Tarifs, classement et
affichage
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Dans cette page, vous trouverez les réponses aux questions suivantes :
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N°33,
52, 54, 59,
72, 78, 88,
127, 144, 179,
227, 235, 237,
248 & 256 |
33
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Je voudrais savoir à quoi correspondent les épis en termes de
chambres d'hôtes ?
Pouvez-vous de plus me fournir la période durant laquelle
les chambres d'hôtes sont ouvertes et leurs tarifs selon la ou les
saisons, suivant les épis ?
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1 - LES ÉPIS
C'est un classement interne des Gîtes de France qui donnent leur
label, un peu comme le Guide Rouge attribue ses macarons et ses tourelles.
La signification de ce classement, selon le site des Gîtes de France (http://www.gites-de-france.fr),
est la suivante :
- un épis :
chambres simples ;
- deux épis :
chambres de bon confort, disposant chacune au minimum d'une
salle d'eau ou d'une salle de bains privée ;
- trois épis :
chambres de grand confort, disposant chacune de sanitaires
privés et complets (douche, bains, lavabo et WC) ;
- quatre épis :
chambres de très grand confort, disposant chacune de
sanitaires privés et complets. Elles sont aménagées dans des demeures de caractère,
dans un environnement privilégié. Des services supplémentaires y sont souvent
proposés.
Aucun classement officiel n'existe pour les chambres d'hôtes qui
pourrait être comparé aux étoiles pour les hôtels.
Notons seulement que les Gîtes peuvent, par une démarche volontaire
auprès de la Mairie ou de la Préfecture, être classés en "meublés de
tourisme".
2 - PÉRIODE D'OUVERTURE
Les chambres d'hôtes ou Gîtes ruraux peuvent être ouverts toute
l'année selon la volonté de l'exploitant ou suivre un rythme saisonnier (moins de 9
mois).
3 - PRIX MOYENS DE LA SEMAINE DE LOCATION
À titre indicatif (Gîte rural en euro, par semaine en
2002)
Source : Fédération Nationale des Gîtes de France - Édition 2003
| CATÉGORIE |
JUILLET & AOÛT |
HORS SAISON |
1 Épis |
256 |
170 |
2 Épis |
320 |
209 |
3 Épis |
423 |
268 |
4 Épis |
676 |
442 |
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52
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Je suis très triste ! J'ai bien
noté votre dernier message : je ne peux pas avoir une table d'hôtes, sans avoir des
chambres d'hôtes dont les occupants seraient les clients - et eux uniquement - de ma
table d'hôtes, mais pas ces randonneurs sympas qui passent devant chez moi !
Donc, ce que je voudrais faire s'appelle un
"restaurant" ?
Mais je ne suis pas du tout intéressée par toute une
structure de restauration avec une grande - ou même une petite - carte avec 5 ou 6
entrées, 5 ou 6 plats principaux, 5 ou 6 desserts. Non, je veux faire ma cuisine, simple,
familiale comme quand mes enfants & leurs copains viennent à la maison passer les
vacances..., le reste ne m'intéresse pas et je crois que je ne sais pas faire. Est-ce
possible ?
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Mais si, c'est tout à fait possible ! Aucune législation n'oblige
le restaurateur (restauratrice) à avoir tout un choix en entrée, plat principal,
dessert.
Vous pouvez tout à fait avoir une bonne salade (dans
votre message précédent, vous parliez des produits du jardin) et UN plat du jour
unique, quelques fromages de la région si vous êtes dans une
région de fromages (le contraire est rare, chez nous), un compotier de fruits
et/ou un gâteau maison : basta !
Faites donc, comme quand les enfants viennent vous voir, comme vous le
disiez si bien ; vous parliez de vos randonneurs, faites donc un plat du jour bien
roboratif, de la région (les régions de France sont pleines de ressources à cet égard)
; vous pouvez toujours avoir un jambon du pays à la découpe et des ufs en cas de
régime, de menus enfants... et puis c'est tout.
Par contre, en plus des recommandations que je vous ai faites sur la
règlementation RCS, services véto., Petite Licence, etc. vous devez aussi avoir une
très claire information clients quant aux prix. Une ardoise dehors, une
inscription à la peinture portant quelque chose comme : "Chez Tante Germaine
menu (1 entrée, 1 plat du jour, fromages et dessert) = x TTC".
Des précisions aussi sur les boissons (ex. Pichet 50 cl de côtes de Y
= x TTC, eau minérale, etc.) ou bien vous faites un forfait total incluant la
boisson (vin de pays) et une carafe d'eau, café, etc.". Vous pouvez toujours avoir
une information à l'intérieur ou sur la table mais l'information extérieure est une
obligation règlementaire.
Vous devez aussi, vous organiser pour établir des factures faisant
apparaître la TVA.
Quant au service, mais faites donc, votre table d'hôtes où tout le
monde se retrouvera. Ainsi vous aurez un restaurant avec une table d'hôtes ! Ce
n'est pas beau la vie ? |
54
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Que faire lorsqu'un ou des clients d'une chambre d'hôtes se comportent de
façon inappropriée ? Par exemple écoutent la musique à fond, cassent, souillent,
volent...
À qui s'adresser si des clients récalcitrants ou trop
procéduriers nous embêtent ?
Peut-on "expulser" ce type de client et comment ?
Désolé de poser une question aussi négative.
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Oh ! Ne vous excusez pas de poser une question sur des clients se
comportant mal : cela existe hélas, il faut bien gérer cette situation.
Je vous rappelle d'abord ce que dit la loi : aux termes de
l'article L. 122-1 du Code de la consommation : "il est interdit de refuser
à un consommateur la vente d'un produit ou la prestation de service, sauf motif
légitime..."
Sauf motif légitime : voilà les termes majeurs.
