Menus baptisés 'petit prix', 'crise' ou 'anti-crise' :
tout changer pour sauver son établissement

Aujourd'hui, les restaurateurs offrent même des repas
gratuits pour faire venir les clients, et certains d'entre eux, le couteau sous
la gorge, n'hésitent pas à tout changer pour sauver leur établissement.
Quelques exemples parmi des centaines et probablement maintenant des milliers
partout en France :
1 - Paris
5e
Le prix du menu a été
remplacé par... un point d'interrogation. Depuis le 9 février, les clients
de ce petit restaurant du quai Bondy paient la somme qu'ils veulent pour les
menus du jour autrefois affichés à 14, 50 euros le midi et 21, 50 euros le
soir. L'idée vient d'un restaurant de la City à Londres.
2 - Nantes
A Nantes, L'Etage
était encore récemment au bord de la banqueroute. Depuis décembre, pour
faire revenir les clients et faire parler de lui, le couple à la tête de cet
établissement propose, le mardi midi, un menu plat-dessert à 3,50 euros.
3 - Paris
14e
Ce sont les soirs à "zéro
couvert" qui ont poussé ce restaurant à proposer le soir un menu à 9,90
euros (un plat et un café gourmand). Le chef a également "éliminé de sa
carte les produits chers et propose des menus à 17,90 ou 22,90 euros", alors
que le prix moyen payé par ses clients était jusqu'ici de 35 euros.
4 - Lyon
“Vous établissez
vous-même votre note, et vous ne payez que ce que vous estimez être le juste
prix de votre repas” : l'offre s'applique à un menu unique, baptisé
Au fil du jour, midi, soir et dimanche, renouvelé tous les jours avec
des produits frais, sur une base de 14,50 €.
5 - Bordeaux
La formule est simple : un
menu, qui inclut un choix de deux plats principaux et de trois desserts, est
proposé au prix unique de 4,50 €. Pour le prix d'un sandwich, il était
possible hier de choisir entre une assiette de poisson, avec du requin et du
merlu, et une assiette de viande contenant du lomo, de la chistorra, et du
chorizo frais. Le tout accompagné de pâtes ou de frites et de salade.
La liste pourrait être longue
mais l'on constate que ces pratiques s'effectuent plutôt dans les grandes
villes. Que ces mêmes pratiques attirent les clients le jour ou la promotion
fonctionne mais pas forcément les autres jours. Je ne sais pas si cette
technique est bonne ou mauvaise (quoique !), mais on peut se poser 3 questions
toutes simples :
-
Les clients qui voient ces pratiques ne
pensent-ils pas qu'avant ils se faisaient avoir par des restaurateurs qui
gagnaient beaucoup d'argent sur leur dos ?
-
Remplir à marge dégradée ou à perte sert à
quoi, puisque cela ne remplit pas les autres jours à prix normal ?
-
Quand l'on sortira de cette crise, comment
va-t-on expliquer aux clients que ce n'a=est plus 3,50 ou 6,90 mais 14 et
22€ ?
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