Généralités
|
Dans cette page, vous trouverez les réponses aux questions suivantes :
|
N°1,
6, 32, 46 &
56 |
1
|
Je souhaite faire l'acquisition d'un hôtel particulier offrant, après
travaux, de 12 à 15 chambres :
Je voulais savoir si je peux le transformer en hôtel ou dois-je
rester en catégorie "chambres d'hôtes" ?
En fonction de la réponse pouvez-vous me dire pourquoi et quels
sont les avantages de l'un ou de l'autre ?
|
Vous vous interrogez sur la vocation à donner à l'hôtel
particulier que vous envisagez d'acheter : hôtel ou chambres d'hôtes, pour une
quinzaine de chambres. Ce sont deux approches totalement différentes, deux métiers
complètement différents.
Ne connaissant ni la région où peut se situer ce projet, ni son environnement (urbain,
campagnard, montagne, mer...), ni vos propres objectifs à moyen et long terme, je ne
pourrai vous donner que des éléments relativement généraux, pouvant être
ultérieurement affinés, si besoin est.
Résumons cependant succinctement les deux volets de l'alternative :
SOLUTION HÔTEL :
Vous créez une société (SARL, SA, unipersonnelle...) qui est propriétaire
du bien et l'exploite en hôtel, mais vous pouvez avoir une double structure : l'une
(genre SCI) propriétaire qui loue à une société d'exploitation - que vous contrôlez
totalement, partiellement ou pas du tout.
- Avec une quinzaine de chambres, toutes les obligations en termes de sécurité
s'imposent à vous car l'hôtel sera un ERP (établissement recevant du public).
- Vous aurez aussi toutes les contraintes dans le domaine social (convention collective,
locaux pour le personnel, présence de personnel 24h./24).
- Vous devrez fournir différentes prestations en fonction du classement (point suivant)
mais en tout cas la possibilité d'un petit déjeuner.
- Vous devrez obtenir de la commission départementale le classement en catégorie de 0 à
4 étoiles luxe (avec restaurant à partir de 4* - voir
article sur lhotellerie-restauration.fr).
- Et vous devrez obtenir des différentes commissions (sécurité, hygiène, Inspection du
travail...), les autorisations nécessaires - tout ceci n'est pas très compliqué, si les
problèmes sont pris en amont.
- La commercialisation pour une petite unité (15 chambres, en l'occurrence), n'est pas
très facile, le coût d'approche étant relativement important. Une affiliation à
certaines chaînes volontaires permet d'obtenir, à coût modéré, une assez bonne
activité.
SOLUTION CHAMBRES D'HÔTES :
- Il doit, en premier lieu s'agir de votre foyer, dont vous réservez une partie à une
clientèle de passage qui va "vivre chez l'habitant" : dans la charte des
Gîtes de France, "le propriétaire assure obligatoirement l'accueil des hôtes"
et doit être personnellement disponible 7 jours sur 7, comme quand on reçoit des amis à
la maison.
- C'est considéré comme une activité complémentaire de votre activité principale et
pas comme votre activité principale.
- La promotion se fait, bien sûr, par le "bouche à oreille" mais pour
l'essentiel par un organisme dépendant de la Fédération des Gîtes de France ou des
chaînes volontaires développant des réseaux ainsi que l'inscription dans des
guides : mais l'activité, très saisonnière, suit le plus souvent les rythmes des
vacances, sauf à trouver des animations à thème (pêche, neige, équitation, golf,
vignoble...).
- Il n'y a aucune règlementation spécifique, mais des normes éditées par la
Fédération des Gîtes de France quant aux surfaces, éléments de confort, etc.
- Capacité : généralement les fédérations concernées fixent à 6 le nombre de
chambres complémentaires du logement, mais il n'y a aucune obligation règlementaire
stricte. Par contre dès que la capacité excède 5 chambres les obligations des
"Établissements Recevant du Public" s'imposent dans le domaine de la sécurité
- comme pour un hôtel.
Mise à jour août 2007 : le Décret n° 2007-1173 du 3/8/07 limite à cinq le nombre de chambres d’hôte possibles chez l’habitant.
- Certaines fédérations de chambres d'hôtes, font également des classifications par
"épis" (1 épis, 2 épis, etc.) pour distinguer le niveau qualitatif.
- Le personnel peut être considéré comme des "emplois à domicile".
- Régime fiscal : "Considérée comme une opération commerciale sur le plan
fiscal, la location des gîtes et chambres d'hôtes produit des revenus imposés au titre
de l'impôt sur le revenu dans la catégorie des BIC non professionnels, bénéfices
industriels et commerciaux non professionnels, ou au titre de l'I.S., impôt sur les
sociétés pour les sociétés commerciales" (source Fiche de l'APCE - avril 2003).
