Les clients insatisfaits

Aix-en-Provence : Sur Aix-en-Provence, rien n'a changé non plus. Les boissons et les plats coûtent le même prix qu'avant...

Angers : J'ai fait déjà 4 restos, aucun n'a diminué le prix, sauf un qui a fait une réduction sur le café, mais rien pour ce qui concerne les plats...

Antibes : Comme il fallait s'en douter, au contraire les estivants sont là et comme tous les ans les prix ont flambé à Antibes. Un aïoli l'hiver ici coûte à peu près entre 10 et 12 € mais aujourd'hui vous le trouvez entre 17 et 25 € minimum. Bravo pour le beau cadeau du gouvernement pour ses électeurs privilégiés.

Aubagne : "Au PMU où je vais tous les matins, le café était à 1,40 € . Quel est pas ma surprise la semaine dernière le café passe a 1,50 € pour le retrouver à 1,40 € depuis hier (...)."

Belfort : La petite brasserie ou je mange quelquefois (La Belle Farinière) a toujours été à 7,50, le jour de la TVA à 5,5 %, ils ont marqué "menu du jour 12,50, il l'on barré et en dessous il on marqué 8,50, ils ont augmenté d'1 € !

Biarritz : Il s'agit d'un cadeau fiscal, il n'y a pas plus de baisse de prix que d'embauche. Voila la réalité.

Bordeaux : On entend régulièrement des comparaisons entre les prix en euros et ceux en francs. C'est vrai, nous nous sommes bien fait rouler. Mais il faut quand même être honnête et relativiser. On est en train de comparer des prix actuels en euros avec des prix en francs datant de dix ans. Si nous n'étions pas passés à l'euro, les prix en francs n'auraient pas bougés en dix ans ? C'est absurde et l'euro a même provoqué une certaine stabilité de la monnaie que nous étions loin de connaître à l'époque du franc. Mais de toute façon si les commerçants peuvent nous rouler aisément, à qui la faute ? Bien évidemment au consommateur qui continue de lui apporter son argent. Bien sûr, il y a des dépenses incontournables, mais pour prendre l'exemple des restaurants, les plus voleurs et menteurs d'entre tous, il suffit de ne plus y aller. Ils auront bonne mine, bientôt, avec des repas à 100 euros servis à leurs deux seuls clients de la semaine. Et l'étiquette de malhonnête va leur coller à la peau pour très longtemps. Le mauvais café de 8 centimes servi 2,50 euros va leur rester en travers de la gorge.

Bordeaux : McDonald's donne-t-il l'exemple ? Quand la TVA avait augmenté de 2 points, McDonald's avait aligné ses prix à emporter sur les prix sur place. Dixit pour simplifier, mais à l'époque il avait ainsi gagné plus de 10 points de marge sur l'activité à emporter. Avec la baisse de TVA sur le consommé sur place que fait McDonald's ? Quelqu'un peut-il apporter une réponse ? Pourquoi pas Les Echos (Enquête assez facile pour un journaliste !) Ceci permettrait d'avoir un éclairage sur un des plus gros intervenants sur le marché plutôt qu'une multitude de micro observations de bistrots (vu de comptoir). McDonald's baisse-t-il ses prix ? Augmente-t-il ses salariés ? Se met-il tout dans la poche ?

Bordeaux : Prenons un menu à 40 € TTC (donc 33,44 euros HT [ancien calcul]... qui deviennent 35,28 euros TTC avec la nouvelle TVA). Le client économise donc 4,72 €. Moi, la perspective de gagner 4 €, ça ne me fait pas vibrer. Donc je ne vais pas plus au resto. Du côté du restaurateur, l'affaire n'est pas plus enthousiasmante (surtout que pour lui, normalement, l'opération est neutre). En contrepartie, on exige de lui qu'il :
- embauche du personnel ;
- subisse les augmentations des matières premières (fruits, légumes, produits frais) sans broncher ;
- fasse des investissements pour mettre son établissement aux normes....

