Responsabilité
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Dans cette page, vous trouverez les réponses aux questions suivantes :
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N°142,
158, 169, 174,
185 & 186 |
142
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Ma sur et moi, reprenons cette
année l'auberge familiale (uniquement restaurant) en SARL louant les locaux à une SCI
pour l'activité restaurant. Nous souhaitons étendre notre activité principale et
construire sur une partie du parking (constructible) et en rez-de-chaussée 6 chambres
(salle de bains, W.-C., terrasse privative) et 1 gîte rural tout équipé de 4 chambres
(pas de dortoir) et une salle pour les petits déjeuners.
Doit-on créer une nouvelle société dans la
S.C. I ?
ou doit faire une autre SCI ?
N'habitant pas sur place, nous ne pouvons être chambres
d'hôtes. N'appréciant pas vraiment le terme "hôtel" qui dénature notre
côté campagnard ! Comment doit-on appeler notre établissement sans avoir les
contraintes d'un hôtel : gîte rural et chambres, hôtel de charme, chambres à
louer ?
Pourrait-on avoir l'habilitation touristique afin de
proposer des circuits à nos clients ?
Doit-on avoir une salle pour le lavage du linge ?
Où peut-on se procurer des modèles de plans pour ce genre
d'établissement ?
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Structure de montage pour les investissements :
si je comprends bien, la SCI à laquelle la SARL loue le restaurant est bien
aussi une société familiale dont votre sur et vous avez le contrôle ? Si
c'est bien le cas, il n'y a aucun inconvénient à ce que vos futurs développements
passent par cette même société, ce qui peut permettre un avantage fiscal en permettant
à l'actuelle SCI de bénéficier de l'amortissement des nouveaux investissements.
Structure pour l'exploitation :
il faut réfléchir aussi, si la même SARL doit assurer la gestion de l'ensemble
ou s'il faut en avoir deux ; ma première réaction serait d'avoir la même société
pour étaler les résultats, dans une optique fiscale, mais avec une comptabilité
analytique bien séparée.
Hôtel ou chambres d'hôtes ?
avec 6 chambres plus un gîte de 4 chambres, je ne vois pas bien comment vous
pouvez éviter d'être hôtel puisque vous n'envisagez pas de loger sur place et donc -
comme vous l'indiquez - vos chambres ne peuvent être considérées comme chambres
d'hôtes.
Réglementation ERP :
mais ce n'est pas sur l'appellation que je vais revenir, mais sur la
règlementation des Établissements Recevant du Public qui va s'appliquer à vous et en
particulier l'article PE 27 de l'arrêté du 22/6/90 qui stipule "qu'un membre du
personnel ou un responsable au moins doit être présent en permanence lorsque
l'établissement est ouvert au public". Donc, je ne vois pas de solution pour
vous sauf à loger l'une de vous deux sur place - et donc devenir chambres d'hôtes - soit
avoir un logement de fonction pour quelqu'un qui sera d'astreinte 7 nuits sur 7, dès
qu'il y aura un client (sinon, en cas de sinistre, votre responsabilité serait pénale...
et financière) ; sauf à essayer de devenir Résidence de Tourisme mais c'est un peu
tiré par les cheveux et modifierait, je crois, votre objectif.
Nom commercial :
quant au nom, bien sûr vous pouvez donner un nom commercial - ou une indication
d'hôtel de charme, d'auberge sûrement pas de chambre à louer ou chambres ce qui
tirerait votre produit vers le bas.
Bien sûr, vous pouvez organiser des circuits de visites (assurances R.C. à prendre) et
les faire payer”, mais pour ce faire vous devez demander un agrément au
service “Agence de Voyages” de la Préfecture de votre Département (Loi
N° 92-645 du 13 juillet 1992 – Titre II, article 7).
Une possibilité de coin lavage, pourquoi pas ? Tout dépend de votre cible de
clientèle ; il existe des machines qui fonctionnent avec des pièces et des
sociétés qui les fournissent gratuitement, avec participation à la recette.
Plan :
pour les plans, excusez-moi, mais ce n'est pas le problème : d'abord des
plans type n'existent pas vraiment, il faut connaître le terrain, la surface, les
bâtiments déjà existants... mais surtout le produit que vous avez en tête.
