SARL
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Dans cette page, vous trouverez les réponses aux questions suivantes :
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N°18,
32, 36, 46,
56, 91, 102,
117, 142,
154, 162, 181,
214, 230, 243 &
248. |
18
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J'exploite une activité de chambres
d'hôtes affiliée au réseau Gîtes de France, au titre d'une activité principale. En
sachant que je souhaite relever du régime agricole, l'entreprise familiale étant une
cave particulière de vins du Languedoc :
Pouvez-vous m'indiquer quels types de statuts juridiques et
fiscaux peuvent être applicables à cette activité de chambres d'hôtes ?
quelles sont les différentes solutions envisageables ?
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Quelques informations sommaires sur les différents statuts possibles,
semblant pouvoir convenir à votre cas, partant de l'hypothèse que vous teniez à bien
séparer vos activités, voici les principales solutions :
1) ENTREPRISE INDIVIDUELLE :
- pas de notion de capital, mais responsabilité sur vos biens personnels ;
- transmission de l'entreprise facilitée (cession du fonds, apport en société) ;
- régime fiscal : impôts sur les revenus - IR - dans le cadre des bénéfices
industriels et commerciaux (BIC) ;
- pas de rémunération hormis les bénéfices ;
- régime social : celui des travailleurs indépendants.
2) CONSTITUTION D'UNE SOCIÉTÉ (SARL à plusieurs
associés) :
- au minimum deux associés (50 maximum) ;
- un gérant - voire deux - doit être nommé, par statut ou assemblée générale
ordinaire ;
- un capital doit être déterminé (minimum 8 000 , mais peut être
constitué pour une part par les investissements) ;
- responsabilité limitée aux apports ;
- transmission par cession de parts ;
- régime fiscal I.S. (ou régime micro-entreprise) ;
- rémunération du gérant possible à inclure dans les charges d'exploitation ;
- le régime social du gérant :
- si minoritaire : relève du régime des salariés sauf pour les Assedic,
- si majoritaire : relève du régime des non-salariés (est considéré comme majoritaire
le gérant qui avec les parts de son conjoint et/ou de ses enfants aurait plus de
50 % des parts).
3) CONSTITUTION D'UNE SOCIÉTÉ (EURL, un seul associé) :
- SARL à associé unique : mêmes règles que ci-dessus, mais compte tenu du fait
que c'est un associé unique ;
- régime fiscal IR dans la catégorie BIC, mais pouvant opter pour l'impôt sur les
sociétés (IS) ;
- régime : celui des travailleurs indépendants.
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32
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Nous souhaitons ma femme et moi
développer une structure chambres d'hôtes et gîtes en Normandie. Les travaux de
restaurations vont être effectués par le propriétaire actuel des lieux et nous allons
gérer le site et faire des investissements. Nous aurons 4 chambres d'hôtes (11 pers.),
une table d'hôtes et par la suite 4 à 6 gîtes, 2 à 3 chambres de plus dont une
handicapée, une petite salle de 30 à 40 personnes pour les réunions de famille.
De plus, une piscine couverte avec un espace-détente est prévue ainsi qu'une aire de
jeux pour les enfants et des activités comme pétanque, vélo, terrain de badminton,
salle de billard, etc.
Quelle structure juridique nous conseillez-vous ?
Et pouvons-nous toujours avec un tel projet rester dans les
gîtes et chambres d'hôtes ?
Pensez-vous que ce projet est viable pour en vivre à
deux ? Nous lâchons notre région actuelle et nos activités respectives pour nous
consacrer à 200 % sur ce projet...
Où nous tourner pour les subventions ?
S'il faut créer une société quelle forme choisir, SNC ou
SARL ?
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Votre projet est important : il semble que la meilleure
solution, pour vous, soit la création d'une société. D'autant que je pense qu'il
faudrait qu'au moins l'un de vous deux soit salarié ce qui implique bien d'avoir un
statut de société.
Si le projet est d'importance, rien pour le moment, ne vous impose
d'avoir un statut d'hôtelier du moins tant que la législation n'a pas évolué et
pouvez, par conséquent, rester dans le régime chambres d'hôtes et gîtes ruraux.
Quant à votre salle pour mariage, ne pensez-vous pas que vous
pourriez envisager aussi - selon votre localisation - l'activité de séminaires ?
L'approche méthodologique de ce concept a été développée dans le Blog des Experts
En ce qui concerne votre question sur la rentabilité de votre projet
et la possibilité d'en tirer les ressources suffisantes pour votre couple, c'est
impossible d'y répondre sans une petite étude.
Ensuite, entre SNC et SARL quel type de société choisir ? Ce
n'est pas très facile de répondre à cette question, sans bien connaître votre
situation personnelle. Cependant, a priori, pour ce que je crois comprendre de votre
situation, j'aurais tendance à vous suggérer la SARL pour les raisons suivantes :
- la responsabilité de chaque associé est limitée aux apports alors que dans le cas
d'une SNC, c'est l'ensemble des biens de chaque associé qui peut être appelé en cas de
difficultés ;
- la transmission des parts est très facile dans le cas d'une SARL alors que pour une
SNC, il faut l'unanimité des associés - ce qui peut poser un problème majeur si naît
un désaccord entre les associés ;
- statut de travailleurs indépendants, non-salariés, dans le cas d'une SNC, avec la
possibilité de couverture sociale personnelle mais moins complète que celle du régime
général : les gérants minoritaires d'une SARL peuvent être salariés. Voilà
très sommairement, un avis que je vous invite à approfondir.
Je vous conseille de vous référer à la brochure de l'A.N.C.E.
(Agence Nationale pour la création et le développement de Nouvelles Entreprises)
CHOISISSEZ VOTRE STATUT JURIDIQUE - Les conséquences sociales et fiscales. L'ANCE est
devenue depuis 1996 : APCE (www.apce.com
où vous devez trouver des mises à jour récentes). |
36
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Nous envisageons l'ouverture de 8
chambres d'hôtes, 5 gîtes et d'un restaurant et ce dans un domaine viticole que nous
louons. Nous serons logés sur place dans un appartement au cur de la bastide durant
la saison d'été.
Nous pensons donc exploiter les chambres d'hôtes et les gîtes en se référant et se
conformant à la règlementation des ERP. Mes questions sont les suivantes :
Peut-on garder l'appellation
"chambres d'hôtes et gîtes" pour cette exploitation ?
