Inscription RCS

  • Dans cette page, vous trouverez les réponses aux questions suivantes :

N°1, 31, 42, 51, 60, 62, 137, 178, 248, 250 & 280

1

Je souhaite faire l'acquisition d'un hôtel particulier offrant, après travaux, de 12 à 15 chambres :

  • Je voulais savoir si je peux le transformer en hôtel ou dois-je rester en catégorie "chambres d'hôtes" ?

  • En fonction de la réponse pouvez-vous me dire pourquoi et quels sont les avantages de l'un ou de l'autre ?

Vous vous interrogez sur la vocation à donner à l'hôtel particulier que vous envisagez d'acheter : hôtel ou chambres d'hôtes, pour une quinzaine de chambres. Ce sont deux approches totalement différentes, deux métiers complètement différents.
Ne connaissant ni la région où peut se situer ce projet, ni son environnement (urbain, campagnard, montagne, mer...), ni vos propres objectifs à moyen et long terme, je ne pourrai vous donner que des éléments relativement généraux, pouvant être ultérieurement affinés, si besoin est.
Résumons cependant succinctement les deux volets de l'alternative :

  • SOLUTION HÔTEL :

    • Vous créez une société (SARL, SA, unipersonnelle...) qui est propriétaire du bien et l'exploite en hôtel, mais vous pouvez avoir une double structure : l'une (genre SCI) propriétaire qui loue à une société d'exploitation - que vous contrôlez totalement, partiellement ou pas du tout.
    • Avec une quinzaine de chambres, toutes les obligations en termes de sécurité s'imposent à vous car l'hôtel sera un ERP (établissement recevant du public).
    • Vous aurez aussi toutes les contraintes dans le domaine social (convention collective, locaux pour le personnel, présence de personnel 24h./24).
    • Vous devrez fournir différentes prestations en fonction du classement (point suivant) mais en tout cas la possibilité d'un petit déjeuner.
    • Vous devrez obtenir de la commission départementale le classement en catégorie de 0 à 4 étoiles luxe (avec restaurant à partir de 4* - voir article sur lhotellerie-restauration.fr).
    • Et vous devrez obtenir des différentes commissions (sécurité, hygiène, Inspection du travail...), les autorisations nécessaires - tout ceci n'est pas très compliqué, si les problèmes sont pris en amont.
    • La commercialisation pour une petite unité (15 chambres, en l'occurrence), n'est pas très facile, le coût d'approche étant relativement important. Une affiliation à certaines chaînes volontaires permet d'obtenir, à coût modéré, une assez bonne activité.
  • SOLUTION CHAMBRES D'HÔTES :

    • Il doit, en premier lieu s'agir de votre foyer, dont vous réservez une partie à une clientèle de passage qui va "vivre chez l'habitant" : dans la charte des Gîtes de France, "le propriétaire assure obligatoirement l'accueil des hôtes" et doit être personnellement disponible 7 jours sur 7, comme quand on reçoit des amis à la maison.
    • C'est considéré comme une activité complémentaire de votre activité principale et pas comme votre activité principale.
    • La promotion se fait, bien sûr, par le "bouche à oreille" mais pour l'essentiel par un organisme dépendant de la Fédération des Gîtes de France ou des chaînes volontaires développant des réseaux ainsi que l'inscription dans des guides : mais l'activité, très saisonnière, suit le plus souvent les rythmes des vacances, sauf à trouver des animations à thème (pêche, neige, équitation, golf, vignoble...).
    • Il n'y a aucune règlementation spécifique, mais des normes éditées par la Fédération des Gîtes de France quant aux surfaces, éléments de confort, etc.
    • Capacité : généralement les fédérations concernées fixent à 6 le nombre de chambres complémentaires du logement, mais il n'y a aucune obligation règlementaire stricte. Par contre dès que la capacité excède 5 chambres les obligations des "Établissements Recevant du Public" s'imposent dans le domaine de la sécurité - comme pour un hôtel.
      Mise à jour août 2007 : le Décret n° 2007-1173 du 3/8/07 limite à cinq le nombre de chambres d’hôte possibles chez l’habitant.
    • Certaines fédérations de chambres d'hôtes, font également des classifications par "épis" (1 épis, 2 épis, etc.) pour distinguer le niveau qualitatif.
    • Le personnel peut être considéré comme des "emplois à domicile".
    • Régime fiscal : "Considérée comme une opération commerciale sur le plan fiscal, la location des gîtes et chambres d'hôtes produit des revenus imposés au titre de l'impôt sur le revenu dans la catégorie des BIC non professionnels, bénéfices industriels et commerciaux non professionnels, ou au titre de l'I.S., impôt sur les sociétés pour les sociétés commerciales" (source Fiche de l'APCE - avril 2003).
    • Une inscription au RCS peut être souhaitable : en absence de toute jurisprudence précise, ceci est à considérer au cas par cas.
    • Les locations sont exonérées de la TVA, mais les locaux sont assujettis à d'autres taxes (source CCI de Paris).
    • Dans certains départements et certaines zones, la création de chambres d'hôtes peut bénéficier de subventions.

