Commission et règlement
sécurité
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Dans cette page, vous trouverez les réponses aux questions suivantes :
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N°7,
13, 38, 113,
145, 147, 155,
159, 175, 177, 179,
183, 185, 199, 226,
236, 244, 247,
251,
258, 259 & 294 |
7
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Pour ne pas être soumis à la règlementation des ERP, pour les
chambres d'hôtes, quelle est la capacité maximale de lits à ne pas dépasser ?
Concrètement : avec 5 chambres, totalisant 19 lits,
l'établissement est-il considéré comme un ERP ? Car la règlementation parle du
nombre de chambres, mais pas du nombre de personnes.
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Effectivement la règlementation ERP ne mentionne que le nombre de
chambres (5) au-delà duquel un hôtel, un gîte ou des chambres d'hôtes deviennent
"ERP".
Par ailleurs la règlementation, sur les effectifs à pouvoir évacuer
de locaux, fixe la limite à 19 personnes pour ne pas imposer des évacuations à deux
unités de passages (UP).
Donc, si vous avez la potentialité de 19 couchages plus un ou
plusieurs membres du personnel ou de direction présents, vous dépassez ce chiffre. Il me
semble donc que vous devez avoir des évacuations à 2 UP (1,40 m) et non à 1 UP
(0,90 m).
De toutes façons, ceci est trop grave et trop sérieux pour que, si
vous avez le moindre doute sur la fluidité des dégagements et des issues de secours,
vous ne preniez pas contact avec la Commission de Sécurité (Préfecture) pour avoir son
aval.
Le risque est, bien sûr, de vous voir imposer des contraintes
éventuelles, mais c'est mieux qu'une tragédie possible.
Je vous rappelle aussi que le nombre de couchages maximum retenu par
les Gîtes de France est de 15 ; peut-être auriez-vous intérêt à limiter le
nombre de couchage à ce chiffre ? |
13
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J'ai acheté une fermette en Meuse, en vue d'y
réaliser des chambres et tables d'hôtes. J'ai prévu 5 chambres dont une chambre
familiale, qui porte mon effectif d'accueil à 14 personnes. Ma capacité d'hébergement
familial est de 5. L'effectif total hébergé sera donc de 19. J'envisage de réaliser des
séjours à thème en art plastiques et en détente. J'aurai un combiné sauna hammam de
type familial et un spa de 4 personnes. J'ai suivi une formation Gîtes de France, j'ai
consulté le CAUE, le CDT et le CG. Récemment j'ai pris contact avec le service contre
l'incendie, pour prendre toutes les dispositions de sécurité pendant les travaux.
Ce service veut me positionner en ERP 5e catégorie. Peut-il le
faire ?
Si oui sur quels textes se base-t-il ? et depuis quand sont-ils
applicables ?
Le cas échéant, de quels recours puis-je disposer ?
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Votre projet correspond tout à fait à l'esprit des chambres d'hôtes,
avec l'idée des séjours à thème, avec sauna/hammam/spa : vous mettez en place les
éléments pour que votre "produit" rencontre le succès.
Votre approche méthodologique est aussi à louer. Tout cela est donc
bel et bon, mais voici l'avis de ce que vous appelez le "Service de sécurité"
qui veut vous classer en ERP 5° catégorie, alors que vous n'envisagez de n'avoir que 4
chambres pour la clientèle faisant en tout un effectif maximum de 14 personnes, ce qui
avec votre famille composée de 5 personnes, vous met directement au maximum autorisé de
19 personnes, dans ce contexte cela ne vous laisse pas la moindre souplesse.
J'aimerais bien savoir qui est ce "service" ? Est-ce une
"Commission de Sécurité" après une visite des lieux ou un simple avis d'un
responsable d'un service, étudiant les plans ou autre approche ?
Si c'est une "Commission de Sécurité" à quel niveau se
situe-t-elle ? Départementale, Régionale, Nationale :
si c'est un seul avis de quelqu'un d'un service, vous pouvez
continuer à discuter, avec lui, de préférence ;
s'il s'agit d'une Commission de Sécurité, la réponse est :
oui, la Commission de Sécurité peut toujours aller plus loin que la règlementation,
pour des raisons dont elle est juge, en estimant que la situation telle qu'elle est
présente des risques particuliers.
Je ne peux pas vous donner un texte précis permettant à une
Commission de Sécurité d'aller plus loin que la règlementation ; ce que je peux
seulement vous dire c'est que les articles - du Règlement de Sécurité contre l'Incendie
- L. 123-2 et R. 123 -1 jusqu'à R. 123 - 55, disposent que les différentes commissions
donnent avis ou font des rapports qui au Sous-préfet, qui au Préfet, etc. qui prend la
décision et je vois mal cette autorité aller, a priori, contre l'avis de la Commission
quand celle-ci estime qu'il y a danger ou seulement risque.
Oui, vous pouvez faire appel auprès de l'autorité supérieure,
c'est-à-dire le Président de la Commission concernée en développant les arguments que
vous pouvez faire valoir.
Mais , je n'ai jamais connu, pendant des années, soit
comme responsable hôtelier soit comme responsable de syndicat patronal, un seul cas où
l'avis d'une Commission ait été remis en cause par son autorité de tutelle ; à
telle enseigne que nous avions pris l'habitude de considérer que c'était une juridiction
exécutoire, sans appel.
Quelle peut être la préoccupation de ceux qui se sont penchés sur
votre dossier : la fluidité des dégagements en cas de sinistre, le nombre total des
résidents (l'effectif global hébergé "19" correspondant au seuil au-delà
duquel une règlementation particulière s'impose pour l'organisation des évacuations,
les matériaux utilisés, un problème d'étage, d'escalier...).
Le seul
conseil que je peux me permettre de vous donner est d'essayer d'aborder cette question en
douceur, pas en force. |
Complément à Q13
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Quelques précisions : je dispose
en fait de 5 chambres dont une familiale (une salle de bain double pour 2 chambres). Ma
famille sera hébergée à un autre niveau. La décision n'est pas encore prise
officiellement, une réunion doit avoir lieu avec le CG, le président des Gîtes de
France, la chargée de développement de la Codecom, et le représentant du SCI
départemental. Il ne s'agit pas d'un problème spécifique à mon projet, mais plutôt
d'une interprétation stricte des textes par le SCI, à savoir : pour ne pas être
ERP, il faut à la fois moins de cinq chambres et moins de 10 personnes hébergées (sans
la famille).
Cette position est récente, mais globale et il semblerait que
"j'essuie les plâtres" suite à l'incendie dans un haras cet été. Il me
semble que si cette position se confirme, elle fera tache d'huile sur d'autres
départements (je crois que tel est déjà le cas dans l'Indre), et cela ne sera pas sans
conséquences sur les porteurs de projets de plus de 5 chambres. Je suis d'accord avec
vous sur le fait de ne pas établir de rapport de force, mais mon projet est un
investissement lourd, que j'ai déjà engagé pour moitié.
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Vous avez tout à fait raison, c'est l'incendie du Centre Équestre de
Lescheraines, le 5 août 2004 - faisant 8 morts dont 6 adolescents - qui fait se reposer
le problème mais, je le pense, au niveau national.
En attendant que la modification du texte ne soit passée au J.O., rien
n'empêche une commission de sécurité départementale d'en anticiper l'esprit, car, à
mon sens, il ne peut s'agir d'application "stricte" de texte dans la mesure où
- aujourd'hui - l'effectif hébergé donnant des obligations particulières dans la
protection incendie est de 19.
Je sais, par ailleurs, que des compagnies d'assurances, toujours à la
suite du drame de Lescheraines, en étudient les conséquences possibles en termes de
risques pour leurs clients et pour elles.
MAJ sept. 2006 :
le tribunal correctionnel de Chambéry a condamné le 22 septembre 06, le
propriétaire du centre équestre de Lescheraines (Savoie) à trente mois de
prison dont six ferme (dépêche AFP - reprise par Le Monde du 23/9/06)
L'attendu du jugement met en exergue la "négligence". |
38
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Je compte reprendre en location un
ancien hôtel restaurant, non exploité depuis plus de deux ans. Je compte y élire
domicile.
M'est-t-il possible de limiter l'exploitation de l'hôtel à
5 chambres (alors qu'il y en a une dizaine) et de transformer l'hôtel en maison ou
chambres d'hôtes ?