Un client qui se comporte mal, qui gêne les
autres clients, les voisins, les propriétaires, qui détériore le matériel qui lui a
été confié, bien sûr qui vole - comme vous l'indiquez - ce client donc, vous avez tout
à fait le droit de ne plus l'accepter chez vous.
En hébergeant un client vous avez de fait établi un contrat de
prestations de service avec lui : vous lui fournissez l'hébergement, lui doit vous
régler le prix convenu et "se conduire en bon père de famille"
dans les locaux que vous avez mis à sa disposition, avec le mobilier, le linge et
équipement que vous avez mis à sa disposition.
Si ce n'est pas le cas, vous l'informez que vous êtes obligé de
mettre fin au contrat d'hébergement et que vous le priez sous 24h., immédiatement, etc.
de quitter les lieux ; si besoin faites ceci par écrit.
Si cela ne suffit pas, n'hésitez pas à appeler la Gendarmerie
pour obtenir l'expulsion.
Mais dans tout cela, gardez des éléments de preuve (photos avec heure
et date), des témoignages, matériel détérioré, etc. pour que vous soyez armé si ce
client cherchait à vous poursuivre pour refus de vente, préjudice causé pour avoir
gâché les vacances, etc.
Vous pouvez toujours, si la situation devient particulièrement
délicate, faire faire un constat d'huissier, ce n'est pas très cher, mais ne peut être
que la "photo" de ce que constate l'huissier, autrement dit ce qu'il peut
voir ; le plus souvent le compte rendu de la Gendarmerie sera suffisant. |
59
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Nous sommes propriétaires d'une
chaumière en Normandie. Nous habitons le rez-de-chaussée et nous aimerions louer en
chambres d'hôtes, le premier étage qui se compose de deux grandes chambres d'environ 16
m2 avec une salle de bains commune, un WC commun ; l'une des chambres est équipée
d'un cabinet de toilette individuel.
Quel sera notre statut juridique sachant que mon mari est à
la retraite et que moi je suis en activité à temps partiel ?
Merci de nous indiquer la meilleure procédure pour ce genre
d'activité, sachant que nous sommes au courant du montant annuel de 76 k non
assujetti à la TVA.
Quel est le bénéfice que nous pouvons dégager ?
Et comment savoir le prix que nous devons appliquer pour la
location des chambres ?
Où devons-nous nous renseigner ?
Doit-on créer une entreprise ?
Doit-on être en travailleur indépendant ?
Doit-on être répertorié au RCS ?
Et par ailleurs comment faire pour être répertorié dans
les différents guides de chambres d'hôte ? ou au syndicat d'initiatives de notre
région ?
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Ce que vous décrivez correspond tout à fait à l'esprit des chambres
d'hôtes.
Compte tenu du faible nombre de chambres et de votre situation
personnelle, je pense que la solution la plus simple est de comptabiliser le chiffre
d'affaires dans vos déclarations IRPP ainsi que les charges afférentes à l'exploitation
(voir ma réponse à la question 47).
Dans votre contexte une inscription au RCS n'est pas obligatoire, ni la
création d'une entreprise.
Vous pouvez prendre un contact avec les Gîtes de France pour la
commercialisation et bien sûr avec le Syndicat d'Initiative et l'Office du Tourisme de
votre région.
Pour toutes les autres questions que vous posez, vous
trouvez les réponses dans mes interventions précédentes (Tarifs : Q33 - Création société :
SARL questions 18,
32,
36, SCI
question 10,
46 et
47). |
72
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J'envisage avec mon épouse d'acheter
un hôtel en Languedoc-Roussillon (murs et fonds). Mon apport serait de
250 000 .
Puis-je le faire ?
Quel crédit puis-je obtenir ?
Dois-je emprunter sur les murs ou le fonds ?
Quels sont les revenus que je peux espérer ?
Pourriez-vous me conseiller un ouvrage et un salon pour
m'informer de tout ce qui concerne ce métier ?
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La boule de cristal ne faisant pas partie de mes outils de travail, votre
question me déconcerte totalement : comment voulez-vous que je puisse avoir -
sérieusement - la plus petite idée sur les questions posées sans avoir les informations
sur les points suivants :
- investissement total ;
- capacité de l'hôtel ;
- nombre d'étoiles envisagées ;
- hôtel bureau ou avec restaurant ;
- situation du produit ;
- état du produit ;
- investissements éventuels à faire en rénovation et/ou de mise aux normes ;
- analyse de la concurrence ;
- marchés dominants ;
- segmentation de clientèle envisagée ;
- prix moyen de vente possible pour ces segmentations et la région ;
- taux d'occupation envisageable ;
- saisonnalité, etc. etc.
Ce que j'essaye de vous faire passer comme message par cette
énumération - limitée - c'est que ce type de décision demande une étude sérieuse que
seul un cabinet de conseils peut mener pour vous. Ce n'est pas dans un salon que vous
trouverez les réponses aux questions à vous poser ni par la lecture d'un livre (il vous
en faudrait une bonne demi-douzaine) mais en vous faisant aider par des professionnels de
l'hôtellerie, mettant leur expérience à votre disposition. |
78
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J'ai créé un véritable hôtel pour
chiens où le maître peut y dormir et le laisser à l'hôtel seul puisque nous proposons
des services animaliers pendant ses absences ou sorties ou vacances.
Les impôts m'ont refusé la TVA à 5.5 % alors que
certains hôtels prennent un supplément pour le chien dans une chambre à 5.5 %,
pourquoi pas moi ?
L'inspecteur qui m'a reçu m'a dit qu'à partir du moment
où le maître ne dort pas dans la chambre, je n'y ai pas le droit. Alors ?
On me conseille de faire chambres d'hôtes, mais peut-on le
faire pour les maîtres qui souhaitent qu'on s'occupe de chien ?