Quant au restaurant qui sera
ouvert à tout public, et exploité en SARL, nous nous demandons si nous devons inclure
l'activité hôtelière ?
Je pense que si nous incluons
toute cette activité dans la SARL nous perdrons des avantages... Que nous
conseillez-vous ?
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Vous pouvez certainement, pour les 8 chambres et les 5 gîtes,
garder les appellations "chambres d'hôtes" et "Gîtes Ruraux" les
considérant comme complément de l'activité du domaine viticole, le tout dans la
catégorie ERP, bien sûr.
Mais le restaurant lui-même ne peut
être considéré comme une "Table d'hôtes", puisqu'il aura une vocation
commerciale, très large, ouverte à tous les publics.
Regrouper le tout dans une même
structure reviendrait, comme vous l'indiquez, à gérer un complexe avec une partie
"hôtellerie" et sa restauration soit, in fine, un hôtel/restaurant.
Non, il vous faut une structure, soit la
SARL que vous envisagez pour le restaurant, et autre chose pour les chambres d'hôtes et
les Gîtes. Cet "autre chose" pouvant être une structure à part, liée au
domaine viticole ou directement à vous-même dans le cadre d'une SARL, tout sauf un lien
avec la SARL du restaurant.
Mise à jour août 2007 : le Décret n° 2007-1173 du 3/8/07 limite à cinq le nombre de chambres d’hôtes possibles chez l’habitant.
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46
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Je vais créer, en tant que
particulier, un gîte familial et de groupe (de 10/12 places) adapté à l'accueil des
personnes en fauteuil roulant avec une activité de location de fauteuil tout terrain
(FTT) ; et ceci dans le cadre d'une activité complémentaire.
Dois-je créer une SCI ou autre type de société, pour
recevoir les familles et les groupes (qui séjournent dans le gîte en gestion
libre) et à qui il est possible de louer du matériel roulant adapté (genre
fauteuil tout terrain) ?
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Si je comprends bien votre question, elle ne porte que sur la structure
juridique de l'entreprise que vous avez l'intention de créer ?
Une SCI pourrait se justifier si vous vouliez qu'une société soit
propriétaire des bâtiments et installations et une autre soit chargée de l'exploitation
; si les différentes fonctions sont confondues une simple SARL peut très bien faire
l'affaire.
En ce qui concerne la vocation de votre entreprise à l'égard des
personnes handicapées, je pense que vous avez toute la documentation en particulier celle
provenant du "Code de la construction et de l'habitation", tant pour
l'organisation des locaux que pour les mesures spécifiques de sécurité que vous pouvez
trouver sur http://www.legifrance.fr
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56
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Je vais bientôt acheter une structure
Gîte de France : un gîte de séjour en gestion libre de 25 personnes. Le
propriétaire actuel est agriculteur, ce qui n'est pas mon cas. Je suis salariée à
mi-temps dans l'entreprise de mon mari. Le gîte génère un CA annuel de
35 000 .
Quelle est la structure juridique que vous me conseillez
d'adopter pour cette activité ? EURL , SARL, SCI ?
Notre souhait est bien sûr de ne pas avoir de confusion
entre la SARL de mon époux et ma future activité de propriétaire de Gîte. Dois-je
nécessairement devenir "commerçante" ?
Une dernière précision ; il n'y aura pas de
restauration dans ma structure, seulement de la location puisque c'est un gîte en gestion
libre.
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Je dois vous avouer que je ne sais pas ce que vous voulez dire par
"gestion libre" ?
S'agit-il de gîte rural avec aucune prestation de service fournie par
le propriétaire ?
Seulement des loyers payés ? Mais cela ne change rien, j'imagine,
à la question que vous posez.
Le chiffre d'affaires que vous indiquez (35 000 /an)
permet une franchise de TVA et un statut de micro-entreprise.
Une EURL ou une SARL seraient de bonnes solutions avec, pour moi, une
préférence peut-être pour la SARL vous permettant plus de souplesse si, à court ou
moyen termes, vous souhaitiez faire évoluer les choses ; le fait que votre mari ait
une SARL n'a aucune importance : les noms et les raisons sociales seront différents.
Par contre, vous pourriez avoir une SCI propriétaire du Gîte à
laquelle la SARL payerait un loyer ; cette SARL toucherait les loyers ; mais
ceci est peut-être un peu compliqué pour un chiffre d'affaires relativement faible. Donc
vous pourriez n'avoir que la SCI, sans SARL.
Ainsi vous le voyez, je ne vous conseille pas grand-chose : tout
est possible.
C'est aussi un peu en fonction de vos objectifs : avez-vous
l'intention de développer ce projet ? Si vous avez une société, il n'est pas utile
d'avoir un statut de commerçante ; mais si vous voulez être salariée ne serait-ce
qu'à mi-temps, il faudrait que vous soyez gérant minoritaire (50 % des parts ou
moins).
C'est très difficile de suggérer une orientation sans savoir d'une
façon précise quelle est votre situation (situation matrimoniale, fiscale, patrimoine,
moyens, besoins, objectifs à court, moyen et long terme, question sur la transmission de
la société, volonté d'avoir des revenus ou une Plus-value des actifs pour une vente
éventuelle à terme, besoin d'améliorer les éléments pour la retraite, etc.).
Donc, les réponses que je vous fais ne sont pas péremptoires - et
pour cause - ; volontairement, je vous laisse beaucoup d'options ouvertes, vous
donnant peut-être l'impression de vous dire tout et son contraire ? |
91
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Je possède une suite soit 2
chambres d'hôtes avec 1 salle de bains, je désire mettre à disposition de la clientèle
ma piscine intérieure personnelle, celle-ci doit-elle répondre aux normes ERP, sachant
que je ne dispose que d'une suite soit 2 chambres ?
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Le classement ERP (Établissement recevant du
public) est un classement concernant la règlementation de sécurité contre l'incendie
(et ultérieurement traitant de l'accessibilité des personnes à mobilité réduite) afin
de déterminer le "seuil d'assujettissement au Règlement de Sécurité en dessous
duquel l'établissement n'est soumis à aucune règle". Ceci n'a rien à voir
avec les dispositions règlementaires concernant les piscines.