Voici qui, je l'espère, vous donne des premiers éléments de réponse à la question que vous vous posiez, pour résumer :

  • il peut s'agir de votre résidence principale et d'une activité annexe, dans ce cas, l'hypothèse de la création de chambres d'hôtes mérite d'être étudiée plus avant ;

  • il s'agit de créer une activité spécifique devant se rentabiliser elle-même avec une quinzaine de chambres, c'est à un hôtel qu'il faut penser et c'est pour un hôtel qu'il convient de faire une étude de marché et une étude de faisabilité.

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  • Si des hôtes me demande le repas, est ce que je suis autorisée à le faire en étant micro-entreprise ?

  • Est-ce que fiscalement, il faut le dissocier de la micro et est-ce que cela rentre dans les recettes des prestations (pas plus de 76 300 €) ou des services (27 000 €) ?

Merci de m'éclairer sur ce point qui est, je pense, très important.

Oui, vous pouvez servir des repas si les clients vous le demandent : si c'est occasionnel, vous n'avez pas besoin d'inscription au RCS, si c'est régulier cette inscription est indispensable.

Oui, vous pouvez rester dans le régime de la micro-entreprise, mais, pour l'exonération de TVA, les recettes seront incluses dans la catégorie "services" dont l'exonération est plafonnée à 27 000 €.

Mais, si les recettes entre hébergement et services doivent être dissociées pour faire - ou ne pas faire - vos déclarations de TVA, rien ne vous empêche d'agréger le tout dans le cadre de votre compte d'exploitation.

Naturellement vous devrez suivre :

  • la règlementation de l'arrêté du 9/5/95 relatif à l'hygiène des aliments (cf. direction départementale des services Vétérinaires) ;

  • ainsi que la règlementation concernant la vente des boissons, à savoir l'obtention d'une "petite licence restauration" afin de pouvoir servir du vin ou de la bière, à l'occasion des repas, comme "accessoires de la nourriture". Ce sont les services des Douanes du Département qui pourront vous fournir cette licence ou la recette buraliste.

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J'ouvre dans peu de temps 3 chambres d'hôtes en région parisienne et comme je suis titulaire d'un BEP cuisine, j'envisage d'y joindre une table d'hôtes.

  • Qui peut me donner des renseignements sur la législation, sur la déclaration au RC (ou pas), etc. ?

Et votre propre expérience !

  • RCS :
    si cette activité - mise en place d'une table d'hôtes - est ponctuelle ou exceptionnelle, il n'est pas indispensable d'avoir une immatriculation au RCS ; si, par contre, cette activité devient répétitive, il faut une immatriculation au RCS.
Mise à jour septembre 2007 : « Dans la question ministérielle du 12 décembre 2006 (J.O. AN du 6 février 2007, page 1414) le ministre délégué au tourisme indique, en substance, que ceux qui exerce l’activité d’exploitant de chambres d’hôte, de manière habituelle, en cherchant des profits et qui en font leur profession doivent s’inscrire au RCS, par contre ceux qui exercent cette activité de manière accessoire, en complément d’une activité professionnelle qui n’entraîne pas l’obligation de d’inscription au RCS, sont dispensés de s’immatriculer à ce registre au titre de l’exploitation des chambres d’hôtes ».
  • PETITE LICENCE RESTAURANT :
    comme, je le suppose, vous souhaiteriez pouvoir servir des boissons comme du vin ou de la bière comme "accessoires de la nourriture" pour les repas - et seulement pour les repas - vous aurez alors besoin de la Petite Licence de restaurant que vous pourrez vous procurer auprès du bureau des douanes dont dépend l'exploitation ou de la recette buraliste.
  • SERVICES VÉTÉRINAIRES :
    même si votre activité de Table d'hôtes est occasionnelle, vous devez suivre les dispositions de l'arrêté du 9 mai 1995, règlementant l'hygiène des aliments remis au consommateur ; vous devez contacter le Service Vétérinaire de votre département (Préfecture).

