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«Il faudrait recadrer deux principes simples : la qualité et les prix.
L'embauche et l'investissement suivront» ;
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«Il faut retrouver la confiance du
consommateur à travers une plus grande transparence. Concernant l'origine de
leurs produits et des circuits d'approvisionnement» ;
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«Le client ne comprendra pas que certains produits comme le vin échappent à
ces mesures. Mon conseil serait de faire porter ses baisses de prix sur
l'intégralité des prestations, y compris le vin» ;
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«Demain plus encore qu'aujourd'hui, les
restaurateurs devront être des
gestionnaires. L'industrie alimentaire fournit déjà des produits élaborés,
simples à utiliser. Il faut qu'ils aillent dans cette direction» ;
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«Plutôt que de baisser les prix, peut-être les professionnels devraient
réfléchir à offrir des petits plus, comme offrir le café gourmand, ou
l'apéritif, ou encore passer à des prix "ronds"» ;
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«Il y a 10 à 15 ans, il suffisait d'avoir un bon chef pour ouvrir un
restaurant. Aujourd'hui, il faut avoir en tête un concept (de type de cuisine,
de carte, de décoration, et même de marketing)» ;
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«La relance ne peut être faite qu'au travers d'une politique d'emploi qui aura
en plus des effets concrets sur le marché du travail une composante
"communication" importante» ;
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«Dans le secteur rural, on ne pourra pratiquer de baisse des prix. Les normes
grèvent les budgets. Concernant l'offre, il est possible d'envisager la création d'une
nouvelle offre différente mais moins chère» ;
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«La valorisation du personnel et du recrutement sont les priorités. Le
consommateur est déjà informé et compare beaucoup les offres» ;
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«Dans cette période de crise généralisée, la relance de la consommation passe
par l'innovation, pas par le statu quo. Le consommateur est même prêt dans
certains cas à payer un supplément de prix, à condition qu'il obtienne en
échange du "plaisir ajouté"» ;
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«Le restaurant de demain devra être évolutif ; ceux qui pensent que l'offre et
le concept de restauration peuvent rester figés pendant des années se trompent
lourdement. Le client a besoin d'être surpris agréablement, avec une offre
renouvelée et une relation riche, authentique. Le restaurant doit être un lieu
"animé", au sens où il possède une
"âme"» ;
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«Les notions de développement durable et de qualité sont sûrement celles à
privilégier» ;
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«Le pire serait que la profession fasse une faute de communication auprès des
consommateurs» ;
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«Pour moi, les restaurateurs doivent faire
porter leurs efforts principalement sur les salaires et sur le développement
des compétences de leurs équipes. Dans ce métier, on assiste à une
hémorragie des personnes qualifiées» ;
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«Il faudra profiter de cette nouvelle marge de manœuvre pour améliorer les
conditions de travail. Pourquoi ne pas explorer des pistes telles que des jours
fériés supplémentaires ou des journées de travail moins fractionnées ?» ;
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«A mon avis, cela va surtout servir à rembourser les dettes, à augmenter le
personnel, forcément, et à s'équiper» ;
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«Il y aura un problème à l'avenir pour trouver
et garder du personnel. J'étudie la possibilité soit d'augmenter les
salaires soit, pour mon cuisinier de 50 ans, de créer un plan d'épargne
retraite» ;
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«Les petits bistros, les petites bouffes
subsisteront de même que le haut de gamme à trois étoiles. Mais le milieu de
gamme, des restaurants qui offrent des menus à 25-30€, des produits frais,
des places assises et des serveurs gentils, il va craquer, exploser» ;
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«Les changements doivent se concentrer sur
l'emploi et sur le consommateur. Il faut valoriser le salarié, le fidéliser.
La réduction des prix ne sera pas suffisante pour que les restaurateurs
puissent attirer de nouveaux clients» ;
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«L'avenir se construira autour de concepts
simples : transparence, tradition. Il faut sortir de l'hégémonie des
guides» ;
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«Cette réduction ne constitue pas une avancée.
Les contreparties demandées par l'Etat sont une trop grande contrainte et
une intrusion dans cette industrie. Il faut créer une charte de la formation
pour les restaurateurs employant des apprentis» ;
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«Pourquoi changer les tarifs ? Le consommateur
y gagnera quoi ? Un à deux euros sur des formules à 16 euros ou même des
menus à 32 euros. C'est minime. D'autant qu'il va de plus en plus vers les
produits à petit prix (sandwich,…). En revanche, on risque de se retrouver
avec des partenaires sociaux dont les exigences seront exacerbées» ;
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«L'avenir de la restauration passe par la formation. Les programmes actuellement
en place ne peuvent convenir au milieu professionnel. Les enseignants ne sont
que trop rarement des professionnels qualifiés et leur influence sur les jeunes
est catastrophique».