- Une inscription au RCS peut être souhaitable : en absence de toute jurisprudence
précise, ceci est à considérer au cas par cas.
- Les locations sont exonérées de la TVA, mais les locaux sont assujettis à d'autres
taxes (source CCI de Paris).
- Dans certains départements et certaines zones, la création de chambres d'hôtes peut
bénéficier de subventions.
Voici qui, je l'espère, vous donne des premiers éléments de réponse
à la question que vous vous posiez, pour résumer :
il peut s'agir de votre résidence principale et d'une activité
annexe, dans ce cas, l'hypothèse de la création de chambres d'hôtes mérite d'être
étudiée plus avant ;
il s'agit de créer une activité spécifique devant se rentabiliser
elle-même avec une quinzaine de chambres, c'est à un hôtel qu'il faut penser et c'est
pour un hôtel qu'il convient de faire une étude de marché et une étude de
faisabilité.
|
6
|
Nous possédons une propriété en Provence (un château avec plusieurs
dépendances) et avons actuellement une activité de location saisonnière dans certaines
dépendances du château.
Nous envisageons de louer certaines parties de la propriété en chambres d'hôtes.
Existe-t-il des restrictions juridiques concernant l'activité de
chambres d'hôtes ?
Pouvons-nous exercer cette activité alors que la propriété
appartient à une société et est déjà exploitée partiellement en locations
saisonnières ?
|
Le principe des chambres d'hôtes étant la création d'une activité
complémentaire, je ne vois pas pourquoi le fait d'avoir déjà une activité de location
saisonnière dans certaines dépendances du château, pourrait présenter un quelconque
inconvénient.
Vous trouverez dans mes réponses à la question 1 (ci-dessus) et aux
questions 4 et 5 (Q4 / Q5) des précisions sur les restrictions que vous pourriez avoir à
rencontrer ; cependant, n'hésitez pas à m'interroger si certains aspects ne sont
pas couverts. En ce qui concerne la structure juridique, de nombreuses solutions sont
possibles soit une exploitation directe personnelle entrant dans le cadre IRPP soit une
SARL spécifique ou accrochée à une autre structure... |
32
|
Bonjour, nous souhaitons ma femme et
moi développer une structure chambres d'hôtes et gîtes en Normandie. Les travaux de
restaurations vont être effectués par le propriétaire actuel des lieux et nous allons
gérer le site et faire des investissements. Nous aurons 4 chambres d'hôtes (11 pers.),
une table d'hôtes et par la suite 4 à 6 gîtes, 2 à 3 chambres de plus dont une
handicapée, une petite salle de 30 à 40 personnes pour les réunions de famille.
De plus, une piscine couverte avec un espace-détente est prévue ainsi qu'une aire de
jeux pour les enfants et des activités comme pétanque, vélo, terrain de badminton,
salle de billard, etc.
Quelle structure juridique nous conseillez-vous ?
Et pouvons-nous toujours avec un tel projet rester dans les
gîtes et chambres d'hôtes ?
Pensez-vous que ce projet est viable pour en vivre à
deux ? Nous lâchons notre région actuelle et nos activités respectives pour nous
consacrer à 200 % sur ce projet...
Où nous tourner pour les subventions ?
S'il faut créer une société quelle forme choisir, SNC ou
SARL ?
|
Votre projet est important : il semble que la meilleure
solution, pour vous, soit la création d'une société. D'autant que je pense qu'il
faudrait qu'au moins l'un de vous deux soit salarié ce qui implique bien d'avoir un
statut de société.
Si le projet est d'importance, rien pour le moment, ne vous impose
d'avoir un statut d'hôtelier du moins tant que la législation n'a pas évolué et
pouvez, par conséquent, rester dans le régime chambres d'hôtes et gîtes ruraux.
Quant à votre salle pour mariage, ne pensez-vous pas que vous
pourriez envisager aussi - selon votre localisation - l'activité de séminaires ?
En ce qui concerne votre question sur la rentabilité de votre projet
et la possibilité d'en tirer les ressources suffisantes pour votre couple, c'est
impossible d'y répondre sans une petite étude.
Ensuite, entre SNC et SARL quel type de société choisir ? Ce
n'est pas très facile de répondre à cette question, sans bien connaître votre
situation personnelle. Cependant, a priori, pour ce que je crois comprendre de votre
situation, j'aurais tendance à vous suggérer la SARL pour les raisons suivantes :
- la responsabilité de chaque associé est limitée aux apports alors que dans le cas
d'une SNC, c'est l'ensemble des biens de chaque associé qui peut être appelé en cas de
difficultés ;
- la transmission des parts est très facile dans le cas d'une SARL alors que pour une
SNC, il faut l'unanimité des associés - ce qui peut poser un problème majeur si naît
un désaccord entre les associés ;
- statut de travailleurs indépendants, non-salariés, dans le cas d'une SNC, avec la
possibilité de couverture sociale personnelle mais moins complète que celle du régime
général : les gérants minoritaires d'une SARL peuvent être salariés. Voilà
très sommairement, un avis que je vous invite à approfondir.