Par contre, plusieurs textes régissent les dispositions à prendre
concernant les piscines :
1 - LES OBLIGATIONS CONCERNANT LA SÉCURITÉ
POUR TOUTE PISCINE À USAGE INDIVIDUEL OU COLLECTIF SONT :
- si votre piscine, enterrée ou semi enterrée, est située en plein air, vous
devez l'équiper d'un dispositif de sécurité aux normes ;
- si vous faites construire une piscine, un dispositif conforme aux normes est obligatoire
dès sa mise en eau, depuis le 1er janvier 2004 ;
- si votre piscine a été construite avant le 1er janvier 2004, vous avez jusqu'au 1er
janvier 2006 pour l'équiper ;
- si vous louez votre maison, votre piscine devra être sécurisée dès le 1er mai
2004 ;
- un matériel normalisé pour équiper votre piscine :
- une barrière (norme NF P90-306) souple ou rigide d'une hauteur d'au moins 1,10 m entre
deux points d'appui, munie d'un portillon, de préférence à fermeture automatique ;
- ou une alarme sonore de piscine (norme NF P90-307) placée à la surface de l'eau ou
autour du bassin ;
- ou une couverture (norme NF P90-308) souple ou rigide fermant le bassin : volet
roulant automatique, couverture à barres, couverture tendue à l'extérieur des
margelles, fond de piscine remontant ;
- ou un abri de piscine (norme NF P90-309) entièrement et convenablement fermé* (cf. loi
du 3 janvier 2003 et décret d'application n° 2003.1389 du 31 décembre 2003) ;
Votre enfant peut se noyer en moins de 3 minutes dans 20 cm d'eau, sans un bruit. Un
dispositif de sécurité ne remplace pas la surveillance constante et active des adultes.
Quel que soit le type de votre piscine, ne jamais laisser votre enfant tout seul et...
désignez un seul adulte responsable de la surveillance. Équipez votre enfant de
brassards**, d'un maillot de bain à flotteurs** ou d'une bouée** adaptée à sa taille
dès qu'il est à proximité de la piscine :
- posez à côté de votre piscine : une perche, une bouée et un téléphone pour
alerter les secours le plus rapidement possible ;
- après la baignade, sortez tous les objets flottants** : jouets, bouées, objets
gonflables et remettez en place votre dispositif de sécurité ;
- apprenez à nager à votre enfant dès l'âge de 4 ans et faites-lui prendre conscience
du danger ;
- formez-vous aux gestes qui sauvent ;
- stockez les produits de traitement de l'eau hors de portée des enfants ;
- achetez un équipement conforme à la directive EPI 89/686/CEE.
Pourquoi les campagnes de prévention ? :
- parce qu'aucun dispositif de protection ne remplacera jamais la vigilance des
adultes ;
- parce que de la bonne utilisation de ces systèmes dépendra leur efficacité ;
- parce qu'en Australie la baisse du nombre de noyades est en corrélation directe depuis
des années avec les fonds investis dans les campagnes de prévention ;
- parce que la piscine doit être l'endroit le plus sûr pour se baigner et apprendre à
nager ;
- la piscine participe à la prévention des noyades car c'est l'endroit même où l'on
apprend à nager : l'eau est calme, propre, chauffée. Les enfants dont les parents
ont la chance d'avoir une piscine apprennent à nager plus tôt que les autres.
La piscine est le seul point d'eau que l'on peut :
- surveiller dans son intégralité car la surface d'eau est limitée ;
- équiper d'un système de protection.
En matière de prévention, c'est la combinaison de la surveillance
rapprochée, de l'apprentissage précoce de la natation et de l'équipement du bassin qui
permettra d'arriver au meilleur niveau de sécurité même si le risque 0 n'existe pas.
Sources : décret d'application de la loi du 3
janvier 2003 (JO : 01/01/04) et les recommandations établies par les services de la
DDASS.
Matériel : l'on trouvera dans l'article du
17 février 2005 du Journal n°2912 de L'Hôtellerie Restauration, les
références des fournisseurs des différents équipements cités ci-dessus ainsi que les dates obligatoires pour la mise en conformités des installations et
protections
“En cas de tragédie, non seulement votre
responsabilité civile peut être engagée, mais vous pouvez aussi être
poursuivi pénalement si, par non-respect des normes de sécurité indiquées
ci-dessus ou par négligence, la Justice considérait que vous aviez mis “en
danger la vie d’autrui””.
2 - NORMES D'HYGIÈNE ET
DE SÉCURITÉ APPLICABLES AUX PISCINES ET AUX BAIGNADES AMÉNAGÉES :
Référence : le décret 81-324 du 7 avril 1981, modifié
par Décret n° 91-980 du 20 septembre 1991 - art. 1 (JO 26/9/91).
Le CHAPITRE 1er :
Piscines et baignades aménagées commence par cette phrase : "Les
normes définies au présent chapitre s'appliquent aux piscines et aux baignades
aménagées autres que celles réservées à l'usage personnel d'une famille".
L'on retrouve bien ici la problématique posée dans votre
question : un particulier exploitant une ou deux chambres d'hôtes et ayant une piscine
dans sa propriété peut-il laisser ses clients/amis utiliser la piscine ou, pour ce
faire, doit-il appliquer toutes les normes des contrôles faisant l'objet des décrets en
référence ? Votre référence au classement ERP et à son seuil d'application se
comprenant parfaitement.
J'ai lu l'ensemble du décret et sa modification, j'ai cherché
l'indication d'une tolérance pouvant permettre de garder l'atout commercial très fort
que constitue une piscine sans pour autant avoir l'astreinte et la dépense afférentes à
l'application des normes d'hygiène et de sécurité : je n'ai trouvé nulle part, la
notion d'un seuil, d'un nombre de chambres ou de clients, d'une tolérance...
J'ai pris contact avec la DDASS (Direction
Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales), j'ai pu m'entretenir de ce sujet
avec la responsable du service "Piscine" du Département traitement sanitaire de
l'eau de l'un des départements de la Région parisienne.
Malgré une conversation très courtoise et cordiale, mon
interlocutrice m'a confirmé que dès que la piscine n'était pas exclusivement réservée
à la famille du propriétaire ou du locataire des lieux, les dispositions des décrets en
référence devaient s'appliquer et qu'il n'y avait dans ces textes aucune marge
permettant une éventuelle tolérance.
Mon interlocutrice était tout à fait consciente que le coût de
l'application de cette règlementation pouvait être rédhibitoire pour un nombre faible
de chambres d'hôtes mais elle ne pouvait que rappeler la nécessité d'appliquer la loi.