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Oui, vous pouvez certainement donner suite à ce projet mais en étant
particulièrement prudent car vous pourrez vous heurter à la suspicion de beaucoup
(administration, confrères hôteliers) sur le fait que votre exploitation pourrait
toujours être un hôtel.
Donc, il faut bien que les pièces qui n'auront pas vocation de
chambres d'hôtes soient bien séparées et meublées (ou pas meublées) de sorte que l'on
ne vous soupçonne pas de vous en servir pour l'hébergement de clients quand la demande
sera forte.
Faites bien attention aussi à toutes les évacuations (couloirs,
issues de secours...) car même si vos 5 chambres louables ne vous classent pas en ERP
(établissement recevant du public), l'ancienne structure de l'hôtel peut poser des
problèmes particuliers.
Je vous suggère, de toutes façons, de prendre contact avec la
Commission de Sécurité du Département (Préfecture) qui ne manquera pas d'être
alertée et il vaut mieux que vous preniez l'initiative.
Vérifiez bien aussi que l'information auprès des Offices du Tourisme,
Comité Départemental du Tourisme, annuaires, guides, etc. n'existe plus comme hôtel
mais bien comme chambres d'hôtes. |
113
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Gîte d'étape ou gîte rural ?
dans vos réponses, j'ai l'impression qu'ils sont confondus alors que le premier est
destiné aux randonneurs et offre des places en dortoir à la nuitée, et que le gîte
rural est loué en totalité à une seule famille pour une semaine ou un week-end.
Ma question porte sur les gîtes d'étape. Pour un gîte
ouvert avant 1980 et accueillant moins de vingt personnes, y a-t-il obligation d'avoir une
issue de secours et un système de détection incendie ? Y a t il des nouvelles
directives ?
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En fait, vous avez raison, mais faute de questions appropriées, je n'ai
pratiquement jamais parlé de gîtes d'étape qui sont bien, comme vous l'indiquez,
destinés à des randonneurs, avec un hébergement en dortoir, le plus souvent pour une
nuit.
Les gîtes d'Étapes sont régis par l'arrêté du 23 décembre 1996
qui complète l'arrêté du 25 juin 1980 concernant "les structures d'accueil de
groupes (publics ou privés), y compris les gîtes d'étapes et les gîtes
équestres".
selon ce que je comprends des PE1 à PE36 du Livre III du Chapitre 1er
de ces arrêtés, avec un effectif inférieur à 20 personnes, vous n'avez pas d'autres
obligations que d'avoir des dégagements de 0,90 m (les dispositions sont beaucoup plus
contraignantes pour des établissements hébergeant plus de 20 personnes).
Mais "si le plancher bas de l'étage le plus élevé est situé
à plus de 8 mètres du niveau d'accès des sapeurs pompiers, l'établissement doit avoir
une façade comportant des baies d'accessibles aux échelles aériennes selon les
dispositions prévues aux articles C02 (§1 & 2) et CO3 (§2 et 3, premier alinéa).
Ces baies doivent ouvrir sur des circulations horizontales communes ou sur des locaux
accessibles au public" - Article PE7 - Accès de secours.
je vous prie de vous référer à ma réponse à la question 44 ainsi qu'à son complément.
Je ne peux aborder tous les aspects traités par les articles indiqués
ci-dessus que vous trouverez dans le «RÈGLEMENT DE SÉCURITÉ CONTRE L'INCENDIE, RELATIF
AU PERSONNE RECEVANT DU PUBLIC (entre autres Les Éditions des Journaux officiels N° 1687
Édition 2004 26, rue Desaix 75727 Paris 01 40 58 79 79 - www.journal-officiel.gouv.fr),
concernant :
- le calcul des effectifs (PE 3),
- les vérifications techniques (PE 4),
- les structures, patios et puits de lumière (PE 5),
- l'isolement et parc de stationnement (PE 6),
- les accès de secours (PE 7),
- l'enfouissement (PE 8),
- les locaux présentant des risques particuliers (PE 9),
- les dégagements (PE 11),
- les conduits et les gaines, etc. (PE 12).
Par conséquent, compte tenu de la gravité des risques, je ne vois pas
d'autres approches prudentes que de consulter la Commission de Sécurité, trop de points
particuliers et très techniques pouvant être analysés par ces spécialistes. |
145
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Nous exploitons un établissement de
chambres d'hôtes depuis 13 ans dans 6 bâtiments dans la même propriété, dont 5
chambres à l'étage d'une dépendance attenant à la maison principale que nous occupons,
2 chambres indépendantes dans le jardin et 3 bâtiments indépendants contenant chacun 2
suites soit au total 13 chambres. Nous allons construire encore 3 autres bâtiments dont 1
principal servira de réception et dans les deux autres il y aura 4 nouvelles suites.
Lors de l'instruction du permis de construire, la commission de sécurité m'a donné un
avis favorable au demeurant sur le nouveau bâtiment principal de réception considérant
que les autres n'avaient une capacité que de 10 personnes.
Ma question est la suivante : en quoi consistera la
visite ERP et par qui serait-elle faite et quel est l'intérêt pour nous ?
En l'absence de classement quels sont les risques
encourus ? Habitant sur place et recevant nous-mêmes les hôtes, doit-on prévoir du
personnel logeant sur place et pourquoi ?
Pour info, nous sommes au BIC et à la TVA depuis le début,
et c'est notre seule activité. Nous appliquons une TVA de 5.5 % sur la part de
location de la chambre et 19.6 % sur la part des petits déjeuners.
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- il n'existe pas à proprement parler de visite ERP : il s'agit d'une visite de la
Commission Sécurité qui suit la règlementation ERP, telle que défini dans l'arrêté
de sécurité du 25 juin 1980 "Dispositions applicables aux établissements du 2°
groupe - 5° catégorie, édition des J.O. mise à jour le 14 octobre 2004" qui
s'applique à vous puisque vous avez plus de 5 chambres ; donc, la question n'est pas
de savoir si vous avez intérêt ou pas car vous ne pourrez mettre en exploitation
vos nouvelles chambres que lorsque vous aurez reçu l'accord de la Commission (qui dépend
du Préfet) ;
- puisque vous logez sur place, vous n'avez pas à envisager de loger du personnel pour
assurer une surveillance de nuit, sauf si, bien sûr, vous vous absentez, ne serait-ce
qu'une nuit ;
- cependant si la distance entre les bâtiments est importante, je vous conseille de
penser aux systèmes d'alarme comme indiqué ci-dessus aux question 7
et question 113 ainsi que sur la page "ERP" à la question 3 et sur la
page "Alarmes" à la question 44
- ce que vous précisez sur les BIC et vos taux de TVA n'appelle qu'un commentaire de ma
part : c'est très bien.
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147
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Je souhaiterais savoir quelles sont les normes de sécurité à
respecter lors de la création d'un gîte rural. Y'a-il d'ailleurs des différences entre
départements de ce point de vue, ma question concerne le département de l'Ardèche plus
précisément ?
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| Les normes de sécurité ne sont ni départementales ni
régionales mais elles sont nationales. Elles sont définies par le
"RÈGLEMENT DE SÉCURITÉ DU 25 JUIN 1980 - Dispositions applicables
aux établissements du 2° groupe - 5° catégorie" Édition des Journaux Officiels -
Mise à jour du 14 octobre 2004 référence N° 1687.
Vous trouverez dans les différents chapitre de ce Blog des Experts les
indications sur le respect des normes concernant la sécurité et l'accessibilité des
handicapés pour les Établissements Recevant du Public (ERP), chambres d'hôtes ou
gîtes, dès qu'il y a plus de 5 chambres offertes. |
155
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Je dois acheter le fonds de commerce
d'un restaurant dans un village, fermé depuis un an. Au-dessus se trouve un gîte
d'étape, un dortoir de 15 couchages et une chambre pour 2 personnes. Nous accédons au
gîte par un escalier se trouvant dans la salle du restaurant.
J'aimerais savoir quelles sont les normes de sécurité à
respecter ?
