Capacité
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Dans cette page, vous trouverez les réponses aux questions suivantes :
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N°4,
5, 11, 39,
197 & 237 |
4
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Combien de chambres d'hôtes peut-on construire ?
Quel est le minimum et quel est le maximum ? Et en gîtes
d'étape ?
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Il n'y a pas de limite inférieure : vous pouvez ne construire,
n'aménager qu'une seule chambre d'hôtes. De même, le nombre maximum n'est pas
spécifié par la législation, cependant la Fédération Nationale des Gîtes de France
limite son agrément à une structure ne dépassant pas six chambres avec une capacité
maximale de 15 personnes. Même règle pour les gîtes ruraux, encore qu'en ce qui
concerne le minimum, un gîte rural d'1 chambre ne voudrait pas dire grand chose : de
fait le minimum peut être de 2, voire trois chambres... avec une capacité maximale d’accueil de 15 personnes.
Mise à jour août 2007 : le Décret n° 2007-1173 du 3/8/07 limite à cinq le nombre de chambres d’hôtes possibles chez l’habitant.
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5
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Je suis sur un projet de création de chambres d'hôtes + gîtes d'étapes
en milieu rural. L'activité de l'entreprise est une exploitation agricole composée de
100 charolaises + 20 chevaux de selle français, je voudrais créer des chambres d'hôtes
et j'aimerais avoir les règlementations.
Combien de chambres a-t-on le droit de posséder ?
Savoir le taux d'occupation en Lorraine, Meurthe et Moselle des
établissements ?
Le seuil de rentabilité du projet ?
Les subventions dans cette région ?
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Le contexte dans lequel vous situez votre projet correspond tout à fait
à l'esprit des chambres d'hôtes et des gîtes ruraux.
Il n'y a pas de règlementation globale précise mais des informations fragmentées en ce
qui concerne les points que vous soulevez :
Nombre de chambres maximum :
la législation ne donne pas d'autres indications que celles qui concernent
l'application des règles des établissements recevant du public (ERP) pour lesquels la
règlementation s'applique à partir de 6 chambres, tant pour la protection incendie que
pour les aménagements pour personnes à mobilité réduite. En ce qui la concerne, la
Fédération nationale des gîtes de France limite son agrément à 6 chambres, pouvant
loger 15 personnes (cependant, je crois que ceci doit pouvoir se négocier).
Mise à jour août 2007 : le Décret n° 2007-1173 du 3/8/07 limite à cinq le nombre de chambres d’hôtes possibles chez l’habitant.
Taux d'occupation :
il n'y a, à ma connaissance, aucune statistique nationale ou départementale
dans ce secteur d'activité : je pense que la Fédération des Gîtes de France doit
pouvoir donner des indications ainsi que les Offices Départementaux du Tourisme des
régions concernées ; je conseille de prendre ces informations avec beaucoup de
prudence, la qualité, le charme, l'accueil de chaque ensemble de chambres d'hôtes ou de
chaque Gîte ayant un rôle spécifique majeur sur la fréquentation.
Cependant, dans son étude Gîtes Ruraux - Chambres d'Hôtes, l'APCE estime le taux
d'occupation moyen en France à 37 % : ce chiffre paraît raisonnable pour une
première approche de rentabilité des investissements.
Le seuil de rentabilité du projet :
là aussi la réponse dépend beaucoup de données spécifiques, mais surtout des
investissements à amortir : la TRAME ("Tête de réseaux pour l'appui
méthodologique aux entreprises") estime, dans une étude récente, que 75 % des
charges viennent de l'amortissement des investissements et des frais financiers qui en
découlent.
Pour les charges d'exploitation elles-mêmes, comme cette activité ne suppose pas ou peu
de personnel, elles sont très faibles (eau, électricité, blanchissage, usure du linge,
assurances...).
Il faut donc d'abord réfléchir au montage financier, ce qui déterminera l'essentiel.
Les subventions :
elles sont, pour l'essentiel, émises par les Conseils Généraux par
département - il n'y a pas de dispositions nationales à cet égard - et elles varient
d'un département à l'autre mais peuvent atteindre 30 % du montant des travaux H.T.
voire 40 % dans certaines régions.
Mais, il peut y avoir aussi des subventions au niveau régional (voir le comité
départemental du tourisme - CDT), voire pour des zones défavorisées, des subventions
européennes.