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  • J'ai une grande maison, avec un grand séjour et une vraie passion pour la cuisine familiale. Je n'ai aucune envie d'avoir des chambres d'hôtes, mais comme nous sommes dans une région très passante avec beaucoup d'excursions, je me demande si je pouvais ouvrir une table d'hôtes pour tous ces joyeux promeneurs, au moins pour le déjeuner ?

Il n'existe pas de définition légale de la table d'hôtes, mais cette exploitation est considérée comme le complément que mettent en place les exploitants de Gîtes Ruraux ou de chambres d'hôtes pour pouvoir servir des repas - autres que les petits déjeuners - à leurs hôtes et ce dans une limite maximale de 15 personnes à la fois.

Donc, une exploitation qui se voudrait sans chambres d'hôtes, sans gîte rural, destinée aux passants, comme ce que vous voudriez faire, devrait s'appeler un Restaurant" et non une table d'hôtes ; ce qui, comme vous le verrez dans les réponses aux questions 36 au 2e§, 42 & 50 de la page "Table d'hôtes", n'est pas beaucoup plus contraignant.

Sources :

  • Rubrique Activités règlementées - Inforeg 2004/2005 - CCI Paris.

  • "Ouvrez un gîte rural" - Agence Pour la Création d'Entreprise (APEC), Éditions d'Organisations.

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  • J'ai une maison avec sur son terrain et 120m2 de dépendances.
    Dans ces dépendances, nous voudrions établir des chambres d'hôtes. Rentrons-nous dans les catégories chambres d'hôtes ou locations de meublés ?

Les deux, mon Général !

Comme j'ai déjà eu l'occasion de l'écrire, la législation dans ce domaine est, pour le moment, encore floue :

  • si vous considérez que votre future activité ne sera faite que d'actes civils, c'est-à-dire se bornant à la location d'immeuble, vous serez loueur en meublé, non professionnel (LMNP) si cette occupation est accessoire, saisonnière, etc. loueur en meublé professionnel (LMP) si cette activité est régulière, importante ;
  • si vous considérez que votre activité, va intégrer également la fourniture de linge, les prestations de nettoyage, des fournitures de petits déjeuners... vous ferez des "actes de commerce" et, en conséquence, aurez des "chambres d'hôtes".

Mais, je précise, qu'à ma connaissance, aucune jurisprudence n'est venue faire une subtile distinction sur ce point (mes sources "Gîtes ruraux & chambres d'hôtes - code Naf 55.2E - APCE avril 2003).

L'incidence c'est de prendre ou pas une inscription au RCS (Registre de Commerce et des Sociétés), mais comme vous avez 120 m2 disponibles, je suppose que vous pouvez envisager de faire un nombre non négligeable de chambres d'hôtes ce qui pourrait devenir une activité non accessoire ? Dans ce cas, je pense que vous devez prendre une inscription au RCS.

Je rappelle aussi que si vous réalisez 6 chambres ou plus, vous serez classé en ERP (Établissement Recevant du Public) et devrez avoir l'autorisation de la Commission de Sécurité et permettre l'accès aux handicapés (ces deux points ne sont pas très contraignants, bien que très importants).

62

Nous sommes, mon mari et moi propriétaires d'un bâtiment que j'exploite en partie en chambres d'hôtes depuis la fin de l'année dernière. En effet, mon époux continue de travailler en tant que salarié. J'ai donc plusieurs questions à poser :

Cette activité est devenue mon activité principale puisque je suis femme au foyer. Les chambres ne sont pas louées constamment, mais je reçois des hôtes toute l'année. Dois-je m'inscrire au RCS dans ce cas, sachant que mon mari travaille et que donc l'activité de chambres d'hôtes n'est qu'un complément aux revenus du foyer ?

  • Pour la 1ère année d'exploitation (2004, en partie) nous allons déclarer les revenus des chambres en tant que loueur en meublés non professionnels.

