis".
Voilà la règlementation : c'est à vous de savoir si vous aurez toujours la
volonté de refuser 4 clients de plus que votre capacité théorique, vous permettant de
rester en deçà des vingt personnes ; c'est, à mon avis, un risque à ne pas
prendre ; ce risque non seulement est moral mais aussi pénal et financier.
Je vous suggère d'étudier la possibilité d'installer un escalier de secours aboutissant
en dehors de votre restaurant (que se passerait-il si un feu démarrait dans la partie du
restaurant où l'escalier aboutit ?) et de voir si les dégagements peuvent avoir
1,40 mètre de large.
De toutes façons, vous ne pouvez pas ne pas
demander l'avis de la commission de sécurité. |
237
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Résidant et citoyen suisse, je viens
d'hériter (malgré moi !) d'un château médiéval situé en Haute-Savoie et classé
à l'Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques de 1 700 m2, avec
dépendances de 1 000 m2.
J'envisage d'habiter au premier étage et de louer le 2e, 3e, 4e et les dépendances, soit
environ 40 chambres. Le personnel n'habiterait pas sur place. J'ai plusieurs
questions :
Quels sont les taux de subventions maxi et mini et quel est
votre avis sur le montant raisonnable auquel il faut s'attendre du département et de la
région pour les travaux d'aménagement en chambres d'hôtes, pour un projet de ce
type ?
Sur quel type de travaux subventionnés, les subventions
peuvent-elles porter ? Je m'explique : nous allons reconstruire des tours
médiévales, faire un spa, court de tennis, soutenir le mur des remparts qui s'écroulent
(pour qu'ils ne tombent pas sur les futurs clients), aménager une source existante pour
diffuser de l'eau dans la maison, etc. Tous ces travaux peuvent-ils être
subventionnés ? À hauteur de combien ? Au même taux ou avec des taux
différents selon le type de travaux ?
Est-il possible de cumuler les subventions : les
Monuments Historiques vont peut-être subventionner la réfection du toit (vieux de quatre
cents ans) qu'il faudra rénover ainsi que la restitution des tours. Est-il possible d'y
ajouter une subvention des Gîtes de France ou une subvention exclut-elle l'autre ?
Est-il possible d'être fiscalement imposé en Suisse sur
une partie du revenu via la société c) et d) décrite ci-dessous ?
a) la société propriétaire
est française ;
b) la société
exploitante est française ;
c) la société
s'occupant de la vente/marketing est en Suisse et encaisse d'avance les locations (bureaux
en Suisse) ;
d) ces trois
sociétés sont l'objet d'une holding suisse.
Peut-on être chambre d'hôtes de luxe ET être membre d'une
FRANCHISE/ASSOCIATION hôtelière comme Starwood/Relais et Châteaux/Châteaux de
France/Leading hotels of the world, etc. ?
Le site étant classé à l'Inventaire Supplémentaire des
Monuments Historiques, tous les travaux doivent nécessiter leur autorisation, si j'ai
bien compris. Or, si je dois me conformer aux normes ERP, je devrais vraisemblablement
faire des accès de type U2, soit 1.40m de large dans les portes... Toutefois, cela
dénaturerait une partie de la maison. Quid si les monuments historiques refusent,
faudrait-il alors abandonner le projet ? Obtenir une dérogation ? J'ai le
projet d'installer, en plus des escaliers, un ascenseur extérieur. Cela ne serait-il pas
suffisant pour être conforme aux normes ERP ?
Les normes ERP de niveau U2 imposent des portes de 1m40 mais
quid des couloirs/escaliers? Est-ce OK si l'ascenseur fait 2 m de large et si les couloirs
intérieurs menant aux chambres ainsi que les marches d'escaliers 1m30 ?
De plus, il y a des barreaux (médiévaux...) à chaque
fenêtre. Faut-il les enlever pour être conforme aux normes incendies ?
Enfin, s'agissant de l'éclairage aux normes ERP. Qu'est-ce
qui est exigé : faut-il uniquement indiquer dans le couloir l'endroit où se trouve
l'issue de secours ou également mettre des lampes spéciales vertes signalant l'accès
dans toutes les chambres ?
Vous avez annoncé un changement de la législation ERP,
pour juillet 2005, dans les 80 premières questions (je n'ai pas encore eu le temps de
lire les autres, mea culpa). Ce changement est-il en vigueur et, si oui, qu'est ce qui a
vraiment changé pour les chambres d'hôtes ?