Programme :
il faut donc d'abord établir un programme en fonction de vos cibles, de la
concurrence, de l'environnement, de votre restaurant, de votre budget... ; ce
programme permettra de déterminer les surfaces, les équipements, la ou les thématiques
de décoration...
Pour une étude spécifique de votre cas, vous pouvez me contacter en cliquant sur
l'icone ci-dessus "Contacter l'auteur".
Mise à jour août 2007 : le Décret n° 2007-1173 du 3/8/07 limite à cinq le nombre de chambres d’hôtes possibles chez l’habitant.
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158
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Nous envisageons de créer un hôtel
*** de 10 chambres dans un petit château normand situé à la campagne. Nous logerons sur
place. L'hôtel sera exploité en SARL, et les murs, propriété d'une SCI familiale.
Est-il nécessaire d'avoir un gardien de nuit ou notre
présence la nuit est-elle suffisante ?
En cas d'absence, un employé - qui fera office de gardien
de nuit pour l'occasion - est-elle autorisée ?
Pour assurer les déjeuners et dîners, nous préférons
éviter la solution restaurant (la règlementation indique qu'il faut des diplômes ou de
l'expérience en la matière, ce que nous n'avons pas. Trouver un cuisinier sérieux
aujourd'hui, surtout en milieu rural, semble un peu aléatoire). Est-il possible de faire
une table d'hôtes ?
Par ailleurs - autre solution - est-il possible d'avoir
recours à un traiteur, et servir les repas dans l'une des salles de réception ?
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Logez sur place et si, en votre absence, un membre du personnel est
présent la nuit, vous êtes en accord avec les prescriptions concernant une présence la
nuit dans les locaux d'hébergement.
Il est inexact de dire qu'il faut des diplômes pour exercer le métier
de restaurateur : c'est malheureusement faux, mais l'expérience est indispensable et
c'est vrai que dépendre, pour une petite exploitation, d'un seul salarié, peut être
aléatoire.
Table d'hôtes ? Oui, vous pouvez en tenir une en respectant la
règlementation exposée, à plusieurs reprises, dans les réponses de la page "Tables d'hôtes".
Oui, il est envisageable d'avoir recours à un traiteur à condition
que vous soyez sûrs qu'il respecte toute la règlementation concernant l'hygiène
alimentaire (en cas de défaillance, votre responsabilité d'entrepreneur principal
pourrait être appelée) y compris pendant le transport des marchandises (véhicule
agréé) et aussi la conservation des aliments, chez vous, doit aussi être conforme à la
règlementation (arrêté du 9/5/95).
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169
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Nous avons ma femme et moi un projet
en cours d'aménagement d'un gîte rural dans des anciennes écuries faisant partie de
notre résidence principale. Pour ce projet, nous sommes accompagnés par les Gîtes de
France et le Conseil Général de notre région. Nous en sommes au stade où nous
attendons l'acceptation du permis de construire pour lancer via l'architecte l'appel
d'offres aux entreprises. L'ouverture de ce gîte est prévue pour l'été 2006. En
parallèle, mon épouse (qui est demandeur d'emploi) effectue une formation de moniteur
équestre avec une spécialisation en attelage qui doit aboutir également à l'été
2006. Notre objectif est d'associer à l'activité d'accueil en gîte rural, des
prestations équestres (promenades, loisirs, pension pour chevaux, leçons d'attelage,
etc.). À cette fin, nous avons également entrepris la construction de 7 boxes que nous
finançons actuellement sur nos fonds propres. Pour compléter ces éléments de contexte,
j'ai l'intention de conserver mon emploi pour encore 8 années et le fonctionnement du
gîte et de la structure équestre devrait être pris en charge totalement par mon
épouse.
Comment procéder pour déterminer le meilleur montage pour
réaliser ces 2 activités et quelles questions faut-il se poser ?
Si j'ai trouvé des informations très précieuses dans
l'ensemble des questions et réponses apportées, l'ajout de l'activité équestre
complique la donne et j'ai un peu de mal à m'y retrouver (statut agricole, avec activité
complémentaire gîte,- 2 entreprises séparées,- création d'une société ? ) ?