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Avec un dortoir pour 15 personnes plus une chambre pour deux, je pars de
l'hypothèse que vous n'aurez pas plus de 20 personnes dans ce gîte à l'étage ;
mais c'est juste, pour peu que dans les chambres, se trouvent aussi des enfants. Je vous
dis cela, car la règlementation concernant les dégagements n'est pas la même en dessous
et au-dessus de 20 personnes telle qu'elle est précisée dans l'article PE 11 du
RÈGLEMENT DE SÉCURITÉ CONTRE L'INCENDIE RELATIF AUX ERP (arrêtés 22/6/90, 31/5/91,
2/5/93).
Le nombre et la largeur des dégagements exigibles s'établissent comme suit :
soit un dégagement de 1,40 mètre débouchant directement sur
l'extérieur, sous réserve que le public n'ait jamais plus de 25 mètres à
parcourir ;
soit deux dégagements débouchant directement sur l'extérieur ou
sur des locaux différents non en cul-de-sac ; l'un devant avoir une largeur de 0,90
mètre, l'autre étant un dégagement de 0,60 mètre ou un dégagement accessoire visé à
l'article CO 41.
Si les locaux sont en étage, ils peuvent être desservis par un escalier unique d'une
largeur minimale de 0,90 mètre. Toutefois, cet escalier doit être complété par un
dégagement accessoire tel que balcon, échelle de sauvetage, passerelle, terrasse, manche
d'évacuation, etc. si le plancher bas du niveau le plus haut est situé à plus de 8
mètres du sol."
L'article C0 41, mentionné ci-dessus stipule que : "Des
dégagements accessoires peuvent être imposés après avis de la commission de sécurité
si, exceptionnellement, les sorties et escaliers ne peuvent être judicieusement
répartis".
Voilà la règlementation : c'est à vous de savoir si vous aurez toujours la
volonté de refuser 4 clients de plus que votre capacité théorique, vous permettant de
rester en deçà des vingt personnes ; c'est, à mon avis, un risque à ne pas
prendre ; ce risque non seulement est moral mais aussi pénal et financier.
Je vous suggère d'étudier la possibilité d'installer un escalier de secours aboutissant
en dehors de votre restaurant (que se passerait-il si un feu démarrait dans la partie du
restaurant où l'escalier aboutit ?) et de voir si les dégagements peuvent avoir
1,40 mètre de large.
De toutes façons, vous ne pouvez pas ne pas
demander l'avis de la commission de sécurité. |
159
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Dans quelle catégorie sommes-nous
vraiment ? Nous exploitons 5 bungalows (47 m2 : 1 chambre, 1 SdB, 1 cuisine, 1
terrasse) sous la désignation résidence hôtelière, location à la semaine, ménage
quotidien. Il nous arrive de louer pour 2/3 jours. Nous recevons entre 10 et 13 personnes
maximum.
Nous nous classons dans la catégorie : résidence de
tourisme, mais le sommes-nous vraiment ?
En tant qu'ERP seul un extincteur est placé dans la
cuisine, de plus nous ne logeons pas sur place. La femme de ménage assure une présence
de 9h00 à 15h00. Quelle règlementation doit-on respecter ?
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Votre classement, effectivement, ne me paraît pas évident, en
effet :
- vous ne pouvez pas être une Résidence de Tourisme puisqu'il faut une capacité
minimale de 100 lits pour être classé dans cette catégorie (arrête 27 avril 1988 -art.
3) ;
- chacun de vos bungalows n'ayant qu'une chambre, vous n'êtes pas non plus ERP puisque
vous n'avez pas plus de 5 chambres ; d'autant que je pense que vos bungalows sont des
immeubles distincts les uns des autres ;
- mais ne logeant pas sur place, vous ne pouvez pas être gîte - sauf par dérogation -
ni chambres d'hôtes ;
Donc, la situation ne me paraît pas simple en termes de règlementation et j'aimerais
savoir ce que les pompiers ou la Commission de Sécurité en penseraient. Quand vous dites
que vous avez installé un extincteur dans la cuisine, je comprends que c'est dans la
cuisine de chaque bungalow ? Je pense, sauf si vous habitez à 50 km, qu'il vous
faudrait réfléchir à un système d'alarme afin que vous puissiez directement ou
indirectement intervenir en cas de sinistre. |
Complément à Q159
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Pour votre information nous habitons
à moins de cinq minutes de notre résidence.
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Merci pour votre réaction sympathique. Que vous soyez à 5 minutes de vos
bungalows me rassure. Mais je pense qu'il serait souhaitable que vous installiez dans
chacun des bungalows un système d'alarme relié à votre domicile, pouvant basculer si
vous êtes absent ; ceci n'a rien d'obligatoire, mais, en cas de sinistre,
démontrerait que vous ne pouvez être taxé de négligence.
Quant à votre appellation règlementaire, je vous suggère de les
considérer comme des gîtes (ruraux, d'étape selon le contexte) et si, un jour,
quelqu'un vous conteste cette appellation, merci de demander sur quels textes cette
remarque est fondée et de vous en produire par écrit les références ; le flou
actuel de la règlementation me laisse supposer que, pour le moment du moins, vous risquez
peu d'être contredit. |
175
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Je suis actuellement en travaux pour
ouvrir dans un même bâtiment (une ancienne grange rénovée) deux gîtes ruraux en micro
entreprise (5 chambres au total pour les deux gîtes) : la mairie vient de m'appeler
pour la préfecture qui demande si la commission de sécurité était passée...
À quel moment et à qui dois-je demander un
contrôle ? ou est-ce automatique et est-ce obligatoire ?
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Petit problème de vocabulaire d'abord : ce ne sont pas vraiment des
"gîtes" que vous pouvez ouvrir dans un même bâtiment, une grange en
l'occurrence : un gîte doit être isolé, entouré d'un espace comme jardin, cour,
champs, verger de quelques centaines de mètres carrés (les Gîtes de France parlent de
400 m2).
Non, vous allez ouvrir des appartements meublés, destinés à la location
touristique ; ma remarque ne se veut pas sémantique, mais vous pourriez, en
commercialisant votre "produit" sous la terminologie de "gîte" avoir
des soucis soit avec des clients comprenant mal votre offre ou les services de la
répression des fraudes pouvant, même si c'est peu probable, vous reprocher une
publicité inexacte, voire mensongère.
Mais ceci n'était pas l'objet de votre message :un maire, un
préfet (et ses services) peuvent de leur simple autorité, sans avoir à en expliciter la
cause, demander une visite de la Commission de Sécurité (qui peut d'ailleurs, elle
aussi, se missionner) que vous soyez ERP ou pas, comme c'est votre cas.
Donc, non vous n'êtes pas classé ERP puisque vous n'avez que 5 chambres à la location
et donc ce contrôle n'est pas règlementairement obligatoire, mais il le devient s'il est
demandé.
Prenez contact avec la Commission de Sécurité en expliquant que vous
n'êtes pas ERP, mais que la mairie vous a indiqué que la préfecture demandait si la
Commission de Sécurité était déjà passée ; faire cette demande par écrit peut
s'avérer utile (copie à la mairie). |
Complément à Q175
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Je suis étonnée sur la définition de "gîte". J'avais entamé
une procédure avec Les Gîtes de France qui n'a pas abouti de mon fait et c'est eux qui
m'ont fait les plans, ils connaissaient donc la mitoyenneté de mes gîtes et n'ont pas
refusé.
Si je n'avais pas abandonné l'idée de me lier aux Gîtes de France, je serais
labellisée avec deux gîtes mitoyens. J'ai cherché dans le dictionnaire, rien
d'intéressant, vous me mettez un doute et je ne voudrais pas être hors la loi...
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Merci pour cette réaction intéressante ; voici mes sources :
- Guide du créateur des "Gîtes de France" page 12 : "un gîte
doit au minimum répondre aux conditions suivantes : être d'usage totalement
indépendant et disposer d'une entrée indépendante / offrir nécessairement un terrain
attenant si possible clos" ; dans le même document, il est indiqué que le
terrain doit avoir dans les 400 m2 ;
- dans la fiche de l'APCE (dépendant du Ministère des PME) édition avril 2003, il est
dit page 4 : "Les gîtes ruraux sont des hébergements de vacances... dans
une maison située au cur d'un environnement rural caractérisé".