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J'ai cherché dans ma documentation fiscale et n'ai rien trouvé qui
puisse aller à l'encontre de la position de l'Inspecteur des impôts.
Même la solution à laquelle vous pensez, consistant à attribuer une
chambre d'hôtes "virtuelle" à/aux propriétaire(s) des chiens à un prix
symbolique, par exemple de 1 euro par jour, pourrait certes vous permettre, de facturer le
séjour animalier comme un supplément de la chambre mais risque, à terme, de vous
conduire à un redressement, pouvant porter sur les 3 derniers exercices (d'autant que, de
toutes façons, en soit, la prestation "pâtée chiens" doit bien avoir à
supporter un taux de TVA de 19,6 % et pas de 5,5 %).
Donc, je ne vois pas de solution. |
88
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Je souhaiterais savoir le
nombre de nuitées moyen des chambres d'hôtes ainsi que le C.A moyen - ou le nom d'un
site où je pourrais trouver ces infos ?
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Il n'y a, à ma connaissance, aucun site sur lequel vous puissiez trouver
les informations sur le taux d'occupation, les recettes moyennes et le chiffre d'affaires
(c'est certainement le Blog des Experts sur lequel nous sommes en ce moment qui a les
informations les plus complètes et les plus récentes... en toute modestie !).
1 - GÎTES RURAUX :
le taux d'occupation moyen, communiqué par les "Gîtes de France,
2002", pour les Gîtes ruraux est 37 % pour l'ensemble de la France France (L’APCE annonce un T.O. de 43 % en 2004) avec un prix
de vente moyen par semaine de 350 en haute saison (408€ en 2006), 230 en basse
saison (267€ en 2006) et de 132 par week-end.
2 - CHAMBRES D'HÔTES :
en ce qui concerne les chambres d'hôtes, selon la même source, la durée
moyenne de séjour est de 3 nuits, la durée moyenne de location annuelle est de 14
semaines et le prix moyen pour 1 nuit, pour deux personnes petits déjeuners inclus, varie
de 20 à 61 (moyenne, pour 2006, 49 € selon l’APCE citant les GDF).
Tout cela peut vous permettre de bâtir des hypothèses de chiffres d'affaires, mais vous
constaterez qu'il convient d'être très prudent, même s'il ne s'agit que de moyenne et
de chiffres concernant 2002.
Source : les données ci-dessus sont fournies par la fiche professionnelle de l'APCE
"GÎTES RURAUX - CHAMBRES D'HÔTES - Code Naf 55.2E - Fiche réactualisée en avril
2003".
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127
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L'activité chambres d'hôtes
me semble un peu compliquée, j'ai lu quelque part que la location de logement meublé
n'était pas imposable à condition que le rapport locatif n'excède pas 762,25 par
mois, est-ce une moyenne annuelle ou effectivement jamais plus chaque mois ? Et y
a-t-il d'autres charges éventuelles ?
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L'exonération d'impôts sur les produits retirés de la location pour les
personnes qui louent ou sous-louent une partie de leur habitation principale vaut dans
trois cas :
- le loyer annuel ne doit pas dépasser 760 taxes comprises ;
- le loyer annuel par mètre carré de surface habitable (charges non comprises) ne doit
pas excéder, pour 2004, 60 en Ile de France et 50 , dans les autres régions
;
- le logement est loué, "à un prix raisonnable", à un bénéficiaire du RMI,
un étudiant boursier ou à un organisme sans but lucratif.
Les autres impositions sont de droit commun, cliquez sur les liens pour
voir voir mes interventions sur ce sujet : sur la TVA aux questions : 1, 2, 9 - sur les bénéfices : 1 et 18 - et sur la taxe professionnelle
Q282
(Fiscalité).
Je ne suis pas sûr que ces informations correspondent à celles que
l'on vous avait données. |
144
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Nous venons d'acheter un restaurant,
il y a 1 an et 1/2 avec 5 chambres d'hôtes dites communales dans notre cour intérieure.
Les chambres apparaissaient sur le bilan de l'ancien propriétaire et sur le nôtre
également. L'appellation communales semble venir du fait que la mairie est propriétaire
des murs du restaurant et des chambres.
Nous venons d'être informés par les Gîtes de France que "nous sommes radiés
car nous ne correspondons plus à la charte nationale des Gîtes de France". L'ancien
propriétaire exploitait les chambres depuis 12 ans alors qu'il était restaurateur et
qu'il était également locataire des murs auprès de la mairie et ils ne l'avaient jamais
ennuyé auparavant.
Pouvons-nous rester chambres d'hôtes en passant par une
autre association que les Gîtes de France ?
Avons-nous des démarches légales à faire suite à cette
radiation en matière de déclaration en préfecture ou autre ? Car nous n'avons
aucun intérêt à passer en hôtel avec 5 chambres puisque nous n'aurons pas d'étoiles
(en chambres nous avions 3 épis)...
Peut être, pouvons-nous dissocier les chambres du
restaurant (nous sommes actuellement en nom propre), sachant que les chambres apparaissent
dans l'acte de vente ?