Une dernière information : le CA annuel prévisionnel
devrait se situer entre 10 000 et 20 000 , l'investissement de création
des boxes est de l'ordre de 60 000 et l'aménagement du gîte devrait être de
150 000 . L'opération relève plus de la valorisation du patrimoine et de la
recherche de convivialité à partager (accueil et cheval) que de la recherche de
rentabilité.
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- en effet, la partie équestre de votre projet peut avoir une incidence sur la structure
à donner grâce à sa nature propre, mais à cela je ne suis pas capable de
répondre ; par contre je pense que la Chambre d'Agriculture de votre région peut
vous donner des précisions qu'il pourrait être utile de partager, car avons plusieurs
questions liées au domaine de l'équitation ;
- si cet aspect de votre activité ne vous donne pas des obligations - ou des avantages -
spécifiques, il me semble qu'une simple SARL peut à la fois gérer les deux
exploitations ; mais avec les chiffres d'affaires prévisionnels que vous indiquez,
une société n'est pas indispensable et vous pouvez aussi bien fonctionner, au moins pour
débuter, avec une simple déclaration IRPP et BIC ;
- tout dépend aussi si votre épouse souhaite avoir une rémunération de salariée ce
qui n'est possible qu'avec une société, laquelle pourra aussi supporter les
amortissements de vos investissements ;
- l'aspect responsabilité civile devra, de toutes façons, être bien étudié pour - en
particulier - toute l'activité équestre ;
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174
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Nous désirons, une amie et moi, faire
des chambres d'hôtes pour des cavaliers de passage en stage de dressage chez nous, avec
leurs propres chevaux :
Doit-on fournir tous les repas ou simplement le petit
déjeuner ?
Et quelle serait la solution provisoire pour mon amie qui ne
travaille pas, et moi qui vais continuer mon activité de fonctionnaire, afin de voir
comment se passe notre activité ?
Quelle solution choisir pour une association, et quelles
sont nos obligations vis-à-vis de nos cavaliers qui seraient maximum 6 ?
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Une exploitation de chambres d'hôtes, c'est hébergement et petit
déjeuner, à la maison.
Si autour de chez vous, il existe des possibilités de restauration,
vous n'avez aucune obligation de fournir des repas donc de faire aussi "table
d'hôtes" ; vous seul pouvez répondre à cette question.
Par contre, s'il n'y a pas le "pain et le sel" pour les
cavaliers, vous devrez, je pense, avoir l'avoine et le foin pour les chevaux !
Vous pouvez toujours créer une société (SARL) avec une répartition
des parts de celle-ci en fonction de vos apports, en envisageant une rémunération de
votre amie pour le travail plus important qu'elle effectuera.
Les obligations envers les cavaliers ? Classique en ce qui
concerne les chambres et la table d'hôtes éventuelle, en ce qui concerne l'aspect
dressage, je n'ai aucune idée particulière ne sachant pas qui va faire quoi (mais je
pense, bien sûr, à l'aspect assurance responsabilité civile). |
185
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En cas de noyade d'un enfant dans la piscine d'un hôtel, la
responsabilité de l'hôtel peut-elle être recherchée ?
Les choses sont-elles différentes que l'hôtel soit en
France ou soit à l'étranger mais propriété d'un voyagiste français ?
Quelles sont précisément les obligations pesant sur les
hôteliers en matière de responsabilité disposant de piscine ? de plage
privée ?
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Bien que votre question ne soit pas spécifique aux chambres d'hôtes - et
en l'occurrence évoque une tragédie dans un hôtel, je pense utile d'y répondre.
Oui, la responsabilité de l'hôtelier ou celle de
l'exploitant de chambres d'hôtes peut toujours être recherchée en cas de noyade.
Mais encore faudra-t-il qu'une négligence de sa part ou de ses services puissent être
reconnue.
Jeune directeur d'un hôtel de bord de mer, j'ai été confronté à un
cas de noyade : un matin, une jeune maman, assise sur le bord de la piscine, les
pieds dans l'eau, surveillait ses deux petites filles qui jouaient dans l'eau, sans aucun
autre client ; tout d'un coup , elle aperçoit l'une d'elles, sans mouvement, les
bras en croix, au fond de l'eau.