Comme il n'y a pas de définition légale, vous ne risquez pas d'être
dans l'illégalité et vous pourrez toujours arguer de l'avis des Gîtes de France sur le
projet pour exciper de votre bonne foi et, après tout, deux hébergements mitoyens dans
une même maison, cela doit aussi pouvoir se justifier, donc dormez en paix. |
177
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Nous venons d'ouvrir une première
chambre labellisée par les Gîtes de France. Et nous prévoyons d'en ouvrir 4 autres.
Cependant, quand je parle de chambre, il faut plutôt appeler cela une suite (un espace
privé de 60m2, avec un WC indépendant, une sdb, et 2 chambres). Nous serions ainsi, sous
réserve de ne pas dépasser 15 personnes maximum à un instant "t", dans la
logique des Gîtes de France.
D'où ma question, comment définir une chambre, sachant que
pour la première, nous avons eu une subvention pour une chambre et non pour 2 ?
Dans la même logique, nous prévoyons d'ouvrir dans le
bâtiment jouxtant notre demeure, un gîte d'étape ou de séjour. Celui-ci était déjà
équipé par l'ancien propriétaire de 10 chambres avec des blocs sanitaires. Si je
reprends la logique précédente, pour ne pas être en ERP, il nous faudrait donc abattre
quelques cloisons pour n'avoir plus que 5 chambres, ou plutôt suites, tant que nous
n'avons pas plus de 19 personnes. Est-ce exact ?
Plutôt que d'abattre des cloisons nous pourrions aussi
cloisonner cela en 4 suites disposant chacune de 2 lavabos, sa douche et son WC. Toujours
exact ? Le tout sans notion d'ERP ?
NB : je tiens à préciser qu'en complément, le gîte
disposerait des salles nécessaires de restauration, de vie...
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Ce que vous dites sur le classement ERP est tout à fait exact concernant
le nombre de chambres et le nombre de clients mais attention, ces
directives ne sont pas, pour une Commission de Sécurité "La Loi et les
Prophètes", elle pourra, de sa propre autorité, vous imposer tous les éléments de
la règlementation comme si vous étiez ERP.
Donc, je vous conseille, avant de commencer à abattre des cloisons -
ce qui peut s'avérer inutile, voire contre-productif, de demander à des représentants
de cette commission, une consultation, voire officiellement une visite. |
179
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Nous envisageons d'acheter un
établissement qui est enregistré au registre du commerce comme bar-hôtel-restaurant.
Aujourd'hui, le propriétaire actuel exploite uniquement la partie bar, car il a arrêté
d'exploiter l'hôtel et le restaurant depuis 1 an. J'ai mené ma petite enquête - car il
me paraissait bizarre qu'il arrête l'activité hôtelière vu qu'il y a une forte demande
dans la région -, auprès du service sécurité incendie, et je me suis aperçue que le
propriétaire actuel (depuis 4 ans) n'a jamais déclaré au service sécurité incendie
l'activité hôtel et pour cause, puisque lorsque nous avons visité cet établissement
qui comporte 8 chambres il n'y a pas de détection incendie, pas d'alarme, pas
d'extincteur au-dessus de la chaudière, bref rien aux normes. De plus depuis 1 an il
n'exploite plus la cuisine parce qu'il ne trouve pas de personnel.
Bref, malgré tout cela nous envisageons quand même de reprendre cet établissement où
nous envisageons d'exploiter le bar, le restaurant, mais notre problème se pose pour les
chambres car nous ne savons pas ce que nous devons faire.
Le bâtiment est composé au rez-de-chaussée du bar, du restaurant (2 petites salles), de
la cuisine, du garage et de 200 m2 de terrain, au 1er étage, à gauche de l'escalier 1
appartement personnel où nous habiterions, à droite de l'escalier une grande cuisine et
un appartement à rénover sur 2 étages comportant 1 grande pièce + 1 pièce + 1sdb.
Au deuxième étage les 8 chambres d'hôtel actuelles que nous envisageons de restructurer
car elles sont petites (quand on se lève du lit, c'est limite si on n'a pas les pieds
dans la douche...).
Nous envisageons donc de reprendre cette affaire en créant une entreprise individuelle et
une société civile immobilière pour les murs.
Bref, tout ce petit discours pour vous expliquer que nous ne savons pas comment faire pour
réhabiliter ces chambres. Peut-on faire 5 chambres d'hôtes et 1 appartement en location
sans dépendre des ERP, nous mettrons à disposition la cuisine pour les petits déjeuners
aussi bien pour l'appartement que pour les chambres d'hôtes :
L'activité chambres d'hôtes peut-elle être comprise dans
l'entreprise individuelle ?
Devrons-nous obligatoirement changer de nom car aujourd'hui
l'établissement s'appelle "l'hôtel du..." cet établissement se trouvant dans
le département du lot ?
Quelles sont les subventions que nous pouvons avoir,
etc. ?
Dans le cas où nous ne pourrions pas faire de chambres
d'hôtes, comment pouvons-nous faire pour louer tout de même ces chambres, car notre gros
problème c'est que nous ne pouvons pas accueillir les handicapés, l'escalier montant aux
étages étant trop petit ?
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Vous ne devez pas, me semble-t-il, être obnubilée par la classification
ERP.
Dans votre cas, ce qui me parait le plus important c'est de bien sentir
votre "marché" ; je ne connais pas votre environnement immédiat, mais je
me demande si, sur une base hôtel, vous ne pourriez pas vendre à un prix moyen plus
élevé et avoir un taux d'occupation plus fort qu'avec des chambres d'hôtes ?
Il est clair qu'une remise en conformité peut coûter cher (dans mon
expérience professionnelle, j'ai toujours constaté que même en prenant les avis
d'ingénieurs, l'expertise de Véritas, Sécuritas, etc. les premiers devis étaient
toujours sous-estimés car, travaux faisant, l'on trouve toujours d'autres
"merdouilles") ; donc c'est vrai qu'il faut être prudent. Cependant, le
"marché" et la cohérence avec le restaurant, le bar que vous relancerez
peut-être est fondamentale pour la réalisation de votre "produit". Donc, avant
de prendre toutes décisions, continuez à réfléchir et prenez les avis du Comité
Départemental du Tourisme, de la mairie, de la Chambre de Commerce qui pourra répondre
à votre question sur les subventions (qui sont départementales et/ou régionales).
Quant à l'accès handicapés, dans les bâtiments anciens où les
modifications ne peuvent être faites, des dérogations peuvent être obtenues. |
Complément à Q179
|
J'aurai un complément d'information
à vous demander : l'hôtel que nous allons racheter n'est pas aux normes et il
possède 8 chambres. Si pour commencer l'activité nous ne mettons à la location que 5
chambres et que nous en gardons 3 privées :
Sommes-nous soumis aux ERP et QUELS SONT LES NORMES OU
OBLIGATIONS DE SÉCURITÉ POUR L'EXPLOITATION D'UN HÔTEL DE 5 CHAMBRES ?
Qui faut-il faire passer pour avoir l'autorisation
d'ouverture de l'hôtel ?
Nous ferons bien sûr des travaux de remise aux normes
ultérieurement, car nous avons peur que les banques ne nous suivent pas compte tenu du
montant des travaux de remises aux normes coûteux. Donc en retardant les travaux nous
pensons que notre projet a plus de chance d'aboutir.
|
Si vous n'exploitez que 5 chambres, vous ne devez pas être ERP dans le
cadre des chambres d'hôtes ; la difficulté c'est qu'il faudra bien pouvoir
démontrer que, même si vous avez une demande supérieure, vous saurez résister à la
tentation d'en ouvrir un 6°... (oh, c'est juste pour une nuit !) ; donc il
faudrait que les 3 chambres restantes ne soient pas meublées ou dans un état tel que le
doute ne soit pas permis.
Pour ouvrir des chambres d'Hôtes, vous n'avez que la mairie à
informer, mais dans votre cas, je crois que vous avez intérêt à une totale transparence
en provoquant une visite de la Commission de Sécurité (par la mairie ou directement la
préfecture) en expliquant la progressivité des mises en conformité (attention à votre
chaudière, j'ai un très mauvais souvenir d'un hôtel que nous avions repris et qui a
brûlé 15 jours après sa reprise car le conduit d'évacuation de la cheminée de la
chaudière était mal isolé). |
183
|
Je dirige une agence immobilière et
mon client me demande de lui préparer le dossier pour l'aménagement, dans une grange de
sa propriété, de deux gîtes ruraux de 3 chambres chacun plus un appartement (avec
un séjour et 2 chambres) qui deviendra sa résidence principale.