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- je dois vous dire que je n'ai jamais entendu parler de chambres communales ; votre
explication doit être la bonne : il n'y a donc, a priori, pas la moindre base
juridique dans cette appellation ;
- il faudrait savoir pourquoi, ne serait-ce que pour votre information, les Gîtes de
France vous ont radié ; ils vous doivent, me semble-t-il, une explication ;
vous ne précisez pas si vous logez sur place, dans le cas contraire, cela pourrait être
une raison tout à fait suffisante ;
- vous pouvez tout à fait continuer à exploiter ces chambres d'hôtes sans les Gîtes de
France, avec une autre association ou même seuls, sans association du tout ; c'est
à vous de voir l'importance que les Gîtes de France avaient dans les réservations
(rapport entre vos réservations directes ou clients habituels et celles venant par les
Gîtes de France) ;
- vous pouvez aussi vous adresser à une autre organisation ; j'en ai cité plusieurs
dans la réponse à la question 138 ; mais vous
n'avez aucune formalité particulière à faire à la Préfecture (vérifiez seulement -
c'est votre seule obligation - que la Mairie a bien été, en son temps, informée de
votre exploitation de chambres d'hôtes) ;
- le classement en épis auquel vous vous référez est un classement interne, particulier
aux Gîtes de France (j'en ai parlé en détail en réponse à la question 33 ; c'est exact avec 5
chambres, vous ne pouvez prétendre à aucun classement en hôtel puisque le minimum pour
être classé, une ou deux étoiles, est de 7 chambres et de 10, pour être classé en
trois étoiles ;
- je n'ai pas assez d'information, pour savoir si vous devez dissocier vos activités
restauration et chambres d'hôtes ; en général, pour mieux "lisser" les
résultats, il peut être préférable de confondre le résultat des exploitations
d'autant que vous aurez toujours des difficultés à ventiler les charges entre les deux
opérations ; vous aurez de toutes façons intérêt à suivre les deux exploitations
en comptabilité analytique, si possible mensuellement ;
- le fait que vos chambres d'hôtes figurent dans l'acte authentique n'a aucune incidence
concernant le point que vous évoquez.
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179
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Nous envisageons d'acheter un
établissement qui est enregistré au registre du commerce comme bar-hôtel-restaurant.
Aujourd'hui, le propriétaire actuel exploite uniquement la partie bar, car il a arrêté
d'exploiter l'hôtel et le restaurant depuis 1 an. J'ai mené ma petite enquête - car il
me paraissait bizarre qu'il arrête l'activité hôtelière vu qu'il y a une forte demande
dans la région -, auprès du service sécurité incendie, et je me suis aperçue que le
propriétaire actuel (depuis 4 ans) n'a jamais déclaré au service sécurité incendie
l'activité hôtel et pour cause, puisque lorsque nous avons visité cet établissement
qui comporte 8 chambres il n'y a pas de détection incendie, pas d'alarme, pas
d'extincteur au-dessus de la chaudière, bref rien aux normes. De plus depuis 1 an il
n'exploite plus la cuisine parce qu'il ne trouve pas de personnel.
Bref, malgré tout cela nous envisageons quand même de reprendre cet établissement où
nous envisageons d'exploiter le bar, le restaurant, mais notre problème se pose pour les
chambres car nous ne savons pas ce que nous devons faire.
Le bâtiment est composé au rez-de-chaussée du bar, du restaurant (2 petites salles), de
la cuisine, du garage et de 200 m2 de terrain, au 1er étage, à gauche de l'escalier 1
appartement personnel où nous habiterions, à droite de l'escalier une grande cuisine et
un appartement à rénover sur 2 étages comportant 1 grande pièce + 1 pièce + 1sdb.
Au deuxième étage les 8 chambres d'hôtel actuelles que nous envisageons de restructurer
car elles sont petites (quand on se lève du lit, c'est limite si on n'a pas les pieds
dans la douche...).
Nous envisageons donc de reprendre cette affaire en créant une entreprise individuelle et
une société civile immobilière pour les murs.
Bref, tout ce petit discours pour vous expliquer que nous ne savons pas comment faire pour
réhabiliter ces chambres. Peut-on faire 5 chambres d'hôtes et 1 appartement en location
sans dépendre des ERP, nous mettrons à disposition la cuisine pour les petits déjeuners
aussi bien pour l'appartement que pour les chambres d'hôtes :
L'activité chambres d'hôtes peut-elle être comprise dans
l'entreprise individuelle ?
Devrons-nous obligatoirement changer de nom car aujourd'hui
l'établissement s'appelle "l'hôtel du..." cet établissement se trouvant dans
le département du lot ?
Quelles sont les subventions que nous pouvons avoir,
etc. ?
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Dans le cas où nous ne pourrions pas faire de chambres d'hôtes,
comment pouvons-nous faire pour louer tout de même ces chambres, car notre gros problème
c'est que nous ne pouvons pas accueillir les handicapés, l'escalier montant aux étages
étant trop petit.
Vous ne devez pas, me semble-t-il, être obnubilée par la
classification ERP.
Dans votre cas, ce qui me parait le plus important c'est de bien sentir
votre "marché" ; je ne connais pas votre environnement immédiat, mais je
me demande si, sur une base hôtel, vous ne pourriez pas vendre à un prix moyen plus
élevé et avoir un taux d'occupation plus fort qu'avec des chambres d'hôtes ?
Il est clair qu'une remise en conformité peut coûter cher (dans mon
expérience professionnelle, j'ai toujours constaté que même en prenant les avis
d'ingénieurs, l'expertise de Véritas, Sécuritas, etc. les premiers devis étaient
toujours sous-estimés car, travaux faisant, l'on trouve toujours d'autres
"merdouilles") ; donc c'est vrai qu'il faut être prudent. Cependant, le
"marché" et la cohérence avec le restaurant, le bar que vous relancerez
peut-être est fondamentale pour la réalisation de votre "produit". Donc, avant
de prendre toutes décisions, continuez à réfléchir et prenez les avis du Comité
Départemental du Tourisme, de la mairie, de la Chambre de Commerce qui pourra répondre
à votre question sur les subventions (qui sont départementales et/ou régionales).