À ma connaissance, il n'y a pas de barème de subventions disponible dans les
départements : je pense qu'il faut contacter chaque département et région, la
Meurthe et Moselle en ce qui vous concerne (voir la CCI).
Voir le Blog des Experts
Subvention en hôtellerie par Catherine Avignon
À noter aussi que selon les départements ou les régions, les subventions pour les études concernant un projet de rénovation ou de création peuvent aller
jusqu’à 80 % du montant des études avec un plafond raisonnable.
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11
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J'ai lu avec intérêt les
différentes questions posées dans ce thème et je suis un peu étonné que la
législation n'indique pas un nombre maximum de chambres.
Pouvez-vous me confirmer que je peux, par exemple, créer
une cinquantaine de chambre d'hôtes dans un même lieu en respectant uniquement la
règlementation des ERP ?
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Je crois percevoir une pointe de provocation dans votre question... une
cinquantaine de chambres d'hôtes ? Pourquoi pas 200 chambres, voire plus, pendant
que vous y êtes ! Mais, vous posez une vraie question, intéressante même si elle
vous a, peut-être, été malignement conseillée par des confrères hôteliers ?
Je vous le confirme : aucun texte légal ne fixe de
limites au nombre de chambres d'hôtes que l'on peut créer. Je vous donne 3
références explicites qui vont dans ce sens :
INFOREG, service de la Chambre de Commerce et d'Industrie de
Paris
qui a pour mission d'informer les créateurs et les dirigeants de sociétés
commerciales sur la règlementation qui leur est applicable quotidiennement (certifiés
ISO 9001) a répondu à cette question, le 9 décembre 2004 : "Nous
comprenons que vous nous interrogez sur l'existence d'une législation en matière de
chambres d'hôtes, et plus particulièrement sur la capacité d'accueil autorisée par ce
genre d'établissement. Il n'y a aucune disposition légale spécifique fixant le nombre
maximum de chambres au-delà duquel une structure hôtelière est obligatoire.
En revanche, il existe des normes éditées et en ce qui la concerne, la Fédération
nationale des gîtes de France limite son agrément à six chambres, pouvant loger quinze
personnes.
En d'autres termes, le législateur ne donne pas d'autres indications que celles
concernant l'application des règles des établissements recevant du public (ERP) pour
lesquels la règlementation (prévention des risques incendie et accessibilité aux
personnes handicapées) s'applique à partir de six chambres."
APCE, Agence Pour la Création d'Entreprises,
émanation du CNCE, Conseil national de la création d'entreprise, émanation du
Ministère au PME, Commerce, Artisanat... (14, rue Delambre - 75 682 Paris Cedex 14 - www.apce.com) précise dans sa fiche
"Gîtes ruraux - chambres d'hôtes - Code NAF 55.2E - réactualisée en avril 2003,
page 15 : "RÈGLES ET USAGES DE L'ACTIVITÉ - Établissement recevant du
public - Le nombre de chambres d'hôtes n'est pas limité, mais lorsqu'il
atteint 6, le propriétaire est obligatoirement soumis au régime règlementaire des ERP,
Établissement Recevant du Public".
Fédération Nationale des Gîtes de France,
la fiche de l'APCE, citée ci-dessus, indique sur sa page de titre : "Participation
à la relecture de cette fiche : Fédération Nationale des Gîtes de France"
www.gites-de-france.fr
Donc, il
n'y a pas de limites, quant au nombre, fixées par la législation. Mais, il y a des
contraintes quant à la nature de l'exploitation !
Mise à jour août 2007 : le Décret n° 2007-1173 du 3/8/07 limite à cinq le nombre de chambres d’hôtes possibles chez l’habitant.
Reprenons les organismes déjà cités :
L'INFOREG indique dans sa fiche, mise à jour au
16/11/04 : "L'ouverture et l'Exploitation de chambres d'hôtes" : "Il
n'existe pas de définition légale de la chambre d'hôtes, mais celle-ci s'entend comme
une chambre aménagée chez l'habitant en vue d'accueillir des touristes et de leur offrir
des nuitées comprenant petit déjeuner".
L'APCE, dans la fiche déjà citée, en page 4, indique :
"Les chambres d'hôtes sont des chambres aménagées et équipées chez l'habitant en
vue d'accueillir des touristes et leur offrir la "nuitée" et le petit déjeuner
uniquement".