  • Pour 2005, je vais faire les calculs pour savoir si je dépasserai ou non la limite des 23 000 € de CA. Si jamais cela se faisait (cette année ou une prochaine année), je deviendrais loueur en meublés professionnel. Dans ce cas, dois-je obligatoirement créer une entreprise ? Si tel est le cas, je choisirai vraisemblablement une entreprise individuelle.

  • Dans le cas où mon époux cesse de travailler comme salarié, et qu'il souhaite me rejoindre dans l'activité de chambres d'hôtes, sera-t-il possible de changer la nature de l'entreprise créée pour tenir compte de son arrivée ?

  • Quelle est la meilleure solution à choisir maintenant pour que la transformation soit facile ensuite ?

  • Loueur en meublé non professionnel :
    Vous avez tout à fait raison, tant que votre chiffre d'affaires annuel sera en dessous de 23 000 €, vous serez toujours considérée comme "loueur en meublé non professionnel" ; au-delà, votre statut deviendra celui de loueur en meublé professionnel ; dans ce cas, sans être obligatoire une inscription au RCS est recommandée ;

Mise à jour septembre 2007 : « Dans la question ministérielle du 12 décembre 2006 (J.O. AN du 6 février 2007, page 1414) le ministre délégué au tourisme indique, en substance, que ceux qui exerce l’activité d’exploitant de chambres d’hôte, de manière habituelle, en cherchant des profits et qui en font leur profession doivent s’inscrire au RCS, par contre ceux qui exercent cette activité de manière accessoire, en complément d’une activité professionnelle qui n’entraîne pas l’obligation de d’inscription au RCS, sont dispensés de s’immatriculer à ce registre au titre de l’exploitation des chambres d’hôtes ».
  • Micro-entreprise :
    Tant que votre chiffre d'affaires sera inférieur à 73 000 €, vous pourrez garder le statut fiscal de micro-entreprise ; vous aurez la possibilité soit de faire - comme je l'ai indiqué précédemment - un compte d'exploitation avec votre chiffre d'affaires et vos charges réelles ou le montant du chiffre d'affaires (H.T.), l'administration faisant un abattement forfaitaire de 72 % pour les charges (incluant amortissement, charges sociales éventuelles...) sur l'hébergement et de 52 % sur les autres recettes.

  • Création d'entreprise :
    Donc, en fait, c'est au-dessus de ce seuil de 73 000 € que vous aurez l'obligation de créer une entreprise ; ce qui vous laisse une belle marge.

  • Évolution entreprise :
    Pour pouvoir faire participer éventuellement votre mari dans une structure, le plus simple serait - quand vous aurez à créer une société - de prévoir une SARL qui a la souplesse de permettre toutes les évolutions et des transmissions faciles.
    Donc, pour le moment, je vous conseille de rester comme vous êtes en attendant l'évolution de votre chiffre d'affaires, sans vous précipiter vers une création de société, pas indispensable actuellement.

137

Je suis en train de construire ma maison dans le 84, non loin du Luberon. Je désirerais créer 2 ou 3 chambres d'hôtes. Les chambres feront entre 12 et 25 m2 et auront toutes une salle de bains et WC.

  • Je voulais juste savoir s'il y a des normes plus précises à respecter pour les chambres ?

  • De plus je voudrais proposer aux clients des visites guidées aux alentours (Luberon, Alpilles) à l'aide d'un 9 places que je possède ; puis-je le faire et sous quelles conditions ?

  • Mais aussi puis-je proposer des activités telle que la location de VTT ou telles que   des ateliers avec des intervenants extérieurs (potiers, cuisiniers, exploitants agricoles Bio, jardinage, pêche sur site) ? Est-ce possible et sous quelles conditions ?

  • J'ai 28 ans et je suis prête à faire toutes sortes de formations enrichissantes en vue de satisfaire au mieux la clientèle, que me conseillez-vous ?

A défaut de règlementation précise, vous trouverez dans ce Sujet Interactif les quelques éléments sur les normes généralement admises.

Toutes les autres activités que vous envisagez sont tout à fait possibles ; mais, d'une part les facturations que vous devrez bien séparer entre les différentes recettes parce que les niveaux d'exonération à la TVA et le taux de TVA ne seront pas les mêmes (voir mes réponses aux questions 2 et 9 de la page "TVA").

