IRPP et BIC

  • Dans cette page, vous trouverez les réponses aux questions suivantes :

N°6, 15, 18, 40, 47, 59, 63, 105, 133, 140, 141, 152, 153, 154, 162, 169, 178, 212, 219 & 248

6

Nous possédons une propriété en Provence (un château avec plusieurs dépendances) et avons actuellement une activité de location saisonnière dans certaines dépendances du château.
Nous envisageons de louer certaines parties de la propriété en chambres d'hôtes.

  • Existe-t-il des restrictions juridiques concernant l'activité de chambres d'hôtes ?

  • Pouvons-nous exercer cette activité alors que la propriété appartient à une société et est déjà exploitée partiellement en locations saisonnières ?

Le principe des chambres d'hôtes étant la création d'une activité complémentaire, je ne vois pas pourquoi le fait d'avoir déjà une activité de location saisonnière dans certaines dépendances du château, pourrait présenter un quelconque inconvénient.

Vous trouverez dans mes réponses à la question 1 (page "Statut juridique : généralités") et aux questions 4 et 5 (page "Prestations : capacités") des précisions sur les restrictions que vous pourriez avoir à rencontrer ; cependant, n'hésitez pas à m'interroger si certains aspects ne sont pas couverts. En ce qui concerne la structure juridique, de nombreuses solutions sont possibles soit une exploitation directe personnelle entrant dans le cadre IRPP soit une SARL spécifique ou accrochée à une autre structure...

15

  • J'ai des chambres d'hôtes que je loue quelques mois dans l'année et j'aimerais savoir comment les déclarer, que doit-on déclarer, y a-t-il un plafond ? etc.

Une commercialisation des chambres d'hôtes que quelques mois par an est tout à fait possible.

Dans les interventions précédentes (page "Fiscalité : Les taux de TVA dans l'hôtellerie" à la question 2 au 1er & 2e § et à la question 9), vous trouverez les différents plafonds concernant les niveaux de TVA. Selon ce que vous dites, je pense que votre chiffre d'affaires annuel ne doit pas dépasser 76 300 € par an, pour la location des chambres et 27 000 € pour les autres prestations dont les P.D.

Comment déclarer ceci ? Le plus simple, c'est dans votre déclaration IRPP dans la partie BIC non professionnels où vous aurez à inscrire vos recettes et vos dépenses (ou vous laissez l'administration fiscale, faire un dégrèvement automatique sur votre chiffre d'affaires – 72 % pour la partie hébergement - 52 % pour les autres recettes).

18

J'exploite une activité de chambres d'hôtes affiliée au réseau Gîtes de France, au titre d'une activité principale. En sachant que je souhaite relever du régime agricole, l'entreprise familiale étant une cave particulière de vins du Languedoc :

  • Pouvez-vous m'indiquer quels types de statuts juridiques et fiscaux peuvent être applicables à cette activité de chambres d'hôtes ?

  • quelles sont les différentes solutions envisageables ?

Quelques informations sommaires sur les différents statuts possibles, semblant pouvoir convenir à votre cas, partant de l'hypothèse que vous teniez à bien séparer vos activités, voici les principales solutions :

1)ENTREPRISE INDIVIDUELLE :

  • pas de notion de capital, mais responsabilité sur vos biens personnels ;
  • transmission de l'entreprise facilitée (cession du fonds, apport en société) ;
  • régime fiscal : impôts sur les revenus - IR - dans le cadre des bénéfices industriels et commerciaux (BIC) ;
  • pas de rémunération hormis les bénéfices ;
  • régime social : celui des travailleurs indépendants.

2) CONSTITUTION D'UNE SOCIÉTÉ (SARL à plusieurs associés) :

  • au minimum deux associés (50 maximum) ;
  • un gérant - voire deux - doit être nommé, par statut ou assemblée générale ordinaire ;
  • un capital doit être déterminé (minimum 8 000 €, mais peut être constitué pour une part par les investissements) ;
  • responsabilité limitée aux apports ;
  • transmission par cession de parts ;
  • régime fiscal I.S. (ou régime micro-entreprise) ;
  • rémunération du gérant possible à inclure dans les charges d'exploitation ;
  • le régime social du gérant :
  • si minoritaire : relève du régime des salariés sauf pour les Assedic,
  • si majoritaire : relève du régime des non-salariés (est considéré comme majoritaire le gérant qui avec les parts de son conjoint et/ou de ses enfants aurait plus de 50 % des parts).

3) CONSTITUTION D'UNE SOCIÉTÉ (EURL, un seul associé) :

  • SARL à associé unique : mêmes règles que ci-dessus, mais compte tenu du fait que c'est un associé unique ;
  • régime fiscal IR dans la catégorie BIC, mais pouvant opter pour l'impôt sur les sociétés (IS) ;
  • régime : celui des travailleurs indépendants.

40

  • Lors de la création de chambres d'hôtes avons-nous la possibilité de déduire le déficit (dû aux intérêts d'emprunts et à l'amortissement de l'investissement) du revenu global ?

Je suis gérant majoritaire d'une SARL d'assurance et mon épouse va développer cette activité chambres d'hôtes.

Dans la mesure où, si je comprends bien, vous optez pour une entreprise individuelle, avec le régime des micro-entreprises (chiffre d'affaires limité à 76 300 €, en 2005), vous n'aurez qu'à porter sur votre déclaration n° 2042 - IRPP - le chiffre d'affaires réalisés, l'Administration pratiquant les abattements forfaitaires de 72 % pour l'hébergement et de 52 % pour les autres activités ; mais il vous est toujours possible de déclarer vos charges réelles avec les intérêts d'emprunts et les amortissements.

47

Nous allons ouvrir deux chambres d'hôtes dans notre maison. Je souhaiterais connaître les démarches vis-à-vis des douanes en matière de licence dans la mesure où je vais servir le petit déjeuner.
Je souhaiterais également connaître les démarches à faire concernant l'impôt sur le revenu sachant que cette activité est annexe pour le couple dont seul l'un des membres travaille. Enfin, la maison a été achetée en SCI.