Bretagne : Non, rien n'a changé dans les quelques restos et crêperies que j'ai vus. Si baisse il y a, elle est répercutée sur des menus et des produits que je ne consomme pas... Et elle est au maximum de 0,50 € à 0, 70 € sur un repas. Alors, où est l'intérêt ? Dans un des restaurants, en Normandie, on m'a répondu que "les petits n'avaient pas les moyens de baisser les prix". Dans un autre, à Camaret (Finistère), la serveuse m'a rétorqué qu'ils avaient "tout l'été pour répercuter la baisse de la TVA". Dans un troisième, près de Rennes, on m'a fait une démonstration trop compliquée de la comptabilité et de la gestion pour que j'y croie... Moi je constate que mon addition reste inchangée ! C'est la conclusion concrète à laquelle j'aboutis. Je suis sûre que, si l'on avait parlé d'augmentation, les restaurateurs auraient été beaucoup plus zélés pour la répercuter. Les restaurateurs se moquent du client, pour rester poli. Pourquoi ne pas réintroduire la TVA à 19,6 % ? Au moins, l'argent rentrerait dans les poches de l'État qui en a bien besoin en ce moment.

Chambéry : "C'est sûr, ça a baissé ! Dans le resto ou nous allons souvent déjeuner, le plat du jour est passé de 10 € à 9,90 soit royalement 1 % de baisse. Ce n'est pas ça qui va me faire fréquenter davantage ces établissements."

Chambéry : Il y a un moyen pour les obliger à baisser les prix, il serait efficace si tout le monde s'y met. Lorsque que je dois aller au restaurant (essentiellement en déplacement professionnel, autrement je n'y vais plus), je fais un tour rapide des établissements du quartier dans lequel je me trouve et je choisis systématiquement le moins onéreux. Si tout le monde en faisait autant, les prix baisseraient certainement plus vite que sous l'action de n'importe quelle mesure gouvernementale.

Chaumont : Et bien non ! Moi qui voulait amener ma copine au resto pour un dîner en amoureux, je me suis vite rendu compte, que même si l'amour n'a pas de prix, il y a des limites quand même. Certains restaurateurs affichent bien clairement qu'avec la baisse de la TVA, les prix sont moins chers, mais je cherche toujours la réduction. Pourtant, dans une ville où le maire est un membre du gouvernement, ne devrait-on pas voir une baisse radicale des prix ?

Clermont Ferrand : À mon avis, ce sont les bons restos qui ont baissé leur prix. Selon moi, les mauvais restaurateurs se contentent, une fois de plus, de piquer le pognon dans cette affaire... Ils ne servent pas, ils se servent, c'est aussi pour cela qu'ils étaient déjà mauvais avant et qu'ils le sont encore plus aujourd'hui... Ils ne baissent pas les prix, vous pensez ! Ils baisseraient bien encore un peu la qualité de ce qu'ils servent...s'ils le pouvaient.
La baisse de la TVA est en soi, comme toute baisse d'impôt, une bonne chose. Qu'elle soit l'occasion de faire baisser les rideaux aux brebis galeuses de la profession.
La balle est dans le camp du client, c'est en premier à lui que doit profiter cette baisse de la TVA, c'est lui le contrôleur, c'est lui le roi. Une arnaque de plus, mais ce gouvernement en a profité pour vendre des cartes de l'UMP pour 2012...

Clichy-la-Garenne : Dans le troquet que je fréquente habituellement, le café noisette était à 1,80 avant, il est à 1,80 aujourd'hui. Le midi, plat et dessert étaient à 10,80 avant et il est toujours à 10,80 aujourd'hui. Le Perrier toujours à 3 €, etc. Et la serveuse - très sympa et très active - pas augmentée d'un centime d'après ce qu'elle me dit. Donc, pas de changement. Qui donc est gagnant ? Les deux patrons de la brasserie, comme dans la plupart des brasseries d'ailleurs.

À Concarneau (Finistère) : Sylvie et Jean-Marc déambulent en Ville-Close, glace à la main. Ce couple d'une quarantaine d'années, originaire de Limoges (Haute-Vienne), sort du resto sans avoir vraiment regardé l'addition : "La cotriade (bouillabaisse bretonne) était bonne et la note nous a semblé normale. Ce n'est pas 30 centimes en moins sur le prix du café ou d'un apéro qui nous fera changer d'habitude, surtout en vacances. Beaucoup de restaurateurs se sentent obligés de montrer qu'ils ont baissé quelques prix, c'est parfois un peu ridicule. J'espère que cette baisse va surtout profiter aux employés."