Pouvait-on reprocher à l'hôtelier une absence de surveillance alors
que la mère était là, assise, à moins de dix mètres, le regard vers la piscine ?
(en l'occurrence, cette tragédie s'est bien terminée, l'enfant ayant pu être réanimée
après 20 minutes de respiration artificielle et de massage cardiaque).
Donc, oui la responsabilité de l'hôtelier peut toujours être
recherchée, mais une négligence de sa part doit être démontrée que cette négligence
ait eu lieu dans la surveillance ou les systèmes de protection du plan d'eau.
Au niveau du principe, les choses sont identiques que l'hôtel soit en
France ou à l'étranger, que le propriétaire soit une société indépendante ou un
voyagiste ; ce qui peut différer ce serait le tribunal qui serait, le cas échéant,
habilité à traiter de la responsabilité civile, les législations étant évidemment
différentes selon les pays ; dans votre cas, la société propriétaire étant
française, un tribunal français peut se reconnaître compétent.
Je vous suggère de prendre connaissance
de mes réponses aux questions 91 et 160 sur la page "Réglementation piscine" ainsi qu'à l'article
paru dans L'Hôtellerie Restauration N° 2912 du 17 février 2005 qui traite des
obligations concernant l'application des normes de sécurité ainsi que l'article du 17
octobre intitulé À
partir du 1er janvier 2006, vos piscines doivent être conformes aux normes de sécurité ;
vous pouvez également consulter les décrets 81-324 du 7/4/81 et 91-980 du 20/9/91 - art.
1 (J.O. du 26/9/91). |
186
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J'ai été choquée en lisant votre
réponse à la question ci-dessus (185) sur la responsabilité et sur la façon dont vous
sembliez vous exonérer complètement, vous-même, de votre responsabilité d'hôtelier
dans le cas de noyade survenu dans l'hôtel que vous dirigiez :
Vous décrivez en détail la surveillance faite par la
maman, très proche de ses enfants, mais pas un mot sur la surveillance de l'hôtel, un
maître nageur sauveteur ayant dû se trouver à côté : il aurait pu quelques
instants avant la mère, peut-être, voir l'enfant en difficulté et éviter un début de
drame ?
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Mon seul objectif en racontant cette tragédie, était de souligner que,
dans ce domaine, une tragédie, peut se déclencher très très rapidement, même avec une
surveillance très attentive, située à quelques mètres de l'enfant.
La scène se passait quelques années avant le renforcement des
règlementations en matière de surveillance des piscines et les deux surveillants
sauveteurs se trouvaient en bord de plage à 20 ou 30 mètres de la piscine, qui était en
fait surtout un grand pédiluve pour se dessaler en eau douce.
D'ailleurs, pas un instant, les parents de cette petite fille, n'ont
considéré que l'hôtel aurait dû ajouter une autre surveillance à celle de la maman.
Je voudrais livrer à votre réflexion cet arrêté de jurisprudence
rendu, il y a quelques années, dans un cas qui n'est pas sans analogie avec la situation
décrite : "Une maman marchait sur le trottoir tenant son petit garçon de 5 ou
6 ans par la main, dans la rue d'une petite ville ; le bambin fit tomber le ballon
qu'il tenait de l'autre main : il s'arracha de la prise maternelle pour courir
rattraper son ballon qui roulait sur la chaussée, se jetant pratiquement sous les roues
d'une voiture qui arrivait à une vitesse normale. Il fut tué sur le coup."
La Cour de Cassation disposa que l'on ne pouvait pas retenir la
responsabilité de l'automobiliste, puisque même la maman qui tenait son petit garçon
par la main n'avait pas pu empêcher ce geste soudain, imprévisible, incontrôlable.
Je voulais souligner avec l'accident décrit dans la réponse à la
question 185 (ci-dessus) que l'on ne peut pas, a priori, condamner l'hôtelier sans analyse précise
de la situation montrant soit, qu'il n'a pas respecté la règlementation soit, qu'il a
été négligent ; mais, cela n'empêche pas de rechercher sa responsabilité. |

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