La FÉDÉRATION NATIONALE DES GÎTES DE FRANCE, on l'a vu, limite son
agrément à six chambres et précise dans sa charte "le propriétaire assure
obligatoirement l'accueil des hôtes".
EN CONCLUSION :
il n'y a pas de limites fixées quant au nombre de chambres mais des limites quant à la
nature des activités qui doivent rester artisanales, chez l'habitant avec accueil
personnel...
Donc, selon les lieux, les locaux, on peut considérer que le statut
des chambres d'hôtes peut être de quelques unités (laissons de côté le classement
ERP, sur lequel nous reviendrons) à un nombre plus important : dans un château, une
grande ferme avec dépendances, pourquoi ne pas considérer la possibilité pour 10, 12
voire 15 chambres ?
Au-dessus, cela peut impliquer une organisation qui sort de l'aspect
artisanal ; mais ceci est mon avis personnel puisque, encore une fois, il n'y a pas
de texte précis.
Il n'empêche que certains syndicats hôteliers affirment qu'au-dessus
de 5 chambres il s'agit d'un hôtel. C'est, à mon sens, totalement abusif : ce n'est
pas parce que, pour être classé hôtel il faut un minimum de 5 chambres, pour un hôtel
sans étoile, 7 pour un hôtel de 1 étoile et 2 étoiles, 10 pour un hôtel 3 étoiles,
etc. (arrêtés 14/2/86, 27/4/88, 7/4/89, 10/4/91 & 18/6/92), que l'inverse est vrai,
autrement dit qu'à partir de 5 ou 7 chambres, l'organisation concernée devient un hôtel
= C'EST FAUX.
Le classement en établissement ERP des structures de plus de 5 n'a non
plus rien à voir avec le sujet qui vous préoccupe. |
39
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J'habite à Paris et il y aurait la
possibilité d'acquérir dans mon immeuble des locaux commerciaux actuellement utilisés
pour une partie pour une activité de centre culturel (établissement recevant du public)
et pour une autre partie comme entrepôt pour un commerce de textile. Les locaux se
situent directement en dessous des miens.
Est-ce possible d'y créer une activité de chambres
d'hôtes en réunissant mes locaux avec ceux à acquérir dans l'hypothèse que la
problématique ERP soit résolue ?
Il y aura en cas d'acquisition de l'ensemble des locaux (3
lots) la possibilité de créer jusqu'à 20 chambres.
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Plusieurs points me gênent dans votre question :
tout d'abord, il ne s'agit pas d'utiliser votre domicile pour
recevoir des "amis", mais vous voulez créer de toutes pièces, en quelque
sorte, un nouveau domicile ou un véritable complexe pour recevoir des clients ;
votre projet se situe à Paris ; certes il est tout à fait
possible de créer des chambres d'hôtes dans un milieu urbain et à Paris ; il est
demandé que la ville soit touristique ce qui bien sûr est le cas, mais encore
faudrait-il que le quartier puisse avoir cette caractéristique ?
Une installation en milieu urbain demande, - selon l'étude de l'Inforeg (service d'étude
de la Chambre de Commerce et d'Industrie de Paris - Rubriques ACTIVITÉS RÉGLEMENTÉES
2004/2005) -, que les chambres d'hôtes doivent avoir des terrasses et que sont exclues
celles qui sont situées dans des lotissements, l'extérieur du bâtiment devant
correspondre aux spécificités de la région ;
enfin, vous envisagez 20 chambres ; j'ai déjà indiqué qu'il
n'y avait aucune règlementation limitant le nombre de chambres possibles ; mais dans
la mesure où on considère qu'une chambre d'hôtes "s'entend comme une chambre
aménagée chez l'habitant...", ces vingt chambres pourraient peut-être se
comprendre dans un château, une très grande ferme, mais je ne le crois pas dans un
immeuble parisien ;
Mise à jour août 2007 : le Décret n° 2007-1173 du 3/8/07 limite à cinq le nombre de chambres d’hôte possibles chez l’habitant.
enfin, comme je l'ai déjà indiqué, il me paraît très
vraisemblable qu'une législation, beaucoup plus contraignante, soit bientôt mise en
place, mettant en cause la pérennité de votre projet.