Grenoble : Pour savoir si les prix baissent, il faudrait déjà avoir les moyens d'aller au resto.

Grimaud : Ça dépend des restos : j'en connais un qui n'a rien changé et ne changera rien à son tarif car il a baissé un menu de 28 à 25 € et augmenté la formule midi de 14,50 à 14,90 € depuis le début de la saison touristique (1er avril).
En revanche, plusieurs restaurants affichent une TVA à 5,5 % sur une dizaine de produits dont le plat du jour, le café et l'eau minérale Badoit 1 l et ½ litre.
C'est tout. La majorité des restos plus haut de gamme n'a rien changé.
Je pense que ce sera une arnaque de plus puisque rien n'oblige les patrons de resto à baisser les prix. Tous auront de bons arguments dont en premier la crise. Je ne comprends pas car la TVA à 19,6 % s'appliquait à toute l'alimentation et en passant à 5,5 % elle doit s'appliquer aussi à TOUS les produits concernés sinon c'est de l'arnaque. Je demande à l'État d'exiger cette baisse en l'imposant car sinon nous paierons 2 fois : l'addition au resto et l'impôt pour compenser le manque à gagner sur la TVA.

Le Havre : À de rares exceptions près, ici au Havre rien n'a bougé, pas de baisse de tarif et il n'y a pas plus d'employés dans les restaurants. Mais elle va où donc la différence ? Dans la poche du restaurateur bien évidemment ! C'était plus que prévisible. Il ne faut pas compter sur l'autodiscipline des restaurateurs ni de quiconque dans ce pays. Repassons vite la TVA à 19,6 %, car en attendant, qui va payer ce manque à gagner de TVA pour l'État... Ce sont toujours les mêmes vaches à lait.

Le Pouligen : Je suis allé au restaurant mercredi et rien n'a changé, j'ai pris mon café sur le port et même constat il fallait sans douter tout le monde ne jouera pas le jeu.

"Il n'y a que le café qui est moins cher. Les moules-frites ne sont pas du tout concernées... Sur le principe, c'est positif mais la baisse devrait intervenir sur tous les plats."

"L'arbre des satisfactions ne doit pas cacher la forêt de problèmes", affirment-ils. La formule imagée résume ce qu'ils considèrent d'abord comme une "mesurette". Plutôt coup de pub que coup de pouce pour le pouvoir d'achat.

"Je n'ai pas cherché spécialement un resto qui baissait les prix, confie Jean-Michel, de Grande-Synthe. Et de toute façon, ce n'est pas très visible."

Lille : Le restaurant-pizzeria qu'il m'arrive (ou plutôt qu'il m'arrivait) de fréquenter servait, en guise de bon accueil, un Kir avec des olives et deux gressins. La carte était intéressante et les serveuses très souriantes et sympathiques. Or, début juillet, tout a changé : les deux serveuses avaient été remplacées (elles n'avaient pas accepté de ne pas obtenir la moindre augmentation de salaire), les olives et les gressins avaient, eux aussi, disparu et la carte avait été complètement modifiée (en plus mal) pour ne pas permettre aux clients de s'apercevoir que les prix n'avaient pas été réduits. Le restaurateur est donc l'unique bénéficiaire de la baisse de TVA. Je trouve cela scandaleux et je ne retournerai plus dans ce restaurant. Je souhaite que tous ceux qui sont dans mon cas fassent de même.
Paris : Le corporatisme a de beaux jours devant lui, hélas. Le plus surprenant est que cette mesure ne soit suivie d`aucune contrainte de la part de l`État. Je me déplace beaucoup pour raison professionnelle, force est de constater que partout en France, seuls quelques restaurateurs jouent le jeu, sur quelques boissons ou sur les produits haut de gamme de leur carte. Par ailleurs, nous nous focalisons souvent sur les indépendants restaurateurs, mais le plus troublant pour moi est le fait que les grandes entreprises -enseignes de restauration- en font de même que cela soit en ville, centre commercial ou dans les gares ... Dommage.

Lille : "Non, les prix n'ont pas bougé mais les restaurateurs eux ont augmenté leurs marges. Comme je l'avais prévu il n'y a aucune répercussion sur les prix."