Mon interlocutrice m'a fortement conseillé de profiter de votre
interrogation pour rappeler les obligations en termes de sécurité qui, disait-elle,
étaient loin d'être assez appliquées, à preuve les morts d'enfants qu'il a encore
fallu déplorer en 2004 (ce que j'ai donc fait dans la première partie de cette
réponse).
Je ne peux rien ajouter d'autre, hormis peut-être la suggestion de
prendre un contact avec le service de la DDASS de votre région qui, lui, acceptera
peut-être une tolérance pour un faible nombre d'occupants, pendant une certaine période
de l'année ? |
102
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Nous sommes actuellement dans la
phase du business plan de notre future activité. Après avoir développé une activité
chambres d'hôtes, est-il possible sans entrer dans la catégorie restaurant et sans
changer de statut juridique (SARL prévue), de développer une activité "séminaires
résidentiels" et "journées d'étude" incluant le repas du midi ?
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Il faudrait bien confirmer :
- si les séminaires prévus sont bien "résidentiels", comme vous l'indiquez,
c'est-à-dire les participants, logeant chez vous, l'on peut considérer que vous auriez
une "Table d'hôtes" fonctionnant de temps à autre. Dans ce cas, déjà inscrit
au RCS par le biais de votre SARL, vous n'auriez rien d'autre à faire que de suivre les
prescriptions de l'arrêté du 9 mai 1995 sur l'hygiène alimentaire concernant les
aliments, d'informer les Services Vétérinaires du département et de vous procurer une
petite licence restauration ;
- si par contre, les participants de l'extérieur ne sont pas tous résidants, vous ne
pouvez plus considérer qu'il s'agit d'une table d'hôte, mais vous aurez à exploiter un
restaurant ce qui, en fait, ne vous donne pas beaucoup plus de contraintes.
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117
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Étant non mariés, non
"pacsés" nous avons un projet d'acquisition d'une ferme avec une partie
aménagée en gîte.
Au départ, je serai seule à pouvoir financer l'acquisition par le biais d'un emprunt,
mais après mon compagnon va investir des fonds dans l'affaire.
Je pose la question de savoir si je dois acquérir le bien
au départ en nom propre et la céder ensuite à une SCI lui permettant ainsi d'avoir des
parts correspondant à la partie du financement qu'il a apporté, ou dois-je créer dès
le départ une SCI en lui accordant rien qu'une part sociale pour ensuite lui céder des
parts d'après l'apport de ses fonds ? Cette dernière solution me semble la plus
adaptée, je voudrais votre avis.
J'ai également pensé à créer à côté une SARL
locataire de la SCI pour l'exploitation du gîte lorsque celui-ci sera terminé. Dans ce
cas quel objet social dois-je donner à la création de la SCI puisque au départ je serai
bénéficiaire en résidence principale à titre gratuit de la SCI ?
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Votre approche me paraît simple : il s'agit de monter une affaire
entre deux associés en prévoyant dès le départ que les apports des deux associés et
la répartition des parts, peuvent évoluer au cours du temps.
Ce que vous indiquez me semble bien correspondre à un schéma possible
; mais, pourquoi ne pas directement créer une SCI qui procédera à l'achat quitte à ce
que, vous fassiez le nécessaire en termes de caution, comme je suppose, vous auriez
vous-même à le faire dans l'hypothèse où vous feriez d'abord l'acquisition en votre
nom propre.
C'est donc, la seconde approche de votre schéma qui me parait la plus
simple - soit l'achat direct par une SCI ; vous pouvez - ou pas - remettre, donner,
vendre... une part de la SCI que vous aurez créée à l'autre associé et ensuite faire
une répartition, entre vous deux, en fonction de vos apports respectifs.
Vous pouvez aussi considérer que vous pourriez avoir une petite
"prime" puisque vous allez assurer seule, dans un premier temps, la
responsabilité de la création de cette entreprise ; autrement dit, la valeur des
parts de la SCI, au bout d'un certain temps, pouvant dépasser le nominal.
Je crois aussi que la création d'une SARL, louant les locaux à la SCI
pour l'activité de gîte" est une approche vous permettant le maximum de souplesse.
Cette SCI peut très bien vous avoir comme locataire - au tarif locatif
du marché - pour votre résidence personnelle et avoir aussi la SARL en tant que
locataire et exploitant du gîte, mais vous pouvez aussi envisager un logement de fonction
selon l'importance de la partie privative que vous allez vous réserver. |
142
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Ma sur et moi, reprenons cette
année l'auberge familiale (uniquement restaurant) en SARL louant les locaux à une SCI
pour l'activité restaurant. Nous souhaitons étendre notre activité principale et
construire sur une partie du parking (constructible) et en rez-de-chaussée 6 chambres
(salle de bains, W.-C., terrasse privative) et 1 gîte rural tout équipé de 4 chambres
(pas de dortoir) et une salle pour les petits déjeuners.
Doit-on créer une nouvelle société dans la
S.C. I ?
ou doit faire une autre SCI ?
N'habitant pas sur place, nous ne pouvons être chambres
d'hôtes. N'appréciant pas vraiment le terme "hôtel" qui dénature notre
côté campagnard ! Comment doit-on appeler notre établissement sans avoir les
contraintes d'un hôtel : gîte rural et chambres, hôtel de charme, chambres à
louer ?
Pourrait-on avoir l'habilitation touristique afin de
proposer des circuits à nos clients ?
Doit-on avoir une salle pour le lavage du linge ?
Où peut-on se procurer des modèles de plans pour ce genre
d'établissement ?
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Structure de montage pour les investissements :
si je comprends bien, la SCI à laquelle la SARL loue le restaurant est bien
aussi une société familiale dont votre sur et vous avez le contrôle ? Si
c'est bien le cas, il n'y a aucun inconvénient à ce que vos futurs développements
passent par cette même société, ce qui peut permettre un avantage fiscal en permettant
à l'actuelle SCI de bénéficier de l'amortissement des nouveaux investissements.
Structure pour l'exploitation :
il faut réfléchir aussi, si la même SARL doit assurer la gestion de l'ensemble
ou s'il faut en avoir deux ; ma première réaction serait d'avoir la même société
pour étaler les résultats, dans une optique fiscale, mais avec une comptabilité
analytique bien séparée.