Y a-t-il un tarif maximum pour être considéré comme
chambres d'hôtes ? Peut-on avoir une suite à 800 en chambre d'hôtes
parce que j'habite au premier étage ?
Dans mon cas, y aurait-il plus d'avantages (notamment
fiscaux - subventions, etc.) à être chambres d'hôtes ou hôtel ?
Que se passe-t-il si je démarre l'activité en tant que
chambres d'hôtes et que, si mon projet se développe beaucoup, 10 ans plus tard je change
de statut pour un hôtel. La région/département peuvent-ils demander le
remboursement des subventions accordées pour développer l'activité en chambres
d'hôtes ?
J'exerce, jusqu'à aujourd'hui, une profession libérale
liée au domaine juridique (en Suisse), mais la profession de chambres d'hôtes
m'intéresse. Recommandez-vous une formation pour passer d'un métier à l'autre et, si
oui, laquelle et de quelle durée ?
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Vous posez de nombreuses questions, je vais donc répondre à toutes
celles qui sont dans mes compétences (i.e. sans recherches trop approfondies) et je vous
proposerai une solution pour les autres...
Je pense, tout d'abord que votre approche, en ce qui concerne ce projet, est erronée,
du moins dans son vocabulaire, mais peut-être aussi dans son esprit ; en effet, vous
évoquez une quarantaine de chambres qui seraient des chambres d'hôtes : j'ai
exposé à plusieurs reprises (questions 4, 5 et 11 de la page "Formalités - prestations : Capacité")
que la législation ne fixait pas - pour le moment - de limites maximales au nombre de
chambres, dans un seul établissement, pouvant être considérées comme des chambres
d'hôtes, mais je suis convaincu qu'avec quarante, vous auriez des réactions importantes
des fédérations d'hôteliers, de l'administration pour vous dire qu'il s'agit d'un
hôtel ou d'un Château-Hôtel, sûrement pas de chambres d'hôtes.
Classiques :
il ne faut pas obligatoirement raisonner en "montant" mais, selon les
informations que j'ai pu trouver, plus en pourcentage ; il est généralement admis
que les subventions peuvent aller jusqu'à 30 % du montant des investissements
nets ; bien sûr, dans un projet de l'ampleur du vôtre, ceci a peut-être besoin
d'être relativisé ; il est clair aussi que les instances départementales ou
régionales (voire européennes) qui attribuent ces fonds, ont des plafonds annuels dans
leurs budgets (incidemment les Gîtes de France, ne subventionnent rien, eux-mêmes, mais
contre un engagement d'adhésion, leur antenne locale peut aider à monter et à
présenter un dossier) .
Liées au classement à l'Inventaire Supplémentaire des
Monuments Historiques :
Je vais faire des recherches, dans ce domaine, pour savoir ce qui est possible, dans
quelles conditions et sous quelles formes ?
Cumul :
les différentes subventions sont certainement cumulables car de nature, d'objet
et d'origine des fonds totalement différents.
Voir le Blog des Experts
Subvention en hôtellerie par Catherine Avignon
À noter aussi que selon les départements ou les régions, les subventions pour les études concernant un projet de rénovation ou de création peuvent aller
jusqu’à 80 % du montant des études avec un plafond raisonnable.
Le montage financier et ses conséquences fiscales a besoin d'être
étudié particulièrement ; il m'est impossible d'y répondre sans avoir plus de
précisions.
De ce que vous décrivez, une affiliation à Relais & Châteaux,
Châteaux & Hôtels de France ou Leading hotels of the world, semble tout à fait à
conseiller, mais encore faut-il la justifier par la qualité du produit (décoration,
matériaux...) et du service.
Mais, il ne peut s'agir "de franchise/association" mais
d'affiliation, c'est-à-dire autorisation d'utiliser cette appellation, d'être dans les
annuaires du groupe et d'acquitter une redevance annuelle ainsi qu'une commission sur les
réservations.
Toutes les questions que vous posez demandent une étude spécifique et
sûrement, en amont, un avis de la Commission de Sécurité ; j'ai donné déjà
beaucoup d'informations sur les largeurs de couloirs, celles des portes, etc. ; mais
il est clair, que dans un bâtiment historique classé, des dérogations peuvent être
obtenues, il est donc inutile, à ce stade, de spéculer sur la règlementation elle-même
qui, j'en suis à peu près sûr, ne pourra pas être applicable, justifiant ainsi des
dérogations.