Lille : Tout bénèf pour le restaurateur et pas d'embauche... mais des nouveaux restaurants s'installent. Ces derniers ne sont pas liés par les engagements... et pratiquent les prix qu'ils veulent. Le secteur est vraiment devenu beaucoup plus rentable pour les restaurateurs.

Lyon : Un restaurateur qui ne baisse pas ses prix suite à la baisse de la TVA, ça veut tout simplement dire qu'il augmente ses prix, c'est aussi simple que ça. Si un repas doit par exemple baisser de 2 € car il ne faut pas oublier que c'est le client qui paye la TVA, et que ce repas reste au prix affiché précédemment ça revient à dire qu'il y a augmentation de 2 €. Tout ça n'est qu'une vaste escroquerie, les prix devraient depuis longtemps être affichés net. Et sur un prix net, on est capable d'y ajouter 5,5 % ! On nous présente une facture xxx €dont TVA, ce qui permet toutes les magouilles possibles. Qu'on nous présente une facture avec les pris nets TVA 5,5 %, exemple menu xx € TVA 5,5. En Espagne c'est ainsi. Non seulement l'accueil est exécrable en France, mais en plus on se fout de nous.

Marseille : Un sur deux ? Vous vous fichez de nous ? C'est un mauvais travail journalistique : vous emboîtez le pas du gouvernement et acceptez sans broncher les chiffres qu'il donne. Il n'y a probablement pas un hôtelier sur deux qui baisse ses tarifs, je parie qu'il y en a à peine un sur cinq. Quant à augmenter le salaire des employés, vous les voyez faire ça ? Ces commerçants ont d'abord profité du passage à l'euro pour nous enfumer et maintenant ils enfument l'État, donc une nouvelle fois le citoyen. Boycottons les restaurants et hôtels qui ne baissent pas leurs prix. C'est simple. Et que les escrocs fassent faillite.

Mayenne : Beaucoup de restaurateurs avaient prévu et avaient déjà augmenté leurs tarifs en début d'année, cette loi c'est vraiment de l'hypocrisie pure et simple, un jeu de chaises électorale mais qui va nous coûter très cher, même si on n'a pas les moyens d'aller au resto. Une baisse de TVA sur les produits de première nécessité aurait été plus intelligente et tout le monde en aurait profité, mais bon le jour où il y aura un politique qui réfléchira dans ce sens, je pense qu'il aura des voix aux élections, mais celui-là n'est pas encore né.

Nantes : Moi je quitte le resto dans lequel j'allais tous les jours. Non seulement il ne répercute pas la baisse des prix mais comme c'est ma propre société qui paye mes déjeuners, je me retrouve avec une TVA à 5,5 % au lieu de 19,6 %. Donc ça me coûte 15 % de plus cette petite mascarade. Du coup, il a perdu un client fidèle.

Nice : Dans notre belle "région touristique" quelques restaurants jouent le jeu de la baisse de la TVA mais ils sont vraiment peu nombreux. Beaucoup n'ont donc rien changé à leurs prix et n'ont toujours pas embauché de nouveaux personnels. Pour d'autres enfin, qui sont beaucoup plus malins, la TVA a bien baissé (c'est sûr, c'est affiché en gros), mais le souci c'est que pour un même plat facturé 2 € de moins en juillet par rapport au mois de juin, la quantité de calamars mélangés aux moules a diminué au profit des moules.

Paris : Je suis commercial et de par ma fonction, je fréquente beaucoup les restaurants. Je peux témoigner que la plupart des restos de quartier, fréquentés par des habitués et des professionnels, n'ont pas baissé leurs prix. Quant aux chaînes de restauration, plus surveillées, elles ont effectivement baissé quelques prix, ceux de certains plats... les moins appétissants, les moins commandés qui disparaitront certainement avec la prochaine carte... Au final, la répercussion de la baisse de TVA ne dépasse pas le stade symbolique. Si, au moins, cela pouvait profiter au "petit personnel" par des augmentations de salaire bien méritées... Pas si sûr.

