Centres équestres
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Dans
cette page, vous trouverez les réponses aux questions suivantes : |
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N°28, 152, 169,
174 & 182. |
28
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Je viens de déposer
un permis de construite pour la création de deux gîtes ruraux de caractère
(3 chambres et 1 chambre).
L'architecte tient absolument à mettre des portes de 90 cm partout en invoquant une norme
qu'il ne sait pas trouver puisque ce ne seront ni des ERP ni des gîtes accueillant des
personnes handicapées. Vous citez régulièrement la règle disant : règlementation
ERP seulement si > 6 chambres.
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Pourriez-vous me donner les références exactes de ce texte que je
puisse les donner à mon architecte têtu ?
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Vous avez raison mais...
- l'article PE 11 des "Dispositions applicables aux établissements de 5°
catégorie" du règlement de sécurité contre l'incendie relatif aux E.R.P. précise
dans son § 3 : "Les largeurs règlementaires des portes sont basées sur la
largeur de l'unité de passage égale à 0,60 m sauf pour les largeurs de 1 unité de
passage où la dimension est portée à 0,90 m et pour celle de 2 unités de passage qui
doivent présenter une largeur de 1,40 mètre" ;
- plus loin le même article précise que pour les E.R.P : "Les locaux, les
niveaux, et les établissements où le public est admis doivent être desservis par des
dégagements judicieusement répartis et ne comportant pas de cul-de-sac supérieur à 10
mètres. Le nombre et la largeur des dégagements exigibles s'établissent comme
suit :
- moins de vingt personnes : un dégagement de 0,90 mètre,
- de 20 à 50 personnes : un dégagement de 1,40 mètre".
Par conséquent, cet article, dans les
deux parties que je viens de citer, indique bien que pour les E.R.P la largeur des portes
devrait être de 90 cm, mais, comme vous avez moins de 6 chambres en exploitation dans
chaque établissement, vous n'êtes pas E.R.P. et donc pas concerné par cette
disposition ; par conséquent, vos portes doivent être au minimum de 60 cm de largeur.
Cependant, je sais que
toute la règlementation concernant les chambres d'hôtel va être revue :
sur un plan général à la suite d'actions d'hôteliers contre une concurrence qu'ils
jugent déloyale ;
et en particulier la règlementation incendie, après la tragédie du Centre Équestre
de Lescheraines, le 5 août 2004 - faisant 8 morts dont 6 adolescents.
Par conséquent, puisque vos gîtes ruraux vont être
construits, je vous conseille, à titre préventif, de retenir la largeur de 90 cm qui
risque d'être imposée dans la prochaine règlementation. Certes, une nouvelle
règlementation ne s'applique pour les bâtiments construits qu'avec des délais, mais il
me paraît raisonnable d'anticiper ce qui pourrait être décidé, la différence de coût
à la construction étant faible. |
152
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Mon amie qui
travaille à temps partiel, envisage de créer dans sa résidence secondaire deux chambres
d'hôtes. Elle a eu l'approbation du maire.
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Comment doit-elle déclarer les revenus de cette location ?
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Y a-t-il des forfaits ? un maximum ?
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Même si j'ai l'impression que les réponses à vos questions se trouvent
dans les 150 réponses précédentes, je souhaite vous apporter les précisions
suivantes :
- c'est très bien que votre amie ait l'approbation du maire, mais pas indispensable,
l'information officielle à la mairie est suffisante ;
- le plus simple pour elle - surtout pour deux chambres - est de déclarer le chiffre
d'affaires dans sa déclaration IRPP (formulaire 2042) et soit faire un détail réel de
toutes les charges y afférentes - ce qui n'est pas très facile et pose des problèmes de
clés de répartition - ou de faire l'abattement forfaitaire de 72 % sur le chiffre
d'affaires hébergement - ce qui me paraît plus simple (seulement 52 % d'abattement
pour les autres recettes, dont celles des petits déjeuners) ;
- sur les point ci-dessus je vous suggère de vous référer aux réponses à la
question 9 sur la page "TVA", ainsi qu'aux questions 40
et 105 (page "Fiscalité
IRPP - BIC").
