Table d'hôtes
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Dans
cette page, vous trouverez les réponses aux questions suivantes : |
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N°36, 42, 50, 51, 52, 63,
64, 65, 66, 76,
81, 84, 89, 102, 115, 116,
125, 130, 146,
150, 154, 158,
168, 174,
180, 187, 189,
212, 227, 248,
250, 260, 263,
267 & 270. |
36
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Nous envisageons
l'ouverture de 8 chambres d'hôtes, 5 gîtes et d'un restaurant et ce dans un domaine
viticole que nous louons. Nous serons logés sur place dans un appartement au cur de
la bastide durant la saison d'été.
Nous pensons donc exploiter les chambres d'hôtes et les gîtes en se référant et se
conformant à la règlementation des ERP. Mes questions sont les suivantes :
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Peut-on garder l'appellation "chambres d'hôtes et gîtes" pour
cette exploitation ?
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Quant au restaurant qui sera ouvert à tout public, et exploité en SARL,
nous nous demandons si nous devons inclure l'activité hôtelière ?
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Je pense que si nous incluons toute cette activité dans la SARL nous
perdrons des avantages... Que nous conseillez-vous ?
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Vous pouvez certainement, pour les 8 chambres et les 5 gîtes,
garder les appellations "chambres d'hôtes" et "Gîtes Ruraux" les
considérant comme complément de l'activité du domaine viticole, le tout dans la
catégorie ERP, bien sûr.
Mais le restaurant lui-même ne peut
être considéré comme une "Table d'hôtes", puisqu'il aura une vocation
commerciale, très large, ouverte à tous les publics.
Regrouper le tout dans une même
structure reviendrait, comme vous l'indiquez, à gérer un complexe avec une partie
"hôtellerie" et sa restauration soit, in fine, un hôtel/restaurant.
Non, il vous faut une structure, soit la
SARL que vous envisagez pour le restaurant, et autre chose pour les chambres d'hôtes et
les Gîtes. Cet "autre chose" pouvant être une structure à part, liée au
domaine viticole ou directement à vous-même dans le cadre d'une SARL, tout sauf un lien
avec la SARL du restaurant.
Mise à jour août 2007 : le Décret n° 2007-1173 du 3/8/07 limite à cinq le nombre de chambres d’hôtes possibles chez l’habitant.
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42
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J'ouvre dans peu
de temps 3 chambres d'hôtes en région parisienne et comme je suis titulaire d'un BEP
cuisine, j'envisage d'y joindre une table d'hôtes.
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Qui peut me donner des renseignements sur la législation, sur la
déclaration au RC (ou pas), etc. ?
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Et votre
propre expérience ! |
- RCS :
si cette activité - mise en place d'une table d'hôtes - est ponctuelle ou
exceptionnelle, il n'est pas indispensable d'avoir une immatriculation au RCS ; si,
par contre, cette activité devient répétitive, il faut une immatriculation au RCS.
Mise à jour septembre 2007 : « Dans la question ministérielle du 12 décembre 2006 (J.O. AN du 6 février 2007, page 1414) le ministre délégué au tourisme indique, en substance, que ceux qui exerce l’activité d’exploitant de chambres d’hôte, de manière habituelle, en cherchant des profits et qui en font leur profession doivent s’inscrire au RCS, par contre ceux qui exercent cette activité de manière accessoire, en complément d’une activité professionnelle qui n’entraîne pas l’obligation de d’inscription au RCS, sont dispensés de s’immatriculer à ce registre au titre de l’exploitation des chambres d’hôtes ».
- PETITE LICENCE RESTAURANT :
comme, je le suppose, vous souhaiteriez pouvoir servir des boissons comme du vin
ou de la bière comme "accessoires de la nourriture" pour les repas - et
seulement pour les repas - vous aurez alors besoin de la Petite Licence de restaurant que
vous pourrez vous procurer auprès du bureau des douanes dont dépend l'exploitation ou de
la recette buraliste.
- SERVICES VÉTÉRINAIRES :
même si votre activité de Table d'hôtes est occasionnelle, vous devez suivre
les dispositions de l'arrêté du 9 mai 1995, règlementant l'hygiène des aliments remis
au consommateur ; vous devez contacter le Service Vétérinaire de votre département
(Préfecture).
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50
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Vous avez dans
vos réponses, à plusieurs reprises, évoqué les tables d'hôtes et j'en ai compris
l'esprit : faire de la cuisine familiale, avec des spécialités régionales ou des
produits du jardin.
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Ma question est la suivante : voulant faire un équipement en
cuisine de qualité, je voudrais savoir si je peux ouvrir - entrouvrir - ma future table
d'hôtes, à de la clientèle extérieure afin, avec quelques couverts par jour de plus,
mieux rentabiliser mes investissements ?
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Une table d'hôtes ne peut qu'être réservée qu'aux résidents des
chambres d'Hôtes ; si sa restauration ouvre aux "passants", cela devient
un restaurant.
Mais ce n'est pas très grave : les formalités ne sont pas
beaucoup plus compliquées ; pour la table d'hôtes, déjà vous aurez besoin d'une
petite licence pour les boissons, d'une inscription au Registre de Commerce et d'informer
les services vétérinaires pour contrôle éventuel dans le domaine de l'hygiène, le
respect des origines, etc. ; de même l'information clientèle est de même nature.
Donc ne vous faites pas un monde du fait qu'il vous faille avoir un
"vrai" restaurant dont vous pouvez très bien limiter le nombre de places pour
bien garder cet esprit "table d'hôtes" que vous avez fort bien décrit. |
51
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J'ai une grande maison, avec un grand séjour et une vraie passion pour
la cuisine familiale. Je n'ai aucune envie d'avoir des chambres d'hôtes, mais comme nous
sommes dans une région très passante avec beaucoup d'excursions, je me demande si je
pouvais ouvrir une table d'hôtes pour tous ces joyeux promeneurs, au moins pour le
déjeuner ?
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Il n'existe pas de définition légale de la table d'hôtes, mais cette
exploitation est considérée comme le complément que mettent en place les exploitants de
Gîtes Ruraux ou de chambres d'hôtes pour pouvoir servir des repas - autres que les
petits déjeuners - à leurs hôtes et ce dans une limite maximale de 15 personnes à la
fois.
Donc, une exploitation qui se voudrait sans chambres d'hôtes, sans
gîte rural, destinée aux passants, comme ce que vous voudriez faire, devrait s'appeler
un Restaurant et non une table d'hôtes ; ce qui, comme vous le verrez dans les
réponses aux questions 36 au 2e§, 42 & 50
de la page "Table d'hôtes", n'est pas
beaucoup plus contraignant.
Sources :
Rubrique Activités règlementées -
Inforeg 2004/2005 - CCI Paris.
"Ouvrez un gîte rural" -
Agence Pour la Création d'Entreprise (APEC), Éditions d'Organisations.
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52
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Je suis très
triste ! J'ai bien noté votre dernier message : je ne peux pas avoir une table
d'hôtes, sans avoir des chambres d'hôtes dont les occupants seraient les clients - et
eux uniquement - de ma table d'hôtes, mais pas ces randonneurs sympas qui passent devant
chez moi !
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Donc, ce que je voudrais faire s'appelle un
"restaurant" ?
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Mais je ne suis pas du tout intéressée par toute une structure
de restauration avec une grande - ou même une petite - carte avec 5 ou 6 entrées, 5 ou 6
plats principaux, 5 ou 6 desserts. Non, je veux faire ma cuisine, simple, familiale comme
quand mes enfants & leurs copains viennent à la maison passer les vacances..., le
reste ne m'intéresse pas et je crois que je ne sais pas faire. Est-ce possible ?
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Mais si, c'est tout à fait possible ! Aucune législation n'oblige
le restaurateur (restauratrice) à avoir tout un choix en entrée, plat principal,
dessert.
Vous pouvez tout à fait avoir une bonne salade (dans
votre message précédent, vous parliez des produits du jardin) et UN plat du jour
unique, quelques fromages de la région si vous êtes dans une
région de fromages (le contraire est rare, chez nous), un compotier de fruits
et/ou un gâteau maison : basta !
Faites donc, comme quand les enfants viennent vous voir, comme vous le
disiez si bien ; vous parliez de vos randonneurs, faites donc un plat du jour bien
roboratif, de la région (les régions de France sont pleines de ressources à cet égard)
; vous pouvez toujours avoir un jambon du pays à la découpe et des ufs en cas de
régime, de menus enfants... et puis c'est tout.
Par contre, en plus des recommandations que je vous ai faites sur la
règlementation RCS, services véto., Petite Licence, etc. vous devez aussi avoir une
très claire information clients quant aux prix. Une ardoise dehors, une
inscription à la peinture portant quelque chose comme : "Chez Tante Germaine
menu (1 entrée, 1 plat du jour, fromages et dessert) = x TTC".
Des précisions aussi sur les boissons (ex. Pichet 50 cl de côtes de Y
= x TTC, eau minérale, etc.) ou bien vous faites un forfait total incluant la
boisson (vin de pays) et une carafe d'eau, café, etc.". Vous pouvez toujours avoir
une information à l'intérieur ou sur la table mais l'information extérieure est une
obligation règlementaire.
Vous devez aussi, vous organiser pour établir des factures faisant
apparaître la TVA.
Quant au service, mais faites donc, votre table d'hôtes où tout le
monde se retrouvera. Ainsi vous aurez un restaurant avec une table d'hôtes ! Ce
n'est pas beau la vie ? |
63
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Mon mari a une
micro entreprise pour camping (6 emplacements), chambres et table d'hôtes et petite
restauration. Pour baisser les prix des contributions sociales, il veut supprimer les
chambres et table d'hôtes de l'entreprise et le mettre sur mon nom à moi.
Pour les impôts, nous voudrions déclarer les revenus des chambres à part, ça veut dire
à titre non professionnel. Quelqu'un qui travaille aux impôts nous a dit que moi, je
dois m'inscrire aux impôts ; ça veut dire : remplir une déclaration de début
d'activité.