En conclusion, je suis très réservé sur sa viabilité, selon le
programme envisagé. |
197
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Ma femme et moi avons acheté un
bar-hôtel-restaurant en montagne. Nous avons créé une SCI pour acheter les murs, et une
SARL pour acheter le fonds. La SARL loue à la SCI la partie chambre bar et restaurant, et
nous sommes locataires de la partie privée. Nous nous sommes inscrits au RCS avec
l'activité "chambres d'hôtes, bar, restaurant". Depuis quelque temps nous
avons la visite d'un inspecteur des fraudes qui nous demande de retirer nos publicités
"chambres d'hôtes" (sûrement envoyé par une consur bien intentionnée)
s'appuyant sur la définition de chambres d'hôtes retenue par le Tribunal de Grande
Instance de Tarascon : "Il s'agit de chambres aménagées chez l'habitant en
vue d'accueillir des touristes itinérants. Le nombre de chambres est limité à 5." et
de rajouter "cette activité ne doit pas se confondre avec une activité
hôtelière".
La gestion d'un bar-restaurant est-elle considérée comme
une activité hôtelière ?
Est-ce que la structure, SCI propriétaire et nous
locataires, nous empêche de nous appeler chambres d'hôtes ?
Sommes nous obligés de séparer l'activité de location des
chambres de celle de bar-restaurant et gérer les chambres avec une autre SARL ou en nom
propre ?
Dans ce cas comment gérer le fait que les clients qui
dorment là prennent leur petit déjeuner dans la salle du restaurant (nous aussi) ?
Comment gérer la note lorsque le client a mangé au
restaurant et dormi en chambre d'hôtes et faut-il faire 2 notes ?
Les fournitures pour le petit déjeuner peuvent-elles être
achetées par le restaurant et revendues à la société qui gère les chambres ?
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Le témoignage que vous apportez est intéressant avec à la fois l'avis
de l'inspecteur des fraudes et l'avis du TGI de Tarascon.
- Aucun texte ne limite les chambres d'hôtes à 5 (cette référence de cinq ne vaut que
pour le classement en ERP, ce qui rien à voir et est peut être à l'origine de la
confusion faite par le TGI) ; il serait intéressant de savoir sur quel texte le TGI
s'est appuyé... puisqu'il n'y en a pas !
- Mais logez vous bien sur place ? Pouvez-vous considérer que les clients sont bien
accueillis dans votre résidence propre ?
- Le fait d'exploiter un bar-restaurant n'induit pas que les chambres sont des chambres
d'hôtel et non des chambres d'hôtes ; une gestion bar-restaurant est une activité
restauration, pas en soit une activité hôtelière.
- À priori, je pense que vous pouvez, dans la même structure, gérer et la restauration
et les chambres d'hôtes ; mais ce serait peut-être plus prudent, pour mettre fin à
ce harcèlement, de garder en BIC l'activité chambres d'hôtes, séparée de la
restauration.
- Vous pouvez ne faire qu'une facture chambre, repas et PD, mais en ventilant bien les
deux recettes pour votre comptabilité interne, surtout si vous passez cette recette petit
déjeuner en BIC.
- Les fournitures peuvent être achetées par le restaurant, puis en interne ventilées
ensuite.
- Pour essayer de mettre fin à cette tracasserie, je vous conseille de vous rapprocher de
la CCI ; je pense qu'ils peuvent accepter de prendre contact avec le service des
fraudes pour expliquer que le jugement du TGI est totalement spécieux (sauf s'il ne
s'agit pas de votre résidence personnelle).
- Jamais, depuis que nous répondons aux dizaines de questions sur ce forum, une telle
prise de position ni du service des fraudes ni d'un quelconque tribunal n'a été
signalée.
Mise à jour août 2007 : le Décret n° 2007-1173 du 3/8/07 limite à cinq le nombre de chambres d’hôtes possibles chez l’habitant.
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237
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Résidant et citoyen
suisse, je viens d'hériter (malgré moi !) d'un château médiéval situé en
Haute-Savoie et classé à l'Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques de
1 700 m2, avec dépendances de 1 000 m2.