La Mairie m'a donné un permis de construire provisoire qui
précise que l'autorisation pour travaux n'autorise pas la réception de public, car il
s'agit d'un terrain inondable ; dans ce cas quel va être le classement de cet
ensemble, ERP ou pas ?
|
Deux remarques à vous faire :
- merci, tout d'abord de prendre connaissance de ma réponse à la question
175 ci-dessus ; même si ce n'est peut-être pas très grave - et semble-t-il
toléré - des gîtes ne peuvent être réellement installés dans une grange ; de
toutes façons, dans le cas précis que vous indiquez, une résidence personnelle + deux
ensembles meublés de 3 chambres chacun, le projet aura bien un classement ERP ;
cependant, un des deux "meublés" peut, peut-être, être traité avec seulement
2 chambres et un living, sans couchage ; dans ce cas, le projet ne sera pas un ERP,
au sens règlementaire du terme...
- mais, ce n'est pas cela qui me préoccupe dans le cas que vous exposez : je ne suis
pas sûr que la réserve - importante - qui figure sur le permis de construire provisoire
ait quelque chose à voir avec un classement ERP, tel que précisé dans le
"Règlement de Sécurité" qui concerne essentiellement la sécurité
incendie ; je crains, pour votre client, que ceci ne veuille dire : un logement
personnel est autorisé, mais pas un hébergement destiné à la location de quelque forme
qu'il soit ; il vous faut donc bien vérifier d'abord ce point
auprès des services ad hoc de la mairie.
|
185
|
En cas de noyade d'un enfant dans la piscine d'un hôtel, la
responsabilité de l'hôtel peut-elle être recherchée ?
Les choses sont-elles différentes que l'hôtel soit en
France ou soit à l'étranger mais propriété d'un voyagiste français ?
Quelles sont précisément les obligations pesant sur les
hôteliers en matière de responsabilité disposant de piscine ? de plage
privée ?
|
Bien que votre question ne soit pas spécifique aux chambres d'hôtes - et
en l'occurrence évoque une tragédie dans un hôtel, je pense utile d'y répondre.
Oui, la responsabilité de l'hôtelier ou celle de
l'exploitant de chambres d'hôtes peut toujours être recherchée en cas de noyade.
Mais encore faudra-t-il qu'une négligence de sa part ou de ses services puissent être
reconnue.
Jeune directeur d'un hôtel de bord de mer, j'ai été confronté à un
cas de noyade : un matin, une jeune maman, assise sur le bord de la piscine, les
pieds dans l'eau, surveillait ses deux petites filles qui jouaient dans l'eau, sans aucun
autre client ; tout d'un coup , elle aperçoit l'une d'elles, sans mouvement, les
bras en croix, au fond de l'eau.
Pouvait-on reprocher à l'hôtelier une absence de surveillance alors
que la mère était là, assise, à moins de dix mètres, le regard vers la piscine ?
(en l'occurrence, cette tragédie s'est bien terminée, l'enfant ayant pu être réanimée
après 20 minutes de respiration artificielle et de massage cardiaque).
Donc, oui la responsabilité de l'hôtelier peut toujours être
recherchée, mais une négligence de sa part doit être démontrée que cette négligence
ait eu lieu dans la surveillance ou les systèmes de protection du plan d'eau.
Au niveau du principe, les choses sont identiques que l'hôtel soit en
France ou à l'étranger, que le propriétaire soit une société indépendante ou un
voyagiste ; ce qui peut différer ce serait le tribunal qui serait, le cas échéant,
habilité à traiter de la responsabilité civile, les législations étant évidemment
différentes selon les pays ; dans votre cas, la société propriétaire étant
française, un tribunal français peut se reconnaître compétent.
Je vous suggère de prendre connaissance de mes
réponses aux questions 91 et 160 sur la page "Réglementation piscine"
ainsi qu'à l'article
paru dans L'Hôtellerie Restauration N° 2912 du 17 février 2005 qui traite des
obligations concernant l'application des normes de sécurité ainsi que l'article du 17
octobre intitulé À partir du 1er janvier 2006, vos piscines doivent être conformes
aux normes de sécurité ; vous pouvez également consulter les décrets 81-324
du 7/4/81 et 91-980 du 20/9/91 - art. 1 (J.O. du 26/9/91). |
199
|
Nous envisageons l'acquisition d'une
résidence hôtelière (17 studios) dans une cité thermale. Donc l'activité principale
est l'accueil de curistes pour une durée généralement de 3 semaines. Nous souhaitons au
préalable nous assurer que cet établissement est aux normes incendie car il n'y a pas
d'équipement particulier (trappes incendie - extincteur - détecteurs de fumée) ce qui
nous inquiète.
Pouvez-vous nous indiquer quelles sont-elles ?
Quelle est la différence avec un hôtel ?
Actuellement la brochure, le site web et l'enseigne de cet
établissement le désignent comme un hôtel et il accueille occasionnellement des
vacanciers à la nuitée, sachant par ailleurs que nous souhaitons développer le petit
déjeuner voire une activité de plats à emporter dans les chambres :
Y-a-t-il un risque de requalification de la catégorie de
cet établissement de résidence de tourisme vers hôtel ?
|
Une première précision :
Ce que vous appelez résidence hôtelière n'existe pas, la règlementation parle
d'Hôtels et de résidences de tourisme (reportez-vous à la réponse à la question
244 ci-dessous qui développe ce sujet).
Deuxième précision :
Pour pouvoir être classé résidence de tourisme, un établissement doit comporter un
minimum de 100 lits ; certes, il peut y avoir des dérogations sur avis de Commission
nationale de Classement, mais une dérogation pour un établissement comportant 17 studios
en résidence de tourisme ne me semble pas évidente.
Partez du principe, de toutes façons, que les normes de sécurité
sont presque les mêmes : dans la mesure où vous avez un doute, le plus simple est
d'exiger le compte rendu de la dernière visite de la Commission de Sécurité.
Si cette visite est trop ancienne, vous pouvez soit en exiger une avant votre achat soit
la faire inscrire dans la promesse de vente - voire dans l'Acte authentique - que le
cédant s'engage à mettre aux normes, à ses frais, toutes les prescriptions de la
prochaine commission avec une garantie financière, déposée chez le notaire pour ce
faire.
La différence entre un hôtel et une résidence de tourisme ?
Il y a beaucoup trop de points pour que je puisse les détailler ici : pour
l'essentiel une résidence de tourisme doit être dotée, pour chaque élément de
location, d'un ensemble kitchenette avec réchaud, réfrigérateur, évier, vaisselle...
Dans les résidences de tourisme, le service des petits déjeuners n'est pas obligatoire.
Je vous conseille pour tous les détails de la règlementation de vous
reporter à la brochure (un peu plus de 200 pages) des Journaux Officiels "Hôtels,
restaurants et résidences de tourisme" Législation et règlementation N° 1088 -
MAJ 19/6/2001.
De tout ce que vous dites, je pense que votre
projet tourne autour d'un hôtel ou bien de meublés pas d'une résidence de tourisme. |
226
|
Ma maison, une ancienne ferme
dauphinoise, est située sur un terrain classé au POS : Zone avec risque de
glissement de terrain.
Ai-je malgré cette nature de terrain, le droit de créer 2
chambres d'hôtes ? Pour affiner la question, ces chambres seraient spécifiques pour
recevoir des personnes à mobilité réduite.
|
En termes de règlementation, je crains que vous n'ayez pas le
droit ; mais au plan moral, je suis sûr que vous ne pouvez prendre ce risque sans du
moins poser la question à la mairie, par écrit, d'une façon très explicite, laquelle
la répercutera aux services concernés ; je crains bien que la réponse ne soit
négative.
La perspective d'y prévoir des clients à mobilité réduite ne peut
qu'inciter les uns et les autres à encore plus de prudence.
Complément à Q226
J'ai en effet posé la question à la mairie et à la Communauté d'Agglomération au
service du droit des sols. Les 2 réponses sont identiques : je ne pourrais pas
créer un ERP, mais dans le cadre de 2 chambres d'hôtes, mes clients sont considérés
comme des invités à titre privé et il n'y a pas de restriction.