Votre projet est très sympathique mais avant de le concrétiser, étudiez bien votre marché et la rentabilité de votre opération.
Avec toutes les activités diverses que vous envisagez, je pense qu'il serait prudent de vous inscrire au Registre de Commerce des Sociétés (RCS) et d'être très attentive à vos couvertures en termes d'assurances, en particulier en Responsabilité Civile.

178

À deux reprises, vous citez la déclaration sur le formulaire n°2031. Or celui-ci concerne les entreprises soumises aux BIC, au régime réel. Les entreprises ayant opté pour le régime micro (c'est un régime fiscal simplifié et non une forme juridique) sont dispensées de produire une déclaration de résultats spécifiques. Les contribuables portent directement sur leur déclaration n° 2042 (d'IRPP) le montant du chiffre d'affaires annuel et des plus ou moins-values réalisées au cours de l'année.

  • Il n'y a donc pas d'imprimé 2031 pour les entreprises au régime "micro".

  • Le régime "micro" ne s'applique qu'à des entreprises (individuelles) immatriculées. Il ne peut pas s'appliquer à des particuliers.

  • Dans le cas du régime de micro-entreprise (limité à 76 300 € de CA en 2005), l'administration des impôts pratiquera un abattement forfaitaire de 72 % (pour l'activité de fourniture de logement, en 2005) ; il n'y a pas à déclarer ses charges réelles.

  • En réponse à la Q62, vous indiquez qu'il n'y a pas à créer d'entreprise sous le seuil de 73 000 €. Cette affirmation me semble inexacte.

  • En réponse à la Q63, vous préconisez l'inscription au CFE (Centre de Formalité des Entreprises). Cette formalité aura notamment pour conséquences l'immatriculation comme entreprise et les assujettissements fiscaux et sociaux.

Bien se renseigner avant de s'immatriculer.

Je reviens sur plusieurs de vos réponses données sur le plan fiscal.

Je vous remercie de votre intervention qui me permet de préciser et rectifier certaines des informations données précédemment :

  • il est bien exact que l'utilisation du formulaire fiscal de déclaration N° 2031 concerne les sociétés ;
  • et que "la taxation au titre des BIC concerne notamment les particuliers qui assurent l'hébergement et le service du petit déjeuner (bed and breakfast) BIC-II-10900 S, lesquels doivent faire leur déclaration IRPP sur l'imprimé déclaratif 2042 ;
  • "Si le propriétaire est une société passible de l'impôt sur les sociétés, c'est cet impôt qui est applicable" BIC-II-10900 S ;
  • "Sont... considérées comme non professionnelles les personnes qui ne sont pas inscrites en qualité de loueur en meublé professionnel au registre de commerce" et "les personnes qui, bien qu'inscrites au registre du commerce en qualité de loueur en meublé professionnel, retirent de cette activité à la fois un montant de recettes annuelles inférieur ou égal à 76 300 € et moins de 50 % de leur revenu total" BIC-XIV-15400 S ;
  • en ce qui concerne l'abattement fait par l'administration automatiquement sur la base de 72 % pour les recettes hébergement et de 50 % sur les autres recettes, j'ai interrogé la DGI qui me confirme qu'il est tout à fait possible de faire une déclaration des charges séparées - sur papier libre - si l'exploitant estime - et justifie - que ses charges réelles sont supérieures à ces niveaux, ce qui peut être facilement possible si l'on tient compte de l'amortissement des investissements et des intérêts des emprunts ;
  • le régime de la micro-entreprise est un choix possible si les recettes sont inférieures à 76 300 € pour la fourniture de prestations d'hébergement et de denrées à consommer sur place et 27 000 € pour les prestations de services ;
  • pour pouvoir bénéficier du régime du réel simplifié, il faut que le chiffre d'affaires n'excède pas 763 000 €. à partir de 763 000 € de chiffre d'affaires, c'est le régime normal pour les entreprises qui s'applique ;
  • en ce qui concerne les agriculteurs exploitant gîtes ruraux ou chambres d'Hôtes, ils peuvent rattacher les revenus provenant d'activités touristiques à leurs bénéfices agricoles lorsque ceux-ci n'excèdent pas 30 000 € et ne représentent pas plus de 30 % du chiffre d'affaires agricole ; autrement, les agriculteurs doivent faire une déclaration séparée pour chacune de leurs activités ;
  • en ce qui concerne le Centre de Formalité des Entreprises, c'est bien lui qui peut donner les informations - en particulier sur les possibilités de subventions - et assurer toutes les formalités d'inscription si l'exploitation estime devoir être enregistrée au RCS et de ce fait aux différents organismes fiscaux et sociaux.