J'envisage d'habiter au premier étage et de louer le 2e, 3e, 4e et les dépendances, soit
environ 40 chambres. Le personnel n'habiterait pas sur place. J'ai plusieurs
questions :
Quels sont les taux de subventions maxi et mini et quel est votre avis sur
le montant raisonnable auquel il faut s'attendre du département et de la région pour les
travaux d'aménagement en chambres d'hôtes, pour un projet de ce type ?
Sur quel type de travaux subventionnés, les subventions peuvent-elles
porter ? Je m'explique : nous allons reconstruire des tours médiévales, faire
un spa, court de tennis, soutenir le mur des remparts qui s'écroulent (pour qu'ils ne
tombent pas sur les futurs clients), aménager une source existante pour diffuser de l'eau
dans la maison, etc. Tous ces travaux peuvent-ils être subventionnés ? À
hauteur de combien ? Au même taux ou avec des taux différents selon le type de
travaux ?
Est-il possible de cumuler les subventions : les Monuments Historiques
vont peut-être subventionner la réfection du toit (vieux de quatre cents ans) qu'il
faudra rénover ainsi que la restitution des tours. Est-il possible d'y ajouter une
subvention des Gîtes de France ou une subvention exclut-elle l'autre ?
Est-il possible d'être fiscalement imposé en Suisse sur une partie du
revenu via la société c) et d) décrite ci-dessous ?
a) la société propriétaire est française ;
b) la société exploitante est française ;
c) la société s'occupant de la vente/marketing est en Suisse
et encaisse d'avance les locations (bureaux en Suisse) ;
d) ces trois sociétés sont l'objet d'une holding suisse.
Peut-on être chambre d'hôtes de luxe ET être membre d'une
FRANCHISE/ASSOCIATION hôtelière comme Starwood/Relais et Châteaux/Châteaux de
France/Leading hotels of the world, etc. ?
Le site étant classé à l'Inventaire Supplémentaire des Monuments
Historiques, tous les travaux doivent nécessiter leur autorisation, si j'ai bien compris.
Or, si je dois me conformer aux normes ERP, je devrais vraisemblablement faire des accès
de type U2, soit 1.40m de large dans les portes... Toutefois, cela dénaturerait une
partie de la maison. Quid si les monuments historiques refusent, faudrait-il alors
abandonner le projet ? Obtenir une dérogation ? J'ai le projet d'installer, en
plus des escaliers, un ascenseur extérieur. Cela ne serait-il pas suffisant pour être
conforme aux normes ERP ?
Les normes ERP de niveau U2 imposent des portes de 1m40 mais quid des
couloirs/escaliers? Est-ce OK si l'ascenseur fait 2 m de large et si les couloirs
intérieurs menant aux chambres ainsi que les marches d'escaliers 1m30 ?
De plus, il y a des barreaux (médiévaux...) à chaque fenêtre. Faut-il
les enlever pour être conforme aux normes incendies ?
Enfin, s'agissant de l'éclairage aux normes ERP. Qu'est-ce qui est
exigé : faut-il uniquement indiquer dans le couloir l'endroit où se trouve l'issue
de secours ou également mettre des lampes spéciales vertes signalant l'accès dans
toutes les chambres ?
Vous avez annoncé un changement de la législation ERP, pour juillet 2005,
dans les 80 premières questions (je n'ai pas encore eu le temps de lire les autres, mea
culpa). Ce changement est-il en vigueur et, si oui, qu'est ce qui a vraiment changé pour
les chambres d'hôtes ?
Y a-t-il un tarif maximum pour être considéré comme chambres
d'hôtes ? Peut-on avoir une suite à 800 en chambre d'hôtes parce que
j'habite au premier étage ?
Dans mon cas, y aurait-il plus d'avantages (notamment fiscaux - subventions,
etc.) à être chambres d'hôtes ou hôtel ?
Que se passe-t-il si je démarre l'activité en tant que chambres d'hôtes
et que, si mon projet se développe beaucoup, 10 ans plus tard je change de
statut pour un hôtel. La région/département peuvent-ils demander le remboursement
des subventions accordées pour développer l'activité en chambres d'hôtes ?
J'exerce, jusqu'à aujourd'hui, une profession libérale liée au domaine
juridique (en Suisse), mais la profession de chambres d'hôtes m'intéresse.
Recommandez-vous une formation pour passer d'un métier à l'autre et, si oui, laquelle et
de quelle durée ?