Nous connaissons beaucoup de gens qui ont des chambres d'hôtes et qui n'ont jamais rempli
cette déclaration.
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Ma question est : est-ce que je dois m'inscrire aux impôts
avec cette déclaration ou puis-je déclarer les chambres sous C (voir la déclaration
complémentaire des revenus) : revenus industriels ou commerciaux non-professionnels,
ou est-ce qu'il faut le remplir ailleurs ?
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Deuxième question : est-ce que j'ai le droit de faire cette
activité à côté de la micro entreprise de mon mari ?
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Un premier point : mettre les activités de l'entreprise à votre nom
demande quelques précautions puisqu'il s'agit des actifs d'une société (il peut, selon
le cas, être utile d'avoir un commissaire aux apports, une mention lors de l'AGO
et dans son compte rendu).
Vous trouverez dans la réponse à la
question 62 ("Fiscalité :
Micro-entreprises"), les éléments concernant votre deuxième question ; ce qui vous est dit, en fait,
c'est de faire une inscription au Centre de Formalités des Entreprises (CFE), dépendant
de votre Chambre de Commerce et d'Industrie qui se charge, quand c'est nécessaire, de
l'inscription au RCS, à l'Urssaf, aux impôts, à l'INSEE...
Mais, dans votre cas, avec en plus des chambres d'hôtes, une table
d'hôtes, l'inscription au RCS est obligatoire (sauf si cette activité était très
exceptionnelle), ce qui ne serait pas le cas s'il n'y avait que les chambres d'hôtes.
Vous pouvez déclarer les revenus dans le cadre de la déclaration
IRPP, comme indiqué précédemment.
Il n'y a aucune contre-indication à exercer cette activité à côté
de la micro entreprise de votre mari, les comptes devant évidemment être très bien
séparés. |
64
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Je viens de
créer des chambres d'hôtes dans ma maison, J'aurais aimé faire table d'hôtes le soir
car il n'y a pas beaucoup de restauration le soir dans le secteur rural où nous vivons.
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Il semblerait que du fait que ma commune n'ait pas
d'assainissement correct (station d'épuration), je dois installer un système
d'assainissement autonome pour obtenir l'accord de la DASS et donc la licence 1
obligatoire pour cela. Pouvez-vous m'en dire plus ?
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Je ne compte pas faire cet investissement car ma maison est un
vieux presbytère avec un joli jardin clos et je ne compte pas tout y retourner pour
installer tout un dispositif. Existe-t-il une solution ?
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Ma commune comme toutes les communes de France devra se pencher
sur le dossier assainissement, dois-je attendre cette date ?
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Il est impossible de faire les travaux à l'arrière, à l'avant,
ce n'est guère mieux ce sont les usoirs communaux classés car nous habitons un vieux
village Lorrain... Dois-je tirer un trait sur l'idée de table d'hôtes uniquement du fait
de cette question d'assainissement ?
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L'investissement
serait de taille et je pense non rentable vu la fréquentation de ma maison... |
Vous avez raison : la question posée est un vrai problème.
Dans votre cas, les investissements à prévoir risques en effet
d'être majorés par des fosses septiques pour les évacuations des eaux usées.
En ce qui concerne la restauration puisqu'en l'absence de potentialité
autour de chez vous, vous envisagez la création d'une table d'hôtes, je rappelle que des
investissements sont à prévoir comme un "bac à graisse"
qu'impose l'arrêté du 28/9/80 et suivants : nulle part n'est indiqué que ceci
n'est obligatoire qu'à partir de telle quantité de couverts servis.
Dans votre contexte très particulier, je vous conseille d'une part de
prendre un contact avec l'Attaché Technique Hôtelier (ATH) auprès de
chaque Chambre de Commerce et d'autre part, avant de lancer vos travaux, d'établir et
adresser les plans et spécifications de votre cuisine, chambre froide, évacuations au
Service Vétérinaire, attaché aussi à la Préfecture de votre Département.
Mais, avant tout, soyez bien sûr de votre étude de marché pour bien
pouvoir cerner le chiffre d'affaires potentiel de l'exploitation envisagée, donc les
amortissements absorbables.
Au sujet de vos problèmes d'assainissement : rapprochez-vous de
la mairie. C'est elle qui est responsable de la gestion de l'assainissement (collectif
mais aussi autonome) sur la commune.
Rapprochez-vous aussi de la DDAS de votre département ou de l'Agence
de l'Eau Rhin Meuse (puisque vous habitez en Lorraine) pour avoir des renseignements
techniques.
Le coût de votre assainissement autonome va dépendre de différents
facteurs : la quantité d'eau à traiter (taille du système de traitement et place
nécessaire sur votre terrain), la nature de votre terrain et sa topographie, mais
également la présence ou non d'exutoire (fossé).
Enfin, table d'hôtes ou pas, comment faites-vous aujourd'hui pour
traiter les eaux usées provenant de votre habitation et de vos chambres d'hôtes ? |
65
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J'ai comme projet
d'ouvrir des chambres d'hôtes, ce qui constituerait ma seule source de revenus.
Je souhaite également ouvrir une table d'hôtes qui destinée aussi à une clientèle
extérieure. J'ai d'ailleurs bien pris note de vos différents conseils avisés à ce
sujet.
N'ayant que peu de moyens financiers, il me semblerait plus judicieux de reprendre une
activité de chambres d'hôtes afin d'être plus crédible auprès des banques, mais je ne
sais pas du tout vers qui me retourner.
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Comment puis-je trouver des offres de reprise d'activité
sérieuses ?
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Pensez-vous que ce type d'exploitation soit suffisamment fructueux
pour espérer en vivre ?
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Je ne suis pas sûr de bien comprendre votre question : plutôt que
de créer des chambres d'hôtes, il vous paraîtrait préférable d'acheter une
exploitation existante ? Est-ce bien cela ?
Bien sûr ceci peut se faire mais, à ma connaissance, il n'existe pas
de marché, de transactions organisées pour ce genre d'opération.
Par ailleurs, comme par définition, les chambres d'hôtes doivent
être un prolongement du domicile personnel, la transaction est d'autant plus difficile
que les propriétaires dont cette activité est souvent une activité complémentaire
devraient déménager.
Dans son document "Ouvrez un gîte rural" l'APCE évalue le
taux de reprise - entre chambres d'hôtes et gîtes ruraux - à environ un 1/10° du taux
de création : ce qui n'est pas énorme, mais démontre que ceci existe malgré tout.
Quant à la rentabilité dont vous parlez, il faut
être très prudent si vous devez vivre de cette exploitation : tout dépendra de la
région dans laquelle vous serez ; la Fédération Nationale des Gîtes de France,
citée dans le même ouvrage, estime que la location moyenne, pour l'ensemble de la
France, a été de 14 semaines en 2002, avec une durée moyenne de séjour de 3 nuits.
Ce qui, selon le niveau tarifaire, doit faire un chiffre d'affaires
annuel inférieur à 5 000 ce qui peut permettre l'amortissement et un
revenu complémentaire mais sûrement pas d'en vivre ; DONC TOUT DÉPEND DE
LA RÉGION et de votre commercialisation.
Quant à votre "table d'Hôtes ouverte aux clients de
passage", je vous rappelle que cela s'appelle un restaurant (voir mes réponses dans
cette page aux questions 50, 51 et
52). |
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Je possède une
ancienne ferme que j'aménage progressivement. Il me reste un prêt à taux 0 % que
je commencerai à rembourser dans 5 ans. Je souhaite faire table d'hôtes et 3 chambres.
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Quelle est la législation dans ce domaine ?
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À qui dois-je m'adresser pour les règles à suivre et puis-je
obtenir quelques subventions ?
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Vous trouverez dans les pages indiquées ci-après toutes les
informations sur la création de chambres d'hôtes et de table d'hôtes ainsi, que sur les
possibilités de bénéficier de subventions :
voir aussi les questions 39, 48
& 55 sur la page "Chambres d'hôtes : généralités" ;
pour l'arrêté du 9/5/95 voir les questions
31,
49 et
62
page "Fiscalité : Micro-entreprise" ;
enfin, se reporter, pour la création de tables d'hôtes, aux
questions : 36, 42, 50 & 52
de la page "Table d'hôtes".
Je note bien qu'il s'agit d'aménagement d'une ancienne ferme ; ce
qui, bien sûr, est fort sympathique et porteur, en termes de "produit".
Je profite de votre question pour insister sur la nécessité de bien
analyser le marché potentiel avant de faire des investissements car ceux-ci sont toujours
relativement élevés pour les chambres d'hôtes et surtout pour la table d'hôtes avec
les exigences des services vétérinaires en termes d'hygiène et de respect général de
la règlementation de l'arrêté du 9/5/95 (pour en savoir sur cet arrêté, reportez-vous
aux 3 Sujets Interactifs sur l'HACCP et l'hygiène :
- Hygiène et HACCP -
le minimum pour être prêt pour un contrôle
- Implanter et gérer
un restaurant - démarche HACCP incluse).
Je rappelle que les statistiques nationales, pour 2002, de la
Fédération Nationale des Gîtes de France, donne un taux d'occupation moyen de
37 %, sur l'année, pour les Gîtes ruraux et les chambres d'hôtes ; ce qui
n'est pas beaucoup et peut rendre difficile l'amortissement des travaux.
Mise à jour septembre 2007 : les derniers chiffres communiqués par l'APCE dans sa livraison de juillet 07 donne 43 % de taux
d’occupation pour les Gîtes en 2004, se comparant aux 37 % donnés par les GDF pour 2002 ; avec, toujours pour les gîtes, un nombre de 17 semaines louées par
an en 2005.
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76
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Je suis
restaurateur de métier et je prépare un projet de chambre d'hôtes.