  • Doit-on verser des loyers à la SCI sachant que cette SCI n'a aucune autre vocation que celle d'acheter cette maison ?

Vous posez plusieurs questions :

  • Licence boissons :
    Pour servir des boissons - même non alcoolisées - au petit déjeuner, il faut (même si beaucoup en font l'impasse) avoir une "petite licence" permettant de servir des boissons dites du "Premier Groupe" : boissons sans alcool : eaux minérales ou gazéifiées, jus de fruits ou de légumes non fermentés ou ne comportant pas, à la suite d'un début de fermentation, des traces d'alcool supérieures à 1 degré, limonades, sirops, infusions, lait, café, thé, chocolat, etc.
    Cette licence est délivrée par les recettes buralistes, recette locale impôts ou bureau des douanes dont dépend l'exploitation.

  • Concernant Impôt sur le revenu :
    Vous ajoutez à votre déclaration de revenus - IRPP - le chiffre d'affaires réalisé et, sur une feuille à part, faites ressortir les dépenses correspondantes à l'exploitation de cette activité, à la fois les charges directes (nourriture & boissons, blanchissage...) qu'une quote-part des dépenses générales (électricité, chauffage, eau, impôts & taxes, etc.) et les intérêts d'emprunts éventuels ainsi que les amortissements.
    Mais, vous pouvez aussi vous contenter de déclarer votre chiffre d'affaires en laissant l'Administration faire les abattements (72 % pour les recettes hébergement, 50 % pour les autres recettes).

  • Loyers exploitation :
    Vous pouvez tout à fait affecter un loyer à l'exploitation de ces chambres, un loyer dont vous créditerez la SCI ; bien sûr ce loyer viendra en charge de l'exploitation "chambres d'hôtes" et en revenus pour la SCI.

  • Évaluation :
    Les différentes charges indiquées en points 2 & 3 seront des évaluations, partant d'appréciations personnelles ; je vous suggère d'être très "raisonnable" dans celles-ci pour ne pas risquer d'attirer l'attention et de vous voir soumettre à un contrôle par le fisc ; gardez bien traces des clés de répartition des charges (au m2, au volume, la comparaison avec les prix de location dans le voisinage pour fixer les loyers, etc.).

59

Nous sommes propriétaires d'une chaumière en Normandie. Nous habitons le rez-de-chaussée et nous aimerions louer en chambres d'hôtes, le premier étage qui se compose de deux grandes chambres d'environ 16 m2 avec une salle de bains commune, un WC commun ; l'une des chambres est équipée d'un cabinet de toilette individuel.

  • Quel sera notre statut juridique sachant que mon mari est à la retraite et que moi je suis en activité à temps partiel ?

  • Merci de nous indiquer la meilleure procédure pour ce genre d'activité, sachant que nous sommes au courant du montant annuel de 76 k€ non assujetti à la TVA.
    Quel est le bénéfice que nous pouvons dégager ?

  • Et comment savoir le prix que nous devons appliquer pour la location des chambres ?

  • Où devons-nous nous renseigner ?

  • Doit-on créer une entreprise ?

  • Doit-on être en travailleur indépendant ?

  • Doit-on être répertorié au RCS ?

  • Et par ailleurs comment faire pour être répertorié dans les différents guides de chambres d'hôte ? ou au syndicat d'initiatives de notre région ?

Ce que vous décrivez correspond tout à fait à l'esprit des chambres d'hôtes.

Compte tenu du faible nombre de chambres et de votre situation personnelle, je pense que la solution la plus simple est de comptabiliser le chiffre d'affaires dans vos déclarations IRPP ainsi que les charges afférentes à l'exploitation (voir ma réponse à la question 47 ci-dessus).

Dans votre contexte une inscription au RCS n'est pas obligatoire, ni la création d'une entreprise.

Vous pouvez prendre un contact avec les Gîtes de France pour la commercialisation et bien sûr avec le Syndicat d'Initiative et l'Office du Tourisme de votre région.

Pour toutes les autres questions que vous posez, vous trouvez les réponses dans mes interventions précédentes (Tarifs : Q33 - Création société : SARL questions 18, 32, 36, SCI question 10, 46 et 47).

63

Mon mari a une micro entreprise pour camping (6 emplacements), chambres et table d'hôtes et petite restauration. Pour baisser les prix des contributions sociales, il veut supprimer les chambres et table d'hôtes de l'entreprise et le mettre sur mon nom à moi.
Pour les impôts, nous voudrions déclarer les revenus des chambres à part, ça veut dire à titre non professionnel. Quelqu'un qui travaille aux impôts nous a dit que moi, je dois m'inscrire aux impôts ; ça veut dire : remplir une déclaration de début d'activité.
Nous connaissons beaucoup de gens qui ont des chambres d'hôtes et qui n'ont jamais rempli cette déclaration.

  • Ma question est : est-ce que je dois m'inscrire aux impôts avec cette déclaration ou puis-je déclarer les chambres sous C (voir la déclaration complémentaire des revenus) : revenus industriels ou commerciaux non-professionnels, ou est-ce qu'il faut le remplir ailleurs ?

  • Deuxième question : est-ce que j'ai le droit de faire cette activité à côté de la micro entreprise de mon mari ?

Un premier point : mettre les activités de l'entreprise à votre nom demande quelques précautions puisqu'il s'agit des actifs d'une société (il peut, selon le cas, être utile d'avoir un commissaire aux apports, une mention lors de l'AGO et dans son compte rendu).

Vous trouverez dans la réponse à la question 62 ("Fiscalité : Micro-entreprises"), les éléments concernant votre deuxième question ; ce qui vous est dit, en fait, c'est de faire une inscription au Centre de Formalités des Entreprises (CFE), dépendant de votre Chambre de Commerce et d'Industrie qui se charge, quand c'est nécessaire, de l'inscription au RCS, à l'Urssaf, aux impôts, à l'INSEE...

Mais, dans votre cas, avec en plus des chambres d'hôtes, une table d'hôtes, l'inscription au RCS est obligatoire (sauf si cette activité était très exceptionnelle), ce qui ne serait pas le cas s'il n'y avait que les chambres d'hôtes.

