Licence boissons
21
|
Nous souhaitons créer, après travaux
de restauration, 2 ou 3 chambres d'hôtes, ainsi qu'un gîte d'étapes ou de séjour pour
environ 10 personnes, et des tables d'hôtes. Nous souhaitons également aménager la
grange contiguë en salle de loisirs, salle de billard et bar.
Pouvons-nous mettre à disposition de nos clients (et uniquement
eux) cette salle et leur servir glaces et boissons payantes ?
Est-il possible d'organiser des sorties et soirées à
thèmes ?
|
Votre projet est intéressant, mais tout n'est pas évident :
quelques chambres d'hôtes, un gîte rural, une ou des tables d'hôtes, une salle de
loisirs, une autre avec un billard : très bien.
Mais l'installation envisagée d'un bar - qui dans votre esprit, je le
pense, aurait vocation à servir des boissons alcoolisées - d'une part, cela modifierait
l'esprit même présidant à la réalisation des chambres d'hôtes et de Gîtes Ruraux,
mais d'autre part impliquerait l'obtention d'une licence de débit de boissons
(autorisation, trouver une disponibilité & l'achat).
Quand, par ailleurs, vous indiquez que vous voulez servir dans cette salle des glaces :
pourquoi pas ? (encore que la législation, dans ce domaine soit contraignante, en termes
d'hygiène).
Quant aux boissons : oui, si elles sont sans alcool (soit des
boissons du "premier groupe" selon l'article L. 3321 - 1 du Code de la santé
publique), mais si vous pensez à des boissons alcoolisées, l'on revient dans le cas
précédent avec la nécessité d'avoir une licence de débit de boissons.Organisation de soirée à thème :
c'est très bien, mais trois problèmes se posent si vous recevez un nombre important de
visiteurs :
- la sécurité : les évacuations en
particulier et la qualité des matériaux utilisés pour la construction et la
décoration : il vous faudra, soit à titre permanent, soit à titre ponctuel, une
autorisation préalable de la Commission départementale de sécurité ;
- les assurances :
"l'objet assuré"
étant fondamentalement modifié, vos polices d'assurances devront être adaptées, soit
d'une façon permanente, soit d'une façon ponctuelle ;- pas de boissons alcoolisées
, comme ce qui est
indiqué ci-dessus : encore que vous pourriez, pour des manifestations ponctuelles,
tout à fait exceptionnelles, obtenir une dérogation pour une soirée.
En conclusion, je pense que votre projet a besoin d'être
revu, d'une façon plus modeste, ou bien et c'est autre chose : vous mettez en place
un complexe touristique et hôtelier. |
47
|
Nous allons ouvrir deux chambres
d'hôtes dans notre maison. Je souhaiterais connaître les démarches vis-à-vis des
douanes en matière de licence dans la mesure où je vais servir le petit déjeuner.
Je souhaiterais également connaître les démarches à faire concernant l'impôt sur le
revenu sachant que cette activité est annexe pour le couple dont seul l'un des membres
travaille. Enfin, la maison a été achetée en SCI.
Doit-on verser des loyers à la SCI sachant que cette SCI
n'a aucune autre vocation que celle d'acheter cette maison ?
|
Vous posez plusieurs questions :
Licence boissons :
Pour servir des boissons - même non alcoolisées - au petit déjeuner, il faut
(même si beaucoup en font l'impasse) avoir une "petite licence" permettant de
servir des boissons dites du "Premier Groupe" : boissons sans alcool :
eaux minérales ou gazéifiées, jus de fruits ou de légumes non fermentés ou ne
comportant pas, à la suite d'un début de fermentation, des traces d'alcool supérieures
à 1 degré, limonades, sirops, infusions, lait, café, thé, chocolat, etc.
Cette licence est délivrée par les recettes buralistes, recette locale impôts ou bureau
des douanes dont dépend l'exploitation.
Concernant Impôt sur le revenu :
Vous ajoutez à votre déclaration de revenus - IRPP - le chiffre d'affaires
réalisé et, sur une feuille à part, faites ressortir les dépenses correspondantes à
l'exploitation de cette activité, à la fois les charges directes (nourriture &
boissons, blanchissage...) qu'une quote-part des dépenses générales (électricité,
chauffage, eau, impôts & taxes, etc.) et les intérêts d'emprunts éventuels ainsi
que les amortissements.