Malheureusement, notre profession n'arrivant plus à attirer de jeunes désireux de
travailler plus de 35 heures par semaine, la chambre d'hôte/table d'hôtes semble un bon
compromis pour travailler en couple.
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Peut-on avoir le label Gîte de France en fonctionnant avec des
chambres d'hôtes et un restaurant ?
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Peut-on proposer un service de transport à l'aéroport ou gare
SNCF payant et comment le facturer ?
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Doit-on demander la permission à la Mairie pour démarrer une
activité chambre d'hôte/restaurant ?
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Y a-t-il des organismes bancaires plus favorables à ce genre de
projet que d'autres et lesquels ?
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Est-il possible d'avoir un conseil personnalisé en vous
appelant ?
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Je réponds dans l'ordre aux questions que vous posez :
- Oui, vous pouvez avoir le label Gîte de France pour les Chambres d'Hôtes ; le
fait d'avoir un restaurant est un atout, mais il ne sera pas considéré comme table
d'hôtes, puisque, si je comprends bien, il sera ouvert "aux passants" ;
vos clients des chambres d'hôtes pourront, bien sûr, y accéder et vous pourrez même
établir des forfaits Chambres + 1/2 pension ou pension.
Vous pouvez proposer tous les services que vous voulez - donc l'accueil
des clients à leur lieu d'arrivée - et les facturer comme recettes
diverses (avec TVA), mais pour ce faire vous devez demander un agrément au service «Agence de voyages»
de la préfecture de votre département (Loi N°92 – 645 du 13 juillet 93 – Titre IlI, article 7) -
mise à jour septembre 2007.
- Vous n'avez pas à demander d'autorisation à la Mairie pour ouvrir des chambres
d'hôtes, seulement l'informer ; mais, si vous voulez ouvrir plus de 5 chambres
d'hôtes, vous devenez ERP et donc avez à suivre toute la procédure que j'ai
développée, à plusieurs reprises, dans les échanges précédents.
- Par contre pour ouvrir un restaurant, vous devez avoir un RCS et l'accord des services
vétérinaires mais cela, je pense, que vous le savez déjà.
Vous pouvez me contacter en cliquant sur l'icône ci-dessus
"Contacter l'auteur".
Mise à jour août 2007 : le Décret n° 2007-1173 du 3/8/07 limite à cinq le nombre de chambres d’hôtes possibles chez l’habitant.
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81
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Je souhaiterais
ouvrir une table d'hôtes et une chambre d'hôtes. Mon but premier serait de recevoir des
personnes et de leur faire découvrir ma cuisine. La chambre serait là "en
dépannage" si toutefois ces personnes sont trop fatiguées pour repartir
immédiatement. Je ne sais pas si ceci est réalisable, si cela s'appelle une chambre
d'hôtes sachant que celle-ci serait hors de chez moi mais sur mon terrain...
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Pourriez-vous m'indiquer si tout cela est réalisable ?
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Si vous n'envisagez de n'avoir qu'une seule chambre - ce qui est tout à
fait possible - ainsi qu'une table d'hôtes, c'est de toute évidence que vous envisagez
d'ouvrir celle-ci à une clientèle extérieure.
Mais le problème c'est que vous ne pouvez, avec une table d'hôtes,
accueillir des clients de l'extérieur, car dans ce cas, c'est un restaurant ;
voir à cet égard les réponses aux questions 50 & 51 (ci-dessus) ce qui n'est guère
plus contraignant mais n'est pas tout à fait la même approche.
Par ailleurs une chambre d'hôtes ne peut pas être située en dehors
de votre habitation ; si vous construisez quelque chose sur votre terrain, à
proximité, il pourrait s'agir d'un Gîte Rural ce dont j'ai parlé plus précisément
dans la page "Gîtes : généralités"
aux questions Q43 / Q55 / Q68.
Votre projet tel que vous l'avez énoncé a donc besoin d'être un peu
modifié pour être réalisable. |
84
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Je souhaite avoir des infos sur le statut des tables et chambres
d'hôtes. Doit-on créer une société pour pouvoir exercer ce type d'activité ?
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La législation au niveau alimentaire n'est-elle pas trop
contraignante pour pouvoir proposer une table d'hôtes ?
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L'objectif n'est
pas de créer un restaurant mais de pouvoir accueillir une famille au maximum, pour
prendre un repas. |
Vous trouverez dans les pages de ce Blog des Experts des précisions
sur la possibilité d'exploiter des chambres d'hôtes et une table d'hôtes avec ou sans
une société (reportez-vous pour cela à la page : "Chambres d'hôtes -
généralités" ainsi qu'au chapitre "Statut
juridique" et aux questions ci-dessus 36,
42, 50 et 52).
- Pour créer une table d'hôtes, il faut respecter la règlementation du 9 mai 1995 sur
l'hygiène alimentaire, mais ses contraintes, importantes ne sont pas trop lourdes.
- J'ai donné toutes les références des textes (ainsi que les sources qui, le plus
souvent, émanent du Ministère des PME), mais je vous rappelle que la règlementation,
pour le moment, est très sommaire.
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89
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J'exploite depuis
5 ans une importante maison de 6 chambres d'hôtes, 3 épis, au pied des pistes des Hautes
Vosges : mon affaire est très rentable et tourne été comme hiver avec un excellent
chiffre d'affaires - à présent il me faut un nouveau challenge et je souhaite créer un
restaurant toujours dans la région touristique, style "Courte Paille" - une
grande cheminée et uniquement des grillades avec buffet de salades et frites...
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Quelles seront mes chances de mener mon projet à terme ?
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Je suis consciente de redémarrer une affaire à zéro avec une
clientèle à faire mienne, alors qu'il est vrai, dans ma maison d'hôtes plus de soucis
de trésorerie... mais je souhaite relever un nouveau défi et mon conjoint n'est pas
persuadé de mettre notre propriété en vente ; qu'en pensez-vous ?
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Je suis tout d'abord heureux d'enregistrer votre témoignage sur une
exploitation de 6 chambres d'hôtes - 3 épis - qui fonctionne bien été comme hiver,
avec une bonne rentabilité. Maintenant la question que vous posez est toute autre ?
Je n'ai qu'une réponse : quel est le marché que vous envisagez ? Car je pense
avoir bien compris que vous vendriez votre propriété actuelle (donc les chambre
d'Hôtes) pour vous lancer dans une création de restaurant.
Je ne peux que vous dire soyez très prudente : j'ai connu
beaucoup de professionnels - bons - qui, en quelques années, ont perdu leurs
investissements, leurs cautions pour n'avoir plus que des dettes (la dernière information
que j'ai eu remonte à hier soir : lui excellent Chef de cuisine, épouse en salle,
avec aussi une bonne formation administrative = la liquidation judiciaire a eu lieu fin
mars 2005, car ils n'arrivaient pas à régler leurs arriérés à l'URSSAF et depuis des
mois, ils "oubliaient" de se verser un salaire !). Navré de ne pas être
positif... la restauration est vraiment un métier très difficile : gardez ce que
vous avez et qui marche bien et peut-être essayez, dans un premier temps, de créer une
table d'hôtes... si cela fonctionne bien et si vous avez le marché autour... ouvrez-le
vers l'extérieur, cela deviendra un "restaurant" avec les obligations
règlementaires dont j'ai déjà parlé aux questions ci-dessus 50,
52, 76 et 81.
Mise à jour août 2007 : le Décret n° 2007-1173 du 3/8/07 limite à cinq le nombre de chambres d’hôtes possibles chez l’habitant.
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102
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Nous sommes actuellement dans la phase du business plan de notre
future activité. Après avoir développé une activité chambres d'hôtes, est-il
possible sans entrer dans la catégorie restaurant et sans changer de statut juridique
(SARL prévue), de développer une activité "séminaires résidentiels" et
"journées d'étude" incluant le repas du midi ?
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Il faudrait bien confirmer :
- si les séminaires prévus sont bien "résidentiels", comme vous l'indiquez,
c'est-à-dire les participants, logeant chez vous, l'on peut considérer que vous auriez
une "Table d'hôtes" fonctionnant de temps à autre. Dans ce cas, déjà inscrit
au RCS par le biais de votre SARL, vous n'auriez rien d'autre à faire que de suivre les
prescriptions de l'arrêté du 9 mai 1995 sur l'hygiène alimentaire concernant les
aliments, d'informer les Services Vétérinaires du département et de vous procurer une
petite licence restauration ;
- si par contre, les participants de l'extérieur ne sont pas tous résidants, vous ne
pouvez plus considérer qu'il s'agit d'une table d'hôte, mais vous aurez à exploiter un
restaurant ce qui, en fait, ne vous donne pas beaucoup plus de contraintes.
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115
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J'ai en projet,
la construction d'un nouveau chalet (habitation principale) composé de 5 chambres
d'hôtes (en plus des 2 nôtres), un salon, une grande salle à manger avec cuisine US
pour la table d'hôtes.
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Afin d'éviter les pièges de conception à la vue d'une règlementation
qui devrait voir le jour (et des mises aux normes trop contraignantes) que pouvez-vous me
conseiller ?
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Ce projet
doit se situer, en principe, sur la station de ski de Pra-Loup dans le 04.
Il doit aussi être évolutif. Je m'explique, tout d'abord : 5 chambres + table
d'hôtes. À moyen terme : la table d'hôtes ouverte à l'extérieur (restaurant et
peut être bar/resto) et ce en fonction du marché... |
Le projet que vous décrivez me semble relativement simple à
aborder :
Compte tenu de l'évolution que vous envisagez il faut, dès le
départ, prévoir une conception de restaurant c'est-à-dire en respectant totalement les
normes de l'arrêté du 9 mai 1995, règlementant l'hygiène des aliments remis
directement aux consommateurs ainsi que tous les impératifs de circulation entre le
propre et le sale ("la marche en avant"), la livraison des marchandises, etc. De
toutes façons, vous devrez, dès le départ, respecter cet arrêté dans la mesure où
vous aurez une table d'hôtes en exploitation et aussi, dans une mesure à peine moindre,
un service de petits déjeuners.