Paris : J'habite certes un quartier plutôt cher (7e près de la Tour Eiffel), mais je n'avais encore jamais vu une chose pareille ! Je me pose en terrasse samedi après-midi avec un ami (à l'angle de la rue St-Dominique et de l'avenue de la Bourdonnais), dans un café où je n'avais encore jamais mis les pieds... On prend chacun un Perrier menthe (sans alcool je précise) et lorsque l'addition arrive, je suis à deux doigts d'une syncope. 6,50 € pour le Perrier et 0,30 € pour le sirop. Soit un Perrier menthe à 6,80 € ! Alors en demandant au serveur si cela est normal, il me répond tout simplement que oui, et qu'il ne fait pas les prix. Ensuite quand j'ose demander où est répercutée la baisse de TVA, on me répond qu'elle est bien prise en compte sur le ticket de caisse. Donc en gros, le Perrier il y a quelques semaines coûtait pas loin de 7 € ! De quoi tomber direct dans les pommes ! Alors ok c'est un quartier de touristes, mais comment fait-on pour prendre les gens autant pour des cons! Perso, je n'y mettrais plus jamais les pieds, et franchement pour ceux qui préfèrent éviter en plus des serveurs plutôt désagréables qui fument devant les clients sur le trottoir, je vous le déconseille aussi!

Paris : La TVA est payée par le client sur le montant hors taxe de ses achats. Dire que la TVA est réduite, doit se répercuter par une baisse du prix payé par le client, sinon cela induit de facto une augmentation du prix hors taxes du produit. Il serait bien plus simple que les factures, au lieu de présenter d'abord le montant TTC avec la mention "dont TVA de" soit présentée de la façon suivante : 1 le montant hors taxes, 2 le montant de la TVA correspondante et enfin 3 le montant TTC dont doit s'acquitter le client. Sinon, cela laisserait croire que c'est le commerçant qui paye la taxe alors qu'il ne fait que redonner aux impôts le montant qu'il a collecté en intermédiaire.

Paris : "Ben c'est simple, mardi j'ai pris deux cafés en terrasse à 4,20 € et une TVA a 19,6 %, mercredi et jeudi la même chose... toujours 4,20 €. Mais la TVA à 5,5 % sur le ticket… donc tout dans la poche du café !"

Paris : "Moi je n'ai pas remarqué de baisse des prix. J'ai mangé à l'extérieur ce midi et ce sont les mêmes prix, pourtant la TVA est bien indiquée à 5,5 % sur la note... Tout bénef dans leurs poches comme d'hab jamais pour le consommateur !"

Paris : "Je travaille dans le VIIIe arrondissement depuis le mois de mai, beaucoup de restos ont augmenté leur prix en vue de la baisse de la TVA. En tout cas dans le quartier, aucune baisse répercutée. Est-ce vraiment surprenant ? Je pense qu'au fond de nous tous nous savions bien que cette baisse ne serait jamais répercuter. Mais à force de tirer sur la corde le consommateur risque bien d'arrêter de consommer."

Paris : "J'ai surtout remarqué une hausse non négligeable des prix dans les bars restaurants à Paris depuis 2 mois, ce qui relativise énormément une baisse hypothétique. Comme pour le passage à l'euro en 2002 ou par exemple le café au comptoir était passé de 5.80 Fr à 6.40 au cours de 2001 pour se retrouver à 1.00 € voir 1,10 € (soit l'équivalent de 6.55 à 7.20 de nos regrettés francs) (...)."

Paris : Franchement vous croyez pouvoir aller au restaurant maintenant suite à la baisse de la TVA mais ça représente quoi sur un menu, allez un 1 € ? Je pense que l'on se moque du consommateur. Le gagnant dans l'histoire c'est le propriétaire du resto qui s'en mettra un peu plus dans les poches et sans embaucher qui que soit.

Paris : L'arme fatale. Savez-vous, Mesdames et Messieurs les consommateurs, que vous tenez entre vos mains l'arme fatale… Je veux parler de cette règle que tous les économistes connaissent : l'offre et la demande. Tel restaurant vous semble ne pas jouer le jeu ? Eh bien : n'y allez pas ! En voyant fuir sa clientèle, peut-être ajustera-t-il ses tarifs ! Mettez-vous à sa place : tant qu'il trouve des "cochons de payeurs", pourquoi baisserait-il ses tarifs ?