248

Nous sommes deux personnes copropriétaires d'un bâtiment (amies sans aucun lien). Nous gérons 4 chambres d'hôtes et nous déclarons chacune la moitié du chiffre d'affaires, dans la rubrique location de meublés et en 2004 par exemple, nous avons déclaré chacune 12 000 €.
Le Centre des Impôts nous a demandé de faire une déclaration de création d'entreprise...

  • La Chambre de Commerce nous a alors envoyé un document à chacune, est-ce obligatoire ?

  • Qu'est-ce que cela va entraîner ?

  • On ne peut pas créer deux entreprises pour la même chose... a qui faut-il s'adresser pour avoir un conseil ?

Vous êtes à la limite : pour être loueur en meublé professionnel (LMP), donc inscrit au RCS, il faut et il suffit d'avoir un chiffre d'affaires "meublé", égal ou supérieur à 23 000 €. Avec 24 000 € à vous deux, vous êtes à la marge ; mais, je suppose que ce chiffre d'affaires ne comprend pas que de l'hébergement, mais aussi une recette de petits déjeuners que vous devez enlever du chiffre d'affaires, pour déterminer si vous êtes LMP ou pas.

Je suppose que votre chiffre d'affaires petits déjeuners, dépasse très sensiblement 1 000 € ? Vous devez pouvoir évaluer - si vous ne l'avez pas publié par ailleurs - le prix de vos petits déjeuners dans une fourchette entre 5 et 10 €, selon la qualité de vos prestations.

Je crois donc que vous pouvez vous arc-bouter sur cette position pour ne pas "sortir" de cette notion de chambres d'hôtes, n'imposant pas de création d'entreprise.

Cependant, votre position, bien logique en elle-même, de ne faire chacune la déclaration que de la moitié du chiffre d'affaires, dans vos déclarations fiscales, ne peut pas être acceptée par l'administration fiscale : je n'ai pas de solution, à cet égard, à vous proposer et vous conseille de vous adresser, sur ce point précis, à un conseiller fiscal.

Mais il est évident, que vous ne devez pas faire chacune, une déclaration pour la création de la même entreprise ; cette demande est ridicule.

Permettez-moi, cependant d'ajouter ceci : même si l'on est pas obligés d'avoir des liens, comme vous le dites, autres qu'amicaux, pour être pacsés, cela pourrait vous permettre d'être considérées comme un seul foyer fiscal et pourrait résoudre, une partie du problème ; je ne connais pas évidemment les autres éléments, vous concernant toutes les deux.

Complément n°1 à Q248

Non seulement nous faisons des petits déjeuners mais également et assez souvent des repas (je peux retrouver le pourcentage exact)...

  • Concernant la déclaration de CA, je pensais, bien innocemment direz-vous, que chacune d'entre nous avions droit à 23 000 €, quel serait alors l'avantage d'être pacsées ?

  • Nous avons un conseiller fiscal et ami qui est inspecteur des impôts et qui nous a conseillé de déclarer une entreprise en précisant toutefois que cela n'était pas très net... et nous venons de prendre rendez-vous avec un conseiller juridique.

Le problème le plus important, c'est que j'ai 68 ans : ces chambres d'hôtes sont pour moi un grand amusement, mais deviennent aussi un peu fatigantes... J'ai comme l'impression que d'ici un an ou deux, je lèverai le pied, faute d'énergie... Je ne voudrais pas alors être gênée par des questions administratives trop lourdes !

Vous servez aussi des repas ? Donc, il est bien clair que vous serez bien en dessous des 23 000 € de LMP ; mais êtes-vous bien en règle concernant les repas (licences, arrêté 9/5/95 sur l'hygiène, etc.) ? Cela n'a rien à voir avec votre question, mais si vous deviez commencer un bras de fer... autant que tout soit très en ordre.

L'avantage d'être pacsées serait de n'être considérées que comme un seul foyer fiscal et pas deux personnes physiques, devant faire chacune sa déclaration IRPP.