Donc il faut, je crois, faire un projet d'implantation -
éventuellement avec l'aide de spécialistes, cuisinistes et frigoristes - et le
soumettre, avant la passation de toute commande, au Service Vétérinaire départemental
dont vous dépendez en exposant l'évolution à terme que vous envisagez pour votre
exploitation.
Il vous faudra aussi avoir les licences restauration et boissons qui
peuvent , par contre, être prises au fur et à mesure, selon les détails que j'ai
donnés sur la page "Licence
boissons" et dans la réponse à la question 42
|
116
|
J'ai confié la
vente de ma maison de structure chambres et table d'hôtes à une agence - je vends mon
bien en pleine activité avec tout son mobilier - sachant que nous avons créé cette
structure, il y a 5 ans et que c'est aussi notre habitation principale :
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Comment scinder le prix de ce bien (une partie murs, une partie
mobilier) ?
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Quand parle-t-on de fonds de commerce ?
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Ma maison possède son CA et une clientèle fidélisée, quels
sont les frais de notaire sur une telle transaction ?
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Il y a très peu de références, à ma connaissance, pour le problème
que vous posez.
La meilleure solution que je vois, pour vous donner, un ordre d'idée sur la Plus-value
que cette activité chambres et table d'hôtes peut donner à votre propriété est de
vous rapprocher de certaines des évaluations faites pour l'hôtellerie et la
restauration.
Je vous suggère de prendre une moyenne entre d'une part 3 à 4 fois
votre chiffre d'affaires annuel et d'autre part 7 à 10 fois le résultat opérationnel
que vous obtenez ; vous aurez une fourchette qui vous donnera une première
indication sur ce "fonds de commerce".
Vous ajoutez ce chiffre à la valeur normale du bien immobilier, telle que le marché de
votre région la détermine.
Il n'y a pas d'incidence sur les frais notariaux, votre vente étant
globale. |
125
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Puis-je ouvrir des chambres et table d'hôtes (maxi 5 chambres)
dans une maison de bourg non mitoyenne à 3 étages avec un jardin non attenant mais juste
en face en traversant la rue ?
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Les chambres d'hôtes doivent faire partie du domicile ; dans la
situation que vous décrivez ce n'est pas le cas ; mais cela peut être un gîte
rural dans lequel vous pourriez exploiter une table d'hôtes en respectant toute la
règlementation indiquée dans l'arrêté du 9 mai 1995 que vous trouverez dans les Sujets
Interactifs suivants :
- Hygiène et HACCP -
le minimum pour être prêt pour un contrôle
- Implanter et gérer
un restaurant (démarche HACCP incluse)
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130
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Propriétaire
d'une grande maison, nous allons aménager mon mari et moi 2 chambres d'hôtes avec
possibilité de tables d'hôtes. Mon mari est au chômage, non indemnisé, alors que je
suis salariée :
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Pour l'exploitation des chambres d'hôtes et pour permettre à mon
mari de cotiser pour sa retraite, ne vaudrait-il pas mieux que nous créions une
société ?
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Si oui laquelle, quels avantages cela peut-il nous donner ?
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Avec deux chambres d'hôtes et 1 table d'hôtes, même avec une occupation
importante, vous n'allez générer qu'un chiffre d'affaires encore relativement modeste
donc il faut éviter les frais (il y en a quand même un peu et des obligations qui ne me
paraissent pas obligatoires, du moins pour un début).
Ce que je vous suggère, c'est de vous tourner vers les organismes
permettant des cotisations volontaires pour compléter une retraite ; la Chambre de
Commerce pourra vous renseigner dans ce domaine.
Je ne vois donc aucun intérêt pour vous, à ce stade, à créer une
société.
Pour la table d'hôtes n'oubliez pas les prescriptions de l'arrêté du 9/5/95 en matière
d'hygiène. |
146
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Je suis
accompagnateur en montagne dans un petit village touristique des Pyrénées et possède
une maison comportant deux appartements. Je destine celui du RDC (45m2 avec un terrain de
350m2) à l'accueil de touristes et je suis confronté à un problème : aux dires
des Gîtes de France, je ne peux pas faire de gîte de groupe (cette catégorie n'est chez
eux accessible qu'aux structures accueillant au moins 12 personnes et je n'en prévois que
8) dans ce logement mais pas non plus de chambres d'hôtes car je prévois de loger les
gens dans un dortoir (4 lits sup. dans 35m2).
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Je souhaiterais savoir si, tant que je ne m'affilie pas à une
charte, je peux offrir un accueil de groupe pour 8 personnes dans mon logement (des
randonneurs) en leur proposant les repas à ma table et ce en toute légalité ?
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Vous pouvez tout à fait ouvrir un gîte, sans affiliation, qui sera
rural, d'étape, de montagne... avec un dortoir pouvant accueillir 8 personnes dans une
surface de 35 m2 (il est considéré qu'il faut 5 m2 par lit - APCE) ; vous devrez
avoir au minimum 1 lavabo pour 3 personnes ainsi qu'une douche et 1 WC pour 10 - ce qui me
paraît un peu faible.
- En dehors des Gîtes de France, vous pouvez chercher une autre affiliation (voir ma réponse à la question 128), mais vous pouvez
tout à fait vous en passer en faisant jouer votre relationnel, l'Office du Tourisme, la
Mairie, etc.
- Quant à recevoir les randonneurs à votre table - qui deviendra table d'hôtes - pour
des repas familiaux, c'est tout à fait possible en toute légalité - en respectant les
règles d'hygiène édictées par l'arrêté du 9/5/95 et en vous inscrivant au RCS si vos
prestations en repas sont importantes (c'est inutile si elles sont occasionnelles) et
prendre une petite licence restauration (recette buraliste) pour servir des boissons
alcoolisées - vin, bière, cidre - à l'occasion des repas (et des repas seuls).
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150
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Je suis designer et mon ami est cuisinier. Nous envisageons
d'acheter une maison dans une grande ville, nous souhaiterions savoir s'il faut une
licence pour les tables d'hôtes, notre but serait d'ouvrir une maison avec chambres et
des cours de cuisines plus des repas ?
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Comment doit-on procéder ?
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Dans une grande ville, il peut y avoir des chambres d'hôtes à condition
que la maison soit située dans un quartier touristique ou historique. Si c'est bien le
cas de votre projet, vous pouvez tout à fait ouvrir une table d'hôtes à condition
qu'elle ne soit réservée qu'à la clientèle résidant dans les chambres d'hôtes. Si
vous avez l'intention de l'ouvrir à d'autres clientèles extérieures, cela devient un
restaurant et plus une table d'hôtes.
Par contre, je ne pense pas que le simple fait de donner des cours de
cuisine soit incompatible avec un statut de table d'hôtes.
Vous trouverez dans les réponses aux messages précédents, des
indications concernant l'hygiène (sur la page "Service
vétérinaire"),
l'inscription au RCS (page "Formalités inscription
RCS") et la licence boisson (page "Prestations :
licence boissons"). |
154
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Avec mon
compagnon nous exploitons un hôtel, bar-restaurant de 6 chambres en montagne, après
avoir créé une SARL, il y a trois ans en arrière. Nous avons créé une SCI pour
acheter les murs. Aujourd'hui nous envisageons de l'exploiter en chambres et table
d'hôtes, en revendant le bar.
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Comment transférer la licence 4 et évaluer les montants du fonds
de commerce et des murs pour le bar ?
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Avons-nous intérêt à changer de régime, passer de la SARL à
une BIC ?
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Pouvons-nous passer à 9 chambres, dans ce cas nous ne pourrions
pas être labellisés Gîtes de France, mais il semblerait que ce ne soit pas une
obligation ?
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Remarque liminaire : je pense que vous êtes consciente du
fait que si vous transformiez votre hôtel-restaurant en chambres et table d'hôtes, vous
n'aurez plus le droit de servir des repas à des clients extérieurs, ni à des
passants... Si vous souhaitez garder cette clientèle, il faut rester
"restaurant" tout en exploitant les chambres, en chambres d'hôtes, ce qui est
tout à fait possible.
- Quand vous évoquez le transfert de la licence bar, je pense que vous voulez dire la
vente ; sinon, je ne comprends pas la question que vous posez... La vente d'une
licence suit le marché d'offre et de la demande ; les licences sont devenues un
produit relativement rare et vous ne devriez pas avoir trop de difficultés à la
vendre ; en plus des officines spécialisées, la bonne solution est d'informer
brasseurs et marchands de vins de votre intention de vente de la licence, ils sont
généralement au courant des acheteurs potentiels ;
- puisque vous avez une SARL, je ne vois pas l'intérêt de ne pas la garder pour passer
en BIC, car cela vous laisse plus de souplesse pour une évolution éventuelle
ultérieure ;
- rien ne vous empêche de passer à 9 chambres ; de toutes façons avec 6 chambres,
vous êtes déjà classés en ERP ; c'est vrai que la Fédération Nationale des
Gîtes de France ne donne pas, en principe, son agrément pour plus de 6 chambres, mais
comme je l'ai exposé, entre autres en réponse à la question
128
Mise à jour août 2007 : le Décret n° 2007-1173 du 3/8/07 limite à cinq le nombre de chambres d’hôtes possibles chez l’habitant.
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Complément
n°1 à Q154
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En ce qui concerne la licence du bar, le transfert est bien une vente que
nous souhaitons réaliser. Pour le passage de la SARL vers une BIC, c'est pour supprimer
l'intervention d'un comptable et diminuer les coûts inhérents au fonctionnement d'une
SARL. Je vais bien sûr lire l'article de Christian Bonnin. |
Vous envisageriez de passer en BIC - abandonnant votre actuelle SARL -
pour diminuer les charges, souci que je salue.