Vous pouvez déclarer les revenus dans le cadre de la déclaration IRPP, comme indiqué précédemment.

Il n'y a aucune contre-indication à exercer cette activité à côté de la micro entreprise de votre mari, les comptes devant évidemment être très bien séparés.

105

Situation : couple non marié, non lié par un pacs, ayant un enfant commun rattaché fiscalement à madame qui possède des revenus n'entrant pas dans le champ d'une activité professionnelle, propriétaire indivis de leur habitation principale louant 5 chambres d'hôtes. Le concubin exerce une activité artisanale inscrite au RM.
Préceptes : pas d'obligations d'inscription au RC pour cette activité, obligation fiscale de déclarer les revenus en BIC non professionnel.

  • L'activité "chambre d'hôtes" est-elle considérée comme une activité relevant par exemple du régime des TNS (Travailleurs Non Salariés) ?

  • Chaque concubin doit-il déclarer fiscalement sa quote-part dans le résultat de l'activité ?

  • La concubine qui gère l'activité chambre d'hôtes et qui n'a pas d'autre activité professionnelle peut-elle intégrer la totalité des revenus de cette activité à ces autres revenus patrimoniaux ? Ou la totalité de cette activité peut-elle être incluse en tant qu'accessoire à l'activité artisanale ? incidences fiscales ?

Je reprends, en essayant de les compléter, quelques-uns des points que j'ai déjà exposés :

  • non, vous n'avez pas d'obligation d'une inscription au registre de commerce pour une activité de chambres d'hôtes ;
  • à défaut de créer une société spécifique - ce qui le plus souvent ne paraît pas justifié - vous pouvez choisir l'option BIC et IRPP ; dans cette option, comme vous êtes deux propriétaires de votre résidence, vous pourriez tout à fait déclarer chacun la moitié des revenus (chiffre d'affaires) et des résultats de l'exploitation soit que ces résultats :
  • soient faits "au réel" en tirant un petit compte d'exploitation,
  • ou en faisant les déductions de charges au forfait : l'administration accepte le principe d'un abattement de 72 % du chiffre d'affaires pour l'hébergement (incluant amortissement, charges sociales éventuelles et toutes les autres charges) et un abattement de 52 % sur les autres recettes :
  • tant que votre chiffre d'affaires sera inférieur à 73 000 € annuel, vous pourrez avoir le statut de micro-entreprise ; voir à cet égard ma réponse, sur ce Forum, à la question 9 sur la page "TVA".
  • quant à savoir, si vous avez fiscalement intérêt à éventuellement regrouper les chiffres d'affaires et résultats de cette exploitation soit avec l'activité artisanale de monsieur ou vos propres revenus patrimoniaux, il est impossible de vous répondre sans connaître le détail de ces différents revenus et leur fiscalisation : ce n'est pas l'objet de ce Blog des Experts et, je le crains, cela sort de mon domaine de compétence.

Complément à Q105.
Je ne trouve pas dans vos réponses la situation des exploitants de chambres d'hôtes au regard des TNS, est-on obligé de s'affilier à ces régimes quels que soient l'importance ou le mode d'exploitation ?

Non, si vous n'avez pas de société, vous n'avez aucune obligation de cotiser d'une façon ou d'une autre en tant que TNS (Travailleur Non Salarié), cette activité étant considérée comme une activité complémentaire ou activité marginale !

Rien ne vous empêche cependant de souscrire à un régime de retraite facultatif. Mais, comme votre conjoint est artisan, regardez aussi le statut du conjoint que j'ai développé largement dans la réponse  à la question 27 sur la page "Conjoint collaborateur".

Mise à jour septembre 2007 : la loi du 10 juillet 2005, en faveur des PME, oblige le conjoint qui exerce une activité régulière au sein de l’entreprise, à opter pour l’un des trois statuts suivants :
o Collaborateur,
o Salarié (titulaire d’un contrat de travail),
o Associé lorsqu’il s’agit d’une SARL.
Différentes conditions doivent être remplies, merci de vous référer au texte de loi.

133

Nous avons acheté depuis 2 jours, avec un ami, une bâtisse du XVIIe siècle dans le département 38 via une SCI location et nous souhaitons faire évoluer le lieu en gîte.

  • Est-ce la meilleure décision sur le plan fiscal (avantage) ?

  • Est-il possible de générer des subventions car le montant des travaux de rénovation   est estimé à 200 000 € ?

  • Le département de l'Isère, commune de Roybon, est-il considéré comme "zone défavorisée" ?

Une bâtisse du XVIIe siècle, en Isère peut, effectivement, devenir une exploitation intéressante pour un gîte ; quant au point de vue fiscal cela dépend évidemment de la situation, par ailleurs, des associés.

Sont exposés dans la première partie de ces échanges, les choix que vous pouvez faire en matière fiscale : sur la page "BIC, IRPP" : 6, 15, & 47 - sur la page "Micro-entreprise" aux questions : 18, 40, 49, 56, 62 - et sur la "page TVA" : 9, 22 & 31, selon le type d'activité et le chiffre d'affaires...).

Quant aux subventions, selon les décisions des Conseils Généraux et/ou des Conseils Régionaux - car ce sont leurs prérogatives - elles peuvent atteindre 30 % des investissements, voire 40 % dans certaines régions - mais ces entités peuvent naturellement plafonner leur montant par projet ; je vous suggère de contacter, sur ce point, à la Chambre de Commerce, le Centre de Formalités des Entreprises (CFE).

Voir le Blog des Experts Subvention en hôtellerie par Catherine Avignon
À noter aussi que selon les départements ou les régions, les subventions pour les études concernant un projet de rénovation ou de création peuvent aller jusqu’à 80 % du montant des études avec un plafond raisonnable.

Quant à savoir si le département de l'Isère peut être considéré comme étant une zone défavorisée, je ne le crois vraiment pas ; en ce qui concerne la Commune de Roybon, j'ai cherché en vain cette information que, là aussi, la CCI peut vous donner très rapidement.

140

Je souhaite développer une activité touristique en Bourgogne. Je souhaite développer les courts séjours en proposant de l'hébergement en gîte rural dans une Roulotte ancienne en bois et proposer des week-ends thématiques.