Mais, vous pouvez aussi vous contenter de déclarer votre chiffre d'affaires en laissant
l'Administration faire les abattements (72 % pour les recettes hébergement,
50 % pour les autres recettes).
Loyers exploitation :
Vous pouvez tout à fait affecter un loyer à l'exploitation de ces chambres, un
loyer dont vous créditerez la SCI ; bien sûr ce loyer viendra en charge de
l'exploitation "chambres d'hôtes" et en revenus pour la SCI.
Évaluation :
Les différentes charges indiquées en points 2 & 3 seront des évaluations,
partant d'appréciations personnelles ; je vous suggère d'être très
"raisonnable" dans celles-ci pour ne pas risquer d'attirer l'attention et de
vous voir soumettre à un contrôle par le fisc ; gardez bien traces des clés de
répartition des charges (au m2, au volume, la comparaison avec les prix de location dans
le voisinage pour fixer les loyers, etc.).
|
58
|
J'ouvre dans peu de temps 5 chambres
d'hôtes en Alsace, je souhaite rester "Privé" et, en plus des petits
déjeuners, j'envisage de servir des boissons :
Mais quels types de boissons pourront être servis avec la
Petite Licence ?
Quel est la différence entre la Licence I et II ?
De plus, nécessite-t-il de contacter le service
vétérinaire ?
Sera-t-il possible de servir des amis de passage ?
|
Si je vous comprends bien, vous n'avez comme objectif, en partant de vos
chambres d'hôtes, que de servir des petits déjeuners, pas des repas ?
Si c'est bien le cas, vous n'avez besoin que de la Petite Licence restauration et dans
celle-ci, l'autorisation de servir les boissons du Premier Groupe dont j'ai donné le
détail, en réponse à la question 47 ci-dessus.
Le "second groupe" de la Petite Licence ajoute les vins,
champagne, etc. ce que je ne crois pas devoir être votre objectif pour des petits
déjeuners !
Quant à la grande Licence Restauration, elle ne peut être
envisagée que dans le cadre d'un restaurant et encore faut-il en trouver une à
acquérir, ce qui n'est pas toujours facile.
Pour un simple service de petits déjeuners, vous n'avez pas à alerter
les services vétérinaires, mais vous êtes bien obligé de respecter la règlementation
concernant l'hygiène en particulier l'arrêté du 9 mai 1995 : vous pouvez le
consultez dans le Blog des Experts "Implanter
et gérer un restaurant - démarche HACCP incluse" ou sur le site www.legifrance.gouv.fr
Enfin, votre dernière question concernant votre possibilité
d'accueillir des amis : oui, bien sûr vous pouvez toujours OFFRIR des petits
déjeuners à des amis de passage, mais pas si vous les considérez comme clients et leur
présentez une facture, dans ce cas, vous devriez être considéré comme un restaurant. |
94
|
Quelles licences débit de boisson ou restauration sont
obligatoires et où se les procurer ?
1 - pour les chambres d'hôtes?
2 - pour les tables d'hôtes ?
|
1 - Chambres d'Hôtes :
vous n'avez pas besoin de licence particulière pour exploiter des chambres
d'hôtes ; une simple information à la Mairie suffit, sauf si votre projet dépasse
5 Chambres auquel cas, vous avez besoin de l'accord de la Commission de Sécurité
(Préfecture).
2 - Restauration :
si la fourniture de repas est occasionnelle, vous n'avez pas l'obligation de vous
inscrire au RCS, mais devez avoir une "petite licence restauration" afin de
pouvoir servir des boissons, aux repas - et aux repas seulement - comme de la bière et du
vin en tant qu'accessoires de la nourriture.