Hôtel ou chambres d'hôtes ?
avec 6 chambres plus un gîte de 4 chambres, je ne vois pas bien comment vous
pouvez éviter d'être hôtel puisque vous n'envisagez pas de loger sur place et donc -
comme vous l'indiquez - vos chambres ne peuvent être considérées comme chambres
d'hôtes.
Réglementation ERP :
mais ce n'est pas sur l'appellation que je vais revenir, mais sur la
règlementation des Établissements Recevant du Public qui va s'appliquer à vous et en
particulier l'article PE 27 de l'arrêté du 22/6/90 qui stipule "qu'un membre du
personnel ou un responsable au moins doit être présent en permanence lorsque
l'établissement est ouvert au public". Donc, je ne vois pas de solution pour
vous sauf à loger l'une de vous deux sur place - et donc devenir chambres d'hôtes - soit
avoir un logement de fonction pour quelqu'un qui sera d'astreinte 7 nuits sur 7, dès
qu'il y aura un client (sinon, en cas de sinistre, votre responsabilité serait pénale...
et financière) ; sauf à essayer de devenir Résidence de Tourisme mais c'est un peu
tiré par les cheveux et modifierait, je crois, votre objectif.
Nom commercial :
quant au nom, bien sûr vous pouvez donner un nom commercial - ou une indication
d'hôtel de charme, d'auberge sûrement pas de chambre à louer ou chambres ce qui
tirerait votre produit vers le bas.
Bien sûr, vous pouvez organiser des circuits de visites (assurances R.C. à prendre) et
les faire payer”, mais pour ce faire vous devez demander un agrément au
service “Agence de Voyages” de la Préfecture de votre Département (Loi
N° 92-645 du 13 juillet 1992 – Titre II, article 7).
Une possibilité de coin lavage, pourquoi pas ? Tout dépend de votre cible de
clientèle ; il existe des machines qui fonctionnent avec des pièces et des
sociétés qui les fournissent gratuitement, avec participation à la recette.
Plan :
pour les plans, excusez-moi, mais ce n'est pas le problème : d'abord des
plans type n'existent pas vraiment, il faut connaître le terrain, la surface, les
bâtiments déjà existants... mais surtout le produit que vous avez en tête.
Programme :
il faut donc d'abord établir un programme en fonction de vos cibles, de la
concurrence, de l'environnement, de votre restaurant, de votre budget... ; ce
programme permettra de déterminer les surfaces, les équipements, la ou les thématiques
de décoration...
Pour une étude spécifique de votre cas, vous pouvez me contacter en cliquant sur
l'icone ci-dessus "Contacter l'auteur".
Mise à jour août 2007 : le Décret n° 2007-1173 du 3/8/07 limite à cinq le nombre de chambres d’hôtes possibles chez l’habitant.
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154
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Avec mon compagnon nous exploitons un
hôtel, bar-restaurant de 6 chambres en montagne, après avoir créé une SARL, il y a
trois ans en arrière. Nous avons créé une SCI pour acheter les murs. Aujourd'hui nous
envisageons de l'exploiter en chambres et table d'hôtes, en revendant le bar.
Comment transférer la licence 4 et évaluer les montants du
fonds de commerce et des murs pour le bar ?
Avons-nous intérêt à changer de régime, passer de la
SARL à une BIC ?
Pouvons-nous passer à 9 chambres, dans ce cas nous ne
pourrions pas être labellisés Gîtes de France, mais il semblerait que ce ne soit pas
une obligation ?
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Remarque liminaire : je pense que vous êtes consciente du
fait que si vous transformiez votre hôtel-restaurant en chambres et table d'hôtes, vous
n'aurez plus le droit de servir des repas à des clients extérieurs, ni à des
passants... Si vous souhaitez garder cette clientèle, il faut rester
"restaurant" tout en exploitant les chambres, en chambres d'hôtes, ce qui est
tout à fait possible.
- Quand vous évoquez le transfert de la licence bar, je pense que vous voulez dire la
vente ; sinon, je ne comprends pas la question que vous posez... La vente d'une
licence suit le marché d'offre et de la demande ; les licences sont devenues un
produit relativement rare et vous ne devriez pas avoir trop de difficultés à la
vendre ; en plus des officines spécialisées, la bonne solution est d'informer
brasseurs et marchands de vins de votre intention de vente de la licence, ils sont
généralement au courant des acheteurs potentiels ;
- puisque vous avez une SARL, je ne vois pas l'intérêt de ne pas la garder pour passer
en BIC, car cela vous laisse plus de souplesse pour une évolution éventuelle
ultérieure ;
- rien ne vous empêche de passer à 9 chambres ; de toutes façons avec 6 chambres,
vous êtes déjà classés en ERP ; c'est vrai que la Fédération Nationale des
Gîtes de France ne donne pas, en principe, son agrément pour plus de 6 chambres, mais
comme je l'ai exposé, entre autres en réponse à la question
128
Mise à jour août 2007 : le Décret n° 2007-1173 du 3/8/07 limite à cinq le nombre de chambres d’hôtes possibles chez l’habitant.
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Complément
n°1 à Q154
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En ce qui concerne la licence du bar,
le transfert est bien une vente que nous souhaitons réaliser. Pour le passage de la SARL
vers une BIC, c'est pour supprimer l'intervention d'un comptable et diminuer les coûts
inhérents au fonctionnement d'une SARL. Je vais de ce pas lire l'article de Christian
Bonnin.
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Vous envisageriez de passer en BIC - abandonnant votre actuelle SARL -
pour diminuer les charges, souci que je salue.