  • Quelle forme juridique faut-il adopter pour gérer ce genre d'activité, sachant que cela serait une activité secondaire ?

Tout d'abord, je souhaiterais vous renvoyer aux réponses faites sur ce Blog des Experts aux question 17 et question 121 qui parlent à la fois de camping à la ferme et de Roulottes. Ces particularités posées, vous n'avez pas, à mon sens, de statut juridique spécial à envisager : comme vous parlez d'une seule roulotte, votre activité restera modeste et donc, dans un premier temps, une déclaration du chiffre d'affaires avec votre IRPP et une déduction forfaitaire pour charges, devrait être suffisante, ainsi que c'est explicité précédemment.

141

 

Je souhaite acquérir un hôtel particulier ayant pour activités principales des chambres et tables d'hôtes, mais également de la location de salles de réception et la location de 3 appartements non meublés.

  • Pouvez-vous me confirmer que ces 2 dernières activités sont bien à considérer en BIC ?

  • Peut-on créer une seule entreprise ou une par activité ?

  • Quel coût en frais de notaire pour un bien de 1 350 000 € ?

  • Régime fiscal :
    les différentes activités que vous indiquez relèvent bien d'un régime fiscal de l'impôt sur le revenu dans le cadre des Bénéfices Industriels et Commerciaux (BIC) ; les bénéfices de l'exploitation se confondant alors avec les revenus de l'entrepreneur ; le régime social de l'entrepreneur étant celui des travailleurs indépendants et donc des non-salariés.

  • Pluralité d'entreprises ?
    comme il vous sera très difficile de ventiler les charges, je vous conseille de regrouper les différentes activités, ce qui n'empêche pas de suivre les différentes activités en comptabilité analytique ; peut-être, compte tenu du caractère plus pérenne de la location des 3 appartements non meublés, celle-ci pourrait, me semble-t-il, être traitée en elle-même, à part.

  • Frais notariaux :
    à vérifier et affiner, mais l'ordre d'idée est 6 %.

152

Mon amie qui travaille à temps partiel, envisage de créer dans sa résidence secondaire deux chambres d'hôtes. Elle a eu l'approbation du maire.

  • Comment doit-elle déclarer les revenus de cette location ?

  • Y a-t-il des forfaits ? un maximum ?

Même si j'ai l'impression que les réponses à vos questions se trouvent dans les 150 réponses précédentes, je souhaite vous apporter les précisions suivantes :

  • c'est très bien que votre amie ait l'approbation du maire, mais pas indispensable, l'information officielle à la mairie est suffisante ;
  • le plus simple pour elle - surtout pour deux chambres - est de déclarer le chiffre d'affaires dans sa déclaration IRPP (formulaire 2042) et soit faire un détail réel de toutes les charges y afférentes - ce qui n'est pas très facile et pose des problèmes de clés de répartition - ou de faire l'abattement forfaitaire de 72 % sur le chiffre d'affaires hébergement - ce qui me paraît plus simple (seulement 52 % d'abattement pour les autres recettes, dont celles des petits déjeuners) ;
  • sur les point ci-dessus je vous suggère de vous référer aux réponses aux questions 9 (Q9), ainsi qu'aux questions 40 et 105 (ci-dessus).

153

Nous sommes deux amies dans le Var et souhaitons nous installer avec des chevaux, faisant pension ponctuelle pour les cavaliers qui seraient logés en chambres d'hôtes, soit des stages ou autres mais toujours avec leurs chevaux.

  • Je travaille déjà comme fonctionnaire, quelle association dois-je créer ?

  • Nous sommes en association loi 1901, peut-on s'en servir ou changer ?

Votre question comporte deux points que je pense avoir partiellement traités précédemment :

  • Compatibilité d'une activité chambres d'hôtes avec le statut de fonctionnaire :
    je vous renvoie à ma réponse à la question 134 ; mais votre amie n'est peut-être pas fonctionnaire ? En ce qui vous concerne, le risque existe.

  • En ce qui concerne la structure, je ne pense pas qu'une association Loi 1901 soit adaptée pour héberger, servir des petits déjeuners, des repas, etc. Merci de vous reporter à ma réponse à la question 149. Donc vous pouvez soit créer une SARL ou plus simplement pour démarrer incorporer le chiffre d'affaires à votre déclaration IRPP, avec une déduction des charges en réel ou forfaitairement, comme déjà précisé à plusieurs reprises et en particulier dans ma réponse à la question 152 page "Fiscalité : IRRP - BIC".

154

Avec mon compagnon nous exploitons un hôtel, bar-restaurant de 6 chambres en montagne, après avoir créé une SARL, il y a trois ans en arrière. Nous avons créé une SCI pour acheter les murs. Aujourd'hui nous envisageons de l'exploiter en chambres et table d'hôtes, en revendant le bar.

  • Comment transférer la licence 4 et évaluer les montants du fonds de commerce et des murs pour le bar ?

  • Avons-nous intérêt à changer de régime, passer de la SARL à une BIC ?

  • Pouvons-nous passer à 9 chambres, dans ce cas nous ne pourrions pas être labellisés Gîtes de France, mais il semblerait que ce ne soit pas une obligation ?

Remarque liminaire : je pense que vous êtes consciente du fait que si vous transformiez votre hôtel-restaurant en chambres et table d'hôtes, vous n'aurez plus le droit de servir des repas à des clients extérieurs, ni à des passants... Si vous souhaitez garder cette clientèle, il faut rester "restaurant" tout en exploitant les chambres, en chambres d'hôtes, ce qui est tout à fait possible.

