Définitions et chiffres-clés
La consommation alimentaire hors domicile est en augmentation constante en France.
Le français consomme 1 repas sur 7 à l'extérieur (contre 1 sur 6 en Espagne, 1 sur 3 au Royaume-Unis et 1 sur 2 aux États-Unis).
Contrairement aux idées reçues, les développements en propre dans la
restauration représentent 90 % du marché, contre 5 % de licences et 5 %
de franchises.
Il y a un peu plus de 108 000 restaurants commerciaux parmi
les 272 000 établissements de consommation alimentaire hors domicile tous
circuits confondus. Il y a en France un peu plus de 5 900 restaurants de chaîne
(représentés par 106 enseignes), situés principalement en périphéries des
villes : les chaînes (c'est à dire au moins trois unités développées à
l'identique) représentent donc seulement 5,46 % du nombre de restaurants
commerciaux et 2,16 % du nombre total d'établissements. Mais elles ont un
chiffre d'affaires équivalent à 20 % du C.A. global de la restauration
commerciale (soit 8.1 milliards d'euros). Les chaînes sont toujours en
croissance ces dernières années. Mais ces chiffres sont trompeurs car à surface
comparable, le CA moyen de toutes les chaînes confondues connait ses premières
baisses depuis 10 ans.
Les indépendants (représentés en majorité par de la
restauration traditionnelle et à thème, pizzerias, etc.) pèsent 29,26 milliards
d'euros, soit 80 % de parts de marché et ont augmenté leur chiffre d'affaires
régulièrement.
LES GRANDES FORMULES DE RESTAURATION
La restauration commerciale est divisée en plusieurs 10 grandes
formules de consommation :
- La restauration rapide
anglo-saxonne (burgers, poulet, etc.) ;
- la restauration rapide
à la française (sandwichs, soupes, salades, etc.).
Il faut désormais distinguer 3 types de restauration rapide à la française :
- la restauration rapide classique historique dont le ticket moyen est inférieur à 8 € (type Brioche Dorée ou Paul),
- la restauration rapide moyen et haut de gamme dont le ticket moyen est compris entre 8 et 13 € (type Cojean, Jour Exki, Eat Me, Fines Herb… phénomène qui dépasse largement Paris puisque l'on en compte environ 2000 en France !),
- la restauration rapide très haut de gamme dont le ticket moyen est supérieur à 13 € (type Alain Ducasse, Westermann, Les Frères Pourcel, Guy Martin et de plus en plus d'autres chefs étoilés) ;
- le bistro-café (qui
se limite à la petite restauration type sandwich, croque-monsieur, c'est souvent le café
du coin) ;
- les cafés-restaurants
(qui propose un plat du jour et une carte restauration légère) ;
- la cafétéria
(self service du type Casino ou Flunch) ;
- la pizzeria ;
- le grill (type Buffalo
Grill, Courtepaille mais aussi des indépendants) ;
- la restauration à
thème (mexicain, africain, historique, etc.) ;
- la restauration
traditionnelle ;
- la restauration
gastronomique (distinguée par un guide, parmi les meilleures tables).
< En baisse
- les selfs et
cafétérias ;
- la livraison à
domicile est peu utilisée en France, hormis dans les très grandes agglomérations et
considérée comme un dépannage (faible fréquentation) luxueux (trop cher) ;
- la restauration
rapide anglo-saxonne, caractérisée par l'offre burger-frites-boisson gazeuse
connaît un fléchissement d'activité depuis la première crise alimentaire de 1996. Elle a du mal
à faire passer une autre offre que le burger : aller manger une salade chez McDo
n'est pas cohérent aux yeux du consommateur, qui cherche de plus en plus un repas
"bien-être", même s'il est rapide.