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169
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Nous avons ma
femme et moi un projet en cours d'aménagement d'un gîte rural dans des anciennes
écuries faisant partie de notre résidence principale. Pour ce projet, nous sommes
accompagnés par les Gîtes de France et le Conseil Général de notre région. Nous en
sommes au stade où nous attendons l'acceptation du permis de construire pour lancer via
l'architecte l'appel d'offres aux entreprises. L'ouverture de ce gîte est prévue pour
l'été 2006. En parallèle, mon épouse (qui est demandeur d'emploi) effectue une
formation de moniteur équestre avec une spécialisation en attelage qui doit aboutir
également à l'été 2006. Notre objectif est d'associer à l'activité d'accueil en
gîte rural, des prestations équestres (promenades, loisirs, pension pour chevaux,
leçons d'attelage, etc.). À cette fin, nous avons également entrepris la construction
de 7 boxes que nous finançons actuellement sur nos fonds propres. Pour compléter ces
éléments de contexte, j'ai l'intention de conserver mon emploi pour encore 8 années et
le fonctionnement du gîte et de la structure équestre devrait être pris en charge
totalement par mon épouse.
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Comment procéder pour déterminer le meilleur montage pour
réaliser ces 2 activités et quelles questions faut-il se poser ?
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Si j'ai trouvé des informations très précieuses dans l'ensemble
des questions et réponses apportées, l'ajout de l'activité équestre complique la donne
et j'ai un peu de mal à m'y retrouver (statut agricole, avec activité complémentaire
gîte,- 2 entreprises séparées,- création d'une société ? ) ?
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Une
dernière information : le CA annuel prévisionnel devrait se situer entre
10 000 et 20 000 , l'investissement de création des boxes est de l'ordre
de 60 000 et l'aménagement du gîte devrait être de 150 000 .
L'opération relève plus de la valorisation du patrimoine et de la recherche de
convivialité à partager (accueil et cheval) que de la recherche de rentabilité. |
- En effet, la partie équestre de votre projet peut avoir une incidence sur la structure
à donner grâce à sa nature propre, mais à cela je ne suis pas capable de
répondre ; par contre je pense que la Chambre d'Agriculture de votre région peut
vous donner des précisions qu'il pourrait être utile de partager, car avons plusieurs
questions liées au domaine de l'équitation ;
- si cet aspect de votre activité ne vous donne pas des obligations - ou des avantages -
spécifiques, il me semble qu'une simple SARL peut à la fois gérer les deux
exploitations ; mais avec les chiffres d'affaires prévisionnels que vous indiquez,
une société n'est pas indispensable et vous pouvez aussi bien fonctionner, au moins pour
débuter, avec une simple déclaration IRPP et BIC ;
- tout dépend aussi si votre épouse souhaite avoir une rémunération de salariée ce
qui n'est possible qu'avec une société, laquelle pourra aussi supporter les
amortissements de vos investissements ;
- l'aspect responsabilité civile devra, de toutes façons, être bien étudié pour - en
particulier - toute l'activité équestre ;
- vous êtes évidement conscient qu'avec 6 chambres, votre gîte rural sera un ERP.
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174
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Nous désirons,
une amie et moi, faire des chambres d'hôtes pour des cavaliers de passage en stage de
dressage chez nous, avec leurs propres chevaux :
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Doit-on fournir tous les repas ou simplement le petit déjeuner ?
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Et quelle serait la solution provisoire pour mon amie qui ne
travaille pas, et moi qui vais continuer mon activité de fonctionnaire, afin de voir
comment se passe notre activité ?
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Quelle solution choisir pour une association, et quelles sont nos
obligations vis-à-vis de nos cavaliers qui seraient maximum 6 ?
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Une exploitation de chambres d'hôtes, c'est hébergement et petit
déjeuner, à la maison.
Si autour de chez vous, il existe des possibilités de restauration,
vous n'avez aucune obligation de fournir des repas donc de faire aussi "table
d'hôtes" ; vous seul pouvez répondre à cette question.