  • Quand vous évoquez le transfert de la licence bar, je pense que vous voulez dire la vente ; sinon, je ne comprends pas la question que vous posez... La vente d'une licence suit le marché d'offre et de la demande ; les licences sont devenues un produit relativement rare et vous ne devriez pas avoir trop de difficultés à la vendre ; en plus des officines spécialisées, la bonne solution est d'informer brasseurs et marchands de vins de votre intention de vente de la licence, ils sont généralement au courant des acheteurs potentiels ;
  • puisque vous avez une SARL, je ne vois pas l'intérêt de ne pas la garder pour passer en BIC, car cela vous laisse plus de souplesse pour une évolution éventuelle ultérieure ;
  • rien ne vous empêche de passer à 9 chambres ; de toutes façons avec 6 chambres, vous êtes déjà classés en ERP ; c'est vrai que la Fédération Nationale des Gîtes de France ne donne pas, en principe, son agrément pour plus de 6 chambres, mais comme je l'ai exposé, entre autres en réponse à la question 128

Mise à jour août 2007 : le Décret n° 2007-1173 du 3/8/07 limite à cinq le nombre de chambres d’hôtes possibles chez l’habitant.

Complément n°1 à Q154

En ce qui concerne la licence du bar, le transfert est bien une vente que nous souhaitons réaliser. Pour le passage de la SARL vers une BIC, c'est pour supprimer l'intervention d'un comptable et diminuer les coûts inhérents au fonctionnement d'une SARL. Je vais de ce pas lire l'article de Christian Bonnin.

Vous envisageriez de passer en BIC - abandonnant votre actuelle SARL - pour diminuer les charges, souci que je salue.
En plus de la charge fixe de déclaration annuelle des résultats au Greffe (40 €/an), les seuls frais, comme vous l'indiquez, peuvent résulter du coût de la tenue des comptes. Le travail de comptabilité, donc son coût, pour suivre l'exploitation de 9 chambres est très modeste :

  • l'enregistrement de votre chiffre d'affaires peut être quotidien, fait par vous-même, en distinguant les recettes hors taxes hébergement et restauration (P.D.) ;
  • la mise de côté des factures directes est bien simple, avec une totalisation mensuelle, voire trimestrielle, ne doit prendre que quelques minutes ; une réflexion sur les éventuelles clés de répartition pour les dépenses à ventiler est à faire une fois par an ;
  • la déclaration mensuelle, voire trimestrielle de TVA peut, sûrement, être faite par vous-même : elle est aussi, très simple et très rapide ; donc, il ne ne reste à faire que le compte de résultats et le bilan annuel ce qui doit pouvoir se négocier avec un cabinet comptable pour pas bien cher (quelques centaines d'euros par an maximum) : soit, si vous ramenez cela en termes de nuitées, un nombre assez faible ;
  • mais, il est bien vrai qu'un simple enregistrement du chiffre d'affaires dans votre déclaration d'IRPP - en BIC - puis faire l'abattement forfaitaire pour charges selon mes indications précédentes, est encore plus simple ; vous permettant cependant un peu plus difficilement de "sentir" la rentabilité de votre opération. Il me paraissait dommage de laisser sans vie une SARL qui peut toujours vous servir un jour, ce que je tenais à signaler ; mais c'est à vous de voir.

Complément n°2 à Q154

  • Un autre problème va se poser à nous : nous avons une licence 4 que nous allons abandonner. Par contre, devons-nous acheter une licence 2 ?

  • Savez-vous comment on évalue et on revend une licence 4 ?

J'ai appelé les douanes, leur réponse est : "ça dépend de l'offre et de la demande", ce qui ne nous éclaire pas sur le chiffre que nous devons proposer. C'est une licence touristique que nous devons revendre à 100 km maxi à vol d'oiseau, dans d'autres stations touristiques, évidemment.

Je ne peux pas vous faire une réponse tellement différente que celle des douanes : il n'y a pas de règle mais un marché, des habitudes, région par région, ville par ville. Je pense que la meilleure solution, c'est d'en parler à des brasseurs et des marchands de vins : eux savent ce qui se négocie et à quel prix. Car il faut bien comprendre que la licence c'est l'autorisation de faire tel type de vente de boissons et donc cela n'a rien à voir ni avec l'activité du vendeur ni avec l'activité future de l'acheteur ; la seule chose qui compte c'est leur désir à chacun de vendre et d'acheter donc, c'est la loi du marché.
La dernière négociation à laquelle j'ai été associé se passait en Franche-Comté, il y a quelques années ; le prix de la vente a dû se situer, si mes souvenirs sont bons, entre 35 et 40 000 F.
Ce n'est qu'une indication, mais il est certain que les Licences IV sont de plus en plus difficiles à trouver donc les prix doivent être à la hausse.

162

J'ai hérité d'une maison dans laquelle je suis en train de faire des travaux en vue d'y établir 5 chambres d'hôtes dont une familiale.

  • Travaillant sur mes fonds propres et sans aides ni subventions, je me demande quelle serait la solution pour pouvoir au moins récupérer la TVA des matériaux et autres investissements achetés ou effectués ?

  • Dois-je créer une société et si oui de quel type (SARL, SCI, EURL) et de quel montant pour le capital ?

  • Je suis propriétaire des lieux, dois-je les louer à cette société ?

  • En tant que gérant de ladite société dans quelle catégorie de travailleur vais-je me situer ?

  • Dois-je percevoir un salaire ?

  • Quelle serait la meilleure formule pour gérer ce patrimoine ? Déclarations fiscales ? Commissaire aux comptes ? Comment les éviter ?

Plusieurs points sont abordés dans votre question :

  • subventions : pourquoi ne pas prendre un contact avec le Centre de Formalités des Entreprises (CCI) pour voir, dans votre département, quelles sont les possibilités de subventions de Conseil Général, Chambre d'Agriculture, etc. ? Vous pourriez avoir jusqu'à 30 % du montant net des investissements, voire 40 % dans certaines régions ;

Voir le Blog des Experts Subvention en hôtellerie par Catherine Avignon
À noter aussi que selon les départements ou les régions, les subventions pour les études concernant un projet de rénovation ou de création peuvent aller jusqu’à 80 % du montant des études avec un plafond raisonnable.

  • oui, pour pouvoir récupérer la TVA des travaux, il faut créer une société ; ce crédit de TVA sera récupéré par les recettes avec TVA ; ce qui veut dire que dès à présent, vous n'envisagez pas de profiter de la possibilité de faire vos ventes en exonération de TVA, si vos ventes annuelles sont inférieures à 76 300 € (voir réponse à la question 9) ?
     