Vous pourrez vous procurer cette licence à la recette
buraliste ou au bureau des douanes de votre département. Mais vous aurez aussi à
informer - et obtenir l'autorisation - des services vétérinaires pour le suivi de
l'application de l'Arrêté du 9 mai 1995 concernant l'hygiène des aliments ; pour
en savoir plus sur cet arrêté, reportez-vous à la page "Table d'hôtes" et/ou aux 3 Sujets Interactifs sur
l'HACCP et l'hygiène :
- Hygiène et HACCP -
le minimum pour être prêt pour un contrôle
- Implanter et gérer un restaurant - démarche HACCP incluse |
170
|
Nous souhaitons acheter un
hôtel-restaurant fermé depuis 2 ans qui comprend 6 chambres avec chacune une salle de
bains attenante au 1er étage ; notre logement se situerait au 2e étage et au
rez-de-chaussée se trouvent 2 salles de restaurant et 1 bureau. Nous souhaitons
transformer l'activité hôtel en chambres d'hôtes (6) et en location de salles pour
banquets et séminaires et éventuellement profiter de la licence 4 pour faire une
activité de débit de boissons en terrasse en été.
Est ce que notre démarche est censée et sous quelle
forme ?
L'architecture de l'hôtel est plus proche d'une grande maison
bourgeoise.
|
Le projet que vous décrivez paraît tout à fait cohérent ; il me
paraîtrait souhaitable qu'un espace soit trouvé au rez-de-chaussée pour un coin-salon
où vous pourriez aussi servir les petits déjeuners.
Mais quant à l'exploitation de la terrasse avec la licence IV, il faut
vous méfier des questions de délais car la non-exploitation d'un débit de boissons
pendant 3 ans, rend la licence caduque : L.3333-1 du Code de la santé
publique : "Un débit de boissons de 2ème, 3ème ou 4ème catégorie, qui a
cessé d'exister depuis plus de 3 ans est considéré comme supprimé et ne peut être
transmis". À part ce point à bien vérifier, l'ensemble se présente
bien : vous serez certes ERP (6 chambres) ; au premier étage, l'accessibilité
aux handicapés n'est peut-être pas évidente, mais pour un bâtiment existant, vous
aurez une dérogation.
Mise à jour août 2007 : le Décret n° 2007-1173 du 3/8/07 limite à cinq le nombre de chambres d’hôtes possibles chez l’habitant.
|
176
|
J'exploite 3 chambres d'hôtes dans ma
maison principale et plusieurs clients souhaiteraient consommer un apéritif, voire un
digestif le soir.
Puis-je facturer cette prestation, sachant que je ne
possède aucune licence de débits de boissons ?
|
Non, vous ne pouvez faire aucune vente de
boissons alcoolisées sans avoir la licence "boissons" appropriée.
Mais rien ne peut vous empêcher d'offrir un apéritif
ou un digestif à vos "clients/amis". |
205
|
Des exploitants agricoles habitaient dans un logement. Un nouvel
exploitant agricole souhaite meubler ce logement - sans aucun travaux ! - et le louer
dans le cadre d'un meublé de tourisme de manière saisonnière à des vacanciers.
Lui-même habitera ailleurs. Hors la DDE demande un permis de construire dans le sens où
elle estime que la destination du local a changé !
Je ne sais quoi leur répondre puisqu'il n'y a pas eu les moindres
travaux (hormis l'électricité refaite à neuf). Qu'en pensez-vous ?
|
La DDE a raison : reportez-vous à la réponse de la question 196 sur la
page "Zone
constructible".
Dans la mesure où il y a un changement de destination, il faut une
demande de permis de construire (PC) à déposer auprès de la mairie. |
230
|
Ma question est multiple. J'ai très
envie depuis de nombreuses années de créer une table d'hôtes. Parmi les nombreuses
réponses apportées dans ce Blog des Experts, j'ai bien compris que mon projet
s'apparente plus à la création d'un restaurant. Voici le contexte : mon père âgé
de 70 ans possède une maison de charme en face du domicile où je loge chez mon compagnon
(ni pacsée, ni mariée). Seule la rue communale de 3 mètres de large est à traverser.
Âgée de 42 ans et fonctionnaire, je souhaiterais dans un premier temps voir si je peux
en faire mon activité principale avant de demander une disponibilité (la région est
très touristique et sans structure déjà existante - randonneurs, chasseurs, etc.). Mon
projet serait de créer une "quatr'heurerie" pour le retour de chasse ou
promenade. Je serais seule, avec ma fille de 17 ans, pour cuisiner et servir. Je ferais
cela le week-end, uniquement.
Je ne sais pas comment aborder le projet. J'ai un frère.