Non, la règlementation n'a pas encore changé (du moins à fin octobre
2005), en ce qui concerne les chambres d'hôtes ; mais - encore une fois, à mon avis
- cela ne concerne pas votre projet.
- Tarifs :
Je ne comprends pas bien votre question : les tarifs sont libres ; mais il faut
faire un positionnement tarifaire des différentes composantes du produit, par rapport à
la concurrence, aux exigences du ou des marchés et selon la segmentation de
clientèle-cible.
Voici les quelques points, pour lesquels je pouvais vous répondre dans
le cadre de ce Blog des Experts, pour les autres qui demandent analyse, étude, recherche,
etc., je vous propose de me contacter en cliquant sur l'icône ci-dessus "Contacter
l'auteur".
Mise à jour août 2007 : le Décret n° 2007-1173 du 3/8/07 limite à cinq le nombre de chambres d’hôtes possibles chez l’habitant.
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244
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Pourriez vous me dire quelles sont les différences entre un hôtel
et une résidence hôtelière ?
Et la différence entre un hôtel et une résidence de tourisme ?
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Première remarque :
Vous noterez que je ne reprends pas votre terminologie de
"résidence hôtelière" car, pas plus que "résidence de service",
cette expression n'a d'existence légale, ce n'est qu'une appellation commerciale ;
l'expression "résidence hôtelière" est cependant utilisée pour les
Résidences de Tourisme qui ne sont pas classées.
Les Résidences de Tourisme ce sont :
1- Poids économique :
- 1983 = 160 000 lits,
- 1986 = 200 000 lits,
- 1989 = 230 000 lits,
- 2000 = 324 000 lits,
- 2004 = 450 000 lits.
2- Définition légale :
"La résidence de
tourisme est un établissement commercial d'hébergement classé, faisant l'objet d'une
exploitation permanente ou saisonnière. Elle est constituée d'un ensemble homogène de
chambres ou d'appartements meublés, disposés en unités collectives ou pavillonnaires,
offerts en location pour une occupation de la journée, de la semaine, ou du mois, à une
clientèle touristique qui n'y élit pas domicile. Elle est dotée d'un minimum
d'équipement et de services communs. Elle est gérée dans tous les cas par une seule
personne ou morale".
3- Classement :
Arrêté du 14/2/86 en 1, 2, 3 et 4 étoiles, mais en fait, il n'y a
pratiquement pas de 1 étoile, peu de 2 étoiles (17 %) et des résidences non
classées (± 30 %)... qui peuvent donc se nommer "Résidences
Hôtelières".
À Paris, par exemple, 66 % du parc est en 3 étoiles.
4- Taille minimale :
J'ai déjà effleuré cette question en répondant à la question 24 sur la page "LMP et LMNP"
ainsi qu'à la question 142 de la page "Gîtes :
Plans" : le nombre minimum de lits est de 100, selon l'arrêté du 14
février 1986, modifié par les arrêtés des 27 avril 1989, 10 avril 1991, et 18 juin
1992 ; mais "le nombre de lits peut être réduit, par dérogation accordée
par le Préfet, après avis de la C.D.A.T., en faveur des autres catégories d'hôtels qui
solliciteraient un classement en Résidences de Tourisme".
Ce qui veut donc bien dire qu'un hôtel peut devenir une résidence de tourisme par
décision du Préfet, suivant dossier déposé auprès de la C.D.A.T. (Commission
Départementale d'Action Touristique).
5- Nature des locaux :
Ils peuvent être :
des chambres traditionnelles, mais disposant de kitchenettes ;
des appartements meublés de type F1 (soit un peu plus grand que les
chambres) ;
des hôtels avec kitchenettes ;
des appartements type F.2, F.3, F.4 c'est-à-dire avec 1, 2 ou 3
chambres.
Il peut s'agir d'un seul bâtiment ou d'une ou plusieurs unités
pavillonnaires.
6- Durée des séjours :
la chambre ou l'appartement peut être loué à la journée, à la
semaine ou au mois. Mais le client ne peut pas y élire "officiellement
domicile" ;
en milieu urbain, un pourcentage important de l'offre peut être
loué en bureau, pour la journée, la semaine ou pour plus longtemps, en particulier pour
les sociétés, en création ou s'installant dans la ville ; selon le SNRT -
("Syndicat National des Résidences de Tourisme" 177, avenue Achille Peretti -
92200 Neuilly-sur-Seine - tél. 01 47 38 35 60), la durée moyenne de séjour à Paris est
de 10 jours.