  • mais ayant une société, peut-on récupérer la TVA, sans attendre d'avoir un chiffre d'affaires d'un montant suffisant pour générer des ventes avec TVA ? Cela me paraît possible encore faudrait-il le vérifier auprès de votre centre des impôts ;
     
  • je pense que vous pouvez créer une SARL à laquelle, vous pourriez louer les locaux destinés à la location en chambres d'hôtes ; c'est cette société qui financera les travaux (pour permettre la récupération de la TVA) et qui exploitera les chambres d'hôtes ;
     
  • vous pouvez être gérant majoritaire mais non-salarié - ce qui évite les charges, mais vous prive des couvertures sociales -, votre rémunération se faisant par les bénéfices ;
     
  • vous pouvez être gérant minoritaire et salarié avec les charges afférentes à tout emploi salarié ; tous ces choix dépendent de votre situation personnelle, en général ;
     
  • si vous avez cette activité, vous êtes bien obligé de déclarer votre chiffre d'affaires et vos résultats selon les procédures de droit commun, soit sur la base de l'IRPP et des BIC, soit en présentant les résultats de la société (il y a beaucoup d'interventions sur ce thème dans les réponses aux questions 6, 15, 18, 40 et 47 de la page "Fiscalité : IRPP, BIC") ;
     
  • si vous avez une SARL, vous n'êtes pas obligé d'avoir un Commissaire aux Comptes ; un comptable seul, pour sortir le compte de résultats et le bilan à moins que vous ne puissiez le faire vous-même.

169

Nous avons ma femme et moi un projet en cours d'aménagement d'un gîte rural dans des anciennes écuries faisant partie de notre résidence principale. Pour ce projet, nous sommes accompagnés par les Gîtes de France et le Conseil Général de notre région. Nous en sommes au stade où nous attendons l'acceptation du permis de construire pour lancer via l'architecte l'appel d'offres aux entreprises. L'ouverture de ce gîte est prévue pour l'été 2006. En parallèle, mon épouse (qui est demandeur d'emploi) effectue une formation de moniteur équestre avec une spécialisation en attelage qui doit aboutir également à l'été 2006. Notre objectif est d'associer à l'activité d'accueil en gîte rural, des prestations équestres (promenades, loisirs, pension pour chevaux, leçons d'attelage, etc.). À cette fin, nous avons également entrepris la construction de 7 boxes que nous finançons actuellement sur nos fonds propres. Pour compléter ces éléments de contexte, j'ai l'intention de conserver mon emploi pour encore 8 années et le fonctionnement du gîte et de la structure équestre devrait être pris en charge totalement par mon épouse.

  • Comment procéder pour déterminer le meilleur montage pour réaliser ces 2 activités et quelles questions faut-il se poser ?

  • Si j'ai trouvé des informations très précieuses dans l'ensemble des questions et réponses apportées, l'ajout de l'activité équestre complique la donne et j'ai un peu de mal à m'y retrouver (statut agricole, avec activité complémentaire gîte,- 2 entreprises séparées,- création d'une société ? ) ?

Une dernière information : le CA annuel prévisionnel devrait se situer entre 10 000 et 20 000 €, l'investissement de création des boxes est de l'ordre de 60 000 € et l'aménagement du gîte devrait être de 150 000 €. L'opération relève plus de la valorisation du patrimoine et de la recherche de convivialité à partager (accueil et cheval) que de la recherche de rentabilité.

  • en effet, la partie équestre de votre projet peut avoir une incidence sur la structure à donner grâce à sa nature propre, mais à cela je ne suis pas capable de répondre ; par contre je pense que la Chambre d'Agriculture de votre région peut vous donner des précisions qu'il pourrait être utile de partager, car avons plusieurs questions liées au domaine de l'équitation ;
  • si cet aspect de votre activité ne vous donne pas des obligations - ou des avantages - spécifiques, il me semble qu'une simple SARL peut à la fois gérer les deux exploitations ; mais avec les chiffres d'affaires prévisionnels que vous indiquez, une société n'est pas indispensable et vous pouvez aussi bien fonctionner, au moins pour débuter, avec une simple déclaration IRPP et BIC ;
  • tout dépend aussi si votre épouse souhaite avoir une rémunération de salariée ce qui n'est possible qu'avec une société, laquelle pourra aussi supporter les amortissements de vos investissements ;
  • l'aspect responsabilité civile devra, de toutes façons, être bien étudié pour - en particulier - toute l'activité équestre ;
  • vous êtes évidement conscient qu'avec 6 chambres, votre gîte rural sera un ERP.

178

Je reviens sur plusieurs de vos réponses données sur le plan fiscal.
À deux reprises, vous citez la déclaration sur le formulaire n°2031. Or celui-ci concerne les entreprises soumises aux BIC, au régime réel. Les entreprises ayant opté pour le régime micro (c'est un régime fiscal simplifié et non une forme juridique) sont dispensées de produire une déclaration de résultats spécifiques. Les contribuables portent directement sur leur déclaration n° 2042 (d'IRPP) le montant du chiffre d'affaires annuel et des plus ou moins-values réalisées au cours de l'année.

  • Il n'y a donc pas d'imprimé 2031 pour les entreprises au régime "micro".

  • Le régime "micro" ne s'applique qu'à des entreprises (individuelles) immatriculées. Il ne peut pas s'appliquer à des particuliers.

  • Dans le cas du régime de micro-entreprise (limité à 76 300 € de CA en 2005), l'administration des impôts pratiquera un abattement forfaitaire de 72 % (pour l'activité de fourniture de logement, en 2005) ; il n'y a pas à déclarer ses charges réelles.

  • En réponse à la Q62, vous indiquez qu'il n'y a pas à créer d'entreprise sous le seuil de 73 000 €. Cette affirmation me semble inexacte.

  • En réponse à la Q63, vous préconisez l'inscription au CFE (Centre de Formalité des Entreprises). Cette formalité aura notamment pour conséquences l'immatriculation comme entreprise et les assujettissements fiscaux et sociaux.

Bien se renseigner avant de s'immatriculer.

