TVA : idées de baisses de prix

On observe que la majorité des consommateurs ne vient pas dans les restaurants depuis le 1er juillet avec l'idée en tête de vérifier si la baisse de la TVA est répercutée sur les prix de vente. Elle en a vaguement entendu parler mais avait un peu oublié. Pour les consommateurs qui sont informés d'un changement de prix (par prix barrés, astérisque ou vitrophanie), ils s'y intéressent soudainement une fois rentrés dans l'établissement. Cela signifie-t-il que les restaurateurs qui n'ont rien fait n'attirent pas l'attention des clients ? Cela dit, si c'est le cas, le temps va jouer en leur défaveur et la sanction risque d'être tout simplement différée.
Cette baisse de la TVA se déroule dans une période où la fréquentation des restaurants est loin d'être stable. En effet, les distorsions de fréquentation d'une semaine à l'autre et d'un jour à l'autre sont de plus en plus fortes mais en même temps de moins en moins explicables.

Les tickets moyens au global continuent leur contraction qu'ils avaient déjà entamée depuis le 1er janvier 2009, plaçant la restauration probablement dans une période déflationniste. Il se pourrait bien que les consommateurs réagissent comme avec les soldes : aller là où c'est le plus spectaculaire et consommer les produits sur lesquels la baisse a été la plus forte.
Un de nos contacts à Alençon qualifiait ces premiers jours "d'application timide et très calculée" expliquant que les baisses constatées se faisaient sur des produits peu vendus ou des plats qui n'étaient pas de saison !

Cela dit, il faut saluer les restaurateurs qui ont respecté l'engagement pris le 28 avril dernier lors des Etats généraux de la restauration, ainsi que ceux qui ont eu les moyens et/ou la volonté d'aller plus loin. Aller plus loin pour leurs clients mais aussi pour leurs salariés. Les exemples sont nombreux à travers le territoire.

Il faut cependant avouer que les clients ne sont pas dupes sur les "vraies fausses baisses" mais en même temps (curieusement) peu concernés ou intéressés par cette baisse de TVA. Est-ce le beau temps qui est de retour, l'approche des vacances ou une certaine fatalité ? Difficile de répondre avec précision à ce jour. On notera cependant que les grands médias se sont limités pour la plupart à ne parler que d'un passage de 19,6 % à 5,5 %, sans évoquer ou bien peu les alcools, ni la vente à emporter et le service à table, ni même les aides supprimées. Il se pourrait bien que la formidable opportunité qui a été donnée par le Président de la République au secteur de la restauration le 28 avril 2009, n'ai pas été saisie ou pas encore saisie. En effet, il y avait très certainement une "opération médiatique active" (et non pas subie) à faire en envoyant une image collective d'une restauration qui fait partie de notre quotidien, qui comprend et qui agit en faveur du pouvoir d'achat. Ce n'est peut être pas trop tard…



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