En plus de la charge fixe de déclaration annuelle des résultats au Greffe (40
/an), les seuls frais, comme vous l'indiquez, peuvent résulter du coût de la tenue
des comptes. Le travail de comptabilité, donc son coût, pour suivre l'exploitation de 9
chambres est très modeste :
- l'enregistrement de votre chiffre d'affaires peut être quotidien, fait par vous-même,
en distinguant les recettes hors taxes hébergement et restauration (P.D.) ;
- la mise de côté des factures directes est bien simple, avec une totalisation
mensuelle, voire trimestrielle, ne doit prendre que quelques minutes ; une réflexion
sur les éventuelles clés de répartition pour les dépenses à ventiler est à faire une
fois par an ;
- la déclaration mensuelle, voire trimestrielle de TVA peut, sûrement, être faite par
vous-même : elle est aussi, très simple et très rapide ; donc, il ne ne reste
à faire que le compte de résultats et le bilan annuel ce qui doit pouvoir se négocier
avec un cabinet comptable pour pas bien cher (quelques centaines d'euros par an
maximum) : soit, si vous ramenez cela en termes de nuitées, un nombre assez
faible ;
- mais, il est bien vrai qu'un simple enregistrement du chiffre d'affaires dans votre
déclaration d'IRPP - en BIC - puis faire l'abattement forfaitaire pour charges selon mes
indications précédentes, est encore plus simple ; vous permettant cependant un peu
plus difficilement de "sentir" la rentabilité de votre opération. Il me
paraissait dommage de laisser sans vie une SARL qui peut toujours vous servir un jour, ce
que je tenais à signaler ; mais c'est à vous de voir.
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Complément
n°2 à Q154
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Un autre problème va se poser à nous : nous avons une
licence 4 que nous allons abandonner. Par contre, devons-nous acheter une licence 2 ?
Savez-vous comment on évalue et on revend une licence
4 ?
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J'ai appelé les douanes, leur réponse est : "ça
dépend de l'offre et de la demande", ce qui ne nous éclaire pas sur le chiffre que
nous devons proposer. C'est une licence touristique que nous devons revendre à 100 km
maxi à vol d'oiseau, dans d'autres stations touristiques, évidemment.
Je ne peux pas vous faire une réponse tellement
différente que celle des douanes : il n'y a pas de règle mais un marché, des
habitudes, région par région, ville par ville. Je pense que la meilleure solution, c'est
d'en parler à des brasseurs et des marchands de vins : eux savent ce qui se négocie
et à quel prix. Car il faut bien comprendre que la licence c'est l'autorisation de faire
tel type de vente de boissons et donc cela n'a rien à voir ni avec l'activité du vendeur
ni avec l'activité future de l'acheteur ; la seule chose qui compte c'est leur
désir à chacun de vendre et d'acheter donc, c'est la loi du marché.
La dernière négociation à laquelle j'ai été associé se passait en Franche-Comté, il
y a quelques années ; le prix de la vente a dû se situer, si mes souvenirs sont
bons, entre 35 et 40 000 F.
Ce n'est qu'une indication, mais il est certain que les Licences IV sont de plus en plus
difficiles à trouver donc les prix doivent être à la hausse. |
162
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J'ai hérité d'une maison dans
laquelle je suis en train de faire des travaux en vue d'y établir 5 chambres d'hôtes
dont une familiale.
Travaillant sur mes fonds propres et sans aides ni
subventions, je me demande quelle serait la solution pour pouvoir au moins récupérer la
TVA des matériaux et autres investissements achetés ou effectués ?
Dois-je créer une société et si oui de quel type (SARL,
SCI, EURL) et de quel montant pour le capital ?
Je suis propriétaire des lieux, dois-je les louer à cette
société ?
En tant que gérant de ladite société dans quelle
catégorie de travailleur vais-je me situer ?
Dois-je percevoir un salaire ?
Quelle serait la meilleure formule pour gérer ce
patrimoine ? Déclarations fiscales ? Commissaire aux comptes ? Comment les
éviter ?
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|
Plusieurs points sont abordés dans votre question :
pourquoi ne pas prendre un contact avec le Centre de
Formalités des Entreprises (CCI) pour voir, dans votre département, quelles sont les
possibilités de subventions de Conseil Général, Chambre d'Agriculture, etc. ? Vous
pourriez avoir jusqu'à 30 % du montant net des investissements, voire
40 % dans certaines régions ;
Voir le Blog des Experts
Subvention en hôtellerie par Catherine Avignon À noter aussi que selon les départements ou les régions, les subventions pour les
études concernant un projet de rénovation ou de création peuvent aller
jusqu’à 80 % du montant des études avec un plafond raisonnable.
- oui, pour pouvoir récupérer la TVA des travaux, il faut créer une
société ; ce crédit de TVA sera récupéré par les recettes avec TVA ; ce
qui veut dire que dès à présent, vous n'envisagez pas de profiter de la possibilité de
faire vos ventes en exonération de TVA, si vos ventes annuelles sont inférieures à
76 300 (voir réponse à la question 9) ?
- mais ayant une société, peut-on récupérer la TVA, sans attendre d'avoir un chiffre
d'affaires d'un montant suffisant pour générer des ventes avec TVA ? Cela me
paraît possible encore faudrait-il le vérifier auprès de votre centre des
impôts ;
- je pense que vous pouvez créer une SARL à laquelle, vous pourriez louer les locaux
destinés à la location en chambres d'hôtes ; c'est cette société qui financera
les travaux (pour permettre la récupération de la TVA) et qui exploitera les chambres
d'hôtes ;
- vous pouvez être gérant majoritaire mais non-salarié - ce qui évite
les charges, mais vous prive des couvertures sociales -, votre rémunération se faisant
par les bénéfices ;
- vous pouvez être gérant minoritaire et salarié avec les charges
afférentes à tout emploi salarié ; tous ces choix dépendent de votre situation
personnelle, en général ;
- si vous avez cette activité, vous êtes bien obligé de déclarer votre chiffre
d'affaires et vos résultats selon les procédures de droit commun, soit sur la base de
l'IRPP et des BIC, soit en présentant les résultats de la société (il y a beaucoup
d'interventions sur ce thème dans les réponses aux questions
6,
15,
18,
40
et 47 de la page "Fiscalité : IRPP, BIC") ;
- si vous avez une SARL, vous n'êtes pas obligé d'avoir un Commissaire aux Comptes ;
un comptable seul, pour sortir le compte de résultats et le bilan à moins que vous ne
puissiez le faire vous-même.
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181
|
Une SCI peut-elle créer et
gérer des chambres d'hôtes ?
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Oui, au niveau du principe une SCI peut tout à fait "créer et
gérer" des chambres d'hôtes. Mais tout dépend de l'importance de votre projet. Si
celui-ci est important, il vaut peut-être mieux avoir une SCI propriétaire de
l'immobilier et une SARL le lui louant et exploitant les chambres d'hôtes. |
214
|
Nous souhaitons acheter un château en
SCI (3 associés en famille) afin d'ouvrir 6 chambres d'hôtes (déjà aux normes).