7- Équipement général minimum :
cuisine ou coin cuisine : évier, réchaud à
plusieurs foyers, four ou rôtissoire, réfrigérateur, lave-vaisselle, placards, hotte ou
ventilation, vaisselle et ustensiles en nombre suffisant ;
sanitaires : lavabo, baignoire ou douche ;
toilette séparée ou dans la salle de bains, sauf si l'unité d'habitation comporte plus
de 4 ou 5 lits, selon le nombre d'étoiles ;
téléphone : dans chaque unité
d'habitation ;
TV : possible sur demande.
Tous les détails sur les équipements, sont listés dans l'Annexe II
de l'Arrêté du 14 février 1986.
8- Prestations :
petits déjeuners : ils peuvent être servis
dans une salle spéciale, mais ce n'est pas obligatoire ; ce service peut ne pas
être rendu du tout ; cependant, sans vouloir entrer trop dans les détails,
précisons cependant que les "quasi-hôteliers", créés par la loi des finances
rectificative de 1990, sont dans l'obligation de proposer une prestation de petits
déjeuners ;
Nettoyage : aucune obligation qu'il soit fait
journellement, mais seulement en fin de séjour (ce qui paraît bien le
moins !) ; à la demande et en payant, il peut être fait journellement, le
linge, par exemple, pouvant être changé tous les jours ;
Blanchissage et pressing personnel sur demande, mais
service non obligatoire ;
Service traiteur ou de plats surgelés possible,
mais pas obligatoire ;
Garage ou parking : conformément au règlement
d'urbanisme de la commune.
9- Surfaces minimales (recommandées par le SNRT) :
Studio pour 2 personnes = 20 m2 ;
Studio pour 4 personnes = 20 à 25 m2 ;
F.2 jusqu'à 4 personnes = 35 m2 ;
F.2 jusqu'à 5 ou 6 personnes = 50 m2 ;
F.3 jusqu'à 8 personnes = 70 m2.
En fait, les Résidences de Tourisme, situées dans des stations de
sports d'hiver (37 %) et les stations balnéaires (47 %) ont, en principe, des
surfaces supérieures à celles-ci, recommandées par le SNRT - déjà cité -
car les clients y ont des durées de séjours plus longues ; les indications
ci-dessus, concernent plus spécialement les résidences urbaines (10 %) ou
campagnardes (6 %).
L'Arrêté du 14/2/86 et suiv. - déjà cité - n'impose que les
surfaces suivantes : "Studio pour deux personnes (coin cuisine compris) de 9 à
15 m2 selon le nombre d'étoiles, de 7 à 10 m2 supplémentaires par chambre
supplémentaire, de 2 à 3m2 par lit supplémentaire avec un maximum de 3 lits par
pièce".
10-Protection contre les risques d'incendie et de panique :
Alors que les hôtels sont régis, selon le Règlement de Sécurité du
25 juin 1980, pour la prévention contre les risques d'incendie et de panique, concernant
les établissements recevant du public (ERP), les Résidences de Tourisme, suivant
l'arrêté du 14 février 1986, déjà cité, précise, dans l' annexe II, qu'il faut
appliquer les dispositions de l'arrêté du 30 janvier 1978 : "Règles de
construction spéciale à l'habitat de loisirs à gestion collective".
Dans son article 1er, cet arrêté dispose que : "Les
hôtels à voyageurs et hôtels meublés sont exclus du champ d'application du présent
arrêté et doivent répondre aux dispositions... du décret n° 73-100 du 31/10/73
relatif à la protection contre les risques d'incendie et de panique dans les
établissements recevant du public."
Donc les Résidences de Tourisme ne sont pas considérées comme ERP : en
conséquence, la présence d'un membre du personnel ou de direction la nuit, n'est pas une
obligation, ce qui est logique puisqu'il s'agit d'habitat de loisirs à gestion
collective, ce que le SNRT appelle une location hôtelière.
Cependant, l'on ne peut que recommander la présence d'un
veilleur/réceptionniste de nuit - sécurité et service à la clientèle - dès que la
Résidence est d'une certaine importance, en taille ou en qualité.
