Généralités
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Dans cette page, vous trouverez les réponses aux questions suivantes :
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N°1
& 178 |
1
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Je souhaite faire l'acquisition d'un
hôtel particulier offrant, après travaux, de 12 à 15 chambres :
Je voulais savoir si je peux
le transformer en hôtel ou dois-je rester en catégorie "chambres
d'hôtes" ?
En fonction de la réponse
pouvez-vous me dire pourquoi et quels sont les avantages de l'un ou de l'autre ?
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"Vous vous interrogez sur la vocation à donner à l'hôtel
particulier que vous envisagez d'acheter : hôtel ou chambres d'hôtes, pour une
quinzaine de chambres. Ce sont deux approches totalement différentes, deux métiers
complètement différents.
Ne connaissant ni la région où peut se situer ce projet, ni son environnement (urbain,
campagnard, montagne, mer...), ni vos propres objectifs à moyen et long terme, je ne
pourrai vous donner que des éléments relativement généraux, pouvant être
ultérieurement affinés, si besoin est.
Résumons cependant succinctement les deux volets de l'alternative :
SOLUTION HÔTEL :
- Vous créez une société (SARL, SA, unipersonnelle...) qui est propriétaire
du bien et l'exploite en hôtel, mais vous pouvez avoir une double structure : l'une
(genre SCI) propriétaire qui loue à une société d'exploitation - que vous contrôlez
totalement, partiellement ou pas du tout.
- Avec une quinzaine de chambres, toutes les obligations en termes de sécurité
s'imposent à vous car l'hôtel sera un ERP (établissement recevant du public).
- Vous aurez aussi toutes les contraintes dans le domaine social (convention collective,
locaux pour le personnel, présence de personnel 24h./24).
- Vous devrez fournir différentes prestations en fonction du classement (point suivant)
mais en tout cas la possibilité d'un petit déjeuner.
- Vous devrez obtenir de la commission départementale le classement en catégorie de 0 à
4 étoiles luxe (avec restaurant à partir de 4* - voir
article sur lhotellerie-restauration.fr).
- Et vous devrez obtenir des différentes commissions (sécurité, hygiène, Inspection du
travail...), les autorisations nécessaires - tout ceci n'est pas très compliqué, si les
problèmes sont pris en amont.
- La commercialisation pour une petite unité (15 chambres, en l'occurrence), n'est pas
très facile, le coût d'approche étant relativement important. Une affiliation à
certaines chaînes volontaires permet d'obtenir, à coût modéré, une assez bonne
activité.
Voici qui, je l'espère, vous donne des premiers éléments de réponse
à la question que vous vous posiez, pour résumer :
il peut s'agir de votre résidence principale et d'une activité
annexe, dans ce cas, l'hypothèse de la création de chambres d'hôtes mérite d'être
étudiée plus avant ;
il s'agit de créer une activité spécifique devant se rentabiliser
elle-même avec une quinzaine de chambres, c'est à un hôtel qu'il faut penser et c'est
pour un hôtel qu'il convient de faire une étude de marché et une étude de
faisabilité.
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Je reviens sur plusieurs de vos
réponses données sur le plan fiscal.
À deux reprises, vous citez la déclaration sur le formulaire n°2031. Or celui-ci
concerne les entreprises soumises aux BIC, au régime réel. Les entreprises ayant opté
pour le régime micro (c'est un régime fiscal simplifié et non une forme juridique) sont
dispensées de produire une déclaration de résultats spécifiques. Les contribuables
portent directement sur leur déclaration n° 2042 (d'IRPP) le montant du chiffre
d'affaires annuel et des plus ou moins-values réalisées au cours de l'année.
Il n'y a donc pas d'imprimé 2031 pour les entreprises au
régime "micro".
Le régime "micro" ne s'applique qu'à des
entreprises (individuelles) immatriculées. Il ne peut pas s'appliquer à des
particuliers.
Dans le cas du régime de micro-entreprise (limité à 76
300 de CA en 2005), l'administration des impôts pratiquera un abattement
forfaitaire de 72 % (pour l'activité de fourniture de logement, en 2005) ; il
n'y a pas à déclarer ses charges réelles.
En réponse à la Q62,
vous indiquez qu'il n'y a pas à créer d'entreprise sous le seuil de 73 000 .
Cette affirmation me semble inexacte.
En réponse à la Q63,
vous préconisez l'inscription au CFE (Centre de Formalité des Entreprises). Cette
formalité aura notamment pour conséquences l'immatriculation comme entreprise et les
assujettissements fiscaux et sociaux.
Bien se renseigner avant de s'immatriculer.
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Je vous remercie de votre intervention qui me permet de préciser et
rectifier certaines des informations données précédemment :
- il est bien exact que l'utilisation du formulaire fiscal de déclaration N° 2031
concerne les sociétés ;
- et que "la taxation au titre des BIC concerne notamment les particuliers qui
assurent l'hébergement et le service du petit déjeuner (bed and breakfast) BIC-II-10900
S, lesquels doivent faire leur déclaration IRPP sur l'imprimé déclaratif 2042 ;
- "Si le propriétaire est une société passible de l'impôt sur les sociétés,
c'est cet impôt qui est applicable" BIC-II-10900 S ;
- "Sont... considérées comme non professionnelles les personnes qui ne sont pas
inscrites en qualité de loueur en meublé professionnel au registre de commerce" et
"les personnes qui, bien qu'inscrites au registre du commerce en qualité de loueur
en meublé professionnel, retirent de cette activité à la fois un montant de recettes
annuelles inférieur ou égal à 76 300 et moins de
50 % de leur revenu total" BIC-XIV-15400 S ;
- en ce qui concerne l'abattement fait par l'administration automatiquement sur la base de
72 % pour les recettes hébergement et de 50 % sur les autres recettes, j'ai
interrogé la DGI qui me confirme qu'il est tout à fait possible de faire une
déclaration des charges séparées - sur papier libre - si l'exploitant estime - et
justifie - que ses charges réelles sont supérieures à ces niveaux, ce qui peut être
facilement possible si l'on tient compte de l'amortissement des investissements et des
intérêts des emprunts ;
- le régime de la micro-entreprise est un choix possible si les recettes sont
inférieures à 76 300 pour la fourniture de prestations d'hébergement
et de denrées à consommer sur place et 27 000 pour les prestations de
services ;
- pour pouvoir bénéficier du régime du réel simplifié, il faut que le chiffre
d'affaires n'excède pas 763 000 . à partir de 763 000 de
chiffre d'affaires, c'est le régime normal pour les entreprises qui s'applique ;
- en ce qui concerne les agriculteurs exploitant gîtes ruraux ou chambres d'Hôtes, ils
peuvent rattacher les revenus provenant d'activités touristiques à leurs bénéfices
agricoles lorsque ceux-ci n'excèdent pas 30 000 et ne
représentent pas plus de 30 % du chiffre d'affaires agricole ; autrement, les
agriculteurs doivent faire une déclaration séparée pour chacune de leurs
activités ;
- en ce qui concerne le Centre de Formalité des Entreprises, c'est bien lui qui peut
donner les informations - en particulier sur les possibilités de subventions - et assurer
toutes les formalités d'inscription si l'exploitation estime devoir être enregistrée au
RCS et de ce fait aux différents organismes fiscaux et sociaux.
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