Je n'ai pas le droit de réhabiliter des locaux qui ne sont pas
déjà à usage d'habitation, mais j'ai parfaitement le droit de loger des personnes
dans l'habitation qui a été créée, il y a 100 ans !
Je demanderai néanmoins aux services compétents pour les handicapés
de venir visiter et de me donner leur avis... Merci pour votre réponse. |
236
|
Quelles sont les règles de sécurité et autres à respecter pour
ouvrir une salle de réceptions (séminaires, mariages) de 60 m2 dans une exploitation
agricole ?
|
1. Dégagements :
Avec une surface de 60 m2, vous rentrez dans la catégorie pouvant
recevoir un effectif de 51 à 100 personnes, ce qui implique d'avoir deux dégagements
ayant soit 0,90 cm chacun, soit l'un ayant 1,40 m et l'autre 0,60 cm (article PE 11 du
règlement de sécurité contre l'incendie, relatif aux établissements recevant du
public).
Je vous prie de vous reporter à ma réponse à la question 155 qui complète cette réponse.
2. La salle que vous envisagez d'utiliser doit
aussi répondre aux normes des éléments décoratifs "non feu",
c'est-à-dire :
Moquettes (le cas échéant, peu probable et à
déconseiller) : le classement de réaction au feu demandé est M 4 dans les ERP.
La mise en uvre doit toujours être collée dans les circulations et
dégagements ;
Pour le reste, pensez au principe 1,2,3 : soit M 1 pour
les plafonds , M 2 pour les murs (dont rideaux, voilages...) et M 3 pour les sols.
Tous les fournisseurs sérieux savent ce que la terminologie M0, M1,
M2, M3 veut dire ; si vos fournisseurs ne le savent pas... allez en chercher un
autre, par exemple, sur le portail des fournisseurs de kifaikoi.com
Mais, n'oubliez pas non plus les points traités sur ce site
concernant la fourniture de restauration (nourriture et boissons). |
244
|
Pourriez vous me dire quelles sont les différences entre un hôtel
et une résidence hôtelière ?
Et la différence entre un hôtel et une résidence de tourisme ?
|
Première remarque :
Vous noterez que je ne reprends pas votre terminologie de
"résidence hôtelière" car, pas plus que "résidence de service",
cette expression n'a d'existence légale, ce n'est qu'une appellation commerciale ;
l'expression "résidence hôtelière" est cependant utilisée pour les
Résidences de Tourisme qui ne sont pas classées.
Les Résidences de Tourisme ce sont :
1- Poids économique :
- 1983 = 160 000 lits,
- 1986 = 200 000 lits,
- 1989 = 230 000 lits,
- 2000 = 324 000 lits,
- 2004 = 450 000 lits .
2- Définition légale :
"La résidence de
tourisme est un établissement commercial d'hébergement classé, faisant l'objet d'une
exploitation permanente ou saisonnière. Elle est constituée d'un ensemble homogène de
chambres ou d'appartements meublés, disposés en unités collectives ou pavillonnaires,
offerts en location pour une occupation de la journée, de la semaine, ou du mois, à une
clientèle touristique qui n'y élit pas domicile. Elle est dotée d'un minimum
d'équipement et de services communs. Elle est gérée dans tous les cas par une seule
personne ou morale".
3- Classement :
Arrêté du 14/2/86 en 1, 2, 3 et 4 étoiles, mais en fait, il n'y a
pratiquement pas de 1 étoile, peu de 2 étoiles (17 %) et des résidences non
classées (± 30 %)... qui peuvent donc se nommer "Résidences
Hôtelières".
À Paris, par exemple, 66 % du parc est en 3 étoiles.
4- Taille minimale :
J'ai déjà effleuré cette question en répondant à la question 24 sur la page "LMP et LMNP"
ainsi qu'à la question 142 de la page "Gîtes :
Plans" : le nombre minimum de lits est de 100, selon l'arrêté du 14
février 1986, modifié par les arrêtés des 27 avril 1989, 10 avril 1991, et 18 juin
1992 ; mais "le nombre de lits peut être réduit, par dérogation accordée
par le Préfet, après avis de la C.D.A.T., en faveur des autres catégories d'hôtels qui
solliciteraient un classement en Résidences de Tourisme".
Ce qui veut donc bien dire qu'un hôtel peut devenir une résidence de tourisme par
décision du Préfet, suivant dossier déposé auprès de la C.D.A.T. (Commission
Départementale d'Action Touristique).
5- Nature des locaux :
Ils peuvent être :
des chambres traditionnelles, mais disposant de kitchenettes ;
des appartements meublés de type F1 (soit un peu plus grand que les
chambres) ;
des hôtels avec kitchenettes ;
des appartements type F.2, F.3, F.4 c'est-à-dire avec 1, 2 ou 3
chambres.
Il peut s'agir d'un seul bâtiment ou d'une ou plusieurs unités
pavillonnaires.
6- Durée des séjours :
la chambre ou l'appartement peut être loué à la journée, à la
semaine ou au mois. Mais le client ne peut pas y élire "officiellement
domicile" ;
en milieu urbain, un pourcentage important de l'offre peut être
loué en bureau, pour la journée, la semaine ou pour plus longtemps, en particulier pour
les sociétés, en création ou s'installant dans la ville ; selon le SNRT -
("Syndicat National des Résidences de Tourisme" 177, avenue Achille Peretti -
92200 Neuilly-sur-Seine - tél. 01 47 38 35 60), la durée moyenne de séjour à Paris est
de 10 jours.
7- Équipement général minimum :
cuisine ou coin cuisine : évier, réchaud à
plusieurs foyers, four ou rôtissoire, réfrigérateur, lave-vaisselle, placards, hotte ou
ventilation, vaisselle et ustensiles en nombre suffisant ;
sanitaires : lavabo, baignoire ou douche ;
toilette séparée ou dans la salle de bains, sauf si l'unité d'habitation comporte plus
de 4 ou 5 lits, selon le nombre d'étoiles ;
téléphone : dans chaque unité
d'habitation ;
TV : possible sur demande.
Tous les détails sur les équipements, sont listés dans l'Annexe II
de l'Arrêté du 14 février 1986.
8- Prestations :
petits déjeuners : ils peuvent être servis
dans une salle spéciale, mais ce n'est pas obligatoire ; ce service peut ne pas
être rendu du tout ; cependant, sans vouloir entrer trop dans les détails,
précisons cependant que les "quasi-hôteliers", créés par la loi des finances
rectificative de 1990, sont dans l'obligation de proposer une prestation de petits
déjeuners ;
Nettoyage : aucune obligation qu'il soit fait
journellement, mais seulement en fin de séjour (ce qui paraît bien le
moins !) ; à la demande et en payant, il peut être fait journellement, le
linge, par exemple, pouvant être changé tous les jours ;
Blanchissage et pressing personnel sur demande, mais
service non obligatoire ;
Service traiteur ou de plats surgelés possible,
mais pas obligatoire ;
Garage ou parking : conformément au règlement
d'urbanisme de la commune.
9- Surfaces minimales (recommandées par le SNRT) :
Studio pour 2 personnes = 20 m2 ;
Studio pour 4 personnes = 20 à 25 m2 ;
F.2 jusqu'à 4 personnes = 35 m2 ;
F.2 jusqu'à 5 ou 6 personnes = 50 m2 ;
F.3 jusqu'à 8 personnes = 70 m2.
En fait, les Résidences de Tourisme, situées dans des stations de
sports d'hiver (37 %) et les stations balnéaires (47 %) ont, en principe, des
surfaces supérieures à celles-ci, recommandées par le SNRT - déjà cité -
car les clients y ont des durées de séjours plus longues ; les indications
ci-dessus, concernent plus spécialement les résidences urbaines (10 %) ou
campagnardes (6 %).
L'Arrêté du 14/2/86 et suiv. - déjà cité - n'impose que les
surfaces suivantes : "Studio pour deux personnes (coin cuisine compris) de 9 à
15 m2 selon le nombre d'étoiles, de 7 à 10 m2 supplémentaires par chambre
supplémentaire, de 2 à 3m2 par lit supplémentaire avec un maximum de 3 lits par
pièce".