Quant à l'accès handicapés, dans les bâtiments anciens où les
modifications ne peuvent être faites, des dérogations peuvent être obtenues. |
Complément à Q179
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J'aurai un complément d'information
à vous demander : l'hôtel que nous allons racheter n'est pas aux normes et il
possède 8 chambres. Si pour commencer l'activité nous ne mettons à la location que 5
chambres et que nous en gardons 3 privées :
Sommes-nous soumis aux ERP et QUELS SONT LES NORMES OU
OBLIGATIONS DE SÉCURITÉ POUR L'EXPLOITATION D'UN HÔTEL DE 5 CHAMBRES ?
Qui faut-il faire passer pour avoir l'autorisation
d'ouverture de l'hôtel ?
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Nous ferons bien sûr des travaux de remise aux normes
ultérieurement, car nous avons peur que les banques ne nous suivent pas compte tenu du
montant des travaux de remises aux normes coûteux. Donc en retardant les travaux nous
pensons que notre projet a plus de chance d'aboutir.
Si vous n'exploitez que 5 chambres, vous ne devez pas être ERP dans le
cadre des chambres d'hôtes ; la difficulté c'est qu'il faudra bien pouvoir
démontrer que, même si vous avez une demande supérieure, vous saurez résister à la
tentation d'en ouvrir un 6°... (oh, c'est juste pour une nuit !) ; donc il
faudrait que les 3 chambres restantes ne soient pas meublées ou dans un état tel que le
doute ne soit pas permis.
Pour ouvrir des chambres d'Hôtes, vous n'avez que la mairie à
informer, mais dans votre cas, je crois que vous avez intérêt à une totale transparence
en provoquant une visite de la Commission de Sécurité (par la mairie ou directement la
préfecture) en expliquant la progressivité des mises en conformité (attention à votre
chaudière, j'ai un très mauvais souvenir d'un hôtel que nous avions repris et qui a
brûlé 15 jours après sa reprise car le conduit d'évacuation de la cheminée de la
chaudière était mal isolé). |
227
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Si j'ouvre une ou deux chambres d'hôtes, dois-je avoir un
contrat écrit lors des locations ?
Si oui, quelle close doit-il obligatoirement
comporter ?
Par ailleurs, si en plus des deux chambres, je me propose de faire un peu de
cuisine uniquement pour les clients des chambres, cela pose-t-il un problème : il
me semble n'avoir pas vu la réponse ?
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Vous n'avez nulle obligation d'avoir un contrat de location
spécifique ; c'est comme pour un hôtel, il y a :
- une date d'arrivée et de départ, éventuellement l'heure d'arrivée ;
- le nombre de personnes, donc le nombre de lits ;
- le tarif TTC et ce qu'il contient comme les petits déjeuners ;
- et les autres prestations éventuelles...
Vous pouvez toujours rajouter autre chose, mais la loi prévoit que ce
que vous devez mettre à disposition doit être propre, en bon état... et que les clients
doivent se comporter, à l'égard de ce qu'il leur est confié, en "bon père de
famille".
C'est l'essentiel, qui suffit dans 99 % des cas, comme contrat de
prestations de service ; pour vous conforter totalement, je vous renvoie au Code du
Tourisme dans son Article L324-2 : "Toute offre ou contrat de
location saisonnière doit revêtir la forme écrite et contenir l'indication du prix
demandé ainsi qu'un état descriptif des lieux."
Quant à la possibilité de fournir
des repas, voyez ce que j'ai écrit, à plusieurs reprises, sur la table d'hôtes (voir le chapitre) : c'est possible, mais avec
quelques obligations de votre part. |
235
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La lecture des réponses aux questions
de ce Blog des Experts nous interpelle sur quelques points.
Nous sommes retraités et habitons dans notre grande maison construite au centre d'un
terrain de 1 200 m2 dans un lotissement en milieu rural. Nous résidons sur
l'itinéraire du chemin de Saint Jacques de Compostelle. Nous avons demandé à notre
mairie et à l'office du tourisme de notre canton l'autorisation d'ouvrir des chambres et
tables d'hôtes et depuis un an, nous offrons nos services aux pèlerins.
Nous avons récemment établi les déclarations d'ouverture de débit de boissons de 1ère
catégorie et de petite licence de restaurant.
Il ne nous reste plus qu'à informer les services vétérinaires de la préfecture et
demander à notre compagnie d'assurance une extension de garantie.
Pour notre déclaration de revenus de l'an dernier, nous sommes allés au centre des
impôts. Nous avons renseigné un imprimé n° 11921*01 "Déclaration de début
d'activité" qui a engendré l'octroi d'un N° d'identification SIRET à 14
caractères avec régime d'imposition BIC Micro-entreprise et pour la TVA régime de la
franchise de base.
Fallait-il renseigner l'imprimé N° 11921*01 débouchant
sur la Micro-entreprise et le N° SIRET ?
Y a t'il un élément positif, voire négatif à être
inscrit au répertoire national des entreprises et de leurs établissements ?
Dans l'intitulé de notre adresse figure "Lotissement
du" : Devons-nous nous considérer habitant un lotissement alors que les huit
maisons qui le composent sont individuelles et isolées les unes des autres par un espace
de plus de 30 mètres linéaires de terrain ?
Est-ce que l'affichage et la publicité du débit de
boissons sont obligatoires pour les chambres et tables d'hôtes, nous voulons parler de la
plaque émaillée à l'extérieur et de l'affiche concernant la répression de l'ivresse
à l'intérieur ainsi que de l'exposition de 10 bouteilles minimum de boissons non
alcoolisées ?
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Bravo pour toutes les dispositions que vous
avez déjà prises ; je traite les différents points évoqués, dans l'ordre :
- En fait, vous n'aviez pas à demander une autorisation à l'Office du Tourisme ni
à la mairie : une simple information à cette dernière était
règlementairement suffisante.