Je vous remercie de votre intervention qui me permet de préciser et rectifier certaines des informations données précédemment :

  • il est bien exact que l'utilisation du formulaire fiscal de déclaration N° 2031 concerne les sociétés ;
  • et que "la taxation au titre des BIC concerne notamment les particuliers qui assurent l'hébergement et le service du petit déjeuner (bed and breakfast) BIC-II-10900 S, lesquels doivent faire leur déclaration IRPP sur l'imprimé déclaratif 2042 ;
  • "Si le propriétaire est une société passible de l'impôt sur les sociétés, c'est cet impôt qui est applicable" BIC-II-10900 S ;
  • "Sont... considérées comme non professionnelles les personnes qui ne sont pas inscrites en qualité de loueur en meublé professionnel au registre de commerce" et "les personnes qui, bien qu'inscrites au registre du commerce en qualité de loueur en meublé professionnel, retirent de cette activité à la fois un montant de recettes annuelles inférieur ou égal à 76 300 € et moins de 50 % de leur revenu total" BIC-XIV-15400 S ;
  • en ce qui concerne l'abattement fait par l'administration automatiquement sur la base de 72 % pour les recettes hébergement et de 50 % sur les autres recettes, j'ai interrogé la DGI qui me confirme qu'il est tout à fait possible de faire une déclaration des charges séparées - sur papier libre - si l'exploitant estime - et justifie - que ses charges réelles sont supérieures à ces niveaux, ce qui peut être facilement possible si l'on tient compte de l'amortissement des investissements et des intérêts des emprunts ;
  • le régime de la micro-entreprise est un choix possible si les recettes sont inférieures à 76 300 € pour la fourniture de prestations d'hébergement et de denrées à consommer sur place et 27 000 € pour les prestations de services ;
  • pour pouvoir bénéficier du régime du réel simplifié, il faut que le chiffre d'affaires n'excède pas 763 000 €. à partir de 763 000 € de chiffre d'affaires, c'est le régime normal pour les entreprises qui s'applique ;
  • en ce qui concerne les agriculteurs exploitant gîtes ruraux ou chambres d'Hôtes, ils peuvent rattacher les revenus provenant d'activités touristiques à leurs bénéfices agricoles lorsque ceux-ci n'excèdent pas 30 000 € et ne représentent pas plus de 30 % du chiffre d'affaires agricole ; autrement, les agriculteurs doivent faire une déclaration séparée pour chacune de leurs activités ;
  • en ce qui concerne le Centre de Formalité des Entreprises, c'est bien lui qui peut donner les informations - en particulier sur les possibilités de subventions - et assurer toutes les formalités d'inscription si l'exploitation estime devoir être enregistrée au RCS et de ce fait aux différents organismes fiscaux et sociaux.

212

Je suis locataire de ma maison, et mon propriétaire à qui je loue un loyer normal m'a dit que je pouvais exploiter mes 2 chambres en chambres d'hôtes ; ce que je fais depuis le début de l'année 2005 ; seulement je n'y comprends rien pour ce qui est de la prochaine déclaration. Je voudrais faire simplement une déclaration de revenus supplémentaires, comme on me l'a dit à la chambre de commerce ; sans qu'il soit question de recettes et dépenses car je ne vois pas ce qu'il faut déduire !
Si, par exemple, je gagne 4 800 € par an, je pensais déclarer 4 800 € en revenus supplémentaires :

  • Si ce n'est pas comme ça que je dois m'y prendre, comment dois-je faire ?

  • Ou bien y a-t-il quelqu'un qui pourrait m'aider dans ce genre de déclaration ?

  • Que me faut-il comme licence pour travailler ?

  • Le petit déjeuner est compris dans le prix de la chambre ; j'envisage également de proposer une table d'hôtes à mes clients des chambres d'hôtes : est-ce que je peux tout englober dans la déclaration, chambres et table d'hôtes sans pour autant parler de recettes et dépenses ?

Tout d'abord, vous indiquez que votre propriétaire "vous a dit" que vous pouviez louer deux chambres en chambres d'hôtes : ce n'est peut-être qu'une expression, mais il est essentiel, pour votre sécurité, qu'une autorisation de ce genre soit écrite.

Toutes les autres questions que vous posez ont des réponses sur ce Blog des Experts mais peut-être n'ai-je pas été assez clair ?

  • Si vous voulez vous simplifier la vie, déclarez sur votre formulaire IRPP, votre chiffre d'affaires "hébergement" ; l'administration fera une déduction forfaitaire de 72 %, pour les charges ;
  • Déclarez de même le chiffre d'affaires restauration (même si vous vendez tout compris, une ventilation doit être faite entre les chambres et le petit déjeuner) ainsi que les autres recettes éventuelles ; l'administration fera une décote forfaitaire de 52 %.
  • Vous avez besoin d'une "petite licence restauration" pour les petits déjeuners ; elle suffira aussi pour les prestations de table d'hôtes, si celles-ci restent occasionnelles ; autrement il vous faudrait une inscription au RCS.
  • De toutes façons, ainsi que je l'ai souligné à plusieurs reprises, il vous faut suivre l'arrêté du 9/5/95, sur l'hygiène concernant le traitement des produits alimentaires (se référer par exemple au Blog des Experts de Jean-Gabriel du Jaiflin "Implanter et gérer un restaurant (démarche HACCP incluse)").

219

Je viens de visiter un manoir à louer et je souhaite y vivre et avoir une activité complémentaire de chambres d'hôtes (possibilité de 5 chambres) car la région ou nous vivons s'y prête vraiment.

  • Je voudrais connaître les possibilités de contrats de location que je dois établir avec le propriétaire du manoir sachant qu'avec mon conjoint nous avons déjà une activité professionnelle de travailleur indépendant.

  • Et comment allons-nous déclarer ces revenus complémentaires ?

Pour avoir le droit de mettre quelques chambres d'hôtes en exploitation dans la propriété que vous entendez louer, il faut et il suffit que, dans le bail, soit inscrite la mention que vous avez la possibilité de sous-louer quelques-unes des pièces ou, pour être encore plus explicite, qu'une activité de chambres d'hôtes peut y être développée.