Cet arrêté donne aussi les précisions, dans ses articles de 5 à 10,
sur l'accessibilité des escaliers, les sorties de secours, les unités de passage, les
portes coupe-feu, les évacuations de fumée, les éclairages de sécurité et la
signalisation...
11-Accessibilité aux personnes à mobilité réduite :
Ce sont les dispositions du décret n° 78-109 du 1er février 1978
qu'impose l'arrêté du 14 février 1986 et suivant avec, bien sûr, toutes les nouvelles
dispositions législatives plus récentes que l'on peut retrouver dans l'Édition des
Journaux Officiels "l'Intégration des Handicapés dans la société" Collection
Législation et règlementation : www.journal-officiel.gouv.fr
12-Personnel :
Il peut être très réduit (puisque aucune restauration n'est
obligatoire et que les principaux services, qu'ils soient obligatoires ou non, peuvent
être externalisés) :
Direction, éventuellement avec un
secrétariat ;
Réception, les durées moyennes de séjours étant
plus longues que dans l'hôtellerie - donc moins de "mouvements", ce service,
peut aussi gérer réservations, planning, facturation clients, téléphonie et tous les
contacts clients ; le personnel de réception et/ou de direction doit parler une ou
deux langues étrangères (dont l'anglais) selon le classement ;
Commercialisation : selon appartenance ou non
à un réseau (support Internet essentiel : voir le Blog des Experts "Pour
commercialiser vos chambres - du dépliant... à internet") ;
Gouvernant(e) : fonction pouvant, dans les
petites unités, être tenue par la direction et/ou la réception ;
Femmes de chambres ou de ménage, selon les
prestations rendues et suivant l'externalisation éventuelle du travail ;
Maintenance : peut être externalisée.
C'est la Convention Collective Nationale des HCR du 30 avril 1997 qui
s'applique (voir
la CCN sur le site lhotellerie-restauration.fr).
13-Statut juridique :
Il faut être conscient, qu'il s'agit d'un double produit, immobilier
d'une part, locatif de l'autre :
Produit immobilier : dans celui-ci, le système
juridique de la copropriété domine largement sous sa forme classique ou sous celle de la
multipropriété. Ce produit immobilier s'entend, le plus souvent meublé et totalement
équipé.
Le produit locatif : souvent géré par une
société de gestion (voir ci-dessous au point N°15) qui s'engage à un loyer, le plus
souvent accompagné de garanties et/ou cautions ; considérer qu'il s'agit du même
métier que l'hôtellerie classique, serait une erreur d'approche. Mais, il peut être
aussi gardé partiellement par l'acheteur pour sa jouissance propre ou celle de ses
proches ; une formule mixte consistant à se réserver quelques semaines dans
l'année et en mettant les autres périodes en location soit directement soit par le biais
de société de gestion.
14-Montage financier :
C'est un point intéressant à aborder car les Résidences de Tourisme
bénéficient d'incitations fiscales destinées à améliorer l'équipement et
l'aménagement du territoire.
Sans entrer dans le détail des lois Perisol, Besson, Demessine, dite
"loi des Zones de Revitalisation rurale", disons seulement qu'il est possible
d'investir, selon le cas, en défiscalisation ou en réduction d'impôt, dans du neuf ou
de l'ancien, avec possibilité d'amortissement fiscal, le déficit foncier pouvant aussi
être déductible du revenu global de l'investisseur.
Sur la loi Demessine en particulier, où il faut que le logement de la
Résidence de Tourisme soit destiné à la location nue avec un bail minimum de 9 ans
entre l'investisseur et l'exploitant, l'on pourra consulter le site : www.moinsdimpot.com.fr où
cette loi est commentée.
Si l'on ajoute à ces avantages, la possibilité de contracter un
emprunt pour financer tout ou partie de l'investissement, on crée une charge, par les
intérêts, qui viendra en déduction des revenus de la location.
Mais, comme dans d'autres métiers, l'avantage de la défiscalisation
ne doit pas cacher l'intérêt et le risque de toute création ; le capital investi
doit garder, au moins sa valeur, doit pouvoir être revendu, à des bonnes conditions, les
revenus ne devant pas être inférieurs aux frais d'entretien, de gestion... Quelques
opérations en "temps partagé" (timeshare) ont laissé des souvenirs douloureux
à des investisseurs obnubilés par l'avantage fiscal immédiat de l'opération, il
importe donc d'abord d'être sûr du sérieux des intervenants, promoteur et exploitant et
de vérifier évidemment l'existence du marché pour le produit envisagé.