En plus de la charge fixe de déclaration annuelle des résultats au Greffe
(40 /an), les seuls frais, comme vous l'indiquez, peuvent résulter du coût de
la tenue des comptes. Le travail de comptabilité, donc son coût, pour suivre
l'exploitation de 9 chambres est très modeste :
- l'enregistrement de votre chiffre d'affaires peut être quotidien, fait par vous-même,
en distinguant les recettes hors taxes hébergement et restauration (P.D.) ;
- la mise de côté des factures directes est bien simple, avec une totalisation
mensuelle, voire trimestrielle, ne doit prendre que quelques minutes ; une réflexion
sur les éventuelles clés de répartition pour les dépenses à ventiler est à faire une
fois par an ;
- la déclaration mensuelle, voire trimestrielle de TVA peut, sûrement, être faite par
vous-même : elle est aussi, très simple et très rapide ; donc, il ne ne reste
à faire que le compte de résultats et le bilan annuel ce qui doit pouvoir se négocier
avec un cabinet comptable pour pas bien cher (quelques centaines d'euros par an
maximum) : soit, si vous ramenez cela en termes de nuitées, un nombre assez
faible ;
- mais, il est bien vrai qu'un simple enregistrement du chiffre d'affaires dans votre
déclaration d'IRPP - en BIC - puis faire l'abattement forfaitaire pour charges selon mes
indications précédentes, est encore plus simple ; vous permettant cependant un peu
plus difficilement de "sentir" la rentabilité de votre opération. Il me
paraissait dommage de laisser sans vie une SARL qui peut toujours vous servir un jour, ce
que je tenais à signaler ; mais c'est à vous de voir.
|
Complément
n°2 à Q154
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Un autre problème va se poser à nous : nous avons une licence 4 que
nous allons abandonner. Par contre, devons-nous acheter une licence 2 ?
Savez-vous comment on évalue et on revend une licence 4
J'ai appelé les douanes, leur réponse est : "ça dépend de l'offre et de la
demande", ce qui ne nous éclaire pas sur le chiffre que nous devons proposer. C'est
une licence touristique que nous devons revendre à 100 km maxi à vol d'oiseau, dans
d'autres stations touristiques, évidemment.
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|
Je ne peux pas vous faire une réponse tellement
différente que celle des douanes : il n'y a pas de règle mais un marché, des
habitudes, région par région, ville par ville. Je pense que la meilleure solution, c'est
d'en parler à des brasseurs et des marchands de vins : eux savent ce qui se négocie
et à quel prix. Car il faut bien comprendre que la licence c'est l'autorisation de faire
tel type de vente de boissons et donc cela n'a rien à voir ni avec l'activité du vendeur
ni avec l'activité future de l'acheteur ; la seule chose qui compte c'est leur
désir à chacun de vendre et d'acheter donc, c'est la loi du marché.
La dernière négociation à laquelle j'ai été associé se passait en Franche-Comté, il
y a quelques années ; le prix de la vente a dû se situer, si mes souvenirs sont
bons, entre 35 et 40 000 F.
Ce n'est qu'une indication, mais il est certain que les Licences IV sont de plus en plus
difficiles à trouver donc les prix doivent être à la hausse. |
158
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Nous envisageons
de créer un hôtel *** de 10 chambres dans un petit château normand situé à la
campagne. Nous logerons sur place. L'hôtel sera exploité en SARL, et les murs,
propriété d'une SCI familiale.
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Est-il nécessaire d'avoir un gardien de nuit ou notre présence
la nuit est-elle suffisante ?
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En cas d'absence, un employé - qui fera office de gardien de nuit
pour l'occasion - est-elle autorisée ?
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Pour assurer les déjeuners et dîners, nous préférons éviter
la solution restaurant (la règlementation indique qu'il faut des diplômes ou de
l'expérience en la matière, ce que nous n'avons pas. Trouver un cuisinier sérieux
aujourd'hui, surtout en milieu rural, semble un peu aléatoire). Est-il possible de faire
une table d'hôtes ?
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 |
Par ailleurs - autre solution - est-il possible d'avoir recours à
un traiteur, et servir les repas dans l'une des salles de réception ?
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Logez sur place et si, en votre absence, un membre du personnel est
présent la nuit, vous êtes en accord avec les prescriptions concernant une présence la
nuit dans les locaux d'hébergement.
Il est inexact de dire qu'il faut des diplômes pour exercer le métier
de restaurateur : c'est malheureusement faux, mais l'expérience est indispensable et
c'est vrai que dépendre, pour une petite exploitation, d'un seul salarié, peut être
aléatoire.
Table d'hôtes ? Oui, vous pouvez en tenir une en respectant la
règlementation exposée, à plusieurs reprises, dans les réponses ci-dessus.
Oui, il est envisageable d'avoir recours à un traiteur à condition
que vous soyez sûrs qu'il respecte toute la règlementation concernant l'hygiène
alimentaire (en cas de défaillance, votre responsabilité d'entrepreneur principal
pourrait être appelée) y compris pendant le transport des marchandises (véhicule
agréé) et aussi la conservation des aliments, chez vous, doit aussi être conforme à la
règlementation (arrêté du 9/5/95).
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168
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Mes parents sont
propriétaires d'un hôtel-restaurant dans lequel un incendie s'est déclaré, il y a
quelques mois. Seul l'hôtel a été touché et nous avons discuté de la possibilité de
ne pas reprendre leur activité d'hôtellerie telle qu'elle existait mais plutôt sous la
forme de chambres d'hôtes.
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Est-ce compatible avec l'activité de restauration qu'ils
maintiendraient ?
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Il y a t-il des formalités particulières pour transformer
l'activité ?
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Il n'y a pas la moindre incompatibilité entre les activités d'une
restauration et celle d'une exploitation de chambres d'hôtes mais :
- ne perdez pas de vue que les chambres d'hôtes sont, dans l'esprit, des pièces de
l'habitation principale mise à la disposition de clients/amis ; l'utilisation de cet
ancien hôtel permet-elle cette approche ? Avez-vous, ou d'autres membres de la
famille, l'intention d'en faire votre demeure ?
- vous ne parlez pas du nombre de chambres que vous pourriez avoir ; certes, il n'y a
pas de précision dans la règlementation, mais au-dessus de 12/15 chambres, je pense
qu'il peut être difficile de soutenir qu'il ne s'agit pas d'un hôtel, surtout... pour un
ancien hôtel ;
- autrement, les formalités sont simples ; il faut informer la préfecture, la
mairie, l'Office du Tourisme, le Greffe du Tribunal de Commerce pour porter les
modifications de sur le Kbis...
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Complément
à Q168
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L'hôtel sert
également d'habitation principale pour mes parents et seules 8 chambres étaient louées.
Si nous envisageons le changement, c'est qu'en faisant les nouveaux travaux mes parents
souhaitent développer la partie habitation personnelle et réduire la partie louable à
5-6 chambres. |
Les précisions que vous donnez me permettent de vous rassurer
complètement :
- vos parents en en faisant leur résidence principale sont tout à fait dans l'esprit
chambres d'hôtes ; il est souhaitable de prévoir une zone salon où les
clients/amis pourront être accueillis ;
- avec 5 ou 6 chambres, vous pourrez résister aux pressions de vos confrères hôteliers.
Mise à jour août 2007 : le Décret n° 2007-1173 du 3/8/07 limite à cinq le nombre de chambres d’hôtes possibles chez l’habitant. |
174
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Nous désirons,
une amie et moi, faire des chambres d'hôtes pour des cavaliers de passage en stage de
dressage chez nous, avec leurs propres chevaux :
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Doit-on fournir tous les repas ou simplement le petit déjeuner ?
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Et quelle serait la solution provisoire pour mon amie qui ne
travaille pas, et moi qui vais continuer mon activité de fonctionnaire, afin de voir
comment se passe notre activité ?
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Quelle solution choisir pour une association, et quelles sont nos
obligations vis-à-vis de nos cavaliers qui seraient maximum 6 ?
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Une exploitation de chambres d'hôtes, c'est hébergement et petit
déjeuner, à la maison.
Si autour de chez vous, il existe des possibilités de restauration,
vous n'avez aucune obligation de fournir des repas donc de faire aussi "table
d'hôtes" ; vous seul pouvez répondre à cette question.
Par contre, s'il n'y a pas le "pain et le sel" pour les
cavaliers, vous devrez, je pense, avoir l'avoine et le foin pour les chevaux !
Vous pouvez toujours créer une société (SARL) avec une répartition
des parts de celle-ci en fonction de vos apports, en envisageant une rémunération de
votre amie pour le travail plus important qu'elle effectuera.
Les obligations envers les cavaliers ? Classique en ce qui
concerne les chambres et la table d'hôtes éventuelle, en ce qui concerne l'aspect
dressage, je n'ai aucune idée particulière ne sachant pas qui va faire quoi (mais je
pense, bien sûr, à l'aspect assurance responsabilité civile). |
180
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J'ai lu avec
beaucoup d'intérêt votre Blog des Experts et vous remercie de la qualité des réponses.
Nous sommes Suisses et j'exploite avec ma femme (conjoint collaborateur) un établissement
de 5 chambres d'hôtes et nous faisons également table d'hôtes.
C'est notre activité principale, nous sommes en société individuelle inscrite au RC et
notre régime d'imposition fiscale est le micro-bic. Nous sommes ouverts moins de 9 mois
par an.
 |
Est-ce que le type de société ainsi que le régime fiscal que
nous avons choisis est la meilleure solution dans notre cas ?
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Est-ce que nous pouvons dissocier
l'exploitation de chambres d'hôtes (abattement de 72 % sur un CA MAX de
76 300 ) de l'exploitation de la table d'hôtes (abattement de 52 %
sur 27 000 ) ?
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La structure que vous avez choisie ainsi que les choix faits paraissent
excellents.
Oui, vous devez bien tenir un compte séparé des recettes des
différentes activités en particulier l'hébergement et celles qui sont liées à la
restauration table d'hôtes et petit déjeuner.