Quel est le montage juridique le plus adapté sachant que je
suis enseignante, et mon conjoint salarié aux 35 h ?
|
Le fait d'avoir une SCI pour l'achat de la propriété entre les 3
associés est une bonne chose qui vous permet le maximum de souplesse pour l'avenir.
Dans le même esprit, je vous suggère d'avoir une SARL, avec les
mêmes associés, qui paiera un loyer à la SCI et assurera l'exploitation des chambres
d'hôtes.
Mise à jour août 2007 : le Décret n° 2007-1173 du 3/8/07 limite à cinq le nombre de chambres d’hôtes possibles chez l’habitant.
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230
|
Ma question est multiple. J'ai très
envie depuis de nombreuses années de créer une table d'hôtes. Parmi les nombreuses
réponses apportées dans ce Blog des Experts, j'ai bien compris que mon projet
s'apparente plus à la création d'un restaurant. Voici le contexte : mon père âgé
de 70 ans possède une maison de charme en face du domicile où je loge chez mon compagnon
(ni pacsée, ni mariée). Seule la rue communale de 3 mètres de large est à traverser.
Âgée de 42 ans et fonctionnaire, je souhaiterais dans un premier temps voir si je peux
en faire mon activité principale avant de demander une disponibilité (la région est
très touristique et sans structure déjà existante - randonneurs, chasseurs, etc.). Mon
projet serait de créer une "quatr'heurerie" pour le retour de chasse ou
promenade. Je serais seule, avec ma fille de 17 ans, pour cuisiner et servir. Je ferais
cela le week-end, uniquement.
Je ne sais pas comment aborder le projet. J'ai un frère.
Faut-il créer une SCI ? Mon père doit-il nous faire une donation ?
Au niveau de la règlementation, puis-je exploiter cette
affaire et le bénéfice réparti entre mon père, mon frère et moi, sans être dans
l'illégalité ?
Est-ce que la licence de petite restauration est obtenue
sans problème ? Les normes à respecter pour l'équipement de la cuisine sont-elles
coûteuses ?
|
Votre question est originale, mais ne s'apparente pas aux tables d'hôtes,
puisqu'il n'y aura pas d'hébergement.
Même s'il ne s'agit que de collations d'après-midi, c'est un
restaurant que vous allez créer, il vous faut donc, la petite licence restauration vous
permettant de servir des encas (charcuteries, omelettes, sandwichs, pâtisseries,
etc.) ; cette licence peut s'acheter au service buraliste.
Mais, il vous faudra aussi la licence de débits de boissons à
consommer sur place de 2° catégorie, vous permettant les boissons d'accompagnement comme
les bières, le cidre, les vins, le Champagne mais sans alcool tels que le rhum, les
liqueurs, les whiskies, etc. ; boissons que vous ne pourrez servir qu'à ceux qui
prennent de la nourriture (donc ce ne sera pas un bar).
Vous pourrez servir aussi, évidemment, toutes les boissons sans
alcool, les cafés, chocolats, thés, jus de fruits, eux minérales, etc. voir ma réponse
à la question 47
Attention, si vous deviez servir des glaces, la règlementation, à cet
égard, est très pointue (revoir l'Arrêté du 09/09/1995).
Quant à la structure, je crois que la création d'une simple SARL,
permettant de louer le local à votre père, supportant les charges et enregistrant les
recettes devrait suffire dans un premier temps.
Vous avez bien raison d'être prudente, en gardant votre statut, mais
relisez, je vous prie, ma réponse à la question 134 (page "Formalités : Statut fonctionnaire")
à ce sujet, même pour commencer une activité de week-end, je vous conseille d'être
prudente à l'égard de votre statut de fonctionnaire.
En ce qui concerne l'équipement cuisine, il doit être simple :
un bon respect de normes de conservation du froid, pas de bois (planches ou étagères)
une bonne séparation du propre et du sale : reportez-vous aux 3 Sujets Interactifs
sur l'HACCP et l'hygiène :
- Hygiène et HACCP - le minimum pour être prêt pour un contrôle
- Implanter et gérer un restaurant (démarche HACCP incluse) |
243
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Nous sommes Belges et envisageons
l'acquisition d'une propriété dans le Gard qui comprend une table et 6 chambres
d'hôtes. Cela deviendrait notre unique source de revenus. L'activité réalise
actuellement un CA de +/- 100 000 : 150 000
seraient possibles, par une augmentation du budget publicitaire. Nous ne pouvons
malheureusement pas financer la totalité par nos seuls moyens et devons donc nous tourner
vers les banques et l'apport personnel serait alors équivalent à 1/3 du montant total de
l'opération.
Pouvons-nous exercer cette activité en principal ?
Pensez-vous que nous ayons une chance d'obtenir un crédit
auprès d'une banque ? En voyez-vous une plutôt qu'une autre ?
Quelle forme juridique devrions-nous idéalement lui
donner ?
|
Un apport personnel de 30 % est
souvent considéré comme un minimum pour les opérations hôtelières classiques ;
dans votre cas, si je comprends bien, cette exploitation existe déjà et vous avez la
possibilité de connaître les résultats qu'elle génère et donc de vous rendre compte
si ceux-ci peuvent vous permettre d'assurer le service de la dette (sous réserves, bien
entendu, que les chiffres qui vous sont communiqués soient fiables).
Par contre à votre question : pourrons-nous
vivre de cette exploitation ? Je suis dans l'incapacité de vous répondre
sans avoir plus d'informations.
L'on peut considérer qu'il y a quatre types d'organisations
bancaires pouvant accompagner un projet :
- les classiques comme Crédit Lyonnais, BNP, Société Générale, le Crédit
Agricole... ;
- les mutualistes comme le Crédit Mutuel ou la banque Populaire et, de nouveau, le
Crédit Agricole ;
- les établissements financiers comme l'UCB, la Sovac ;
- les établissements de Crédit-bail type UNIBAIL qui - par le biais de leasing - sont
souvent chers et ont l'inconvénient que l'on ne devient propriétaires qu'à la fin du
contrat, mais peuvent prêter à une hauteur élevée, ce qu'il faut cependant pouvoir
rembourser.
Je crains qu'il ne vous faille "aller à la pêche", mais
peut-être vous sera-t-il demandé des cautions personnelles et dans ce cas, il faut être
très prudents.