Faut-il créer une SCI ? Mon père doit-il nous faire une donation ?
Au niveau de la règlementation, puis-je exploiter cette
affaire et le bénéfice réparti entre mon père, mon frère et moi, sans être dans
l'illégalité ?
Est-ce que la licence de petite restauration est obtenue
sans problème ? Les normes à respecter pour l'équipement de la cuisine sont-elles
coûteuses ?
|
Votre question est originale, mais ne s'apparente pas aux tables d'hôtes,
puisqu'il n'y aura pas d'hébergement.
Même s'il ne s'agit que de collations d'après-midi, c'est un
restaurant que vous allez créer, il vous faut donc, la petite licence restauration vous
permettant de servir des encas (charcuteries, omelettes, sandwichs, pâtisseries,
etc.) ; cette licence peut s'acheter au service buraliste.
Mais, il vous faudra aussi la licence de débits de boissons à
consommer sur place de 2° catégorie, vous permettant les boissons d'accompagnement comme
les bières, le cidre, les vins, le Champagne mais sans alcool tels que le rhum, les
liqueurs, les whiskies, etc. ; boissons que vous ne pourrez servir qu'à ceux qui
prennent de la nourriture (donc ce ne sera pas un bar).
Vous pourrez servir aussi, évidemment, toutes les boissons sans
alcool, les cafés, chocolats, thés, jus de fruits, eux minérales, etc. voir ma réponse
à la question 47 ci-dessus.
Attention, si vous deviez servir des glaces, la règlementation, à cet
égard, est très pointue (revoir l'Arrêté du 09/05/1995 - paragraphe annexe - dans le
Blog des Experts "Implanter
et gérer un restaurant - démarche HACCP incluse").
Quant à la structure, je crois que la création d'une simple SARL,
permettant de louer le local à votre père, supportant les charges et enregistrant les
recettes devrait suffire dans un premier temps.
Vous avez bien raison d'être prudente, en gardant votre statut, mais
relisez, je vous prie, ma réponse à la question 134 (page "Formalités : Statut fonctionnaire")
à ce sujet, même pour commencer une activité de week-end, je vous conseille d'être
prudente à l'égard de votre statut de fonctionnaire.
En ce qui concerne l'équipement cuisine, il doit être simple :
un bon respect de normes de conservation du froid, pas de bois (planches ou étagères)
une bonne séparation du propre et du sale : reportez-vous aux 3 Sujets Interactifs
sur l'HACCP et l'hygiène :
- Hygiène et HACCP - le minimum pour être prêt pour un contrôle
- Implanter et gérer un restaurant - démarche HACCP incluse |
235
|
La lecture des réponses aux questions
de ce Blog des Experts nous interpelle sur quelques points.
Nous sommes retraités et habitons dans notre grande maison construite au centre d'un
terrain de 1 200 m2 dans un lotissement en milieu rural. Nous résidons sur
l'itinéraire du chemin de Saint Jacques de Compostelle. Nous avons demandé à notre
mairie et à l'office du tourisme de notre canton l'autorisation d'ouvrir des chambres et
tables d'hôtes et depuis un an, nous offrons nos services aux pèlerins.
Nous avons récemment établi les déclarations d'ouverture de débit de boissons de 1ère
catégorie et de petite licence de restaurant.
Il ne nous reste plus qu'à informer les services vétérinaires de la préfecture et
demander à notre compagnie d'assurance une extension de garantie.
Pour notre déclaration de revenus de l'an dernier, nous sommes allés au centre des
impôts. Nous avons renseigné un imprimé n° 11921*01 "Déclaration de début
d'activité" qui a engendré l'octroi d'un N° d'identification SIRET à 14
caractères avec régime d'imposition BIC Micro-entreprise et pour la TVA régime de la
franchise de base.
Fallait-il renseigner l'imprimé N° 11921*01 débouchant
sur la Micro-entreprise et le N° SIRET ?
Y a t'il un élément positif, voire négatif à être
inscrit au répertoire national des entreprises et de leurs établissements ?
Dans l'intitulé de notre adresse figure "Lotissement
du" : Devons-nous nous considérer habitant un lotissement alors que les huit
maisons qui le composent sont individuelles et isolées les unes des autres par un espace
de plus de 30 mètres linéaires de terrain ?