- Quant au Service vétérinaires : si vous avez commencé à
servir de la restauration - ne serait-ce que les petits déjeuners, vous auriez dû déjà
les contacter ; il est toujours souhaitable de les joindre le plus tôt possible,
leur avis étant précieux, avant toute installation ; je vous conseille donc de les
contacter le plus rapidement possible.
Assurances : en recevant des pèlerins, vous
avez modifié "l'objet assuré" et risquez purement et simplement une
déchéance de votre couverture ; cela est très urgent ; relisez, à ce sujet,
ma réponse à la question 29
Sauf si votre activité a déjà démarré à un rythme élevé - ce que votre exposé
ne laisse pas supposer -, je pense qu'il n'était pas utile de faire une déclaration de
début d'activité et d'avoir un n° Siret. Mais ceci ne me paraît pas grave dans
la mesure où vous pourrez faire une déclaration de vos revenus en BIC, avec la
déclaration de vos pensions ; je pense donc que vous pouvez vous en tenir à cette
déclaration tant que votre activité reste modeste.Lotissement : oubliez ce mot dans toute votre communication, les chambres
d'hôtes pouvant être interdites dans des lotissements alors que le produit que vous
offrez, "grande maison sur un terrain de 1200 m2" n'a que du positif :
c'est une villa dans un grand jardin.
Avec une licence de débit de boissons de 1ère catégorie, vous ne pouvez servir
que des boissons sans alcool du 1er groupe, donc vous n'avez pas d'autres obligations
particulières, hormis l'affichage des prix de vente.
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237
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Résidant et citoyen
suisse, je viens d'hériter (malgré moi !) d'un château médiéval situé en
Haute-Savoie et classé à l'Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques de
1 700 m2, avec dépendances de 1 000 m2.
J'envisage d'habiter au premier étage et de louer le 2e, 3e, 4e et les dépendances, soit
environ 40 chambres. Le personnel n'habiterait pas sur place. J'ai plusieurs
questions :
Quels sont les taux de subventions maxi et mini et quel est votre avis sur
le montant raisonnable auquel il faut s'attendre du département et de la région pour les
travaux d'aménagement en chambres d'hôtes, pour un projet de ce type ?
Sur quel type de travaux subventionnés, les subventions peuvent-elles
porter ? Je m'explique : nous allons reconstruire des tours médiévales, faire
un spa, court de tennis, soutenir le mur des remparts qui s'écroulent (pour qu'ils ne
tombent pas sur les futurs clients), aménager une source existante pour diffuser de l'eau
dans la maison, etc. Tous ces travaux peuvent-ils être subventionnés ? À
hauteur de combien ? Au même taux ou avec des taux différents selon le type de
travaux ?
Est-il possible de cumuler les subventions : les Monuments Historiques
vont peut-être subventionner la réfection du toit (vieux de quatre cents ans) qu'il
faudra rénover ainsi que la restitution des tours. Est-il possible d'y ajouter une
subvention des Gîtes de France ou une subvention exclut-elle l'autre ?
Est-il possible d'être fiscalement imposé en Suisse sur une partie du
revenu via la société c) et d) décrite ci-dessous ?
a) la société propriétaire est française ;
b) la société exploitante est française ;
c) la société s'occupant de la vente/marketing est en Suisse
et encaisse d'avance les locations (bureaux en Suisse) ;
d) ces trois sociétés sont l'objet d'une holding suisse.
Peut-on être chambre d'hôtes de luxe ET être membre d'une
FRANCHISE/ASSOCIATION hôtelière comme Starwood/Relais et Châteaux/Châteaux de
France/Leading hotels of the world, etc. ?
Le site étant classé à l'Inventaire Supplémentaire des Monuments
Historiques, tous les travaux doivent nécessiter leur autorisation, si j'ai bien compris.
Or, si je dois me conformer aux normes ERP, je devrais vraisemblablement faire des accès
de type U2, soit 1.40m de large dans les portes... Toutefois, cela dénaturerait une
partie de la maison. Quid si les monuments historiques refusent, faudrait-il alors
abandonner le projet ? Obtenir une dérogation ? J'ai le projet d'installer, en
plus des escaliers, un ascenseur extérieur. Cela ne serait-il pas suffisant pour être
conforme aux normes ERP ?
Les normes ERP de niveau U2 imposent des portes de 1m40 mais quid des
couloirs/escaliers? Est-ce OK si l'ascenseur fait 2 m de large et si les couloirs
intérieurs menant aux chambres ainsi que les marches d'escaliers 1m30 ?
De plus, il y a des barreaux (médiévaux...) à chaque fenêtre. Faut-il
les enlever pour être conforme aux normes incendies ?
Enfin, s'agissant de l'éclairage aux normes ERP. Qu'est-ce qui est
exigé : faut-il uniquement indiquer dans le couloir l'endroit où se trouve l'issue
de secours ou également mettre des lampes spéciales vertes signalant l'accès dans
toutes les chambres ?
Vous avez annoncé un changement de la législation ERP, pour juillet 2005,
dans les 80 premières questions (je n'ai pas encore eu le temps de lire les autres, mea
culpa). Ce changement est-il en vigueur et, si oui, qu'est ce qui a vraiment changé pour
les chambres d'hôtes ?
Y a-t-il un tarif maximum pour être considéré comme chambres
d'hôtes ? Peut-on avoir une suite à 800 en chambre d'hôtes parce que
j'habite au premier étage ?
Dans mon cas, y aurait-il plus d'avantages (notamment fiscaux - subventions,
etc.) à être chambres d'hôtes ou hôtel ?
Que se passe-t-il si je démarre l'activité en tant que chambres d'hôtes
et que, si mon projet se développe beaucoup, 10 ans plus tard je change de
statut pour un hôtel. La région/département peuvent-ils demander le remboursement
des subventions accordées pour développer l'activité en chambres d'hôtes ?