10-Protection contre les risques d'incendie et de panique :
Alors que les hôtels sont régis, selon le Règlement de Sécurité du
25 juin 1980, pour la prévention contre les risques d'incendie et de panique, concernant
les établissements recevant du public (ERP), les Résidences de Tourisme, suivant
l'arrêté du 14 février 1986, déjà cité, précise, dans l' annexe II, qu'il faut
appliquer les dispositions de l'arrêté du 30 janvier 1978 : "Règles de
construction spéciale à l'habitat de loisirs à gestion collective".
Dans son article 1er, cet arrêté dispose que : "Les
hôtels à voyageurs et hôtels meublés sont exclus du champ d'application du présent
arrêté et doivent répondre aux dispositions... du décret n° 73-100 du 31/10/73
relatif à la protection contre les risques d'incendie et de panique dans les
établissements recevant du public."
Donc les Résidences de Tourisme ne sont pas considérées comme ERP : en
conséquence, la présence d'un membre du personnel ou de direction la nuit, n'est pas une
obligation, ce qui est logique puisqu'il s'agit d'habitat de loisirs à gestion
collective, ce que le SNRT appelle une location hôtelière.
Cependant, l'on ne peut que recommander la présence d'un
veilleur/réceptionniste de nuit - sécurité et service à la clientèle - dès que la
Résidence est d'une certaine importance, en taille ou en qualité.
Cet arrêté donne aussi les précisions, dans ses articles de 5 à 10,
sur l'accessibilité des escaliers, les sorties de secours, les unités de passage, les
portes coupe-feu, les évacuations de fumée, les éclairages de sécurité et la
signalisation...
11-Accessibilité aux personnes à mobilité réduite :
Ce sont les dispositions du décret n° 78-109 du 1er février 1978
qu'impose l'arrêté du 14 février 1986 et suivant avec, bien sûr, toutes les nouvelles
dispositions législatives plus récentes que l'on peut retrouver dans l'Édition des
Journaux Officiels "l'Intégration des Handicapés dans la société" Collection
Législation et règlementation : www.journal-officiel.gouv.fr
12-Personnel :
Il peut être très réduit (puisque aucune restauration n'est
obligatoire et que les principaux services, qu'ils soient obligatoires ou non, peuvent
être externalisés) :
Direction, éventuellement avec un
secrétariat ;
Réception, les durées moyennes de séjours étant
plus longues que dans l'hôtellerie - donc moins de "mouvements", ce service,
peut aussi gérer réservations, planning, facturation clients, téléphonie et tous les
contacts clients ; le personnel de réception et/ou de direction doit parler une ou
deux langues étrangères (dont l'anglais) selon le classement ;
Commercialisation : selon appartenance ou non
à un réseau (support Internet essentiel : voir le Blog des Experts "Pour
commercialiser vos chambres - du dépliant... à internet") ;
Gouvernant(e) : fonction pouvant, dans les
petites unités, être tenue par la direction et/ou la réception ;
Femmes de chambres ou de ménage, selon les
prestations rendues et suivant l'externalisation éventuelle du travail ;
Maintenance : peut être externalisée.
C'est la Convention Collective Nationale des HCR du 30 avril 1997 qui
s'applique (voir
la CCN sur le site lhotellerie-restauration.fr).
13-Statut juridique :
Il faut être conscient, qu'il s'agit d'un double produit, immobilier
d'une part, locatif de l'autre :
Produit immobilier : dans celui-ci, le système
juridique de la copropriété domine largement sous sa forme classique ou sous celle de la
multipropriété. Ce produit immobilier s'entend, le plus souvent meublé et totalement
équipé.
- Le produit locatif : souvent géré par une société de gestion
(voir ci-dessous au point N°15) qui s'engage à un loyer, le plus souvent accompagné de
garanties et/ou cautions ; considérer qu'il s'agit du même métier que
l'hôtellerie classique, serait une erreur d'approche. Mais, il peut être aussi gardé
partiellement par l'acheteur pour sa jouissance propre ou celle de ses proches ; une
formule mixte consistant à se réserver quelques semaines dans l'année et en mettant les
autres périodes en location soit directement soit par le biais de société de gestion.
14-Montage financier :
C'est un point intéressant à aborder car les Résidences de Tourisme
bénéficient d'incitations fiscales destinées à améliorer l'équipement et
l'aménagement du territoire.
Sans entrer dans le détail des lois Perisol, Besson, Demessine, dite
"loi des Zones de Revitalisation rurale", disons seulement qu'il est possible
d'investir, selon le cas, en défiscalisation ou en réduction d'impôt, dans du neuf ou
de l'ancien, avec possibilité d'amortissement fiscal, le déficit foncier pouvant aussi
être déductible du revenu global de l'investisseur.
Sur la loi Demessine en particulier, où il faut que le logement de la
Résidence de Tourisme soit destiné à la location nue avec un bail minimum de 9 ans
entre l'investisseur et l'exploitant, l'on pourra consulter le site : www.moinsdimpot.com.fr où
cette loi est commentée.
Si l'on ajoute à ces avantages, la possibilité de contracter un
emprunt pour financer tout ou partie de l'investissement, on crée une charge, par les
intérêts, qui viendra en déduction des revenus de la location.
Mais, comme dans d'autres métiers, l'avantage de la défiscalisation
ne doit pas cacher l'intérêt et le risque de toute création ; le capital investi
doit garder, au moins sa valeur, doit pouvoir être revendu, à des bonnes conditions, les
revenus ne devant pas être inférieurs aux frais d'entretien, de gestion... Quelques
opérations en "temps partagé" (timeshare) ont laissé des souvenirs douloureux
à des investisseurs obnubilés par l'avantage fiscal immédiat de l'opération, il
importe donc d'abord d'être sûr du sérieux des intervenants, promoteur et exploitant et
de vérifier évidemment l'existence du marché pour le produit envisagé.
15-Principaux acteurs du secteur :
Orion, Pierre et Vacances, Les Citadines, Maeva, Flatotel, Odalys,
Lagrange, Mer et Golf, Présideal, Madeo... et de nombreux indépendants gérant souvent
des capacités plus petites.
Sources :
- Hôtels, restaurants et résidences de tourisme - Législation et Réglementation -
Édition des Journaux Officiels n° 1088 ;
- Le tourisme - Législation et Réglementation - Édition des Journaux Officiels
n°1764 - www.journal-officiel.gouv.fr ;
- L'article 199 decies E du code général des impôts sur les règles
applicables aux réductions d'impôts accordées au titre des investissements immobiliers
locatifs réalisés dans des résidences de tourisme ;
- Code du Tourisme : section 2 - Article L421-3 (réductions d'impôts) ;
- Site du Syndicat National des Résidences de Tourisme : www.snrt.fr
177, avenue Achille Peretti - 92200 Neuilly-sur-Seine - 01 47 38 35 60 ;
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247
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Nous allons acquérir une bâtisse
"ancien hôtel/restaurant" dont l'activité sera gîte de séjour, chambres et
table d'hôtes. Nous aurons 9 chambres sur deux niveaux, soit une capacité de 18
personnes. Ces deux niveaux sont équipés de détecteurs de fumée, de blocs autonomes
d'éclairage de secours, de déclencheurs manuels et de sirènes.
Sommes-nous conformes à la législation en vigueur
concernant les ERP ?
Pouvez-vous nous confirmer que nous pouvons cumuler
l'activité chambres d'hôtes et gîte de séjour ?
Et si nous avons bien compris, nous ne pourrons pas
dépasser le seuil de 15 personnes maximum pour les repas d'hôtes ?
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Il semble que vous soyez aux normes en termes de règlementation
incendie, MAIS il faudrait vérifier :
- la largeur des couloirs,
- les unités de passage des escaliers et des portes,
- la distance entre chaque escalier et la chambre la plus éloignée (reportez-vous aux
questions 7 et 244 ci-dessus ainsi qu'à la question 28 sur la page "Unités de passage et dégagements"),
- la qualité des matériaux pour la construction et la décoration (voir la page) ;
donc, oui à première vue, cela se présente bien, me semble-t-il,
mais je ne peux que vous conseiller de provoquer une visite de la Commission de
Sécurité.
Oui, vous pouvez tout à fait cumuler une activité chambres d'hôtes
et gîte de séjour.
Oui, vous ne pouvez pas avoir plus de 15 personnes, à la fois, comme
hôtes/clients autour de votre table d'hôtes (voir les questions 50 et 51 de
la page "Table d'hôtes") ; je
rappelle aussi - mais je suis sûr que vous l'avez noté - que cette table d'hôtes doit
être réservée aux clients des chambres d'hôtes et du gîte et bien sûr à votre
famille, mais pas à une clientèle extérieure.