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Vous posez de nombreuses questions, je vais donc répondre à toutes
celles qui sont dans mes compétences (i.e. sans recherches trop approfondies) et je vous
proposerai une solution pour les autres...
Je pense, tout d'abord que votre approche, en ce qui concerne ce projet, est erronée,
du moins dans son vocabulaire, mais peut-être aussi dans son esprit ; en effet, vous
évoquez une quarantaine de chambres qui seraient des chambres d'hôtes : j'ai
exposé dans les réponses ci-dessus (questions 4, 5 et 11) que la législation ne fixait pas - pour le moment - de limites
maximales au nombre de chambres, dans un seul établissement, pouvant être considérées
comme des chambres d'hôtes, mais je suis convaincu qu'avec quarante, vous auriez des
réactions importantes des fédérations d'hôteliers, de l'administration pour vous dire
qu'il s'agit d'un hôtel ou d'un Château-Hôtel, sûrement pas de chambres d'hôtes.
Classiques :
il ne faut pas obligatoirement raisonner en "montant" mais, selon les
informations que j'ai pu trouver, plus en pourcentage ; il est généralement admis
que les subventions peuvent aller jusqu'à 30 % du montant des investissements
nets ; bien sûr, dans un projet de l'ampleur du vôtre, ceci a peut-être besoin
d'être relativisé ; il est clair aussi que les instances départementales ou
régionales (voire européennes) qui attribuent ces fonds, ont des plafonds annuels dans
leurs budgets (incidemment les Gîtes de France, ne subventionnent rien, eux-mêmes, mais
contre un engagement d'adhésion, leur antenne locale peut aider à monter et à
présenter un dossier) .
Liées au classement à l'Inventaire Supplémentaire des
Monuments Historiques :
Je vais faire des recherches, dans ce domaine, pour savoir ce qui est possible, dans
quelles conditions et sous quelles formes ?
Cumul :
les différentes subventions sont certainement cumulables car de nature, d'objet
et d'origine des fonds totalement différents.
Voir le Blog des Experts
Subvention en hôtellerie par Catherine Avignon
À noter aussi que selon les départements ou les régions, les subventions pour les études concernant un projet de rénovation ou de création peuvent aller
jusqu’à 80 % du montant des études avec un plafond raisonnable.
Le montage financier et ses conséquences fiscales a besoin d'être
étudié particulièrement ; il m'est impossible d'y répondre sans avoir plus de
précisions.
De ce que vous décrivez, une affiliation à Relais & Châteaux,
Châteaux & Hôtels de France ou Leading hotels of the world, semble tout à fait à
conseiller, mais encore faut-il la justifier par la qualité du produit (décoration,
matériaux...) et du service.
Mais, il ne peut s'agir "de franchise/association" mais
d'affiliation, c'est-à-dire autorisation d'utiliser cette appellation, d'être dans les
annuaires du groupe et d'acquitter une redevance annuelle ainsi qu'une commission sur les
réservations.
Toutes les questions que vous posez demandent une étude spécifique et
sûrement, en amont, un avis de la Commission de Sécurité ; j'ai donné déjà
beaucoup d'informations sur les largeurs de couloirs, celles des portes, etc. ; mais
il est clair, que dans un bâtiment historique classé, des dérogations peuvent être
obtenues, il est donc inutile, à ce stade, de spéculer sur la règlementation elle-même
qui, j'en suis à peu près sûr, ne pourra pas être applicable, justifiant ainsi des
dérogations.
Non, la règlementation n'a pas encore changé (du moins à fin octobre
2005), en ce qui concerne les chambres d'hôtes ; mais - encore une fois, à mon avis
- cela ne concerne pas votre projet.
- Tarifs :
Je ne comprends pas bien votre question : les tarifs sont libres ; mais il faut
faire un positionnement tarifaire des différentes composantes du produit, par rapport à
la concurrence, aux exigences du ou des marchés et selon la segmentation de
clientèle-cible.
Voici les quelques points, pour lesquels je pouvais vous répondre dans
le cadre de ce Blog des Experts, pour les autres qui demandent analyse, étude, recherche,
etc., je vous propose de me contacter en cliquant sur l'icône ci-dessus "Contacter
l'auteur".
Mise à jour août 2007 : le Décret n° 2007-1173 du 3/8/07 limite à cinq le nombre de chambres d’hôtes possibles chez l’habitant.
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