Vous pouvez, bien sûr, pour que les choses soient claires entre vous et vis-à-vis de l'administration créer une petite SARL, dont vous seriez l'une et l'autre porteuse de part ; ce n'est pas une grosse contrainte, vous auriez une taxe professionnelle à payer... mais cela ne me paraît pas bien grave... ni très utile.

Je vois que vous êtes bien entourées et, comme vous le proposez, je serais heureux de connaître l'avis de vos conseils.

Complément n°2 à Q248

Concernant le "pacs", nous ne tenons pas à mélanger nos affaires. Nous avons créé une SCI pour notre maison afin de ne pas avoir de problème de transmission. Cela nous oblige d'ailleurs à louer les chambres meublées à la SCI pour en faire des chambres d'hôtes !

Concernant les repas : je crois que c'est admis pour les chambres d'hôtes, si cela ne prend pas trop d'expansion ! j'espère en tout cas !

Un point rapide sur votre table d'hôtes puisque vous servez des repas (cela vaut d'ailleurs aussi pour le service des petits déjeuners) ; ce qui est admis - si cette activité de table d'hôtes est modeste et exceptionnelle - c'est de ne pas avoir l'obligation d'inscription au RCS, mais pas du tout de ne pas avoir de licence vous permettant de servir des boissons, accompagnant les repas et de respecter l'arrêté du 9/5/95 sur l'hygiène alimentaire : pour cela, reportez-vous aux 3 Sujets Interactifs sur l'HACCP et l'hygiène :
Hygiène et HACCP - le minimum pour être prêt pour un contrôle
Implanter et gérer un restaurant (démarche HACCP incluse).

Je suis beaucoup intervenu sur ces deux sujets (licence et hygiène) et vous prie de vous reporter, entre autres, aux réponses des pages suivantes : "Prestations : Licence boissons" (question 21) ainsi qu'à la page "Prestations : Licence restauration" (questions 42 & 58) et enfin à la page "Table d'hôtes" (question 50).

250

Je sais que vous avez déjà donné des réponses sur ce point mais j'aimerais quand même avoir une confirmation de votre part. Je suis propriétaire de 5 chambres d'hôtes que j'exploite en tant qu'activité principale (pas d'autre revenu).

  • Dois-je OBLIGATOIREMENT être inscrite au RC ?

C'est un sujet controversé et à cet égard, vous n'avez peut-être pas tort de reposer votre question avec une insistance... louable !

La position de L'APCE - déjà citée à de nombreuses reprises - qui dépendent du Conseil National de la Création d'Entreprise (CNCE), structure qui elle-même dépend du Ministère des Petites et Moyennes Entreprises indique, dans sa brochure "Gîte ruraux - Chambres d'hôtes" - Code NAF 55.2E - réactualisée en avril 2003 : "L'immatriculation au RCS s'impose aux commerçants, c'est-à-dire aux personnes effectuant des actes de commerce et en faisant leur profession habituelle."

Il s'agit donc de savoir si, d'une part, l'activité comprend des actes de commerce et d'autre part, si elle est exercée à titre de profession.

D'une part, l'activité de location meublée est mixte, c'est-à-dire à la fois composée d'actes civils (location d'immeuble) et d'actes de commerce (location de meubles, et le cas échéant, prestations de services tels que ménage, fourniture de linge, petit déjeuner et repas en tables d'hôtes...).

Alors que la location d'un meublé sans autre prestation est jugée civile, et que l'exploitation d'un hôtel est jugée commerciale, aucune jurisprudence n'est venue, jusqu'à ce jour, déterminer si la partie commerciale de l'activité chambres d'hôtes l'emporte sur la partie civile.

D'autre part, l'on considère que l'activité est professionnelle lorsqu'elle est exercée dans le but de dégager des revenus substantiels, permettant d'en vivre. Cette définition est souvent donnée en opposition à une activité de gestion ou d'entretien du patrimoine.

On comprend alors que seule une appréciation au cas par cas peut être envisagée.

Les fiches de la CCI de Paris - Inforeg 2004/2005 - disent exactement la même chose.

Vous aurez aussi noté que l'article de L'Hôtellerie Restauration n° 2940 du 1er septembre 2005 fait une large mention des réactions des organisations syndicales hôtelières à l'encontre des chambres d'hôtes non déclarées : ce qui vise, bien sûr, l'inscription au RCS.

Le fait que cette activité soit votre revenu principal, semblerait militer dans le sens d'une inscription au RCS pour vous, même si 5 chambres, ce n'est pas encore bien important.