J'exerce, jusqu'à aujourd'hui, une profession libérale liée au domaine
juridique (en Suisse), mais la profession de chambres d'hôtes m'intéresse.
Recommandez-vous une formation pour passer d'un métier à l'autre et, si oui, laquelle et
de quelle durée ?
|
Vous posez de nombreuses questions, je vais donc répondre à toutes
celles qui sont dans mes compétences (i.e. sans recherches trop approfondies) et je vous
proposerai une solution pour les autres :
- Je pense, tout d'abord que votre approche, en ce qui concerne ce projet, est erronée,
du moins dans son vocabulaire, mais peut-être aussi dans son esprit ; en effet, vous
évoquez une quarantaine de chambres qui seraient des chambres d'Hôtes : j'ai
exposé à plusieurs reprises
(réponses
à Q4, Q5, Q11...) que la
législation ne fixait pas - pour le moment - de limites maximales au nombre de chambres,
dans un seul établissement, pouvant être considérées comme des chambres d'hôtes, mais
je suis convaincu qu'avec quarante, vous auriez des réactions importantes des
fédérations d'hôteliers, de l'administration pour vous dire qu'il s'agit d'un hôtel ou
d'un Château-Hôtel, sûrement pas de chambres d'hôtes.
Classiques :
il ne faut pas obligatoirement raisonner en "montant" mais, selon les
informations que j'ai pu trouver, plus en pourcentage ; il est généralement admis
que les subventions peuvent aller jusqu'à 30 % du montant des investissements
nets ; bien sûr, dans un projet de l'ampleur du vôtre, ceci a peut-être besoin
d'être relativisé ; il est clair aussi que les instances départementales ou
régionales (voire européennes) qui attribuent ces fonds, ont des plafonds annuels dans
leurs budgets (incidemment les Gîtes de France, ne subventionnent rien, eux-mêmes, mais
contre un engagement d'adhésion, leur antenne locale peut aider à monter et à
présenter un dossier).
Liées au classement à l'Inventaire Supplémentaire des
Monuments Historiques :
Je vais faire des recherches, dans ce domaine, pour savoir ce qui est possible, dans
quelles conditions et sous quelles formes ?
Cumul :
les différentes subventions sont certainement cumulables car de nature, d'objet
et d'origine des fonds totalement différents.
Voir le Blog des Experts
Subvention en hôtellerie par Catherine Avignon
À noter aussi que selon les départements ou les régions, les subventions pour les études concernant un projet de rénovation ou de création peuvent aller
jusqu’à 80 % du montant des études avec un plafond raisonnable.
Le montage financier et ses conséquences fiscales a besoin d'être
étudié particulièrement ; il m'est impossible d'y répondre sans avoir plus de
précisions.
De ce que vous décrivez, une affiliation à Relais & Châteaux,
Châteaux & Hôtels de France ou Leading hotels of the world, semble tout à fait à
conseiller, mais encore faut-il la justifier par la qualité du produit (décoration,
matériaux...) et du service.
Mais, il ne peut s'agir "de franchise/association" mais
d'affiliation, c'est-à-dire autorisation d'utiliser cette appellation, d'être dans les
annuaires du groupe et d'acquitter une redevance annuelle ainsi qu'une commission sur les
réservations.
Toutes les questions que vous posez demandent une étude spécifique et
sûrement, en amont, un avis de la Commission de Sécurité ; j'ai donné déjà
beaucoup d'informations sur les largeurs de couloirs, celles des portes, etc. ; mais
il est clair, que dans un bâtiment historique classé, des dérogations peuvent être
obtenues, il est donc inutile, à ce stade, de spéculer sur la règlementation elle-même
qui, j'en suis à peu près sûr, ne pourra pas être applicable, justifiant ainsi des
dérogations.
Non, la règlementation n'a pas encore changé (du moins à fin octobre
2005), en ce qui concerne les chambres d'hôtes ; mais - encore une fois, à mon avis
- cela ne concerne pas votre projet.
- Tarifs :
Je ne comprends pas bien votre question : les tarifs sont libres ; mais il faut
faire un positionnement tarifaire des différentes composantes du produit, par rapport à
la concurrence, aux exigences du ou des marchés et selon la segmentation de
clientèle-cible.
Voici les quelques points, pour lesquels je pouvais vous répondre dans
le cadre de ce Blog des Experts, pour les autres qui demandent analyse, étude, recherche,
etc., je vous propose de me contacter en cliquant sur l'icône ci-dessus
"Contacter l'auteur".
Mise à jour août 2007 : le Décret n° 2007-1173 du 3/8/07 limite à cinq le nombre de chambres d’hôtes possibles chez l’habitant.
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248
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Nous sommes deux personnes
copropriétaires d'un bâtiment (amies sans aucun lien). Nous gérons 4 chambres d'hôtes
et nous déclarons chacune la moitié du chiffre d'affaires, dans la rubrique location de
meublés et en 2004 par exemple, nous avons déclaré chacune 12 000 .
Le Centre des Impôts nous a demandé de faire une déclaration de création
d'entreprise...
La Chambre de Commerce nous a alors envoyé un document à
chacune, est-ce obligatoire ?
Qu'est-ce que cela va entraîner ?
On ne peut pas créer deux entreprises pour la même
chose... a qui faut-il s'adresser pour avoir un conseil ?
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Vous êtes à la limite : pour être loueur en meublé professionnel
(LMP), donc inscrit au RCS, il faut et il suffit d'avoir un chiffre d'affaires
"meublé", égal ou supérieur à 23 000 . Avec
24 000 à vous deux, vous êtes à la marge ; mais, je suppose que
ce chiffre d'affaires ne comprend pas que de l'hébergement, mais aussi une recette de
petits déjeuners que vous devez enlever du chiffre d'affaires, pour déterminer si vous
êtes LMP ou pas.