< En hausse
- Le
café-bistro ;
- Les circuits
alternatifs alimentaires (industriels de l'agroalimentaire, la grande distribution,
les pétroliers, les magasins et les cinémas) ;
- la restauration
automatique, une hausse due principalement à l'amélioration des produits
et à l'esthétisme des machines ;
- la restauration
classique, la restauration d'hôtels, la restauration commerciale et la restauration
collective ;
- les repas servis
(sandwichs, plateaux repas) sur le lieu de travail (Class Croûte, Repaburo, etc.)
ont un vrai potentiel d'avenir ;
- la restauration à
thème reste la chasse gardée des indépendants. Les concepts que l'on retrouve en
France sont pour la plupart recopiés sur les modèles américains. Elle peut décliner
des produits de base (poisson, viande, fromage, salade, vin, fruits de mer, etc.),
cuisinés ou assemblés (sandwichs, crêpes, pizzas, fondues, pâtisseries, desserts,
etc.), exotiques (sur une région, un pays, une culture, historique, bistrot du début du
siècle, végétarien, diététique, biologique, etc.). Le personnel doit adhérer au
concept et partager un état d'esprit et une passion. Le décor doit être créatif sans
être gadget, en cohérence avec la thématique choisie, l'entretien des locaux doit
rester facile. Si le service à table reste une évidence, il est bon de multiplier les
modes de distribution (vente à emporter, livraison) et les espaces de consommation. Pour
les repas du soir et week-end, c'est à dire festifs, cette restauration exige des volumes
élevés, un rapport qualité-prix juste, en sachant que le consommateur y attend une
ambiance de fête et de l'innovation ;
- la restauration
rapide essaie de se démarquer par l'originalité de ses produits, en
recherchant plus de qualité et en complétant son offre (petits déjeuners,
goûters, etc.). Elle bénéficie de la tendance nomadisme, qui explique la
progression et la diversification de l'offre. Attention : la qualité
intrinsèque des plats est fondamentale, il ne faut pas perdre de vue
qu'aujourd'hui, la motivation première du consommateur est de bien manger,
quel que soit le temps qu'il y consacre et le lieu ou il se trouve.
< Les grands modes de distribution
Parmi ces modèles de restauration, on retrouve quatre grands modes
de distribution :
- le service à table
(majoritaire) ;
- le self-service
(apparu dans les années 70) ;
- la vente à emporter
(apparue dans les années 80) ;
- la livraison à
domicile ou au bureau (apparue dans les années 90, et qui marche très peu en
France en ce qui concerne celle à domicile).
< Les types d'emplacements principaux
Il existe quatre types d'emplacements principaux pour un
restaurant :
- Le centre ville ;
- la périphérie
intégrée (en pied d'immeuble) ;
- les centres
commerciaux ;
- la périphérie avec
des bâtiments types (ex. : Buffalo Grill, Courtepaille).
< Pour la clientèle
Les repas peuvent avoir plusieurs motivations et fonctions selon le
moment :
- d'abord la nécessité :
le but premier est strictement alimentaire, elle concerne la consommation du midi en
semaine pour les actifs. Dans cette fonction, le client veut un repas rapide,
équilibré, et le moins cher possible. En moyenne, la restauration fait 75 %
de son chiffre d'affaires le midi et 25 % le soir ;
- mais un repas peut
aussi avoir une fonction festive : ce sont les sorties de loisirs dans
le cadre de la vie privée, où l'on attend du dépaysement, de la détente, du
plaisir, ces repas correspondent en majorité aux soirs et aux week-ends. Là,
le client demande plus de convivialité, est prêt à payer un peu plus cher et
à consacrer plus de temps. Les cinq services qui correspondent du vendredi
soir au dimanche midi représentent 50 % du chiffre d'affaires moyen
hebdomadaire d'un restaurant. Il est donc nécessaire de bien penser au
nombre de places assises disponibles si l'on ne veut pas refuser des
clients, et donc du chiffre d'affaires, aux jours et heures de pointe, même
si le restaurant n'est pas rempli les autres jours ;
- la préparation en
directe, comme cela se fait de plus en plus souvent (cuisines ouvertes) peut être un
élément fort et "spectaculaire" pour le consommateur, l'aspect visuel rassure le client et
temporise l'attente, mais la qualité des produits doit être irréprochable
ainsi que tout ce qui est vu par le client.
Une prestation de mauvaise qualité tue irrémédiablement le concept,
aussi créatif soit-il.
Dernières questions
|
|
 |
Poser une nouvelle question
Protection de vos données
-
Signaler un contenu illicite
|