Par contre, s'il n'y a pas le "pain et le sel" pour les
cavaliers, vous devrez, je pense, avoir l'avoine et le foin pour les chevaux !
Vous pouvez toujours créer une société (SARL) avec une répartition
des parts de celle-ci en fonction de vos apports, en envisageant une rémunération de
votre amie pour le travail plus important qu'elle effectuera.
Les obligations envers les cavaliers ? Classique en ce qui
concerne les chambres et la table d'hôtes éventuelle, en ce qui concerne l'aspect
dressage, je n'ai aucune idée particulière ne sachant pas qui va faire quoi (mais je
pense, bien sûr, à l'aspect assurance responsabilité civile). |
182
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Je suis
propriétaire depuis quelques mois d'une maison à la campagne qui comprend dans le même
bâtiment la partie habitation, une partie grange et une partie écurie. Les anciens
propriétaires avaient commencé à faire un gîte dans la partie grange. Avec mon ami,
nous avons décidé de finaliser ce gîte. Celui-ci accueillera tout au plus 4 personnes.
Je suis seule propriétaire de l'ensemble : bâtiment et terrain. Mon ami vient de
créer, par ailleurs, à la même adresse, son entreprise individuelle de pension +
débourrage de chevaux + à terme, de randonnées à cheval.
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Nous nous interrogeons sur la manière de
déclarer au mieux ce gîte sachant que celui-ci pourra aussi accueillir des
propriétaires de chevaux (gîte équestre occasionnel) : mon ami, via son entreprise
qui a le statut agricole ou, moi, en privé ?
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Et sous quelle forme doit-on le
déclarer ?
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Vos activités étant différentes et les deux activités en création, je
pense que les regrouper pourrait être une bonne idée ; en effet, il serait dommage
d'avoir à payer des impôts sur l'une alors que l'autre serait déficitaire.
D'un autre côté, votre ami ayant une entreprise de statut agricole
doit pouvoir avoir accès aux aides (prêts bonifiés) et aux subventions émanant de la
Chambre d'Agriculture, ce qui n'empêche pas de voir avec le CFE de la CCI quels sont les
appuis que le Conseil Général peut vous apporter.
De plus, comme vous êtes propriétaire de l'ensemble, je vous suggère
qu'un loyer vous soit réglé par l'activité gîte rural qui sera dans la grange. |
Complément
à Q182
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Dans l'hypothèse
où mon ami prend le gîte à sa charge en plus de son activité agricole de
pension-débourrage-randonnée :
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Cette activité peut-elle relever des bénéfices agricoles ou
relève-t-elle des BIC ?
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Auquel cas, ce serait bien deux activités différentes à
déclarer différemment et peut-être même avec 2 numéros SIRET ?
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Ça complique les choses et ce n'est peut-être pas à son
avantage. Qu'en pensez-vous ?
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La fiche de l'APCE (http://www.apce.com)
est claire sur le point que vous soulevez : "Sur le plan fiscal et
comptable, les agriculteurs sont en principe tenus de distinguer les revenus qu'ils
retirent de leurs activités. Toutefois, par mesure de simplification, les agriculteurs
soumis au régime des bénéfices agricoles ont la possibilité de rattacher les revenus
provenant d'activités touristiques à leurs bénéfices agricoles lorsqu'ils n'excèdent
pas : 30 000 et 30 % du chiffre d'affaires agricole."
(MAJ avril 2003).
Je pense donc qu'il serait plus simple - et peut-être
fiscalement plus intéressant - de regrouper toutes les activités, tout dépendant du
volume respectif des deux activités et de leur rentabilité.
Si vous deviez retenir cette structure regroupée, je vous suggère de prendre contact
avec l'ADASEA (Association départementale d'aménagement des structures d'exploitation
agricole) qui peut aider à l'obtention d'aides :
- par le PAM (le plan d'amélioration matérielle) qui est un prêt bonifié destiné à
financer tous travaux d'aménagement y compris ceux qui sont destinés à un gîte rural
ou à des chambres d'hôtes ;
- la Chambre d'Agriculture pour l'obtention de subventions éventuelles.
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