J'indique aux questions 15, 18 et 40 (ci-dessus) comment les recettes peuvent être déclarées : a priori, dans votre cas, le plus simple semble être l'inscription du chiffre d'affaires sur votre déclaration de l'IRPP, l'administration faisant la déduction forfaitaire de 72 %.

248

Nous sommes deux personnes copropriétaires d'un bâtiment (amies sans aucun lien). Nous gérons 4 chambres d'hôtes et nous déclarons chacune la moitié du chiffre d'affaires, dans la rubrique location de meublés et en 2004 par exemple, nous avons déclaré chacune 12 000 €.
Le Centre des Impôts nous a demandé de faire une déclaration de création d'entreprise...

  • La Chambre de Commerce nous a alors envoyé un document à chacune, est-ce obligatoire ?

  • Qu'est-ce que cela va entraîner ?

  • On ne peut pas créer deux entreprises pour la même chose... a qui faut-il s'adresser pour avoir un conseil ?

Vous êtes à la limite : pour être loueur en meublé professionnel (LMP), donc inscrit au RCS, il faut et il suffit d'avoir un chiffre d'affaires "meublé", égal ou supérieur à 23 000 €. Avec 24 000 € à vous deux, vous êtes à la marge ; mais, je suppose que ce chiffre d'affaires ne comprend pas que de l'hébergement, mais aussi une recette de petits déjeuners que vous devez enlever du chiffre d'affaires, pour déterminer si vous êtes LMP ou pas.

Je suppose que votre chiffre d'affaires petits déjeuners, dépasse très sensiblement 1 000 € ? Vous devez pouvoir évaluer - si vous ne l'avez pas publié par ailleurs - le prix de vos petits déjeuners dans une fourchette entre 5 et 10 €, selon la qualité de vos prestations.

Je crois donc que vous pouvez vous arc-bouter sur cette position pour ne pas "sortir" de cette notion de chambres d'hôtes, n'imposant pas de création d'entreprise.

Cependant, votre position, bien logique en elle-même, de ne faire chacune la déclaration que de la moitié du chiffre d'affaires, dans vos déclarations fiscales, ne peut pas être acceptée par l'administration fiscale : je n'ai pas de solution, à cet égard, à vous proposer et vous conseille de vous adresser, sur ce point précis, à un conseiller fiscal.

Mais il est évident, que vous ne devez pas faire chacune, une déclaration pour la création de la même entreprise ; cette demande est ridicule.

Permettez-moi, cependant d'ajouter ceci : même si l'on est pas obligés d'avoir des liens, comme vous le dites, autres qu'amicaux, pour être pacsés, cela pourrait vous permettre d'être considérées comme un seul foyer fiscal et pourrait résoudre, une partie du problème ; je ne connais pas évidemment les autres éléments, vous concernant toutes les deux.

Complément n°1 à Q248

Non seulement nous faisons des petits déjeuners mais également et assez souvent des repas (je peux retrouver le pourcentage exact)...

  • Concernant la déclaration de CA, je pensais, bien innocemment direz-vous, que chacune d'entre nous avions droit à 23 000 €, quel serait alors l'avantage d'être pacsées ?

  • Nous avons un conseiller fiscal et ami qui est inspecteur des impôts et qui nous a conseillé de déclarer une entreprise en précisant toutefois que cela n'était pas très net... et nous venons de prendre rendez-vous avec un conseiller juridique.

Le problème le plus important, c'est que j'ai 68 ans : ces chambres d'hôtes sont pour moi un grand amusement, mais deviennent aussi un peu fatigantes... J'ai comme l'impression que d'ici un an ou deux, je lèverai le pied, faute d'énergie... Je ne voudrais pas alors être gênée par des questions administratives trop lourdes !

Vous servez aussi des repas ? Donc, il est bien clair que vous serez bien en dessous des 23 000 € de LMP ; mais êtes-vous bien en règle concernant les repas (licences, arrêté 9/5/95 sur l'hygiène, etc.) ? Cela n'a rien à voir avec votre question, mais si vous deviez commencer un bras de fer... autant que tout soit très en ordre.

L'avantage d'être pacsées serait de n'être considérées que comme un seul foyer fiscal et pas deux personnes physiques, devant faire chacune sa déclaration IRPP.

Vous pouvez, bien sûr, pour que les choses soient claires entre vous et vis-à-vis de l'administration créer une petite SARL, dont vous seriez l'une et l'autre porteuse de part ; ce n'est pas une grosse contrainte, vous auriez une taxe professionnelle à payer... mais cela ne me paraît pas bien grave... ni très utile.

Je vois que vous êtes bien entourées et, comme vous le proposez, je serais heureux de connaître l'avis de vos conseils.

Complément n°2 à Q248

Concernant le "pacs", nous ne tenons pas à mélanger nos affaires. Nous avons créé une SCI pour notre maison afin de ne pas avoir de problème de transmission. Cela nous oblige d'ailleurs à louer les chambres meublées à la SCI pour en faire des chambres d'hôtes !

Concernant les repas : je crois que c'est admis pour les chambres d'hôtes, si cela ne prend pas trop d'expansion ! j'espère en tout cas !

Un point rapide sur votre table d'hôtes puisque vous servez des repas (cela vaut d'ailleurs aussi pour le service des petits déjeuners) ; ce qui est admis - si cette activité de table d'hôtes est modeste et exceptionnelle - c'est de ne pas avoir l'obligation d'inscription au RCS, mais pas du tout de ne pas avoir de licence vous permettant de servir des boissons, accompagnant les repas et de respecter l'arrêté du 9/5/95 sur l'hygiène alimentaire : pour cela, reportez-vous aux 3 Sujets Interactifs sur l'HACCP et l'hygiène :
Hygiène et HACCP - le minimum pour être prêt pour un contrôle
Implanter et gérer un restaurant (démarche HACCP incluse).

Je suis beaucoup intervenu sur ces deux sujets (licence et hygiène) et vous prie de vous reporter, entre autres, aux réponses des pages suivantes : "Prestations : Licence boissons" (question 21) ainsi qu'à la page "Prestations : Licence restauration" (questions 42 & 58) et enfin à la page "Table d'hôtes" (question 50).



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