Je pense que vous avez bien en tête les obligations concernant
l'hygiène (arrêté du 9/5/95) ainsi que l'obligation de posséder la petite licence
restauration ?
* Pour en savoir plus
sur cet arrêté, reportez-vous à la page "Table
d'hôtes" et/ou aux 3 Sujets Interactifs sur l'HACCP et l'hygiène :
- Hygiène et HACCP -
le minimum pour être prêt pour un contrôle
- Implanter et gérer
un restaurant - démarche HACCP incluse
Mise à jour septembre 2007 : la loi du 10 juillet 2005, en
faveur des PME, oblige le conjoint qui exerce une activité régulière au sein
de l’entreprise, à opter pour l’un des trois statuts suivants :
o Collaborateur,
o Salarié (titulaire d’un contrat de travail),
o Associé lorsqu’il s’agit d’une SARL.
Différentes conditions doivent être remplies, merci de vous référer au texte
de loi.
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187
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Je crée une association qui logera pour des périodes allant de 1
à 10 mois, ses adhérents en meublé (chaque chambre avec sanitaires), repas en salle
commune.
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Quelles règlementations doit suivre cette association ?
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Les 4 petits logements seront loués à une SCI. Pour info :
4 chambres de 16m2 (+ 4 sanitaires) avec accueil maximum de 10 personnes.
Dans un 5e logement, une personne qui gérera : repas, ménage et sera présente
7j/7.
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S'agissant d'une association, n'hébergeant que ses membres, y a t
il une règlementation spécifique ?
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Vous abordez deux points qui ont peu été
traités dans les réponses précédentes :
1 - ACTIVITÉS D'UNE ASSOCIATION :
Le Conseil constitutionnel dans sa décision du 25 juillet 1984 (JO
28/7 page 2492) précise qu'une association peut avoir des activités lucratives lui
permettant de réaliser des bénéfices.
Les prestations d'hébergement, de restauration et les services annexes
sont bien précisés dans différents textes. Mais il faut que ces activités soient
explicitement prévues dans les statuts.
2 - LOCATION EN MEUBLÉ :
L'Association peut être considérée, comme loueur en meublé
professionnel (LMP) ou comme loueur en meublé non-professionnel (LMNP),
selon le montant des recettes réalisées : si les recettes réalisées dans le
domaine de l'hébergement sont supérieures à 23 000 taxes comprises,
c'est le statut professionnel qui s'applique, ce qui implique une inscription au RCS
(certains greffes de tribunaux de commerce peuvent refuser l'inscription en RCS :
dans ce cas, il faut conserver, pour l'administration fiscale, la preuve du refus
d'immatriculation), en dessous de ce seuil, c'est le statut des LMNP qui prévaut,
n'imposant pas une immatriculation au RCS.
Cette activité de LMP ou LMNP permet une exonération permanente de la
TVA, sans possibilité d'option, cependant l'article 261 D-4° du Code Général des
Impôts précise que les prestations de petits déjeuners, nettoyage quotidien des locaux,
fourniture de linge... sont redevables de la TVA, selon le régime général (19,6 %
en 2005) ; par contre, vous pouvez être passible de la Taxe Professionnelle dans les
conditions de droit commun.
3 - LES ACTIVITÉS DE RESTAURATION :
Elles sont à prévoir avec les mêmes contraintes que celles qui sont
décrites dans les interventions des pages "Tables
d'hôtes", "Licence
Restauration" (questions 42, 58 et 94), "Licence boissons"
(questions 21 et 47) et enfin sur la page
"Formalités : services
vétérinaires" (questions 42, 64, 77, 102, 115 et 120 pour ce qui est de
la règlementation sur l'hygiène).
|
189
|
Je me permets de
vous poser quelques questions qui concernent l'activité de location de chambres d'hôtes.
En effet, je suis propriétaire de 3 chambres d'hôtes, d'un gîte rural et de trois
roulottes fixes qui sont louées au même titre que des gîtes ruraux. L'an dernier, j'ai
décidé de m'inscrire à la CCI de mon département car je souhaitais avoir la
possibilité de proposer des repas à mes clients de chambres d'hôtes. L'inscription à
la CCI entraîne de nombreuses charges (URSSAF, etc.). Et d'autre part mon activité
"table d'hôtes" reste très ponctuelle. C'est pourquoi je me pose la question
suivante :
 |
Suis-je tenue d'être inscrite à la CCI pour continuer occasionnellement
de proposer à mes clients de dîner en table d'hôtes, où puis-je le faire sans être
inscrite à la CCI ?
|
|
Permettez-moi de rectifier quelque peu la présentation de votre
situation : vous ne vous êtes pas "inscrite à la Chambre de Commerce et
d'Industrie" mais, par le biais du Centre des Formalités de la CCI, vous avez été
inscrite, me semble-t-il, au Registre du Commerce et des Sociétés (RCS), auprès de
l'Urssaf, des Organismes fiscaux, des Caisses de retraites, etc.
Pouvez-vous considérer que votre activité hébergement est une activité principale -
vous permettant d'en vivre - ou une activité complémentaire ?
Dans le premier cas (si oui), vous devez être inscrite au RCS, dans le second (si non),
ce n'est pas indispensable.
Mise à jour septembre 2007 : « Dans la question ministérielle du 12 décembre 2006 (J.O. AN du 6 février 2007, page 1414) le ministre délégué
au tourisme indique, en substance, que ceux qui exerce l’activité d’exploitant de chambres d’hôte, de manière habituelle, en cherchant des profits et qui en font
leur profession doivent s’inscrire au RCS, par contre ceux qui exercent cette activité de manière accessoire, en complément d’une activité professionnelle qui
n’entraîne pas l’obligation de d’inscription au RCS, sont dispensés de s’immatriculer à ce registre au titre de l’exploitation des chambres d’hôtes ».
Même approche pour votre table d'hôte, si son activité n'est
qu'occasionnelle, l'inscription au RCS n'est pas obligatoire (mais cela ne doit pas vous
empêcher d'avoir la petite licence restauration et de respecter pour les prestations
nourriture l'arrêté du 9/5/95) ; si cette activité est régulière et globalement,
sur l'année assez importante, vous devez être inscrite au RCS.
C'est un peu la même approche concernant l'Urssaf : ou vous avez
des salariés et je ne vois pas comment vous pourriez ne pas les déclarer (par le biais
de la DUE), cotiser pour votre part et la leur à l'Urssaf ou bien, le travail est fait
par vous-même et/ou en famille.
Donc, si votre activité n'est que complémentaire que ce soit en
chambres d'hôtes, en gîtes - roulottes comprises - ou pour les repas en table d'hôtes,
vous n'avez pas l'obligation d'une inscription au RCS, ou bien, c'est une activité
professionnelle ou quasi-professionnelle dans les aspects hébergement et restauration et
vous devez avoir une inscription au RCS. |
212
|
Je suis locataire de ma maison, et mon propriétaire à qui je loue un
loyer normal m'a dit que je pouvais exploiter mes 2 chambres en chambres d'hôtes ;
ce que je fais depuis le début de l'année 2005 ; seulement je n'y comprends rien
pour ce qui est de la prochaine déclaration. Je voudrais faire simplement une
déclaration de revenus supplémentaires, comme on me l'a dit à la chambre de
commerce ; sans qu'il soit question de recettes et dépenses car je ne vois pas ce
qu'il faut déduire !
Si, par exemple, je gagne 4 800 par an, je pensais déclarer
4 800 en revenus supplémentaires :
 |
Si ce n'est pas comme ça que je dois m'y prendre, comment dois-je
faire ?
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 |
Ou bien y a-t-il quelqu'un qui pourrait m'aider dans ce genre de
déclaration ?
|
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Que me faut-il comme licence pour travailler ?
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Le petit déjeuner est compris dans le prix de la chambre ;
j'envisage également de proposer une table d'hôtes à mes clients des chambres
d'hôtes : est-ce que je peux tout englober dans la déclaration, chambres et table
d'hôtes sans pour autant parler de recettes et dépenses ?
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Tout d'abord, vous indiquez que votre propriétaire "vous a dit"
que vous pouviez louer deux chambres en chambres d'hôtes : ce n'est peut-être
qu'une expression, mais il est essentiel, pour votre sécurité, qu'une autorisation de ce
genre soit écrite.
Toutes les autres questions que vous posez ont des réponses sur ce
Blog des Experts mais peut-être n'ai-je pas été assez clair ?
- Si vous voulez vous simplifier la vie, déclarez sur votre formulaire IRPP, votre
chiffre d'affaires "hébergement" ; l'administration fera une déduction
forfaitaire de 72 %, pour les charges ;
- Déclarez de même le chiffre d'affaires restauration (même si vous vendez tout
compris, une ventilation doit être faite entre les chambres et le petit déjeuner) ainsi
que les autres recettes éventuelles ; l'administration fera une décote forfaitaire
de 52 %.
- Vous avez besoin d'une "petite licence restauration" pour les petits
déjeuners ; elle suffira aussi pour les prestations de table d'hôtes, si celles-ci
restent occasionnelles ; autrement il vous faudrait une inscription au RCS.
- De toutes façons, ainsi que je l'ai souligné à plusieurs reprises, il vous faut
suivre l'arrêté du 9/5/95, sur l'hygiène concernant le traitement des produits
alimentaires (se référer par exemple au Blog des Experts de Jean-Gabriel du Jaiflin
"Implanter et gérer
un restaurant - démarche HACCP incluse").
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227
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Si j'ouvre une ou deux chambres d'hôtes, dois-je avoir un contrat
écrit lors des locations ?
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Si oui, quelle close doit-il obligatoirement comporter ?