Je vous conseille de vous référer à la brochure de l'A.N.C.E.
(Agence Nationale pour la création et le développement de Nouvelles Entreprises)
CHOISISSEZ VOTRE STATUT JURIDIQUE - Les conséquences sociales et fiscales. L'ANCE est
devenue depuis 1996 : APCE (www.apce.com
où vous devez trouver des mises à jour récentes). |
46
|
Je vais créer, en tant que
particulier, un gîte familial et de groupe (de 10/12 places) adapté à l'accueil des
personnes en fauteuil roulant avec une activité de location de fauteuil tout terrain
(FTT) ; et ceci dans le cadre d'une activité complémentaire.
Dois-je créer une SCI ou autre type de société, pour
recevoir les familles et les groupes (qui séjournent dans le gîte en gestion
libre) et à qui il est possible de louer du matériel roulant adapté (genre
fauteuil tout terrain) ?
|
Si je comprends bien votre question, elle ne porte que sur la structure
juridique de l'entreprise que vous avez l'intention de créer ?
Une SCI pourrait se justifier si vous vouliez qu'une société soit
propriétaire des bâtiments et installations et une autre soit chargée de l'exploitation
; si les différentes fonctions sont confondues une simple SARL peut très bien faire
l'affaire.
En ce qui concerne la vocation de votre entreprise à l'égard des
personnes handicapées, je pense que vous avez toute la documentation en particulier celle
provenant du "Code de la construction et de l'habitation", tant pour
l'organisation des locaux que pour les mesures spécifiques de sécurité que vous pouvez
trouver sur http://www.legifrance.fr
|
56
|
Je vais bientôt acheter une structure
Gîte de France : un gîte de séjour en gestion libre de 25 personnes. Le
propriétaire actuel est agriculteur, ce qui n'est pas mon cas. Je suis salariée à
mi-temps dans l'entreprise de mon mari. Le gîte génère un CA annuel de
35 000 .
Quelle est la structure juridique que vous me conseillez
d'adopter pour cette activité ? EURL , SARL, SCI ?
Notre souhait est bien sûr de ne pas avoir de confusion
entre la SARL de mon époux et ma future activité de propriétaire de Gîte. Dois-je
nécessairement devenir "commerçante" ?
Une dernière précision ; il n'y aura pas de
restauration dans ma structure, seulement de la location puisque c'est un gîte en gestion
libre.
|
Je dois vous avouer que je ne sais pas ce que vous voulez dire par
"gestion libre" ?
S'agit-il de gîte rural avec aucune prestation de service fournie par
le propriétaire ?
Seulement des loyers payés ? Mais cela ne change rien, j'imagine,
à la question que vous posez.
Le chiffre d'affaires que vous indiquez (35 000 /an)
permet une franchise de TVA et un statut de micro-entreprise.
Une EURL ou une SARL seraient de bonnes solutions avec, pour moi, une
préférence peut-être pour la SARL vous permettant plus de souplesse si, à court ou
moyen termes, vous souhaitiez faire évoluer les choses ; le fait que votre mari ait
une SARL n'a aucune importance : les noms et les raisons sociales seront différents.
Par contre, vous pourriez avoir une SCI propriétaire du Gîte à
laquelle la SARL payerait un loyer ; cette SARL toucherait les loyers ; mais
ceci est peut-être un peu compliqué pour un chiffre d'affaires relativement faible. Donc
vous pourriez n'avoir que la SCI, sans SARL.
Ainsi vous le voyez, je ne vous conseille pas grand-chose : tout
est possible.
C'est aussi un peu en fonction de vos objectifs : avez-vous
l'intention de développer ce projet ? Si vous avez une société, il n'est pas utile
d'avoir un statut de commerçante ; mais si vous voulez être salariée ne serait-ce
qu'à mi-temps, il faudrait que vous soyez gérant minoritaire (50 % des parts ou
moins).
C'est très difficile de suggérer une orientation sans savoir d'une
façon précise quelle est votre situation (situation matrimoniale, fiscale, patrimoine,
moyens, besoins, objectifs à court, moyen et long terme, question sur la transmission de
la société, volonté d'avoir des revenus ou une Plus-value des actifs pour une vente
éventuelle à terme, besoin d'améliorer les éléments pour la retraite, etc.).
Donc, les réponses que je vous fais ne sont pas péremptoires - et
pour cause - ; volontairement, je vous laisse beaucoup d'options ouvertes, vous
donnant peut-être l'impression de vous dire tout et son contraire ? |

Dernières questions
|
|
 |
Poser une nouvelle question
Protection de vos données
-
Signaler un contenu illicite
|