Une inscription de l'immatriculation au RCS ne changera rien aux autres dispositions à l'égard de la TVA (questions : 9 & 187), au régime des meublés (questions : 60 & 190).

La seule réelle contrainte que je vois, dans votre cas, peut être une cotisation obligatoire vieillesse ou maladie maternité au régime de salariés non agricole ; mais cela aussi peut se négocier.

Les choses pouvant évoluer prochainement au plan règlementaire, je crois que vous ne prenez pas grand risque en attendant des éclaircissements.

Mise à jour septembre 2007 : « Dans la question ministérielle du 12 décembre 2006 (J.O. AN du 6 février 2007, page 1414) le ministre délégué au tourisme indique, en substance, que ceux qui exerce l’activité d’exploitant de chambres d’hôte, de manière habituelle, en cherchant des profits et qui en font leur profession doivent s’inscrire au RCS, par contre ceux qui exercent cette activité de manière accessoire, en complément d’une activité professionnelle qui n’entraîne pas l’obligation de d’inscription au RCS, sont dispensés de s’immatriculer à ce registre au titre de l’exploitation des chambres d’hôtes ».

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Je dispose de 4 chambres d'hôtes que je loue toute l'année. L'office du Tourisme de ma région m'envoie la lettre suivante : "Suite à un courriel de l'Union Départementales des Offices de Tourismes du Var, nous vous informons que pour louer vos chambres d'hôtes, vous devez être en possession de la licence 1, obligatoire pour servir notamment les petits déjeuners. Cette licence s'obtient sur simple demande et gratuitement à la Mairie de la commune où se situe la chambre d'hôtes. Nous vous informons également que dans les départements voisins, les chambres d'hôtes sont visitées par la Gendarmerie Nationale afin de vérifier que les propriétaires possèdent bien la licence 1. Salutations distinguées...".

J'ai tenté de faire les démarches demandées, mais en fin de parcours, après avoir été renvoyée d'un service à l'autre (mairie - gendarmerie - chambre de commerce), il s'avère que l'on me demande de m'inscrire au Registre du Commerce, d'être assujettie à la TVA pour enfin obtenir cette licence 1.

  • Quel risque encourais-je si je reste free-lance (mon revenu étant inférieur à 76 000 €) et continue à servir des petits déjeuners ?

Deux points sont tout à fait exacts dans ce qui vous a été écrit :

  • d'une part, pour servir des petits déjeuners dans le cadre d'une exploitation de chambres d'hôtes, il faut la petite licence restauration ;

  • d'autre part, une intervenante nous a déjà signalé avoir reçu la visite des gendarmes, la priant de se mettre en règle à cet égard.

Je suppose que toute cette agitation est liée aux actions que des syndicats hôteliers mènent contre la situation peu règlementée de l'exploitation des chambres d'hôtes et gîtes.

Mais là où les choses sont totalement erronées, ce sont tous les autres points que vous signalez :

  • la petite licence restauration s'obtient - gratuitement - à la recette buraliste (recette locale des impôts ou au bureau des douanes dont dépend votre établissement) ;

  • vous n'avez absolument pas besoin d'inscription au RCS... tout ce qui vous a été dit est faux et ceci pour une raison simple : exploitant quelques chambres, vous n'êtes pas considérée comme commerçante.

Vous devez obtenir le document de la petite licence restauration, sinon faites-vous délivrer un refus de vous le donner ce qui vous couvrira en cas de contrôle ultérieur ; mais vous ne devriez pas avoir de problème.

Je pense que vous l'avez fait - sinon il faudrait régulariser - vous deviez, avant l'ouverture de vos chambres d'hôtes, en informer la mairie (informer, ne pas demander l'autorisation).

Mise à jour septembre 2007 : « Dans la question ministérielle du 12 décembre 2006 (J.O. AN du 6 février 2007, page 1414) le ministre délégué au tourisme indique, en substance, que ceux qui exerce l’activité d’exploitant de chambres d’hôte, de manière habituelle, en cherchant des profits et qui en font leur profession doivent s’inscrire au RCS, par contre ceux qui exercent cette activité de manière accessoire, en complément d’une activité professionnelle qui n’entraîne pas l’obligation d’inscription au RCS, sont dispensés de s’immatriculer à ce registre au titre de l’exploitation des chambres d’hôtes ».


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