15-Principaux acteurs du secteur :
Orion, Pierre et Vacances, Les Citadines, Maeva, Flatotel, Odalys,
Lagrange, Mer et Golf, Présideal, Madeo... et de nombreux indépendants gérant souvent
des capacités plus petites.
Sources :
Hôtels, restaurants et résidences de tourisme - Législation et
Réglementation - Édition des Journaux Officiels n° 1088
Le tourisme - Législation et Réglementation - Édition des Journaux
Officiels n°1764 - www.journal-officiel.gouv.fr ;
L'article 199 decies E du code général des impôts
sur les règles applicables aux réductions d'impôts accordées au titre des
investissements immobiliers locatifs réalisés dans des résidences de tourisme ;
Code du Tourisme : section 2 - Article L421-3 (réductions
d'impôts) ;
Site du Syndicat National des Résidences de Tourisme : www.snrt.fr
177, avenue Achille Peretti - 92200 Neuilly-sur-Seine - 01 47 38 35 60 ;
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Nous allons acquérir une bâtisse
"ancien hôtel/restaurant" dont l'activité sera gîte de séjour, chambres et
table d'hôtes. Nous aurons 9 chambres sur deux niveaux, soit une capacité de 18
personnes. Ces deux niveaux sont équipés de détecteurs de fumée, de blocs autonomes
d'éclairage de secours, de déclencheurs manuels et de sirènes.
Sommes-nous conformes à la législation en vigueur
concernant les ERP ?
Pouvez-vous nous confirmer que nous pouvons cumuler
l'activité chambres d'hôtes et gîte de séjour ?
Et si nous avons bien compris, nous ne pourrons pas
dépasser le seuil de 15 personnes maximum pour les repas d'hôtes ?
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Il semble que vous soyez aux normes en termes de règlementation
incendie, MAIS il faudrait vérifier :
donc, oui à première vue, cela se présente bien, me semble-t-il,
mais je ne peux que vous conseiller de provoquer une visite de la Commission de
Sécurité.
Oui, vous pouvez tout à fait cumuler une activité chambres d'hôtes
et gîte de séjour.
Oui, vous ne pouvez pas avoir plus de 15 personnes, à la fois, comme
hôtes/clients autour de votre table d'hôtes (voir les questions 50 et 51 de la
page "Table d'hôtes") ; je rappelle
aussi - mais je suis sûr que vous l'avez noté - que cette table d'hôtes doit être
réservée aux clients des chambres d'hôtes et du gîte et bien sûr à votre famille,
mais pas à une clientèle extérieure.
Mise à jour août 2007 : le Décret n° 2007-1173 du 3/8/07 limite à cinq le nombre de chambres d’hôtes possibles chez l’habitant.
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Je pense ouvrir 12 chambres d'hôtes
sur une propriété, avec un restaurant et un petit parcours de golf. Je pense mettre le
foncier en SCI et créer une SARL à capital variable pour la gestion du restaurant et du
golf.
Pensez-vous que ce soit le bon montage ?
Pour les 12 chambres d'hôtes, si elles sont réparties en
plusieurs bâtiments est-ce que j'échappe à la notion d'ERP ?
Pour la partie restaurant et golf est-ce que je serai en
ERP ?
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En ce qui concerne le montage juridique de votre opération, il me paraît
tout à fait adéquat.
Quant à vos autres questions, je pense y avoir déjà répondu :
article PE 6 du Règlement de Sécurité - déjà cité -
précise : "deux établissements distants de 5 mètres au moins... sont
considérés comme autant d'établissements distincts".
Donc, si c'est bien le cas, l'ensemble ne sera pas classé ERP, ce qui ne vous
exonère pas de la plus grande vigilance quant aux issues de secours, unités de passages,
largeurs des couloirs, matériaux employés, etc. ;
il n'y a pas, dans le sens, au vous l'employez du moins, de
classement ERP pour restaurant ou golf ; le restaurant doit, évidemment être, dans
sa construction, son exploitation, etc. en conformité avec la règlementation incendie.
Mise à jour août 2007 : le Décret n° 2007-1173 du 3/8/07 limite à cinq le nombre de chambres d’hôtes possibles chez l’habitant.
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