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Par
ailleurs, si en plus des deux chambres, je me propose de faire un peu de cuisine
uniquement pour les clients des chambres, cela pose-t-il un problème : il me semble
n'avoir pas vu la réponse ? |
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Vous n'avez nulle obligation d'avoir un contrat de location
spécifique ; c'est comme pour un hôtel, il y a :
- une date d'arrivée et de départ, éventuellement l'heure d'arrivée ;
- le nombre de personnes, donc le nombre de lits ;
- le tarif TTC et ce qu'il contient comme les petits déjeuners ;
- et les autres prestations éventuelles...
Vous pouvez toujours rajouter autre chose, mais la loi prévoit que ce
que vous devez mettre à disposition doit être propre, en bon état... et que les clients
doivent se comporter, à l'égard de ce qu'il leur est confié, en "bon père de
famille".
C'est l'essentiel, qui suffit dans 99 % des cas, comme contrat de
prestations de service ; pour vous conforter totalement, je vous renvoie au Code du
Tourisme dans son Article L324-2 : "Toute offre ou contrat de
location saisonnière doit revêtir la forme écrite et contenir l'indication du prix
demandé ainsi qu'un état descriptif des lieux."
Quant à la possibilité de fournir
des repas, voyez ce que j'ai écrit, à plusieurs reprises, sur cette page : c'est possible, mais avec quelques obligations de votre
part. |
248
|
Nous sommes deux
personnes copropriétaires d'un bâtiment (amies sans aucun lien). Nous gérons 4 chambres
d'hôtes et nous déclarons chacune la moitié du chiffre d'affaires, dans la rubrique
location de meublés et en 2004 par exemple, nous avons déclaré chacune
12 000 .
Le Centre des Impôts nous a demandé de faire une déclaration de création
d'entreprise...
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La Chambre de Commerce nous a alors envoyé un document à
chacune, est-ce obligatoire ?
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Qu'est-ce que cela va entraîner ?
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On ne peut pas créer deux entreprises pour la même chose... a
qui faut-il s'adresser pour avoir un conseil ?
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Vous êtes à la limite : pour être loueur en meublé professionnel
(LMP), donc inscrit au RCS, il faut et il suffit d'avoir un chiffre d'affaires
"meublé", égal ou supérieur à 23 000 . Avec
24 000 à vous deux, vous êtes à la marge ; mais, je suppose que
ce chiffre d'affaires ne comprend pas que de l'hébergement, mais aussi une recette de
petits déjeuners que vous devez enlever du chiffre d'affaires, pour déterminer si vous
êtes LMP ou pas.
Je suppose que votre chiffre d'affaires petits déjeuners, dépasse
très sensiblement 1 000 ? Vous devez pouvoir évaluer - si vous ne
l'avez pas publié par ailleurs - le prix de vos petits déjeuners dans une fourchette
entre 5 et 10 , selon la qualité de vos prestations.
Je crois donc que vous pouvez vous arc-bouter sur cette position pour
ne pas "sortir" de cette notion de chambres d'hôtes, n'imposant pas de
création d'entreprise.
Cependant, votre position, bien logique en elle-même, de ne faire
chacune la déclaration que de la moitié du chiffre d'affaires, dans vos déclarations
fiscales, ne peut pas être acceptée par l'administration fiscale : je n'ai pas de
solution, à cet égard, à vous proposer et vous conseille de vous adresser, sur ce point
précis, à un conseiller fiscal.
Mais il est évident, que vous ne devez pas faire chacune, une
déclaration pour la création de la même entreprise ; cette demande est ridicule.
Permettez-moi, cependant d'ajouter ceci : même si l'on est pas
obligés d'avoir des liens, comme vous le dites, autres qu'amicaux, pour être pacsés,
cela pourrait vous permettre d'être considérées comme un seul foyer fiscal et pourrait
résoudre, une partie du problème ; je ne connais pas évidemment les autres
éléments, vous concernant toutes les deux. |
Complément
n°1 à Q248
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Non seulement
nous faisons des petits déjeuners mais également et assez souvent des repas (je peux
retrouver le pourcentage exact)...
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Concernant la déclaration de CA, je pensais, bien innocemment
direz-vous, que chacune d'entre nous avions droit à 23 000 , quel serait
alors l'avantage d'être pacsées ?
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Nous avons un conseiller fiscal et ami qui est inspecteur des
impôts et qui nous a conseillé de déclarer une entreprise en précisant toutefois que
cela n'était pas très net... et nous venons de prendre rendez-vous avec un conseiller
juridique.
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Le
problème le plus important, c'est que j'ai 68 ans : ces chambres d'hôtes sont pour
moi un grand amusement, mais deviennent aussi un peu fatigantes... J'ai comme l'impression
que d'ici un an ou deux, je lèverai le pied, faute d'énergie... Je ne voudrais pas alors
être gênée par des questions administratives trop lourdes ! |
Vous servez aussi des repas ? Donc, il est bien clair que vous serez
bien en dessous des 23 000 de LMP ; mais êtes-vous bien en règle
concernant les repas (licences, arrêté 9/5/95 sur l'hygiène, etc.) ? Cela n'a rien
à voir avec votre question, mais si vous deviez commencer un bras de fer... autant que
tout soit très en ordre.
L'avantage d'être pacsées serait de n'être considérées que comme
un seul foyer fiscal et pas deux personnes physiques, devant faire chacune sa déclaration
IRPP.
Vous pouvez, bien sûr, pour que les choses soient claires entre vous
et vis-à-vis de l'administration créer une petite SARL, dont vous seriez l'une et
l'autre porteuse de part ; ce n'est pas une grosse contrainte, vous auriez une taxe
professionnelle à payer... mais cela ne me paraît pas bien grave... ni très utile.
Je vois que vous êtes bien entourées et, comme vous le proposez, je
serais heureux de connaître l'avis de vos conseils. |
Complément
n°2 à Q248
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Concernant
le "pacs", nous ne tenons pas à mélanger nos affaires. Nous avons créé une
SCI pour notre maison afin de ne pas avoir de problème de transmission. Cela nous oblige
d'ailleurs à louer les chambres meublées à la SCI pour en faire des chambres
d'hôtes !
Concernant les repas : je crois que
c'est admis pour les chambres d'hôtes, si cela ne prend pas trop d'expansion !
j'espère en tout cas ! |
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Un point rapide sur votre table d'hôtes puisque vous servez des repas
(cela vaut d'ailleurs aussi pour le service des petits déjeuners) ; ce qui est admis
- si cette activité de table d'hôtes est modeste et exceptionnelle - c'est de ne pas
avoir l'obligation d'inscription au RCS, mais pas du tout de ne pas avoir de licence vous
permettant de servir des boissons, accompagnant les repas et de respecter l'arrêté du
9/5/95 sur l'hygiène alimentaire : pour cela, reportez-vous aux 3 Sujets Interactifs
sur l'HACCP et l'hygiène :
- Hygiène et HACCP - le minimum pour être prêt pour un contrôle
- Implanter et gérer un restaurant (démarche HACCP incluse).
Je suis beaucoup intervenu sur ces deux sujets (licence et
hygiène) et vous prie de vous reporter, entre autres, aux réponses des pages
suivantes : "Prestations
: Licence boissons" (question
21) ainsi qu'à la page "Prestations : Licence
restauration" (questions 42 & 58) et enfin à la
question 50 ci-dessus.
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250
|
Je sais que vous
avez déjà donné des réponses sur ce point mais j'aimerais quand même avoir une
confirmation de votre part. Je suis propriétaire de 5 chambres d'hôtes que j'exploite en
tant qu'activité principale (pas d'autre revenu).
 |
Dois-je OBLIGATOIREMENT être inscrite au RC ?
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C'est un sujet controversé et à cet égard, vous n'avez peut-être pas
tort de reposer votre question avec une insistance... louable !
La position de L'APCE - déjà citée à de nombreuses reprises
- qui dépendent du Conseil National de la Création d'Entreprise (CNCE), structure
qui elle-même dépend du Ministère des Petites et Moyennes Entreprises indique,
dans sa brochure "Gîte ruraux - Chambres d'hôtes" - Code NAF 55.2E -
réactualisée en avril 2003 : "L'immatriculation au RCS s'impose aux
commerçants, c'est-à-dire aux personnes effectuant des actes de commerce et en faisant
leur profession habituelle."
Il s'agit donc de savoir si, d'une part, l'activité comprend des actes
de commerce et d'autre part, si elle est exercée à titre de profession.
D'une part, l'activité de location meublée est mixte, c'est-à-dire
à la fois composée d'actes civils (location d'immeuble) et d'actes de commerce (location
de meubles, et le cas échéant, prestations de services tels que ménage, fourniture de
linge, petit déjeuner et repas en tables d'hôtes...).
Alors que la location d'un meublé sans autre prestation est jugée
civile, et que l'exploitation d'un hôtel est jugée commerciale, aucune jurisprudence
n'est venue, jusqu'à ce jour, déterminer si la partie commerciale de l'activité
chambres d'hôtes l'emporte sur la partie civile.
D'autre part, l'on considère que l'activité est professionnelle
lorsqu'elle est exercée dans le but de dégager des revenus substantiels, permettant d'en
vivre. Cette définition est souvent donnée en opposition à une activité de gestion ou
d'entretien du patrimoine.
On comprend alors que seule une appréciation au cas par cas peut être
envisagée.
Les fiches de la CCI de Paris - Inforeg 2004/2005 - disent
exactement la même chose.
Vous aurez aussi noté que l'article de L'Hôtellerie
Restauration n° 2940 du 1er septembre 2005 fait une large mention des réactions des
organisations syndicales hôtelières à l'encontre des chambres d'hôtes non
déclarées : ce qui vise, bien sûr, l'inscription au RCS.
Le fait que cette activité soit votre revenu principal, semblerait
militer dans le sens d'une inscription au RCS pour vous, même si 5 chambres, ce n'est pas
encore bien important.
Une inscription de l'immatriculation au RCS ne changera rien aux autres
dispositions à l'égard de la TVA (questions : 9
& 187), au régime des meublés
(questions : 60 & 190).