Je suppose que votre chiffre d'affaires petits déjeuners, dépasse
très sensiblement 1 000 ? Vous devez pouvoir évaluer - si vous ne
l'avez pas publié par ailleurs - le prix de vos petits déjeuners dans une fourchette
entre 5 et 10 , selon la qualité de vos prestations.
Je crois donc que vous pouvez vous arc-bouter sur cette position pour
ne pas "sortir" de cette notion de chambres d'hôtes, n'imposant pas de
création d'entreprise.
Cependant, votre position, bien logique en elle-même, de ne faire
chacune la déclaration que de la moitié du chiffre d'affaires, dans vos déclarations
fiscales, ne peut pas être acceptée par l'administration fiscale : je n'ai pas de
solution, à cet égard, à vous proposer et vous conseille de vous adresser, sur ce point
précis, à un conseiller fiscal.
Mais il est évident, que vous ne devez pas faire chacune, une
déclaration pour la création de la même entreprise ; cette demande est ridicule.
Permettez-moi, cependant d'ajouter ceci : même si l'on est pas
obligés d'avoir des liens, comme vous le dites, autres qu'amicaux, pour être pacsés,
cela pourrait vous permettre d'être considérées comme un seul foyer fiscal et pourrait
résoudre, une partie du problème ; je ne connais pas évidemment les autres
éléments, vous concernant toutes les deux. |
1er complément à Q248
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Non seulement nous faisons des petits
déjeuners mais également et assez souvent des repas (je peux retrouver
le pourcentage exact)...
Concernant la déclaration de CA, je pensais, bien
innocemment direz-vous, que chacune d'entre nous avions droit à 23 000 ,
quel serait alors l'avantage d'être pacsées ?
Nous avons un conseiller fiscal et ami qui est inspecteur
des impôts et qui nous a conseillé de déclarer une entreprise en précisant toutefois
que cela n'était pas très net... et nous venons de prendre rendez-vous avec un
conseiller juridique.
Le problème le plus important, c'est que j'ai 68 ans :
ces chambres d'hôtes sont pour moi un grand amusement, mais deviennent aussi un peu
fatigantes... J'ai comme l'impression que d'ici un an ou deux, je lèverai le pied, faute
d'énergie... Je ne voudrais pas alors être gênée par des questions administratives
trop lourdes !
|
Vous servez aussi des repas ? Donc, il est bien clair que vous serez
bien en dessous des 23 000 de LMP ; mais êtes-vous bien en règle
concernant les repas (licences, arrêté 9/5/95 sur l'hygiène, etc.) ? Cela n'a rien
à voir avec votre question, mais si vous deviez commencer un bras de fer... autant que
tout soit très en ordre.
L'avantage d'être pacsées serait de n'être considérées que comme
un seul foyer fiscal et pas deux personnes physiques, devant faire chacune sa déclaration
IRPP.
Vous pouvez, bien sûr, pour que les choses soient claires entre vous
et vis-à-vis de l'administration créer une petite SARL, dont vous seriez l'une et
l'autre porteuse de part ; ce n'est pas une grosse contrainte, vous auriez une taxe
professionnelle à payer... mais cela ne me paraît pas bien grave... ni très utile.
Je vois que vous êtes bien entourées et, comme vous le proposez, je
serais heureux de connaître l'avis de vos conseils. |
2ème complément à Q248
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Concernant le "pacs",
nous ne tenons pas à mélanger nos affaires. Nous avons créé une SCI pour notre maison
afin de ne pas avoir de problème de transmission. Cela nous oblige d'ailleurs à louer
les chambres meublées à la SCI pour en faire des chambres d'hôtes !
Concernant les repas : je
crois que c'est admis pour les chambres d'hôtes, si cela ne prend pas trop
d'expansion ! j'espère en tout cas !
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Un point rapide sur votre table d'hôtes puisque vous servez des repas
(cela vaut d'ailleurs aussi pour le service des petits déjeuners) ; ce qui est admis
- si cette activité de table d'hôtes est modeste et exceptionnelle - c'est de ne pas
avoir l'obligation d'inscription au RCS, mais pas du tout de ne pas avoir de licence vous
permettant de servir des boissons, accompagnant les repas et de respecter l'arrêté du
9/5/95 sur l'hygiène alimentaire : pour cela, reportez-vous aux 3 Sujets Interactifs
sur l'HACCP et l'hygiène :
- Hygiène et HACCP - le minimum pour être prêt pour un contrôle
- Implanter et gérer un restaurant (démarche HACCP incluse).
Je suis beaucoup intervenu sur ces deux sujets (licence et
hygiène) et vous prie de vous reporter, entre autres, aux réponses des pages
suivantes : "Prestations
: Licence boissons" (question
21) ainsi qu'à la page "Prestations : Licence
restauration" (questions 42 & 58) et enfin à la page
"Table d'hôtes" (question 50).
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256
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Pour les clients en
chambre d'hôtes souhaitant prendre leur repas le soir, pourra-t-on encore appeler la
formule "demi-pension" ou bien doit-on séparer la "nuitée" de la
prestation restauration ?
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Vous pouvez tout à fait commercialiser vos produits en demi-pension, tout
en n'oubliant pas que vous n'avez pas le droit de lier la consommation de la restauration
à l'acception du client en chambre (autrement dit, vous n'avez pas le droit de refuser un
hébergement à un client, au prétexte qu'il ne prendra pas de repas).
Sauf si la qualité de vos prestations était déséquilibrée entre
l'hébergement et la restauration, je pense que vous pouvez adopter, pour la ventilation
interne de votre tarif, la règle admise par le fisc pour la TVA, c'est-à-dire les 3/4 du
prix sont considérés comme de l'hébergement et le 1/4 pour la demi-pension. |

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