Mise à jour août 2007 : le Décret n° 2007-1173 du 3/8/07 limite à cinq le nombre de chambres d’hôtes possibles chez l’habitant.
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251
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Je pense ouvrir 12 chambres d'hôtes
sur une propriété, avec un restaurant et un petit parcours de golf. Je pense mettre le
foncier en SCI et créer une SARL à capital variable pour la gestion du restaurant et du
golf.
Pensez-vous que ce soit le bon montage ?
Pour les 12 chambres d'hôtes, si elles sont réparties en
plusieurs bâtiments est-ce que j'échappe à la notion d'ERP ?
Pour la partie restaurant et golf est-ce que je serai en
ERP ?
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En ce qui concerne le montage juridique de votre opération, il me paraît
tout à fait adéquat.
Quant à vos autres questions, je pense y avoir déjà répondu :
article PE 6 du Règlement de Sécurité -déjà cité - précise : "deux
établissements distants de 5 mètres au moins... sont considérés comme autant
d'établissements distincts".
Donc, si c'est bien le cas, l'ensemble ne sera pas classé ERP, ce qui ne vous
exonère pas de la plus grande vigilance quant aux issues de secours, unités de passages,
largeurs des couloirs, matériaux employés, etc. ;
il n'y a pas, dans le sens, au vous l'employez du moins, de
classement ERP pour restaurant ou golf ; le restaurant doit, évidemment être, dans
sa construction, son exploitation, etc. en conformité avec la règlementation incendie.
Mise à jour août 2007 : le Décret n° 2007-1173 du 3/8/07 limite à cinq le nombre de chambres d’hôtes possibles chez l’habitant.
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258
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Je souhaite aménager des chambres
d'hôtes dans un ancien moulin datant de la fin du IXX°. Les plafonds dans ce moulin son
très bas, environ 2 m à 2m10 :
Quelle est actuellement la règlementation en vigueur
concernant la hauteur minimale d'un plafond ?
Existe-t-il des règlementations différentes suivant
l'usage que l'on veut faire d'un bâtiment, soit ERP soit mise en location
classique ?
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Je n'ai rien trouvé dans la règlementation ERP sur une hauteur minimale
sous-plafond, ce que veut dire que ce sont les règles de droit commun qui s'appliquent.
Le règlement sanitaire : Arrêté n° 79-561 du 20/11/79 modifié
par les arrêtés des 4/11/82, 23/4/82, 3/4/89 - dans son chapitre III "Aménagements
des Locaux d'Habitation", article 40-4 stipule que "La hauteur sous plafond ne
doit pas être inférieure à 2,20 mètres".
Je crois que le problème posé, va plus se situer en termes
d'évacuation des fumées que sur la hauteur proprement dite, d'autant que le charme de
votre moulin du XIX° siècle doit bien s'accommoder de cette hauteur basse.
Si vous avez la possibilité de mettre en place des trappes de
désenfumage ou un système d'évacuation des fumées, je suppose que vous pourriez
obtenir une dérogation.
Je ne peux cependant que vous conseiller de ne conclure votre
transaction que quand vous aurez une décision écrite de la Commission de Sécurité, que
ce soit pour une utilisation en chambres d'hôtes ou en location classique, si votre
projet d'acquisition est bien lié à la création de revenus locatifs. |
Complément à Q258
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Je me permets d'abuser encore un peu
de votre bienveillance. J'ai depuis, l'envoi de mon premier message, trouvé un décret
faisant référence à des notions minimales de hauteur ; il s'agit du Décret
n°87-149 du 6 mars 1987, fixant les conditions minimales de confort et d'habitabilité
auxquelles doivent répondre les locaux mis en location.
Dans celui-ci est fait référence à une hauteur de 2m20 dans
les bâtiments récents, mais aussi à une hauteur de 2m si le bâtiment n'a pas subi de
division depuis 1948, ce qui est le cas dudit bâtiment que je souhaite aménager.
Cela répond-il à ma question initiale ?
Pour conclure, j'ai également un point à éclaircir,
s'agissant d'un plafond à 2m05 : par endroits des poutres, situées à une hauteur
inférieure (env. 1m97), viennent compliquer mon jugement ; faut-il prendre la
hauteur moyenne du plafond ou le point le plus bas représenté par ces poutres pour
connaître la hauteur à prendre en compte ?
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Merci de votre précision sur le Décret n°87-149 du 6 mars 1987 que je
n'avais pas trouvé, sur les normes de confort minimales, donnant les hauteurs
sous-plafond minimales ; je crois, en effet, que cela répond tout à fait à la
première question de votre intervention précédente.
Il me paraît clair que la hauteur à prendre en compte est celle du
"plafond" et pas des poutres ; de toutes façons, à quelques centimètres
près, vous auriez sûrement toute dérogation, comme les bâtiments un peu anciens qui ne
sont pas obligatoirement aux normes actuelles, mais ont cependant un grand charme. |
259
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J'ai créé 6 chambres d'hôtes et un
gîte, sur un même site, mais dans des immeubles différents (voir question 30) en pensant ne pas être
classé ERP ; une commission de sécurité envisage, quand même, de me classer ERP,
pour la raison que des chambres à l'extérieur du bâtiment principal ne sont pas des
"chambres chez l'habitant".
Le bâtiment concerné est pourtant une partie indivisible
de la propriété. Qu'en pensez-vous ?
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La position de la Commission de Sécurité, dans le cas que vous
décrivez, ne suit pas l'Article PE 6 du règlement de sécurité déjà cité, mais la
Commission peut toujours aller plus loin que la règlementation.
Certes, vous pouvez faire appel de cette décision - ainsi que je l'ai
exposé dans la réponse à la question 13 ci-dessus - auprès du
Président de la Commission de sécurité qui, en l'occurrence, doit être le Préfet,
mais je serais surpris que la conclusion du rapport de la commission ne soit maintenue.
Mise à jour août 2007 : le Décret n° 2007-1173 du 3/8/07 limite à cinq le nombre de chambres d’hôtes possibles chez l’habitant.
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294
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Nous possédons 5 chambres
d'hôtes :
À partir de combien de chambres la commission de sécurité
est-elle en droit de me contrôler, la mairie vient de saisir cette dernière, j'attends
un courrier d'avis de passage, que dois-je faire pour me protéger ?
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Une Commission de Sécurité à un droit de saisine et peut donc vous
contrôler, sans avoir à le justifier, même si vous n'aviez qu'une chambre. Le Maire, le
Préfet, les pompiers peuvent aussi saisir la Commission de Sécurité pour provoquer un
contrôle sans avoir à expliquer pourquoi ils estiment devoir le faire ; les
pompiers peuvent aussi intervenir de leur propre chef.
Mise à jour août 2007 : le Décret n° 2007-1173 du 3/8/07 limite à cinq le nombre de chambres d’hôtes possibles chez l’habitant.
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Complément à Q294
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Nous ne sommes pas encore référencés aux Gîtes de France et nos
chambres d'hôtes font partie de notre domicile à part entière, de plus les Gîtes de
France de Montpellier me disent que le contrôle est obligatoire à partir de la 6e
chambre, mais pas si l'on n'en possède que 5, les divers sites concernant la législation
de chambres d'hôtes le confirment qu'en pensez-vous ?
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Le fait que vous soyez ou pas référencés aux Gîtes de France ne joue
aucun rôle dans cette affaire.
Je pense qu'il y a confusion entre deux données : avec plus de 5
chambres, vous êtes classés ERP (Établissement Recevant du Public) et donc vous
devez demander à la Commission de Sécurité de venir faire une inspection de vos
chambres d'hôtes, implantées dans votre habitation principale.
Mais, il n'empêche qu'une Commission de Sécurité peut de sa propre
initiative venir vous inspecter, et que que le Maire, etc. peut aussi demander à celle-ci
de venir.
Navré, mais ceux qui prétendent le contraire se trompent et peuvent,
avec intérêt, consulter le RÈGLEMENT DE SÉCURITÉ CONTRE L'INCENDIE sur le droit de
saisine de la Commission et le droit d'un maire de faire appel à elle. |

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