Paris : Cela ne pouvait être qu'une arnaque. Chirac qui n'a pas fait grand-chose dans son dernier quinquennat, il aurait dû continuer sur sa lancée à seulement faire ce qu'il fait le mieux : courir la gente féminine, passer des vacances à 80 000 ! Et ne pas s'occuper des affaires du pays. Voilà maintenant 3 milliards d'euros perdus pour le budget.

Marseillais (de passage à Paris) : Eh bien non : j'ai dîné deux soirs à Paris la semaine dernière dans deux restaurants que je fréquente très régulièrement et j'ai constaté que les prix n'ont pas baissé d'un iota. L'un d'entre eux fait partie d'une grande chaîne de brasserie qui a annoncé que les prix baisseraient.
J'ai également pris deux petits-déjeuners et là également, prix identiques au centime près.
Paris : Vaste fumisterie que cette baisse de TVA, difficile d'en voir la couleur dans beaucoup de restaurants, le personnel ne verra pas une grosse évolution sur son bulletin de salaire, seuls les exploitants en profiteront. C'est à nous consommateurs de trier, fréquentons ceux qui appliquent et laissons tomber les autres, nos impôts compenseront le manque à gagner que l'État subira. Il fallait obliger la profession à baisser ses prix.

Moulins : Des prix qui majoritairement ne bougent pas ou seulement que sur 7 produits (pourquoi 7 ?) alors que la baisse de la TVA concerne tous les plats et boissons. Ils ne recruteront pas, ils n'augmenteront pas leurs salariés. Bref une gigantesque arnaque. Merci Chirac…

Périgueux : Je suis allée 3 fois au restaurant depuis la mise en application de la baisse de la TVA. Je n'ai constaté aucune baisse effective de la TVA.

Perpignan : "Aucune répercussion sur les prix, mais le petit "plus" est plus facile à obtenir".

Reims : Le 1er juillet, dans le petit restaurant du village où nous prenons le repas de midi, j'ai posé la question à la patronne. Réponse : "Non, je ne baisse pas, ça rattrapera ce qu'ils nous ont pris" (sic). C'est clair, cela signifie une augmentation des prix HT de 15 % du jour au lendemain, après une augmentation de 9 % au 1er janvier 2009. Cette attitude, prévisible, semble générale dans tous les petits restaurants "ouvriers". Dans les autres, quelques rares produits-phares sont mis en avant, mais pour le client, la baisse est inexistante.

Rennes : Soit ils baissaient les prix, soit ils augmentaient les salaries du personnel, soit ils embauchaient. On a déjà la réponse pour la première possibilité. Attendons la suite (sans illusion) pour connaître le résultat de cette vaste foutaise chiraquienne reprise sans vergogne par son successeur.

Saint-Denis : Pas vu beaucoup de baisse au niveau des restos que je pratique de temps en temps... Par contre, une hausse plus que modérée dans un resto réunionnais où je vais depuis 1997... L'assiette garnie (riz, haricot rouge, viande/poisson, légumes et piment) était à 49 francs (7,47 €)... en juin 2009, cette même assiette est à 9,8 €, soit 2,33 €de plus en 12 ans... Ça se passe de commentaire ? Si lui s'en sort sans nous assassiner, ceux qui nous pondent un bout de steak 3 frites et 2 feuilles de salades à 15-18 € sont des escrocs, d'autant que 3 kg de bavette ou d'entrecôte à Rungis coûtent 25 € (une bavette fait 150 g, une entrecôte en fait 300, faites le calcul). L'État n'aurait pas dû laisser le choix aux restaurateurs et couper la poire en deux : vous baissez les prix de X %, vous augmentez les salaires de Y % et les Z % restants sont pour vous (et l'État, bien évidemment). Là, ça va être du grand n'importe quoi, certains joueront le jeu mais une grande majorité va s'engraisser de 14,1 %. Bref comme les 35 h où les patrons font ce qu'ils veulent... L'État pond des lois mais ne sait pas les faire appliquer, l'État donne des directives mais ne sait ni gérer ni contrôler et ça fait 30 ans que ça dure (avant j'étais trop jeune)...

Strasbourg : Pizza (avant : environ 35 F soit 5,3 €; maintenant : plus de 10 €).
Eau minérale (avant : environ 10 F soit 1,5 €; maintenant : plus de 3 €).
Dessert (avant : environ 25 F soit 3,8 €; maintenant : plus de 6 €).
Café (avant : environ 3 F soit 0,45 €; maintenant : plus de 2 €).
... sans commentaire ! Si les salaires avaient suivis... Le problème c'est qu'eux n'ont pas doublé depuis.