La seule réelle contrainte que je vois, dans votre cas, peut être une
cotisation obligatoire vieillesse ou maladie maternité au régime de salariés non
agricole ; mais cela aussi peut se négocier.
Les choses pouvant évoluer prochainement au plan règlementaire, je
crois que vous ne prenez pas grand risque en attendant des éclaircissements.
Mise à jour septembre 2007 : « Dans la question ministérielle du 12 décembre 2006 (J.O. AN du 6 février 2007, page 1414) le ministre délégué
au tourisme indique, en substance, que ceux qui exerce l’activité d’exploitant de chambres d’hôte, de manière habituelle, en cherchant des profits et qui en font
leur profession doivent s’inscrire au RCS, par contre ceux qui exercent cette activité de manière accessoire, en complément d’une activité professionnelle qui
n’entraîne pas l’obligation de d’inscription au RCS, sont dispensés de s’immatriculer à ce registre au titre de l’exploitation des chambres d’hôtes ».
|
260
|
Je possède 5 chambres
d'hôtes et mon chiffre d'affaires est de 28 000 par an.
 |
Puis-je déclarer en tant que loueur professionnel, sachant que je suis
salarié (24 000 par an) ?
|
 |
De plus, mes clients sont demandeurs d'une table d'hôtes. Que dois-je
déclarer aux impôts ?
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|
Le régime de Loueur en Meublé Non Professionnel (LMNP) est justement
fait pour les personnes ayant des revenus autres, qu'ils soient salariés ou non, car je
pense que si vous enlevez, au chiffre que vous avez indiqué, les recettes pour les petits
déjeuners et éventuelles recettes annexes, vous devez vous situer légèrement en
dessous du seuil de 23 000 qui est celui à partir duquel, l'on devient
loueur en meublé professionnel (LMP).
Le fait que vos salaires actuels soient légèrement inférieurs à vos
revenus actuels de location n'a pas à entrer en considération au niveau où vous vous
situez.
Quant aux recettes émanant de la table d'Hôte, vous devez les
déclarer, comme celles des petits déjeuners, sur votre déclaration IRPP.
N'oubliez pas la règlementation concernant les tables d'hôtes
(licence et hygiène) exposée dans cette page à la question 66 |
263
|
Mon mari exploite un
snack pizzeria à emporter ou à consommer sur place, ambulant dans le 04, donc déclaré
à la Chambre des Métiers et au RCS en micro entreprise.
Nous souhaitons transférer cette activité dans un bâtiment appartenant à une compagnie
de chemin de fer privé. C'est un immeuble classé monument historique qui était à
l'origine un hôtel restaurant. Il est maintenant fermé depuis des années. La partie
restauration de trouve au rez-de-chaussée où nous voulons continuer la formule du snack
qui permet une restauration rapide 7/7 et non-stop actuellement de 11h à 22h. Nous
voudrions également créer une pizzeria.
Les chambres, au total 20, sont réparties sur 2
étages. Nous souhaiterions en garder 5 à titre personnel et louer le reste. J'aimerais
garder le style chambres d'hôtes et par la même faire une table d'hôtes. Je sais que
nous serons de toute façon classés ERP.
Une chose me chiffonne en réponse à la question
60 où vous disiez que le fait d'ouvrir un restaurant n'était guère plus compliqué
qu'une table d'hôtes.
 |
Ne faut-il pas un diplôme BEP ou CAP ou plus sanctionnant des
études de cuisine ?
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 |
J'aurais aussi voulu savoir la différence qu'il y a entre un
hôtel, une chambre d'hôtes, une chambre meublée, un gîte d'étape, une pension de
famille, un gîte de séjour... J'ai l'impression que tout se joue sur les mots.
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Au sujet des nouvelles mesures de sécurité mises en place à
l'été 2005, avez-vous reçu des directives ? Les bâtiments étant vieux, il faudra
sûrement faire des travaux, à la charge de qui ?
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Est-il possible que mon mari garde l'exploitation du snack et de
la pizzeria, toujours en micro entreprise et que je prenne à ma charge en création
d'entreprise et en micro entreprise les chambres et la table d'hôtes ?
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Je suis actuellement en disponibilité
pour un an renouvelable pendant 10 ans dans mon travail.
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Ai-je droit au crédit FGIF ?
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Votre projet semble très intéressant mais, malgré tout, un peu
compliqué ; quelques remarques et réponses :
Globalement, je pense que vous devez encore continuer à réfléchir
sur votre projet, analysant bien toutes les imbrications. |
267
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Mon époux et
moi-même, souhaitons acquérir un chalet, en Haute-Savoie, de 280 m2 habitables,
disposant de 5 chambres.
 |
Ledit chalet dispose d'un sous-sol de 120 m2 où nous
souhaiterions vivre en l'aménageant. Est-ce possible ? En l'espèce, puisqu'il
s'agit d'une seule et même bâtisse.
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Pouvons-nous séparer nos locaux de ceux de nos hôtes, ne
serait-ce que pour que nos deux enfants en bas âge puissent bénéficier d'un coin
"bien à eux" ?
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Cela nous désignerait-il comme un ERP ?
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Autre question : devons-nous impérativement recevoir le
consentement de la mairie pour créer des chambres d'hôtes et éventuellement une table
d'hôtes. Peut-elle refuser ?
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 |
Peut-elle refuser un réaménagement de l'assainissement même
dans le cas où nous en prenons l'entière responsabilité financière ?
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Merci beaucoup
car ce site nous a permis d'avancer notre projet à pas de géant. |
Créer 5 Chambres d'hôtes dans une surface de 280 m2 est évidemment tout
à fait possible, les sanitaires doivent aussi correspondre à la solution de location que
vous pouvez envisager : (5 unités indépendantes ou un ensemble de 3 chambres
communicantes avec le sanitaire, plus un ensemble de 2 chambres, avec aussi sanitaire
indépendant ; votre projet étant à l'étage ou au rez-de-chaussée, il paraît
difficile que vos clients utilisent les sanitaires du sous-sol).
N'ayant que 5 chambres à louer, vous ne serez pas - du moins tant que
la législation reste inchangée (octobre 2005) - considérée comme ERP.
Vous pouvez aussi, tout à fait, avoir un espace privatif, en
particulier pour vos enfants, mais n'oubliez pas que le principe des chambres d'hôtes est
une certaine convivialité qui recommande, en particulier, la prise du petit déjeuner en
commun et, éventuellement, un moment passé en commun, le soir, au salon.
Vous n'avez pas à demander une autorisation à la Mairie, mais
seulement l'informer de votre décision d'avoir des chambres d'hôtes ; pour votre
commercialisation, il est plus que recommandé d'informer l'Office du Tourisme, le
syndicat d'Initiative...
Idem pour la création d'une table d'hôtes pour laquelle,
vous trouverez dans les réponses de cette page toutes
les informations règlementairement utiles.
En ce qui concerne l'assainissement, il est évident que la Mairie peut
avoir à intervenir : je vous conseille de vous reporter au complément de réponse
à la question 64 ci-dessus. |
270
|
Nous voulons
(dans quelques années) commencer des chambres d'hôtes (5 ou 6) et une table d'hôtes
(faire des repas pour les visiteurs des chambres d'hôtes).
Plus tard, au moment où les chambres
d'hôtes marcheront bien, comme je suis cuisinier, je voudrais établir un restaurant au
même endroit ; c'est-à-dire créer un menu (pas à la carte) pour les visiteurs des
chambres d'hôtes et pour les passants (c'est-à-dire, les personnes qui ne louent pas de
chambre, mais qui viennent seulement pour les repas) :
 |
Est-ce que, pour pouvoir réaliser cela, j'ai besoin d'un permis
de construire ? Ou est-ce qu'une simple déclaration suffit ?
|
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Si oui, est-ce que je peux demander maintenant le permis de
construire, en disant que je ne ferai pas de restaurant avant environ 8 ans ?
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De ce fait, ne devrais-je pas payer des taxes supplémentaires à
partir de maintenant ?
|
J'espère
que vous pouvez me renseigner le plus vite possible, car nous n'avons que 7 jours pour
pouvoir annuler le compromis de vente, si besoin était. |
- Pour la création ultérieure d'un restaurant qui se substituera à la table d'hôtes,
au bout de quelques années, il vous faudra un permis de construire (PC) puisque vous
allez, à ce moment-là, modifier la destination de vos locaux qui seront d'abord des
locaux d'habitation avec chambres et table d'hôtes ;
- Naturellement, vous pouvez faire la demande par anticipation, mais cela impliquera des
plans, avec le respect de la règlementation sur l'hygiène, la marche en avant, et la
règlementation sur la sécurité, déjà citées dans les réponses précédentes ;
- Ce que je crains, pour vous, c'est que cette demande de PC ne prenne trop de temps et
retarde un processus qui doit se conclure rapidement, si j'ai bien compris ; d'autant
que je n'exclus pas que ce PC ne soit soumis à une approbation préalable de la Direction
des Services Vétérinaires concernant l'hygiène alimentaire... toutes choses que vous ne
pourrez boucler en quelques jours ;
- Si vous avez la surface disponible pour établir - ou construire à côté - un
restaurant ouvert à la clientèle de passants, je me demande si une simple vérification
verbale auprès de la Mairie ne serait pas suffisante, aujourd'hui, pour déterminer s'il
n'y a pas, règlementairement, un obstacle à la création future d'un restaurant (je ne
vois pas bien lequel d'ailleurs) afin que vous attendiez de connaître les premiers
résultats de votre exploitation de chambres et table d'hôtes, avant de passer à
l'étape suivante ;
- Par ailleurs, il n'y aurait pas de taxes particulières à envisager, liées seulement
à l'indication de votre intention de créer ultérieurement un restaurant.
Mise à jour août 2007 : le Décret n° 2007-1173 du 3/8/07 limite à cinq le nombre de chambres d’hôtes possibles chez l’habitant.
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