Est-ce que l'affichage et la publicité du débit de
boissons sont obligatoires pour les chambres et tables d'hôtes, nous voulons parler de la
plaque émaillée à l'extérieur et de l'affiche concernant la répression de l'ivresse
à l'intérieur ainsi que de l'exposition de 10 bouteilles minimum de boissons non
alcoolisées ?
|
Bravo pour toutes les dispositions que vous
avez déjà prises ; je traite les différents points évoqués, dans l'ordre :
- En fait, vous n'aviez pas à demander une autorisation à l'Office du Tourisme ni
à la mairie : une simple information à cette dernière était
règlementairement suffisante
.Quant au Service vétérinaires : si vous avez commencé à
servir de la restauration - ne serait-ce que les petits déjeuners, vous auriez dû déjà
les contacter ; il est toujours souhaitable de les joindre le plus tôt possible,
leur avis étant précieux, avant toute installation ; je vous conseille donc de les
contacter le plus rapidement possible.
Assurances : en recevant des pèlerins,
vous avez modifié "l'objet assuré" et risquez purement et simplement une
déchéance de votre couverture ; cela est très urgent ; relisez, à ce sujet,
ma réponse à la question 29
Sauf si votre activité a déjà démarré à un rythme élevé - ce que votre exposé
ne laisse pas supposer -, je pense qu'il n'était pas utile de faire une déclaration de
début d'activité et d'avoir un n° Siret. Mais ceci ne me paraît pas grave dans
la mesure où vous pourrez faire une déclaration de vos revenus en BIC, avec la
déclaration de vos pensions ; je pense donc que vous pouvez vous en tenir à cette
déclaration tant que votre activité reste modeste.Lotissement : oubliez ce mot dans toute votre communication, les chambres
d'hôtes pouvant être interdites dans des lotissements alors que le produit que vous
offrez, "grande maison sur un terrain de 1200 m2" n'a que du positif :
c'est une villa dans un grand jardin.
Avec une licence de débit de boissons de 1ère catégorie, vous ne pouvez servir
que des boissons sans alcool du 1er groupe, donc vous n'avez pas d'autres obligations
particulières, hormis l'affichage des prix de vente.
|
248
|
Nous sommes deux personnes
copropriétaires d'un bâtiment (amies sans aucun lien). Nous gérons 4 chambres d'hôtes
et nous déclarons chacune la moitié du chiffre d'affaires, dans la rubrique location de
meublés et en 2004 par exemple, nous avons déclaré chacune 12 000 .
Le Centre des Impôts nous a demandé de faire une déclaration de création
d'entreprise...
La Chambre de Commerce nous a alors envoyé un document à
chacune, est-ce obligatoire ?
Qu'est-ce que cela va entraîner ?
On ne peut pas créer deux entreprises pour la même
chose... a qui faut-il s'adresser pour avoir un conseil ?
|
Vous êtes à la limite : pour être loueur en meublé professionnel
(LMP), donc inscrit au RCS, il faut et il suffit d'avoir un chiffre d'affaires
"meublé", égal ou supérieur à 23 000 . Avec
24 000 à vous deux, vous êtes à la marge ; mais, je suppose que
ce chiffre d'affaires ne comprend pas que de l'hébergement, mais aussi une recette de
petits déjeuners que vous devez enlever du chiffre d'affaires, pour déterminer si vous
êtes LMP ou pas.
Je suppose que votre chiffre d'affaires petits déjeuners, dépasse
très sensiblement 1 000 ? Vous devez pouvoir évaluer - si vous ne
l'avez pas publié par ailleurs - le prix de vos petits déjeuners dans une fourchette
entre 5 et 10 , selon la qualité de vos prestations.
Je crois donc que vous pouvez vous arc-bouter sur cette position pour
ne pas "sortir" de cette notion de chambres d'hôtes, n'imposant pas de
création d'entreprise.
Cependant, votre position, bien logique en elle-même, de ne faire
chacune la déclaration que de la moitié du chiffre d'affaires, dans vos déclarations
fiscales, ne peut pas être acceptée par l'administration fiscale : je n'ai pas de
solution, à cet égard, à vous proposer et vous conseille de vous adresser, sur ce point
précis, à un conseiller fiscal.