Strasbourg : Pas de changement dans le montant des factures = Manque à gagner pour les finances de l'État. Conclusion : ristourne clientéliste au détriment du contribuable.

Strasbourg : Après avoir fait ma propre enquête sur le secteur de Strasbourg, les résultats semblent mitigés: Grosso modo, seulement la moitié de la profession a daigné faire un rabais financier (surtout les grandes enseignes, moins les petits restaurateurs), un tiers affichent effectivement le logo officiel (baisse des prix sur au moins 7 articles de la carte). Quelques restaurants se sont contentés d'une action symbolique (baisse sur 1 entrée, 1 plat principal, 1 dessert par exemple ou sur l'un ou l'autre plat moins demandé) ? D'autres sur l'ensemble des entrées ou desserts, un seul, a priori, (le président du syndicat des restaurateurs) a réellement modifié les prix de la totalité de sa carte... Les baisses vont de quelques centimes à 10 % sur certains articles ou encore 5 % sur l'ensemble de la carte. Il y a sans doute également dans le lot, des enseignes qui ont choisi d'augmenter, en lieu et place, le salaire de leurs employés, mais aucune action ne permet, à ce jour, de le faire savoir à la clientèle. Quoiqu'il en soit, il y a à boire et à manger et un effort certain reste à réaliser. Le client se doit de rester très vigilant.

Toulouse : TVA à 5,5 % non respectée par certains ! La preuve sur la facture du 1er juillet où le restaurateur a refusé d'appliquer le nouveau taux. Par contre, certains restaurateurs jouent parfaitement le jeu.

Toulouse : Mon resto préféré… il m'arrive très souvent de manger chez "maman", ou les prix sont restés inchangés, et pour cause c'est gratuit avec le sourire et le bon accueil en plus. Comprenez pourquoi je ne donne pas l'adresse, car pour le coup je suis immanquablement égoïste.

Toulouse : Certains hésitent. Le gain serait de 14,1 % pour les uns ou de 11,8 % pour les autres, au profit des restaurateurs qui ne répercutent pas la baisse de la TVA. En fait, cette augmentation du gain est plutôt de 44,55% ! Explication : supposons un plat proposé à 15 € HT. Il était vendu à 17,94 € TTC avec la TVA à 19,6 %. Sur ce montant de 15 € HT le prix de revient s'établissait à 10,50 € et donc la marge à 4,50 €. Si le restaurateur ne répercute pas la baisse de la TVA, son plat est toujours proposé à 17,94 € TTC. Mais cette fois, la TVA qu'il va reverser n'étant plus que de 5,5 %, le prix HT du plat est passé à 17 €. Le prix de revient étant inchangé soit 10,50 €, la marge passe donc de 4,50 € à 6,50 €. Soit une petite hausse de 44,55 %. Merci qui, merci l'État. Rares sont ceux qui peuvent ce targuer d'avoir reçu un tel coup de pouce. Ah si ! Peut-être les smicards au 1er juillet ou les épargnants du livret A au 1er août !

Tourcoing : Le restaurant (brasserie) où je déjeune depuis 15 ans tous les jours n'a, pour l'instant, pratiqué aucune baisse. Cependant, sur la pression de la profession, le patron envisage de pratiquer les baisses recommandées mais d'une façon qui n'aura finalement que peu d'incidence sur l'addition... Il faut dire que la qualité des mets et les prix pratiqués ne lui laissent pas d'autre choix. Depuis la crise, j'ai vu sa clientèle s'effondrer. Il a même dû se séparer d'un commis de cuisine. Alors la baisse de TVA constitue pour lui une bouée de sauvetage sans laquelle il y aurait sans doute eu à craindre d'autres mesures beaucoup plus lourdes.

Tours : "Comme je le fais chaque fois, je "mesure" sur un échantillon à "forte connotation personnelle". Dans le cas présent, seul 1 cas sur 4 représente une baisse. À suivre encore quelques mois, le temps de l'oubli ! Mais, c'est l'avantage des notes, on peut les garder."



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