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La réalité du marché La restauration hors domicile ou plutôt la CAHD (Consommation Alimentaire Hors Domicile) va poursuivre son expansion de façon fulgurante, mais totalement différente de ce que l'on a connu ces vingt dernières années. Notre époque tend vers des valeurs plus authentiques et plus simples. Et dans ce domaine, l'alimentaire est très en retard. Les Français sont de plus en plus exigeants, en allant au restaurant, ils veulent que cela soit bon et simple, sain et basique, identifiable, proche d'eux : c'est à dire ne plus être perdu dans une offre ultra sophistiquée à laquelle on ne comprend rien. Que ce soit en ce qui concerne les enseignes et devantures qui doivent gagner en lisibilité, mais aussi des cartes qui doivent êtres plus simples et plus courtes, tout comme les appellations de plats ou des formules (uniquement le midi, etc.). Plus de simplicité pour le consommateur implique également du personnel compétent et efficace qui sache répondre aux questions et aux demandes. Et des prix justes qui incluent toutes les prestations offertes durant l'ensemble de son séjour dans le restaurant. Plus surprenant, le client demande également de la sincérité en ce qui concerne l'information, la communication, les tarifs et les différents contacts avec l'ensemble de l'équipe. Le consommateur veut désormais qu'on lui donne ou redonne envie d'acheter, il doit être touché par l'offre, ce qui passe plutôt par de l'affectif, de l'émotionnel, du passionnel. Le contenu et l'emballage doivent aussi être attractifs. Il veut vivre une expérience lorsqu'il va dans un restaurant. Et souhaite emporter une partie de cette expérience chez lui (avec des produits par exemple). Dans ce sens, les lieux de vie alimentaires ont donc de l'avenir : à la fois marché (produits bruts), traiteur, restaurant et épicerie. Le client du XXI° siècle veut redonner du sens à sa consommation. Le secteur de la restauration réalise une très bonne année 2007 qui aurait pu être nettement meilleure. En effet, le moral des ménages au plus bas depuis 1996 et un pouvoir d'achat "perçu" en recul ont eu comme conséquence des arbitrages de consommation des ménages en défaveur de la sortie au restaurant. Heureusement que d'autres facteurs ont joué en faveur du secteur tels que les augmentations de prix raisonnables sur la carte des restaurants en 2007, le tourisme sur le sol français qui a battu tous les records, l'été froid qui n'a pas été aussi pénalisant que l'on pouvait l'imaginer, et l'impact des grèves de novembre très localisé en Ile de France. L'interdiction de fumer depuis le 1er janvier 2008 n'a pas eu l'impact annoncé. Nous pouvons constater d'une part que les restaurants ne sont pas véritablement touchés en fréquentation par cette mesure. En revanche on peut noter une diminution du temps de repas, un léger tassement du ticket moyen dû au café que l'on va prendre ailleurs, voire de l'impasse faite sur le dessert. Enfin, si les établissements qui possédaient une terrasse l'hiver dernier ont vu une fréquentation élevée de celle-ci même par grand froid, on peut s'interroger sur la cohabitation estivale entre les fumeurs qui ont pris possession des lieux et les non-fumeurs à la recherche tout simplement d'une terrasse ensoleillée. Poser une nouvelle question Protection de vos données - Signaler un contenu illicite |