Mais il est évident, que vous ne devez pas faire chacune, une
déclaration pour la création de la même entreprise ; cette demande est ridicule.
Permettez-moi, cependant d'ajouter ceci : même si l'on est pas
obligés d'avoir des liens, comme vous le dites, autres qu'amicaux, pour être pacsés,
cela pourrait vous permettre d'être considérées comme un seul foyer fiscal et pourrait
résoudre, une partie du problème ; je ne connais pas évidemment les autres
éléments, vous concernant toutes les deux. |
Complément n°1 à Q248
|
Non seulement nous faisons des petits
déjeuners mais également et assez souvent des repas (je peux retrouver
le pourcentage exact)...
Concernant la déclaration de CA, je pensais, bien
innocemment direz-vous, que chacune d'entre nous avions droit à 23 000 ,
quel serait alors l'avantage d'être pacsées ?
Nous avons un conseiller fiscal et ami qui est inspecteur
des impôts et qui nous a conseillé de déclarer une entreprise en précisant toutefois
que cela n'était pas très net... et nous venons de prendre rendez-vous avec un
conseiller juridique.
Le problème le plus important, c'est que j'ai 68 ans :
ces chambres d'hôtes sont pour moi un grand amusement, mais deviennent aussi un peu
fatigantes... J'ai comme l'impression que d'ici un an ou deux, je lèverai le pied, faute
d'énergie... Je ne voudrais pas alors être gênée par des questions administratives
trop lourdes !
|
Vous servez aussi des repas ? Donc, il est bien clair que vous serez
bien en dessous des 23 000 de LMP ; mais êtes-vous bien en règle
concernant les repas (licences, arrêté 9/5/95 sur l'hygiène, etc.) ? Cela n'a rien
à voir avec votre question, mais si vous deviez commencer un bras de fer... autant que
tout soit très en ordre.
L'avantage d'être pacsées serait de n'être considérées que comme
un seul foyer fiscal et pas deux personnes physiques, devant faire chacune sa déclaration
IRPP.
Vous pouvez, bien sûr, pour que les choses soient claires entre vous
et vis-à-vis de l'administration créer une petite SARL, dont vous seriez l'une et
l'autre porteuse de part ; ce n'est pas une grosse contrainte, vous auriez une taxe
professionnelle à payer... mais cela ne me paraît pas bien grave... ni très utile.
Je vois que vous êtes bien entourées et, comme vous le proposez, je
serais heureux de connaître l'avis de vos conseils. |
Complément n°2 à Q248
|
Concernant le "pacs", nous
ne tenons pas à mélanger nos affaires. Nous avons créé une SCI pour notre maison afin
de ne pas avoir de problème de transmission. Cela nous oblige d'ailleurs à louer les
chambres meublées à la SCI pour en faire des chambres d'hôtes !
Concernant les repas : je crois que c'est admis pour les
chambres d'hôtes, si cela ne prend pas trop d'expansion ! j'espère en tout
cas !
|
Un point rapide sur votre table d'hôtes puisque vous servez des repas
(cela vaut d'ailleurs aussi pour le service des petits déjeuners) ; ce qui est admis
- si cette activité de table d'hôtes est modeste et exceptionnelle - c'est de ne pas
avoir l'obligation d'inscription au RCS, mais pas du tout de ne pas avoir de licence vous
permettant de servir des boissons, accompagnant les repas et de respecter l'arrêté du
9/5/95 sur l'hygiène alimentaire : pour cela, reportez-vous aux 3 Sujets Interactifs
sur l'HACCP et l'hygiène :
- Hygiène et HACCP - le minimum pour être prêt pour un contrôle
- Implanter et gérer un restaurant - démarche HACCP incluse
Je suis beaucoup intervenu sur ces deux sujets (licence et
hygiène) et vous prie de vous reporter, entre autres, aux réponses à la question
21 ci-dessus ainsi qu'à la page "Prestations : Licence
restauration" (questions 42 & 58) et à la page
"Table d'hôtes" (question 50). |

Dernières questions
|
|
 |
Poser une nouvelle question
Protection de vos données
-
Signaler un contenu illicite
|