Pour la forme juridique, si le projet n'est pas trop important,
une SARL devrait suffire, s'il était plus important, les murs pourraient être acquis par
une SCI qui louerait l'exploitation à la SARL.
Mise à jour août 2007 : le Décret n° 2007-1173 du 3/8/07 limite à cinq le nombre de chambres d’hôtes possibles chez l’habitant.
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248
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Nous sommes deux personnes
copropriétaires d'un bâtiment (amies sans aucun lien). Nous gérons 4 chambres d'hôtes
et nous déclarons chacune la moitié du chiffre d'affaires, dans la rubrique location de
meublés et en 2004 par exemple, nous avons déclaré chacune 12 000 .
Le Centre des Impôts nous a demandé de faire une déclaration de création
d'entreprise...
La Chambre de Commerce nous a alors envoyé un document à
chacune, est-ce obligatoire ?
Qu'est-ce que cela va entraîner ?
On ne peut pas créer deux entreprises pour la même
chose... a qui faut-il s'adresser pour avoir un conseil ?
|
Vous êtes à la limite : pour être loueur en meublé professionnel
(LMP), donc inscrit au RCS, il faut et il suffit d'avoir un chiffre d'affaires
"meublé", égal ou supérieur à 23 000 . Avec
24 000 à vous deux, vous êtes à la marge ; mais, je suppose que
ce chiffre d'affaires ne comprend pas que de l'hébergement, mais aussi une recette de
petits déjeuners que vous devez enlever du chiffre d'affaires, pour déterminer si vous
êtes LMP ou pas.
Je suppose que votre chiffre d'affaires petits déjeuners, dépasse
très sensiblement 1 000 ? Vous devez pouvoir évaluer - si vous ne
l'avez pas publié par ailleurs - le prix de vos petits déjeuners dans une fourchette
entre 5 et 10 , selon la qualité de vos prestations.
Je crois donc que vous pouvez vous arc-bouter sur cette position pour
ne pas "sortir" de cette notion de chambres d'hôtes, n'imposant pas de
création d'entreprise.
Cependant, votre position, bien logique en elle-même, de ne faire
chacune la déclaration que de la moitié du chiffre d'affaires, dans vos déclarations
fiscales, ne peut pas être acceptée par l'administration fiscale : je n'ai pas de
solution, à cet égard, à vous proposer et vous conseille de vous adresser, sur ce point
précis, à un conseiller fiscal.
Mais il est évident, que vous ne devez pas faire chacune, une
déclaration pour la création de la même entreprise ; cette demande est ridicule.
Permettez-moi, cependant d'ajouter ceci : même si l'on est pas
obligés d'avoir des liens, comme vous le dites, autres qu'amicaux, pour être pacsés,
cela pourrait vous permettre d'être considérées comme un seul foyer fiscal et pourrait
résoudre, une partie du problème ; je ne connais pas évidemment les autres
éléments, vous concernant toutes les deux. |
Complément
n°1 à Q248
|
Non seulement nous faisons des petits
déjeuners mais également et assez souvent des repas (je peux retrouver
le pourcentage exact)...
Concernant la déclaration de CA, je pensais, bien
innocemment direz-vous, que chacune d'entre nous avions droit à 23 000 ,
quel serait alors l'avantage d'être pacsées ?
Nous avons un conseiller fiscal et ami qui est inspecteur
des impôts et qui nous a conseillé de déclarer une entreprise en précisant toutefois
que cela n'était pas très net... et nous venons de prendre rendez-vous avec un
conseiller juridique.
|
Le problème le plus important, c'est que j'ai 68 ans : ces
chambres d'hôtes sont pour moi un grand amusement, mais deviennent aussi un peu
fatigantes... J'ai comme l'impression que d'ici un an ou deux, je lèverai le pied, faute
d'énergie... Je ne voudrais pas alors être gênée par des questions administratives
trop lourdes !
Vous servez aussi des repas ?
Donc, il est bien clair que vous serez bien en dessous des 23 000 de
LMP ; mais êtes-vous bien en règle concernant les repas (licences, arrêté 9/5/95
sur l'hygiène, etc.) ? Cela n'a rien à voir avec votre question, mais si vous
deviez commencer un bras de fer... autant que tout soit très en ordre.
L'avantage d'être pacsées serait de n'être considérées que comme
un seul foyer fiscal et pas deux personnes physiques, devant faire chacune sa déclaration
IRPP.
Vous pouvez, bien sûr, pour que les choses soient claires entre vous
et vis-à-vis de l'administration créer une petite SARL, dont vous seriez l'une et
l'autre porteuse de part ; ce n'est pas une grosse contrainte, vous auriez une taxe
professionnelle à payer... mais cela ne me paraît pas bien grave... ni très utile.
Je vois que vous êtes bien entourées et, comme vous le proposez, je
serais heureux de connaître l'avis de vos conseils. |
Complément
n°2 à Q248
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Concernant le "pacs",
nous ne tenons pas à mélanger nos affaires. Nous avons créé une SCI pour notre maison
afin de ne pas avoir de problème de transmission. Cela nous oblige d'ailleurs à louer
les chambres meublées à la SCI pour en faire des chambres d'hôtes !
Concernant les repas : je crois que c'est admis pour les
chambres d'hôtes, si cela ne prend pas trop d'expansion ! j'espère en tout
cas !
|
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Un point rapide sur votre table d'hôtes puisque vous servez des repas
(cela vaut d'ailleurs aussi pour le service des petits déjeuners) ; ce qui est admis
- si cette activité de table d'hôtes est modeste et exceptionnelle - c'est de ne pas
avoir l'obligation d'inscription au RCS, mais pas du tout de ne pas avoir de licence vous
permettant de servir des boissons, accompagnant les repas et de respecter l'arrêté du
9/5/95 sur l'hygiène alimentaire : pour cela, reportez-vous aux 3 Sujets Interactifs
sur l'HACCP et l'hygiène :
- Hygiène et HACCP - le minimum pour être prêt pour un contrôle
- Implanter et gérer un restaurant (démarche HACCP incluse).
Je suis beaucoup intervenu sur ces deux sujets (licence et
hygiène) et vous prie de vous reporter, entre autres, aux réponses des pages
suivantes : "Prestations
: Licence boissons" (question
21) ainsi qu'à la page "Prestations : Licence
restauration" (questions 42 & 58) et enfin à la page
"Table d'hôtes" (question 50).
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